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L’âge de la retraite

5 mars 2012

On parle beaucoup de l’âge de la retraite par les temps qui courent. Pourtant, cette expression peut avoir plusieurs sens. Il y a celui de l’âge auquel on peut avoir droit à certaines prestations, dont celle de la sécurité de la vieillesse et du supplément de revenu garanti. C’est cet âge que le gouvernement fédéral aurait l’intention de faire passer de 65 à 67 ans, selon certaines rumeurs (qu’il a peut-être lancé lui-même!).

Combien de personnes disent travailler après leur retraite? Dans ce deuxième sens, l’âge de la retraite est essentiellement l’âge, en fait souvent la combinaison d’un âge et d’un nombre d’années d’emploi (par exemple 55 ans et 30 ans de service), où on a le droit à une pension tirée d’un régime de retraite agréé sans pénalité. Les personnes qui touchent ces revenus après avoir quitté leur emploi principal peuvent très bien continuer à travailler dans un autre emploi (parfois pour le même employeur!), et de plus en plus de gens le font.

Mais, il y a surtout, troisième sens, l’âge moyen ou médian où on quitte le marché du travail. Encore là, il y a souvent de la confusion. Cette donnée provient en effet de l’Enquête sur la population active (EPA) et correspond à l’âge moyen ou médian déclaré par les répondants qui disent avoir quitté le marché du travail en raison de la retraite. Or, on peut aussi quitter le marché du travail définitivement, donc prendre sa retraite, sans que cela ait été la raison pour laquelle on a quitté ou perdu un emploi. Je pense aux personnes victimes de fermetures d’entreprises, qui n’ont donc pas perdu leur emploi pour prendre leur retraite, mais qui ne retrouveront jamais d’emploi. Ce n’est en général qu’après quelques années de vains efforts pour trouver un autre emploi qu’ils reconnaîtront avoir pris leur retraite. Et encore là, peut-être retravailleront-ils par après, par exemple dans une quincaillerie ou pour un gros détaillant à bas prix…

Bref, la retraite n’est plus toujours une coupure nette avec le marché du travail comme avant, mais de plus en plus une période de transition plus ou moins longue. Il devient alors de plus en plus difficile de se retrouver dans les données sur l’âge de la retraite.

Problèmes de définition… et de concepts!

En plus des problèmes de définition, comme on vient de le voir, les données provenant des mêmes sources peuvent nous lancer des messages différents. D’une part, l’âge moyen et médian de la retraite selon l’EPA est assez fixe depuis une dizaine d’années (autour de 60 ans au Québec et 62 au Canada), mais les taux d’activité chez les personnes âgés ont augmenté énormément au cours de la même période, davantage chez les femmes, mais aussi chez les hommes, comme on peut le voir sur le graphique suivant.

Le taux d’activité a augmenté entre 2000 et 2011 :

  • chez les 55-59 ans, de 6 points de pourcentage pour les hommes et de 21 pour les femmes (c’est énorme, en seulement 11 ans!);
  • chez les 60-64 ans, de 11 points de pourcentage pour les hommes et de 17 pour les femmes (de 20 % à 37 %, c’est énorme aussi!);
  • chez les 65-69 ans, de 14 points de pourcentage pour les hommes (de 9 % à 23 %!) et de 8 pour les femmes (de 3 % à 11 %, c’est presque quatre fois plus!);
  • chez les 70 ans et plus (pas dans le graphique), de 4,4 points de pourcentage pour les hommes et de 1,3 pour les femmes; ça semble peu, mais ces deux taux d’activité ont plus que doublé en 11 ans!

J’ai aussi calculé le taux de départ du marché du travail en comparant les données par tranches d’âge de 5 ans d’une année avec celles de cinq ans auparavant dans les tranches d’âge de cinq ans plus jeunes (par exemple, les 60-64 en 2011 avec les 55-59 ans en 2006). Ce taux de départ sur cinq ans est ainsi passé :

  • chez les 45-59 ans, de 46 % en 1996 à 26 % en 2011;
  • chez les 60 ans et plus, de 76 % en 1995 à 52 % en 2011.

On voit donc que les taux d’activité des populations âgées augmentent, mais que leur âge de la retraite demeure fixe! Comment ce paradoxe apparent peut-il s’expliquer? C’est à cette question qu’une étude assez récente (octobre 2011) de Statistique Canada, Reporter sa retraite : une tendance récente? a tenté de répondre (communiqué et étude).

L’étude montre que l’utilisation de la moyenne et de la médiane de l’âge de la retraite peut donner une fausse perception de ce qui se passe. En effet, dans une période où on observe une forte hausse de l’emploi chez les 50 à 64 ans, à la fois en raison de l’arrivée dans ces tranches d’âge des babyboomers et des femmes ayant un taux d’activité nettement supérieur à celles des générations précédentes, ce n’est pas seulement de l’âge de ceux qui prennent leur retraite dont il faut tenir compte, mais aussi des aspects démographiques. Les auteurs mentionnent en effet que :

«L’étude démontre que l’âge moyen de la retraite est peu sensible aux reports de retraite. De plus, cet indicateur est touché par la structure par âge des travailleurs âgés. La structure par âge a changé rapidement depuis l’arrivée des baby-boomers. L’âge moyen de la retraite n’a donc pas reflété avec précision l’évolution des comportements face à la retraite.»

Je vais tenter d’expliquer ce qu’ils veulent dire… La moyenne et la médiane de l’âge de la retraite sont en effet calculées en fonction de l’âge de ceux qui prennent leur retraite au cours d’une année donnée, pas de ceux qui ne la prennent pas! Si deux fois plus de personnes prenaient leur retraite, mais avaient le même âge que ceux qui la prennent, la moyenne et la médiane de l’âge de la retraite serait la même! Comme l’afflux de femmes et de babyboomers a fait augmenter énormément le nombre de personnes en activité chez les 50-60 ans, même un taux faible de retraites dans ces tranches d’âge donnera un nombre relativement élevé de prises de retraites, ce qui tend à faire baisser à la fois la médiane et la moyenne de l’âge de la retraite cette année-là, car ils ont moins de 60 ans. À l’inverse, la baisse du taux de retraites chez les 60 ans et plus fait diminuer le nombre de personnes de 60 ans et plus qui prennent leur retraite, ce qui tend aussi à faire baisser à la fois la médiane et la moyenne de l’âge de la retraite cette année-là. Comme ceux qui prennent leur retraite sont plus âgés qu’avant, les effets s’annulent et l’âge moyen et médian de la retraite demeure assez fixe. J’espère que c’est plus clair…

L’espérance de maintien en emploi

Face à ce paradoxe apparent, l’étude propose plutôt d’utiliser «l’espérance du temps en emploi des travailleurs ayant atteint 50 ans» comme indicateur de l’«évolution des comportements des Canadiens face à la retraite.». Cet indicateur montre que, en 2008, «un travailleur de 50 ans pouvait espérer passer trois années et demie de plus en emploi que son homologue du milieu des années 1990».

Le calcul de cet indicateur est basé sur les taux de retraite observés une année donnée pour chaque âge. On applique ainsi le taux de retraite observé des 50 ans à ceux qui ont 50 ans, le taux de retraite des 51 ans la première année de prévision, celui des 52 ans l’année suivante et ainsi de suite. On obtient au bout du compte l’espérance (ou la moyenne) du nombre d’années que ces travailleurs resteront en emploi et l’âge où ils prendront leur retraite (50 ans + l’espérance du nombre d’années que ces travailleurs resteront en emploi).

Les graphiques qui suivent, tirés de l’étude de Statistique Canada, montrent le résultat pour les hommes et pour les femmes. Dans les deux cas, on peut voir que l’âge moyen de la retraite a baissé beaucoup plus vite que la durée anticipée de vie en emploi à 50 ans dans la première moitié de la période, mais que cet âge moyen n’a pas su capter le changement de comportement des travailleurs dans la deuxième moitié, ce que le calcul de la durée anticipée de vie en emploi à 50 ans a réussi à faire.

Ce calcul permet aussi de de savoir combien de temps ils seront à la retraite, en soustrayant l’âge de leur retraite de leur espérance de vie.

Durée de la retraite

Les auteurs, Yves Carrière et Diane Galarneau, estiment ainsi que, contrairement à ce qu’on entend partout, la durée anticipée de la retraite a diminué au cours des dernières années. En combinant la hausse de trois ans et demie de l’espérance de durée des emplois et celle de l’espérance de vie, ils en arrivent aux conclusions suivantes :

«La durée anticipée de la retraite a augmenté de 1977 au milieu des années 1990 et est demeurée relativement stable depuis. Entre 1977 et 1994, la durée anticipée de la retraite chez les hommes a augmenté considérablement pour passer de 11,2 années à 15,4 années. En 2008, elle était de 15 années.

La tendance pour les femmes était semblable. Entre 1977 et 1996, la durée anticipée de la retraite pour les femmes a augmenté pour passer de 16,4 ans à 20,6 ans. En 2008, les femmes pouvaient espérer passer 19 années à la retraite.»

Ce n’est pas ce qu’on entend chez nos politiciens et analystes qui prétendent tous que le plus gros problème de nos fonds de pension est que la durée de la retraite augmente tout le temps!

Et alors…

Cette étude portait sur la situation pour l’ensemble du Canada. Les résultats pour le Québec seraient sûrement un peu différents car ses travailleurs prennent leur retraite plus jeunes, le vieillissement y est plus marqué et le taux d’activité des personnes âgées de 50 ans et plus est encore nettement inférieur à celui du reste du Canada (43,7 % par rapport à 48,5 % en 2011). Cela dit, la même tendance à la hausse du taux d’activité s’y observe, comme je l’ai montré dans le graphique de ce billet. On peut donc s’attendre à ce que l’écart entre l’âge moyen et médian de la retraite et l’âge de la retraite résultant du calcul de «l’espérance du temps en emploi des travailleurs ayant atteint 50 ans» soit semblable. J’aimerais bien le calculer, mais je n’ai pas accès aux mêmes données que les auteurs (taux de retraite pour chaque âge)…

Même si cette étude n’a pas du tout été médiatisée à ma connaissance (si ce n’est le blogue Oikos qui a diffusé le communiqué de Statistique Canada) – probablement parce qu’elle est très technique et parce qu’il n’est vraiment pas évident d’en percevoir les conséquences des conclusions – elle est pour moi fondamentale en matière de développement de politique.

On nous casse les oreilles pour nous dire qu’il faut augmenter l’âge du versement des prestations de retraite parce qu’on prend notre retraite plus jeune et que la durée de la retraite est de plus en plus longue. Or, quand on voit qu’une étude crédible de Statistique Canada conclut que l’espérance du temps de travail s’est allongée de trois ans et demi entre 1990 et 2008 et que celle de la durée de la retraite s’est stabilisée, on peut se demander pourquoi on se sert de ces faux arguments pour justifier l’injustifiable…

Cela dit, je ne prétends surtout pas que le vieillissement de la population n’aura pas d’impact sur les programmes de retraite. Mais, il en aura assez en raison de l’augmentation du nombre et du pourcentage de personnes âgées sans qu’on ait besoin d’en rajouter en prétendant que la durée de travail diminue et que la durée de la retraite augmente quand les données et analyses les plus fiables montrent le contraire!

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20 commentaires leave one →
  1. Ti-pére permalink
    5 mars 2012 5 h 32 min

    Bonjour,

    j’écris un livre sur la retraite très hâtive. Je suis géographe et statisticien de formation, et j’ai pris ma retraite à 28 ans… Je tiens à vous féliciter pour votre perspicacité, vous avez réussi à cibler un élément important, soit le fait que la durée des retraites diminue. Une étude effectuée dans un milieu d’entreprise stressant aux USA a démontré que pour chaque année supplémentaire passée au travail, l’employé perdait…2 ans d’espérance de vie! C’est considérable. Donc il faut réaliser qu’en repoussant l’âge des retraites, on risque de diminuer l’espérance de vie et donc, du coup, il faut ajuster notre analyse…

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  2. 5 mars 2012 5 h 56 min

    @ Ti-pére

    Bienvenue ici et merci pour vos bons mots!

    «Une étude effectuée dans un milieu d’entreprise stressant aux USA a démontré que pour chaque année supplémentaire passée au travail, l’employé perdait…2 ans d’espérance de vie!»

    Je serais curieux de prendre connaissance de cette étude ou, à tout le moins d’une source la citant ou résumant. J’aimerais surtout voit si elle a une portée générale ou si elle ne s’applique qu’à certains milieux de travail, comme celui que vous mentionnez (stressant).

    Je serais étonné qu’elle ait une portée générale, car, même si je sais qu’il faut se méfier des perceptions, on parle souvent des personnes qui décèdent tout de suite après la retraite. Par contre, cela ne serait pas du tout étonnant dans les métiers les plus exigeants physiquement. C’est d’ailleurs un des problèmes quand on utilise des moyennes, comme l’espérance de vie, ou même l’espérance de vie en santé : cela ne s’applique pas également!

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  3. 5 mars 2012 10 h 51 min

    Supposons qu’en 2112, en moyenne, les gens prennent leur retraite à 100 ans et vivent jusqu’à 115 ans. La durée moyenne de retraite serait alors de 15 ans, soit une durée stable depuis le début du millénaire. N’y aurait-il quand même pas un problème de finances publiques si la pension de vieillesse est toujours versée à partir de 65 ans?…
    Autrement dit, même si l’espérance de nombre d’années à la retraite demeure stable malgré l’accroissement de l’espérance de vie, n’y a-t-il pas lieu de remettre en question l’âge du début du versement de la pension de vieillesse, ou de l’admissibilité aux pleines pensions des régimes publics de rentes?

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  4. 5 mars 2012 11 h 16 min

    @ Pierre

    «Supposons qu’en 2112, en moyenne, les gens prennent leur retraite à 100 ans et vivent jusqu’à 115 ans. »

    Si les choses étaient différentes, elles ne seraient pas pareilles!

    Ce n’est pas le cas actuellement. Si ça arrive, on verra!

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  5. 5 mars 2012 11 h 21 min

    Actuellement, l’espérance de vie augmente même si le nombre d’années à la retraite est stable. N’y a t-t-il pas lieu de remettre en question l’âge du début du versement de la pension de vieillesse, ou de l’admissibilité aux pleines pensions des régimes publics de rentes (et ce, même si le nombre d’années à la retraite diminuait)?

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  6. 5 mars 2012 11 h 25 min

    @ Pierre

    «N’y a t-t-il pas lieu de remettre en question l’âge du début du versement de la pension de vieillesse, ou de l’admissibilité aux pleines pensions des régimes publics de rentes (et ce, même si le nombre d’années à la retraite diminuait)?»

    Avez-vous lu l’étude de Statcan? Je répète que la question que vous soulevez ne se pose pas actuellement. Et je reviendrai dans un prochain billet sur la viabilité des différents programmes pour personnes âgées.

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  7. Gilbert Boileau permalink
    5 mars 2012 16 h 43 min

    Merci de ces précisions. Pourrais-tu en faire part à RDI-Économie?

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  8. 5 mars 2012 17 h 08 min

    @ Gilbert Boileau

    Bienvenue ici!

    «Pourrais-tu en faire part à RDI-Économie?»

    De quelle façon? En envoyant un courriel? Avec un pseudo, il y a peu de chance que RDI économie y accorde de l’importance. Et je n’écrirai pas avec mon nom! Mais, si tu veux servir d’intermédiaire, ne te gêne pas, ce serait apprécié…

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  9. koval permalink*
    5 mars 2012 22 h 12 min

    Super bien vu Darwin!

    Encore des faits qui vont rester cachés….

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  10. 5 mars 2012 23 h 02 min

    Merci! Ça faisait un bout que je cherchais la réponse au paradoxe de l’augmentation du taux d’activité (j’aurais pu aussi bien prendre le taux d’emploi, mais une retraite est une sortie du marché du travail, pas seulement d’un emploi) jumelé à la stabilité de l’âge de la retraite. J’avais imaginé bien des choses, mais pas cette réponse! Pourtant, je suis bien au fait des pièges des moyennes et des médianes.

    Il pourrait n’y a avoir que trois retraités dans une année, un de 65 ans, un de 60 ans et l’autre de 55 et la moyenne et la médiane de l’âge de la retraite serait de 60 ans…

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  11. 6 mars 2012 2 h 57 min

    En 40 ans, l’espérance de vie a augmentée… de 2 ans.

    Tout bon actuaire l’a prévu et les cotisations aux fonds doivent se faire en conséquence. Soit que certains n’ont pas fait leurs jobs, soit l’on s’est fait avoir quelque part!!!!

    L’espérance de vie est un faux problème car facile a anticiper.

    Le rendement des fonds est un faux problème puisse qu’à long terme, il s’avère assez constant.

    Quelque part, certains semblent avoir pris des congés de cotisation… et ce n’est pas les employés!

    Maintenant, on demande a ces mêmes employés de reporter…. leurs propres congés!!!!

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  12. 6 mars 2012 6 h 11 min

    ³ Benton

    «En 40 ans, l’espérance de vie a augmentée… de 2 ans.»

    Désolé de vous contredire, mais selon le graphique de la page 2, ce serait bien plus que ça. Dans le texte, on peut lire que l’espérance de vie à la naissance était de 81,7 ans en 2010. Ici, on peut voir qu’elle était de 71,6 en 1970, soit 10 ans de moins.

    Cela dit, pour un régime de retraite, le plus important est l’espérance de vie à 65 ans. Et, elle, elle aurait augmenté d’environ 5 ans en 40 ans. On voit ici qu’elle a augmenté de près de 4 ans en 30 ans.

    «Quelque part, certains semblent avoir pris des congés de cotisation… et ce n’est pas les employés!»

    Cela est tout à fait exact, surtout au cours des années 1990.

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  13. koval permalink*
    6 mars 2012 8 h 06 min

    « Cela dit, pour un régime de retraite, le plus important est l’espérance de vie à 65 ans. Et, elle, elle aurait augmenté d’environ 5 ans en 40 ans. On voit ici qu’elle a augmenté de près de 4 ans en 30 ans. »

    Bonne remarque Darwin, il faut faire la distinction entre l’espérance de vie à la naissance et celle à 65 ans.

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  14. 6 mars 2012 11 h 38 min

    En ces temps de rareté d’emploi, parler de prolonger (même si je suis contre la fixation de l’âge de retraite) l’âge de la retraite est clairement prématuré et contradictoire.

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  15. 6 mars 2012 12 h 23 min

    @ David Gendron

    «même si je suis contre la fixation de l’âge de retraite»

    En fait, comme je l’explique au début de ce billet, il y a plusieurs sens à «âge de retraite». Mon billet porte sur l’âge qui donne droit à des prestations, pas sur une fixation d’âge de retraite obligatoire. Sauf dans quelques cas (comme les sénateurs et les juges qui doivent quitter leur poste à 75 ans), il n’y a aucun âge de retraite fixe. Dans les cas d’exception, on doit démontrer qu’on a un motif important pour l’imposer (comme aussi dans l’armée).

    Ce texte donne un exemple des critères qui peuvent être acceptables ou pas:

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