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Sueurs froides

16 octobre 2009

Avec le froid qui s’installe abruptement, je ne serais pas surpris d’entendre cette expression qui revient tous les hivers: « réchauffement climatique mon cul… »  Quel joli préambule pour justifier notre mode de vie effrené et tourner le dos aux avertissements de la communauté scientifique qui, faut-il le rappeler, fait consensus autour d’une catastrophe qui nous attend si l’humanité toute entière ne fait rien pour l’éviter.  Extraits d’un article de Normand Baillargeon:

« … Certes, bien des données pointues restent discutables dans le dossier du réchauffement climatique et les spécialistes ont aujourd’hui et auront encore demain bien des occasions de débattre : la science est ainsi faite. Mais il n’y a plus guère de gens crédibles et désintéressés pour remettre en doute la réalité de la situation et son caractère des plus urgent est de moins en moins mis en doute.

… Un rapport d’un très sérieux groupe de travail du MIT conclut que la situation est encore plus grave qu’on ne le pensait : selon ce rapport, les modèles les plus crédibles montrent à présent que sans une intervention rapide et massive, le problème sera bientôt deux fois plus sévère qu’on ne l’estimait il y a six ans et peut-être pire encore… » Normand Baillargeon – En attendant Copenhague

Il a ceux qui refusent de voir la réalité en face.  Coincidence peu surprenante, ceux qui s’opposent à ce consensus sont les mêmes qui encensent le libre-marché et qui considèrent que l’économie est non seulement une science, mais la mère de toutes les sciences.  Extraits d’un billet libertarien:

« … Plus je lis sur le sujet et plus je me rends compte que l’une des raisons qui expliquent toutes ces positions incohérentes sur le climat est probablement la même que celle que j’observe sur les questions économiques: la plupart des soi-disant spécialistes sont totalement confus et ne comprennent que superficiellement le domaine dans lequel ils travaillent. … il semble que la majorité des climatologues et autres scientifiques qui s’intéressent au climat soient aussi des illettrés climatologiques.

… Il ne faut jamais présumer que les explications scientifiques qu’on nous donne sont des vérités solidement établies, même lorsque les soi-disant experts qui les défendent constituent une majorité au sein de leur discipline. On doit accorder encore moins de crédibilités aux extrapolations et prédictions catastrophistes qui sont faites concernant l’évolution de systèmes complexes comme l’économie et le climat à partir de modèles aussi chambranlants et de faits aussi incertains… » Martin Masse – Le Québécois Libre

Contrairement au monde politique, où on peut adhérer à des positions « centristes », la problématique du réchauffement planétaire nous force à choisir un camp.  Nous avons pris l’habitude de placer les matières recyclables dans notre petit bac et de le placer sur le bord de la route à toutes les semaines, c’est maintenant un rituel pour la majorité d’entre nous.  Il faut maintenant aller plus loin.  Il faut changer nos comportements.  Questionner nos habitudes de consommation et l’importance de nos déplacements.

J’en ai marre des négationnistes qui continuent de se complaire dans un mode de vie qui pourrait entraîner la planète vers une catastrophe irréversible.  Je n’ai pas besoin d’analyser la situation plus longtemps.  J’ai décidé de ne pas prendre de chance.  Je le fais pour les enfants de mes enfants.  De toutes façons, la simplicité volontaire, voire la décroissance économique, nous fera le plus grand bien.

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  1. Hefgé permalink
    16 octobre 2009 22 h 30 min

    C’est pas compliqué. Toute personne qui met en doute les conclusions et les avertissement du GIEC, autrement dit de la communauté scientifique, à l’égard du réchauffement climatique est soit un demeuré, soit un enragé. Et dans les deux cas, se sont des personnes complètement ignorantes et totalement irresponsables.

    En fait, la situation est encore pire que le pire des scénarios qu’on pouvait envisager il y a peine 5 ans. Les glaciers des chaînes de montagne auront tous disparus d’ici un siècle, si ce n’est pas avant. Et juste ça, c’est une catastrophe épouvantable. Pourquoi? Parce que les glaciers sont des réservoirs naturels qui régulent les débits d’eau. La disparition des glaciers signifie que les rivières sont taries à la saison sèche et qu’à la mousson tout le monde se noie. Quand l’Himalaya aura fondu, un milliard de personnes risquent de mourir de soif. D’ici 40 ans, les glaciers des Alpes auront fondu. Mêmes problèmes, mêmes catastrophes. Le Groenland fond à la vitesse grand V. La banquise arctique aussi, même s’il y a des fluctuations (normale une année El Niño). Chez nous le pergélisol fond. Les maisons sur pilotis du grand nord s’enfoncent. Et du méthane fossile commence à être largué dans l’atmosphère, ce qui accélère le réchauffement.

    Je pourrais continuer à réciter une longue liste d’événements qui, tous liés, vont finir par induire un emballement du système Terre. Le plus redouté, et le moins bien connu, c’est le régime thermique des océans. Si jamais les trajectoires des courants de distribution thermique (conveyor belt) basculent, alors on est foutu. Et personne ne peut prédire quand ça va survenir, mais ça pourrait être demain matin…

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