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GBS Gros bon sens

10 juillet 2010

Par Darwin – J’ai horreur de cette expression. Elle exprime que certaines choses sont tellement évidentes qu’on devrait toujours et tous y réagir d’une seule façon. Dans les faits, cette expression nie que tous n’ont pas les mêmes valeurs, sert à imposer ses opinions comme les seules qui puissent exister et simplifie à outrance les sujets complexes.

Tous n’ont pas les même valeurs

L’exemple patent de la négation de la variété des valeurs fut le slogan de la campagne électorale du parti progressiste-conservateur de l’Ontario de Mike Harris en 1995, la révolution du bon sens. Cette supposée révolution n’était pourtant qu’un calque des programmes néolibéraux des Reagan et Thatcher, assaisonné d’un peu de libertarianisme : baisse des taxes et des impôts, réduction de la taille de l’État et déréglementation.

Comme tout programme politique, celui-ci avaient ses avantages et désavantages. Les citoyens payaient en effet moins à l’État, mais recevait en contrepartie moins de services, le tout favorisant encore plus les inégalités de richesse. Bref, ce programme politique, comme tout programme politique, n’a rien à voir avec une solution unique à la gestion publique, mais tout avec un choix de société.

Cette révolution a d’ailleurs montré qu’elle entraînait des conséquences importantes, le summum ayant été atteint avec le décès de 7 personnes à Walkerton en mai 2000. «En mai 2000, la paisible ville de Walkerton, en Ontario, est frappée par la pire épidémie à la bactérie E. coli de l’histoire du pays. Sept personnes meurent et 2300 des 5000 résidents tombent malades après avoir bu de l’eau contaminée. ».

Comme indiqué dans le document de Radio-Canada, ce drame découlait directement de la diminution des budgets de l’environnement et de la privatisation des systèmes de contrôle de qualité de l’eau potable. Il a aussi mis fin aux prétentions de cette «révolution». Non, elle n’avait vraiment pas de sens…

L’imposition de ses valeurs

Cette expression est aussi utilisée pour tenter de clore des débats. On invoque le gros bon sens pour montrer sans rien démontrer qu’on a raison et que l’autre a tort. On l’utilise aussi pour conclure son argumentation, pour montrer que personne ne peut contrer nos arguments, que seule notre façon de voir a du sens. Pourtant, quand on utilise cette expression au centre d’un débat qui dure depuis des années, comme le fait ici Michèle Ouimet, c’est nier la moindre pertinence aux propos des gens qui ne partagent pas notre opinion. Il est d’ailleurs assez rigolo de constater que Lysiane Gagnon, chroniqueuse à La Presse elle aussi, invoque aussi le gros bon sens… pour émettre une opinion fort différente sur le même sujet ! Cela montre que le gros bon sens des uns n’est pas celui des autres…

La simplicité imposée

D’autres utilisent l’expression ici honnie pour des anecdotes. Ici, le monsieur fait appel au simple et au gros bon sens pour excuser son non-respect des heures de stationnement. Voudrait-il vraiment que les proposés au stationnement restent à côté de son auto et de toutes les autres pendant… combien de temps déjà, 5, 10 ou 30 minutes à ne rien faire ? Sans intérêt… Celui-là en appelle aussi au GBS pour garder son horrible vache sur un toit…

Et que dire de nos chroniqueurs. En cherchant le terme « gros bon sens » dans le seul blogue de Richard Martineau, Google nous donne 946 résultats ! Bon, la majorité de ces appels au raccourci argumentaire proviennent des commentateurs, mais quand même. Dans le blogue de Jeanne-Émard, je n’en ai trouvé que quatre (fiou !), deux dans des citations et deux autres pour dénoncer son utilisation ! Avec ce billet, cela en fera cinq, soit 189 fois moins que chez notre as du franc parler !

Conclusion

En écrivant ce billet, je me suis rendu compte que je ne suis pas le premier blogueur à écrire à ce sujet. Je tiens à souligner celui du Détracteur, qui rejoint en bonne partie ma position, mais de façon différente, quand il a critiqué ce terme dans le tout premier billet de son blogue.

Évitons donc cette expression qui ne dit rien, n’ajoute rien et ne peut qu’indisposer les gens qui ne partagent pas nos opinions. Arrêter de l’utiliser, ce n’est finalement que le gros… euh… que la bonne chose à faire !

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45 commentaires leave one →
  1. 10 juillet 2010 8 h 47 min

    Je suis bien d’accord. Ça me fait penser à cette appropriation du qualificatif «lucide» par certains néo-conservateurs, qui est un synonyme de «gros bon sens», comme si ceux qui ne voient pas les choses de la même ont systématiquement la tête dans les nuages!

    Bonne fin de semaine.

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  2. 10 juillet 2010 11 h 33 min

    @ Gradlon

    «Ça me fait penser à cette appropriation du qualificatif «lucide» par certains néo-conservateurs»

    L’analogie est en effet excellente ! Comme pour l’utilisation du GBS, celle de lucide est un autre moyen d’imposer ses valeurs sans les débattre, tout en discréditant ceux qui ne sont pas d’accord. Comment en effet s’opposer au gros bon sens ou à la lucididididité ? En passant par dessus les mots et en s’attaquant au contenu !

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  3. koval permalink*
    10 juillet 2010 15 h 46 min

    « Dans le blogue de Jeanne-Émard, je n’en ai trouvé que quatre (fiou !), »

    Les participants de chez Jeanne sont plus intelligents que ceux de chez Martineau….le gros bon sens vient de parler….

    CQFD 😉

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  4. 10 juillet 2010 16 h 15 min

    «le gros bon sens vient de parler…»

    Bon, comme tu fais ce gag (qui ressemble à celui de la fin du billet…) dans une page où l’expression honnie est déjà présente, il n’y aura pas de conséquence facheuse !

    «Les participants de chez Jeanne sont plus intelligents que ceux de chez Martineau»

    Sûrement, mais soyons honnête, ils sont aussi moins nombreux ! Selon TLMEB, le nombre moyen de visites chez Martineau est d’environ 4 000 par jour, par rapport à entre 50 et 100 ici !

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  5. 11 juillet 2010 7 h 29 min

    J’aime bien la conclusion.

    J’ai grandi avec une certaine perspective du Gros Bon Sens. Mon père utilisait beaucoup cette expression. Il l’utilise encore, mais moins. Mais chez lui, cela s’accompagne toujours (ou presque) d’une série d’observations. J’ai donc longtemps associé le Gros Bon Sens à l’observation des faits. Je m’en suis servi longtemps comme contrepoint au plus courant des défauts des intellectuels: la perte de contact avec la réalité à force de sauter d’une idée à l’autre. C’était pour moi une expression méthodologique: prendre de la distance face à ce qu’on dit, et retourner les pieds sur terre si on est allé trop loin dans les nuages.
    J’ai déchanté plus tard, en particulier lors de la fameuse vague qui a amené l’ADQ à l’opposition (c’est l’époque aussi où Patrick Lagacé à forgé l’expression « tata du gros bon sens »). Là, j’ai constaté sensiblement le même phénomène que celui dénoncé par Darwin: l’usage de l’expression servait à clore les débats. Loin d’être un appel à l’observation des faits, c’était un refus de réflexion, le refus de voir que les choses ne sont souvent pas aussi simple que l’idée qu’on s’en fait.
    Le Gros Bon Sens, il est vraiment adipeux. C’est le bon sens atteint d’obésité morbide, et agonisant pathétiquement sur son lit de mort.

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  6. 11 juillet 2010 7 h 49 min

    Récupération commerciale plate de la mode:

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  7. 11 juillet 2010 9 h 54 min

    @ Déréglé

    «C’est le bon sens atteint d’obésité morbide, et agonisant pathétiquement sur son lit de mort.»

    Autre concusion tout à fait pertinente… et plus imagée que la mienne !

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  8. jack permalink
    13 juillet 2010 13 h 56 min

    C’est drôle, j’ai l’impression que j’avais besoin de lire ça. J’ai trop souvent l’impression d’être le seul de mon entourage « real life » à m’apercevoir que les arguments donnés ne sont en fait pas souvent des arguments…

    Le GBS remporte la palme, c’est sûr. Mais plus ça va, plus je déteste l’expression « ça ne se fait pas » pour critiquer les agissements qui nous déplaisent.

    Et j’adore la dernière phrase!

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  9. jack permalink
    13 juillet 2010 14 h 02 min

    « Le Gros Bon Sens, il est vraiment adipeux. C’est le bon sens atteint d’obésité morbide, et agonisant pathétiquement sur son lit de mort. »

    J’adore l’image projetée dans mon cerveau. Un concept qui grossit, grossit, grossit jusqu’à la mort, vidé de son sens.

    Malheureusement, je n’ai pas assez confiance au génie humain collectif pour y croire.

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  10. 13 juillet 2010 15 h 59 min

    Le GBS voudrait que vous veniez plus souvent débattre sur mon blogue, mais ce n’est pas donné à tout le monde fut croire…
    -:) ou mdr ou lol ou ☺

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  11. koval permalink*
    13 juillet 2010 17 h 31 min

    Astineux

    Quand je me promène sur ton blog et que je vois des titres comme

    « Israel et le Protocole des Sages de Sion »

    Ben ça donne pas envie….

    Tes positions sont souvent conservatrices, je me demande si tu serais pas dans le MLNQ des fois…

    Je te dis cela sans aucune amertume, t’écriras bien ce que tu veux sur ton blogue.

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  12. 13 juillet 2010 18 h 01 min

    @ Jack

    «Mais plus ça va, plus je déteste l’expression « ça ne se fait pas » pour critiquer les agissements qui nous déplaisent.»

    C’est en effet aussi un raccourci qui réfère à des valeurs que tous ne partagent pas nécessairement.

    «Et j’adore la dernière phrase!»

    Merci !

    Au Gentil Astineux

    «Le GBS voudrait que vous veniez plus souvent débattre sur mon blogue»

    Cette phrase va complètement à l’encontre de l’objet de mon billet !

    «mais ce n’est pas donné à tout le monde faut croire»

    Pas à nous, mais à Mike Harris et à vous ? 😉

    Ce n’est pas très invitant…

    @ Koval

    Moi, c’est l’ensemble… Me faire traiter de colonisé parce que je préfère Dream Theater à Willie Lamothe, cela ne m’attire pas vraiment… Je l’ai dit ailleurs, mais j’ai bien apprécié que Bruce Dickinson, le chanteur d’Iron Maiden, ne parle qu’en français à chacune de ses nombreuses interventions. Cela montre un respect évident pour son public québécois. Mais, bon, ce n’est pas assez, il faudrait qu’on se referme comme une coquille…

    En plus, quand un blogue insiste en disant comme phrase aguicheuse (teaser !) : «Nous avons besoin de tout le monde pour faire l’indépendance du Québec, pas seulement des gauchistes athées ou agnostiques.», en tant que gauchiste agnostique, je me sens rejeté d’avance !

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  13. 14 juillet 2010 11 h 36 min

    @koval et les autres , vous vous êtes arrêtez devant l’arbre qui cache la forêt. C’est dommage que vous puissiez vous faire une opinion sur moi seulement à partir d’un titre.
    Je vous invite donc à relire le billet en entier, pas juste le titre.

    http://gentiblogue.blogspot.com/2010/06/israel-et-le-protocole-des-sages-de.html

    Oui, mes opinions peuvent êtres conservatrices sur certains sujets et de gauches pour d’autres. Ni borné, ni constipé !

    Je ne connais pas le MNLQ.

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  14. 14 juillet 2010 14 h 02 min

    « Je vous invite donc à relire le billet en entier, pas juste le titre. »

    Désolé, lecture insupportable.

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  15. koval permalink*
    14 juillet 2010 14 h 24 min

    Désolée je pense comme Déréglé, qui est historien!

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  16. koval permalink*
    14 juillet 2010 14 h 43 min

    Astineux MLNQ = Mouvement de Libération Nationale du Québec

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  17. 14 juillet 2010 17 h 54 min

    Au Gentil Astineux

    «Je vous invite donc à relire le billet en entier, pas juste le titre.»

    J’ai essayé de le lire, mais ai arrêté, et ce, avant de lire les commentaires de Déréglé et Koval !

    Je vais quand même de temps en temps sur vos blogues, J’y ai appris entre autres que j’étais un méchant communiste (!!!). Je ne suis pas intervenu, car je n’ai jamais de mémoire répondu à un seul commentaire de mon accusateur, peu importe le blogue où je l’ai croisé.

    «Je ne connais pas le MNLQ.»

    Le président du MNLQ est Raymond Villeneuve, si cela vous dit quelque chose.

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  18. koval permalink*
    14 juillet 2010 19 h 56 min

    Pas d’chance Darwin, on t’a étiqueté de méchant communiste, ça pardonne pas sué bloyes du Québec de telles étiquettes, faudra que tu vives avec ça, c’est comme moi, en plus d’être comunisss étudiante à l’UQAM, je suis sioniste et j’ai des gènes de Lorena Bobbit. En tout cas, c’est écrit sué bloyes du Québéc…

    Pas drôle hein!?

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  19. 14 juillet 2010 20 h 43 min

    @ Koval

    «Pas drôle hein!?»

    Compte tenu de la source (JLP) et du contexte (il trouvait que Luto était moins parlable qu’avant et qu’en plus il permettait à un communiste d’écrire des billets sur son blogue !), oui je trouve ça drôle !

    Dans ton cas, c’est différent, certains contextes ne portaient vraiment pas à rire…

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  20. 20 juillet 2010 16 h 09 min

    En effet, je déteste cette expression!

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  21. Denise permalink
    30 juillet 2010 7 h 28 min

    Pour ma part, je considère cette expression très à propos. Elle nous sert à démontrer ou à se rappeler que le gros bon sens est consitué d’observations et d’expériences faites par d’autres humains avant nous, lesquels nous ont légués leur réflexion sur telle ou telle situation.

    Exemple: Si tu manges trop, tu seras malade. etc.

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  22. 30 juillet 2010 9 h 22 min

    @ Denise

    Je suis plutôt d’accord. Toutefois, l’utilisation que plusieurs gens en font aujourd’hui dépasse le cadre de votre définition, comme le démontre l’exemple de Darwin concernant l’anecdote du stationnement.

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  23. 30 juillet 2010 18 h 02 min

    @ Denise

    «Si tu manges trop, tu seras malade. e»

    Selon moi, les adages démontrent bien mon point. Quand je mange trop (encore faudrait-il savoir ce qu’est «trop» manger), je ne suis pas toujours malade, en fait jamais ! Si on prend «trop» dans un sens plus intense et «malade» dans un sens plus léger, cet adage devient une tautologie, donc pas vraiment empreint de sagesse.

    En plus, les adages de sagesse populaire disent souvent une chose et son contraire. Par exemple :
    «Un tien vaut mieux que deux tu l’auras», mais :
    «Qui ne risque rien n’a rien»

    Mais, comme dans l’exemple cité par Gradlon, c’est surtout l’abus qui me dérange, ainsi que le manque de nuance et le postulat que seul son opinion a du sens.

    En plus, ce petit texte se voulait humoristique… et surtout plus léger que ce que j’écris habituellement ici ! N’ayez crainte, je ne suis pas un intégriste de l’abolition du GBS !

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  24. 27 août 2010 2 h 15 min

    Quand des patrons ne réussissent pas à obtenir une entente avec des syndicats par la négociation, que font-ils ? Ils lancent un appel au bon sens, peu importe ce que cela veut dire !

    «deux associations patronales de l’industrie ont lancé un appel aux syndicats afin qu’ils fassent montre de «bon sens»»

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/295079/construction-la-greve-semble-inevitable

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  25. 16 octobre 2010 14 h 06 min

    Un bouquin qui rejoint ton billet… http://tinyurl.com/2atsxzz

    Ça semble intéressant comme livre…

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  26. 16 octobre 2010 14 h 25 min

    «Un bouquin qui rejoint ton billet…»

    Il parle même d’un autre de mes billets ! «Quoique Godbout s’en défende, l’affaire ne dépasse pas le «moi, je pense que». L’appel au jugement, quand il s’accompagne d’un refus de rendre philosophiquement raison des choix auxquels il préside et d’une négation de la nature essentiellement polémique de la réflexion sur la vie bonne, confine au gros bon sens philosophique.»

    Moi, j’pense que…

    En plus, le sujet même du livre me fait penser aux nombreux débats qu’on a eus ici et sur la Kaverne à propos de la gauche et de la droite.

    «Ça semble intéressant comme livre…»

    Je viens de le réserver à la bibli. Mais, il y a d’autres réservations avant la mienne,ça risque donc de prendre un certain temps…

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  27. koval permalink*
    16 octobre 2010 15 h 54 min

    « En plus, le sujet même du livre me fait penser aux nombreux débats qu’on a eus ici et sur la Kaverne à propos de la gauche et de la droite. »

    Oui, j’ai vu ça et ça dit pas mal comme nous….

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  28. 16 octobre 2010 18 h 12 min

    «Oui, j’ai vu ça et ça dit pas mal comme nous….»

    Un lien à conserver pour ses arguments et l’aurorité, bien sûr !

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  29. 2 novembre 2010 17 h 45 min

    Pierre Foglia ne semble pas apprécier plus que moi le gros bon sens…

    http://tinyurl.com/2aocqm5

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  30. 2 novembre 2010 20 h 01 min

    il me donne envie de retourner lire Ortega y Gasset. Mais je commence à être fatigué.

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  31. 2 novembre 2010 20 h 11 min

    «il me donne envie de retourner lire Ortega y Gasset.»

    Excuse mon ignorance, mais c’est quoi le rapport ?

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  32. 3 novembre 2010 4 h 24 min

    bah, pas grand-chose. Le livre principal d’Ortega y Gasset s’intitule « La révolte des Masses », et les thèmes qu’il y aborde sont un peu les mêmes que Foglia dans sa chronique. L’homme du peuple, penaud et triomphant, quelque chose comme ça. Mais je n’ai jamais pris le temps d’aller plus loin que quelques pages, donc je ne détaillerai pas davantage.

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  33. 3 novembre 2010 7 h 11 min

    J’ai suivi les élections américaines hier soir sur MSNBC et plusieurs candidats républicains utilisaient cette approche… The common sense…

    « …hope and common sense triumphed » Sénateur de l’Ohio Rob Portman (R)

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  34. 3 novembre 2010 7 h 40 min

    @ Luto

    J’espère que tu vas écrire quelque chose sur cette élection !

    «hope and common sense triumphed»

    Le genre de gros bon sens de droite comme celui de Harris en Ontario !

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  35. 4 novembre 2010 6 h 23 min

    @Darwin,

    J’ai quelques idées qui me permettraient de faire le lien entre ce qui s’est passé chez nos voisins du sud, la montée de la droite populiste et les réelles préoccupations des citoyens. J’espère que je serai en mesure de mettre de l’ordre dans ces idées et pondre quelque chose…

    Que pensez-vous de la décision des conservateurs de jouer la carte du protectionnisme dans l’affaire de Potash Corp? Et dire que les pseudo-libertariens du RLQ appuient Harper et les conservateurs… Bullshit.

    J'aime

  36. 4 novembre 2010 18 h 20 min

    @ Luto

    «Que pensez-vous de la décision des conservateurs de jouer la carte du protectionnisme dans l’affaire de Potash Corp?»

    Tout d’abord, rien n’est joué encore. Ensuite, ce n’est pas vraiment du protectionnisme : la mine continuerait à être au Canada ! Finalement, il est clair que ce sont des sondages qui les ont amenés à changer leur fusil d’épaule (ils aiment bien les fusils d’épaule…).

    Cela dit, je pense encore que les ressources naturelles d’un pays appartiennent à ses citoyens et ne devraient jamais être cédées à des intérêts privés uniquement. Ils devraient appartertenir en majorité à l’État, que ce soit par la nationalisation ou par la possession de la majorité des actions.

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  37. 19 mai 2016 19 h 15 min

    Lu tantôt dans un livre de Normand Baillargeon :

    «Le bon sens est l’ensemble des préjugés qu’on a acquis à dix-huit ans» Albert Einstein

    Disons que je suis en bonne compagnie!

    Aimé par 1 personne

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