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Revenu de citoyenneté

18 juillet 2010

Par Darwin – Revenu de citoyenneté, allocation universelle, impôt négatif et bien d’autres termes sont utilisés pour nommer ce type de mesure. Dans tous les cas, il s’agit de verser de façon inconditionnelle à tous les citoyens un revenu de base identique pour tous. Ce type de revenu, sous différentes formes, a déjà été proposé aussi bien par des progressistes que par des créditistes, des adéquistes et même des néolibéraux comme Milton Friedman.

Il existe en effet de nombreux modèles de revenu de citoyenneté. Il peut être un revenu d’appoint relativement peu élevé ou au contraire substantiel. On peut le laisser à tous ou prévoir un mode de récupération à partir d’un certain revenu. Il peut s’ajouter aux programmes de redistribution actuels – assurance-emploi, assistance emploi (aide sociale), sécurité de la vieillesse, crédits d’impôt et de taxe, allocations, etc. – ou les remplacer tous.

J’analyserai ici les conséquences d’un revenu de citoyenneté équivalant au seuil de faible revenu avant impôt (il existe 35 de ces seuils variant selon la taille de la localité et le nombre d’adultes et d’enfants par famille) accordé à tous les ménages, revenu qui remplacerait tous les programmes de redistribution actuels et qui commencerait à être récupéré sur tout revenu autre que celui du revenu de citoyenneté. L’ampleur de la récupération (% de récupération) serait progressive et serait établie de façon à ce que la différence entre le coût total de ce nouveau programme pour l’État et celui du coût des programmes de redistribution actuels soit totalement compensée par des revenus supplémentaires. Compte tenu de l’existence de programmes fédéraux et provinciaux, ce revenu ne pourrait pas être implanté sans faire l’indépendance, à moins que toutes les provinces et le gouvernement fédéral y adhèrent….

Comme toute proposition, celle-ci comporte ses avantages et désavantages. Il s’agit seulement de déterminer lesquels l’emportent…

L’universalité

Une des grandes qualités du revenu de citoyenneté, est son universalité.

Le revenu de citoyenneté est en effet versé à tous sans condition. Cela permet d’éliminer ainsi bien des dépenses qui n’ont aucun rapport avec l’objectif des programmes de redistribution des revenus et de lutte à la pauvreté. Plus besoin de vérifier si une personne satisfait aux critères d’admissibilité des programmes de redistribution actuels, plus de contestations qui ne bénéficient finalement qu’aux avocats. Finies les humiliations dues à l’obligation de répondre à des questions souvent très personnelles. L’universalité permet donc de rehausser la liberté individuelle et la dignité humaine.

Un de ses grands défauts… est son universalité !

Comme ce revenu, dans sa forme intégrale, est financé par l’abolition des programmes de redistribution actuels, il ne serait plus possible de créer des programmes qui ciblent des populations vulnérables ou davantage touchées par la pauvreté. Ainsi, les principaux bénéficiaires des programmes de redistribution actuels seraient pénalisés, principalement les travailleurs saisonniers (abolition de l’assurance-emploi), les personnes âgées (abolition des programmes à leur intention, comme le programme de la sécurité de la vieillesse) et les familles avec enfants, dont et surtout les familles monoparentales (programmes pour la famille et d’aide aux plus démunis). Plusieurs féministes progressistes se sont d’ailleurs prononcées contre le revenu de citoyenneté pour cette raison.

Le marché du travail et l’activité économique

Du côté du marché du travail et de l’activité économique, le revenu de citoyenneté comporte aussi des avantages et des désavantages.

Le premier avantage de ce revenu est qu’il permettrait à toutes les familles de vivre avec un revenu minimalement décent. En plus, avec un tel coussin assuré, la liberté des citoyens serait nettement rehaussée, car ils pourraient choisir d’exercer les activités (professionnelles ou pas) qu’ils désirent, même si elles sont faiblement rémunérées, sans crainte de ne pas pouvoir subvenir minimalement à leurs besoins et à ceux des membres de leur famille. Il rendrait en outre plus facile le retour aux études et le travail à temps partiel volontaire (pour faciliter la conciliation travail-famille, par exemple).

Ces avantages entraînent aussi leur lot de désavantages…

Si ce revenu rehausse la liberté, il s’agit d’une liberté individuelle qui nuit au principe de réciprocité sociale, à la responsabilisation et au développement de liens sociaux. En effet, les besoins de base individuels étant satisfaits sans obligation de leur part, un bon nombre de personnes pourraient être tentées de ne pas contribuer aux tâches pourtant nécessaires de la société. La plus grande liberté de choix professionnel risquerait de faire augmenter substantiellement l’emploi dans les domaines les plus valorisants (dans les arts, par exemple) et de le faire diminuer d’autant dans les domaines moins attrayants, empêchant possiblement la société de satisfaire à des besoins essentiels.

Comme le niveau de taxation et d’imposition devrait être grandement augmenté, le revenu de citoyenneté représente un fort désincitatif au travail. Comme la très forte augmentation des impôts serait très désavantageuse pour quiconque gagne un revenu le moindrement substantiel, il y aurait un danger réel de migration ou de désengagement d’une partie importante de la population. Comme le revenu de citoyenneté n’est implanté nulle part sur terre dans sa forme substantielle, il est difficile de prévoir l’ampleur de ces conséquences. Dans le contexte actuel de vieillissement de la population et de l’augmentation des pénuries de main-d’oeuvre, ces conséquences pourraient être encore plus importantes dans les années à venir qu’il ne l’aurait été il y a 20 ou 30 ans.

La désincitation au travail pourrait entraîner une spirale dangereuse : baisse de l’emploi, baisse des revenus de l’État, ajustement à la hausse des impôts, désincitatif plus puissant, nouvelle baisse de l’emploi, etc. En plus, cet éloignement du marché du travail pourrait accentuer l’exclusion et l’isolement, surtout pour les femmes.

Mentionnons finalement que les programmes de redistribution actuels agissent comme stabilisateurs automatiques des cycles économiques : les dépenses de ces programmes (comme l’assurance-emploi et l’assistance-emploi) augmentent automatiquement en période de récession et diminuent en période de croissance. Le revenu de citoyenneté, lui, varie en fonction de l’évolution des seuils de faible revenu qui augmentent en période de croissance et diminuent en période de récession, car ils sont établis en fonction du revenu moyen des ménages. Il a donc un effet qui accentue l’ampleur des cycles économiques.

Alors…

Il est indéniable que le revenu de citoyenneté représente une solution à première vue attrayante pour éliminer la pauvreté et diminuer les inégalités. Quelque soit le modèle retenu, j’ai beaucoup de réticence avec ce système que d’aucuns portent comme étendard à la mémoire du regretté Michel Chartrand. Si on retient sa version atténuée, il demeure insuffisant pour vraiment lutter efficacement contre la pauvreté et les inégalités. Si on veut adopter la version analysée plus tôt, là, on entre carrément dans un territoire dangereux et inexploré.

Après un calcul approximatif basé sur le nombre de ménages et leur type (monoparentales, en couple, avec ou sans enfants, personnes seules, etc.), sur la structure des familles (% selon le nombre d’enfants) et les seuils de faible revenus après impôts (les plus bas), je suis arrivé à un coût situé entre 70 et 75 milliards $. En soustrayant le coût des programmes actuels (assurance emploi, environ 3,5 milliards $, prestations parentales, 1,5 milliard $, assistance emploi, 3 milliards $, sécurité de la vieillesse et supplément de revenu garanti, entre 8 et 9 milliards $), soit entre 15 et 20 milliards $, il resterait entre 50 à 60 milliards $ à trouver. Or, le budget de dépenses total du Québec est actuellement entre 65 et 70 milliards $, y compris le service de la dette de plus de 6 milliards $. En récupérant les taxes et impôts actuellement envoyés au fédéral (mais aussi ses dépenses…), mais en perdant la péréquation et les autres transferts fédéraux, le Québec aurait un budget d’environ 100 à 110 milliards $, y compris un service de la dette de près de 15 milliards $. Bref, au mieux, les dépenses de programmes (excluant la dette) gouvernementales augmenteraient d’au moins 50 % et au pire de 70 % pour mettre en oeuvre ce programme… Et cela, si aucun des effets négatifs mentionnés précédemment ne se réalisaient !

Bien sûr, ces calculs sont approximatifs, ne disposant pas des données exactes. Mais, comme j’ai toujours pris des hypothèses avantageuses pour mes calculs, ça pourrait être pire. Non seulement de telles hausses de dépenses entraîneraient des augmentations d’impôts, de taxes (augmentations régressives…) et même de tarifs (encore plus régressives…) énormes, cela compromettrait toute autre possibilité d’intervention, comme d’investir davantage dans les transports en commun ou dans tout autre projet environnemental ou social. Pire, cela compromettrait les programmes actuels, notamment en santé et en éducation.

L’économie n’est pas une science exacte, mais une science sociale. Tenter de prévoir les effets précis d’une telle mesure est impossible. Pour pouvoir appliquer la version complète du revenu de citoyenneté, le niveau de taxation devrait être porté à des niveaux presque jamais atteints dans l’histoire humaine, et ce, dès les premiers revenus gagnés. Presque, car cela est déjà arrivé au Canada et au États-Unis après la deuxième guerre mondiale. Les deux pays imposaient alors des taux d’imposition maximaux supérieurs à 90 % !

Pour que la population puisse accepter une augmentation de la taxation à un tel niveau, elle doit appuyer fortement la mesure qui entraîne cette hausse. Si le contexte de la fin de la deuxième guerre mondiale se prêtait bien à une telle acceptation, d’autant plus que cette mesure était temporaire, on peut douter qu’elle accepterait de tels taux de taxation aujourd’hui avec autant de résignation. En plus, tout le Canada et même les États-Unis taxaient les revenus à des taux aussi élevés à l’époque, évitant ainsi les possibilités d’exode des citoyens insatisfaits. Ce ne serait pas le cas.

Bref, si les conséquences de l’application du revenu de citoyenneté sont impossibles à prévoir, leur ampleur pourrait être désastreuse. À moins de réussir à mobiliser la population pour qu’elle accepte, et même exige son implantation, l’idée du revenu de citoyenneté, malgré ses avantages potentiels, doit donc être mise de côté…

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48 commentaires leave one →
  1. 18 juillet 2010 9 h 24 min

    Excellent billet Darwin… Ça fait le tour de la question! Honnêtement, sans avoir jamais pris le temps de creuser cette question, j’ai toujours été sceptique quant à la possibilité de l’implanter. Ta conclusion est donc claire.

    Ne vaut-il donc pas mieux hausser le salaire minimum, assurer l’accessibilité aux études, garantir l’universalité des services essentiels afin de permettre une vie « décente » à tous et à toutes?

    Finalement, comme nous le rappelle le journaliste de La Presse Stéphane Paquet, « …de 2006 à 2007, le nombre de Québécois ayant déclaré des revenus de 100 000$ ou plus a progressé de 13,7% pour atteindre 214 237 contribuables. » La richesse existe donc. Seul un taux d’imposition adéquat en permettra une redistribution équitable et le financement des services publics.

    N’en déplaise au PLQ, au PQ et à la droite orpheline…

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  2. 18 juillet 2010 9 h 48 min

    @ Luto

    «Ne vaut-il donc pas mieux hausser le salaire minimum, assurer l’accessibilité aux études, garantir l’universalité des services essentiels afin de permettre une vie « décente » à tous et à toutes?»

    Pour éliminer la pauvreté, le revenu de citoyenneté demeurerait probablement la meilleure solution… s’il était réalisable, ce qui n’est pas le cas, à mon avis. Il hypothéquerait toutefois tous ls autres types d’interventions, comme la baisse des droits de scolarité à l’université.

    Bref, les propositions que tu fais me semblent avoir une caractéristique que le revenu de citoyenneté n’a pas, elles sont réalistes !

    « a progressé de 13,7%»

    J’ai eu un peu la même pensée que toi en lisant cela ! Je me rappelais ce cher Claude Montmarquette qui prétendait que des riches au Québec, il n’y en a pas !

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  3. jack permalink
    18 juillet 2010 17 h 42 min

    Évidemment qu’il y en a des riches! Pour savoir qui sont ces riches, il faut évidemment d’abord définir ce qu’on entend par riche…

    Selon l’article auquel lutopium fait allusion, un riche, c’est quelqu’un qui gagne 100 000 $ par année. Personnellement, j’aime ce seuil quoiqu’il puisse être contesté.

    Alors le question devient: qui gagne au moins 100 000 $ par année?

    Réponse: pour l’année 2007, 3,6% des contribuables ont déclaré des revenus de 100 000 $ ou plus. De ces riches, il y a des riches récurrents et des riches occasionnels. Les riches récurrents sont, par exemple, des médecins ou des pdg de banques ou de grandes sociétés: année après année ils auront un salaire dépassant les 100 k$. Les riches occasionnels sont ceux qui ont eu des revenus exceptionnels qui font que dans une année particulière leurs revenus excèdent 100 k$ mais ce n’est pas habituel comme par exemple ceux qui ont vendu leur exploitation agricole, leur petit commerce ou encore ont été chanceux à la bourse.

    Un riche, ce peut être un responsable des communication des la CdP, le gros boss du Cirque du Soleil ou un chauffeur d’autobus ou même un mécanicien (http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/07/20100715-184450.html). Et toutes ces catégories de personnes ne totalisent que 3,6% des travailleurs.

    Si Montmarquette a dit qu’il n’y a pas de riches, il est dans les patates. Mais il n’y en a pas beaucoup…

    Zut. Je me suis un peu laissé emporté et je suis encore HS du billet.

    Retour au sujet: effectivement je suis en accord avec tout ce que ce billet contient (il faudrait que je le relise au moins 9 ou 10 fois: il doit bien y avoir en quelque part quelque chose de critiquable, mais après deux lectures je ne l’ai pas trouvé…). J’apprécie particulièrement l’importance adéquate donnée par l’auteur à l’incitation au travail.

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  4. 18 juillet 2010 20 h 00 min

    @ Jack

    «Évidemment qu’il y en a des riches! »

    La question de la richesse est encore bien plus complexe que ça. L’information sur les revenus déclarés à l’impôt est précieuse, mais ne présente qu’un aspect de la question.

    En plus de l’argument principal de votre commentaire (riches occasionnels et riches récurrents), il y au moins deux autres aspects qui me viennent à l’esprit rapidement.

    Tout d’abord, le revenu considéré ici, comme tout revenu, est un flux, pas d’un stock. Un riche médecin qui prend une année sabbatique pourrait même faire partie de ceux qui sont sous le seuil de faible revenu cette année-là. On ne considère pas dans cette donnée toutes les possessions d’une personne (maison, placements, etc. bref son actif), mais uniquement le revenu de l’année considérée. Cet aspect (ne considérer que les revenus et pas les actifs) est d’ailleurs selon moi un de ceux qui entraîne le plus de confusion dans les analyses sur la richesse et sur la pauvreté.

    Ensuite, l’unité de base économique n’est pas l’individu, mais le ménage. Notre richesse relative dépend de la taille du ménage, du nombre de personnes qui ont des revenus dans ce ménage et du nombre de personnes qui n’en n’ont pas. Une personne seule avec un revenu récurrent de 100 000 $ par an est relativement riche, tandis que celle qui gagne 70 000 $ par année qui vit avec une personne qui en gagne autant est plus riche que le ménage de cinq personnes dont une seule personne gagne un revenu, même si celui-ci est de 110 000 $ !

    Bon, comme nous sommes hors d’ordre, j’arrêterai là !

    «Et toutes ces catégories de personnes ne totalisent que 3,6% des travailleurs.»

    Faux. Tous les contribuables ne sont pas des travailleurs. C’est ce qui m’enrage quand les chroniqueurs de droite disent que 40 % des contribuables ne paient pas d’impôt en laissant croire que ce sont des travailleurs…

    Certains «contribuables» (personnes qui remplissent des déclarations de revenu) n’ont aucun revenu, mais doivent remplir une déclaration de revenus pour avoir droit à certains crédits, ou pour qu’un autre membre du ménage puisse la mettre comme personne à charge dans sa déclaration. Et il y a les retraités. Je vais peut-être écrire un billet là-dessus un jour…

    À http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Statistiques/fr/STAFR_sfp_2007.pdf, on voit qu’il y avait près de 6 millions de contribuables (5,962…), tandis qu’il y avait en moyenne moins de 4 millions de travailleurs la même année.

    «il faudrait que je le relise au moins 9 ou 10 fois »

    Ne vous gênez pas ! Et si vous y trouvez des faiblesses, faites m’en part. J’aimerais bien qu’il y en ait et que cette solution soit possible…

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  5. 19 juillet 2010 7 h 05 min

    Je comprends pourquoi tu avais dit que ce billet risquait de ne pas plaire au PCQ et autres trop-à-gauche.

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  6. jack permalink
    19 juillet 2010 7 h 17 min

    « Tout d’abord, le revenu considéré ici, comme tout revenu, est un flux, pas d’un stock. »

    Exact. Mais évaluer un stock est difficile et, à mon avis, taxer le stock pénalise ceux qui devraient être récompensés. Par exemple, prenons deux collègues gagnant exactement le même salaire mais l’un voyage beaucoup à l’étranger alors que l’autre se paie une plus belle maison. Les flux sont identiques mais les stocks différents. Doit-on faire payer l’un plus que l’autre? Je ne crois pas.

    « Ensuite, l’unité de base économique n’est pas l’individu, mais le ménage.  »

    Exact. Mais la taille du ménage est du moins en grande partie, le résultat d’un choix individuel. Des personnes qui occupent des emplois identiques et font des choix de vie différents devraient recevoir des rémunérations identiques. Du moins c’est mon avis.

    Les enfants, c’est une richesse. Pas une richesse monétaire, bien sûr, mais une richesse tout de même. Appelons cela une richesse émotive. Question: les pauvres en richesse émotive (les célibataires, les conjoints de même sexe, ceux qui choisissent de ne pas avoir d’enfants…) devraient-ils être compensés pour leur pauvreté émotive? Je ne le crois pas mais la question me semble intéressante.

    « Faux. Tous les contribuables ne sont pas des travailleurs. »

    Bon point.

    Ce serait donc plutôt de l’ordre de 5% car on parle d’environ 200 000 « riches » sur 4 000 000 travailleurs. Mais on peut envisager que certaines personnes gagnent plus de 100 000 $ sans travailler…

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  7. 19 juillet 2010 7 h 46 min

    @ Jack

    Je ne dis pas qu’il faut imposer les stocks ! Je dis seulement que les données sur l’impôt sont un indicateur incomplet de la richesse !

    «Mais on peut envisager que certaines personnes gagnent plus de 100 000 $ sans travailler»

    Tout à fait. Comme je l’ai dit, je vais sûrement revenir avec un billet sur cette question d’ici quelques semaines. Il faut prendre le temps de bien creuser ces données pour pouvoir les interpréter correctement.

    @ Déréglé

    «Je comprends pourquoi tu avais dit que ce billet risquait de ne pas plaire au PCQ et autres trop-à-gauche.»

    S’ils en prennent connaissance ! Trop à gauche ? Je ne sais pas. Dans mon esprit, on peut être très à gauche et savoir compter… Mais, je m’illusionne peut-être là-dessus. L’argument qui pourrait les rejoindre le plus, je pense, est le fait que l’adoption du revenu de citoyenneté enlève toute possibilité de réaliser d’autres parties d’un programme progressiste. Sera-t-il entendu ? Je l’espère ! Si tu as lu le commentaire de Luto, tu constateras que je ne serai pas seul à penser come cela.

    Comme ce sujet sera en discussion plus tard cette année à QS, ce billet m’aura servi à creuser la question et à développer des arguments assez solides, je pense.

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  8. koval permalink*
    19 juillet 2010 12 h 03 min

    Belle démonstration, Darwin….

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  9. jack permalink
    19 juillet 2010 15 h 41 min

    Désolé… effectivement, tu n’as jamais dit ni même insinué qu’il fallait taxer (ou imposer) les stocks. Mais il y a tant de personnes qui veulent imposer davantage les riches que je lie assez souvent « définition de richesse » à « assiette fiscale ».

    P.S. : je suis rendu à trois lectures et toujours rien à reprocher ou à nuancer. J’en viens en douter de mon sens critique…

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  10. jack permalink
    19 juillet 2010 15 h 43 min

    Évidemment, ce dernier commentaire s’adressait à Darwin!

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  11. Kevin permalink
    19 juillet 2010 17 h 40 min

    Pourquoi pas un revenu maximum? Toute personne qui gagne plus de 50 000$ par année devrait être imposé à 100%. Ça donnerait plus d’argent au gouvernement et ça éliminerait les écart de richesse!!

    Why not?

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  12. 19 juillet 2010 19 h 00 min

    @ Koval

    «Belle démonstration, Darwin….»

    Merci. J’espère que les délégués au congrès de QS penseront la même chose !

    @ Jack

    «Mais il y a tant de personnes qui veulent imposer davantage les riches que je lie assez souvent « définition de richesse » à « assiette fiscale ».»

    Je fait partie des gens qui veulent que les niveaux d’imposition soient haussés, mais pas sur les possessions : annulation des baisses d’impôts accordées au cours des dix dernières années, baisse des dépenses fiscales (imposition à 100 % des gains en capitaux, baisse du plafond des RÉER, etc.), ajout d’un palier d’imposition pour les hauts revenus, etc.

    Mais, c’est hors d’ordre !

    «J’en viens en douter de mon sens critique…»

    Ça, ça m’étonnerait ! Sinon, je vais douter de mon allignement politique !

    Je dois avouer que je n’ai jamais mis autant de temps pour rédiger un billet…

    @ Kevin

    «Why not?» (Pourquoi pas ?)

    Parce qu’il n’y aurait possiblement plus rien à imposer ! Vous travailleriez pour 0 revenu ? Peut-être vous, mais la majorité des gens s’y refuseraient !

    Le seul moyen qu’une telle mesure fonctionne serait que la population y adhère à presque 100 %. Ce n’est pas demain la veille…

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  13. 20 juillet 2010 14 h 58 min

    Dans le contexte actuel, je suis en faveur du revenu de citoyenneté, dont le montant serait équivalent au BS avec contraintes totales à l’emploi.

    J’ai bien dit « dans le contexte actuel », sachant qu’il y a un État et que sa fonction première est d’assurer la sécurité des individus.

    « … La désincitation au travail pourrait entraîner une spirale dangereuse : baisse de l’emploi, baisse des revenus de l’État, ajustement à la hausse des impôts, désincitatif plus puissant, nouvelle baisse de l’emploi, etc… » Aucun problème de ce type si le RC est de la hauteur du montant du BS avec contraintes totales. De plus, couper les chèques de BS et l’assurance-chômage du même montant que le peu de salaire reçu est un bien pire désincititif au travail et ça existe présentement.

    « … Plusieurs féministes progressistes se sont d’ailleurs prononcées contre le revenu de citoyenneté pour cette raison. » Maudits groupes de pression égoïstes! De régler leurs problèmes ne suffit plus! Il faut faire souffrir les autres!

    « … Le revenu de citoyenneté, lui, varie en fonction de l’évolution des seuils de faible revenu qui augmentent en période de croissance et diminuent en période de récession, car ils sont établis en fonction du revenu moyen des ménages. Il a donc un effet qui accentue l’ampleur des cycles économiques. » Ce qui est une bonne chose puisque l’État doit moins dépenser en période de crise pour que le croissance économique soit meilleure et RÉELLE (et attention, je ne suis pas un grand zélateur de l’accroissement doctrinaire du PIB) par la suite. Mais évidemment, un keynésien doctrinaire ne peut pas le comprendre puisque la seule chose qui l’intéresse est l’atténuation des cycles économiques.

    « Ne vaut-il donc pas mieux hausser le salaire minimum, assurer l’accessibilité aux études, garantir l’universalité des services essentiels afin de permettre une vie « décente » à tous et à toutes? » Le RC garantit une vie décente à tous. Pour le reste, le salaire minimum étant nuisible et les études n’étant pas essentielles, l’État peut facilement s’en désengager sans problème!

    « Quelque soit le modèle retenu, j’ai beaucoup de réticence avec ce système que d’aucuns portent comme étendard à la mémoire du regretté Michel Chartrand. Si on retient sa version atténuée, il demeure insuffisant pour vraiment lutter efficacement contre la pauvreté et les inégalités. Si on veut adopter la version analysée plus tôt, là, on entre carrément dans un territoire dangereux et inexploré. » Et pourquoi un compromis entre les deux, comme je l’ai proposé.

    Si par exemple on implantait ma version mitoyenne du RC, et qu’on coupait dans les dépenses inutiles de l’État Culbécois et de l’État Cacanadian, la question financière ne se poserait plus et ce programme serait facilement financé.

    En fait, il n’y a aucune raison économique valable pour ne pas essayer cette version mitoyenne du RC, les raisons n’en sont que politiques, afin de satisfaire des groupes de pression. Finalement, pour que ça se réalise concrètement, il faudra le réaliser volontairement dans une anarchie, puisque le RC est politiquement impossible dans une médiocrassie.

    Ah oui, et évidemment vos ti-n’amis de la mafia syndicaleuse ne seraient pas contents, puisque de nombreux postes de bourreaucrates parasites seraient abolis avec l’avènement du RC.

    Pour vous rendre moins fâché contre moi, je vous envoie ce lien. http://blogues.canoe.ca/ericduhaime/politique-partisane/qs/les-amis-d’amir/ Franchement, il y a des raccourcis intellectuels ridicules…

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  14. koval permalink*
    20 juillet 2010 17 h 58 min

    Un peu épais toi?!?!

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  15. 20 juillet 2010 20 h 10 min

    @ David

    Ça fait maintenant presque deux ans que je navigue sur les blogues et que je lis tes (nombreux) commentaires sur les sites que je fréquente. Je peux te poser une question ?

    Pourquoi tu utilises autant de néologismes idiots ? Quelques exemples :

    – État Culbécois
    – État Cacanadian
    – Médiocrassie
    – Bourreaucrates
    – Etc. Etc.

    Ils sont constamment répétés, voire scandés. Cet artifice rhétorique est profondément agaçant. En outre, je me demande bien qu’est-ce que tu espères en retirer. Un convaincu comme toi devrait chercher – justement – à convaincre les plus modérés (c’est-à-dire presque tout le monde à part toi). Or, en employant ces néologismes injurieux, tu obtiens l’effet inverse, en donnant l’impression d’être un sectaire ou un alors un immature (cacanadian, franchement…). Pas commode pour convaincre du bien fondé de ton idéologie, alors qu’elle est ultra minoritaire. Ou alors, est-ce que c’est une tentative d’humour ? Ben c’est pas drôle. Juste désagréable à lire. Et si tu penses que ces néologismes donnent une idée plus juste des organismes ou phénomènes que tu dénonces, tu te trompes. Ils ne font que montrer un mépris dédaigneux dont personne n’est dupe.

    Je ne discute même pas du fond de ton idéologie, nous ne serons jamais d’accord, mais au moins, travaille ta forme si tu veux au moins donner l’impression d’être autre choses qu’un Jean-Luc Proulx qui copie-colle les même expressions stupides d’un blogue à l’autre.

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  16. 21 juillet 2010 7 h 30 min

    David, afin d’aérer l’espace de cette chaîne de commentaires, j’ai regroupé tous tes commentaires dans un seul. Tout est là. Merci.

    Hérétik, désolé, ton message a été bloqué car il contenait un nom qui active automatiquement la fonction de modération. Je te laisse deviner lequel… 😉

    Et je suis d’accord pour dire que ces expressions sont agaçantes. Mais bof…

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  17. 21 juillet 2010 10 h 25 min

    @Darwin

    La manière la plus facile de devenir riche au Québec et de gagner un salaire de plus de $100,000 c’est de travailler pour le gouvernement ou une société d’État:

    http://www.leblogueduql.org/2010/07/le-quebec-dans-le-rouge.html

    Comme c’est beau la redistribution de richesse par l’État!

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  18. 21 juillet 2010 11 h 37 min

    Ah oui, et pourquoi?

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  19. 21 juillet 2010 11 h 37 min

    Bonne idée, en effet!

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  20. 21 juillet 2010 11 h 47 min

    Allez lire Andrew Breitbart et vous verrez que je suis très respectueux en comparaison. Je répondrai au reste plus tard, et peut-être ailleurs…

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  21. 21 juillet 2010 12 h 06 min

    Donc, si je comprend bien, Jeanne Émard vous agace?

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  22. 21 juillet 2010 13 h 15 min

    Minarchiste, personnellement, je n’endosse ni les salaires excessifs, ou le patronage, surtout si c’est dans la fonction publique. Qs l’a toujours dit: il est primordial pour le gouvernement de bien gérer les fonds publics. Et je trouve ça fort étrange qu’un haut-fonctionnaire gagne plus que le premier ministre! Cependant, il faut également que les salaires de la fonction publique soient adéquats. Tout est une question d’équilibre et d’honnêteté.

    David, Qs n’a jamais exigé que les haut-fonctionnaires gagnent plus. Cependant, nous endossons les demandes du front commun. Et c’est pas là qu’il y a des excès!

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  23. 21 juillet 2010 15 h 52 min

    D’accord, mais c’est la résultante inévitable d’un État en expansion, peu importe votre idéologie.

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  24. koval permalink*
    21 juillet 2010 16 h 56 min

    Tes pensées profondes au sujet des femmes scientifiques comme moi, j’oublierai jamais ça Ducon!

    T’avais qu’à corriger ou t’excuser…….minable!

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  25. koval permalink*
    21 juillet 2010 16 h 58 min

    En plus ton ptit billet pour baver Darwin est con!

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  26. koval permalink*
    21 juillet 2010 17 h 33 min

    Eh Ducon, t’es pas sexiste, t’es un ptit pourceau de myso…

    Tes propos

    « Et après ça, ne me demandez pas pourquoi je suis beaucoup plus attiré par les dames intellectuelles non-scientifiques. Les femmes-robots sans conscience, j’en ai marre! Ça ne vaut pas tellement plus qu’une poubelle à sperme! Ferme ta gueule, ouvre ta bouche, pis suce tabarnac! »

    Ça m’inclut, je suis une femme de science.

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  27. 21 juillet 2010 17 h 38 min

    David, ça faisiait un bout de temps qu’on t’avait pas vu par ici. Restons calmes. Merci.

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  28. koval permalink*
    21 juillet 2010 17 h 45 min

    D’accord, vous gardez ce porc barbouiller votre bloye et moi je ne remets plus jamais les pieds ici.

    Faites bien ce que vous voulez, je m’en christ!

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  29. 21 juillet 2010 18 h 06 min

    @ Minarchiste

    «Comme c’est beau la redistribution de richesse par l’État!»

    L’article de La Presse ne présente pas un portrait précis de la situation. Il est impossible avec le peu d’information de déterminer le processus qui a amené cette hausse du % d’employé de l’État qui gagnent plus de 100 000 $ par année.

    Je trouve la façon de présenter l’information sensationnaliste :100 000 $ en 2010 n’égale pas 100 000 $ en 2006.

    On y lit toutefois (http://tinyurl.com/2fkstrp ) :

    «Les fonctionnaires gagnant un salaire dans les six chiffres représentent 3% de l’ensemble de la fonction publique de la province.»

    Quel est le % correspondant dans le privé, pour des professions et des niveaux de scolarité similaires ?

    «Plusieurs cadres, juristes et médecins travaillant pour le gouvernement ont vu leur échelle salariale passer au-dessus de la barre de 100 000$.»

    Oh des médecins qui ne gagnaient pas 100 000 $ en 2006 !!! Dans le privé, quand ça arrive, c’est que le médecin est en sabbatique !

    Mais, je le répète, l’information est incomplète. Je pourrais être en désaccord moi aussi si cette hausse provenait en fait que de la hausse du nombre de cadres.

    Par ailleurs, votre commentaire est totalement démagogique. La redistribution que j’appuie se fait par les programmes sociaux et les services publics, pas par l’embauche des employés de l’État, et vous le savez très bien…

    Par ailleurs, toute cette discussion est hors d’ordre, ne concernant nin de près, ni de loin mon billet…

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  30. koval permalink*
    22 juillet 2010 4 h 40 min

    Luto.

    Je retire mon dernier commentaire, je n’ai pas à régenter cette tribune…je m’excuse.

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  31. 22 juillet 2010 5 h 53 min

    koval, ta présence ici est plus importante que les rares visites de David. T’en fais pas, je comprends ta réaction.

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  32. 22 juillet 2010 7 h 53 min

    «koval, ta présence ici est plus importante que les rares visites de David. T’en fais pas, je comprends ta réaction.»

    J’endosse !

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  33. 22 juillet 2010 15 h 37 min

    Pour l’augmentation des salaires, vous avez raison, mais le problème demeure…

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  34. 23 juillet 2010 7 h 55 min

    J’ai pas eu le temps 😉 de surveiller les chaînes de commentaires et de bien jouer mon rôle de modérateur. Suite à certaines interventions de DG, j’ai décidé d’effacer certains commentaires et de configurer l’outil de modération.

    Je déteste censurer mais je crois qu’il est plus important d’être solidaire envers koval que d’offrir cette tribune à des élucubrations qui, finalement, me tombent sur les nerfs.

    Merci.

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  35. Sébas permalink
    25 juillet 2010 7 h 53 min

    @ Darwin quui écrit:

    «Je dois avouer que je n’ai jamais mis autant de temps pour rédiger un billet…»

    Ca parait et comme Jack, moi aussi «J’en viens en douter de mon sens critique…» (sic)
    😉

    Encore bravo pour ce texte pragmatique… même si je ne suis pas tjrs d’accord avec vos prémisses idéologiques…

    Sérieux, si jamais la vie fait que nos routes se rencontrent en-dehors du virtuel, je crois bien que nous pourrions en arriver aux mêmes conclusions… sur presque tous les sujets. J’ai au fond de moi les mêmes désirs -de justice- que tous les gauchistes de ce monde. Mais j’ai les mêmes principes que la plupart des droitistes de ce monde…

    Les 2 sont réconciliables, selon mes conclusions…

    ***

    Je comprends TRES bien notre systême économique (et je n’ai PAS étudié dans ce domaine, peut-etre que cela explique ceci?)… mieux que 99% des économistes de droite OU de gauche, et je sais ce qui cause presque toutes les inégalités/injustices tant décriées par la gauche. J’ai parfois l’impression que la gauche UTILISE les pauvres (comme la droite utilise d’autres trucs pour justifier leurs interventions), aiment les sans-abris etc, car cela leur permet de tjrs préconiser plus d’interventions de l’état. Je me trompe probablement, mais j’ai cette impression qui persiste tjrs…

    Et pourquoi?
    Parce que la gauche ne dénonce JAMAIS ce qui -pincipalement- cause ces inégalités…

    Me reste à determiner si c’est par ignorance ou par stratégie…

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  36. 25 juillet 2010 9 h 27 min

    @ Sébas

    «Ca parait et comme Jack, moi aussi «J’en viens en douter de mon sens critique…» (sic)»
    (…)
    «Sérieux, si jamais la vie fait que nos routes se rencontrent en-dehors du virtuel, je crois bien que nous pourrions en arriver aux mêmes conclusions… sur presque tous les sujets. »

    Si vous êtes en accord avec tout ce texte, c’est donc que vous appuyez aussi ce passage :

    «cela compromettrait toute autre possibilité d’intervention, comme d’investir davantage dans les transports en commun ou dans tout autre projet environnemental ou social. Pire, cela compromettrait les programmes actuels, notamment en santé et en éducation.»

    Mon prochain billet qui sera publié ici développera cette partie. On verra si nos positions sont si réconciliables que vous le dites ! Pas que je tienne à ce qu’elles ne le soient pas, mais parce qu’elles ne le sont pas de toute évidence !

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  37. Sébas permalink
    25 juillet 2010 10 h 55 min

    @ Darwin:

    Vous dites:

    «Si vous êtes en accord avec tout ce texte, c’est donc que vous appuyez aussi ce passage :»

    Bien sur que non. Je n’ai pas été assez clair.

    Lorsque j’évoquais nos différentes prémisses idéologiques de base, c’est à cela que je pensais.

    Je suis par contre d’accord avec vos arguments -non idéologiques- pour et contre concernant le RC, mais pas en accord avec ce qui vous incite à vouloir débattre de cette question…

    ***

    Vous dites:

    «Mon prochain billet qui sera publié ici développera cette partie. On verra si nos positions sont si réconciliables que vous le dites ! Pas que je tienne à ce qu’elles ne le soient pas, mais parce qu’elles ne le sont pas de toute évidence !»

    Elles le sont, si nous trouvons LA réalité (ce n’est pas une question d’opinion), de ce qui -en grande partie- cause la pauvreté, les écarts de richesse grandissants, l’inflation, l’incroyable concentration de la richesse (et de pouvoir), autant à l’échelle locale qu’à mondiale et parce que nous voulons tous les 2 la même chose: que les individus soient heureux.

    De toute façon, à CAUSE des -fausses et hypocrites luttes droite-gauche- nous allons TOUS au même endroit et cela ne sera pas jojo. C’est peut-être lorsque nous serons tous dans la merde totale que nous allons enfin être capable de discuter -et de s’entendre-…

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  38. 25 juillet 2010 12 h 10 min

    Simplement pour souligner que la collaboration de Darwin amène une nouvelle dimension à ce modeste blogue. Depuis presque 3 ans, je me suis surtout concentré à dénoncer certains discours de la droite politique et les ambitions cachées des politiciens qui enveniment l’espace démocratique. L’arrivée de Darwin nous permet donc de discuter des questions économiques, ce qui est plus rare du côté de la gauche politique – à l’exception peut-être de certains billets de Jimmy St-Gelais.

    Et j’en suis ravi 🙂

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  39. Sébas permalink
    25 juillet 2010 12 h 12 min

    «Et j’en suis ravi»

    Pas autant que moi, pas autant que moi, et ce, tant que le niveau des arguments/échanges resteront aussi élevés…

    Les débats logiques et basés sur les faits, sont hyper intérresants et… reposants.

    Est-ce que j’ai déjà dit que je déteste la politique… et encore plus la politique partisane ?
    😉

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  40. clopp permalink
    2 août 2010 20 h 20 min

    L’argumentation est béton, mais je ne voyais pas le revenu de citoyenné avec un seuil si élévé, soit aux alentours de $22,000 comme tu le calcules.
    http://www.statcan.gc.ca/pub/75f0002m/2009002/tbl/tbl-3-fra.htm

    C’est certain que sur cette base, ce mode de redistribution est est intenable et contre-productif.

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  41. 2 août 2010 20 h 41 min

    «soit aux alentours de $22,000 comme tu le calcules.»

    J’ai écrit que c’était une approximation, mais, en fait, mes calculs étaient quand même assez précis.

    Je n’ai pas pris les seuils que tu montres, mais ceux après impôt (puisque ce revenu ne serait pas imposable). Les seuils sont donc un peu plus faibles. Ensuite, j’ai fait une moyenne pondérée des seuils selon la présence relative de la population dans les villes et régions rurales. C’était approximatif, mais assez précis.

    J’ai ensuite appliqué la structure des ménages au Québec en 2006 (les liens sont dans le billet), puis celle des familles. J’ai ensuite fait une règle de 3 pour que la populatio totale correspndent aux données les plus récentes.

    Je n’ai donc pas pris comme tel une moyenne de 22 000, mais cette grille (nombre de personnes dans le ménage), calculée en pondérant les des seuils selon la présence relative de la population dans les villes (500 000 habitants, entre 100 et 500 000, etc.) et régions rurales :

    1 : 16580
    2 : 20180
    3 : 25130
    4 : 31350
    5 : 35700
    6 : 39600
    7 : 43500

    C’est sûr qu’un revenu de citoyenneté plus faible coûterait moins cher, mais il ne solutionnerait pas le problème et l’abandon des programmes actuels de redistribution serait impossible. Au bout du compte, le dilemme de mon billet plus récent tiendrait encore : veut-on avoir une marge pour investitr en biens publics (maintien des actuels et développement de nouveaux) ou veut-on seulement redistribuer les biens privés ?

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  42. clopp permalink
    2 août 2010 23 h 14 min

    merci,

    j’y vois plus clair et j’ai fait quelques calculs arrondis. Le revenu du Québec en 2010 est de $20,000 par ménage grosso-modo.

    Revenu budgétaire du Québec divisé par le nombre de ménages= $20,000, soit (60,000,000,000 / 3,000,000)

    Cela donne une bonne idée des marges de manoeuvre pour l’ampleur et les limites du revenu garanti.

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  43. 2 août 2010 23 h 41 min

    «Cela donne une bonne idée des marges de manoeuvre pour l’ampleur et les limites du revenu garanti.»

    Là, tu arrondis trop par le bas ! Il y avait en 2006 3 200 000 ménages pour une population de 7546131. Il n’y a que le seuil de faible revenu pour un ménage seul qui est en bas de 20 000 $ ! La moyenne est donc plus élevée. Comme tu l’avais indiqué c’est plus autour de 22 000 $. Et la population est rendue à plus de 7 800 000. Avec toutes ces corrections, mes calculs arrivent à environ 75 milliards $, alors que le budget actuel du Québec est d’environ 65 milliards $, dont 6 milliards $ va au service de la dette. Il reste donc environ 60 milliards $ pour les dépenses de programmes. Le revenu de citoyenneté le ferait plus que doubler !

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  44. 14 avril 2011 16 h 43 min

    Tiens, c’est quoi cette bibitte-là?
    http://vidberg.blog.lemonde.fr/
    (je mets le lien vers la caricature parce que c’est plus drôle de même).

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  45. 14 avril 2011 18 h 09 min

    Ouais, j’ai lu là-dessus ce matin. Mais il ne s’agit pas d’un revenu universel, mais d’une allocation disponible seulement pour des gens sans le sous. Je ne connais toutefois pas les détails.

    J’ai calculé que ce revenu s’élève à 10 000 euros par année. Compte tenu du coût indiqué (30 milliards d’euros), cela suffit à peine à donner cette allocation à 5 % de la population (sur la base d’allocation complète). Dans ce sens, cela ne correspond absolument pas au concept de revenu de citoyenneté.

    Merci quand même !

    La caricature est bien ! J’avais un peu cette image en tête ce matin : le gars de droite qui se dit de gauche. Pour Strauss-Kahn, disons que c’est clair qu’il est à la droite de la gauche avec ses interventions au FMI…

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