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Université et néolibéralisme, petite histoire d’amour….

23 novembre 2010

Par koval – Pour faire un peu suite ou écho à la série d’articles de Darwin sur l’éducation, j’ai eu envie de vous parler un peu des universités. Depuis plusieurs années au Québec, nous assistons année après année à un sous-financement chronique de nos universités.

Cela faisait dire aux gens de Cirano déjà en 2007 la chose suivante:

« Le sous-financement chronique de l’enseignement et de la recherche universitaire a des conséquences de plus en plus dramatiques sur la qualité des institutions universitaires québécoises et sur la compétitivité future de notre économie. »

« Au moment même où le Québec devait maintenir ou même accroître son leadership scientifique et technologique, le sous-financement des universités et de la recherche universitaire s’est installé depuis plus de dix ans et s’est considérablement accru au cours des dernières années. Le Québec doit se ressaisir, établir clairement ses priorités et investir massivement dans les universités, la recherche universitaire et la valorisation de la recherche. Tout est encore possible mais le temps presse plus que jamais. »

Ces contraintes budgétaires appliquent évidemment une pression sur les décisions ayant trait à l’orientation de ces institutions, décisions qui sont parfois douteuses ou à tout le moins fortement questionnables, décisions qui, comme vous vous en doutez, épousent assez bien en général les préceptes du modèle néolibéral car là comme ailleurs, les sirènes anesthésiantes du néolibéralisme font leurs ravages.

Un des effets pervers de la gestion de la disette est l’intensité avec laquelle s’ingénient les gestionnaires dans les « opérations séduction » pour attirer un plus grand nombre d’étudiants, évidemment, croit-on, avec un financement qui fonctionne en partie par tête de pipe, s’arracher les étudiants devient une des solutions envisagées.

Là, comme à bien d’autres endroits où il serait plus intelligent de proposer un système collaboratif et associatif inter établissements, on préfère s’essouffler en se tirant dans le pied, la compétition, ça paye qu’ils nous disent…et ce, même si le bassin d’étudiants n’est pas illimité et qu’il va même diminuer, il n’y a qu’à voir la pyramide d’âge se resserrer chez les 10-14 ans pour s’en convaincre. Tous ces efforts déployés, création de programmes particuliers, souvent faciles et accrocheurs pour séduire, risquent donc de finir en gaspillage de fonds publics à plus ou moins long terme. Bien certainement, séduire internationalement est un autre recours abondamment utilisé, attirer des étudiants d’ailleurs semble nourrir certains espoirs…rien de trop beau!

Dans cette course à « qui a l’air le plus fin », on a vu naître le campus Ubisoft en partenariat avec l’Université de Montréal. Notons qu’Ubisoft a joui de contributions gouvernementales et de crédits d’impôt grâce à cette union consacrée et bénie par le gouvernement Jean Charest, ce qui lui a même fait dire en 2005 « la synthèse de ce que nous souhaitons pour l’avenir du Québec ».

Je disais donc, Ubisoft, leader mondial dans le domaine du jeu vidéo aujourd’hui pourrait bien être déclassé demain matin, personne ne s’en soucie. La formation de deuxième cycle en informatique des étudiants formés dans ce programme pourrait se retrouver totalement désuète dans 5 ans, on s’en sacre, le savoir n’est plus une quête de sens général mais bien un simple produit commercial. Il est d’ailleurs fréquent d’entendre les expressions comme « économie du savoir » ou encore pire « industrie du savoir ». Dans le chapitre des unions qui n’auraient jamais du voir le jour, mentionnons le laboratoire Sobey’s de l’Université Laval, un autre bel exemple de la limite que nous n’aurions jamais dû atteindre sur un campus universitaire.

Et les étudiants, comme moi, ne semblent pas partager le grand enthousiasme de nos très chers dirigeants et gestionnaires. Dans cet article du Devoir on peut lire :

« N’empêche, l’Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIES) voit ce centre d’un très mauvais oeil. Sa présidente dénonce d’ailleurs le fait que les étudiants, principale clientèle de cette épicerie, n’ont pas été suffisamment consultés pour la réalisation de ce projet. Le regroupement, tout en encourageant la recherche, déplore que celle-ci se fasse de plus en plus «au profit de l’entreprise privée». »

Cet esprit néolibéral, euh s’cusez, de saine gouvernance imposée nous dirige lentement mais sûrement vers la fiction de l’université-entreprise.

Dans cette insatiable envie de modéliser le fonctionnement de l’université suivant celui de l’entreprise privée, j’ai évoqué les problèmes associés au fait de changer le sens de la réalité « étudiants » en « clientèle étudiantes » …et il y en a d’autres dont je ne fais pas mention, je citerai tout de même cet article du Devoir (merci Darwin) :

« Si l’étudiant est un client, il tient le gros bout du bâton. De quel droit un professeur pourra-t-il recaler un étudiant médiocre qui a payé le même prix que son voisin? Notez que certains de mes amis m’assurent que cet esprit est déjà largement répandu dans certaines universités québécoises où il devient impossible de «couler» un étudiant qui s’est présenté aux cours, fût-il un cancre notoire. »

Pour ce qui est du volet « recherche », il est malheureusement tout autant affecté par ce contexte, le défi des chercheurs se transforme graduellement. En effet, plus leurs projets sauront intéresser l’entreprise privée, plus ils tomberont dans les bonnes grâces des nouvelles règles du système. Si jamais une entreprise privée daignait s’intéresser un peu et financer les travaux de certains chercheurs, alors comme par enchantement, le public sera plus enclin au financement, ce qui assure bien certainement une grande indépendance au niveau des idées (ironie).

Ai-je besoin aussi de mentionner que par soucis d’économie, les chargés de cours remplacent de plus en plus les professeurs, abaissant certainement un peu le niveau académique. Il y a toute la question des infrastructures vétustes, des équipements de laboratoires, de bibliothèques et d’informatiques qui sont de moins en moins attrayants, rien pour aider à attirer des professeurs « sommités ».

Enfin, il faut aussi mentionner la volonté du gouvernement actuel à vouloir carrément remplacer les conseils d’administration des universités par des gens d’affaires du privé, la dernière tentative avortée étant le projet de loi 38 mort au feuilleton.

Cette avenue néolibérale qu’on tente d’imposer à nos universités sous couvert du manque d’argent est très néfaste et devrait faire l’objet de débats publics importants étant donné le risque important encouru à laisser aller les choses. Il y a bien un noyau fort à l’interne dans les universités qui résiste contre ces mesures mais jusqu’où le pourra-t-on?

Enfin tous ces problèmes devraient nous ramener aux questions fondamentales suivantes qui semblent échapper totalement à ce gouvernement :

  1. À qui appartient l’université?
  2. À qui ou quoi doit-elle servir?
  3. Comment la financer?

Et ne me dites, comme les apôtres du néolibéralisme que la cause du sous-financement est le gel des frais de scolarité. De quel gel des frais de scolarité parlez-vous? Ces frais d’étudiants ont pratiquement quadruplé depuis 89 passant de 597$ à 2168$ par an.

56 commentaires leave one →
  1. 23 novembre 2010 9 h 22 min

    Mmmmmmmmmmmmmh! Troublant cet article…

    Excellent comme journalisme citoyen, je dois l’avouer.

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  2. koval permalink*
    23 novembre 2010 11 h 24 min

    Merci SD

    Sinon, t’as rien à chialer!?!? Tu veux pas te battre!?!

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  3. 23 novembre 2010 13 h 18 min

    Non! Parce que sur ce point je partage tes vues et tes analyses, même que quand j’étais aux études, ça me mettait le feu d’aplomb ce genre de concubinage. Ton analyse est aussi excellente et je n’était pas au courant de ces phénomènes (ubisoft et sobeys).

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  4. 23 novembre 2010 17 h 18 min

    «on a vu naître le campus Ubisoft en partenariat avec l’Université de Montréal»

    C’est encore plus inconséquent quand on se rappelle que, quand les libéraux étaient dans l’opposition, ils reprochaient de façon acerbe les crédits d’impôt offerts par le PQ pour les entreprises du multimédia, dont Ubisoft ! Les libéraux vont encore plus loin : ils leur créent une main-d’œuvre captive !

    «Cet esprit néolibéral, euh s’cusez, de saine gouvernance imposée nous dirige lentement mais sûrement vers la fiction de l’université-entreprise.»

    Le texte en lien est excellent. Même si j’ai de petites réserves sur la forme (surtout sur le concept d’entreprise privée, pas du tout essentiel au sujet du texte), je partage tout à fait le raisonnement et la conclusion.

    «Si l’étudiant est un client, il tient le gros bout du bâton»

    Ce paragraphe illustre tout à fait une confusion entretenue dans tout notre système d’éducation. L’école est-elle là pour donner des diplômes ou pour transmettre des connaissances et des apprentissages, et pour former des citoyens autonomes ?

    «les chargés de cours remplacent de plus en plus les professeurs»

    Ce phénomène est facilement visible sur le graphique 2 de la page 6 (numérotée 4) de http://fqppu.org/assets/files/themes/financement/financement_universites_investir_corps_professoral_avril_2008.pdf . Alors que le nombre de professeurs et de chargés de cours était assez égal en 1997-1998 (il était même plus élevé quelques années plus tôt), l’écart s’est agrandi considérablement par après… Il faut toutefois noter que ce graphique «triche» avec sa comparaison avec les EEETP (effectif étudiant équivalant au temps plein), car l’échelle de droite n’est pas proportionnelle à l’échelle de gauche (du simple au double à gauche de du simple à simple et un tiers environ à gauche, ce qui fait grosso modo doubler et même tripler l’image de la croissance des EEETP). Contrairement à ce que semble indiquer le graphique, la croissance des chargés de cours a été plus élevée que celle des EEETP, mais au moins le double de celle des profs.

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  5. 23 novembre 2010 17 h 23 min

    Quant à tes trois questions, je vais voir ça demain (je sors ce soir) ou plus tard. Mais, pour la troisième question, j’ai déjà tenté d’y répondre à
    https://jeanneemard.wordpress.com/2010/09/08/droits-de-scolarite/

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  6. 23 novembre 2010 17 h 24 min

    Ah, j’ai oublié… Excellent billet, c’est une réflexion importante.

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  7. koval permalink*
    23 novembre 2010 17 h 50 min

    « Les libéraux vont encore plus loin : ils leur créent une main-d’œuvre captive ! »

    Bon point Darwin!

    « Le texte en lien est excellent.  »

    Tu lis vite! Je l’ai bien aimé moi aussi ….ça fesse, bien cinglant par bout…….

    Merci pour les précisions concernant les chargés de cours…

    Et pour la question 3, je crois que de toute façon on se dirige vers une augmentation des frais de scolarité, PQ et PLQ ont l’air prêts à le faire…

    Le peu d’enfants qu’on a se mis au monde paieront! Je dirais que c’est de l’égoïsme « inter génération », même si j’ai horreur d’utiliser ce concept.

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  8. 24 novembre 2010 0 h 00 min

    @ Koval

    Tu aurais aimé être là ce soir… C’était une présentation sur le rôle de l’État. Selon les présentateurs, les néolibéraux ne cherchent pas à détruire l’État, mais à le modifier. Et ce serait fait en bonne partie. Les exemples que tu cites dans ton billet étaient aussi mentionnés ce soir, avec d’autres.

    L’IRIS sort une étude aujourd’hui, qui est supposée avoir des liens avec les universités…. Ils ne m’en ont pas dit plus.

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  9. Déréglé temporel permalink
    24 novembre 2010 5 h 18 min

    La lecture de ce billet m’a poussé à me botter le cul pour lire un texte dont j’entends parler depuis un moment. « Misión de la universidad », d’Ortega y Gasset. Écrit en 1930 dans le cadre d’un débat sur la réforme de l’université espagnole, il propose aussi de revenir aux questions fondamentales (réflexe de philosophe, sans doute). Je n’en suis qu’aux premiers 20%, trop tôt pour m’en faire une idée, mais j’en ferai peut-être un résumé prochainement.

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  10. 24 novembre 2010 5 h 25 min

    Excellent sujet, pas trop maltraité…

    Vous m’avez poussé à relire la section Financer les universités sans endetter les jeunes dans le chapitre VIII de Pour une gauche efficace de Jean-François Lisée, 2008.

    Il écrit des choses comme:

    L’angélisme, c’est de financer, grâce à notre générosité sociale-démocrate, la formation de futurs hauts salariés outre frontière.

    J’aurais mis un s à frontière pour inclure les provinces à l’ouest du Québec.

    Brièvement, il suggère d’offrir à l’étudiant le choix entre payer le coût réel de ses études universitaires sur le champ ou ne pas avoir à le faire moyennant un engagement à effectuer 12 de ses 20 premières années de travail au Québec.

    Sa formule contient une disposition qui favoriserait l’enracinement des étudiants étrangers au Québec.

    Il prétend que sa proposition a l’avantage de ne générer aucun coût supplémentaire immédiat, donc aucun frein à l’accès à l’éducation, pour l’étudiant qui signe le Contrat citoyen.

    À voir la pyramide des âges que vous nous offrez, il faudra pour des raisons économiques séniliser l’université pour qu’elle maintienne son opportunité.

    Le peu d’enfants qu’on a se mis au monde paieront! Je dirais que c’est de l’égoïsme « inter génération », même si j’ai horreur d’utiliser ce concept.

    À qui le dites-vous !

    Il n’y a pas d’université à Walden two. Chapitre 15

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  11. 24 novembre 2010 6 h 28 min

    Excellent billet. Je suis d’accord avec Darwin lorsqu’il dit que l’État est beaucoup plus préoccupée à former des travailleurs que des citoyens. Les universités se battent entre elles, les villes sont des rivales, chaque province doit être plus performante que l’autre, notre pays doit compétionner contre les autres… Une chance qu’il n’y a qu’une planète habitée dans le système solaire !

    Je ne comprendrai jamais pourquoi d’un côté on prétend que les études supérieures sont importantes et, qu’en même temps, on suggère qu’il est primordial d’augmenter les frais de scolarité. Que les économistes de droite nous mettent en garde contre l’endettement tout en suggérant que les plus démunis n’auront qu’à financer leurs frais de scolarité…

    Tranches de vie :

    Être plus riche règlerait définitivement les problèmes d’Isabelle (nom fictif), une jeune professionnelle de Québec qui, malgré l’occupation d’un emploi adéquat, ne voit pas le bout de rembourser ses 20 000$ de dettes universitaires.

    Active dans le domaine des communications depuis un peu plus d’un an, un boulot dégoté à sa sortie de l’université, la jeune femme de 24 ans peine encore tout de même à joindre les deux bouts.

    «J’ai rencontré dernièrement une conseillère financière pour gérer mon budget en fonction de mon salaire et de mes dépenses et elle a convenu qu’à la fin de mon année, il ne me resterait que 800 $ pour économiser ou rembourser plus rapidement mes dettes», se désole-t-elle.

    Le Banquier

    Sans solution rapide à ses problèmes, Isabelle a tenté vainement par le passé une participation à la populaire émission Le Banquier pour alléger son fardeau. Elle mise aujourd’hui sur sa performance au sein de son milieu de travail pour faire augmenter petit à petit son salaire. «Si tu as du succès, la paye va venir avec. Si tu prends une valeur sur le marché, ça se paie. Si ma tête a un prix, il va falloir payer pour», espère-t-elle.

    Exil rural

    Sa pénible situation financière est le fruit en grande partie de l’obligation qu’elle a eu de quitter son village natal pour entamer des études universitaires, dans la capitale. Et pour l’appuyer, que des prêts gouvernementaux et des marges de crédit étudiantes. Aucune bourse.

    «Si tu vas à Québec, ça implique que tu te loues un appartement. Si tu veux travailler pendant tes études ou aller voir ta famille éventuellement, il te faut une voiture. Tout ça est à considérer et ça pèse gros dans la balance. Je n’aurais probablement pas autant de dettes, aucune peut-être, si j’avais pu vivre chez ma mère tout au long de mes études», plaide-t-elle.

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  12. 24 novembre 2010 7 h 45 min

    Une réunion de quoi de qui!?! L’IRIS!??

    Il y a certainement des points que j’oublie, cette façon de voir provoque pas mal de problèmes.

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  13. koval permalink*
    24 novembre 2010 7 h 48 min

    oups! Tototatatoto c’est moi qui a oublié de se déconnecté de mon compte.

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  14. koval permalink*
    24 novembre 2010 7 h 54 min

    « Écrit en 1930 dans le cadre d’un débat sur la réforme de l’université espagnole, il propose aussi de revenir aux questions fondamentales »

    Ouais, j’ai rien inventé alors….sauf que lui doit développer. Tu nous raconteras.

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  15. koval permalink*
    24 novembre 2010 8 h 04 min

    Robert, vous m’avez l’air en forme, votre propos est clair ce matin!

    « L’angélisme, c’est de financer, grâce à notre générosité sociale-démocrate, la formation de futurs hauts salariés outre frontière. »

    Je suis d’accord, je pense particulièrement aux effets pervers France-Québec.

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2008/03/25/006-accord-etudiants-france.shtml

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  16. koval permalink*
    24 novembre 2010 8 h 06 min

    ….suite pour Robert (j’avais mis deux liens dans le même comm, je coupe pour que ça passe)

    « faudra pour des raisons économiques séniliser l’université pour qu’elle maintienne son opportunité. »

    J’ai cru à une farce de votre part mais, il faut que je vous dise, l’université du troisième âge existe déjà, ce n’est pas l’opportunité qui manque…

    http://www.usherbrooke.ca/uta/

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  17. 24 novembre 2010 11 h 16 min

    @ Koval

    «Une réunion de quoi de qui!?! L’IRIS!??»

    Non, de l’UPOP Montréal.

    http://www.upopmontreal.com/horaire/demystifier-leconomie/session

    Mais, la conférence était donnée par deux chercheurs de l’IRIS.

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  18. Déréglé temporel permalink
    24 novembre 2010 12 h 55 min

    les Français viennent étudier l’anglais au Québec. Euh… ouin, pis?

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  19. 24 novembre 2010 13 h 59 min

    @ Koval

    Ah oui, j’avais oublié que j’avais bien apprécié le clin d’oeil à Michael Moore dans ton titre (enfin, si c’en est un !).

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  20. koval permalink*
    24 novembre 2010 14 h 13 min

    Déréglé

    Le problème, si je me souviens bien du reportage, on y dit que grosso modo McGill sert de tremplain vers les States…

    Un français qui rêve d’aller travailler aux États-Unis comme médecin, utilisera McGill pour y parvenir…

    À un moment donner, le Québec n’est pas là pour former payer la formation des futurs médecins américains….personne ne trouve cela judicieux comme investissement, surtout en période de disette…

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  21. koval permalink*
    24 novembre 2010 14 h 15 min

    « Ah oui, j’avais oublié que j’avais bien apprécié le clin d’oeil à Michael Moore dans ton titre (enfin, si c’en est un !). »

    @Darwin

    Non, je n’y ai pas pensé, à moins que ça soit inconscient…de quel référence de Morre il s’agit?

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  22. 24 novembre 2010 15 h 16 min

    Capitalism, a love story…

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  23. koval permalink*
    24 novembre 2010 16 h 16 min

    Merci Luto, c’est bien possible que j’ai subi de façon inconsciente l’influence de ce titre que j’ai sans doute lu souvent….

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  24. 24 novembre 2010 17 h 41 min

    «Capitalism, a love story…»

    C’est ça. Traduit par Capitalisme, une histoire d’amour en français.

    L’étude de l’IRIS, «La gouvernance des universités dans l’économie du savoir», est maintenant sur son site Internet à :
    http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/la_gouvernance_des_universites_dans_l8217economie_du

    Je vais essayer de la lire ce soir…

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  25. koval permalink*
    24 novembre 2010 17 h 46 min

    Intéressant Darwin, les conclusions sont brutales, ils n’y vont pas de main morte….je vais le lire aussi ce soir.

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  26. koval permalink*
    24 novembre 2010 17 h 47 min

    Mon « timing » est bon!

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  27. 24 novembre 2010 21 h 22 min

    @ Koval

    Ouf, j’ai terminé l’étude de l’IRIS. Pas facile à lire, en tout cas pour moi. Intéressant tout de même de conceptualiser ainsi les tendances actuelles. Et c’est inquiétant…

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  28. koval permalink*
    24 novembre 2010 23 h 41 min

    J’ai terminé moi aussi, oui, c’est un peu lourd comme lecture mais j’aime bien.

    Bonne publication d’IRIS qui ne me contredit pas trop, on diverge un peu au niveau de la question du sous-financement qu’ils considère « fabriqué » par le nouveau modèle de « saine gouvernance ». La conclusion ressemble beaucoup à la mienne, une discussion sur les fondements de l’université s’impose au Québec, on s’en fait passer pas mal….

    Tu dis inquiétant, je dis, ils sont plus alarmistes que moi, mais j’ai fait attention à ce que j’ai écrit, j’aimais mieux en mettre moins et paraître moins alarmiste et plus crédible, ce que j’ai lu dans IRIS ne me surprend pas du tout.

    J’espère que quelques journalistes relayeront IRIS.

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  29. Olivier Gagnon permalink
    25 novembre 2010 1 h 16 min

    @Darwin: « Tu aurais aimé être là ce soir… C’était une présentation sur le rôle de l’État. Selon les présentateurs, les néolibéraux ne cherchent pas à détruire l’État, mais à le modifier. Et ce serait fait en bonne partie. »

    On utilise souvent ce fameux terme « néolibéralisme » à toutes les sauces.

    Par contre, vous soulevez un bon point ici. Malgré ce que l’on pense, l’État est très présent dans l’idéologie néolibérale (au sens littéraire du terme). C’est l’idée que la globalisation va créer les liens économiques nécessaires entre les états (et surtout les corporations) pour éviter les conflits mondiaux car nous serons tous reliés dans l’économie globale et qu’un conflit armé serait irrationnel pour tous. Donc, c’est l’économie globale qui vient protéger l’État-nation.

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  30. Olivier Gagnon permalink
    25 novembre 2010 1 h 26 min

    Voici deux lettres d’opinions qui expriment deux manières différentes de voir le financement des Universités. Le premier voit l’investissement privé comme un problème car il amènerait une pression externe sur les recherches. Le deuxième croit plutôt que l’État s’ingère beaucoup trop dans l’administration des Universités en dictant comment et où dépenser l’argent. Intéressant.

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/201011/16/01-4343253-financement-des-universites-les-couts-caches-de-la-philanthropie.php

    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201010/18/01-4333590-oui-a-leffort-des-universites-mais-attention-a-lingerence-inappropriee.php

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  31. Déréglé temporel permalink
    25 novembre 2010 4 h 32 min

    @koval:
    « À un moment donner, le Québec n’est pas là pour former payer la formation des futurs médecins américains….personne ne trouve cela judicieux comme investissement, surtout en période de disette… »

    À la lecture de l’article, je trouve qu’on manque de 50%, voire plus, des informations pour juger de la pertinence ou non de l’investissement. J’aimerais rappeler que si les Français peuvent venir étudier à McGill sans payer plus de frais que les Québécois, c’est qu’il existe un accord de mobilité qui le permet. Un accord, ça veut dire qu’il y a des privilèges qui vont dans les deux sens. C’est pas un cadeau qu’on leur donne juste parce qu’on les trouve gentils. La question, c’est: qu’y gagnent les Québécois? Et ça, on n’en parle pas.
    Sérieusement, je vois vraiment pas là de quoi se formaliser.

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  32. 25 novembre 2010 5 h 52 min

    @ Olivier Gagnon

    «On utilise souvent ce fameux terme « néolibéralisme » à toutes les sauces.»

    Bien d’accord, mais quand je parle de ce que j’ai entendu, je trouve important de rapporter les expressions utilisées par les auteurs. Et, dans ce cas, l’appellation me semble correcte, pas abusive.

    @ Déréglé

    « je trouve qu’on manque de 50%, voire plus, des informations pour juger de la pertinence ou non de l’investissement. »

    Vrai. Il me semble avoir lu que ls Français utilisent beaucoup plus cet accord de réciprocité. Mais, he n’ai pas le courage de chercher la source ce matin…

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  33. koval permalink*
    25 novembre 2010 8 h 36 min

    « À la lecture de l’article, je trouve qu’on manque de 50%, voire plus, des informations pour juger de la pertinence ou non de l’investissement.  »

    Je crois moi aussi que l’accord nous défavorise en ce moment, le coût de la vie au Québec étant mieux qu’en France…faudrait trouver une référence mais j’en suis certaine à 99%.

    Alors il est légitime de se poser des questions sur cet accord.

    Personnellement quand je vois la réaction de Courchesne, il ne me reste plus beaucoup de doutes par rapport au déséquilibre de cet accord…

    Et même si c’est légal, je comprends tout à fait que ça écoeure un Québécois de voir un Français venir se faire instruire à bas prix pour apprendre l’anglais dans le but d’aller aider les pauvres States, parce que j’imagine qu’un des buts de l’accord est d’attirer des futurs immigrants formés ici…

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  34. koval permalink*
    25 novembre 2010 9 h 57 min

    Olivier Gagnon

    Je suis d’accord avec les deux lettres d’opinion. Pour la deuxième, je dirais que oui, le privée s’ingère trop pour…mais pour pousser le privé. L’idée de la loi 38 que j’effleure un peu dans mon texte en est un exemple…

    Pour le néolibéralisme, je vous signale que je suis loin d’être une experte mais j’ai beaucoup aimé lire l’étude de Darwin chapitre 1. Très instructif sur l’évolution de ces modèles de gestion, l’ère fordiste, post-fordiste, l’idée de rapprocher les actionnaires du contrôle et des décisions etc…En tout cas, moi j’y ai vu un peu de lumière.

    Je remets le lien.

    http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/la_gouvernance_des_universites_dans_l8217economie_du

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  35. koval permalink*
    25 novembre 2010 10 h 00 min

    En fait pour moi, le néolibéralisme, c’est souvent utiliser beaucoup trop l’État au service du privé, et au détrimentdes citoyens…

    Alors dans un sens, le néolibéralisme est très étatiste! 😆

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  36. Olivier Gagnon permalink
    25 novembre 2010 10 h 13 min

    Ce qui me dérange avec l’utilisation de ce terme est comme je disais qu’on l’utilise à toutes les sauces pour exprimer tous les défauts du capitalisme. C’est devenu un terme péjoratif qu’on peut associer à quelqu’un ou une idéologie pour la rabaisser.

    Ayant étudié dans le domaine, ca me « chatouille » tout le temps de la façon qu’on utilise tous ces termes sans vraiment les comprendre. Mais bon, il y a tellement de termes pour définir ceci et cela. Déjà qu’une bonne partie de la population ne save pas ce qu’est la droite et la gauche selon les derniers sondages.

    Il faut prendre cela avec un grain de sel !

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  37. koval permalink*
    25 novembre 2010 10 h 26 min

    Olivier Gagnon

    Je sais bien que bien des termes peuvent être galvaudés, c’est une remarque très générale et très juste, mais j’espère que vous ne me le reprochez pas à moi parce que je crois que j’ai fait attention, de toute façon, je n’invente pas grand chose dans mon texte, j’ai simplement essayé de faire une synthèse et donner un portrait d’une situation avec les sources que j’ai lues et insérées…

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  38. Olivier Gagnon permalink
    25 novembre 2010 10 h 29 min

    oh non non. C’était un commentaire général.

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  39. 25 novembre 2010 18 h 02 min

    @ Olivier Gagnon

    «on l’utilise à toutes les sauces pour exprimer tous les défauts du capitalisme.»

    C’est ça qu’il y a de tannant quand des gens abusent de certains termes, on n’ose plus les mentionner de peur que le lecteur pense qu’on l’utilise de façon abusive…

    Pourtant, cette expression décrit bien l’idéologie en cours depuis Thatcher et Reagan, comme détaillé à : http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9olib%C3%A9ralisme#Les_politiques_.C2.AB_n.C3.A9olib.C3.A9rales_.C2.BB

    C’est vrai que l’expression a une connotation négative (il y a de quoi…), mais par quoi faudrait-il la remplacer ? Par «l’idéologie développée dans le consensus de Washington», comme le mentionne wiki ? Mais, ce consensus a plus été imposée à des pays pauvres que suivi par Washington et les autres pays développés… Le monétarisme et l’économie de l’offre ne recoupent pas tous les éléments qu’on associe au néolibéralisme. Cela dit, je suis ouvert à d’autres propositions…

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  40. Olivier Gagnon permalink
    25 novembre 2010 18 h 29 min

    Je ne parle pas de remplacer le terme mais de bien l’utiliser. Le néolibéralisme en tant qu’idéologie est principalement un « upgrade » du libéralisme qui inclut la globalisation des marchés et surtout les corporations comme entité à part entière dans le « jeu » économique.

    La base du néolibéralisme confond l’individu et la corporation comme étant le « privé ». Le but est que les relations entre ce privé global sont si interreliés que l’État basé sur l’anarchie ne peut plus créer de conflit sans détériorer ses échanges commerciaux. Il s’en suit ensuite une stabilisation des relations internationales.

    Le monétarisme et/ou l’école autrichienne sont des concepts économiques tandis que le néolibéralisme est beaucoup plus général en englobant le libéralisme économique et la banalisation de l’État comme agent politique.

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  41. 25 novembre 2010 18 h 41 min

    «Olivier Gagnon »

    C’est ce que je disais dès le départ : Koval et l’IRIS l’utilisent correctement !

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  42. Olivier Gagnon permalink
    25 novembre 2010 18 h 46 min

    Je n’ai jamais dit le contraire. Je parle de l’utilisation du terme dans le langage courant.

    J’espère bien que l’IRIS qui se dit une « institut de recherche et d’informations socio-économiques » puisse utiliser ce terme de façon adéquate ! Sinon, ils seraient mal barrés.

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  43. Déréglé temporel permalink
    26 novembre 2010 14 h 53 min

    « Personnellement quand je vois la réaction de Courchesne, il ne me reste plus beaucoup de doutes par rapport au déséquilibre de cet accord… »

    Je suis content de voir cette réplique. Donc en fait, au vu de vos réactions à toi et Darwin, nous pouvons nous entendre tous les trois sur les enjeux.
    Le problème pour moi n’est pas que les Français utilisent l’accord pour apprendre l’anglais (ou aller ensuite vers les EU). Ils sont libres de faire ce qu’ils veulent, tant mieux quant à moi si un accord signé par leur pays leur facilite la vie.
    Le problème se situe plutôt dans la compensation offerte aux Québécois. Comme tu dis, il faudrait les chiffres pour en mesurer l’ampleur. Courchesne parle de renégocier l’accord. Je n’ai rien contre ça. Simplement, je préfère qu’il ne soit pas renégocié pour en enlever aux Français, mais plutôt pour en donner plus aux Québécois. Juste compensation, quoi.
    Ce qui m’a fait tiqué à la base, c’est qu’on dise que les Français qui apprennent l’anglais, c’est un « effet pervers ».

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  44. koval permalink*
    26 novembre 2010 16 h 54 min

    Voilà un article plus détaillé avec des chiffres Déréglé.

    http://www.rue89.com/rue-des-erables/les-etudiants-francais-partent-au-quebec-apprendre-langlais

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  45. 26 novembre 2010 18 h 00 min

    @ Koval

    Merci pour l’article. J’aimerais aussi savoir quelle proportion de ces Français qui étudient ici (en français ou en anglais !) finissent par s’établir au Québec (ou vont aux États-Unis !). Cela montrerait si l’entente est «rentable», quoique je m’en fous un peu (qu’elle soit rentable ou non)…

    Je sais pour avoir lu plein d’études sur l’immigration que les immigrants qui ont étudié ici s’intègrent beaucoup mieux au marché du travail que les autres. En plus, ceux qui sont bilingues aussi !

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  46. cjulie permalink
    1 décembre 2010 14 h 36 min

    Excellent article. Je serais aussi curieuse de voir une analyse (un peu comme celle qui a été faite dans le milieu de la santé) pour voir quel proportion des employés des universités sont directement impliqués dans l’enseignement et la recherche… À mon avis, la gestion centralisée dans les universités québécoises (comme dans faut passer par le vice-recteur pour faire changer un fluorescent) est coûteuse et nuit parfois à la recherche…

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  47. cjulie permalink
    1 décembre 2010 14 h 37 min

    Aaaarrgghhh
    Plein de fautes de français, désolée.

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  48. 1 décembre 2010 18 h 14 min

    @ cjulie

    «Je serais aussi curieuse de voir une analyse (un peu comme celle qui a été faite dans le milieu de la santé) pour voir quel proportion des employés des universités sont directement impliqués dans l’enseignement et la recherche…»

    Malheureusement, je ne connais pas de source de données pour faire ce genre d’analyse.

    Cela dit, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ) a mis sur son site la semaine passée un grand nombre de données intéressantes, au http://www.crepuq.qc.ca/educq/ .

    On peut y voir entre autres, par université et au total (sous la colonne «Ensemble», la colonne «Total» étant le total de l’Université du Québec…), les «dépenses selon le poste» où les dépenses de recherche et de fonctionnement général sont bien séparées. Il n’y a toutefois des données que sur 4 ans, ce qui ne permet pas le genre d’analyse que j’ai faite pour la santé. En plus, les types de postes, autres que ceux des professeurs, ne sont pas mentionnés. On ne sait même pas si les chargés de cours sont compris dans les dépenses de professeurs ou dans autres…

    Et, en plus, les activités de recherche font partie des tâches des profs !

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  49. koval permalink*
    1 décembre 2010 19 h 10 min

    Bonjour cjulie et merci pour le compliment.

    Je n’ai pas fait de recherches pour les chiffres que vous invoquez, mais dans le rapport de l’IRIS mis en lien au commentaire 25 de Darwin, on peut lire à la page 17

    « Cette reconversion commerciale de l’université tend de plus en plus à se faire au détriment des activités pédagogiques les plus fondamentales : la recherche prend le pas sur l’enseignement. Les chercheur-e-s se désintéressent de plus en plus de ce dernier, désormais majoritairement dispensé par des chargés de cours (plus de 50% des cours du premier cycle sont donnés par des chargés de cours dans les universités au Québec). Tel qu’illustré par le graphique 3, le ratio professeur-e-s/étudiant-e-s s’est amoindri. »

    Donc il semble que ce modèle valorise la recherche au détriment de l’enseignement.

    Pour les coûts. même document page 16, on dit

    La réorientation des universités vers la commercialisation de la recherche dans le cadre de l’économie du savoir ne vise donc pas à régler un prétendu sous-financement , mais à généraliser une logique de « malfinancement » déjà présente, où ce sont principalement les secteurs valorisables de l’université qui sont alimentés financièrement…

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  50. cjulie permalink
    1 décembre 2010 20 h 13 min

    @darwin

    Merci pour le lien. Je devine que le poste de dépense « professeur » regroupe aussi les chargés de cours, puisque la sous-section « professeurs » dans « F: Mission et Ressources » inclut aussi les chargés de cours…

    @koval

    Votre citation (de l’IRIS) contient ceci: « Les chercheur-e-s se désintéressent de plus en plus de ce dernier, désormais majoritairement dispensé par des chargés de cours ».

    Je connais peu de profs qui ont le luxe de diminuer leur charge de cours, en tout cas pas avant qu’ils ne soient agrégés. Mais ils y a les sabbatiques, les tâches administratives prenantes qui exemptent les profs de donner certains cours, et surtout, il y a tous ces profs partis à la retraite qui n’ont jamais été remplacés.

    À mon avis, les profs de se désintéressent pas de l’enseignement, mais ils sont à bout de souffle. Et tant qu’à choisir un combat, c’est dommage, mais mieux vaut choisir la recherche. Aucun prof ne sera agrégé grâce à la qualité exceptionnelle de ses cours. La pression de publier n’a jamais été si forte. Dans mon domaine, on ne considère même pas votre CV pour un poste de professeur adjoint si vous n’avez pas au moins une dizaine de publis. Et il faut continuer de performer à un rythme infernal jusqu’à l’agrégation.

    Je suis d’accord avec votre constat concernant la logique de malfinancement. Ce n’est pas un hasard que la génomique, le génie ou les sciences appliquées sont plutôt bien financées par rapport aux autres domaines – l’industrie y est présente. Mais il reste que les chercheurs pourraient faire beaucoup plus avec l’argent alloué à la recherche s’il n’y avait pas autant de « micromanagement » de la part de l’administration.

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  51. 1 décembre 2010 20 h 28 min

    @ cjulie

    «e devine que le poste de dépense « professeur » regroupe aussi les chargés de cours, puisque la sous-section « professeurs » dans « F: Mission et Ressources » inclut aussi les chargés de cours… »

    Ça a bien du sens. À la page 5 du document dont j’ai laissé un lien au comm 4 (http://fqppu.org/assets/files/themes/financement/financement_universites_investir_corps_professoral_avril_2008.pdf ), on peut voir un partage des dépenses entre les différents corps d’emploi. On vois bien la perte relative en importance des profs et la hausse des chargés de cours, qui coûtaient toujours, en 2004-2005, 5 à 6 fois moins que les profs.

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  52. koval permalink*
    1 décembre 2010 20 h 57 min

    Cjulie

    Oui, c’est possiblement une bonne nuance que vous apportez, le modèle pousse les profs vers la recherche. Alors l’enseignement est délaissé possiblement plus à cause du mode de gestion que par désintéressement.

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  53. 11 décembre 2010 23 h 02 min

    Un autre texte intéressant sur le sujet est paru chez Économie autrement :

    SAVOIRS ET UNIVERSITES : BIENS COMMUNS, SERVICE PUBLIC ET RESPONSABILITES

    Cliquer pour accéder à Sabourin_Fiche_ES_pour_Ec_autrement.pdf

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  54. koval permalink*
    12 décembre 2010 10 h 22 min

    Darwin, j’ai lu en diagonale, ce texte semble ne pas apporter beaucoup de nouveau par rapport aux textes que j’ai mis en lien et l’IRIS.

    Tous semblent s’entendre cependant, pour ouvrir le débat sur les questions fondamentales semblables à celles de ma conclusion…

    Il faudra bien que ce débat ait lieu.

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