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Un peu de Chomsky et de liberté.

3 février 2011
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Par Koval -Il y a 4 ou 5 ans, j’avais acheté un tout petit essai de Noam Chomsky en visitant le Salon du livre ici à Sherbrooke. Dans ce petit ouvrage titré «  Quel rôle pour l’État? »  Chomsky propose le socialisme libertaire comme modèle. Ce concept fait référence à un éventail d’idées allant du marxisme de gauche à l’anarchisme. Grosso modo, Chomsky rêve d’une reconfiguration des pouvoirs politiques, comme il dit,  » une organisation démocratique de la société industrielle, avec contrôle direct du peuple sur l’ensemble des institutions, c’est-à-dire le contrôle par ceux qui participent au fonctionnement de ces institutions – ainsi que par ceux qui sont directement touchés par ces dernières. »

Ce modèle de démocratie proposé est le sujet du livre, mais ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans cette lecture, ce sont les pensées philosophiques sur la nature humaine et la liberté qui alimentent les propos de Chomsky, idées que j’aimerais partager avec vous en citant quelques passages de l’essai.

Page 10, sur la nature humaine…

« Pour Humboldt, donc, l’homme vient au monde pour chercher et pour créer. Lorsqu’un homme ou un enfant décide de chercher ou de créer en toute liberté, alors  il devient, conformément à ses propres exigences, un artiste plutôt qu’un outil de production ou un perroquet bien entraîné. »

Page 13 sur la liberté

« Si la notion d’asservissement a quelque chose d’avilissant pour la nature humaine, comme l’affirmerait avec insistance tout adepte des Lumières, alors il s’ensuit qu’il faut appeler de ses vœux une nouvelle émancipation, ce que Fourier appelait la « troisième et dernière étape émancipatrice de l’histoire » – la première ayant fait de l’esclave un serf, la deuxième, du serf un salarié – troisième étape qui transformera le prolétariat en hommes libres en supprimant l’aspect mercantile du travail, en mettant un terme à l’esclavage du salariat et en amenant les institutions commerciales, industrielles et financières sous contrôle démocratique. »

Et voilà en page 25 un argumentaire intéressant que fait Chomsky sur la liberté  et la nature humaine.

« La question est souvent posée : si les gens veulent vraiment la liberté, veulent-ils la responsabilité qu’elle implique, ou bien préfèrent-ils être gouvernés par un maître bienveillant? De manière systématique, les apologistes de la répartition actuelle du pouvoir ont adopté l’une ou l’autre version de l’idée de l’esclave heureux. Il y a deux siècles, Rousseau dénonçait les politiciens et les intellectuels sophistes qui cherchaient des moyens de brouiller les pistes; aussi soutenait-il que la propriété essentielle et déterminante de l’être humain, c’est sa liberté. »

Page 26, Kant s’en mêle

«Kant ne pouvait admettre la proposition que certaines personnes ne sont pas mûres pour la liberté. Si l’on admet cette proposition, on ne parviendra jamais à la liberté. Car une personne ne peut acquérir la maturité requise pour la liberté sans l’avoir déjà acquise; il faut être libre pour apprendre à se servir de ses capacités librement et utilement. Les premières tentatives seront certainement brutales et mèneront à une situation plus pénible  et plus périlleuse que la situation antérieure, qui était sous la domination, mais également sous la protection d’une autorité extérieure. L’individu ne peut toutefois acquérir la raison qu’à travers ses propres expériences, or il faut être libre pour les entreprendre… »

Page 27, des propos de Humboldt qui rejoignent un peu ceux de Kant.

« Rien ne favorise plus la maturité requise pour la liberté que la liberté elle-même. Peut-être cette vérité ne sera-t-elle pas admise par ceux qui ont si souvent utilisé ce manque de maturité comme prétexte pour perpétuer la répression. Mais, sans aucun doute, elle me paraît découler de la nature même de l’homme. L’inaptitude à la liberté ne peut résulter que d’un manque de pouvoir moral et intellectuel. Le seul moyen de combler cette lacune, c’est d’accroître ce pouvoir; mais cela suppose l’exercice de ce même pouvoir, or cet exercice suppose la liberté qui éveille l’activité spontanée. »

Et enfin, page 28, un peu de Rosa Luxemburg pour finir.

« Seule la participation active des masses à une administration autonome et à la reconstruction sociale peut amener ce qu’elle décrit comme la transformation spirituelle complète des masses avilies par des siècles de domination de classe bourgeoise; de même, seules leur expérience créatrice et leur action spontanée peuvent résoudre les innombrables problèmes qu’entraîne la création d’une société socialiste libertaire. De plus, affirme-t-elle, « historiquement, les erreurs commises par les mouvements véritablement révolutionnaires sont infiniment plus fécondes que l’infaillibilité du plus intelligent des comités centraux ».

Voilà, j’espère que ça vous a plu, il me semble que se faire replacer un peu ce concept si cher et important qu’est la liberté ne fait pas de tort, certains de nos idéologues galvaudent un peu trop cette notion, ces temps-ci, à mon avis… 😉

29 commentaires leave one →
  1. 3 février 2011 21 h 48 min

    Excellente sélection… Je préfère mille fois cette façon d’instruire aux ridicules vidéos d’Aimé le cinglé…

    « certains de nos idéologues galvaudent un peu trop cette notion, ces temps-ci, à mon avis… »
    La seule liberté est celle d’être à droite! Votez Duhaime! 🙂

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  2. koval permalink*
    3 février 2011 21 h 52 min

    « La seule liberté est celle d’être à droite! Votez Duhaime! 🙂 »

    Nan, j’ai pas parlé de libââârté comme dans « réseau libââârté » ou « Aimé Lalibââârté »!?!? 🙄

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  3. 3 février 2011 21 h 58 min

    J’ai déjà trouver un slogan pour Duhaime… Ça va ben y en prendre un quand il prendra la relève d’André Arthur!

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  4. 3 février 2011 23 h 49 min

    «certains de nos idéologues galvaudent un peu trop cette notion»

    Excellente idée de tenter de clarifier la notion de liberté. Je vais devoir relire une couple de fois pour bien saisir les nuances, car certaines citations me font tourner un peu la tête… J’ai parfois l’impression qu’on y dit que pour être libre, il faut être libre, bref, que ça prend des prédispositions et même de la pratique.

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  5. 4 février 2011 6 h 30 min

    Merci koval pour ces extraits… Si jamais je vois ce bouquin quelque part, je mets le grappin dessus ! J’aime beaucoup Chomsky. Et il est encore très pertinent…

    http://www.truth-out.org/the-arab-world-is-fire67410

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  6. koval permalink*
    4 février 2011 17 h 29 min

    « car certaines citations me font tourner un peu la tête… J’ai parfois l’impression qu’on y dit que pour être libre, il faut être libre »

    Oui, moi aussi c’est cette idée qui m’a fait un peu planer si on veut, mais ça a du sens je crois…..

    Je pensais au roman Racine, par exemple, l’ancêtre, Kounta Kinte rêve de liberté toute sa vie parce qu’il l’a connu..

    C’est peut-être simplet comme analogie, mais je pense que le goût de la liberté vient d’hommes qui l’ont connu et peuvent en transmettre l’idée.

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  7. 4 février 2011 18 h 08 min

    «Je pensais au roman Racine, par exemple»

    Moi, je pensais au concept de justice d’Amartya Sen. Il insiste beaucoup sur les conditions pour être libre, qui varient beaucoup d’une personne à l’autre, entre autres sur ses besoins de base. Ce n’est que lorsque ces besoins sont satisfaits, qu’une personne peut se réaliser et prétendre être libre. Ainsi, un bon mécanisme de distribution des richesses est un moyen de favoriser la liberté, contrairement à ce que prétendent les dogmes libertariens.

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  8. koval permalink*
    4 février 2011 18 h 11 min

    Oui, je voulais y aller subtilement Darwin, mais l’idée claire que j’ai est que la liberté est une valeur plutôt de gauche , c’est comique que la droite se l’approprie plus que la gauche, comme dans « Réseau Liberté Québec »…

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  9. 5 février 2011 6 h 25 min

    « J’ai parfois l’impression qu’on y dit que pour être libre, il faut être libre, bref, que ça prend des prédispositions et même de la pratique. »

    J’ai pensé ça moi aussi.

    Comme définition de liberté je retiens la formule mathématique N – 1 ou N égale le nombre de choix. Dans le calcul d’une moyenne ou N égale 1, la moyenne n’est pas libre, elle est égale à la donnée.

    En démocratie parlementaire, ma liberté politique est égale au nombre de candidats entre qui je peux voter. À la dernière provinciale, j’avais 3 ou 4 libertés.

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  10. 5 février 2011 6 h 31 min

    Dans le fait d’être à droite ou à gauche, il y a deux possibilités. N = 2. 2 – 1 = 1. Dans cette représentation du monde politique que de se voir à droite ou à gauche, il n’y a qu’une liberté.

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  11. 5 février 2011 6 h 48 min

    Moi aussi je vous remercie pour les extraits.

    Je n’aime pas particulièrement Chomsky. Faut dire que le livre de lui que je n’ai pas fini de lire il y a 40 ans était sur la grammaire structurelle de mémoire plutôt que sur la liberté.

    Chomsky et Skinner n’était pas « chums ».

    Pour Skinner, Walden Two et Beyond freedom and dignity, il y a deux façons pour un humain d’être contrôlé. le bâton ou la carotte. Quand l’homme est sous contrôle du bâton, il n’est pas libre. Quand il est sous contrôle de la carotte, il est libre.

    Entre Chomsky et Skinner, j’ai deux choix, donc 1 degré de liberté. J’ai adopté librement Skinner.

    – Librement ?

    – Non en dernière analyse, rapidement forcément, en connaissant surtout Skinner et ne pas connaître beaucoup Chomsky.

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  12. 5 février 2011 7 h 20 min

    « La question est souvent posée : si les gens veulent vraiment la liberté, veulent-ils la responsabilité qu’elle implique, ou bien préfèrent-ils être gouvernés par un maître bienveillant? … »

    Les gens préfèrent être gouvernés par un maître bienveillant que par un maître malveillant. Le choix offert au scrutin est entre des candidats; la liberté n’est pas en option sur le bulletin de vote.

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  13. 5 février 2011 7 h 31 min

    « Si la notion d’asservissement a quelque chose d’avilissant pour la nature humaine, comme l’affirmerait avec insistance tout adepte des Lumières, … »

    Depuis ce siècle, la connaissance sur l’homme ne cesse d’évoluer, en particulier depuis Pavlov. Un gag en anglais résume on ne peut mieux la situation:

    – How like a God !

    – How like a dog !

    À la vue de nourriture approchant sa bouche, l’homme n’est pas libre de saliver ou pas; au coup de marteau du médecin au bon endroit sur le genoux, l’homme n’est pas libre de lever la jambe ou pas. Il aurait un certain contrôle de saliver plus ou moins, de lever plus ou moins haut.

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  14. koval permalink*
    5 février 2011 8 h 08 min

    « Les gens préfèrent être gouvernés par un maître bienveillant que par un maître malveillant. Le choix offert au scrutin est entre des candidats; la liberté n’est pas en option sur le bulletin de vote. »

    Robert, les philosophes cités par Chomsky tentent à démontrer le contraire…mais bon, on ne vous demandera pas de penser comme Kant ici, ne vous inquiétez pas…

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  15. 6 février 2011 9 h 37 min

    Je n’ai pas de difficulté à m’imaginer que l’homme vient au monde parce que. Pour comme écrit Humboldt, ? La question et sa réponse se situeraient dans la tête des géniteurs.

    Au moment où ils font leur oeuvre, la font-ils pour qu’elle devienne un artiste, un outil de production ou un perroquet bien entraîné, c’est une bonne question.

    Je répondrais qu’une forte majorité n’y pense pas; l’attention et la tension sont ailleurs. Ils ont sans doute envisagé avant la possibilité qu’ils se mettent dans l’occasion de créer un(e) artiste ou un(e) outil de production. L’entraînement du « perroquet » restera à faire.

    S’ils ont décidé de créer en toute liberté, d’accord, ce sont des artistes plutôt que des outils de (re)production ou des perroquets bien entraînés.

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  16. 6 février 2011 10 h 13 min

    Ouah! 🙂

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  17. 6 février 2011 18 h 38 min

    Je déborde encore de joie à votre appréciation et il est 18:09 à mon écran, Sombredereliction.

    Pour Koval

    J’allais me procurer Mon combat, d’Adolf Hitler, à la bibliothèque Gabrielle-Roy en prenant une marche, ce qu’il affectionnait jeune homme. Il n’y était plus, le livre. Adolf, tout le monde sait qu’il s’est tiré en 1945, constatant son échec. Il manquait d’humilité. Passons !

    Pas pleins d’eau, mes yeux ont été arrêté par le titre d’un livre à proximité de celui que je recherchais: Rosa Luxembourg: Lettres à Léon Jogichès. Ça ne se prononce pas comme ça s’écrit; d’intuition je me disais en moi-même, ce qu’il ne faut pas faire en lecture rapide, Yoguichès. J’avais raison par la peau des dents, ça se prononce Ioguichès.

    Qu’allais-je écrire ? Ah oui, je l’ai sorti et commencé à lire. Ouah!

    Bon football s’il s’adonne.

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  18. koval permalink*
    6 février 2011 22 h 22 min

    Ben oui, je vois ça de chez moi, n’oubliez pas de le remettre pour le 27 février….

    http://206.167.245.8/web2/tramp2.exe/do_ccl_search/guest?setting_key=French&servers=1home&query=Lettres%20%C3%A0%20L%C3%A9on%20Jogich%C3%A8s&index=default

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  19. 7 février 2011 14 h 30 min

    Ça alors !

    J’ai lu la présentation destinée aux lecteurs français. Je connais mieux maintenant cette militante née de parents juifs peu pratiquants qui fut une contemporaine de Lénine, dissidente de son penchant pour l’organisation plutôt que l’écoute et la formation du peuple.

    Sa vie de couple ne semble pas avoir été très satisfaisante. Sa vie professionnelle a pris fin un 15 janvier 1919 pendant une bataille de rue où la mort l’a trouvée. Victor Fay dit d’elle qu’elle se sentait alors plus près des oiseaux que des humains.

    Je vais lire quelques unes des lettres qu’elle a échangé avec son chum qui était plus âgée qu’elle et avait entrepris d’en faire son élève. La situation Pigmalion, je dirais que j’ai vu en pièce jouée par Dorothée Berryman et Paul Hébert.

    Jean-Paul Riopelle lui a dédié son immense toile bourrée d’oies. C’est là que son nom a suscité ma curiosité pour la première fois.

    Elle a connu la prison à au moins deux reprises. Elle m’évoque cette chanson-thème de Michel X. Côté dans Le party , musique et chantée par Richard Desjardins accompagner d’un orchestre symphonique. J’aimais mieux la version du Party. audio

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  20. 7 février 2011 16 h 38 min

    Ouah!

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  21. 8 février 2011 6 h 13 min

    J’ai lu le chapitre d’introduction à l’édition polonaise. En gros, c’est une répétition de la présentation de Victor Fay.

    Une rectification. La différence d’âge entre Rosa et Léon n’était que de trois ans. Oubliez Pigmalion.

    @ Sombre Déréliction,

    Hein ?

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  22. 8 février 2011 19 h 40 min

    « historiquement, les erreurs commises par les mouvements véritablement révolutionnaires sont infiniment plus fécondes que l’infaillibilité du plus intelligent des comités centraux » Rosa Luxemburg, page 28.

    Rosa voyait les choses politiques très d’un autre sexe, comme d’autres diraient d’un autre oeil, que Lénine et Léon Jogichès semble-t-il.

    Sommes-nous en 1907, 1918, 1789, 1776 ou 1960 ? Tout sauf 1960 ou 1918. Exact ?

    1960. La révolution tranquille n’était pas un mouvement révolutionnaire mais presque. C’était une victoire de la petite bourgeoisie sur Duplessis, le cheuf, mort dramatiquement et de son remplaçant mort aussi dramatiquement quelques mois plus tard. Une alternance bienvenue moyennant un effort certain mais sans plus de morts et de remords.

    Les fronts communs des années 70 étaient une révolution d’éduqués, de piqueteurs, c’était le passage en salariat des nouveaux plus instruits à une classe supérieure au dépend de l’endettement dont Duplessis avait une peur bleu. Qui s’instruit s’enrichit dirent les adversaires. Ça devient impossible si on instruit à volonté, on a frappé le mur vers 1980.

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  23. 9 février 2011 7 h 25 min

    Seule la participation active des masses à une administration autonome et à la reconstruction sociale peut amener ce qu’elle décrit comme la transformation spirituelle complète des masses avilies par des siècles de domination de classe bourgeoise; de même, seules leur expérience créatrice et leur action spontanée peuvent résoudre les innombrables problèmes qu’entraîne la création d’une société socialiste libertaire.

    C’est de Chomsky et non de Luxemburg, d’accord ? Il a écrit en quelle année ? De passage en Israël ?

    Quelqu’un au Québec rêve maintenant d’une société « socialiste libertaire ?
    Rapidement, Bernier, Duhaime et Marcotte sont des capitalistes libertaires. David et Khadir sont des socialistes solidaires.

    Libââârté, ça fait maintenant près de 10 ans, c’est de l’histoire vieillissante, une crise d’adolescence menée contre une génération précédente majoritaire, dominante, écrasante. À ne pas confondre avec Réseau liberté Québec, un mouvement conscient et appréhensif de l’avenir qui s’annonce pour qui « la création d’une société socialiste libertaire » n’est pas au programme.

    « la transformation spirituelle complète des masses avilies par des siècles de domination de classe bourgeoise ». Ouah ! Ne décrit pas particulièrement bien ce qui s’est passé au Québec récent où nous sommes passés d’une domination religieuse judéo-chrétienne à une évangélisation massive médiatique marchande.

    J’ai lu la première lettre. Elle travaille fort, se plaint que son chum ne parle pas de lui dans ses lettres, que de son travail; raconte ce qu’elle fait et lui demande de l’argent pour La cause et elle-même.

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  24. 10 février 2011 9 h 20 min

    J’ai lu quelques autres lettres de la même époque que la précédente, écrite en 1994, elle vient d’avoir 24 ans, elle est à Paris, elle s’ennuie de Léon et de Zurick, elle y écrit pour La cause ouvrière

    J’ai relu la présentation de 32 pages; bel aperçu de la carrière d’une activiste journaliste plus pédagogue qu’organisatrice, internationaliste que nationaliste. Son Chum Léon était plus autoritaire et plus « organisateur ». On doit ses lettres au fait qu’ils ont pratiquement toujours vécus séparément.

    Je retourne le livre aujourd’hui. Trop grand écart entre la situation mondiale de l’époque et la présente pour en tirer des leçons rapides.

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  25. 10 février 2011 11 h 20 min

    Lire 1894 plutôt que 1994 dans le message précédent.

    Livre retourné.

    Vers 1910, l’Allemagne comptait 56 millions d’habitants. Elle en compte maintenant 82 millions je dirais. Il y a eu des ralentissement voire des reculs lors des deux Grandes. Disons des deux Sanglantes.

    Comme tout pilote de Formule 1, Rosa Luxemburg savait qu’elle pouvait mourir de la vocation qu’elle avait retenue. Quelle était sa carotte s’il ne s’agissait pas de bâton à écrire et se dévouer sans se détruire pour la cause ouvrière?

    La cause ouvrière a été délocalisée. Je répète, la cause ouvrière a été délocalisée. Passons ici aux causes suivantes et plus dont libââârté, si je peux Léon Joglièser.

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  26. koval permalink*
    10 février 2011 14 h 37 min

    Intéressant compte rendu Robert, Merci!

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  27. the Ubbergeek permalink
    19 avril 2011 16 h 01 min

    Kant…. C’est pas lui qui argumentait finalemnt contre un certain relativisme des idées, et préconisait que ‘NOS idées sont bonnes et vraies – notre vérité, la vérité, défendons-les’?

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  28. Benton permalink
    20 avril 2011 10 h 31 min

    Reste qu’il y a beaucoup d’oncle Tom. On sous-traite notre liberté en échange de quoi combler nos besoins de base.

    Comme le dirait Deschamps, ce que plusieurs veulent, c’est une job steady puis un bon boss!

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