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Retour sur les cigales et les fourmis

30 mars 2011

Par Darwin – Il existe quelque part sur le blogokube un commentateur pas gentil avec moi qui m’accuse constamment de ne pas avouer mes torts… Cela faisait très longtemps que j’espérais me tromper enfin pour pouvoir prouver que, là encore, il a tort!

Eh oui, j’ai fait une erreur… Cette erreur a surgi hypocritement dans mon billet Les cigales et les fourmis portant sur la comparaison entre le coût pour l’État des supposés prévoyants qui épargnent dans des régimes de pensions agréées ou RPA (le RPA est un régime de pension établi par l’employeur) ou dans un Régime enregistré d’épargne-retraite (RÉER), et le coût pour l’État des supposés «imprévoyants» qui n’épargnent pas ou peu, mais reçoivent des prestations de nos «généreux» programmes pour personnes âgées pauvres.

Je terminais ce billet rempli de calculs complexes en affirmant que nos supposées «fourmis prévoyantes» coûtent en fait entre 1,8 et 3,1 fois plus cher à l’État que les supposées «cigales imprévoyantes», contredisant ainsi nos lucides qui proclament que les «imprévoyants» vivent au dépens des «prévoyants». Et la faute impardonnable que j’ai faite n’est même pas une erreur de calcul. Elle est bien pire… 😳

L’erreur…

Mon raisonnement était correct. J’ai comparé le coût des deux programmes existants qui ne sont accessibles qu’aux personnes âgées les plus pauvres, soit le Supplément de revenu garanti (SRG) et l’Allocation (qui comprend sa composante principale, l’Allocation au survivant), à celui du coût des dépenses fiscales que représentent pour l’État le report d’impôt des sommes mises dans un RPA ou un RÉER, dépenses auxquelles j’ai soustrait les impôts payées par les personnes qui retirent des sommes de leur RPA ou leur RÉER.

Mon erreur était dans les sources que j’ai utilisées pour connaître le coût des dépenses fiscales qui découlent des sommes épargnées dans des RPA et des RÉER. Dans ces sources, on avait en fait déjà soustrait la valeur des impôts payées par les personnes qui retirent des sommes de leur RPA ou leur RÉER! J’ai donc soustrait deux fois ces sommes!

À ma décharge, il faut considérer qu’un des documents que j’ai utilisés (Les dépenses fiscales : une introduction) ne mentionnait pas ce «détail». Pire, je me suis aperçu, et là, j’aurais dû le voir avant, que cette source ne contenait que des prévisions, pas les estimations réelles. Par contre, il était indiqué clairement dans l’autre source (Dépenses fiscales du Québec, édition 2006), en note de bas de la page VI (et de la page 28), «comprend la déduction des cotisations et la non-imposition du revenu de placements, diminuées de l’imposition des retraits». Je répète, «diminuées de l’imposition des retraits»… Merde!

Je me suis aperçu de mon erreur grâce au dernier livre de Brigitte Alepin, La crise fiscale qui vient. Elle y indique en effet un lien pour montrer l’ampleur des dépenses fiscales liées aux dons de bienfaisance. Non, n’ayez crainte, je n’ai pas l’intention d’écrire un quatrième billet sur la charité! J’ai tout de suite vu que cette page contenait beaucoup plus d’information que celle que j’avais utilisée comme source. J’ai donc cherché les mots «épargne-retraite» sur cette page (elle est immense!). Et là, surprise, je vois un nombre négatif! Sur le devant de la ligne, il est écrit «Imposition des retraits». Encore une fois, merde. Est-ce que ça veut dire que j’ai calculé pour rien et que j’ai soustrait deux fois l’imposition des retraits? Ben oui…

Nouveau calcul

Pour le provincial, le calcul des dépenses fiscales est simple, je l’avais déjà fait dans l’autre billet, et cela donne 4 milliards $, soit 2,1 milliards $ pour les RÉER et 1,9 pour le RPA en 2006. Au fédéral, avec les estimés et non les prévisions, cela donne 26,3 milliards $ de dépense fiscale nette, soit 10,7 milliards $ pour les RÉER et 15,6 pour le RPA en 2006. Par acquis de conscience, j’ai vérifié dans le rapport de l’année suivante et les données pour 2006 était identiques. Il n’y a donc pas de révision de ces données. Fiou!

Comme dans le billet précédent, j’ai estimé à 20 % la part du Québec. J’avais en effet expliqué dans ce billet que j’avais utilisé cette proportion «même si les Québécois ont contribué cette année-là à 25,2 % des RÉER, selon le tableau cansim 111-0039 mentionné auparavant. J’ai en effet aussi considéré l’abattement fiscal de 16,5 % de l’impôt fédéral pour les contribuables québécois.». Cela donne donc 5,3 milliards $ pour les dépenses fiscales fédérales du Québec. Avec le 4 milliards $ pour les dépenses fiscales du gouvernement du Québec, on se retrouve avec une dépense fiscale nette totale de 9,3 milliards $ pour nos supposées fourmis prévoyantes…

Comme le coût total des deux programmes à l’intention des personnes âgées qui n’ont pas ou trop peu de revenus de pension, soit le SRG et l’Allocation, s’élevait en 2006 à 1,9 milliards $ (voir le calcul dans le billet précédent sous le paragraphe «Coût du SRG et de l’Allocation»), la dépense fiscale pour nos fourmis coûte donc à l’État près de 5 fois plus (9,3 / 1,9 = 4,9) que les programmes pour les personnes âgées pauvres! Moi qui pensais avoir fait une découverte dans l’autre billet en disant que nos «fourmis» coûtaient entre 1,8 et 3,1 fois plus cher que nos «cigales»! En fait, avec l’erreur que j’ai faite, je me tirais dans le pied!

Alors…

Alors, j’en tire quelques leçons :

  • je suis tout à fait capable d’avouer mes torts;
  • c’est beaucoup plus agréable d’avouer ses torts quand cela permet de renforcer ses conclusions que dans le cas inverse;
  • vérifier la source et le sens des données que j’utilise je ferai encore plus qu’avant (moi qui me pensais pourtant un maniaque de ce côté…);
  • la fausse indignation de nos chantres de la culpabilisation des gens qui n’ont pas les moyens de payer moins d’impôts grâce à l’abri fiscal que constitue le report d’impôt de l’épargne-retraite est encore pire que je ne le croyais.

Et je vais conclure comme la dernière fois, avec de petites adaptations…

Dans un contexte où l’État hausse les taxes, augmente ses tarifs et pénalise ceux qui veulent s’instruire, ne devrait-on pas penser à diminuer le plafond des RÉER et consacrer les sommes épargnées pour améliorer la retraite de ceux qui en ont vraiment besoin ?

19 commentaires leave one →
  1. the Ubbergeek permalink
    30 mars 2011 19 h 24 min

    Faute avouée à demi pardonée!
    Ou quelque chose comme cà…!

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  2. 30 mars 2011 20 h 11 min

    «Faute avouée à demi pardonée!»

    Merci…

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  3. koval permalink*
    30 mars 2011 21 h 36 min

    Eh bien, Darwin fait des erreurs, on va le mettre au ptit coin, vilain 🙂

    C’est très honnête, on ne l’aurait jamais vu!

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  4. Richard Langelier permalink
    30 mars 2011 21 h 42 min

    Le plafond des REER à 22 000 $ me semble abusif. D’autre part, je trouve normal qu’un professionnel du gouvernement ou un professeur d’université qui touche un salaire de 100 000 $ par année ait droit à une rente de 70 000 $ par année, après 35 ans de service. Ce taux de remplacement du revenu est financé par une cotisation d’environ 14 000 $ au régime de retraite collectif qui ne s’ajoute pas au revenu imposable, tout comme les dividendes d’actions et obligations détenues dans la caisse de retraite. En toute cohérence, je trouve normal que le contribuable qui a un revenu de travail de 100 000 $ ait un taux de remplacement de son revenu semblable à la retraite. Un plafond de 14 000 $ me semble équitable. En ce qui concerne les salariés qui ont un facteur d’équivalence plus élevé, la différence devrait être versée dans un autre compte et s’ajouter au revenu imposable.

    Plus le palier d’imposition est élevé, plus l’économie d’impôt provenant d’une cotisation à un REER ou à un RPA est importante. Devrait-on remplacer par un crédit d’impôt? Une cotisation 1 000 $ dans un fonds de travailleurs, donne 150 $ de crédit d’impôt à chaque niveau de gouvernement [1]. Pour les RPA, ce me semble plus complexe, de prime abord, mais sûrement pas insoluble.

    Dans son cadre financier électoral de 2008, Québec solidaire estimait à 250 M$, ce que rapporterait au gouvernement du Québec un plafond des REER à 10 000 $. Comme les agrégats concernant les déductions fiscales du Ministère des Finances ne sont pas ventilés, l’estimation n’est pas facile à faire. Il y a sûrement des fourmis (bénévoles) qui pourront faire des croisements, quitte à y aller de fourchettes. Mes gènes de cigales me poussent à poser des interrogations plus pataphysiques : « Doit-on renoncer à la retraite par capitalisation, voire à tous les programmes sociaux financés par capitalisation? »

    J’y reviendrai si mon style correspond à la nétiquette de ce blogue.

    [1] 170 $ pour Fondaction au provincial, en ce moment.

    P.-S. Ces associations libres proviennent de différentes lectures, dont http://www.cese.uqam.ca/pdf/rec_00_analyse_critique.pdf.
    Dans l’introduction de « Âge de pierre, âge d’abondance », Marshall Sahlins cite un article « Les fourmis ne sont pas à la hauteur de leur réputation ». Une étude, avec loupe et chronomètre, illustre que les fourmis donnent l’impression de travailler fort parce qu’elles sont nombreuses, mais qu’en réalité, chacune passe la majeure partie de la journée à flâner et faire sa toilette.
    Dans une vie antérieure, une amie m’a fait parvenir le lien d’une musique de « jeunesses ». Ça sonnait ainsi : « Y a des cigales dans la fourmilière et c’est pour ça que j’espère ». À cause de mon vieil âge, j’ai considéré que c’était de la musique de mongoles et j’ai supprimé le lien.

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  5. 30 mars 2011 22 h 17 min

    @ Richard Langelier

    Bienvenue ici ! Il ne reste plus qu’à vous trouver un avatar !

    «Un plafond de 14 000 $ me semble équitable»

    Cela me semble aussi raisonnable.

    «la différence devrait être versée dans un autre compte et s’ajouter au revenu imposable»

    Ça me rappelle quelque chose…

    «Plus le palier d’imposition est élevé, plus l’économie d’impôt provenant d’une cotisation à un REER ou à un RPA est importante.»

    C’est drôle, je parlais justement de ça à un collègue aujourd’hui… Cela veut dire que plus on a de difficulté à épargner, moins l’État nous aide ! En plus, un bas salarié risque de perdre une partie de la valeur du SRG qu’il recevra à la retraite quand il retirera ses RÉER. Cela démontre encore plus qu’il est faux de dire que les supposées cigales coûtent plus cher à l’État que les fourmis qui s’autoproclament prévoyantes !

    «Devrait-on remplacer par un crédit d’impôt? »

    Techniquement, c’est difficile à justifier, car il ne s’agit pas d’un revenu déductible comme tel, mais d’un report d’impôt. C’est pourquoi la notion d’un plafond plus bas me semble plus équitable.

    «Dans son cadre financier électoral de 2008, Québec solidaire estimait à 250 M$, ce que rapporterait au gouvernement du Québec un plafond des REER à 10 000 $. »

    Avec les calculs que j’ai faits, je crois fort probable que cette estimation soit trop basse.

    D’ailleurs, dans la campagne courage politique, cette estimation est passée à 533 millions $ (voir http://www.couragepolitique.org/proposer/ ), estimation qui me semble à vue de nez bien plus crédible.

    «quitte à y aller de fourchettes»

    J’ai déjà donné ! 😉 (voir mon billet précédent sur ce sujet…)

    « Doit-on renoncer à la retraite par capitalisation, voire à tous les programmes sociaux financés par capitalisation? »
    «J’y reviendrai si mon style correspond à la nétiquette de ce blogue.»

    Si vous êtes déjà venu ici, vous avez sûrement constaté que nous avons toléré des commentaires autrement plus agressifs ! Et c’est un euphémisme !

    Et cela demande en effet plus d’explication. En passant, les régimes de retraite européens ne sont pas capitalisés, ce dont nos chantres de la dette québécoise trop élevée devraient tenir compte quand ils comparent la dette du Québec à celle des pays européens…

    « Y a des cigales dans la fourmilière»

    La musique est en effet assez poche selon mes standards…

    Je préfère : «dans le monde des fourmis, il n’y a que des fourmis» (le pire, c’est que ça a rapport !)

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  6. 30 mars 2011 22 h 37 min

    @ Koval

    «C’est très honnête, on ne l’aurait jamais vu!»

    Finalement, je suis bien content de l’avoir vu !

    Je tiens à répéter :
    «dans le monde des fourmis, il n’y a que des fourmis»

    Pour des gens comme Castonguay qui vivent dans un monde de fourmis, il ne peut y avoir que des fourmis, ils ne conçoivent pas que des gens n’aient pas les moyens d’être des fourmis… Encore le manque d’empathie qui cause des dégats…

    J’aime

  7. 1 avril 2011 18 h 06 min

    @ Richard Langelier

    «P.-S. Ces associations libres proviennent de différentes lectures, dont http://www.cese.uqam.ca/pdf/rec_00_analyse_critique.pdf.»

    J’ai lu ce texte aujourd’hui. L’analyse ressemble à la mienne, sauf qu’ils n’ont pas calculé le coût des programmes pour les personnes âgées pauvres. Bref, c’est plaisant de voir que ces «experts» arrivent sensiblement aux mêmes conclusions que moi.

    J’aime

  8. Yves permalink
    1 avril 2011 18 h 34 min

    Alors, cela fait de toi un expert. 😉

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  9. 2 avril 2011 13 h 03 min

    Interrogation

    De Darwin: «dans le monde des fourmis, il n’y a que des fourmis»

    En corollaire: (conséquence, déduction, effet, évident, porisme, proposition, suite. Crisco.), dans le monde des cigales, il n’y a que des cigales ?

    Corollaire : prolongement d’une réflexion antérieure, argument supplémentaire à l’appui d’une affirmation. Tronquin donnait fréquemment à ses paroles des corollaires chuchotés (L. Daudet, Astre noir, 1893, p. 37). cnrtl

    Donc en théorème, antonyme de corollaire 😦 affirmation, axiome, démonstration, proposition, vérité), prolongement d’une réflexion antérieure, argument supplémentaire en équivalence d’une affirmation.

    En clair, si vous pouvez affirmer que : «dans le monde des fourmis, il n’y a que des fourmis», je puis tout aussi bien affirmer que : « dans le monde des cigales, il n’y a que des cigales ».

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  10. 2 avril 2011 13 h 42 min

    @ Robert Lachance

    «En corollaire: (conséquence, déduction, effet, évident, porisme, proposition, suite. Crisco.), dans le monde des cigales, il n’y a que des cigales ?»

    Non, sophisme ! Demandez à Aristote, si vous voulez, votre syllogisme est faux (1). Il ne s’agit nullement d’une «conséquence immédiate» de la proposition ! On peut très bien imaginer un monde de cigales où il n’y a pas que des cigales !

    Pour être clair : dans un monde où il y a des cigales, c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas les moyens d’épargner dans des RÉER, on peut très bien savoir qu’il y a aussi des fourmis qui récoltent de très plantureuses dépenses fiacales. Et, ils en parlent tellement, qu’on serait sourd si nous ne le savions pas !

    1 Si A entraîne qu’il n’y a que A ne veut pas dire automatiquement que si B entraîne qu’il n’y a que B.

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  11. 2 avril 2011 13 h 45 min

    @ Robert Lachance

    En fait, les fourmis savent bien qu’il y a des cigales. Mais, ils s’imaginent qu’ils peuvent les transformer en fourmi par magie…

    Bref, dans un monde de fourmis, les fourmis voudraient qu’il n’y ait que des fourmis !

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  12. Richard Langelier permalink
    5 avril 2011 20 h 05 min

    Dans http://www.ledevoir.com/economie/finances-personnelles/320378/libre-opinion-pour-une-retraite-automatique-avec-droit-de-retrait, François Rebello écrit : « Nous voulons ici préciser que le régime de retraite automatique avec droit de retrait que nous proposons indique qu’une cotisation de l’employeur pourrait être obligatoire dans la mesure où le fardeau fiscal de l’entreprise n’augmente pas. De fait, on pourrait envisager que l’employeur puisse avoir une diminution sur la taxe s’appliquant sur la masse salariale s’il contribue à ce régime. »

    En commentaire (en modération au moment où j’écris ceci), j’ai déduit : « Si je comprends bien, c’est le gouvernement du Québec qui paierait la cotisation de l’employeur ».

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  13. 5 avril 2011 20 h 46 min

    Quel manque d’imagination ces for me ! Ce serait comme s’il n’y avait qu’un sexe s’il n’y avait que des fourmis. Ça manque d’adolescence.

    Dieu n’aurait jamais pensé à que des fourmis, qu’il s’agisse de l’Un ou l’Autre des trois Uniques parvenus.

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  14. 5 avril 2011 20 h 46 min

    @ Richard Langelier

    « Si je comprends bien, c’est le gouvernement du Québec qui paierait la cotisation de l’employeur ».

    Je me suis dit la même chose en lisant ce texte ce matin.

    J’ai aussi réagi (mentalement…) aux termes utilisés : «préciser», suivi de «automatique», puis de «pourrait être obligatoire» (!) si «le fardeau fiscal de l’entreprise n’augmente pas». Ben voyons, ils contribueraient sans que cela leur coûte quoique ce soit, donc, ils ne contribueraient pas, comme vous le dites !

    Et il poursuit avec «on pourrait envisager que l’employeur puisse» Deux formes du verbe pouvoir dans la même phrase ! Ça, c’est de la politique précise !

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  15. 5 avril 2011 23 h 03 min

    Je me demande bien ce qu’est votre avatar, M. Lachance, ça ressemble à un drain de plancher de garage! 😯

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  16. koval permalink*
    5 avril 2011 23 h 18 min

    Oui moi aussi je me demande bien ce que c’est. Ça ressemble un peu à un nez de cochon!?!?

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  17. 6 avril 2011 13 h 28 min

    J’apprécie votre curiosité typiquement féminine SD et Koval, votre ouverture à la nouveauté et votre originale perception de forme.

    C’est une photo de mur de briques prise à angle d’environ moins 30 degrés. Ce qu’on peut prendre pour deux yeux, un oeil et un pendant d’oreille, des narines de cochon ou les trous d’un drain sont une erreur de ma part quand j’ai installé sur ce mur il y a plus d’une décennie une tablette pour y mettre des babioles que ma meilleure m’a fournies.

    Pour en voir davantage, Fantômes emmurés.

    Je me permets sans remords d’apporter plus de détails que nécessaire étant donné que nous nous situons au deuxième niveau de réponse que permet ce blogue, une facilité que j’apprécie et dont je remercie notre hôte.

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  18. 11 avril 2011 22 h 27 min

    haha! Merci de l’éclaircissement. Je présume que ça pourra^t devenir un truc dérivé de la gestalttheorie. L’esprit y voit ce qu’il est conditionné à voir, mais troublé par la visée que lui suggère son inconscient, nid des désirs les plus sournois. Je désirerais tant avoir un drain de plancher dans le vieux garage rattaché à c’te vieille cabane la pour pouvoir laver tout ça à l’eau! 😯

    🙂

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