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Le coût du décrochage

13 juin 2011

Par Darwin – Le billet de Koval sur La règle de trois m’a rappelé un sujet que j’avais mis il y a plusieurs mois sur ma «liste». Il s’agit des tentatives de calculer le coût du décrochage scolaire.

Pierre Fortin, professeur d’économie à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), est celui qui est le plus cité en la matière. Malheureusement, je n’ai trouvé aucun document complet sur ses travaux, que des articles de journaux et de revues. Malgré tout, les compte-rendus sont assez précis pour avoir une bonne idée de la méthode qu’il a utilisée.

Calcul des coûts du décrochage scolaire

Pour calculer les coûts du décrochage, M. Fortin utilise la différence entre le revenu moyen d’emploi d’un travailleur sans diplôme et celui d’un travailleur diplômé d’un diplôme d’études secondaires ou professionnelles (DES ou DEP). Il le multiplie ensuite par 45, considérant que ce travailleur sera en emploi pendant 45 ans (!), soit de 20 à 65 ans. Il arrive ainsi à 420 000 $, montant auquel il ajoute les coûts de santé plus élevés chez les gens peu scolarisés (40 000 $) pour en arriver à 460 000 $ par personne. En calculant le nombre de personnes n’ayant pas de DES ou de DEP, il estime le coût total du décrochage à 4 milliards $ par année. Conscient, que tous ne peuvent pas obtenir ces diplômes (fiou!), il estime qu’en faisant baisser du quart le taux de décrochage, le gain serait plus d’environ 1 milliard $ par année, dont 300 millions $ iraient dans les coffres des gouvernements.

Dans un autre article écrit un an plus tard, il arrive avec des calculs semblables à 450 000 $ par personne. Que voilà un bel exemple d’une règle de trois bien appliquée! Je pourrais contester certains de ses calculs, dont l’utilisation de 45 ans d’années de travail, alors que l’âge moyen (et médian) de la retraite est d’environ 60 ans au Québec et que son calcul suppose une retraite à 65 ans, ou soulever que bien des travailleurs passent par des périodes de chômage, de maladie ou même d’accidents de travail et que certaines femmes s’absentent du milieu du travail lorsqu’elles sont enceintes et par après (parfois, et de plus en plus, le père aussi), mais ma principale objection est ailleurs.

Les limites de la règle de trois

Le fait d’appliquer grossièrement la moyenne des revenus des personnes qui ont un DES ou un DEP (ce qui est déjà bien différent) à celles qui se rajouteraient à ce groupe est un exemple des dérives de l’application de la règle de trois en économie. D’une part, les personnes qui ont un DES ou un DEP n’ont pas nécessairement les mêmes caractéristiques que celles qui se rajouteraient en termes de capacités d’apprentissage, d’intérêts aux études ou même de comportement. D’autre part, ce n’est pas parce qu’on augmente l’offre de main-d’œuvre pour certaines professions que la demande augmente automatiquement.

Par exemple, si on augmente le nombre d’électriciens, un métier qui demande un DEP et qui est bien payé, le nombre de travaux d’électricité demandés, lui, n’augmentera pas par magie! Le nouveau diplômé risque de chercher longtemps du travail, pour finir par accepter un emploi dans un autre domaine moins bien payé. On le voit bien avec l’immigration. Depuis quelques années, plus de la moitié des immigrants qu’on accueille au Québec possèdent au moins un baccalauréat. Or, une forte proportion de ces immigrants doivent accepter des emplois qui exigent bien moins de qualifications qu’ils en ont.

En plus, le marché du travail aurait besoin du même nombre de personnes travaillant dans des emplois au salaire minimum, que ces gens aient un DEP, un DES, un baccalauréat ou aucun diplôme. Ces personnes ne toucheraient donc pas automatiquement le salaire moyen de ceux qui ont déjà un DEP ou un DES. Cela dit, il est probable que l’ajout d’offre de main-d’œuvre pour certaines professions actuellement en pénurie permettrait de fait une hausse des revenus totaux, mais cette hausse serait bien moindre que celle calculée par M. Fortin. Et, si on veut tenir compte de tous les facteurs en jeu (les connaît-on tous?), cette hausse est impossible à évaluer…

Mais pourquoi ce calcul?

M. Fortin affirme que «l’important est de prendre con­s­cience que le décrochage scolaire coûte extrêmement cher à la société québécoise». J’ai déjà entendu M. Bernard Landry dire exactement la même chose dans une conférence qu’il a donné à l’Institut du nouveau monde. En période de questions et commentaires, je lui ai mentionné qu’il n’y a pas une seule façon d’apprendre un métier et que pour certains métiers, l’apprentissage en cours d’emploi par compagnonnage, avec un mentor ou sur le tas (des quasi synonymes…) est même préférable à l’apprentissage en milieu scolaire… Cela a jeté un froid… mais a alimenté les discussions du lendemain. Pour les personnes intéressées aux possibilités d’apprentissage hors du milieu scolaire, j’ai écrit un billet il y a plus d’un an à ce sujet.

Et alors…

Pour moi, l’important n’est pas «de prendre con­s­cience que le décrochage scolaire coûte extrêmement cher à la société québécoise», mais de prendre con­s­cience que le décrochage empêche trop souvent une personne de pouvoir exercer son rôle de citoyen à part entière et d’avoir accès à une culture plus étendue.

La question du coût monétaire me laisse totalement froid dans bien des domaines, d’autant plus que ce coût est souvent exagéré, comme je viens de le montrer. Par exemple, les études sur les coûts des accidents automobiles, des absences au travail en raison du stress et de la mauvaise alimentation m’indiffèrent presque totalement (en fait, elles m’enragent…). Ce qui m’intéresse, c’est la perte de jouissance de la vie chez ces personnes. Et, non seulement cette perte n’est pas évaluable, mais elle est rarement considérée parce que non évaluable. Cette perte n’en existe pas moins…

Pour le décrochage, c’est la même chose. Ce qui m’intéresse le plus est la perte de jouissance de la vie qui en découle trop souvent. Les calculs de M. Fortin, même s’ils étaient exacts, ne sont pour moi qu’une façon de dire que la croissance économique est plus importante que le bonheur des citoyens, alors qu’elle doit être au service de leur bonheur.

Je reviendrai sûrement la dessus!

16 commentaires leave one →
  1. Richard Langelier permalink
    13 juin 2011 23 h 55 min

    Il est de bonne guerre de rappeler à ceux qui ne voient que le court terme que certains investissements dans la prévention peuvent faire économiser à long terme : citer une expérience faite auprès de x enfants de 4 à 6 ans d’un ghetto a « démontré» qu’il y a eu y moins de grossesses chez les adolescentes, z moins d’adhésions aux gangs de rue, etc.

    Par contre, ce qui me scandalise, c’est que souvent on paie des chercheurs pour démontrer ce que tout le monde sait déjà.

    Il y a des choses qui relèvent de l’humanisme minimal. L’enfant qui arrive à l’école le ventre vide souffre. On se doute un peu qu’il aura de la difficulté à apprendre. Bernard Landry avait répondu à Vivian Barbot et une délégation de la Fédération des femmes du Québec : « si les oiseaux, avec leurs petites cervelles nourrissent leurs petits, a fortiori…. ». Il n’a cependant rien fait pour améliorer la situation, puisque le « principe de réalité » avait exigé de réduire les revenus du gouvernement du Québec, pour les conditions gagnantes (et enlever la gratuité des médicaments aux personnes assistées sociales, pour subventionner l’industrie du médicament d’origine). Vous l’avez entendu dire, Darwin, que le décrochage scolaire coûte cher à l’économie québécoise. Déprimant, en effet.

    Cet économisme a dépassé les bornes, lorsque Margie Gillies a été insultée par l’animatrice de Sun TV News, puisque les subventions pour les arts, ça ne sert à rien.

    Bien sûr, il est important de démontrer aux électeurs qu’il est possible d’accroître les recettes du gouvernement de la province de Québec de X milliards $, que pour les différentes missions de l’État, on peut en mettre tant pour l’Éducation, qu’il faut choisir une distribution entre la prime enfance et les études supérieures. Dans ce dernier cas, l’économisme indiquera qu’il fait investir en mathématiques appliquées, en biochimie appliquée à la création de nouvelles molécules, etc. Cependant, l’enfant à qui l’on doit attacher un casque parce qu’il se frappe la tête sur les murs dans un centre, ne le fera peut-être pas s’il est amené à la campagne, qu’il cueille des fraises dans le matin, qu’il participe à la préparation du dîner, qu’il va dessiner près du ruisseau, l’après-midi, qu’un professeur de danse lui permet de s’exprimer. Est-il préférable de prescrire du Ritalin et permettre à un enfant d’être à l’école plutôt que placé dans un centre? Question délicate.

    Le réductionnisme de Pierre Fortin et Bernard Landry est inquiétant.

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  2. Pierre Jobin permalink
    14 juin 2011 0 h 02 min

    Le forum sur la formation professionnelle et technique vient de commencer ce soir. Il y sera abondamment question de l’adéquation entre la formation et l’emploi.

    Peut-être y aborderons nous également la question des rêves et des espoirs des jeunes, du développement de la personne humain et de la formation des citoyennes et des citoyens ? Et pourquoi pas de bonheur…

    Merci pour ce billet.

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  3. kilrain permalink
    14 juin 2011 0 h 41 min

    Darwin, si vous saviez combien il est réconfortant de lire les propos d’un économiste sachant calculer, qui conclut avec son coeur plutôt qu’avec sa calculatrice.

    Merci de cette démonstration! Une belle leçon d’humanisme pour ceux qui ne savent voir au-delà des chiffres et statistiques.

    B. Kilrain

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  4. 14 juin 2011 6 h 00 min

    @ Richard Langelier

    «Le réductionnisme de Pierre Fortin et Bernard Landry est inquiétant.»

    En effet. Merci pour votre commentaire, qui e rejoint tout à fait.

    « « si les oiseaux, avec leurs petites cervelles nourrissent leurs petits, a fortiori…. »»

    Je m’en souviens de celle-là. Pas sa meilleure, ça, c’est certain !

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  5. 14 juin 2011 6 h 04 min

    @ Pierre Jobin

    «Peut-être y aborderons nous également la question des rêves et des espoirs des jeunes,»

    Donnez-nous en des nouvelles !

    @ kilrain

    Bienvenue ici et merci pour les bons mots!

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  6. koval permalink*
    15 juin 2011 23 h 59 min

    D’après son calcul il y aurait environ 8700 décrocheurs par ans (4 milliards/460 000) Étrange, il y a quasiment 3 fois plus de décrocheurs d’après ce papier…

    http://tendancessociales.blogspot.com/2010/10/des-milliers-de-decrocheurs-scolaires.html

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  7. 16 juin 2011 5 h 51 min

    Son 460 000 $ est le coût à vie du décrochage, calculé sur une base de 45 ans… Même là, les chiffres ne fonctionnent pas dans l’article, à moins que la journaliste ait manqué des données. C’est pourquoi je cherche toujours un document écrit pas l’auteur.

    L’autre article, écrit par l’auteur, indique que ce 450 000 $ inclut les hausses salariales sur 45 ans (elle devraient être dans le revenu moyen ???). C’est pourquoi le calcul de l’auteur m’importait peu, je n’ai pas trouvé suffisamment de détail.

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  8. Déréglé temporel permalink
    16 juin 2011 7 h 14 min

    @Darwin:
    « que pour certains métiers, l’apprentissage en cours d’emploi par compagnonnage, avec un mentor ou sur le tas (des quasi synonymes…) est même préférable à l’apprentissage en emploi… »

    l’apprendissage en cours d’emploi est préférable à l’apprentissage en emploi? ou bien il y a une nuance que je ne saisi pas, ou bien tu veux dire qu’il est préférable à l’apprentissage à l’école…?

    @Richard Langelier:
    « Par contre, ce qui me scandalise, c’est que souvent on paie des chercheurs pour démontrer ce que tout le monde sait déjà. »

    Les chercheurs sont payés pour tester des hypothèses, souvent basées sur ce que tout le monde croit savoir. Bien souvent, ces hypothèses ce confirment, et on méprise les chercheurs en disant qu’on le savait déjà. Souvent aussi, ces hypothèses sont infirmées, et on méprise aussi les chercheurs en prétendant que « ben, voyons, je sais bien moi que [insérer l’affirmation réfutée], c’est juste une question de gros bon sens » et on nie les faits. Parfois, les hypothèses sont infirmées, et des gens raisonnables prennent acte.
    « Démontrer ce que tout le monde sait déjà », c’est important en recherche. Ça fait partie du processus qui permet de découvrir des choses dont personne
    ne se doutait. On n’a pas l’un sans l’autre.

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  9. 16 juin 2011 7 h 36 min

    @ Déréglé

    «ou bien tu veux dire qu’il est préférable à l’apprentissage à l’école»

    Merci, c’était bien une erreur. J’aurais dû écrire (ce qui est maintenant fait) «est même préférable à l’apprentissage en milieu scolaire».

    « Démontrer ce que tout le monde sait déjà », c’est important en recherche.

    Tout à fait. Je travaille parfois des heures sans rien trouver de bien spécial. D’autres fois par contre, je trouve des choses qui remettent en question le «gros bon sens» populaire et des mythes bien installés. Comme tu le dis, quand ces recherches ne font que démontrer ce que tout le monde sait déjà (faudrait savoir qui est ce «tout le monde»), ces éléments passent tout de même du statut d’impression à celui de faits (enfin, parfois de façon bien relative et temporaire, mais, c’est déjà beaucoup plus qu’une simple impression).

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  10. koval permalink*
    16 juin 2011 7 h 52 min

    J’en conviens, le calcul est quelque peu simplet mais si cela amène les décideurs à focaliser sur les causes du décrochage alors, cela sert un peu mes intérêts, non?!?

    Peut-être c’est la seule façon de parler aujourd’hui, du moins j’ai cette impression, si tu donne un coût, tu vois l’impact économique, le seul langage compris en politique néo libérale..

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  11. 16 juin 2011 18 h 01 min

    «Peut-être c’est la seule façon de parler aujourd’hui»

    C’est ça que je constate aussi et que je déplore… Et, dans le cas du décrochage, j’appelle ça défoncer une porte ouverte !

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  12. Richard Langelier permalink
    18 juin 2011 0 h 19 min

    « Par contre, ce qui me scandalise, c’est que souvent on paie des chercheurs pour démontrer ce que tout le monde sait déjà. »

    Je pourrais me sortir de cette gaffe par la méthode bernardlandryste [1] : quand j’ai parlé de chiffons rouges, je pensais à la tauromachie, quand j’ai rencontré un groupe de femmes, j’ai voulu faire la nuance entre un problème social et un problème sociétal. Si des parents millionnaires alcooliques ne servent pas à déjeuner à leur enfant, ce n’est pas le même problème que les parents qui n’ont pas les revenus suffisants [2]. Je pourrais aussi utiliser la formule : « les mots ont dépassé ma pensée », ce qui signifie souvent : « il y a longtemps que j’avais cessé de penser lorsque j’ai dit cela ». Je vais plutôt réciter trois « Je vous salue Marie », comme lorsque je m’accusais d’avoir jeté un coup d’oeil sur une affiche de « Et Dieu créa la femme », le chef-d’oeuvre de Roger Vadim [3] mettant en vedette Brigitte Bardot.

    Je vais reprendre une blague de Jacques Mascotto « Le temps perdu à la recherche » [4]. Après le déclin du marxisme à la fin des années 70, plusieurs professeurs se sont adonnés à la recherche. Mettre le texte des discours du trône du gouvernement duplessiste dans l’ordinateur pour y découvrir que l’expression « électrification rurale » y revient régulièrement. Cette recherche nous aurait démontré que contrairement aux idées reçues, le régime duplessiste en aurait un de modernisation. Or, Duplessis refusait de poursuivre la nationalisation de l’hydro-électricité qu’avait entamée le gouvernement Godbout avec la Montreal light & power. Il préférait envoyer des chèques pour que les entreprises d’électricité apportent le courant dans un rang où il n’y avait pas suffisamment de maisons pour que ce soit rentable. Évidemment, on n’y installait que le 110 volts et même pas le 60 cycles. Ces professeurs ex-marxistes (orthodoxes ou althusseriens) débutaient ainsi leur cours : « Je n’ai pas préparé de cours, je vais vous parler de ma recherche ». Après une heure : « vous n’avez pas de questions, c’est le temps de la pause, ce sera assez pour aujourd’hui, il n’est pas nécessaire de se revoir la semaine prochaine. Dans deux semaines, je vous reparlerai de ma recherche ». J’exagère à peine. Exit Hegel, Marx, Durkheim, Weber, Parsons… En économie politique, j’ai eu la chance d’avoir Gilles Dostaler qui nous expliquait dans quel contexte Bastiat a écrit. Lorsque j’ai cliqué sur le lien de minarchiste, j’ai évidemment décroché rapidement. Je préfère lire un chercheur comme Karl Polyanyi qui a évidemment lu Bastiat et compris le contexte.

    Lors de la récession de 82, les personnes assistées sociales de moins de 30 ans recevaient une centaine de dollars par mois, sauf si elles avaient un certificat médical démontrant leur inaptitude au travail. Lorsque j’ai lu dans les journaux une étude démontrant que ces personnes fouillaient dans les poubelles, je me suis permis d’être scandalisé par la paresse intellectuelle de ces chercheurs. Par contre, je considère la série « Naufragés des villes », présentée à RDI comme un bijou, tout en me doutant bien que ce sont les personnes déjà sensibilisées qui l’ont suivie.

    Voilà ce que je voulais exprimer par :« Par contre, ce qui me scandalise, c’est que souvent on paie des chercheurs pour démontrer ce que tout le monde sait déjà. »

    [1] J’imagine qu’Ambidextre supprimerait ce passage en vertu de l’article 1. De prime abord, je trouve l’idée du blogue intéressante. Sans basses flatteries, Koval et Darwin, je vous imagine mal déroger à cet article. Comme j’écris lentement pour être certain de produire un texte « songé », j’hésite à y participer.

    [2] Dans ce cas, on permet d’exempter d’imposition les gains en capital qui sont transformés en fiducies de charité et les enfants reçoivent des déjeuners.

    [3] Puisqu’il est permis de placer 5 liens, http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Vadim.

    [4] Sans doute dans Société, automne 1987 « Les sciences humaines entre la recherche et l’enseignement », mais je suis trop paresseux pour le relire maintenant.

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  13. 18 juin 2011 6 h 28 min

    @ Richard Langelier

    «Puisqu’il est permis de placer 5 liens»

    J’aurais préféré que ce soit un lien vers l’affiche qui vous avait amené à vous confessez… car à bride donnée… je préfère le cheval !

    «Dans deux semaines, je vous reparlerai de ma recherche»

    Puis, qu’est-ce qu’elle a donné, sa recherche ? Peut-on la consulter ? A-t-elle été présentée aux IG Nobel ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ig_Nobel

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  14. koval permalink*
    18 juin 2011 6 h 37 min

    @Richard Langelier

    Très humoristique comme texte, j’aime bien! 😆

    « Je pourrais aussi utiliser la formule : « les mots ont dépassé ma pensée », ce qui signifie souvent : « il y a longtemps que j’avais cessé de penser lorsque j’ai dit cela » » 😆 😆

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  15. Richard Langelier permalink
    18 juin 2011 15 h 01 min

    L’affiche de « Et Dieu créa la femme » sur le poteau de téléphone en face de chez nous était en noir et blanc. Grâce à vos bons soins, Darwin, je viens de la voir en couleurs, alors que l’andropause bat son plein. Le prix Ig Nobel d’Économie de 2005 : « Le Vatican, pour avoir sous-traité des prières en Inde » me sera très utile.

    J’ai oublié de copier l’année de celui d’Économie : « Les présidents, directeurs et auditeurs de plusieurs compagnies (la plupart américaines) tels que Enron, Lernout & Hauspie, Kmart, Maxwell Communications, Merrill Lynch, Merck, WorldCom, Xerox et Arthur Andersen pour leur adaptation du concept mathématique des nombres imaginaires au service du monde des affaires. » J’ai cliqué sur le lien des nombres imaginaires. Intéressant, mais si Koval pouvait nous vulgariser le concept dans un billet, je me coucherais moins niaiseux, ce soir-là. Au « touch football », notre quart-arrière endormait la défensive en choisissant √-2, une fois par partie.

    Celui de Médecine 2008 : « Dan Ariely (Duke University) qui a démontré qu’un placebo au tarif très élevé était plus efficace qu’un placebo au prix peu élevé » pourrait faire progresser le débat sur le texte de Koval.

    Celui de Santé publique 2010: « à Manuel Barbeito, Charles Mathews et Larry Taylor pour leurs travaux sur les microbes qui s’accrochent au scientifique barbu. Ils ont montré que certaines bestioles que l’on trouve dans les laboratoires de microbiologie s’installaient durablement dans les poils de celui qui les manipulait. » m’a rappelé une blague qui illustre, à mon avis, comment la sexualité réprimée au Canada français ressortait. Un morpion avait dit à son chef qu’il en avait assez d’être dans la barbe du Père Ambroise. Le chef l’a récompensé en l’envoyant chez Élaine Bédard http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89laine_B%C3%A9dard. La semaine suivante, il s’est plaint de s’être retrouvé encore dans la barbe du Père Ambroise. Je ne serai pas froissé si ce passage est supprimé par les modérateurs du blogue, d’autant plus que j’ai beaucoup appris en écoutant le Père Ambroise.

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  16. 18 juin 2011 17 h 11 min

    @ Richard Langelier

    «Je ne serai pas froissé si ce passage est supprimé par les modérateurs du blogue»

    Pourquoi suprimer ce gag que j’ai connu moi aussi dans mon antique jeunesse (mais je ne suis pas sûr que ce soit avec les mêmes protagonistes) ? Il faut en faire profiter les nouvelles générations ! Nous gardons l’arme ultime de la modérations pour des gestes offensants…

    «Celui de Médecine 2008 (…) pourrait faire progresser le débat sur le texte de Koval.»

    Il est en effet tout à fait pertinent !

    Sur les nombres imaginaires, dont je vais laisser les explications à Koval, je ne me souviens que d’un gag plate que j’ai déjà mentionné dans un autre blogue.

    Quel est le nombre le plus laid ?

    -1, car il est i2

    (hideux)

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