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Le PIB

26 juin 2011

J’ai la sensation de passer à côté de l’essentiel…

Par Darwin – Dans de nombreux billets et commentaires, j’ai parlé du Produit intérieur brut (PIB), mentionnant de temps en temps ses limites et ses défauts. Je me suis toujours dit que ce serait bon d’y consacrer un billet à un moment donné. Or, voilà le moment venu.

Qu’est-ce que le PIB?

Selon Wikipédia, le PIB mesure les richesses créées dans un endroit donné pendant une période donnée. Je n’aime pas cette définition, car elle sous-entend que tout ce que le PIB mesure crée de la richesse et que rien de ce qu’il ne mesure pas en crée, ce qui est manifestement faux, l’article de wiki consacrant d’ailleurs une section aux Limites du PIB et [aux] défauts dans sa détermination. Je préfère donc dire que le PIB mesure la valeur monétaire de l’ensemble de la production comptabilisée en une période donnée, en général un mois, un trimestre ou une année.

Il y a trois façons de mesurer le PIB, les trois donnant théoriquement le même résultat. En fait, ces trois méthodes ne concordent jamais et on doit toujours les faire correspondre en ajoutant (ou soustrayant) une «divergence statistique». Mais, laissons ces détails de côté… Notons aussi que les calculs du PIB évitent ce qu’on appelle le double compte, comme les transferts gouvernementaux (par exemple la péréquation, qui est une dépense pour le gouvernement fédéral, mais un revenu pour le provincial), les paiements de transferts des gouvernements vers les particuliers (pensions, assurance-emploi, etc.), qui sont aussi des dépenses pour les gouvernements, mais des revenus pour les particuliers.

– Le PIB par la valeur ajoutée de la production

On additionne la valeur ajoutée (valeur de la production moins celle des achats) de chaque secteur industriel, comme on peut le voir dans les données de l’Institut de la statistique du Québec. Il s’agit en général de la seule donnée sur le PIB diffusée mensuellement.

– Le PIB selon les revenus

On additionne les revenus de travail (salaires, revenus de travail autonome, etc) et les revenus de capital (profits) en appliquant des redressements pour la variation des stocks, les impôts, les subventions et la baisse de valeur du capital (amortissement), comme on peut le voir ici. C’est un peu compliqué à utiliser dans une conversation sociale…

– Le PIB selon les dépenses

On additionne tous les types de dépenses. Il s’agit de la méthode la plus utilisée en analyse, dont on a un exemple ici. On la résume facilement par l’équation suivante :

PIB = C + G + I + (X-M), où :

  • C = les dépenses de consommation
  • G = les dépenses gouvernementales
  • I = les investissements privés et publics (appelés aussi «formation brute de capital fixe»)
  • X – M = exportations moins importations

Ces données sont présentées de trois façons : en dollars courants, en dollars constants et en dollars enchaînés de 2002… Notons en plus que ces données sont révisés régulièrement, jusqu’à 5 ou 6 ans après leur diffusion. Par exemple, on avait parlé en 2001 que le Québec avait évité de justesse une récession cette année-là (contrairement aux États-Unis), tandis qu’une toute petite récession est apparue pour cette année-là 5 ans plus tard !

Ce que le PIB comptabilise

Le PIB est un indicateur aveugle. Il comptabilise toute transaction où il y a remise d’argent en échange d’un bien ou d’un service. Pour lui, la nature de ces biens et services n’a aucune importance, seule compte la valeur monétaire remise lors de la transaction. Ainsi, il comptabilise aussi bien l’achat d’un bien qui apporte un certain bien être que les dépenses dites négatives, comme celles liées aux embouteillages, au coût des désastres écologiques, aux conséquences des accidents de la route, à la criminalité (même si elle est à la baisse…), etc. Il comptabilise aussi les dépenses des guerres, qui consistent essentiellement à détruire de la richesse, pas à en créer. Par exemple, lorsque des immeubles sont détruits, le PIB augmente en raison de l’achat d’équipement militaire, d’armement, des salaires des soldats, etc. Et si on reconstruit ces immeubles, le PIB augmentera encore plus, mais dans un autre pays! Et on ne pourra pas faire revivre les morts, ce que le PIB ne considère ni positivement, ni négativement. Bref, même en détruisant de la richesse et des vies, la guerre fait augmenter le PIB…

De même, les services, même très utiles comme ceux liés à l’enseignement et à la santé, sont comptabilisés selon leur coût, pas selon leur valeur intrinsèque. Lorsque le salaire des médecins est rehaussé, le PIB augmente, même si le service rendu est exactement le même qu’avant la hausse et procure exactement le même bien-être!

On dit souvent par exemple que les coûts de santé sont plus élevés aux États-Unis, qu’ils coûtent plus cher en dollars et même en pourcentage du PIB, ce qui est tout à fait vrai. En 2008, ces dépenses représentaient 15,4 % du PIB aux États-Unis et 10,2 % au Canada. Étaient-il meilleurs ou moins bons? Bien des indicateurs (mortalité infantile, couverture moindre, espérance de vie) montrent que la performance est moindre aux États-Unis, mais, ce qu’il faut comprendre ici, qu’on soit d’accord ou pas avec la valeur respective des services de santé du Canada et des États-Unis, c’est que cela n’a aucune importance dans le calcul du PIB! Seul le niveau des dépenses importe.

Ce que le PIB ne comptabilise pas

– travail domestique

Le PIB ne calcule pas les activités où aucun échange d’argent n’est effectué. Un repas pris et préparé à la maison contribue beaucoup moins au PIB (seules les dépenses d’aliments et d’énergie pour la cuisinière et autres dépenses du genre sont comptabilisées) qu’un repas pris au restaurant, où on doit payer en plus pour les salaires des travailleurs et pour le coût du logements, entre autres. Je ne dis pas que ce repas n’apporte pas parfois plus de bien-être, bien que ce soit souvent le contraire, simplement qu’il contribue plus au PIB, peu importe le bien-être qu’il apporte.

Il y a quelques décennies, bien des tâches maintenant rémunérées étaient accomplies sans échange d’argent par les femmes à la maison : éducation des jeunes enfants (il n’y avait pas de garderie, ou presque), soins aux personnes âgées (il y avait drôlement moins de centres d’accueil et autres foyers pour personnes âgées), préparation des repas (la proportion de repas pris à la maison était beaucoup plus élevé), confection des vêtements (combien de magasins de tissus ont fermé au cours des dernières décennies?), entretien de la maison, etc. Oh, cela se fait encore, et encore en majorité par les femmes, mais quand même moins qu’avant.

De façon assez ironique, bien de ces tâches maintenant accomplies par des travailleurs rémunérés le sont encore par des femmes dans les secteurs de l’éducation, des services de garde et de la santé. L’industrie de la fabrication de vêtements est d’ailleurs la seule industrie manufacturière où les femmes sont majoritaires (et c’est aussi celle où les salaires sont les moins élevés, mais c’est un autre sujet…)!

D’ailleurs, une forte proportion de la croissance du PIB entre les années 1970 et la fin des années 1990 (et dans une moindre mesure des années 2000) est justement due à la plus grande participation des femmes au marché du travail, en partie en raison du transfert d’activités auparavant faite «bénévolement» dorénavant faites en échange d’argent. L’idée ici n’est pas de savoir si cela est plus efficace ou si cela permet d’améliorer le bien-être (sûrement!), le PIB n’en a cure, mais simplement de montrer que le passage d’une activité non rémunérée à une activité rémunérée fait augmenter le PIB, peu importe que cette activité soit plus ou moins utile que lorsqu’elle était réalisée sans échange monétaire.

– bénévolat, échanges de services et troc

Le PIB ne comptabilise pas non plus les activités bénévoles qui représentent pourtant une hausse importante du bien-être d’une société. Les échanges faits dans une coopérative de services ou dans des activités de troc ne sont pas comptabilisées non plus. Il en est de même de la récolte de jardins privées ou communautaires et de la portion des aliments produits par un agriculteur qu’il consomme lui-même ou fournit à sa famille et à ses proches.

Un certain ministre fédéral pourrait bien conclure que les bénévoles qui ont aidé les victimes des inondations du Richelieu ont nui à l’économie (pour plusieurs personnes, l’économie et le PIB, c’est la même chose) en évitant que ces victimes n’aient à embaucher des travailleurs pour faire ce travail. Au bout du compte, le travail a été fait, mais le PIB n’a de fait pas augmenté autant que s’il y avait échange d’argent. La même «richesse» a pourtant été créée. Mais pire, il ne comptabilise même pas tout le bien-être que la lecture de ce billet procure (à moins que ce ne soit une externalité négative…)!

– travail au noir

Le cas du travail informel et du travail au noir est plus complexe. L’activité elle-même n’est pas comptabilisée, même s’il y a échange d’argent, mais les dépenses faites par ces personnes le sont. L’achat des grandes maisons des trafiquants de drogues permet donc une augmentation du PIB, même si les activités qui ont permis ces achats ne le sont pas.

– externalités

Comme le PIB ne comptabilise que les activités où il y a échange monétaire, il ne tient pas compte des effets négatifs pour le bien-être des activités comptabilisées. Ainsi, la production de gaz à effet de serre et la pollution qui condamne des terres en Alberta n’est pas soustraite de la valeur de la production de pétrole des sables bitumineux. Pire, si l’État décontamine un terrain, cela génère une nouvelle hausse du PIB. On va voir ça quand l’amphithéâtre de Québec sera construit, car il semble que le terrain soit contaminé… On va encore supposément «créer de la richesse» en éliminant les externalités négatives qui n’avaient pas été considérées lors d’autres activités comptabilisées qui ont causé cette contamination (on ne dit pas lesquelles)…

Ces externalités comprennent aussi la perte de jouissance de la vie qui découlent des activités économiques, comme la contamination des sources d’eau par les producteurs de gaz de schiste, la dégradation des paysages par les éoliennes, le bruit des camions sur les artères commerciales, le manque de sommeil des résidents lors de festivals et de grands prix, la phosphorisation des lacs et rivières par les activités agricoles et par le déboisement de leurs rives, et j’en passe.

Notons qu’il peut aussi y avoir des externalités positives, pas comptabilisées non plus, comme la diminution de la criminalité lorsque les richesses sont mieux réparties, les spectacles qu’entendent les résidents lors de festivals (une même activité peut donc générer des externalités positives et négatives, et même positives pour les uns et négatives pour les autres) et bien d’autres effets positifs non monétaires. Mais, dans l’ensemble, les externalités négatives découlant des activités comptabilisées sont beaucoup plus importantes que les positives.

– l’épuisement des ressources

Il m’a toujours paru étrange que les comptes économiques des pays capitalistes ne tiennent pas compte de l’état du capital que représente la Terre… Quand une entreprise minière retire un métal de la Terre ou qu’une société d’exploitation pétrolière en retire du pétrole, le PIB ne tient pas compte du fait que la ressource retirée ne s’y trouve plus. Il ne calcule que les échanges monétaires qui en résultent. C’est comme si une entreprise ne tenait pas compte de la baisse de ses stocks dans ses états financiers! C’est encore pire, car une entreprise peut faire renouveler ses stocks, mais pas la Terre…

Pourtant, de nombreuses études montrent la baisse des réserves de pétrole et aussi de métaux, dont les terres rares. Pas grave, la main invisible du marché va permettre de rationner ces réserves, ai-je entendu souvent, affirmation à laquelle je me suis déjà attaquée dans un billet il y a bientôt un an.

Et alors…

Je ne veux surtout pas laisser penser que je considère que le PIB ne veut rien dire. Comme tout indicateur, il n’indique toutefois que ce qu’il indique, pas ce qu’on prétend ou qu’on voudrait qu’il indique. Il informe sur certaines choses, mais pas sur d’autres. C’est pourquoi, il faut éviter de confondre cet indicateur avec la richesse et avec la totalité de l’activité économique, comme trop de gens le font. Pour bien interpréter tout indicateur, dont le PIB, la première chose à faire est de comprendre ce qu’il englobe et ce qu’il ne considère pas.

Dans de prochains billets, j’approfondirai certains aspects et certaines utilisations abusives qu’on fait du PIB. D’ici là, je vous souhaite de bénéficier d’un bon niveau de bonheur intérieur, qu’il soit net ou brut!

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63 commentaires leave one →
  1. dernier recours permalink
    26 juin 2011 20 h 06 min

    J’ajouterais deux choses:

    1- Le PIB ne comptabilise pas les « services de la nature ». Une usine de traitement de l’eau est une activité de production comptabilisée, mais un milieu humide, qui fait un travail semblable, n’apporte rien au PIB. Dans un article publié dans Nature (1997)*, les auteurs estiment la production de mère nature à environ 33 000 000 000 000 $US par an, soit près de deux fois le PIB global. Cette valeur est, évidemment, contestée. Mais étant donnée que cette valeur est difficile à estimer, les économistes lui attribuent généralement une valeur de (roulements de tambour) … 0! Les 2/3 des activités de production seraient ainsi, à toute fin pratique, négligés.

    2- À quoi sert le PIB? Un rapport de Statistique Canada** est clair. Lisez attentivement la dernière phrase:
    « Les variations du niveau de production constituent des indicateurs clés de l’activité économique. Par conséquent, l’évaluation de la production est un élément fondamental du suivi de la situation économique. C’est pourquoi le PIB s’impose comme un outil indispensable pour un vaste éventail de travaux d’analyse, de modélisation et d’élaboration de politiques. Les administrations publiques, les entreprises, les organisations commerciales, les syndicats, les chercheurs universitaires, les journalistes et le grand public utilisent le PIB pour évaluer le rendement de l’économie, apprécier l’efficacité des politiques monétaires et industrielles, analyser les tendances antérieures de la production, prévoir la croissance économique future, faire des comparaisons internationales, etc. Puisque l’activité économique est l’un des principaux facteurs ayant une incidence sur le bien-être, les fluctuations du PIB peuvent également servir à évaluer le bien-être général du pays. »

    * http://www.nature.com/nature/journal/v387/n6630/abs/387253a0.html
    ** http://www.google.ca/url?sa=t&source=web&cd=1&ved=0CBgQFjAA&url=http%3A%2F%2Funstats.un.org%2Funsd%2Fnationalaccount%2Fworkshops%2F2009%2Fottawa%2FAC188-Bk5.PDF&rct=j&q=%22%C3%A9valuation%20de%20la%20production%20est%20un%20%C3%A9l%C3%A9ment%20fondamental%20du%20suivi%20de%20la%20situation%20%C3%A9conomique%22&ei=PccHTuKINOHe0QGznbjYCw&usg=AFQjCNHbvyFHL_0xr2GMVcvb75dcyXAWsA&cad=rja

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  2. 26 juin 2011 20 h 32 min

    @ dernier recours

    «Le PIB ne comptabilise pas les « services de la nature ».»

    C’est vrai, j’aurais pu et dû le rajouter. Je crois d’ailleurs l’avoir noté quelque part, mais il m’a échappé.

    Merci !

    «Lisez attentivement la dernière phrase:»

    C’est vrai que le PIB est utilisé pour tout ça. Je maintiens que, trop souvent, les utilisateurs ne tiennent pas suffisamment compte de ses limites dans leurs interprétations. J’en parlerai dans les prochains billets.

    On peut d’ailleurs lire dans ce texte toute la prudence de Statistique Canada :

    «indicateurs clés» : il y en a d’autres;
    «élément fondamental»: idem;
    «outil indispensable» : un outil, pas une finalité;
    «un des principaux facteurs» il y en a d’autres;
    «peuvent également servir à évaluer» et non pas représentent !

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  3. Richard Langelier permalink
    26 juin 2011 20 h 40 min

    Face au débat entre Harvey Mead http://www.economieautrement.org/spip.php?article121 et Louis Gill http://www.economieautrement.org/spip.php?article122, je suis resté perplexe. Doit-on jeter à la poubelle, un outil imparfait? Si une porte d’armoire tenue par des vis à tête étoilée est en train de tomber et que je n’ai qu’un tournevis à tête plate à 23 heures, je serre les vis du mieux que je peux et le lendemain à la première heure, je vais acheter un tournevis à tête étoilée. Pour la comptabilité nationale, certains auteurs sont en train de construire des outils plus pertinents. En attendant ???

    Personnellement, le Potlach http://fr.wikipedia.org/wiki/Potlach, « La Part maudite » de Georges Bataille, Paris: Minuit 2011 [1] et « Âge de pierre, âge d’abondance : l’économie des sociétés primitives » de Marshall Sahlins, Gallimard 1981, m’aident à réfléchir sur l’impasse de nos sociétés contemporaines, où on ne produit jamais assez « richesses » pour satisfaire les besoins essentiels de toutes les personnes assistées sociales. Toute référence à Pauline Marois et Julie Boulet serait le fruit du hasard.

    [1] L’article http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Part_maudite ne me semble pas très fort.

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  4. 26 juin 2011 21 h 05 min

    @ Richard Langelier

    «Face au débat entre Harvey Mead et Louis Gill»

    J’ai lu ces textes lors de leur parution. Personnellement, j’ai trouvé M. Mead dur. Qu’on le veuille ou non, le PIB est toujours l’indicateur le plus utilisé par les autorités, sinon le seul. En tant qu’analyste (ou économiste), on ne peut pas passer outre. Et comme je le dis dans la conclusion du billet, il veut quand même dire quelque chose.

    Et pour moi, ce n’est pas un indicateur qui tient par une vis, c’est un indicateur excellent… pour dire ce qu’il dit, mais rien d’autre ! Je le répète, c’est dans son utilisation qu’il faut être prudent et qu’on abuse généralement. C’est un outil qui fait bien son travail, mais pas celui des autres outils. Mon analogie serait plutôt que c’est un tournevis à tête carrée qui fait bien son travail avec des vis qui lui sont adaptées, mais un outil qui est vraiment mauvais avec d’autres vis, et encore pire pour planter des clous !

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  5. Richard Langelier permalink
    26 juin 2011 22 h 03 min

    @ Darwin

    À la première lecture, c’est Louis Gill que j’avais trouvé dur. Cependant, comme il l’indique, Amartya Sen et d’autres économistes l’utilisent tout en cherchant à créer un indicateur plus complet. Il a été précisé en PIB en parité de pouvoir d’achat, par exemple. Je suis d’accord avec votre analogie.

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  6. dernier recours permalink
    26 juin 2011 22 h 09 min

    Même si Sta. Can. est prudent, ça n’empêche pas les gouvernements d’utiliser le PIB comme indicateur de qualité de vie pour guider les politiques publiques au Canada, comme partout dans le monde. Or, le PIB n’est pas un indice de qualité de vie: il n’a pas été conçu pour l’être. C’est ça qui est gênant – ça justifie toutes les courbettes vis-à-vis les « générateurs de croissance »..

    Un groupe américain nommé « Redefining progress » a créé un indicateur économique alternatif, le « Genuine progress indicator ». Ses détracteurs dénoncent la teneur politique du GPI, par rapport à un PIB, soit-disant neutre. Il s’agit bien sûr d’une erreur. Donner une valeur de 0 à une variable est autant un choix politique que lui donner une plus grande importance…

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  7. 26 juin 2011 22 h 20 min

    @ dernier recours

    «Or, le PIB n’est pas un indice de qualité de vie»

    C’est clair. Le PIB est un indicateur lié aux échanges monétaires. Or, la monnaie est trop souvent ce qui prime aujourd’hui. Tant que le pouvoir accordé à la finance et à la monnaie ne sera pas sérieusement amoindri, il sera difficile, voire impossible, de se passer de cet indicateur.

    Je compte aborder les autres indicateurs dans un troisième billet…

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  8. 26 juin 2011 22 h 25 min

    @ Richard Langelier

    «Il a été précisé en PIB en parité de pouvoir d’achat»

    Ça, ce sera dans le prochain billet ! C’est le problème avec les sujets divisés en plusieurs billets. Mais, je ne pouvais pas tout mettre dans le même. Même en le divisant, je trouve déjà le billet actuel bien long…

    Rapidement : le PIB en ppa (parité de pouvoir d’achat) améliore certaines choses à fins de comparaisons, mais ne change rien aux lacunes soulevées ici. Comme j’ai dit dans mon comm précédent (22:20), le principal problème demeure l’importance accorée au secteur financier et, dirait peut-être M. Gill, la gestion de la dette.

    J’y reviendrai…

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  9. 27 juin 2011 9 h 45 min

    Selon Jesus Huerta De Soto:

    « GNP is actually a net figure that excludes the value of all intermediate capital goods which at the end of the measurement period become available as inputs for the next financial year. Hence gross national product figures exaggerate the importance of consumption over national income, relegate to third place, after government expenditure,
    the production of final capital goods completed throughout
    the period (the only capital goods reflected in the GNP by
    definition) and absurdly exclude approximately half of all of
    society’s entrepreneurial, labor and productive effort, that
    devoted to the manufacture of intermediate products. »

    C’est l’une des plus grandes failles du PIB.

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  10. 27 juin 2011 9 h 46 min

    « According to a study carried out by the U.S. Department
    of Commerce, entitled, “The Interindustry Structure of the United
    States,” and published in 1986, 43.8 percent of the American gross
    domestic output (3,297,977 million dollars) comprised intermediate
    products which were not reflected by GDP figures »

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  11. André permalink
    27 juin 2011 16 h 39 min

    D’une certaine façon, le PIB est le nombre de monnaie en surplus, qui n’est pas directement essentiel à la production de service ou de marchandises indispensables. Le PIB peut donc être investi, mis en placement, versé en salaire, etc… Il est très près du concept de Capital que Marx avait identifié comme un vol aux travailleurs et à l’Humanité tout entière. Car si le PIB ne tient pas compte du travail domestique d’une femme ou d’un homme, il tient compte de ce que le travailleur peut accomplir pendant que son conjoint s’occupe de la maison. Donc d’une certaine façon, l’action du travailleur est conditionnel au travail ‘gratuit’ de celui qui travail à la maison.

    Mais pourquoi seul celui qui travail à l’extérieur a droit à sa part du Capital social? Simplement parce que présentement, c’est la bourgeoisie qui administre le Capital social et qu’il devient indispensable de travailler pour eux afin d’avoir une part du PIB (ou du Capital social).

    Pour éviter ce piège à cons et abolir la prostitution économique moderne, je penses qu’il est INDISPENSABLE de démocratiser le PIB. Le capital social ne devrait pas être administré par la bourgeoisie ou par son État bourgeois, mais par l’ensemble des humains eux-mêmes! Ainsi, celui qui œuvre à entretenir le nid familial, qui fait du bénévolat ou toute autre activité aujourd’hui non glorifiée, se verra rémunéré au même salaire que celui qui va travailler à l’extérieur.

    Vous aurez compris que mon obstination à vouloir démocratiser le Capital social cache un autre désir : celui d’abolir le « Marché du travail » et d’établir un revenu unique pour chaque Terrien, sans discernement.

    Si on le voulait, en prenant le PIB canadien et en le divisant également entre le nombre d’habitants, on pourrait déjà offrir plus de 3000$ par mois à TOUS les canadiens : femmes, hommes, enfants, vieillards, handicapés, etc…

    Si on le voulait, en prenant le PIB mondial et en le divisant également entre le nombre de Terriens, on pourrait déjà offrir plus de 950$ par mois à TOUS les canadiens : femmes, hommes, enfants, vieillards, handicapés…

    Un rêve qui devient réalité de jour en jour…. :o)
    http://unionrevolte.blogspot.com

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  12. André permalink
    27 juin 2011 16 h 42 min

    Dans le dernier paragraphe, on aurait évidemment dû lire « 950$ par mois à TOUS les terriens » et non pas « canadiens », désolé de la confusion. :o\

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  13. 27 juin 2011 17 h 24 min

    Beau texte bien nuancé Darwin…

    Je me demande cependant, concrètement, comment il font pour faire le calcul? La masse salarial? Qui fait ce calcul?

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  14. André permalink
    27 juin 2011 17 h 52 min

    Demande plutôt à revenu Québec! :p

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  15. 27 juin 2011 18 h 24 min

    @ Minarchiste

    Je ne comprends pas trop le point de vue de votre économiste. Les biens d’équipement intermédiaires font partie des investissements en machines et matériel (ligne 13 de http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/compt_econm/tab02int.htm ). S’il parle de l’accumulation de ces biens (leur valeur totale), c’est un stock. Or le PIB comptabilise les flux, pas les stocks (si ce n’est leur variation, ligne 15). À moins qu’il ne parle d’autre chose…

    @ André

    «le PIB est le nombre de monnaie en surplus»

    Je ne crois pas que vous parliez vraiment du PIB. Celui-ci n’a rien à voir avec la monnaie, donc n’a aucun rapport avec de la monnaie en suplus (je n’ai lamais entendu cette expression; j’espère que ça ne vient pas pas de l’argent-dette…). Comme je l’ai dit un peu plus haut, le PIB est un flux (un peu comme un relevé de revenus et dépenses) pas un stock (ce qu’est le capital).

    «d’une certaine façon, l’action du travailleur est conditionnel au travail ‘gratuit’ de celui qui travail à la maison.»

    Nombreux sont les couples dont les deux membres travaillent. On espère qu’ils se partagent équitablement le travail domestique, mais ce n’est malheureusement pas assez souvent le cas !

    «Si on le voulait, en prenant le PIB canadien et en le divisant également entre le nombre d’habitants»

    Je suis bien sûr pour une meilleure redistribution des richesses, mais ce n’est pas si simple… La répartition actuelle est déjà incluse dans le PIB, comme elle le serait si les revenus étaient parfaitement réparts.

    Cela dit, vous avez droit à votre point de vue et vous remercie de l’avoir partagé avec nous.

    @ Koval

    Merci pour les bons mots. Je te reviens avec des liens pour répondre à ta «petite» question… Je peux tout de suite te dire que les comptes nationaux ne proviennent pas d’une source unique, mais sont le résultat de la compilation de très nombreuses sources.

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  16. 27 juin 2011 18 h 56 min

    @ Koval

    «Je me demande cependant, concrètement, comment il font pour faire le calcul?»

    Statistique Canada l’explique ici :

    http://www.statcan.gc.ca/cgi-bin/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&SDDS=1901&lang=fr&db=imdb&adm=8&dis=2#b2

    «Les données sont tirées de fichiers administratifs et sont dérivées de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d’autres sources.»

    Pour les revenus de travail, y compris la rémunération des salariés, l’explication et le traitement des données est expliqué ici :

    http://www.statcan.gc.ca/cgi-bin/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&SDDS=2602&lang=fr&db=imdb&adm=8&dis=2#a2

    @ André

    «Demande plutôt à revenu Québec!»

    Non, Revenu Québec n’est pas impliqué dans ces sources et ce calcul.

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  17. 27 juin 2011 20 h 30 min

    Supposons qu’une entreprise produit des trains d’aterrissages.

    Elle reçoit une commande pour 20 trains d’aterrissages, qu’elle livre le 15 décembre. Cependant, l’avion en question ne sera pas livré à Air Canada avant juin de l’année suivante. Ce bien ne sera pas comptabilisé dans le PIB de cette année, tant que l’avion n’aura pas été acheté par Air Canada.

    La somme de cette production équivaut à près de la moitié du PIB calculé de façon conventionnelle.

    En fait, j’ai lu qu’environ 85% de ces montants sont des services.

    Cette nuance est fondamentale lorsqu’il est question d’étudier les cycles économiques. Hayek faisait aussi cette nuance en passant lorsqu’il a travaillé sur la théorie autrichienne des cycles économiques.

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  18. Richard Langelier permalink
    27 juin 2011 20 h 54 min

    @ André

    Je ne suis pas sûr que j’aimerais recevoir un chèque brut. Si on prenait le produit intérieur net http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_net, serait-on plus avancé? On éliminerait les salaires, les profits, on vendrait les machines et on distribuerait un chèque à tout le monde? Que ferait-on l’année suivante? On fabriquerait nos pelles et nos bêches et on ferait notre potager?

    @ Darwin

    Le Produit national brut inclut les dividendes des avoirs des citoyens à l’étranger. On ne parle pas du PNB d’une province, parce que les dividendes des actions de la Banque royale du Canada, par exemple, proviennent de l’ensemble des revenus des opérations de la BRC [1]. Pour calculer le PIB d’une province, doit-on s’astreindre à un calcul avec fourchette, comme vous l’avez fait admirablement [2] pour votre texte « Les cigales et les fourmis »?

    [1] Lorsque la taxe le capital existait au Québec, le capital était mesuré par un beau produit croisé : chiffres d’affaires au Québec/chiffres d’affaires au Canada = x/capital au Canada. (Si l’entreprise opérait au niveau mondial…)
    [2] Méfiez-vous de mes basses flatteries!

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  19. 27 juin 2011 21 h 13 min

    @ Minarchiste

    Il faudrait que vous précisiez de quel méthode de calcul vous parlez. Ce dont vous parlez ne peut porter que sur le Produit intérieur brut réel par industrie. Et voici ce qu’en dit Statcan :

    «les estimations du PIB réel par industrie ne peuvent être obtenues que par la projection de la relation entre la production brute réelle et la valeur ajoutée réelle, relation qui tient sur de courtes périodes de temps. C’est-à-dire que le volume de valeur ajoutée à partir d’un volume de production donné dans une industrie particulière reste généralement constant sur de courtes périodes de temps, puisqu’il faudrait des changements technologiques importants pour modifier cette relation de façon significative.»

    http://www.statcan.gc.ca/cgi-bin/imdb/p2SV_f.pl?Function=getSurvey&SDDS=1301&lang=fr&db=imdb&adm=8&dis=2#a2

    Il est donc clair que c’est la production qui est considérée, pas les ventes. Donc, votre bien produit non vendu est bien comptabilisé. Dans le PIB selon les revenus, la production non vendue fait partie de l’«Ajustement de la valeur des stocks» et j’ai déjà parlé de la façon de la considérer dans le PIB selon les dépenses (à peu près la même chose).

    Je ne vois vraiment où votre économiste va chercher ça. De toute façon, les ventes (ou livraisons) d’une année incluent les biens et services produits l’année précédente et ajustent les différences en fonction de la variation des stocks d’une année à l’autre. Où manque-t-il quelque chose ?

    Et, même si votre économiste avait raison (et il a manifestement tort) la seule différence serait entre les biens et services produits l’année précédente et vendus cette année et ceux produits cette année et pas encore vendus (ce qui est calculé, je le répète, dans l’«Ajustement de la valeur des stocks»), comment cette différence résiduelle pourrait représenter «près de la moitié du PIB calculé de façon conventionnelle» ? Cela n’a simplement aucun sens.

    Montrez-moi des données précises là-dessus. Jusqu’à maitenant, vous ne faites qu’affirmer et je me tape tout le travail…

    Les lacunes que j’ai soulevées et celle mentionnée par dernier recours sont elles bien réelles…

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  20. 27 juin 2011 21 h 38 min

    @ Richard Langelier

    «Le Produit national brut inclut les dividendes des avoirs des citoyens à l’étranger»

    Je me souviens, c’est l’indicateur qu’on utilisait dans ma jeunesse.

    «Pour calculer le PIB d’une province, doit-on s’astreindre à un calcul avec fourchette, comme vous l’avez fait admirablement [2] pour votre texte « Les cigales et les fourmis »?»

    Une flatterie de temps en temps, ça ne fait pas mal… d’autant plus qu’avec les erreurs que j’ai faites dans ce billet (Les cigales et les fourmis), il n’y a pas trop de danger que ma tête enfle ! 😉

    Non, ils ont d’autres outils pour cela. Mais il est certain qu’il y a des approximations. C’est d’ailleurs pourquoi ces indicateurs sont révisés régulièrement, jusqu’à 5 ou 6 ans après, comme j’en ai glissé un mot dans le billet («Par exemple, on avait parlé en 2001 que le Québec avait évité de justesse une récession cette année-là (contrairement aux États-Unis), tandis qu’une toute petite récession est apparue pour cette année-là 5 ans plus tard !»).

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  21. 27 juin 2011 21 h 51 min

    @ Minarchiste

    En fait, si j’ai bien compris, ce que vous décrivez est en fait l’investissement en stock (l’ajustement n’étant que l’ajustement selon la variation des prix de la valeur des stocks) et est expliqué à :

    http://www.statcan.gc.ca/pub/13-017-x/2008001/themes/ch10/5213377-fra.htm

    On y lit entre autres :

    «l’investissement en stocks, mieux connu sous le vocable de valeur de la variation physique des stocks ou encore de variations des stocks dans le système international, comprend les variations suivantes :

    des stocks de produits qui sont encore détenus par les unités qui les ont produits, avant qu’ils soient ultérieurement transformés, vendus, livrés à d’autres unités ou utilisés autrement;
    des stocks de produits acquis auprès d’autres unités, qui sont destinés à être utilisés pour la consommation intermédiaire ou à être revendus sans transformation ultérieure; elles sont mesurées par la valeur des entrées en stocks, moins la valeur des sorties de stocks et moins la valeur des éventuelles pertes courantes sur les biens stockés1;
    des variations des stocks de travaux en cours.»

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  22. Richard Langelier permalink
    27 juin 2011 22 h 02 min

    @ Darwin

    Je me souviens que Bernard Landry, premier ministre, avait rabroué Pauline Marois, ministre des Finances qui avait affirmé que le Québec était en récession : « techniquement, il faut trois trimestres consécutifs de contraction du PIB pour déclarer une récession ». Si c’était en 2001, ça signifierait que Pauline Marois avait raison. Heureusement, je ne suis pas péquiste, sinon ma conscience malheureuse serait tout sauf hégélienne.

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  23. 27 juin 2011 22 h 39 min

    « techniquement, il faut trois trimestres consécutifs de contraction du PIB pour déclarer une récession »

    En fait, Ça en prend deux, mais cette définition est tellement conne… J’ai mis le sujet (définition d’une récession) dans ma «liste» (un cinquantième sujet, peut-être… je ne les compte plus !).

    De mémoire, Marois avait parti un programme de dépenses d’infrastructure très critiqué. Nos chroniqueurs de droite lui ont sauté dessus prétendant que sa stratégie entraînerait de gros déficits. Mais, le résultat fut très bon et surtout bien synchronisé.

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  24. Richard Langelier permalink
    27 juin 2011 23 h 22 min

    Même si je me méfie de Wikipedia, la paresse intellectuelle m’y conduit en un clic de souris en attendant mon prochain séjour à la bibliothèque http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_national_brut.

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  25. 27 juin 2011 23 h 25 min

    «Même si je me méfie de Wikipedia»

    Pour ce genre de chose, c’est tout à fait correct.

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  26. Richard Langelier permalink
    27 juin 2011 23 h 45 min

    @ Respectable et Darwin

    Alors déclinons. Les entreprises de General Motors au Canada sont incrites « General Motors of Canada ». Leurs activités sont inscrites à la fois dans le PNB et PIB canadiens (et dans le PIB ontarien. Les activités de GM à Boisbriand étaient inscrites dans le PIB québécois). Les activités de Bombardier en Irlande ne font pas partie du PNB et PIB canadiens. Les dividendes que rapportent les actions de Bombardier of Ireland détenues par les Canadiens font partie du PNB canadien mais pas du PIB canadien. Suis-je dans l’erreur?

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  27. 28 juin 2011 0 h 44 min

    «Suis-je dans l’erreur?»

    Euh… je relirai demain, mais ça me semble correct !

    Confirmé !

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  28. 28 juin 2011 7 h 17 min

    Bon article Darwin, intéressant!

    « (même si elle est à la baisse… »
    Pas en chiffres absolus!!! 😡 😡

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  29. 28 juin 2011 7 h 24 min

    J’ai mis cette parenthèse juste pour toi ! Merci de l’avoir remarquée (et de ton commentaire, bien sûr !) ! 😉

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  30. 28 juin 2011 7 h 40 min

    🙂

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  31. 28 juin 2011 14 h 42 min

    « techniquement, il faut trois trimestres consécutifs de contraction…. »

    Sombre, tu crois que ça s’applique aux femmes enceintes?

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  32. Richard Langelier permalink
    28 juin 2011 16 h 18 min

    @ Koval

    Il serait intéressant de vérifier par combien de trimestres consécutifs de contraction du PIB la « science économique » définit la dépression économique. Je vous laisse cependant transformer la définition en bonne blague sur les femmes enceintes. Jean Drapeau n’avait cesse de dire : « il est aussi impossible que les Jeux olympiques soient déficitaires qu’un homme puisse avoir un enfant ». Je pense être andropausé à 63 ans, alors le plaisir de connaître ces contractions???

    Les agrégats statistiques de la comptabilité nationale, avec croisements de données, par méthodes de plus en plus raffinées présentées par Darwin, donnent le goût de se concentrer sur les mathématiques pures. Lorsque j’ai fait mon baccalauréat en Économie [1], la majorité des profs avaient réussi à me faire perdre le goût des maths en mettant leurs préjugés en équations : « la générosité du programme d’assurance-chômage provoque du chômage induit ». Le calcul différentiel, gymnastique de l’esprit fort libidineuse, était appliqué avec des hypothèses simplificatrices au sujet desquelles il était interdit de s’interroger : « donnez-moi un point de tangence et je soulèverai le monde! ». Je vais me remettre à l’étude du calcul différentiel. Ça pourrait compenser pour la perte de libido en cette période d’andropause et de célibat. Je ne veux surtout pas transformer ce blogue sérieux en courrier du cœur, ni appliquer la théorie de la séduction. [2]

    Je persiste à croire que non seulement la vie vaut la peine d’être vécue, mais que le PIB demeure un outil pertinent, si on l’utilise à bon escient.

    [1] C’était le nom du module et du département à l’UQAM à l’époque. Une étudiante de l’Université Laval m’a dit qu’elle étudiait en Économique, sans doute la traduction d’Economics. Je préfère Économie politique.
    [2] Dans ce cas, l’article http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_s%C3%A9duction, est faiblard. Le passage : «  Fliess, comme médecin oto-rhino-laryngologiste, reliait lui directement la sexualité au nez et écrivait :
    « […] Les femmes qui se masturbent souffrent généralement de dysménorrhée. Elles ne peuvent être guéries que par une opération sur le nez, si elles renoncent à cette mauvaise habitude » » a scandalisé certaines de mes amies, je ne sais pas pourquoi.

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  33. 28 juin 2011 19 h 11 min

    Ha! ha! Très bon texte M Richard Langelier…beaucoup de finesse et d’humour dans cette plume….une arme de séduction massive en période d’andropause….

    Très fins connaisseurs des problèmes féminins ces docteurs allemands et autrichiens (ami de Freud on dirait)….peut-être des amis des économistes autrichiens que Minarchiste affectionne tant!

    « Je ne veux surtout pas transformer ce blogue sérieux en courrier du cœur, ni appliquer la théorie de la séduction. »

    Darwin va dire que j’auto-troll mon propre blog!!! 😳

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  34. 28 juin 2011 19 h 18 min

    Non, dans l’exemple, le train d’aterrissage n’est pas un bien produit non-vendu, c’est un bien intermédiaire.

    L’avion sera le bien final qui lui sera comptabilisé même si non-vendu, mais comme il n’est pas terminé, il n’est pas comptabilisé.

    Concernant les données, j’ai cité celles du US Department of Commerce:

    « According to a study carried out by the U.S. Department
    of Commerce, entitled, “The Interindustry Structure of the United
    States,” and published in 1986, 43.8 percent of the American gross
    domestic output (3,297,977 million dollars) comprised intermediate
    products which were not reflected by GDP figures »

    L’aviez-vous manquée?

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  35. 28 juin 2011 20 h 14 min

    «Darwin va dire que j’auto-troll mon propre blog!!!»

    Pas «mon», «notre» ! 😉

    Meuh non, je ne dirais jamais ça…

    @ Richard Langelier

    «Pour calculer le PIB d’une province…»

    L’Institut de la statistique du Québec a sorti ce matin son «Panorama des régions du Québec. Édition 2011». Il contient des données du PIB… par région administrative !

    Malheureusement, ce document n’est pas très loquace sur la méthode utilisée… Il y a quelques éléments à partir de la page 141 (non numérotée), mais rien de bien détaillé, si ce n’est l’utilisation de «quotients de localisation» des industries…

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  36. 28 juin 2011 20 h 20 min

    Avez-vous une source? J’aimerais voir le contexte de cette déclaration. Et je ne trouve pas cette source. 1986…

    Si c’était vraiment si important, il y aurait plein de sources plus récentes, non ?

    J’ai encore vérifié aujourd’hui et d’autres experts du domaine m’ont confirmé que ces biens sont compris dans le PIB. Aux États-Unis ? Je ne connais pas leurs méthodes, mais cela m’étonnerait que ce soit différent d’ici.

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  37. Richard Langelier permalink
    28 juin 2011 21 h 27 min

    @ Koval

    J’hésite : transposer le débat vers Le Placebo ou rester dans celui-ci. Malgré un effort particulier pour préciser un aspect de l’outil PIB, Darwin admet qu’il a embrassé large. Il serait intéressant que les commentaires portent sur sa vulgarisation puisqu’il est utilisé régulièrement : « inquiétant, le PIB s’est contracté depuis… tout va bien, le PIB s’est accru depuis… ».
    Je peux comprendre que devant les résultats de ma mauvaise mémoire, trois trimestres de contraction au lieu de deux, la blague intelligente sur les femmes enceintes vous soit sautée à l’esprit [1]

    Je viens de remarquer que dans l’article, Wikipedia présente Fliess comme un ORL à la fin du 19e siècle, alors que ma mère souffrait d’oto-sclérose (perte de 20% d’ouïe à chaque grossesse et elle en a eu cinq, par morale chrétienne alors que mon père était médecin?), et qu’elle était bipolaire. J’ai à décider si je me fais opérer pour l’oreille droite, ce qui me ferait passer d’une surdité profonde à moyenne, mais rendrait ma prothèse plus efficace, avec 1% de risque d’échec, ce qui me ferait terminer mes jours avec une seule oreille atteinte d’une surdité sévère. Bien évidemment, comme homme, ça me fait sourire que Fliess fît le lien avec la masturbation féminine. De là à dire que Freud était un homme rose, puisqu’il s’éloigna de Fliess???

    Je suis resté dans ce commentaire. Si je n’avais pas répété une névrose d’abandon à 30 ans lorsque j’ai choisi de retourner à l’université en Économie, aurais-je pu faire abstraction du fait que la majorité des profs utilisaient les mathématiques pour justifier leurs préjugés contre les sans-emploi? On ne refait pas le passé. La vie se poursuit. Lorsque Darwin écrit un texte sur « L’économie », il me vient quelques questions de méthodologie à l’esprit. Le livre « Capitalisme et pulsion de mort » de Gilles Dostaler et Bernard Maris m’a plu, puisqu’il me semble que tout n’est pas faux dans l’oeuvre de Freud, mais je ne l’impose à personne.

    [1] Vous l’avez sans doute « songée », pour reprendre la pub de Meunier :
    Ça prend des tas de copains
    Boire mille Pepsi, ça s’est bien
    Et ça vous en bouche un p’tit coin
    Bravo Québec!
    -Aye man, comment tu fas pour écrire des textes songés d’même
    – Y’a rien là, mec!

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  38. 28 juin 2011 22 h 08 min

    «Le livre « Capitalisme et pulsion de mort » de Gilles Dostaler et Bernard Maris m’a plu, puisqu’il me semble que tout n’est pas faux dans l’oeuvre de Freud, mais je ne l’impose à personne.»

    Pas besoin, je l’ai lu (ce que j’ai déjà dit ici, je crois) ! Bizarre comme livre, mais j’ai bien aimé…

    «Lorsque Darwin écrit un texte sur « L’économie », il me vient quelques questions de méthodologie à l’esprit.»

    Quelles questions ?

    «Il serait intéressant que les commentaires portent sur sa vulgarisation puisqu’il est utilisé régulièrement : « inquiétant, le PIB s’est contracté depuis… tout va bien, le PIB s’est accru depuis… ».»

    Pouvez-vous préciser votre pensée ? Ici, je n’ai fait que mettre la table. Je trouve toujours préférable de bien définir un concept comme celui-ci avant de développer, ce que je vais essayer de faire dans le prochain billet (que j’ai à peine commencé…).

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  39. 28 juin 2011 22 h 12 min

    Noooooooooooooooooooon! Elles sont dodues et aimantes les femmes enceintes! 🙂
    Faut pas qu’elles aient des contractions, c’est là que les troubles commencent… 15 ans plus tard la casquette croche: « asti p’pa comment ça j’peux pas conduire ton char en calant ma bière vieux ringard??? »

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  40. 28 juin 2011 22 h 18 min

    Vrai que le texte de M. Langelier est bien amusant! 🙂

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  41. 28 juin 2011 22 h 28 min

    Moi, mes gars ne m’ont jamais demandé les clés du char… 😉

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  42. 28 juin 2011 22 h 40 min

    Chanceux! 🙂

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  43. 28 juin 2011 23 h 00 min

    Très sensuel ce rapport entre l’économiste et le PIB dans votre premier paragraphe…

    Comme excès d’activités sexuelles, Freud incluait dans l’abus sexuel toute sexualité déviée de sa fonction procréatrice,

    Si j’ai bien compris la théorie, ces excès rentrent dans la case « travail domestique » donc ne font pas exploser le PIB…on se calme donc, c’est pas comme ça qu’on crée de la richesse….

    J’aurais dû étudier l’économie….y’ a de la grosse science de la vie dans ça, m’enfin, si je me fie à votre texte….

    M Langelier, si vous avez envie de publier un billet chez Jeanne, billet d’humeur, politique, économique ou d’actualité, faites-nous le savoir, même si c’est pour critiquer QS ou ouvrir un courrier du coeur 😉

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  44. Richard Langelier permalink
    28 juin 2011 23 h 14 min

    @ Darwin

    «Lorsque Darwin écrit un texte sur « L’économie », il me vient quelques questions de méthodologie à l’esprit.»
    « Quelles questions ? »

    Je parlais de questions candides, comme « pour calculer le PIB par province, faut-il s’astreindre à des calculs de moines, comme vous l’avez faits pour Les cigales…? » (N’ayez crainte, je ne vous compare pas aux moines qui ajoutaient des chiffres tous les soirs à 3,1415, avec de vraies plumes et de vraies chandelles, alors que la calculatrice de 20$ aujourd’hui…). Je me posais la question publiquement : « si je n’avais pas eu bébittes, aurais-pu faire abstraction du fait que la majorité des profs mettaient leurs préjugés en équation, pour me concentrer sur l’utilisation des outils de la comptabilité nationale de façon intelligente? ». Je m’excuse d’utiliser ce blogue, de façon cathartique, mais après avoir écrit la question il y a quelques heures, j’y ai répondu. Idem pour me rejet des mathématiques à l’époque.

    La bonne blague de Koval sur les contractions m’a donné le goût de poursuivre le débat sur Le placebo. Par contre, les médias titrent : « ça va mal, le PIB s’est contracté… ça va bien, le PIB s’est accru, la dette, c’est grave en % du PIB, ce n’est pas grave en % du PIB ». Je lis ce blogue et n’y participe que depuis quelques mois. L’alternance réflexions et blagues intelligentes me plaît. J’éprouvais cependant des scrupules à détourner votre travail de vulgarisation vers les blagues. Plume a la réponse :
    Cé pas d’ma faute,
    Monsieur l’juge,
    Cé la faute aux apôtres,
    lé mauvaises compagnonnes,
    Cé eux autres qui m’ont entraîné
    Les Koval…

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  45. 28 juin 2011 23 h 17 min

    Facile, j’ai pas d’char… donc pas d’clés d’char. Tu l’sais, m’semb’…

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  46. 28 juin 2011 23 h 23 min

    @ Richard Langelier

    « aurais-pu faire abstraction du fait que la majorité des profs mettaient leurs préjugés en équation»

    Dire qu’à l’U de M on pensait qu’à l’UQAM, l’enseignement de l’économie politique (moi aussi, je favorise cette appellation…) était moins axé sur les classiques, l’économétrie et l’utilisation abusive des maths…

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  47. Richard Langelier permalink
    29 juin 2011 2 h 16 min

    @ Darwin

    Lorsque je suis arrivé en économie à l’UQAM, au début des années 80, il y avait eu une grève où les étudiants avaient obtenu que les théories économiques seraient présentées dans leur contexte historique. Le hic, c’est que ça s’est passé avec le même corps professoral pour qui mettre des variables explicatives selon le théorème de Gauss-Markov en formulation matricielle expliquait tout. Les nouveaux étudiants voulaient devenir économistes à la Banque de Montréal, alors le nouveau programme a fait long feu. Ainsi va la vie.

    @ Koval

    Je m’apprêtais à écrire : « allons au texte Le Placebo », mais je réalise qu’il y a une dynamique créatice sur ce blogue. Si ce sont de basses flatteries, je le saurai lorsque je recevrai le pot de fleurs sur la tête.
    Alors attention, c’est en 1885-1886, que « Freud incluait dans l’abus sexuel toute sexualité déviée de sa fonction procréatrice, comme la masturbation, le coït interrompu du retrait avant l’éjaculation », (comment interrompre du retrait après l’éjaculation? Mystère!). Et l’abus sexuel était un péché véniel par rapport à l’agression sexuelle. J’ai commencé mon cours classique en 1958 (à 10 ans, mais ça n’m’a rien donné), les questions des gars de ma classe qui en avaient doublé quelques-unes portaient sur le moment où le french kiss devenait un péché. Un frère cool s’est rendu jusqu’à 15 secondes, un autre m’a fait découvrir la dialectique : « si vous pensez à Brigitte Bardot, c’est 5 secondes, mais si vous tentez de résoudre un théorème du second livre d’Euclide, sky is the limit. Si elle cherche la définition du concept de vérité, de Platon juqu’à elle-même, en passant par Speculum de Luce Irigaray http://fr.wikipedia.org/wiki/Luce_Irigaray, vous monterez au septième ciel, en chantant Chu un rocker de Pierre Harel interprété par Gerry Boulet, inspiré de Chuck Berry http://fr.wikipedia.org/wiki/Chuck_Berry. Il faut dire cependant que Wikipedia ne précise I’m a rocker que par http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&redirs=0&search=I%27m+a+rocker&fulltext=Search&searchengineselect=mediawiki&ns0=1». Quant à la vérité sur la véritable origine du rock’n roll, je n’ai jamais réussi à gratter un seul accord de guitare. Un jour, the Ubbergeek reviendra de vacances et résoudra l’aporie… s’il connaît la musique de ma génération.

    Le rapport avec le PIB ?
    Il y a évidemment beaucoup de choses à jeter à la poubelle chez Marx et Freud (qui ont combattu les idoles et les dogmes, qui biffaient ce qu’ils avaient écrit la veille). Je retiens cependant qu’on apprend à l’enfant à différer le plaisir. Si tu manges tout ton dessert ce midi, tu n’en auras pas pour le souper. La société industrielle, sous la forme de l’hyperlibéralisme économique ou stalinienne a transformé le discours : « il n’y a pas suffisamment de richesses, les laissés-pour-compte doivent attendre ». Je sais bien qu’on peut découvrir cette aberration sans Freud ni Marx, mais cette lettre de Marx : « Le rapport des hommes à la nature reflètent leurs rapports bornés entre eux » m’a fait flashé : être écologiste, c’est peut-être plus subtil que la larme que verse Brigitte Bardot devant un blanchot.

    L’idée de publier un texte chez Jeanne me sourit. Lorsqu’un libertarien me dirait : « vous avez démontré que mes prémisses n’étaient pas bonnes, je conserve mes conclusions », il me faudrait quelques cours de Darwin pour ne pas me jeter par la fenêtre (seulement un troisième étage).

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  48. 29 juin 2011 8 h 49 min

    @Richard Langelier

    Très intéressant cette notion du temps qui amplifie la gravité des péchés, je ne savais pas. Les gens de mon âge ont eu des négationnistes des four de l’enfer comme professeurs des « sciences religieuses »…J’ai de bonnes raisons d’être d’une ignorance crasse dans ce domaine…

    Quand j’étais jeune, je rêvais d’être aussi jolie que BB dans les Western…j’ai finalement réussi, je la dépasse enfin 🙂

    Si un jour vous avez envie de nous pondre une psychanalyse freudienne de notre gauche QS ou quoi que ce soit d’autre, nous mettrons à la disposition de notre lectorat, une adresse pour nous joindre, Darwin et moi…

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  49. LesMotsLesChoses permalink
    29 juin 2011 8 h 56 min

    Très bon texte Darwin.

    Je suis assez d’accord que l’on donne trop d’importance au PIB comme indicateur de qualité de vie et de progrès social.

    Je voudrais revenir sur le fait que « Le PIB ne comptabilise pas les « services de la nature » »

    Le PIB n’a-t-il pas été bâti pour calculer le résultat des activités productives humaines? Il devient difficile de lui reprocher de ne pas inclure les activités productives qui ne sont pas humaines. Comptabiliser la vie serait assez fastidieux (énergie calorique su soleil, production d’oxygène par les arbres, etc.). L’exercice peut-être utile à titre comparatif. Par exemple, quel est, en termes de PIB, le coût de destruction d’un milieu humide si l’on doit le remplacer par une usine de traitement des eaux.

    Pour aussi revenir sur la citation de minarchiste:
    The Interindustry Structure of the United States,” and published in 1986, 43.8 percent of the American gross domestic output (3,297,977 million dollars) comprised intermediate products which were not reflected by GDP figures…

    On peut la trouver ici (http://www.scribd.com/doc/3083694/Money-Bank-Credit-Economic-Cycles), en note de bas de page à la page 420 du livre.

    Je n’ai pris connaissance que de quelques paragraphes du livre, mais, si ma lecture est bonne, il s’agit d’une critique des limites du PIB pour évaluer les étapes des cycles économiques (National Income Accounting is an inadequate to Reflect the Different Stages in the Business Cycle.) parce que des produits seront consommés plus tard, ce qui aurait pour conséquence de modifier la date des cycles économiques réels.

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  50. 29 juin 2011 9 h 33 min

    @ LesMotsLesChoses

    Bienvenue ici et merci pour les bons mots.

    «Il devient difficile de lui reprocher de ne pas inclure les activités productives qui ne sont pas humaines.»

    Je ne lui reproche rien, mais reproche à ceux qui l’interprète de ne pas tenir compte de ces lacunes quand ils analysent ses résultats.

    «Pour aussi revenir sur la citation de minarchiste:»

    Je tenterai de regarder cela ce soir. Merci pour la source !

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  51. 29 juin 2011 12 h 10 min

    @ LesMotsLesChoses

    Je viens de lire l’extrait en question. Je ne vois toujours pas où l’auteur veut en venir. Il n’explique pas clairement d’où viennent ses données, se contentant de prétendre que c’est à cause des keynésiens que le calcul du PIB exagère l’importance de la consommation !

    Ce que je crois comprendre est qu’il confond les stocks avec les flux. Comme je l’ai mentionné auparavant, le PIB est un flux, c’est-à-dire qu’il ne tient compte que de la valeur ajoutée de la production effectuée dans la période qu’il couvre. La valeur ajoutée de la production intermédiaire est comprise dans le PIB, mais pas la valeur accumulée, comme c’est le cas de toutes les productions.

    La véritable source que cela me prendrait est celle du document cité dans ce livre, soit « The Interindustry Structure of the United States », du U.S. Department of Commerce, 1986.

    Merci encore !

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  52. 31 août 2011 18 h 17 min

    LInstitut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) a publié aukourd’hui une «brochure» sur le PIB. Disons qu’eux et moi ne nous contredisons pas du tout!

    Les auteurs insistent toutefois davantage sur les facteurs de bien-être non monétaires que moi. La figure de la page 4 montre par exemple éloquemment la place réelle du PIB dans l’évaluation du bien-être : il n’en occupe qu’une petite portion et une partie du PIB n’en fait même pas partie!

    À lire!

    http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/mesurer_le_progres_social_vers_des

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