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La mongolie intérieure

28 septembre 2011

En partant, je m’excuse auprès des Mongols et des dits «mongoliens» trisomiques, il n’ont rien à voir avec cela, mais c’est un cri du coeur!

Je ne devrais pas réagir comme ça… En fait, je devrais plutôt cesser de lire les commentaires qui accompagnent les articles.

Plus tôt cette semaine, j’ai en effet lu un article sur l’intention du FRAPRU de «sillonner le Québec la semaine prochaine à bord de deux caravanes afin de réclamer plus de logements sociaux

Revendication inutile?

« Il y a au Québec 261 000 ménages locataires reconnus par les gouvernements comme ayant des besoins impérieux de logement. Comment peut-on n’ajouter que 2000 logements? », se demande François Saillant, coordonnateur du FRAPRU.»

Ouf, l’intervention gouvernementale ne comble même pas 1 % des besoins! La fausse reprise que nous connaissons laisse des milliers de personnes sans logis :

« Les groupes [d’aide à l’itinérance] nous disent que normalement les refuges débordent seulement en hiver. Mais maintenant, à Montréal, à Québec et à Trois-Rivières, les refuges débordent à longueur d’année », dit-il. »

Et quelle est la réaction de nos génies du commentaire?

«Au lieu de travailler, ils font une tournée pour chiâler.  »

«Pendant ce temps, je travaille et je travaille afin que mes impôts puissent faire vivre ces chiâleux. »

«et moi, j’ai deux emplois pour arriver à payer, pour me loger, me nourrir et me vêtir. PEndant que d’autres ne font rien de leurs journées et bénéficient de logements sociaux.»

«Au lieu de perdre leur temps à se promener et payer sur le BS avec nos taxes et impots, ils ne pourraient pas se trouver 1 emploi. »

«J’habite à côté d’un HLM. Comment pouvez-vous m’expliquer qu’il y a plein de Soucoupe pour la télévision satellite?»

Ensuite, on dira que j’exagère en parlant de société dissociée? L’empathie de ces habitants de la mongolie intérieure semble s’arrêter à leur nombril!

Heureusement certains commentaires me remontent un peu le moral, dont celui-ci :

«Je trouve certains propos ici désespérants de dureté, une telle froideur, ça fait peur!

«Ils avaient assez vu sa figure, ils ne voulaient pas chez eux de la misère des autres, quand cette misère était méritée. Et ils se laissèrent aller à une grosse jouissance d’égoïsme, en se trouvant calés, bien au chaud, avec la perspective d’une fameuse soupe. (…) Au rencart les gourmandes, les paresseuses et les dévergondées!»

Les Rougon-Macquart, L’assommoir, Émile Zola, 1877, chapitre XII »

Qui sont ces gens qui ont besoin de souhaiter que les pauvres soient encore plus pauvres, qu’ils soient dans une misère encore plus abjecte pour pouvoir profiter pleinement de leur vie?

23 commentaires leave one →
  1. 28 septembre 2011 0 h 19 min

    Il me viens à l’esprit cette citation de l’auteur de Mody Dick, entendue dans… « Esprit criminel »!

    « De toutes les suppositions absurdes de l’humanité, rien n’excède les critiques des pauvres faites par les bien logés, bien nourris et bien chauffés. »

    Herman Melville

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  2. 28 septembre 2011 5 h 49 min

    Tout à fait pertinent! Je ne la connaissais pas.

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  3. 28 septembre 2011 7 h 08 min

    À lire sans faute! J’aurais pu accoler ce texte brillant à une dizaine de mes billets!

    Économie néolibérale – De l’État et du marché

    Le passage le plus lié au présent billet est le suivant:

    «Les néolibéraux sont convaincus que les gens qui sont pauvres sont en grande partie responsables de leur sort. Leurs mauvaises habitudes, leur manque de planification, leurs errances de jugement expliquent leur condition misérable. L’État ne devrait pas intervenir. Les programmes d’aide sociale et autres sont injustes en ce qu’ils prélèvent de l’argent durement gagné chez ceux qui sont diligents et prudents pour financer les mauvaises habitudes de gens qui manquent de discipline et de retenue.»

    Il s’agit d’une critique de ceux qui pensent comme ça, bien sûr… Ils écrivent aussi:

    «La crise financière aurait dû faire en sorte que le néolibéralisme soit jeté aux poubelles de l’histoire. Pourtant, après une brève pause, ironie des ironies, cette idéologie a trouvé son deuxième souffle dans les programmes d’austérité adoptés par bon nombre d’États. Parce que la crise financière, dont le néolibéralisme est le principal architecte, a forcé les États à assumer des déficits accrus et une dette amplifiée pour composer avec la récession économique provoquée par cette crise financière, le néolibéralisme a refait surface, camouflé sous le péril de l’endettement des États. »

    C’est d’ailleurs en lisant un document écrit par ces auteurs, Yvan Allaire et Mihaela Firsirotu, que j’avais pu rédiger mon billet Biens publics et privés, et rôles de l’État et du secteur privé

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  4. 28 septembre 2011 7 h 52 min

    « Qui sont ces gens qui ont besoin de souhaiter que les pauvres soient encore plus pauvres, qu’ils soient dans une misère encore plus abjecte pour pouvoir profiter pleinement de leur vie? »

    Ce sont de vrais crottés, des êtres qui manquent d’empathie, c’est congénital, rien à faire.

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  5. 28 septembre 2011 7 h 56 min

    « En fait, je devrais plutôt cesser de lire les commentaires qui accompagnent les articles. »

    Je pense qu’il faut savoir que ces crottés existent et sont de plus en plus nombreux, je ne sais pas qu’est-ce qu’il faut faire pour les contrer mais il faut bien savoir que ce phénomène existe et a une bonne force de frappe…

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  6. 28 septembre 2011 8 h 22 min

    «des êtres qui manquent d’empathie»

    En plein ça. Des êtres dissociés.., et dans ce sens victimes eux aussi du courant néolibéral. On ne peut revendiquer le fait que la société a une grande part de responsabilité dans la pauvreté et nier qu’elle en a aussi sur la multiplication du nombre de personnes sans empathie.

    «Je pense qu’il faut savoir que ces crottés existent et sont de plus en plus nombreux»

    Je pense encore que leur grande présence dans les forums de discussions les fait paraître plus nombreux. C’est sûr que je vais continuer à lire ce genre de commentaires. Je devrais simplement me blinder un peu plus, sans pour autant devenir apathique…

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  7. youlle permalink
    28 septembre 2011 9 h 25 min

    « Ce sont de vrais crottés, des êtres qui manquent d’empathie, c’est congénital, rien à faire. »

    Très bonne description de koval à mon avis.

    De plus, par expérience, ces crottés comme employés dans une entreprise restent des crottés, des indésirables, qui souvent foutent la pagaille dans l’équipe. Quand on est pris avec ce genre d’individus on ne peut pas faire autrement que de devenir méchant et de prendre toutes les dispositions légales pour les foutre à la porte.

    « Je pense encore que leur grande présence dans les forums de discussions les fait paraître plus nombreux. »

    C’est aussi mon avis. Les libertariens en sont un exemple patent. Ils ne sont qu’un minuscule groupe et font un tapage d’enfer comme s’ils étaient une armée complète, ce qui les rend d’autant plus dangereux.

    Les gens qui sont pauvres ou sur le BS ne l’ont pas voulu. Ce ne sont pas eux les chialeux mais bien ceux qui chialent après ces derniers.

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  8. Benton permalink
    28 septembre 2011 10 h 24 min

    Pour un crotté, un blogue et/ou un forum de discussion est une véritable planche de salut pour évacuer sa frustration.
    Personnellement, il y a quelque chose de « losers » de mettre la faute sur plus faible de soi tout comme il y a quelque chose de « soumis » de défendre les puissances de ce monde.
    Je comprends leurs impuissance d’où leurs frustration.

    L’on peut ajouter leur insécurité qui peut expliquer que tout tourne autour de l’argent ainsi du fait qu’ils ne se sentent pas rémunérer selon leurs « potentiel ». C’est évidemment la faute du gouvernement et des syndicats qui « drainent » l’argent au mauvaises places et décourage ainsi la compétence!

    En réalité, dans un libre marché, la compétence reste qu’un outil, ce qui compte vraiment, c’est le rapport de force….

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  9. the Ubbergeek permalink
    28 septembre 2011 12 h 29 min

    ‘Éthique du travail protestante-calviniste’…

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  10. Richard Langelier permalink
    28 septembre 2011 14 h 21 min

    À mon avis, les groupes anti-pauvreté se limitent trop souvent aux mesures passives. Bien sûr, il est urgent d’améliorer les programmes de sécurité du revenu. Il importe de rappeler que le secteur marchand de l’économie ne peut à lui seul fournir des emplois de qualité pour tout le monde. Il faut déplacer une partie des gains de productivité de ce secteur vers les services aux personnes, via le secteur d’État ou le secteur coopératif et communautaire, mettre en place des programmes de partage de l’emploi, etc.

    Dans son programme, Québec solidaire a des propositions à cet effet. Pour être pris au sérieux, il doit se débarrasser de l’image de parti radical. Avec ses collectifs d’obédience trotskiste et Le Parti communiste du Québec, il ne s’aide pas. La politique n’est pas du marketing mais ce n’est pas de l’anti-marketing non plus.

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  11. the Ubbergeek permalink
    28 septembre 2011 14 h 57 min

    J’ai déjà parlé de ce qui est dans le deuxième paragraphe… Les principes sont beaux – et vitaux, mais il y a aussi la réalité du pouvoir, un certain pragmatisme est peut-être nécessaire…

    Pour changer le monde, faut prendre des pouvoir…

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  12. 28 septembre 2011 17 h 41 min

    La commentatrice qui détient la palme du néolibéral dissocié est une certaine Marianne Longfield. Depuis quelques semaines elle dépose des commentaires douteux sur plusieurs tribunes de Radio-Canada.ca. Évidemment, celui qu’elle à publié suite à l’article en référence dans votre billet n’est pas piqué des vers… Je seconde Koval, ce sont des crottés.

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  13. 28 septembre 2011 18 h 34 min

    Je partage votre déception par rapport au manque d’empathie.

    J’ajouterais que les gens démunis ont souvent une famille, des enfants. Alors même ceux qui adhèrent à l’idée selon laquelle «les pauvres sont pauvres par leur faute» devraient au moins reconnaître que les enfants dans ces familles n’ont pas choisi ni mérités de naître dans une famille pauvre. Peut-être qu’en utilisant l’empathie envers ces enfants ont réussirait à motiver la population à accepter de faire plus de logements sociaux? Peut-être qu’en construisant plus de logements sociaux réservés aux familles, on aurait l’aval de la population? Sinon, c’est probablement que leur manque d’empathie est moins motivé par une conception particulière de la justice, que par un désir égoïste de ne pas donner à ceux qui en ont plus besoin.

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  14. 28 septembre 2011 18 h 43 min

    @ Youlle

    «Très bonne description de koval à mon avis.»

    J’endosse, mais j’avais une petite gêne d’utiliser ce genre de propos dans un bullet!

    @ Benton

    «En réalité, dans un libre marché, la compétence reste qu’un outil, ce qui compte vraiment, c’est le rapport de force….»

    Moi, je ne sais pas ce qui se passe dans un libre marché, parce que je n’en ai jamais vu! 😉

    @ Richard Langelier

    «À mon avis, les groupes anti-pauvreté se limitent trop souvent aux mesures passives.»

    Ici, il s’agit du FRAPRU qui milite pour des dossiers bien précis touchant le logement. Je salue son travail! Par ailleurs, François Saillant sera demain au Quai des brumes pour un 6 à 8 organisé par QS Mercier sans son chapeau du FRAPRU il parlera de la situation politique québécoise et des luttes sociales prévues cet automne. Il y aura aussi un représentant du mouvement étudiant pour parler des revendications du mouvement étudiant et des actions qu’il a prévues. Si ça vous intéresse!

    «Dans son programme, Québec solidaire a des propositions à cet effet.»

    Croyez-le ou non, je n’ai pas pensé une seconde à QS en écrivant ce billet…

    @ maxmtl

    «La commentatrice qui détient la palme du néolibéral dissocié est une certaine Marianne Longfield.»

    Je n’avais pas lu les noms… Merci, je serai plus attentif à l’avenir!

    «Je seconde Koval, ce sont des crottés.»

    🙂

    @ Moi

    J’apporterai une nuance sur ce que j’écrivais ce matin. «On ne peut revendiquer le fait que la société a une grande part de responsabilité dans la pauvreté et nier qu’elle en a aussi sur la multiplication du nombre de personnes sans empathie.»

    Je me rappele que quand j’était jeune, il y a 40 à 50 ans, des gens critiquait les BS qui avaient des télés couleur… Bref, les crottés ne sont pas nés avec le néolibéralisme, mais existaient bien avant ! Même à l’époque (j’avais moins de 10 ans), je me disais que c’était correct que les pauvres aient des télés couleur, car, me disais-je, ils en ont plus besoin que les riches, ne pouvant pas se permettre beaucoup d’autres activités…

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  15. 28 septembre 2011 19 h 15 min

    Vos intentions sont bonnes mais j’ai quelques réserves. Il y a une dizaine d’années, on s’est mis à parler de la pauvreté des enfants on disait par exemple « un enfant sur 5 est pauvre au Canada », on l’entend encore d’ailleurs…

    C’est bien beau pour les cans de panier de Noël mais c’est un peu déplacer le débat…ce sont les parents qui sont pauvres. C’est tout de même gênant de vivre dans une société ou il faut utiliser les enfants des pauvres pour ouvrir les coeurs des crottés…

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  16. 28 septembre 2011 20 h 06 min

    C’est le paradoxe du libre marché… un rapport de force!!!

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  17. the Ubbergeek permalink
    28 septembre 2011 20 h 20 min

    Quand vous ne pouvez pas vous en sortir de la pauverté ou misère. pas de perspectives d’avenir… vous avez besoin de faire changer les idées, de vous distraires de ce bordel.

    Bière. tv, jeux, etc…

    Peut-on humainement les blamer?

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  18. 28 septembre 2011 21 h 13 min

    «Peut-on humainement les blamer?«

    Tient tient, en plus d’être des crottés, il ne sont pas humain.

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  19. Richard Langelier permalink
    28 septembre 2011 21 h 24 min

    @ Darwin

    Je suis entièrement d’accord avec l’intention du FRAPRU de «sillonner le Québec la semaine prochaine à bord de deux caravanes afin de réclamer plus de logements sociaux.»

    Les commentaires concernant les personnes habitant des logements sociaux me donnent froid dans le dos. J’ai écouté les tribunes téléphoniques à l’époque d’Yvon Dupuis. J’ai aussi entendu Gilles Proulx parler « des grosses torches du bien-être social ». Lorsque Denise Bombardier avait une émission d’actualité le dimanche soir, elle invitait régulièrement Gilles Proulx en tant qu’incontournable de la pensée québécoise. Dans la chanson de Plume « Les pauvres », je n’ai pas réussi à trouver quels clichés il pouvat manquer. Elle se termine d’ailleurs par : « lé pauvres, i’ont outt la télévision en couleur ». Ah! Il devrait en faire une nouvelle version : « sur le toit des HLM, il y a des coupoles , ils n’ont même pas besoin de s’acheter un convertisseur».

    Lorsque j’avais 4 ans, un ami m’a dit : « Richard, t’es chanceux, ton père est travaillant, le mien est paresseux, ma grand-mère l’a dit hier soir ». Son père était chauffeur de taxi et il s’endormait dans son auto entre 2 clients. Il était la risée du village. Un jour, il traverse la rue et dit à mon père : « Regardez, Dr Langelier, j’ai ces bosses sur la main depuis un bout de temps ». Il était diabétique, on lui a amputé 2 doigts. Par la suite, il a pris son insuline et conduit un camion sans problèmes. Il semble qu’une communauté a besoin d’un souffre-douleur.

    Je postule quelques banalités [1] : les communautés humaines ne sont ni foncièrement bonnes ni foncièrement mauvaises, le changement social est possible. Marie-France Raynault et Richard Lessard de la Direction de la Santé publique de Montréal avaient été mandatés par le gouvernement péquiste pour aller en Suède dans le cadre du projet de loi 112, pour contrer la pauvreté et l’exclusion sociale. Lors d’une conférence-midi, elle nous disait que les Suédois acceptaient de payer plus d’impôts qu’ailleurs parce qu’ils savaient que ça aboutissait à des politiques d’emploi. Voilà pourquoi j’aimerais que les groupes anti-pauvreté insistent plus sur les mesures actives, expliquant qu’une personne ayant vécu des problèmes psychiatriques peut travailler avec des mesures d’encadrement, qu’un ex-détenu…, que le seul fait d’avoir été sans travail pendant une longue période constitue une barrière à l’emploi, surtout si on a vécu dans un logement impossible à chauffer.

    Puisque la majorité des personnes qui écrivent sur ce blogue sont à l’aise à l’intérieur de Québec solidaire, je les invite à demander que ce parti mette de l’avant les mesures actives du programme, justement pour montrer le potentiel des exclus de la société.

    La météo faisant bien les choses, je n’aurai pas à sacrifier un après-midi de vélo pour aller au Quai des Brumes [2]. J’ose croire que vous me paierez une grosse bière.

    [1] Même les postulats et axiomes d’Euclide me paraissaient banals jusqu’au jour où j’ai appris qu’il existait des géométries non-euclidiennes. Jusqu’à maintenant, j’ai été trop paresseux pour les étudier. On pourrait pas faire un échange de services, je résumerais les subtilités Penisneid et Peniswunch chez Freud et Koval nous résumerait ces géométries et les nombres imaginaires.

    [2] J’ai été bouché récemment par un ami comédien. J’affirmais avoir trouvé un forum où une internaute était fâchée parce qu’on ne précise jamais que Michèle Morgan répondait à Jean Gabin qui lui disait : « t’as d’beaux yeux, tu sais! », « Embrassez-moi ». L’ami a précisé : « Embrasse-moi ». Je viens de trouver http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Quai_des_brumes_%28film%29 et http://www.linternaute.com/citation/3700/t-as-d-beaux-yeux–tu-sais——–jean-gabin/

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  20. 28 septembre 2011 21 h 48 min

    Tiens! Une initiative intelligente, changer le discours de la pauvreté, parler d’investissement au lieu de dépenses, enfin un discours de gauche….

    Ils ont produit un rapport qui chiffre les coûts reliés à la pauvreté…

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/09/28/002-economiser_milliards-en_sattaquant-sources_pauvrete.shtml

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  21. 28 septembre 2011 21 h 52 min

    L’itinérance et le laisser-aller coûtent bien plus cher, voilà comment on doit expliquer aux gens. La compassion et l’empathie, ça a ses limites, il faut avancer ce genre d’arguments économiques….

    « Un sans-abri de Calgary, par exemple, peut « coûter » jusqu’à 42 000 $ par année à un refuge pour itinérants. Interner cette même personne en prison ou dans un institut psychiatrique en coûterait environ 120 000 $, tandis que les frais de services sociaux et de logement avec services de soutien offerts à ce citoyen se limiteraient entre 13 000 et 18 000 $, illustre-t-on dans le rapport. »

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  22. 28 septembre 2011 22 h 08 min

    La géométrie devient variable on dirait, je lisais tout à l’heure un peu sur la géométrie sur un pseudosphère…..la géométrie sur les bloyosphère s’en vient peut-être….

    Je persiste à dire que vous devriez nous écrire un billet chez Jeanne, ça pourrait bien sûr être sur ces deux philosophes méconnus, Penisneid et Peniswunch, faute de faire la promotion de la gauche 😉

    Ayayaye! Pauvre freud! Quelle confusion!

    Un cours sur les nombres imaginaires est 100 fois plus concret! C’est tout dire…

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  23. 28 septembre 2011 22 h 56 min

    @ Feel O’Zof

    «Alors même ceux qui adhèrent à l’idée selon laquelle «les pauvres sont pauvres par leur faute» devraient au moins reconnaître que les enfants dans ces familles n’ont pas choisi ni mérités de naître dans une famille pauvre.»

    Plus souvent qu’autrement les adultes pauvres ont été avant ça des enfants pauvres… qui, comme le dit Kaval, avaient aussi des parents pauvres! Le manque d’empathie, c’est aussi accuser les gens sans se mettre dans leur peau et sans se demander pourquoi ils le sont. Ils le sont rarement volontairement…

    @ Richard Langelier

    «J’ai aussi entendu Gilles Proulx parler « des grosses torches du bien-être social »

    Ce n’est pas Norman MacMillan? 😉

    Reagan a aussi réussi le même coup en parlant de la Welfare Queen (reine sur le BS) qui se promenait en Cadillac… http://en.wikipedia.org/wiki/Welfare_queen

    «J’ose croire que vous me paierez une grosse bière»

    En vendent-ils? Sinon, on ira pour une pinte! Si je n’en avais pas eu l’intention, je n’aurais pas parlé de cette activité! 😉 J’ai failli lancer l’invitation avec la bière hier, mais je trouvais ça trop racolleur!

    @ Koval

    «Une initiative intelligente, changer le discours de la pauvreté, parler d’investissement au lieu de dépenses, enfin un discours de gauche….»

    J’ai téléchargé cette étude cet après-midi. Il ne me reste plus qu’à la lire…

    «Ils ont produit un rapport qui chiffre les coûts reliés à la pauvreté…»

    J’espère qu’ils ne font pas que chiffrer ses coûts, mais en parlent aussi en termes de dignité et de perte de bonheur… Je verrai bien.

    «La compassion et l’empathie, ça a ses limites, il faut avancer ce genre d’arguments économiques….»

    Je le répète, j’ai mes réserves. Ce n’est pas seulement parce qu’on économiserait qu’il faut combattre la pauvreté. Je comprends ce que tu dis, mais cela ne permet pas à la société d’évoluer et de se «dédissocier». Mais, bon, si ça marchait au moins, ce serait déjà ça!

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