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Les cosmovores

8 octobre 2011

Avant la fin de l’année, nous serons 7 milliards d’humains sur terre; parmi eux, un milliard de personnes qui ne mangent pas suffisamment.

Les terres fertiles, partout sur la planète, sont très convoitées. Cette année, nous avons vu ici même  des courtiers mandatés par Pékin en vue d’acheter des terres agricoles, on parle de sécurité alimentaire en Chine, on parle de protection du patrimoine agricole à Québec.

On fait  souvent état d’épuisement des ressources de la terre, le pétrole et certains métaux devraient manquer dans l’année x ou y, selon que ça soit l’expert epsilon ou lambda qui en parle.

La bouffe, sans surprise et de façon constante, année après année manque à une trop grande partie de l’humanité.

Dans les soirées mondaines des bourgeois, actuellement, il est de bon ton de parler de la menace des OGM, de nourriture biologique et d’achats locaux.

Je lisais plutôt cette semaine un article dans Slate qui remet solidement en cause la « bien-pensance » actuelle par rapport à l’alimentation responsable. Nous devons, selon l’auteur de cet article, entrer dans l’ère des cosmovores-les consommateurs cosmopolites de la nourriture mondiale.

L’ère des cosmovores

Est-ce si surprenant? Les chaînes de supermarchés, de Whole Foods à Safeway ne cessant de proclamer qu’elles vendent des produits sains issus d’exploitations agricoles voisines, acheter localement et consommer des produits bios et non génétiquement modifiés semble être une excellente idée pour vous comme pour la planète.

Voilà bien quelque chose que le gouvernement devrait soutenir, n’est-ce pas?

Et bien, pas vraiment. Car ces fétichistes du retour aux sources de l’alimentation sont un danger pour les personnes les plus pauvres à la surface du globe. Si vous voulez faire un vrai geste, laissez tomber le bio et l’achat local et devenez un consommateur global, mais averti.

L’optique, enfin, ce qui devrait orienter nos choix politiques dans ce domaine, sont le milliard d’humains qui n’ont pas accès à une alimentation décente. On suggère, entre autre,  de cesser la  démonisation des OGM, en effet, certains succès ont été observés, par exemple, on a créé du coton génétiquement modifié qui résiste aux insectes. La prudence est de mise bien sûr, mais quand les études ne montrent pas de menaces et que les avantages sont grands, il faudrait se rendre aux arguments scientifiques.

L’article explique aussi que manger local n’est pas une solution uniformément intelligente du point de vue énergétique.

« Il est à titre d’exemple deux fois moins coûteux en termes énergétiques pour les Britanniques de consommer du lait de Nouvelle-Zélande que du lait produit en Grande-Bretagne. Il est quatre fois moins coûteux, en termes énergétiques, de consommer des agneaux élevés de l’autre côté du globe que de consommer des agneaux nés en Grande-Bretagne. »

Il faut bien certainement aussi préserver les greniers du monde en évitant de les mettre en compétition.

Reconsidérer l’agriculture biologique devient aussi une préoccupation. Qui dit bio dit moins de productivité par surface de terre cultivable. Dans un contexte de rationalisation, est-il sage d’accaparer de plus en plus de terres pour les bourgeois qui ont peur d’attraper le cancer?  Enfin, l’article se termine avec ces quelques recommandations en matière d’alimentation responsable:

Manger pour être un citoyen globalement responsable

Comment et quoi manger pour être un citoyen globalement responsable?

  • Mangez moins de viande et opposez-vous aux programmes d’aides aux agriculteurs en Occident, particulièrement ceux à destination de l’élevage de bétail.
  • Faites campagne contre les programmes de biocarburants aux États-Unis, qui consomment du maïs et le transforment en un carburant énergiquement très inefficace.
  • Poussez pour que de nouvelles analyses soient effectuées sur les OGM.
  • Encouragez le financement public de la recherche et des lois sur la propriété intellectuelle qui permettront à des agriculteurs pauvres d’éviter de se voir refuser l’accès aux bénéfices potentiels des graines génétiquement modifiées.
  • N’achetez de la nourriture bio que si elle est aussi efficace, sur le plan du bilan énergétique, que l’agriculture conventionnelle.
  • Et soyez un consommateur avisé: les produits locaux qui poussent en dehors de la saison et la viande engraissée avec du fourrage d’importation n’est pas bonne pour vous, pour l’environnement et pas davantage pour les pays émergents.

Le prix à payer pour que tous mangent est celui-là, rien de trop élevé sauf que la compétition actuelle rend cette éthique inutile.  À court terme, disons que notre modèle où trop de gens souffrent de faim fait l’affaire de bien trop de producteurs/spéculateurs.

146 commentaires leave one →
  1. 8 octobre 2011 9 h 22 min

    Excellent billet (et article de Slate) qui remet en question bien des idées reçues…

    C’est drôle parce que j’écoutais hier soir en soupant l’émission les Touilleurs où on vantait le retour aux produits champêtres. Ouais, le retour de qui? Il faut avoir du fric en masse pour pouvoir se permettre ces produits qui poussent naturellement dans la nature… Ce n’est pas en revenant chasseurs-cueilleurs qu’on va nourrir convenablement 7 milliards de personnes…

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  2. jack permalink
    8 octobre 2011 9 h 35 min

    J’adore cet article! Trop souvent on se concentre uniquement sur les méfaits des OGM sans compter les bienfaits. Trop souvent on fait un calcul simpliste et trompeur pour encourager le « local ».

    Je suis cependant songeur en ce qui concerne « Encouragez le financement public de la recherche et des lois sur la propriété intellectuelle qui permettront à des agriculteurs pauvres d’éviter de se voir refuser l’accès aux bénéfices potentiels des graines génétiquement modifiées. » Songeur ne veut pas dire contre. Songeur signifie qu’il y a là matière à réflexion.

    Après tout le système actuel fonctionne au moins un peu. 1 humain sur 7 souffrait de malnutrition en 2010. C’est trop. Mais quelle était cette proportion il y a 30 ans? Il y a 50 ans? Je soupçonne que c’était pire. Le système n’est pas parfait. Pas nécessairement rapide. Mais je crois que dans l’ensemble l’humanité progresse.

    Améliorer le système? Je suis pour. Mais je ne le trouve pas assez mauvais pour le renverser. Entre les deux il y a toute une gamme de nuances…

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  3. 8 octobre 2011 11 h 01 min

    @ Jack

    «Je soupçonne que c’était pire.»

    Oui, mais avec l’avancement des techniques et du niveau de vie planétaire, on aurait espéré un recul plus important.

    «Songeur signifie qu’il y a là matière à réflexion.»

    C’est ce que j’aime du billet et de l’article, ça fait réfléchir. Par contre, je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’on ne devrait pas accorder des droits de propriété intellectuelle aussi étendus sur des structures vivantes.

    Je trouve étrange et déplorable que l’article n’ait pas abordé ce sujet avant sa conclusion. On doit deviner ce que l’auteur veut dire et tenter de nuancer sans avoir en main les réflexions sur ce sujet.

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  4. 8 octobre 2011 19 h 40 min

    «Améliorer le système? Je suis pour.«

    «Oui, mais avec l’avancement des techniques et du niveau de vie planétaire, on aurait espéré un recul plus important.«

    Ce n’est pas la production le problème, mais bien la manière qu’on gère cette production et c’est sans doute à ce niveau qu’il faut beaucoup d’amélioration. D’après la GlobalFood 33% de la nourriture serait gaspillé chaque années.

    Je n’ai pas de la misère à le croire, j’ai travaillé 15 ans dans la restauration et j’en ai vu énormément du gaspillage. Le pire c’est que de la perte il y en a dans toute la chaine, de la récolte à la consommation.

    Source http://www.fao.org/news/story/fr/item/74192/icode/ Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires mai 2011

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  5. 8 octobre 2011 20 h 19 min

    Très intéressant Yves.

    J’ai toutefois changé ton lien qui menait… à un site religieux! Est-ce que celui que j’ai mis est le bon ?

    «Ce n’est pas la production le problème, mais bien la manière qu’on gère cette production»

    Je suis bien d’accord avec ta précision. Mais, je crois qu’il y a aussi des problèmes dans la production, entre autres sur les priorités que le FMI et la Banque mondiale ont inposées aux pays pauvres avec les plans d’ajustement structurels. Et aussi, comme le mentionne l’article cité par Koval dans le billet, avec le détournement de la production agricole vers les biocarburants…

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  6. 8 octobre 2011 21 h 13 min

    J’ai comme des petites gênes avec l’article du Slate. Bien sûr, ça fait du sens. Mais j’aimerais avoir plus de données afin de conclure si les hypothèses avancées sont viables. Particulièrement sur les études citées pour faire la promotion des OGM, tant d’un point de vue biologique qu’économique. Me semble que Monsanto doit l’aimer cet article. Pourquoi l’article ne questionne-t-il pas notre façon de consommer qui entraîne un gaspillage des aliments et une mauvaise répartition de la production?

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  7. 8 octobre 2011 21 h 16 min

    Il est bon le lien Darwin. Au fait comment as-tu fait pour le trouver? Moi s’était la Global food et toi c’est l’ONU.

    Le mien venait d’un article de la revue Protégez vous et il était en anglais et j’ai sans doute fait une erreur dans la retranscription de leur lien.

    « les priorités que le FMI et la Banque mondiale ont inposées aux pays pauvres avec les plans d’ajustement structurels. Et aussi, comme le mentionne l’article cité par Koval dans le billet, avec le détournement de la production agricole vers les biocarburants…«

    C’est certain qu’il y a plusieurs facteurs!
    Quand même, tu t’imagines combien de centaines de million de personnes on pourrait nourrir avec ce 34% de pure perte s’il était bien géré.

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  8. 8 octobre 2011 22 h 23 min

    @ Yves

    «Au fait comment as-tu fait pour le trouver?»

    J’ai mis les mots que tu avais indiqués (Global food losses and food waste…) dans Google… et ce lien était le deuxième. Le tien était-il celui là? http://www.fao.org/news/story/en/item/74192/icode/ Tu as écrit «fac» plutôt que «fao»

    C’est la version anglaise du même article accessible en cliquant sur la langue tout en haut de la page. Tiens, pour Déréglé : http://www.fao.org/news/story/es/item/74192/icode/ !

    «Quand même, tu t’imagines combien de centaines de million de personnes on pourrait nourrir avec ce 34% de pure perte s’il était bien géré.»

    Comme indiqué dans l’article, cette perte est aussi forte dans les pays industriels que les pays en développement (on n’indique que les quantités, par les proportions). On pourrait bien sûr faire diminuer considérablement ces pertes, mais pas les abolir. L’article distingue d’ailleurs les pertes dues aux stades de la production, de la récolte, de l’après-récolte et de la transformation (surtout dand les pays en développement), des pertes dues au gaspillage, surtout dans les pays industriels.

    Ce n’est pas qu’une question de gestion, mais aussi de répartition. C’est d’ailleurs un des sujets de prédilection d’Amartya Sen, dont j’ai déjà parlé («Il a reçu le prix Nobel d’économie en 1998, pour ses travaux sur la famine» http://fr.wikipedia.org/wiki/Amartya_Sen) :

    «En 1981, Sen publia Poverty and Famines: An Essay on Entitlement and Deprivation, un livre dans lequel il démontre que les famines ne sont pas seulement dues au manque de nourriture mais aussi aux inégalités provoquées par les mécanismes de distribution de la nourriture. L’intérêt que porte Sen pour la famine lui vient de son expérience personnelle. A 9 ans, il fut témoin de la famine au Bengale de 1943 pendant laquelle moururent trois millions de personnes. Sen a conclu plus tard que ce désastre n’avait pas eu lieu d’être. Il pense qu’il y a eu, à cette époque en Inde, un approvisionnement suffisant : la production était même plus élevée que pendant les années précédentes où il n’y avait pas eu de famines. Mais la cause de la famine de 1943 est le fait que la distribution de nourriture a été gênée parce que certaines catégories de la société (ici les travailleurs ruraux) avaient perdu leur emploi et donc leur capacité à acheter de la nourriture. Sen souligne donc un certain nombre de facteurs économiques et sociaux comme la chute des salaires, le chômage, la hausse des prix de la nourriture et la pauvreté des systèmes de distribution de la nourriture. Ces facteurs mènent à la famine dans certains groupes de la société.»

    On en revient toujours à la lutte contre les inégalités et à une distribution des richesses plus équitable…

    @ maxmtl

    «Particulièrement sur les études citées pour faire la promotion des OGM, tant d’un point de vue biologique qu’économique. »

    C’est en effet confrontant. Mais, ce n’est pas parce que des entreprises comme Monsanto abusent de ces produits et s’en servent pour exploiter qu’on doit rejeter d’emblée cette possibilité. Je n’ai pas compris que cet article fait l’apologie des OGM. Il conclut même en demandant plus d’études sur le sujet. Je dois avouer que j’ai aussi grincé des dents en lisant ce bout, mais, la conclusion de ne pas les diaboliser d’emblée et de favoriser davantage de recherche, jumelée avec les restrictions recommandées sur la propriété intellectuel du vivant, me semble logique.

    «Pourquoi l’article ne questionne-t-il pas notre façon de consommer qui entraîne un gaspillage des aliments et une mauvaise répartition de la production?»

    Exact. Il recommande quand même «Mangez moins de viande et opposez-vous aux programmes d’aides aux agriculteurs en Occident, particulièrement ceux à destination de l’élevage de bétail.» Mais, vrai, il aurait aller plus loin, comme l’article proposé par Yves le fait.

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  9. 8 octobre 2011 23 h 43 min

    Il me semble qu’une compagnie comme Monsanto qui « fabrique » des semences qui non seulement résistent aux insectes et maladies mais aussi qui sont stériles dans le but de « protéger » leur propriété « intellectuelle » n’aide en rien la lutte contre la famine.

    Pour ce qui est de voilà 50 ans, je crois que le taux de famine devait aussi être proche du 1 sur 7. Le colonialisme, (en Afrique et en Asie) les politiques gouvernementales (en Chine) on plus a voir avec la famine que les insectes et les maladies.

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  10. 9 octobre 2011 0 h 51 min

    @ Benton

    «Il me semble qu’une compagnie comme Monsanto qui « fabrique » des semences qui non seulement résistent aux insectes et maladies mais aussi qui sont stériles dans le but de « protéger » leur propriété « intellectuelle » n’aide en rien la lutte contre la famine.»

    Nous sommes bien d’accord là-dessus. Mais, qui doit-on blâmer le plus, les OGM, Monsanto ou les lois permissives pour ce genre de situation? Je penche sur les deux dernières propositions et accepte ce que dit cet article sur la nécessité de poursuivre les recherches sur les OGM.

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  11. 9 octobre 2011 2 h 32 min

    Je le trouve trop complaisant avec les OGM

    « Mais pourquoi de nouvelles cultures labellisées OGM seraient-elles plus risquées que les anciennes semences «traditionnelles», dont les graines sont régulièrement bombardées de radiations afin de provoquer des mutations? »

    Je ne sais pas trop de quelles radiations il parle, mais comme il l’avoue lui-même

    « Mais les inquiétudes demeurent, essentiellement en raison du manque d’analyses rigoureuses et de grande ampleur, et du refus des producteurs de semences modifiées de laisser libre accès à leurs données. »

    Je me méfie des OGM pour la consommation humaine. Pour le coton ça peut aller, mais je ne peux m’enlever de la tête qu’un aliment modifié génétiquement ne peut pas ne pas avoir de conséquences sur notre organisme. Sans compter le contrôle qu’ils vont exercer sur l’alimentation, et on ne peut pas cultiver à côté de ces champs.

    Importer de la nourriture des pays du tiers-monde à l’air d’une bonne idée, et en plus ça aiderait des régions comme l’Afrique à se développer. Mais je reste dubitatif sur la nécessité pour eux d’utiliser les OGM. J’aimerais mieux voir pour commencer une amélioration des techniques et des équipements.

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  12. jack permalink
    9 octobre 2011 8 h 58 min

    Pour moi le phénomène de sous-alimentation n’est pas un problème de production, ni de gestion, ni de répartition. En fait ce n’est pas un problème, tout simplement.

    Ce n’est pas un problème parce que c’est un symptôme. Le problème, c’est la pauvreté. Mais en fait il y a un autre problème: la richesse.

    Le problème de la pauvreté est assez évident: ce sont parce que les gens sont pauvres qu’ils ne peuvent s’acheter de la nourriture. Si on me donne 100 000 $ pour vivre pendant une année… rares sont les endroits dans le monde où j’aurai de la difficulté à manger à ma faim.

    Mais la richesse des autres cause aussi problème. Plusieurs études montrent que les pauvres mangent plus de légumes et de céréales alors que les riches consomment plus de viande. Or produire 1 kg de viande exige beaucoup plus que 1 kg de fourrage. Si des agriculteurs produisent du fourrage pour alimenter le bétail plutôt que du riz il y a une baisse du tonnage de nourriture disponible. Cela peut faire augmenter le prix des céréales et des légumes.

    De plus lorsqu’on est riche on peut vouloir s’acheter bonne conscience (oui c’est comme ça que je le vois) en subvention la transformation de nourriture en « carburant propre », en biocarburant.

    Par un curieux hasard le prix des aliments dans le monde a augmenté considérablement justement depuis que certains gouvernements ont voulu « stimuler » la production de biocarburants et depuis que la Chine commence à avoir une classe moyenne qui peut se payer de la viande.

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  13. youlle permalink
    9 octobre 2011 9 h 56 min

    « Je me méfie des OGM pour la consommation humaine. » (spritzer)

    Ce n’est pas des OGM dont il faut se méfier le plus, mais de ceux qui font des affaires avec.

    C’est aussi la première fois que j’entends parler irradiées pour provoquer des mutations. Quant aux récoltes stériles là aussi je me pose des questions parce que quand Mosanto vend ses graines de semences elle elle fait signer un contrat à l’agriculteur comme quoi il n’a pas le droit de semer sa récolte.

    En fait la majeure partie des végétaux et des animaux que nous mangeons ont été génétiquement modifiées dans le temps par des croisements ou des accidents.
    =========

    « J’aimerais mieux voir pour commencer une amélioration des techniques et des équipements. »

    Pour l’instant c’est presque impossible. Il n’y a pas une cenne à aller chercher avec l’agriculture. L’agriculture est tellement subventionnée aux États et en Europe qui les petits agriculteurs des pays en développement ne peuvent plus en vivre.

    Même au Québec les éleveurs ont une situation extrêmement pénible. Plusieurs lèvent les pattes et le porc américain entre.

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  14. 9 octobre 2011 10 h 09 min

    @ Jack

    Bien d’accord sur l’importance de la richesse, j’ai émis sensiblement la même opinion dans un comm précédent. D’accord aussi sur le rôle de la production de biocarburants.

    Moins par contre sur votre affimation qu’il n’y a pas de problème de production. Il s’agit d’une sécheresse, d’inondations et d’une autre catastrophe du genre pour que le fragiel équilibre entre la production et les besoins s’écroule. Et des catastrophes, il risque d’en avoir plus à l’avenir, pas moins…

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  15. youlle permalink
    9 octobre 2011 10 h 22 min

    « Ce n’est pas un problème parce que c’est un symptôme. Le problème, c’est la pauvreté. Mais en fait il y a un autre problème: la richesse. » (jack)

    Oui c’est une raison, mais cette raison est souvent causée par une autre.

    Comme j’écrivais les petits agriculteurs ne peuvent plus en vivre à cause des subventions. Si ils lâchent et si un jour ils veulent recommencer ce sera un travail titanesque.

    Imaginez que les gouvernements canadiens arrêtent de subventionner les agriculteurs canadiens. Ces derniers disparaîtront en quelque années. Une fois l’agriculture disparue, les USA pourraient très bien mettre une taxes aux lignes, ou nous serions obligé de tout importer outre mer ou de payer le gros prix.

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  16. 9 octobre 2011 11 h 34 min

    @ Youlle

    Il est de fait important pour notre sécurité alimentaire de s’assurer de conserver une base agricole importante. Par contre, Je trouve inconséquent de subventionner les domaines d’exportation, comme le porc. On subventionne la consommation des autres pays et on conserve toutes les externalités (pollution, mauvaises odeurs, etc.). Qu’on subventionne la production de porc pour la consommation locale, ça me va, mais pas pour la consommation des autres pays.

    Par exemple, le Québec a exporté pour 943 millions $ de viande de porc en 2010 (dont près de 300 millions $ au Japon et presque autant, 285, aux États-Unis. Nos importations ont, elles, atteint 12,1 millions $, soit à peine 1,3 % de la valeur des exportations! Et tout cela subventionné fortement… Et quand les prix baissent, nos producteurs exigent encore plus de subventions…

    Ce n’est quand même pas anodin…

    C’est la même folie qu’ont imposé aux pays pauvres le FMI et la Banque mondiale : développer leur économie vers les produits d’exportations, dans des produits hypersubventionnés dans les pays industriels. Non seulement cela a diminué leur production pour les besoins locaux, mais ils n’ont souvent pas reçu suffisamment pour leurs produits exportés pour conserver leurs terres. Bon, j’arrête…

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  17. 9 octobre 2011 11 h 47 min

     » Il est à titre d’exemple deux fois moins coûteux en termes énergétiques pour les Britanniques de consommer du lait de Nouvelle-Zélande que du lait produit en Grande-Bretagne. Il est quatre fois moins coûteux, en termes énergétiques, de consommer des agneaux élevés de l’autre côté du globe que de consommer des agneaux nés en Grande-Bretagne. »
    J’aimerais bien avoir les sources qui me permettraient de vérifier ce genre de calcul, ça m’intrigue réellement.

    Je suis aussi critique envers une argumentation qui affirme « achetez global, sinon l’humanité va périr ». Affirmer de pareils slogans alarmistes reviens à reprendre le jargon débile de tatagoniste.
    Si vraiment l’auteur a à coeur de dénoncer les véritables causes des famines qui menacent l’humanité, il devrait regarder du côté des nombreux conflits à l’arme légère qui pullulent partout autour du globe, privant des populations entières de moyens de développement et de communications. C’est sans doute aussi au nom du commerce global que sont vendu ces armes. Bref, bien que je ne sois pas vraiment un granolle de la bouffe, je ne suis pas du tout impressionné par l’article de Slate qui à mon avis ne dit rien de concret.

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  18. 9 octobre 2011 12 h 10 min

    @ Sombre

    «Je suis aussi critique envers une argumentation qui affirme « achetez global, sinon l’humanité va périr ».

    Je n’ai rien lu de tel dans l’article. J’ai interprété cet article justement contre les interprétations simplistes. Si l’achat local est souvent préférable en termes écologique, ce n’est tout simplement pas toujours le cas. Il faut regarder produit par produit et se méfier des slogans sans nuance.

    «Affirmer de pareils slogans alarmistes reviens à reprendre le jargon débile de tatagoniste.»

    Je suis d’accord que la phrase «Si vous voulez faire un vrai geste, laissez tomber le bio et l’achat local et devenez un consommateur global, mais averti. » généralise trop, mais le contenu qui suit montre qu’il faut plutôt s’interroger sur les avantages réels de l’achat local.

    « C’est sans doute aussi au nom du commerce global que sont vendu ces armes.»

    Je ne suis vraiment pas un apologiste du commerce global. Mais, je crois qu’il ne faut pas rayer le commerce international dans tous les cas. Je suis plutôt pour sa réglementation en fonction des avantages désavantages.

    « je ne suis pas du tout impressionné par l’article de Slate qui à mon avis ne dit rien de concret.»

    Il a des lacunes, bien d’accord. Mais, j’ai apprécié sa lecture parce qu’il fait réfléchir et remet en question des dogmes qui généralisent trop.

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  19. 9 octobre 2011 12 h 43 min

    Vous savez aussi Darwin que je ne suis pas contre le commerce global, mais plutôt très favorable à celui-ci, sauf que j’en ai après l’argumentation qui affirme que de demeurer critique envers le développement d’un tel commerce revient à affamer l’humanité quand on sait à quel point guerre et famine sont interreliées. L’auteur croit-il que si j’arrête de manger de la viande drette là, les armes vont se taire au Darfour et en Somalie?

    L’article de Slate ne dit rien de plus que ce que la droite martelle depuis des années (pas toujours à tort d’ailleurs), sauf qu’il le dit d’une manière plus simpliste et frauduleuse encore. Par exemple en utilisant des exemples chiffrés peu probables et invérifiables… (combien cela coûte-t-il, en coûts énergétiques de transporter de la viande de nouvelle-zélande jusqu’en grande bretagne au juste?)

    Il m’est aussi difficile de ne pas voir un ton alarmiste débilitant devant des phrases du genre: « Car ces fétichistes du retour aux sources de l’alimentation sont un danger pour les personnes les plus pauvres à la surface du globe.’, et gnagnagna… L’article n’a pas que des lacunes, il est une lacune en lui-même. Quel titre ridicule que celui de cosmovore en passant. Digne de cabanel sur 100 papiers sans doute!!! Goshdarnit!! 😡

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  20. 9 octobre 2011 12 h 59 min

    « Si l’achat local est souvent préférable en termes écologique, ce n’est tout simplement pas toujours le cas. »
    Je suis d’accord avec cette affirmation, sauf qu’il nous est toujours impossible de prévoir l’impact économique et écologique d’un achat. On demeure toujours esclave de nos intuitions souvent mal fondées en ce qui a trait à ce genre de truc.

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  21. 9 octobre 2011 13 h 07 min

    👿

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  22. 9 octobre 2011 13 h 14 min

    @ Sombre

    « Par exemple en utilisant des exemples chiffrés peu probables et invérifiables… (combien cela coûte-t-il, en coûts énergétiques de transporter de la viande de nouvelle-zélande jusqu’en grande bretagne au juste?)»

    L’article a mis en lien une étude sur le sujet (http://www.lincoln.ac.nz/documents/2328_rr285_s13389.pdf ). L’avez-vous lue? Elle est peut-être biaisée, je ne le sais pas ne l’ayant pas lue (une centaine de pages!), sa provenance (Nouvelle-Zélande) allumant mon scepticisme, mais, je ne trouve absolument pas impossible ses conclusions. Alors, je ne dirais pas que la conclusion est peu probable et invérifiable, cela me demanderait simplement trop d’énergie pour la vérifier. Mais, l’argument derrière («Le bétail de Nouvelle-Zélande, à titre d’exemple, broute de l’herbe dans les prés, tandis que le bétail britannique doit se contenter, pour l’essentiel, de fourrage, qui est très souvent importé.») me semble porteur…

    «L’auteur croit-il que si j’arrête de manger de la viande drette là, les armes vont se taire au Darfour et en Somalie?»

    J’ai soulevé la même laune en citant Amartya Sen. Mais, il n’en demeure pas moins que la seule façon de nourrir plus de monde avec les ressources limitées de la Terre est de consommer moins de viande (http://www.encyclo-ecolo.com/Viande ). Il s’agit de deux enjeux différents qui ne sont pas contradictoires. Il ne faut pas choisir entre les deux, mais viser les deux. Cela dit, je vais continuer à manger un steak par semaine… mais continuer aussi à préférer le poulet, moins énergivore (voir le même article que j’ai mis en lien plus haut).

    «il nous est toujours impossible de prévoir l’impact économique et écologique d’un achat. On demeure toujours esclave de nos intuitions souvent mal fondées en ce qui a trait à ce genre de truc.»

    Parce que l’information n’est pas toujours disponible, ou qu’on ne se donne pas la peine de la trouver! C’est une des raisons pour lesquelles je suis d’accord avec certaines recommandations de l’article, entre autres sur la recherche (et la vulgarisation scientifique).

    En tout cas, je maintiens que cet article favorise la réflexion!

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  23. 9 octobre 2011 13 h 29 min

    « L’article a mis en lien une étude sur le sujet  »
    👿 😡 Grrrrrmble! mfffffff! Ouais bon…. Je… je ne l,avais pas vue…. ;oops: 😳

    😳
    Bon, désolée pour cette saute d’humeur mensuelle… Vous savez ce que c’est quand on est une princesse!!! 😳

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  24. 9 octobre 2011 13 h 32 min

    Le lien sur l’étude aurait du être donnée directement sur ce site et non l’article bête de Slate, cela m’aurait évité de perdre cruellement la face comme c’est toujours le cas quand je me fâche, m’enfin… HIHIHI! (rire jaune).
    😳 😡

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  25. 9 octobre 2011 13 h 40 min

    En tout cas, je maintiens que cet article favorise la réflexion!
    L’article est à chier, mais certains liens qui y sont donnés valent la peine d’être consultés… Mais avec un esprit critique certainement. Quand on commence avec la prémisse que la terre est incapable de nourrir l’humanité et que l’on regarde l’énergie qui est gaspillée dans les guerres et la destruction, cela ne peut que nous laisser pantois.

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  26. 9 octobre 2011 13 h 42 min

    Tourlou les amis! 😳

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  27. 9 octobre 2011 13 h 46 min

    @ Sombre

    «Quand on commence avec la prémisse que la terre est incapable de nourrir l’humanité et que l’on regarde l’énergie qui est gaspillée dans les guerres et la destruction, cela ne peut que nous laisser pantois.»

    Je vois davantage cet article comme une tentative de défaire des mythes. C’est fait parfois maladroitement (on a malheureusement tendance à exagérer de l’autre bord quand on veut défaire un mythe) et l’article laisse de côté plein d’éléments pourtant très importants, comme ceux que vous mentionnez. Cela dit, j’aime bien qu’on confronte mes certitudes pour apporter un éclairage plus nuancé.

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  28. 9 octobre 2011 15 h 10 min

    Un point de vue tout à fait différent :

    En faveur d’une agriculture familiale – La souveraineté alimentaire favorise la sécurité
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/333159/en-faveur-d-une-agriculture-familiale-la-souverainete-alimentaire-favorise-la-securite

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  29. youlle permalink
    9 octobre 2011 18 h 00 min

    @ Darwin

    « Qu’on subventionne la production de porc pour la consommation locale, ça me va, mais pas pour la consommation des autres pays. »

    Si vous laissez libre choix aux agriculteurs du Québec, il n’y aurait aucune subvention dans le monde.

    Mais voilà:
    « Et quand les prix baissent, nos producteurs exigent encore plus de subventions… »

    Quand les prix baissent c’est que les subventions ont été trop généreuses aux USA et en Europe principalement en France. Alors pour abandonner les subventions au Québec cela signifie abandonner l’agriculture.

    Donc nous avons deux choix:

    1- Accoter les USA.

    2- Abandonner l’agriculture.

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  30. 9 octobre 2011 18 h 06 min

    @ Youlle

    «Si vous laissez libre choix aux agriculteurs du Québec, il n’y aurait aucune subvention dans le monde.»

    Je ne comprends pas ce que vous voulez dire avec cette phrase.

    «Quand les prix baissent c’est que les subventions ont été trop généreuses aux USA et en Europe principalement en France. Alors pour abandonner les subventions au Québec cela signifie abandonner l’agriculture.»

    Il y a eu aussi des problèmes de maladies chez les porcs québécois.

    Cliquer pour accéder à Special_SDPS_JElsener.pdf

    Cela dit, je le répète, je suis d’accord pour qu’on protège notre agriculture pour les besoins locaux, pas pour l’exportation.

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  31. youlle permalink
    9 octobre 2011 18 h 07 min

    @ sombredereliction

    « Je suis aussi critique envers une argumentation qui affirme « achetez global, sinon l’humanité va périr ». Affirmer de pareils slogans alarmistes reviens à reprendre le jargon débile de tatagoniste. »

    Avec toute ma poésie je dois dire que sa prends un trou du cul pour déclarer un chose semblable.

    Ce type est un genre tatagoniste bien pire que l’autre.

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  32. 9 octobre 2011 18 h 08 min

    L’auteur de l’article part du principe que la production de masse coûte moins chère que la production « artisanale ». On ne peut pas trop argumenter là-dessus.
    Reste à savoir qu’en est-il du coût écologique parce qu’on monde meilleur ne ce résume à un coût monétaire…

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  33. 9 octobre 2011 18 h 21 min

    @ Benton

    «Reste à savoir qu’en est-il du coût écologique parce qu’on monde meilleur ne ce résume à un coût monétaire…»

    Bien d’accord. Il en parle quand même dans l’article en affirmant que certains OGM permettent de réduire l’utilisation de pesticide et que l’importation peut parfois être moins énergivore. On peut remettre en question ces positions, mais la réflexion s’impose. Il n’est pas certain que le tout bio serait mieux.

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  34. 9 octobre 2011 18 h 48 min

    @youlle

    « J’aimerais mieux voir pour commencer une amélioration des techniques et des équipements. »

    Pour l’instant c’est presque impossible. Il n’y a pas une cenne à aller chercher avec l’agriculture. L’agriculture est tellement subventionnée aux États et en Europe qui les petits agriculteurs des pays en développement ne peuvent plus en vivre.
    —–

    Je le disais surtout dans l’esprit de l’article de Slate qui parle d’une réorganisation mondiale de l’agriculture. Puisque c’est tellement moins énergivore de cultiver au tiers-monde ou à certains autres endroits, j’imagine qu’à long terme c’est ce qui se produira. En gardant j’espère une base ici tout de même, et que l’agriculture biologique fera une bonne partie de cette base.

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  35. youlle permalink
    9 octobre 2011 21 h 22 min

    Bon avant de continuer, je pense que ce type qui à écrit l’article en connais autant que vous tous.

    Ma petite expérience:
    Depuis 10 ans, j’ai moins suivis l’agriculture, mai j’y ai travaillé depuis mon enfance jusqu’à 20 ans. Par la suite je me suis tenu au courant et ai aidé mon frère qui cultive environ 2 000 acres soit environ 10 KM carés.

    @ Darwin

    «Si vous laissez libre choix aux agriculteurs du Québec, il n’y aurait aucune subvention dans le monde.»
    Je ne comprends pas ce que vous voulez dire avec cette phrase. »

    Les agriculteurs du Québec sont en général contre les subventions américaines parce que le Canada et le Québec ne sont pas capables de suivre. Avant ces subventions, tout allait bien.

    Les États Unis se servent de l’agriculture pour faire la guerre dans le monde en affamant les gens.
    ===================

    La maladie ne peut que faire hausser les prix.

    « Cela dit, je le répète, je suis d’accord pour qu’on protège notre agriculture pour les besoins locaux, pas pour l’exportation. »

    Donc il faut exporter, sinon nous ne sommes pas autonomes, à moins de manger les choux-siames (navets) des carrottes pis des pétaques et quelques autres à l’année. Il faut échanger de la nourriture.
    ==============

    @ spritzer

    Que l’on m’explique comment cultiver 100 tonnes de maïs en Afrique et les transporter ici est moins énergétivore que de cultiver 100 tonnes de maïs à côté de la meunerie ici!!

    Pour ce qui est de l’agriculture biologique les rendements sont d’environ 30% du conventionnel, c’est pour les riches. Rien à faire avec sa, sinon un laboratoire.

    Je vous ferai remarquer que le mot biologique est une grande malhonnêteté au départ, une frime. Toutes les cultures sans exceptions sont biologiques.

    C’est comme le poulet de grain. Du poulet qui n’est pas du poulet de grain, sa n’existe pas. Tous les poulets sans exceptions sont nourris au grains.

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  36. 9 octobre 2011 22 h 09 min

    @ Youlle

    «Il faut échanger de la nourriture.»

    Certains pays sont mieux placés que nous de ce côté. Tant que l’essentiel est produit ici, on n’est pas obligé d’acheter la nourriture avec de la nourriture. D’ailleurs, le premier pays où on exporte du porc (Japon) ne nous l’échange pas contre de la nourriture.

    De même, cela m’étonnerait qu’on échange les oranges et les bananes qu’on importe contre de la nourriture. D’ailleurs, quand je mange une banane, j’ai toujours un peu honte en raison des conditions de travail des ouvriers de bananeraies…

    Tant que ce qu’on importe ne nous empêche pas de produire les aliments les plus essentiels, nous demeurons passablement autonomes.

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  37. youlle permalink
    10 octobre 2011 15 h 47 min

    @ Darwin

    « D’ailleurs, quand je mange une banane, j’ai toujours un peu honte en raison des conditions de travail des ouvriers de bananeraies… »

    À peu près tous ce que nous mangeons est produit à coup de subventions ou au prix de grands sacrifice des de la part des agriculteurs dans le monde y compris au Québec à l’exception des produits laitiers du Québec et des grenailles. S’il y a des subventions aux producteurs de porc elles sont sûrement très minces.

    Alors quand vous grugez un épi de maïs, les gens qui l’ont produit et ce même s’ils sont propriétaires l’ont fait à petit salaire.

    Quand Koval écrit « l’affaire de bien trop de producteurs/spéculateurs. », Je ne sais pas si pour elle producteurs signifie agriculteurs. Si il y a 100 agriculteurs au Québec qui sont capables de se payer le salaire horaire d’une infirmière assistante chef, j’aimerais bien les connaître.
    =========

    « Certains pays sont mieux placés que nous de ce côté. »

    Les plaines du St-Laurent font partie des meilleures terres agricoles au monde et il y a un milliard de personnes qui crèvent de faim sur la planète. En plus il est interdit de défricher au Québec pour plus nourrir plus de gens.

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  38. 10 octobre 2011 17 h 13 min

    @ Youlle

    «Si il y a 100 agriculteurs au Québec qui sont capables de se payer le salaire horaire d’une infirmière assistante chef, j’aimerais bien les connaître.»

    Est-ce que vous tenez compte du gain en capital? Les fermes, surtout laitières, valent tellement cher que les enfants ne peuvent les acheter.

    «S’il y a des subventions aux producteurs de porc elles sont sûrement très minces.»

    565 millions $ en 2008…

    http://lpa.cyberpresse.ca/economie/quebec/201003/30/01-4265563-quest-ce-que-lasra.php

    Pour combien de producteurs? La fédération en compte 3836

    http://leporcduquebec.com/la-federation-fr/federation/quest-ce-que-la-fppq.php

    Ça fait quand même près de 150 000 $ par producteur… Pas si mince!

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  39. youlle permalink
    10 octobre 2011 19 h 01 min

    @ Darwin

    « Est-ce que vous tenez compte du gain en capital? »

    Ben Sûr!
    ==========
    « Les fermes, surtout laitières, valent tellement cher que les enfants ne peuvent les acheter. »

    Et c’est la même chose pour les fermes céréalières et maraîchère.

    Sa vaut quoi un gain de capital sur papier que vous n’êtes pas capable de toucher?
    ======

    Cela étant dit je suis très heureux d’avoir refusé il y a 37 ans la ferme laitière (moyenne pour le temps) de mon père qui la vendait pour une chanson. À ce prix, celui qu’il à vendu à mon frère, il a dû à 56 ans après avoir monter la ferme pendant 30 ans continuer à travailler en menuiserie pour gagner sa subsistance.

    Aujourd’hui mon frère à cette ferme qui doit valoir 6 ou 7 millions. Oui il a un Harley, un skidoo, la vieille maison paternelle rénovée il y a 30 ans, un char usagé et un vieux pick up avec la moitié du salaire d’une infirmière chef le tout après avoir travaillé 60 heures par semaine pendant 35 ans ET de plus IL EST POGNÉ AVEC.

    Aujourd’hui je recommande à tous les jeunes d’agriculteurs qui m’en parlent de faire autre chose que de travailler dans la misère de l’agriculture. Un homme ou une femme qui est capable de faire marcher une ferme gagnera ailleurs 4 ou 5 fois plus avec le même talent ou se mettra très riche.

    Quand vous dites que les jeunes ne peuvent l’acheter c’est encore à la condition que le père leur donne. Mais voilà, le fisc lui, établit la valeur de l’impôt à payer sur la valeur de la ferme qui est sur sur papier. Il faut pratiquement faire de la fraude pour transmettre un ferme à son fils. Les fils eux, souvent n’en veulent pas.

    Quand à moi si les gens n’ont pas plus de respect pour l’agriculture qu’il y en a aujourd’hui, ils méritent que les fermiers abandonnent et c’est commencé. Les entreprises comme Purina et les Chinois voient la chose d’un très bon oeil et ils ont commencé à ramasser. Ce n’est pas nouveau les Suisse allemands (il me semble) l’ont déjà fait avec les subventions de leur gouvernement. Les fils d’une de ces plus grosse ferme ici possèdent aujourd’hui une entreprise dans l’automobile et font bien plus de fric.

    Ce jour arrivé, on récoltera et les gens vont apprendre le prix réel de ce sa coûte pour manger.

    Au Québec les agriculteurs sont méprisés.

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  40. 10 octobre 2011 19 h 18 min

    Youlle

    Je n’ai pas pitié des producteurs laitiers, la valeur des quotas et de cet entreprise a vraiment augmenté les 30 dernières années…il fut un temps où ils n’étaient pas trop riches, mais depuis 1980, les bonnes fermes laitières rapportent plus que tout…tellement que les enfants ne peuvent plus acheter…

    C’était un maudit bon deal les fermes laitières.

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  41. 10 octobre 2011 19 h 32 min

    Je suis d’accord avec Youlle sur le fait que les agriculteurs québécois pourraient survivre sans subventions, dans la mesure où la frontière serrait fermée aux importations. Dont une bonne partie (USA, du moins) est largement subventionnée.

    Mais il n’y a pas que les subventions; la nature est cruelle pour le Québec, dont les saisons de croissance (foresterie et agriculture) sont plus courtes que 200 km plus au sud… Bref, sans subventions et avec la mondialisation, on est perdants au départ.

    Est-ce pour autant il est sain d’importer massivement des produits maraîchers du Sud? Les grandes chaînes achètent en quantités telles que les petits producteurs locaux sont incapables de produire en quantités suffisantes et sont ainsi exclus de la chaîne. On a vu ça ici, au Témiscamingue; Loblaw et Sobeys (qui a remplacé Metro il y a quelques années) ont fait la vie dure aux producteurs locaux (pommes de terre, tomates, carottes…).

    Moi, les tomates de Californie ou du Mexique, c’est NON. J’achète local, en saison. Comme ma mère il y a 50 ans, avant l’invasion des produits importés. Pour les bananes, le café ou les agrumes, pas le choix, bien sûr…

    Si les viandes et légumes voyageaient moins, on aurait moins besoin des bio-carburants dont la production fait augmenter les prix et affame le tiers-monde.

    = = =

    Pour ce qui est des OGM, bien sûr que la nature évolue seule et n’a pas besoin d’aide. Mais la nature ne fabrique pas des tomates avec des gênes d’araignée… Et Monsanto? Pouah! Derrière le discours officiel (nos produits améliorent la productivité, la durée de conservation, bla bla bla), il y a cette interdiction (sinon l’impossibilité biologique) d’utiliser les graines des tomates OGM, ce qui remet le discours officiel dans une perpective plus juste. Probablement produit-on davantage. Peut-être que des tomates carrées ça prend moins de place. Mais le producteur y trouve-t-il vraiment son compte? J’en doute…

    Sans compter que la généralisation des OGM et des produits formatés par Monsanto tend à réduire au plus strict minimum la diversité biologique qui a toujours représenté le salut de l’agriculture.

    = = =

    Je veux bien « réfléchir » au contenu de cet article de Slate. Mais je n’en perdrai pas moins mon sens critique de tous ces transferts de bouffe sur des milliers de km, dont une bonne partie est artificielle et trop coûteuse pour l’environnement. Artificielle et mue par des objectifs pas toujours honorables…

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  42. 10 octobre 2011 19 h 41 min

    Allez voir au tableau 3 sur cette page le salaire des pauvres producteurs laitiers….

    http://www.statcan.gc.ca/ca-ra2006/articles/finpicture-portrait-fra.htm#A3

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  43. 10 octobre 2011 19 h 42 min

    @ Youlle

    «Au Québec les agriculteurs sont méprisés.»

    Pas par moi, en tout cas! Je relativise toutefois leur discours misérabliliste.

    «Sa vaut quoi un gain de capital sur papier que vous n’êtes pas capable de toucher?»

    Ils finissent par le toucher, que ce soit par des Chinois (n’exagérons pas…) ou par d’autres. Il existe des programmes pour faciliter le passage des fermes aux membres de la famille. Et non, je ne chercherai pas de sources cette fois, car, chaque fois que j’en trouve, vous changez de sujet et n’avouez aucune erreur. J’en ai mon …de voyage!

    Est-ce que parler de la situation concrète des agriculteurs est synonyme de les mépriser? Vous avez encore fait des déclarations fondées sur du vent («S’il y a des subventions aux producteurs de porc elles sont sûrement très minces.»), je vous démontre le contraire et vous changez de sujet.

    Tant que vous ne m’apporterai pas des arguments appuyés par des sources fiables (ne venant pas de votre famille, non vérifiables et anecdotiques), je n’ai plus l’intention de répondre à vos accusations.

    «Aujourd’hui mon frère à cette ferme qui doit valoir 6 ou 7 millions.»

    Pauvre lui, j’en ai les larmes aux yeux…

    «avec la moitié du salaire d’une infirmière chef »

    C’est déjà mieux que l’«infirmière assistante chef» dont vous parliez dans le commentaire précédent. Et vous me montrerez celles qui ont des actifs valant 6 ou 7 millions $! Si les quota de lait valent aussi cher, c’est que des gens sont encore intéressés à en acheter à ce prix là!

    «Aujourd’hui je recommande à tous les jeunes d’agriculteurs qui m’en parlent de faire autre chose que de travailler dans la misère de l’agriculture.»

    Et ils tiennent compte de ce que vous dites?

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  44. youlle permalink
    10 octobre 2011 19 h 42 min

    @ Darwin

    Je reconnais et apprécie votre patience pour la précision.

    En Europe le gagne pain des agriculteur me semble à la baisse.

    Âge moyen des agriculteurs au Canada:

    En 1996: 47 ans
    En 2001: 50 ans
    En 2006: 52 ans

    Âge moyen au Québec:

    En 1996: 44 ans
    En 2001: 47 ans
    En 2006: 49 ans

    Dans 4 ans en 2016: ?

    Cliquer pour accéder à Ottawa07.pdf

    Quel est le salaire moyen d’un agriculteur au Québec?

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  45. 10 octobre 2011 19 h 43 min

    @Koval
    « Je n’ai pas pitié des producteurs laitiers, la valeur des quotas et de cet entreprise a vraiment augmenté les 30 dernières années… »

    Que la valeur des fermes laitières ait augmenté considérablement, j’en suis.

    Mais trop, c’est trop. Bon nombre de mes clients du Témiscamingue (excellent pour l’agriculture, le Témis!) ont dû vendre leurs fermes à des étrangers… qui souvent les laissent en friche, que ce soit pour des motifs de spéculation ou pour des motifs plus nobles (ils attendent de terminer leur carrière en Belgique ou à Toronto avant de s’installer).

    Pendant ce temps, et faute de pouvoir acquérir la ferme familiale, de bons agriculteurs en puissance (intéressés à poursuivre) vont s’engager dans les mines ou quittent la région…

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  46. 10 octobre 2011 19 h 50 min

    @ Youlle

    Enfin des données!

    «Âge moyen au Québec:»

    Regardez n’importe quelle profession, et l’âge moyen est en hausse, car l’âge moyen de la population est en hausse!

    «Quel est le salaire moyen d’un agriculteur au Québec?»

    Il n’a pas de salaire, car il est un travailleur autonome! Toutes ses dépenses, y compris ses remboursements de capital sont déduites de son revenu brut! C’est pourquoi il faut tenir compte de son gain en capital.

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  47. 10 octobre 2011 19 h 53 min

    @ Papitibi

    «Bon nombre de mes clients du Témiscamingue (excellent pour l’agriculture, le Témis!) ont dû vendre leurs fermes à des étrangers…»

    Donc, il les vendent et encaissent leur gain en capital, contrairement à ce que Youlle prétendait!

    «qui souvent les laissent en friche»

    Ça, c’est un autre problème, important, j’en conviens, mais qui n’a rien à voir avec le supposé revenu de misère des agriculteurs inférieur à celui d’une «infirmière assistante chef»!

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  48. 10 octobre 2011 19 h 54 min

    De façon plus générale…

    Toutes les idées de Slate supposent bien certainement un changement de paradigme, des modèles fondées sur la coopération mondiale, on en est très loin, c’est bien certain.

    Pour Monsanto, soyez bien certains que tous ici somment indignés par ces histoires d’appropriation de gènes.

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  49. 10 octobre 2011 19 h 55 min

    @ Youlle

    «Je reconnais et apprécie votre patience pour la précision.»

    Vous avez écrit cela juste (à la même minute!) comme je venais de perdre patience! 😉

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  50. youlle permalink
    10 octobre 2011 19 h 57 min

    @ Koval

    « Allez voir au tableau 3 sur cette page le salaire des pauvres producteurs laitiers… »

    Le revenu d’une entreprise n’est pas le salaire du propriétaire.

    « Bien que les fermes « millionnaires » étaient les plus susceptibles de couvrir leurs dépenses d’exploitation (sauf l’amortissement) grâce à leurs revenus, on a également relevé des cas de réussite dans les catégories inférieures : près de 29 % des fermes appartenant à la catégorie de revenus les plus faibles ont couvert leurs dépenses d’exploitation grâce à leurs revenus, tandis que 14 % des fermes « millionnaires » n’y sont pas parvenues. Lorsque l’on tient compte de toutes les fermes, 44 % n’ont pas couvert leurs frais en 2005 en raison du nombre élevé de très petites fermes (figure 4). »

    Bien oui SAUF L’AMORTISSEMENT.

    De quoi à devenir riche!

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  51. 10 octobre 2011 19 h 58 min

    Papi

    Nous avons eu une ferme laitière, je trouve triste bien certainement que les parents ne vendent plus à leurs rejetons l’entreprise, le futur en ferme laitière est comme les porcheries, du méga avec des employés….

    Triste bien certainement, mais quand ma soeur a repris la ferme, elle a tiré un profit de 200 000$ en 10 ans, j’ai pas pleuré pour elle comme Youlle pleure pour le propriétaire de l’exploitation de 6 millions!

    Soyons sérieux SVP! Du lait ça rapporte!

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  52. 10 octobre 2011 20 h 07 min

    Faudrait que je donne un cours sur les flux (revenus) et les stocks (avoirs)…

    Une autre fois!

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  53. youlle permalink
    10 octobre 2011 20 h 09 min

    « Triste bien certainement, mais quand ma soeur a repris la ferme, elle a tiré un profit de 200 000$ en 10 ans »

    Mais koval 20K par année même pas le quart du salaire d’une infirmière chef.

    Elle valait combien la ferme avant de vendre?

    Votre soeur se payait combien de salaire annuel?

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  54. 10 octobre 2011 20 h 19 min

    Youlle, moi je n’ai jamais réussi à piler 20 000 par an! Franchement!

    « Mais koval 20K par année même pas le quart du salaire d’une infirmière chef. »

    Aucun rapport Youlle entre un profit et un salaire…

    Ça ne me tente pas de m’ostiner sur l’idée qu’un producteur laitier fait pitié, j’en connais trop, je viens d’une région rurale ou les plus riches habitants étaient (ou sont) tous des producteurs laitier…

    Franchement….gardez votre idée, ce n’est pas grave si vous pensez que j’ai tort….cela m’indiffère même…

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  55. youlle permalink
    10 octobre 2011 20 h 24 min

    @ Darwin

    « Enfin des données! »

    « Vous avez écrit cela juste (à la même minute!) comme je venais de perdre patience!  »

    Voilà pourquoi je reconnais votre patience. Soupe au lait? Boff 😉

    L’important est que votre patience reste toujours au rendez-vous et je puis témoigner que vous en avez bien plus que moi.

    Mon but ici n’est pas d’apporter des preuves mais bien de témoigner. Je ne pleure pas sur le sort des agriculteurs puisque je suis bien heureux de ne pas en faire partie. C’est la meilleure décision de ma jeunesse.

    Papitibi apporte aussi son témoignage.

    Sa vaut quoi une terre abandonnée en Abitibi? Pourtant ces terres ont un grande valeur agricole. Oui la saison est courte. Pourtant on met la main dessus et ce n’est certainement pas pour rendre service. Un jour les Cargill et cie de ce monde seront très heureux d’y faire travailler des petits salariés et de vous faire payer votre pain au prix de votre salaire.

    Ce jour là pas si loin, je ne serai plus là pour pleurer.

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  56. youlle permalink
    10 octobre 2011 20 h 38 min

    « Soyons sérieux SVP! Du lait ça rapporte! » (Koval)

    Faux!

    Si c’était le cas on verrait beaucoup de Mercedes aux portes des agriculteurs comme dans les autres l’industries.

    Une ferme laitière ne rapporte même pas les intérêts de l’investissement qu’elle nécessite.

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  57. 10 octobre 2011 20 h 43 min

    Bon, je n’ai plus d’arguments, c’est un dossier classé par Youlle! Bingo!

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  58. youlle permalink
    10 octobre 2011 20 h 44 min

    @ koval

    Moi aussi je suis issu d’un milieux où les fermes laitières étaient les plus importante au Québec. J’en ai tiré en maudit des grands visages.

    Maintenant il n’y en a presque plus et les industries de transformation ont disparues elles aussi.

    Alors certainement que c’est très payant et enrichissant.

    Ceux qui sont riches le sont à cause des dons de leur pères et de leur grand-pères.

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  59. youlle permalink
    10 octobre 2011 20 h 54 min

    Parlant de saison courte.

    Ici au centre du Québec, vers la fin des années 60 les récoltes de maïs étaient d’environ 2,7 tonnes à l’acre. Aujourd’hui c’est environ 4 ou 4,5 tonnes, autant que le mid ouest dans le temps.

    Juste pour dire que même les terres de l’Abitibi ont une grande valeur pour enrayer la faim dans le monde. Il yen a quand même 1 milliards qui crèvent de faim et la planète arrive au bout du rouleau.

    Une autre chose, c’est le pétrole qui tient tout cela debout.

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  60. youlle permalink
    10 octobre 2011 20 h 57 min

    @ Darwin

    « Il n’a pas de salaire, car il est un travailleur autonome! Toutes ses dépenses, y compris ses remboursements de capital sont déduites de son revenu brut! C’est pourquoi il faut tenir compte de son gain en capital. »

    De mémoire le salaire moyen annuel des agriculteurs au Québec est d’environ 14 000$.

    Je ne le trouve plus sur le net. Faudrait que je m’informe à l’UPA.

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  61. 10 octobre 2011 21 h 49 min

    @ Youlle

    «Voilà pourquoi je reconnais votre patience.»

    Pour la perdre il faut en avoir!

    «Pourtant on met la main dessus et ce n’est certainement pas pour rendre service»

    Merde, réalisez-vous que si ces gens ont «mis la main dessus», c’est que les producteurs les ont vendues, ce qui contredit complètement votre argument que les agriculteurs ne peuvent encaisser leurs gains en capital?

    «Un jour les Cargill et cie de ce monde seront très heureux d’y faire travailler des petits salariés et de vous faire payer votre pain au prix de votre salaire.»

    Ben non, ils vont faire venir des travailleurs agricoles mexicains!

    «De mémoire le salaire moyen annuel des agriculteurs au Québec est d’environ 14 000$.»

    Si c’est le cas, ça inclut les agriculteurs à temps partiel qui ont d’autres emplois. Ça, c’est comme le salaire des membres de l’Union des artistes. Comme il faut être membre pour faire même une figuration, la moitié des membres font moins de 5 000 $ par années! Ça fait baisser la moyenne en ti-péché!

    J’ai plutôt vu entre 20 et 25 000 $ de revenus nets, ce qui exclut le gain en capital.

    Je le répète, vous confondez salaire, revenu et gains en capital.

    Ici, on évalue la valeur moyenne des fermes à 665 000 $ en 2006…

    http://qe.cirano.qc.ca/tab/theme/activite_economique/agriculture/valeur_moyenne_des_fermes

    À la page 2 de http://www.groupeageco.ca/fr/pdf/stat/vale_terre11.pdf , on peut voir que cette valeur par hectare a augmenté à chaque année depuis 2006, à un taux beaucoup plus élevé que l’inflation (6,2 % en 2009, 11,3 % en 2010 et 3,8 % en 2011).

    Mais, bon, j’ai beau vous fournir toutes les données, vous ne concéderez jamais un centimètre à vos impressions qui valent bien plus que la réalité…

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  62. youlle permalink
    10 octobre 2011 22 h 47 min

    @ Darwin

    « Je le répète, vous confondez salaire, revenu et gains en capital. »

    Je ne confonds pas revenu et gain de capital bondance.

    Le salaire d’un agriculteur est le chèque que son entreprise est capable de lui mettre dans les poches le jeudi après midi.

    Le gain de capital de l’agriculteur comme toutes entreprises est ce qu’il empochera à sa retraite s’il est capable d’en avoir le prix. Mais pour cela il faut vendre. Or les jeunes désertent les terres.

    Je répète je ne fais que témoigner.

    Si mon témoignage ne vaut rien que le diable emporte les agriculteurs, l’agriculture et ceux qui crèvent de faim.

    Il m’arrive aussi de manquer de patience.

    Bonne nuit!

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  63. 10 octobre 2011 22 h 58 min

    73,4 % des «exploitants agricoles et gestionnaires d’exploitations agricoles» étaient des travailleurs autonomes en 2006. Ils n’avaient donc pas de salaires, mais des revenus d’exploitation : recettes – dépenses, dépenses qui incluent les paiements hypothécaires, ce qui permet un gain en capital par la baisse de la dette, à laquelle s’ajoute la hausse de valeur de la ferme que je mentionnais dans le commentaire précédent. Et je ne parle même pas des avantages en nature dont ils bénéficient.

    Mais, bon, ce ne sont que des données fiables, cela ne vaut pas vos connaissances infinies qui n’ont aucunement besoin de sources.

    Moi, la patience, je vais à l’avenir la garder pour ceux qui la méritent.

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  64. 10 octobre 2011 23 h 14 min

    @Darwin 19h53
    « Donc, il les vendent et encaissent leur gain en capital, contrairement à ce que Youlle prétendait! »

    Gain en capital?

    Dans les années 85-90, j’ai été « fermier »… ou plutôt actionnaire d’une compagnie à numéro incorporée par quelques membres de la famille pour exploiter une ferme. L’aventure a duré 6 ans, au terme desquels tous les actionnaires ont subi une perte en capital. Celui des beaufs qui s’occupait de la ferme à temps plein a perçu un salaire de famine; heureusement pour lui, sa femme occupait un emploi bien rémunéré!

    = = =

    Gain en capital? Ceux de mes clients qui avaient réussi à vendre n’ont jamais pu se payer un salaire décent; ils investissaient plutôt dans l’achat de vaches, de quotas de lait et d’équipement. L’un d’entre eux avait investi massivement dans un système de stabulation libre mais il a dû abattre et remplacer 40% de son troupeau en raison de blessures aux sabots. Il a vendu. Non pas pour encaisser un quelconque gain en capital mais tout simplement pour éviter la faillite et perdre sa ferme… et tout le reste.

    Chez nous, au moment de la revente, quand ils sont rendus à 68 ans, au bout du rouleau et sans descendance capable d’acheter, agriculteurs ne font pas d’argent. Le lait, c’est Parmalat… qui avait acheté une entreprise régionale soucieuse de maintenir ses fournisseurs en vie. Mais Parmalat n’en a rien à cirer. Les animaux de boucherie? Nos agriculteurs doivent faire abattre dans la région de Montréal, à plus de 600 km; les animaux dépérissent et maigrissent pendant le transport. Bof! Le pire, c’est qu’il y a un abattoir à 150 km… en ontario. Mais Ontario Certified, donc cet abattoir n’est pas autorisé à tuer nos boeufs pour revente au québec. Faudrait un abattoir Certifié Canada.

    Le rendement en $ influe sur le prix de revente des fermes. C’est un marché d’acheteurs, où l’offre excède largement la demande.

    Quand ils vendent, c’est pour essayer de sauver les meubles…

    Et le rendement, incluant salaire (le cas échéant) et « gain en capital », ouf…

    Mais peut-être ma région constitue-elle un cas particulier. N’empêche…

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  65. 11 octobre 2011 5 h 34 min

    @ Papitibi

    Je répète :

    «À la page 2 de http://www.groupeageco.ca/fr/pdf/stat/vale_terre11.pdf , on peut voir que cette valeur par hectare a augmenté à chaque année depuis 2006, à un taux beaucoup plus élevé que l’inflation (6,2 % en 2009, 11,3 % en 2010 et 3,8 % en 2011).»

    Si vous regardez ce document, vous verrez que la situation de votre région est la pire au Québec. Elle n’est donc absolument pas représentative.

    Je répète aussi que les remboursements hypothécaires sont déduits des recettes dans le calcul du revenu net. L’augmentation du capital (pas seulement le gain) ou la baisse du passif est aussi une forme d’enrichissement ou de revenu lors de la revente.

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  66. 11 octobre 2011 6 h 56 min

    Je n’ai parlé que des fermes laitières, je reconnais que dans certains autres secteurs agroalimentaires, ça peut être pas mal plus difficile…

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  67. 11 octobre 2011 6 h 58 min

    Papi

    « Le lait, c’est Parmalat… qui avait acheté une entreprise régionale soucieuse de maintenir ses fournisseurs en vie. Mais Parmalat n’en a rien à cirer. »

    Pouvez-vous élaborer?

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  68. 11 octobre 2011 7 h 26 min

    @ Koval

    «je reconnais que dans certains autres secteurs agroalimentaires, ça peut être pas mal plus difficile…»

    Et je n’ai jamais dit non plus que c’était facile. Seulement qu’on ne peut se contenter de ne regarder que les revenus d’exploitation.

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  69. 11 octobre 2011 7 h 32 min

    Darwin, je pensais aux producteurs de viande de boeuf qui ont souffert de la crise de la vache folle, en fait, à part les fermes laitières, je ne connais pas grand chose dans l’agroalimentaire…

    Voilà, j’ai trouvé pour Parmalat…

    http://www.lebulletin.com/actualites/les-producteurs-de-lait-de-la-rgion-dabitibi-tmiscamingue-manisfestent-devant-lusine-de-parmalat-laverlochre-13787

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  70. 11 octobre 2011 8 h 30 min

    @Koval

    Parmalat avait acheté « Laiterie Dallaire », à Rouyn-Noranda; l’entreprise appartenait à la famille Lafrenière, de Laverlochère, au Témiscamingue (Beurrerie Lafrenière). Plus loin encore, c’est la famille Dallaire, à Rouyn, qui était proprio de la laiterie, d’où son nom.

    La famille Dallaire est liée à l’histoire de la ville. L’une des deux principales artères nord-sud porte son nom, un quartier porte son nom, et l’un des 3 terrains de golf itou. La famille – et le nom Dallaire – étaient très respectés dans l’ensemble de la région. Même chose pour les Lafrenière, au Témiscamingue.

    C’est un peu comme pour les joueurs québécois du Canadien de Montréal; l’été venu, on les voyait partout, de Rouyn à Sept-Îles, si bien qu’ils devaient ASSUMER leurs contre-performances et (pour certains), cela suffisait à faire du club un meilleur club.

    Les proprios de la laiterie vivaient dans la région. Ils pouvaient pas se cacher dans un bureau de Toronto, comme le faisait la direction de Parmalat. Alors ils traitaient les producteurs locaux avec les égards dus à un voisin qu’on croise tous les jours dans la rue.

    Ce qui devait arriver arriva: après la vente à Parmalat, la laiterie Dallaire a fermé, le lait tiré en région a été transporté, traité et transformé à l’extérieur… et les producteurs ont connu des années de vaches maigres (quel jeu de mots! 😉 )

    L’usine a continué quelques années, avec des sous contrats de fabrication de popsicles et de friandises glacées. Puis la fabrication s’en est retournée à Toronto et la bâtisse est vide. Un éléphant blanc.

    Voilà comment la mondialisation fabrique des pauvres.

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  71. 11 octobre 2011 8 h 32 min

    @ Koval

    «Voilà, j’ai trouvé pour Parmalat…»

    Et Papitibi a tout à fait raison de soulever le ridicule de la réglementation sur les abattoirs.

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  72. 13 octobre 2011 9 h 53 min

    Il y a quatre jours, j’ai écrit :

    «Mais, il n’en demeure pas moins que la seule façon de nourrir plus de monde avec les ressources limitées de la Terre est de consommer moins de viande »

    Aujourd’hui, on peut lire cet article dans le Devoir qui va dans le même sens :

    «Manger moins de viande pour augmenter la production alimentaire
    La Presse canadienne 13 octobre 2011 Actualités sur l’environnement

    En mangeant moins de viande, les humains pourraient doubler les réserves mondiales de nourriture, suggère une nouvelle étude qui a été mise en ligne hier et qui sera publiée dans la prochaine édition de la revue Nature.

    Un coauteur canadien de l’étude, le chercheur Navin Ramankutty, de l’Université McGill, fait valoir que la diminution de la consommation de viande serait une façon efficace d’augmenter la production de nourriture. Il explique qu’on pourrait augmenter de 50 % la production de vivres sur la planète simplement en utilisant les meilleures terres pour faire pousser des aliments pour les humains plutôt que pour les animaux ou pour l’exploitation de biocarburants. Le rapport mentionne aussi que les trois quarts des terres agricoles de la planète sont consacrées à l’élevage de bétail, que ce soit pour le pâturage ou pour les aliments d’élevage.

    «Cela ne signifie pas que nous devrions tous devenir végétariens ou végétaliens, mais le fait de réduire notre consommation hebdomadaire de viande d’une ou deux journées ferait une différence énorme sur la quantité de nourriture nécessaire», explique-t-il. »

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/333485/manger-moins-de-viande-pour-augmenter-la-production-alimentaire

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  73. 13 octobre 2011 20 h 16 min

    On dirait que l’auteur confond « doubler » avec une augmentation de 50% ….

    Il faut la coopération planétaire d’abord!

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  74. youlle permalink
    13 octobre 2011 20 h 28 min

    @ Darwin et papitibi

    Bon j’ai obtenu certains renseignements sur l’industrie laitière. Ma question portait sur une personne un gérant de ferme expérience de 10 ans qui veut s’acheter ou partir une ferme laitière de 60 vaches. Il n’existe pas de données pour ce genre d’achats, chaque cas étant unique.

    Le montant maximum que le crédit agricole financera pour une telle ferme est de 3 millions. De ce prix, l’entrepreneur devra acheter un quota d’une valeur d’un million de dollars. Les bâtiments, la machinerie et les vaches sont de 1, 100 000$. Il reste 900 000$ pour acheter une terre auto suffisante pour ces 60 vaches. Pour 60 vaches au centre du Québec et en Montérégie, la surface de terre nécessaire est de 350 acres ce qui près à mon expérience, je pensais 300 acres.

    Donc si on calcule 900 K pour 300 acres le prix à l’acre est de 2 500$ l’acre que l’agriculteur est capable de payer. Pourtant la valeur moyenne des terres transigées est d’environ 6 000$ l’acre. Remarquez que c’est la valeur des terres transigées et non pas la valeur selon la rentabilité.

    De plus selon Agéco les terres transigées en Montérégie serait d’environ de 12 000$ l’acre. Presque 5 fois le prix que le fermier laitier est capable de payer. Quelle est la raison?

    Vous remarquerez que les régions des valeurs transigées à des prix exorbitants sont pratiquement des régions urbaines. Lanaudière, Laurentides et Montérégie. Quant au Centre du Québec c’est au sud de trois rivières en pleine campagne. Pourtant ces terres ont la même valeur agricole que celle de la Montérégie à l’exception d’un climat très légèrement plus frais et il faut exclure la région au sud du lac ST pierre. Elles sont à 6 500$ toujours en valeur de quelques terres transigées.

    Au Témiscamingue, je dirais que les choses seraient même plus faciles. Les terres valent de 300 à 500$ l’acre. La valeur du lait vendu lui, est le même qu’en Estrie et Montérégie. Donc vu que ces terres rendent moins que celles du Centre du Québec, le fermier laitier peut acheter 5 fois la superficie, ce qui est trop. Il devra produire de l’orge ou acheter du maïs et du soja comme plusieurs le font dans la plaine. Il faut aussi mettre en compte que la qualité du foin au Témiscamingue est supérieure à celui de la plaine du St Laurent à cause de la fraîcheur du climat. C’est la raison pour laquelle les animaux de boucherie de cette région ont une meilleure qualité.

    Donc le jeune rendu au moment de la vente pour sa retraite, c’est-à-dire 30 ans plus tard, aura « clairé » le million du quota qui pourra valoir 2 000 000$ ou 0 cennes. C’est du vent. Il recevra aussi la plus value de sa terre selon l’inflation et c’est encore du vent.

    Enfin sachant qu’il devra travailler un minimum de 65 heures par semaine pendant trente ans, il ne sait même pas s’i pourra vendre à un plus gros ou passer le flambeau.

    En conclusion, si c’était payant de tirer des grands visages sept jours par semaine, la grande entreprise aurait presque tout ramassé.

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  75. youlle permalink
    13 octobre 2011 20 h 39 min

    @ Darwin
    13 octobre 2011 09:53

    J’ai un peut de misère à comprendre les chiffres de Navin Ramankutty.

    14 kilos de grains donne un kilo de boeuf, un bovin.

    Donc il faut multiplier 14 x 75% des terres cultivables de la planète pour nourrir les humains au végétarien. Autrement dit 75% des terres de la planète peuvent nourrir 14 fois plus d’humains.

    Bon je fais peut être erreur.

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  76. 13 octobre 2011 21 h 28 min

    « Donc le jeune rendu au moment de la vente pour sa retraite, c’est-à-dire 30 ans plus tard, aura « clairé » le million du quota qui pourra valoir 2 000 000$ ou 0 cennes. C’est du vent. Il recevra aussi la plus value de sa terre selon l’inflation et c’est encore du vent. « 

    Pfffffffff! Mauvaise foi! On n’a jamais parlé d’un jeune qui achète maintenant, ils n’achètent même plus!

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  77. youlle permalink
    13 octobre 2011 22 h 55 min

    @ koval

    « Pfffffffff! Mauvaise foi! On n’a jamais parlé d’un jeune qui achète maintenant, ils n’achètent même plus!.

    Pourriez-vous m’expliquer?

    Et pour la mauvaise foi.

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  78. Richard Langelier permalink
    14 octobre 2011 2 h 03 min

    J’ai beau être petit-fils d’agriculteur et être originaire d’un village où la première ferme était à 7 maisons de chez nous, ce n’est qu’à 25 ans, en faisant le tournage d’un vidéo, que j’ai appris qu’une vache devait vêler chaque année pour donner du lait. Néanmoins, je m’aventure sur ce sujet, de façon impressionniste, puisque je suis devenu accro de Jeanne.

    Lorsque nous allions visiter mes grands-parents et mon oncle à St-Pascal de Kamouraska, mon père nous a montré la terre de roches où il est né. Il m’a raconté que son père a par la suite acheté une terre dans la plaine qu’il a laissée (ou vendue) à mon oncle [1]. Sur cette terre de roches, mon grand-père n’y faisait sûrement pas les foins deux fois par été. Par contre, dans la plaine, mon oncle avait une trentaine de vaches (de mémoire).

    Mon père a acheté une terre à exactement 12 milles d’Arthabaska [2] pour y construire un chalet et faire des pistes de ski de fond. Il y avait des plaques de neige au mois de mai. 12 enfants avaient été élevés sur cette terre.

    Je m’interroge : « comment a-t-on pu dire à des gens : allez défricher ces terres, vous êtes l’avenir de la nation, puis leur dire : nous nous sommes trompés, nous allons fermer votre rang, voire votre village, mais ce n’est pas grave, nous allons vous indemniser. » J’imagine des gens de 55 ans se retrouvant dans un bloc appartement à Rivière-du-Loup. Y a-t-il eu des cas d’alcoolisme et de pharmacodépendance?

    Dans le p’tit 7 de St-Paul, il n’y a pas eu indemnisation. X a vendu sa terre à mon père pour une bouchée de pain, en conservant sa maison. Je ne considère pas que mon père l’a exploité, il avait déjà un terrain et un chalet où il avait commencé à faire du ski de fond et où des gens qu’il rencontrait à la boutique de sports venaient se joindre.

    Des terres en friche, j’en ai vu beaucoup. Que faire aujourd’hui? Des plantations, des bases de plein air, y élever du mouton?

    J’ai roulé au cours des derniers étés dans le centre du Québec, chez une amie. Avec mes genoux arthrosés, ça tombait bien, il n’y a pas de côtes. Du blé d’Inde à perte de vue. La tentation d’y planter des plants de pot plutôt que d’aller travailler aux camions Thibeault à Pierreville, dans une entreprise à Bécancour doit être forte chez les jeunes. Les menaces aux battes de baseball doivent suivre pour conserver ces plans.

    Lorsque j’étais à la télévision communautaire, nous avons interviewé Pierre Gaudet, alors secrétaire de l’UPA à Nicolet. Verbomoteur, mais très intéressant. Quelques années plus tard, il m’a pris sur le pouce, alors qu’il se rendait à un congrès de l’UPA. Encore une fois, j’ai bu ses paroles. Il a par la suite été président de l’UPA. Puis j’ai vu des reportages où il expliquait qu’il était devenu producteur biologique, parce qu’il en avait assez de passer ses journées en comptabilité, qu’il était comme un chien courant après sa queue, pour recevoir des subventions, il devait accroître son troupeau, donc acheter des terres pour faire semer de l’avoine ou acheter de l’avoine.

    J’ai appris, par un reportage de La semaine verte, que la loi du zonage agricole qui aurait dû être faite en 1960 (4 siècles plus tôt, si les premières nations avaient su que la Raison dans l’histoire nous conduisait vers une société dirigée par le Droit), s’est transformée en outil pour l’agriculture industrielle. Un agriculteur retraité avait un voisin pomiculteur qui voulait lui acheter une bande de terre. La loi sur le zonage agricole interdit de vendre une bande de terre zonée.

    Lorsque je suis allé rouler chez cette amie, elle suivait des cours de maîtrise en fiscalité. Il y avait un problème pour un demi-crédit : « En 1970, Paul a acheté une ferme 100 000$. Il la revend en 2010, 900 000$. Comme Québec solidaire n’est pas au pouvoir, l’exemption pour le gain en capital étant de 750 000 $, seulement 25 000$ s’ajoutent au revenu imposable. Le fisc prétend que la valeur marchande est plus élevée, puisqu’il y a un boisé qui a pris de la valeur avec le rapport Coulombe. Que peut faire Paul? ».

    En roulant, j’ai pensé que le boisé est nécessaire pour faire de l’ombre au troupeau et éviter l’érosion des sols. C’est exactement ce qu’elle a trouvé en fouinant dans la jurisprudence, devant son écran.

    [1] Il y a deux versions au fait que je sois gosse de riche. Ma mère m’a toujours dit que le curé de St-Pascal avait dit à mes grands-parents : « votre fils est premier de classe. Il pourrait faire un bon prêtre. Nous pourrions lui payer son cours classique, mais pendant l’année scolaire, il serait pensionnaire et ne pourrait aider pour les travaux de la ferme ». L’autre version, c’est l’homélie de mon frère : « À sa naissance, Léon-Philippe Langelier pesait 2 livres, un kilo pour les plus jeunes. Flavius Langelier considérait qu’il n’était pas assez fort pour les travaux de la ferme. Avec ses maigres économies, il lui a payé ses études… ». Les deux versions ne sont pas antithétiques et elles n’expliquent pas pourquoi le petit-fils Richard préfère l’écriture de facéties sur internet au travail (au sens de labour par opposition à work, au labeur par opposition à l’oeuvre).

    [2] J’ai fait la mesure pour mon entraînement de marathon.

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  79. 14 octobre 2011 5 h 49 min

    @ Youlle

    «J’ai un peut de misère à comprendre les chiffres de Navin Ramankutty.»

    Ces chiffres ne sont pas dans l’article. Vous avez dû les prendre ailleurs. Ce serait gentil de donner la source (lien).

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  80. 14 octobre 2011 7 h 18 min

    Youlle

    Vous parlez d’un scénario ou un jeune achète actuellement, Or depuis 10-15 ans, les jeunes n’achètent plus, les fermes sont vendus à des gros qui démantèlent.

    Voyez! C’est tellement de la marde les terres agricoles que les gros requins se ramènent quand un ptit producteur laitier vend!?!?

    Quand un jeune aujourd’hui achète, c’est que ses parents lui ont donné un gros gros héritage de leur vivant sous forme de rabais, auquel cas, le jeune est gagnant en maudit.

    M’enfin, tous les producteurs laitier en fonction actuellement finiront millionnaires à leur retraites…

    Les pauvres…

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  81. youlle permalink
    14 octobre 2011 9 h 57 min

    @ Darwin

    « Ces chiffres ne sont pas dans l’article. Vous avez dû les prendre ailleurs. Ce serait gentil de donner la source (lien). »

    Je vais chercher quand j’aurai quelques minutes.

    Il me semble que le poulet c’est un peu plus que deux kilos de grains pour un kilo.

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  82. Richard Langelier permalink
    14 octobre 2011 11 h 10 min

    @ Youlle

    Lorsque je suis allé chez cette amie dans le Centre du Québec, en quittant la 20, j’ai vu de la lumière dans les étables, à minuit. Elle m’a dit que ces vaches étaient traites automatiquement lorsque le pis est plein. J’aimerais savoir s’il est vrai que:
    – 95% des vaches ne sortent jamais de l’étable
    – après 4 ou 5 ans, elles ne donnent plus le lait correspondant aux quotas et qu’elles sont envoyées à la réforme.

    Un de ses amis qui avaient eu une ferme biologique est passé. Lorsqu’il avait débuté, il complétait ses revenus en limant des sabots. Aujourd’hui, sa fille administre la ferme biologique. Lui, (qui m’a semblé dans la soixante comme tout le monde) lime des sabots. Il nous a dit que les sabots de ces vaches devaient être limés trois fois par année, alors qu’à l’époque, c’était deux fois par année.

    Est-ce qu’ils se sont payé ma gueule?

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  83. youlle permalink
    14 octobre 2011 13 h 26 min

    @ Darwin

    J’ai trouvé ce lien. Sa donne une idée mais je reste sur ma faim pour l’exactitude.

    http://ecoaventuremonde.com/soyezeco-votreassiette.html

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  84. youlle permalink
    14 octobre 2011 13 h 30 min

    @ Darwin

    Un autre lien. Il porte plutôt sur la superficie, mais on met les poulets égal au porc et je suis convaincu qu’il y a une différence.

    En fait dans ma mémoire c’est environ 2+ pour le poulet, environ 4 pour le porc et 14 pour le boeuf.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Impact_environnemental_de_la_production_de_viande

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  85. youlle permalink
    14 octobre 2011 14 h 16 min

    @ Richard

    « Est-ce qu’ils se sont payé ma gueule? »

    Probablement que non.

    En premier Richard je dois vous dire qu’une vache en lactation est très fragile. Dans ce cas on exploite l’instinct maternel de la vache et elle doit être traitée aux petits soins et même recevoir de l’affection. Il suffit qu’un étranger arrive pendant la traite les baguettes en l’air pour dire comment sa va pour que la traite dure 45 minutes de plus à cause du stress.

    Pour la traite auto à 24 hres c’est un robot qui accueille la vache et lit son code. Si la vache n’a pas été tirée elle aura de la moulée pendant sa traite. Sinon elle passera droit. Certains agriculteurs se sont débarrassés de ces robots dispendieux faute de sommeil. Sa sonne à toutes les nuits ou plusieurs fois pour le moindre problème.

    Plusieurs vaches restent toujours dans l’étable. Mais cet étable est un parc et les murs sont ouverts l’été. Elles circulent librement dans l’étable et ont des stalles pour aller manger et se coucher. Quant au % j’en ai aucune idée.

    Il est aussi vrai que quand elles baissent en production elles sont envoyées à l’abattoir.

    Pour ce qui est des sabots, vous me l’apprenez. Je suis resté sur ferme laitière jusqu’à 20 ans et je n’ai jamais vu limer un sabot de vache même pas à la télé. Il est possible qu’on le fasse pour le confort de la vache vu qu’elle sur le béton, mais beaucoup marchent sur un tapis de pneus recyclés.

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  86. youlle permalink
    14 octobre 2011 15 h 01 min

    @ koval

    « Vous parlez d’un scénario ou un jeune achète actuellement, Or depuis 10-15 ans, les jeunes n’achètent plus, les fermes sont vendus à des gros qui démantèlent. »

    Mon exemple est un jeune étranger avec expérience qui s’achète un ferme. Il est vrai que les jeunes en général ne veulent plus s’embarquer dans une aventure où ils devront travailler 60 ou 70 heures par semaine. Ceux qui le font, ne le font surtout pas pour l’argent.

    « Quand un jeune aujourd’hui achète, c’est que ses parents lui ont donné un gros gros héritage de leur vivant sous forme de rabais, auquel cas, le jeune est gagnant en maudit. »

    Oui, c’est vrai, mais un agriculteur ne peut pas donner sa terre à son fils. S’il le fait, le fils devra faire encan pour payer le fisc. Les fermes laitières sont presque toutes incorporée. Donc quand un père vend ou donne à son fils il doit transférer ou vendre des actions de la ferme pendant des années. Donc il devra le faire bien avant l’âge de 68 ans et continuer à aider son fils. Sinon c’est le démantèlement, qui plus souvent qu’autrement est un drame pour le futur millionnaire.

    « …les fermes sont vendus à des gros qui démantèlent. »

    Vrai, et sa fait des années que sa dure, au moins 45 ans. Les requins qui achètent ces fermes sont souvent des agriculteurs qui veulent passer la terre à leur fils. Mais voilà, deux propriétaires deux salaires. Donc il faut agrandir.

    Tant et aussi longtemps que la pression sur les prix durera les fermes grandiront, jusqu’au jour où elles seront intéressante pour la grande entreprise. Ce n’est pas nouveau ça. C’est un choix de société, à savoir si nous voulons garder le contrôle de notre agriculture ou le remettre dans les mains des multinationales.

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  87. 14 octobre 2011 18 h 23 min

    Une fiche technique préparée pour le gouvernement de l’Ontario sur la stabulation libre des vaches laitières.

    On y fournit des tas de détails sur les pourquoi du comment…
    http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/dairy/facts/95-068.htm

    Le confort influence la santé des pieds, des pattes, du pis et des trayons, la façon de s’alimenter, la prise alimentaire, la fertilité et la longévité. Le confort de la vache tient à de nombreuses caractéristiques, en apparence anodines, des stalles, des mangeoires et des surfaces de plancher.

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  88. 14 octobre 2011 19 h 01 min

    Je ne suis toujours pas d’accord avec Youlle au sujet de la misère des producteurs laitiers mais c’est très comique de lire chez Jeanne des propos sur la vie trépidante des vaches à lait..

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  89. 14 octobre 2011 19 h 25 min

    «c’est très comique de lire chez Jeanne des propos sur la vie trépidante des vaches à lait..»

    D’autant plus que c’est plutôt dans les blogues de droite qu’on compare les contribuables et les consommateurs (ainsi que la SAQ et les casinos) à des vaches à lait du gouvernement! 😉

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  90. Richard Langelier permalink
    14 octobre 2011 19 h 41 min

    @ tous

    Quelle seraient les pistes de solution pour une agriculture à dimension plus humaine, au Québec et ailleurs?

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  91. youlle permalink
    14 octobre 2011 20 h 02 min

    « Je ne suis toujours pas d’accord avec Youlle au sujet de la misère des producteurs laitiers… »

    Tout dépend de ce l’on conçois comme misère. Les producteurs laitiers sont ceux qui s’en sortent le mieux avec 70 heures de travail par semaine.

    Ce n’est pas le sort des agriculteurs qui me préoccupe mais l’agriculture et par ricochet le sort des Québécois. Si un jour le gouvernement ouvre les portes de la frontière du sud au lait s’en sera fini de l’agriculture au Québec, il ne restera que des sans importance.

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  92. 14 octobre 2011 20 h 35 min

    Youlle

    Je conteste aussi votre 70 heures/ semaine, ma soeur, mon père, mon frère et mon grand père on eu une ferme laitière. Ils tiraient environ 30 vaches. L’été, c’était rush à cause des foins, des semences etc, l’hiver, 5-6 heures par jour de travail.

    Richard, c’est fini l’industrie laitière deviendra du méga, où il y avait 10 fermes, il y en a une aujourd’hui quand ce n’est pas un producteur de canola. Quand je retourne dans mon village natale, je ne vois plus aucune vache.

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  93. 14 octobre 2011 20 h 37 min

    Pour le limage de sabots des vaches Richard, c’est très vrai, nous on les coiffait en plus,. au moins une fois par mois!

    😆 😆 😆

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  94. 14 octobre 2011 22 h 53 min

    Pour les émissions de co2 en tout cas, le local et moins de viande c’est sûr… Accepter qu’il y ait une saison et des conditions de culture et de conservation pour toutes les denrées. Le problème c’est qu’il nous faut tout et tout de suite, du mais, des pommes, des fraises et des tomates à longueur d’année et c’est là que ça devient moins écologique puisqu’il faudra importer, transporter, conserver, retransporter, reconserver, cultiver en serres chèrement chauffées…. Ce sont mes pistes, pour une agriculture moins énergivore en tout cas.

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  95. 14 octobre 2011 23 h 14 min

    @ Sombre

    «Accepter qu’il y ait une saison»

    Ah que tu as raison! On veut tout et tout le temps. Ça aussi c’est coûteux (en termes écologique).

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  96. 15 octobre 2011 11 h 44 min

    On devrait retourner au temps de nos grand-mère. Comme ça les oranges voyageront tellement peu souvent qu’elle se feront rare, ainsi on va pouvoir en donner une en cadeau de Noël et elle sera très appréciée. 😉

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  97. 15 octobre 2011 11 h 47 min

    @ Yves

    On parle de respecter les saisons, pas de reculer d’un siècle! 😉

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  98. youlle permalink
    15 octobre 2011 12 h 07 min

    @ Yves

    « Comme ça les oranges voyageront tellement peu souvent qu’elle se feront rare, ainsi on va pouvoir en donner une en cadeau de Noël et elle sera très appréciée.  »

    On peut en rire, mais il y beaucoup de vrai dans ce que vous dites.

    C’est comme pour les fraises, je n’en mange jamais hors saison et oui elles sont bien plus appréciées. Aujourd’hui ont peut avoir des fraises du Québec jusqu’au mois d’octobre.

    @ Darwin

    « …pas de reculer d’un siècle! »

    Je me demande parfois si on avance ou si on recule avec certaines modernités.

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  99. 15 octobre 2011 12 h 38 min

    @ Youlle

    «Je me demande parfois si on avance ou si on recule avec certaines modernités.»

    Il ne faut pas, en effet, confondre l’avancée dans le temps avec le progrès. C’est d’ailleurs un des thèmes du bouquin que je suis en train de lire. J’en parlerai sûrement dans un futur billet, mais pas maintenant!

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  100. 15 octobre 2011 14 h 37 min

    Mais Darwin, voilà un siècle c’est cela qu’ils faisaient, respecter les saisons. 😉

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  101. 15 octobre 2011 14 h 51 min

    @ Yves

    «Mais Darwin, voilà un siècle c’est cela qu’ils faisaient, respecter les saisons.»

    Oui, mais on peut respecter les saisons en continuant à importer des oranges… en saison!

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  102. 15 octobre 2011 19 h 30 min

    J’espère, sinon comment je pourrais donner mon orange à Noël. Au fait comment tu les aimes, sanguine ou régulière. 😉

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  103. 15 octobre 2011 19 h 42 min

    Je ne mange plus jamais d’orange. Trop acide pour moi. Je me contente de pommes (même hors saison… :oups: ) et de bananes. Au sujet des bananes, j’ai déjà fait ma sortie du placard!

    «D’ailleurs, quand je mange une banane, j’ai toujours un peu honte en raison des conditions de travail des ouvriers de bananeraies…»

    https://jeanneemard.wordpress.com/2011/10/08/les-cosmovores/#comment-9455

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  104. youlle permalink
    16 octobre 2011 9 h 00 min

    Darwin : J’ai trouvé ce commentaire dans les «indésirables», je ne sais pas pourquoi. Il était daté du 14 octobre à 22 h 58. J’ai changé sa date pour qu’il s’affiche dans les commentaires récents.

    @ koval

    60 vaches en lactation 360 jours par année c’est le quadruple.

    J’ai travaillé sur une ferme de 68 vaches en 70 et je faisait 65 heures semaines autant pour un des propriétaires l’autre qui avait un travail à temps plein à l’extérieur 30 heures sur la ferme et mon grand père qui faisait 30 heures. un total de 190 heures semaines.
    ====

    Temps travaillé pour les employés seulement.

    Cliquer pour accéder à Conditions_de_travail_et_capacite_a_conserver_la_main-doeuvre_en_agriculture.pdf

    Page 34

    « …où il y avait 10 fermes, il y en a une aujourd’hui… » Il me semble que c’est plus que 10.

    « …nous on les coiffait en plus,. au moins une fois par mois! »

    Aviez-vous des fers à friser? 🙂

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  105. 16 octobre 2011 9 h 58 min

    @ Youlle

    «Temps travaillé pour les employés seulement.»

    On peut lire sur cette page :

    «Il est à noter que les employés qui effectuaient moins de 30 heures par semaine ont été « rejetés », d’où le nombre minimum d’heures équivalent à 30 heures pour la plupart des postes.»

    Puisque ceux qui travaillent moins de 30 heures ont été rejetés, cela influence drôlement la moyenne à la hausse. Malheureusement,comme on ne dit pas quelle proportion ils représentent, on ne peut pas calculer la moyenne globale (ni la médiane…).

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  106. 16 octobre 2011 10 h 27 min

    En tout cas, de toute façon, moi j’ai vu ma soeur clairer 200 000$ de profit dans 8 ans entre 1992 et 2000 (j’avais mis 10 ans, mais c’était plutôt 8 ) et moi, pendant ce temps, je travaillais au salaire d’une infirmière-chef et j’ai rien clairé!!!

    Moi, avoir une entreprise stable me procurant un revenu assez fixe, et me dégager un million ou deux dans 20 ans, ça aurait été mon style de vie.

    Travailler au grand air et avec les animaux, j’aurais préféré!

    OK je concède, la ferme est un truc familial, les deux traites quotidiennes duraient 4-5 heures par jour, mais à deux personnes, donc un total de 10 heures par jour.

    Disons que c’était 70 heures de traite par semaine pour 30 vaches en lactation, 70 animaux au total, car il y a des génisses à élever pour la relève, des vaches au repos, etc.

    Bon, il y a bien 20 heures par semaine à ajouter pour le reste, les semences les foins, etc.

    Donc au total, c’est vrai, ça donne 90 heures semaine, mais divisé en deux et même en trois, souvent, on engage une troisième personne pour une vingtaine d’heures semaine à très pas cher de l’heure!

    Ça peut paraître pas mal d’heures, mais c’est un truc de famille! En contrepartie, ça procure un revenu familial…Donc l’équité salariale est là! Ce n’est pas vrai que c’est trop travailler pour le revenu que ça procure!!!

    Et puis je vais vous dire un secret, personne ne croit qu’il va opérer une business en n’y mettant que le nombre nombre d’heures d’un bureau, ie, 35 heures/ semaine…

    Un propriétaire d’entreprise, n’importe laquelle, travaille souvent plus que tout le monde, surtout les premières années, c’est un coup à donner. Quand son entreprise prospère et qu’il est moins étouffé par les dettes, il engage et lentement retrouve un rythme de travail plus normal…

    Mais la récompense qu’on obtient au bout du compte, c’est d’être plus riche qu’un salarié.

    Youlle

    Quand vous dites:

    « Cela étant dit je suis très heureux d’avoir refusé il y a 37 ans la ferme laitière (moyenne pour le temps) de mon père »

    et que plus loin, vous avouez que votre frère s’est monté une fortune de 6 ou 7 millions dans 35 ans, vous confirmez tout ce que j’ai écrit…

    Peut-être que vous essayez de vous convaincre que vous avez fait le bon choix en refusant la ferme….moi, je le trouve très chanceux votre frère!

    Bon, j’imagine que lui il a aimé sa vie, vous, vous n’auriez peut-être pas aimé….mais ça, ce sont des choix personnels.

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  107. 16 octobre 2011 10 h 56 min

    «Ça peut paraître pas mal d’heures, mais c’est un truc de famille!»

    Et le temps de transport pour aller travailler est relativement bas!

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  108. 16 octobre 2011 12 h 33 min

    «me dégager un million ou deux dans 20 ans, ça aurait été mon style de vie.
    on engage une personne à très pas cher de l’heure!

    Pifffff et ça se dit de gauche. Profiteuse et exploiteuse! 😉

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  109. 16 octobre 2011 12 h 38 min

    Yves, un bon repère pour gauchiste les fermes laitières, tu passes pour pauvre comme Job et tu accumules des millions! Le meilleur des mondes! 😉

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  110. 16 octobre 2011 12 h 41 min

    Yves, les gauchistes n’ont jamais prêté serment à l’effet qu’ils vivraient comme Jésus Christ!

    Pour les employés des habitants, je leur disais souvent qu’ils étaient radins sur les salaires..

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  111. 16 octobre 2011 12 h 53 min

    «Pour les employés des habitants, je leur disais souvent qu’ils étaient radins sur les salaires..«

    Ouin, c’est pour ça qu’ils sont tous millionnaires les farmers. Juste des exploiteurs de pauvres p’tits salariés.

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  112. 16 octobre 2011 12 h 57 min

    Yves

    T’es riche une fois que tu a capitalisé mais pas tant que ça en salaire. Si ta ferme vaut 2 millions et que t’en a payé un million, tu vaux un million mais il n’est pas dans tes poches..

    Comme dans toutes les PME, les salaires sont faibles…

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  113. 16 octobre 2011 13 h 00 min

    «tu vaux un million mais il n’est pas dans tes poches..»

    Non, mais c’est plus facile d’emprunter au besoin.

    «pauvre comme Job»

    À l’avenir, tu devrais dire «pauvre comme Ritchie»! 😉

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  114. youlle permalink
    16 octobre 2011 13 h 46 min

    @ Darwin

    « Darwin : J’ai trouvé ce commentaire dans les «indésirables»… »

    C’est peut être que le lien est très long.

    J’aurais pu le signaler mais j’ai oublié.

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  115. 16 octobre 2011 14 h 47 min

    «C’est peut être que le lien est très long.»

    Cela fait partie des hypothèses que j’avais en tête. Bien des logiciels sont aussi sensibles aux fichiers pdf…

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  116. 16 octobre 2011 14 h 47 min

    Koval12:57
    YvesT’es riche une fois que tu a capitalisé

    Non non Koval. Ils viennent riche en importent des esclaves du Mexique pcq ils sont trop paresseux pour cueillir leurs brocolis tous seul.

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  117. youlle permalink
    16 octobre 2011 15 h 13 min

    @ Darwin

    « Puisque ceux qui travaillent moins de 30 heures ont été rejetés, cela influence drôlement la moyenne à la hausse. Malheureusement,comme on ne dit pas quelle proportion ils représentent, on ne peut pas calculer la moyenne globale (ni la médiane…). »

    Quel est le % de moins de 30 H et plus de 30 h? Regrettable on ne le sait pas.

    Ce tableau donne la moyenne de ceux qui font plus que 30 heures. Mais, il me semble que ce texte s’adresse à ceux qui veulent se trouver un travail à plein temps sur une ferme, mais non pas à ceux qui veulent faire une différence statistique. Ce n’est que mon avis. Si c’est le cas, sa fait pitié ce que l’on présente avec un salaire moyen de 11,15$ pour attirer de la main d’oeuvre comme gérant sur les fermes.

    De toutes façons à 30 heures par semaine à 11$ ce n’est pas très attirant, et à 50 heures semaines à environ 11$ hrs non plus.

    Pas étonnant que les fermes aient de la misère à trouver de la main d’oeuvre.

    Je pense que je devrais recommander aux fermiers laitiers d’embaucher de mexicains à raison de six mois par année. Ils sont très compétents pour ramasser des fraises, des framboises, des bleuets, de la laitue, des poivrons, des tomates, des concombres, des petites fèves jaunes, des vertes, des brocolis et des choux etc.

    Mais il doit y avoir une raison si ils ne l’ont pas fait, parce que les mexicains aiment bien venir travailler au Québec six mois par année même à des salaires de BS, ils ont même droit à certains avantages sociaux importants provenants du Québec.

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  118. 16 octobre 2011 16 h 03 min

    @ Youlle

    «Je pense que je devrais recommander aux fermiers laitiers d’embaucher de mexicains à raison de six mois par année»

    La majorité des travailleurs étrangers mexicains (et guatémaltèques) restent six mois! Et il commence à y en avoir dans l’élevage…

    Je ne vous contredirai surtout pas sur la piètre qualité des conditions salariales et autres dans ce secteur.

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  119. 16 octobre 2011 16 h 31 min

    Ah Misère!

    Quand on a des jobs de BS à offrir qu’aucun Quécécois n’a envie de la faire, on appelle les gens des pays pauvres….ben oui…Ça vaut mieux que botter le cul des patrons, c’est bien c’te mentalité! Non seulement on va envoyer nos compagnies exploiter les Mexicains, mais on va les faire venir ici pour torcher les jobs que personne ne veut faire parce que les conditions sont poches!!!

    C’est comme ça qu’on rend heureux les 1%, même la droite gauche veut tout donner aux 1% radins,…..

    Les jobs sont exécrables! Pas de problèmes, importons des pauvres!

    Asti! Voilà comment on change le monde!

    Nenon, chu pas d’ bonne humeur!

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  120. 16 octobre 2011 16 h 55 min

    @ Koval

    «Pas de problèmes, importons des pauvres!»

    Cela est une autre conséquence de la libéralisation des marchés et des ententes de libre-échange. Sur ce sujet, j’ai de la difficulté à blâmer uniquement, ou même en premier lieu, les exploitants agricoles. C’est un résultat prévu du néolibéralisme et du libre-échange dans le secteur agricole.

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  121. 16 octobre 2011 17 h 07 min

    Ben oui Darwin, tout à fait! Idéalement, on ferait du bénévolat les chaînes aux pieds, et ça serait encore mieux je pense!

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  122. 16 octobre 2011 19 h 36 min

    Nan, où il y a de la chaîne, il n’y a pas de plaisir…

    Je n’ai peut-être pas été assez clair… On laisse trop entrer de produits faits ailleurs, souvent hyper subventionnés. Cela crée des pressions à la baisse des salaires ici. C’est un des grands facteurs de la stagnation des salaires, ici comme ailleurs, et surtout pas seulement dans le secteur agricole.

    Dans le monde agricole, les producteurs sont pris avec la concurrence de pays qui ont soit des exigences environnementales inférieures aux nôtres (déjà insuffisantes), soit un meilleur climat, soit des subventions plus élevées, soit une main-d’oeuvre encore plus exploitée qu’ici. Ce n’est pas pour rien que les personnes de ces pays veulent venir ici.

    La solution trouvée par nos gouvernants est inique (faire venir du cheap labor d’ailleurs), je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais les premiers responsables sont nos dirigeants qui ont accepté l’entrée de produits artificiellement pas chers. Et, cela, c’est un problème mondial, pas exclusif au Québec.

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  123. 16 octobre 2011 20 h 33 min

    « Je n’ai peut-être pas été assez clair…  »

    J’avais compris Darwin, j’étais juste en mode sarcasme…

    Mais bon, ton nouveau commentaire montre une dynamique plus complète que ce que j’avais imaginé..

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  124. 16 octobre 2011 21 h 08 min

    @ KOval

    «ton nouveau commentaire montre une dynamique plus complète que ce que j’avais imaginé..»

    Et c’était très résumé… La venue des travailleurs saisonniers est un effet, pas une cause. Et le pire, c’est qu’eux améliorent leur condition en venant ici. Tant mieux pour eux, mais cela montre à quel point le système que j’ai esquissé les brime chez eux…

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  125. youlle permalink
    16 octobre 2011 21 h 08 min

    @koval

    «…moi j’ai vu ma soeur clairer 200 000$ de profit dans 8 ans entre 1992 et 2000…”

    Si votre sœur à clairé 200K en 8 ans 25K par année pour une ferme laitière en 8 ans à partir de 0 c’est impossible. Donc, c’est la ferme de ses parents ou d’un voisin sans relève. Donc un héritage et non pas du profit.

    ====================

    « …et moi, pendant ce temps, je travaillais au salaire d’une infirmière-chef et j’ai rien clairé!!! »

    Koval,

    Ma blonde est « syndiquée mur à mur comme les dretteux le disent » infirmière assistante chef de soir et gagne tout près de 90 000$ par année. Alors voyez-vous son entreprise est très stable, très rentable, hyper stable pour 36 heures de travail par semaine au point tel, que s’il y a récession sévère ou crise, pour elle rien ne change. Est-ce ce que vous vouliez savoir?

    Tout ce qui change pour elle, en cas de récession, est qu’elle peut profiter des aubaines de petites entreprises et de commerces en difficulté pendant ces crises pour se faire faire des prix des très bon prix. Pour elle, en temps de crise c’est le temps d’en profiter pour faire des rénovations. Les entrepreneurs sèchent et ils ont faim.

    De plus elle a investi depuis 15 ans 10K pour ajuster son fonds de pension de la CARA. Une somme encore plus importante au fond de solidarité de la FTQ, et un REER inutile pour lequel elle payera autant ou plus d’impôts que si elle n’en avait pas pris.

    En plus comme travailleuse syndiquée, infirmière assistante, elle a amassé un fond de pension 50-50% avec son employeur ce qui augmente son salaire. Je pense que sa s’appelle la CARA.

    Maintenant combien est le montant du placement pour équivaloir à une pleine pension de la CARA pour un salaire de 90K par année?

    00000000000000000000

    « Moi, avoir une entreprise stable me procurant un revenu assez fixe, et me dégager un million ou deux dans 20 ans, ça aurait été mon style de vie.
    Travailler au grand air et avec les animaux, j’aurais préféré! »

    Moi Je n’en voulais pas pentoute pour d’autres raisons. Mais vous, qui en vouliez, pourquoi ne l’avez-vous pas fait?

    Je ne sais pas à quelle époque vous auriez pu partir une ferme. En 1978 vous auriez pu partir pour une chanson. Hé oui les quotas ne valaient rien, 0 cenne. Mes oncles, ferme de 68 vaches ou j’ai travaillé, ont subi un incendie. Leurs fils avaient 15 ans, donc pas de relève, ce fut l’encan après avoir vendu leurs meilleures vaches pour le prix de la boucherie au moment où la viande était le plus bas en novembre.

    Pourquoi je vous écris cela? C’est qu’en 1978 les quotas ne valaient rien tant que d’agriculteurs laitiers avaient fait encan. Ils ont tous perdu leurs quotas et plusieurs les avaient payés.
    =====================

    Koval,

    « Disons que c’était 70 heures de traite par semaine pour 30 vaches en lactation, 70 animaux au tota… »

    Sa en prends plus que 70. Cinq taures et cinq veaux pour faire rouler un cheptel de 30 vaches en lactation à l’année est insuffisant. Chez moi il y avait 6 veaux et 5 taures pour faire rouler 17 vaches pendant seulement l’été. Donc pour 30 à l’année on multiplie.

    Je vois koval que vous avez connu la terre, mais comme moi sa fait longtemps. Du moins c’est ma perception. Je travaillais 65 heures en 70 comme j’ai écrit, et il y avait un pipeline pour le lait 68 vaches à traire à l’année.

    Mais koval, si la bonne femme, enceinte, va aider son chum à faire le train avec un ti employé pas cher, sa vaut quoi comme salaire pour elle? 9,65$ de l’heure pour risquer sa chemise? 12$ ou 16$. Ma compagne tout comme vous en gagne plus de 40 à l’heure sans risquer rien, pas un sous et avec une pension à vie qu’elle se paye « si ou plat ».

    ==========

    « Bon, il y a bien 20 heures par semaine à ajouter pour le reste, les semences les foins, etc. » (koval)

    20 heures par semaines? Pour les semences, les foins ET l’ensilage, les récoltes du maïs, orge, soya, labours, l’entretient des bâtiments, l’entretient de la mécanique de bâtiments (écureurs, videurs de silos, laiterie, minoterie, administration et comptabilité, entretient de la mécanique de la machinerie, entretient des terres etc. Mais je reconnais qu’il faut dire qu’il y en a qui travaillent bien vite.

    ======================

    « Quand son entreprise prospère et qu’il est moins étouffé par les dettes, il engage et lentement retrouve un rythme de travail plus normal…
    Mais la récompense qu’on obtient au bout du compte, c’est d’être plus riche qu’un salarié.” (Koval)

    Mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait?

    Vous aviez tout en main le financement relativement facile du crédit agricole, expérience sur une terre et vu qu’il y avait abandon? Mais voyez-vous en général quand c’est facile ou moins risqué, sa paye pas.

    Et puis les gens qui sont d’affaire ne font pas d’argent en dernier. Ils en font peu de temps après avoir commencé. Plus ils sont d’affaires, (crisse de mot à définir) plus ils font d’argent et moins ils travaillent. Je n’ai certainement pas besoin de faire un dessin, regardez ce qui se passe en Amérique présentement. C’EST UNE HORREUR.

    Maintenant, je ne crois pas que vous pensiez que les agriculteurs en font partie.

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  126. youlle permalink
    16 octobre 2011 21 h 22 min

    @ koval

    « Youlle

    Quand vous dites:
    « Cela étant dit je suis très heureux d’avoir refusé il y a 37 ans…
    et que plus loin, vous avouez que votre frère s’est monté une fortune de 6 ou 7 millions dans 35 ans »

    Attention koval l’actif, le passif et le bilan ce n’est pas la même chose. Je dois spécifier que mon frère abandonné l’industrie laitière pour la grande culture.

    Je peux facilement savoir quelle est la valeur des terres ne mon frère. C’est écrit dans le ciel et je puis aller voir combien il a payé sur le registre du Québec et en quelle année ect. et vous aussi, et sa ne coûte seulement q’un dollar par contrat. Si vous avez votre no de lot donnez-le moi et je vous déboule tout ce qui s’y est passé

    Donc les terres qu’il possèdent ne sont pas toutes payées la dernière étant achetée récemment à prix non rentable pour raison x.

    Présentement le maïs se vend 250$ la tonne et le rendement est de 4 tonnes à l’acre. Donc 1000$ de vente à l’acre. Il en coûte minimum 500$ l’acre pour semer. Il reste donc 500$ pour payer les intérêts et hypothèque les employés, la machinerie intérêts et entretient, les pesticides, l’urée etc.

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  127. 16 octobre 2011 21 h 55 min

    « Si votre sœur à clairé 200K en 8 ans 25K par année pour une ferme laitière en 8 ans à partir de 0 c’est impossible. Donc, c’est la ferme de ses parents ou d’un voisin sans relève. Donc un héritage et non pas du profit.  »

    Bon, à quoi bon, puisque vous ne me croyez pas!

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  128. 16 octobre 2011 21 h 56 min

    Ah et je ne savais pas que le taux horaire des infirmières dépassait 40$ de l’heure au bout de l’échelle!!?!

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  129. youlle permalink
    16 octobre 2011 22 h 05 min

    « Bon, à quoi bon, puisque vous ne me croyez pas! »

    Je n’ai pas dis que je ne vous croyais pas.

    Mais je vous pose une question: Votre soeur à acquis sa ferme de qui?

    Koval, Je n’ai pas envie de vous boucher.

    Libre à vous de répondre.

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  130. 16 octobre 2011 22 h 06 min

    Les quotas ont doublé dans les années 90 Youlle, vous vérifierez avant d’insinuer que ce que je dis est impossible…

    Tout est là!

    Cliquer pour accéder à Belzile_.pdf

    Et je suis assez lasse de cette discussion!

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  131. youlle permalink
    16 octobre 2011 22 h 12 min

    @ koval

    « Ah et je ne savais pas que le taux horaire des infirmières dépassait 40$ de l’heure au bout de l’échelle!!?! »

    Faut spécifier Koval:

    Infirmière assistante chef de soir syndiquée de plus de 25 ans d’expérience tout près de 90 000$ par année.

    Il me semble que ces patente là devraient être publique et très accessible.

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  132. 16 octobre 2011 22 h 20 min

    Justement, c’est parce que j’ai regardé que je pose la question. page 144, moi je trouve 31$ de l’heure !?!

    Elle travaille donc toujours à temps et demi parce que de soir!?!

    Cliquer pour accéder à nomenclature_rsss.pdf

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  133. youlle permalink
    16 octobre 2011 22 h 36 min

    @ koval

    « Et je suis assez lasse de cette discussion! »

    Moi itou.

    Mais je reviens au sujet de ce billet et de Richard: on nourrit le monde comment?

    C’est cela qui est important et ce n’est pas en disant faussement que les agriculteurs du Québec se mettent riches que l’on va régler les problèmes de nutrition. Un milliard qui crèvent de faim et on discute su sort ses Mexicains du Québec.

    Puisqu’il en a souvent qui veulent exagérer, je fais aussi ma part: J’ai la recette pour nourrir l’Amérique du nord avec ce qu’il y a de mieux pour qu’ils soient pétant de santé. Du jamais vu pour l’humain.

    De plus je m’engage à le faire pour 100$ par mois tout en faisant des profits mirobolants faisant honte aux Buffett de ce monde.

    Finalement on la nourrit comment la planète? En traitant les agriculteurs québécois, européens et américains de gros criss exploiteurs de riches?

    Peut-on parler de ce que la terre peut sortir a quel prix on peut payer ceux qui ramassent la nourriture et combien cette planète peut-elle nourrir d’humains?

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  134. 16 octobre 2011 22 h 41 min

    « C’est cela qui est important et ce n’est pas en disant faussement que les agriculteurs du Québec se mettent riches que l’on va régler les problèmes de nutrition.  »

    Grrrrrrr!!!!!! Vous êtes un grossier personnage, je coupe tous les contacts avec vous!

    Cela fera! Si vous ne comprenez pas pourquoi je suis fâché, tant pis!

    Y’aura pas de revenez-y!

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  135. 16 octobre 2011 22 h 57 min

    @ Youlle

    «ce n’est pas en disant faussement que les agriculteurs du Québec se mettent riches »

    Depuis le début de cette conservation tout ce que j’ai essayé de dire, et je l’ai répété et je crois que Koval faisait la même chose, étaient de relativiser votre discours misérabiliste sur les revenus des agriculteurs. Koval ne parlait au début que des producteurs laitiers et moi contre les exportations de porc.

    C’est votre obstination à ne jamais reconnaître la moindre des choses que nous avançons avec des données fiables qui m’exaspère et ça doit être la même chose pour Koval. Vous préférez vos quelques connaissances du domaine aux données globales sur lesquelles nous nous basons. Il n’y a pas moyen d’avancer dans ces conditions.

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  136. 17 octobre 2011 2 h 30 min

    À 90 000$ par année, je doute fortement que l’infirmière assistante chef fasse 36 heures semaine!

    Il y a du temps et demi et temps double. De plus, le supplémentaire n’est pas comptabilisé pour le fond de pension. Habituellement, un fond de pension a prestation déterminé représente 70% du salaire… de base!
    Si en réalité, le salaire de base est de 60 000$, à sa retraite, elle retira une pension de 42 000$ annuellement, ce qui est presque 50 000$ de moins que son salaire actuel!

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  137. Richard Langelier permalink
    17 octobre 2011 17 h 15 min

    Je risque une hypothèse. La conjointe de youlle serait bachelière en sciences infirmières. Une partie du revenu de 90 000$ s’expliquerait par le temps supplémentaire et une partie parce qu’elle serait surqualifiée. Si c’était le cas, ce pourrait être dû à une mauvaise organisation du travail ou à un effet pervers de la convention collective. Des effets pervers, on en trouve dans toutes les bureaucraties privées ou publiques.

    Quoi qu’il en soit, il n’est pas facile de comparer les revenus d’un salarié (incluant ses avantages marginaux) et ceux d’un propriétaire qui fait augmenter la valeur de son patrimoine.

    J’ignore si les revenus et le patrimoine des producteurs agricoles québécois sont « en moyenne » trop élevés ou trop bas. Je me souviens cependant que l’UPA exprimait des réserves lors de l’élection fédérale sur projet de traité de libre-échange avec les États-Unis. Les ténors péquistes et libéraux provinciaux traitaient de « peureux qui refusent de s’ouvrir sur le monde » ceux qui exprimaient de telles réserves. Par la suite, le gouvernement Bouchard a adopté « la loi sur le droit de produire ». Des érables centenaires sont maintenant abattus, parce qu’un producteur de porc a le droit d’en posséder autant que son terrain peut recevoir de lisier solide. Il m’est difficile de lancer la première pierre à l’UPA.

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  138. 17 octobre 2011 18 h 27 min

    @ Richard Langelier

    «il n’est pas facile de comparer les revenus d’un salarié (incluant ses avantages marginaux) et ceux d’un propriétaire qui fait augmenter la valeur de son patrimoine.»

    Pas seulement pour ça. C’est moins important, mais un travailleur autonome ou un agriculteur incorporé a droit à des déductions interdites aux salariés, comme un ordi, un véhicule, une partie des repas d’affaires, etc. Un agriculteur a aussi des avantages en nature, comme la bouffe qu’il fait pousser ou la viande des animaux de son élevage (lait, oeufs, porc, poulet, etc.). Je ne m’avancerai pas à quantifier la «valeur» de tout cela, cela doit varier énormément d’un cas à l’autre, mais ce n’est pas négligeable par rapport à leur revenu net moyen tournant autour de 20 à 25 000 $, selon les données du dernier recensement (revenu de 2005).

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  139. 17 octobre 2011 19 h 07 min

    J’aimerais dire à Youlle qu’il est toujours le bienvenu ici! La communication est rompue entre lui et moi, c’est tout!

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  140. youlle permalink
    18 octobre 2011 10 h 37 min

    @ koval

    Compris. 😉

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  141. youlle permalink
    20 octobre 2011 14 h 46 min

    @ Richard
    17 octobre 2011 17:15

    « À 90 000$ par année, je doute fortement que l’infirmière assistante chef fasse 36 heures semaine!
    Il y a du temps et demi et temps double. De plus, le supplémentaire n’est pas comptabilisé pour le fond de pension. Habituellement, un fond de pension a prestation déterminé représente 70% du salaire… de base!
    Si en réalité, le salaire de base est de 60 000$, à sa retraite, elle retira une pension de 42 000$ annuellement, ce qui est presque 50 000$ de moins que son salaire actuel! »
    —-

    INFIRMIÈRE CLINICIENNE ASSISTANTE-INFIRMIÈRE- CHEF

    INFIRMIÈRE CLINICIENNE ASSISTANTE DU SUPÉRIEUR IMMÉDIAT

    Salaire horaire de base 42,75$ page 149 échelon 18.

    Obligation de travailler un week end sur 2 à taux simple.

    La grille horaire est pour un poste dont le titre d’emploi est 1912, soit infirmière bachelière assistante-infirmière-chef. Elle comporte 18 échelons de salaires.
    —–

    Prime de fin de semaine 4% pour 22:50 heures art 9.04 page 25 = 38,48$ total.

    NB : Il s’agit de prime d’inconvénients. L’inconvénient doit être subi pour toucher la prime. La prime n’est donc pas applicable lors de vacances ou maladie.
    ——

    Prime de soir 6% article 9.02 page 22 = 2,56$ de l’heure (pour les heures travaillées seulement et non pour les congés payés)

    Contribution au RREGOP à raison de $111.06 par semaine.

    Vacances : 5 semaines
    Maladies : 9 jours
    Congés fériés : 13 jours Noël, Jour de l’an, etc.. si travaillé, c’est à taux simple.
    Obligation de travailler à Noël ou au jour de l’an et à tour de rôle pour les autres congés.

    « Il y a du temps et demi et temps double. »

    Il est à noter que l’ensemble des infirmières au Québec travaillent en moyenne environ 1 150 heures par année. Donc le surtemps est bien moins fréquent que ce que l’on raconte.

    Cliquer pour accéder à cc_fiq-cpnsss_20-mars-2011-au-31-mars-2015_fra.pdf

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  142. Benton permalink
    20 octobre 2011 15 h 49 min

    À notez que la majorité des infirmières ne sont pas infirmières clinicienne assistante-infirmière-chef (et échelon 18 encore moins)! Je dirait même une minorité.

    De plus, tout comme les primes ne s’appliquent pas aux vacances et maladies, ils ne s’applique pas au fond de pension.

    Reste qu’une infirmière bachelière assistante-infirmière-chef doit faire environ $78000 brut sans les primes, c’est-à-dire qu’elle retira environ $47000… ce qui fait une baisse de salaire d’environ $43000, c’est-à-dire qu’elle touchera 52% de son salaire habituelle avec prime. (Et supplémentaire)

    Pour la moyenne de 1150 heures, c’est qu’il doit y avoir beaucoup de temporaires puisse que le supplémentaire chez les infirmières est réel.

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  143. youlle permalink
    20 octobre 2011 17 h 02 min

    @ Benton

    « À notez que la majorité des infirmières ne sont pas infirmières clinicienne assistante-infirmière-chef »

    Absolument!
    Il doit y avoir environ 12 infirmières pour une assistante-infirmière-chef. C’est à vérifier. Pour l’échelon, habituellement elles sont choisies parmi les plus expérimentés. Ce n’est pas un travail simple et il est très stressant.

    « Reste qu’une infirmière bachelière assistante-infirmière-chef doit faire environ $78000 brut sans les primes »

    Pour l’échelon 18 de soir, c’est environ 82 368$ de salaire horaire comme vous pouvez le calculer.

    « Pour la moyenne de 1150 heures, c’est qu’il doit y avoir beaucoup de temporaires.. »

    En fait beaucoup d’infirmières ne travaillent pas 5 jours par semaines comme vous pouvez le constater par la moyenne des heures. Dans le milieux on dit 4-5-6 jours quinzaine. Cela coûte une fortune en organisation au système de santé. Le plein temps était une revendication (une offre serait le mot) du syndicat à la dernière convention collective. L’employeur à refusé.

    Pour le temps supplémentaire, ce qui fait le plus de bruit, est que si une infirmière n’entre pas ou qu’elle n’en averti son patron qu’une heure avant, et que le coordonateur ne trouve pas une remplaçante à temps, une infirmière doit rester en remplacement pour un deuxième quart de travail. Plus souvent qu’autrement c’est la colère. Plusieurs d’entre elles ont des enfants qui les attendent à la maison. Trouver une gardienne en une heure qui va aller faire le souper, les devoirs et coucher sur place n’est pas évident.

    Voilà pourquoi on en entend parler. Si on donnait certaines responsabilités décisionnelles aux infirmières de un il n’en manquerais pas et de deux le problème du manque de médecins serait très atténué. De plus le prix du système de santé diminuerait.

    PS: Ce sujet est peut être intéressant, mais le sujet de ce billet est sur la faim dans le monde. Alors j’ai une certaine gêne à continuer par respect pour les hôtes.

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  144. Pierre Jobin permalink
    31 octobre 2011 7 h 29 min

    Je suis un peu en retard dans ma lecture, mais je tiens quand même à souligner que j’ai apprécier cet article. J’ai particulièrement aimé « Manger pour être un citoyen globalement responsable ».

    J’aime

  145. 31 octobre 2011 7 h 42 min

    Merci Pierre!

    J’aime

  146. antartico permalink
    21 novembre 2014 23 h 57 min

    (clavier sans accents) Etre « cosmovore » c est ce qu on fait deja depuis des dizaines d annees en incurgitant la pseudo-nourriture d on ne sait ou dans les supermarches, et ca ne fait pas grossir les gens des pays pauvres, seulement nous et, bien sur, les producteurs sans scrupules ! Certes pour ces derniers, importer a tout va reduit les couts, mais pour eux et personne d autre ! Vous croyez vraiment qu il est bon pour les pays pauvres de cultiver nos nourritures pleines de pesticides parce que c est moins cher pour nous de les faire importer que de les produire sur place ? Et ces paysans, vous croyez vraiment qu ils sont bien payes, qu ils ne feraient pas autre chose de plus benefique s ils n etaient pas exploites par des multinationnales ? Vraiment, continuer de manger betement… ?! Allons, tourner le dos aux changements de pensee juste pour se demarquer, et dire des choses aussi illogiques a ce point, franchement… La seule raison pour laquelle la faim sevit dans les pays pauvres, c est qu ils sont pauvres, et lorsqu ils produisent de la nourriture, c est pour la donner aux exploitants. Il y a bien assez de ressources sur Terre, on en jette, et si vous vouliez bien lacher votre steak, il y en aurait bien bien assez ! Elle est juste tres mal repartie et tres mal organisee, toute a notre profit dans la recherche du moindre cout ; et reorganiser les regles du jeux en sortant de la modialisation permettrait de rendre leur independance et leurs ressources aux pays pauvres.

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