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Quelques réflexions un peu décousues!

15 octobre 2011

Steve Jobs est mort la semaine passée! Quelle douleur mes amis! Depuis la crucifixion de Jésus Christ en personne, je ne pense pas que la terre ait vécu une perte humaine aussi lourde et tragique si j’en juge par ce que j’ai lu sur le Web en tout cas.

À gauche comme à droite, les hommages fleuves ne tarissent pas!

Voilà ce qu’en a dit notre « socialiste » Président des États-Unis.

En bâtissant l’une des entreprises les plus prospères de la planète, démarrée dans son garage, il était l’exemple même de l’ingéniosité américaine.

—    Barack Obama

Ahem! Ahem!  Voilà bien ce que je craignais! Bâtir une entreprise qui génère comme profits le PIB de tout un pays entier est ce qui donne le « la » à l’Américain moyen, voilà où réside le projet humain ultime devant lequel nous nous prosternons tous, à gauche comme à droite. Le rêve américain revisité, encore, comme quoi, les mentalités ne changent pas.

Je vais vous annoncer une autre mort qui est passée bien inaperçue, celle de Dennis Ritchie. Tiens, étrange, ce nom n’est connu de personne, ou presque! Pourtant, à la mort de Jobs, j’ai vu plein d’autoproclamés experts en histoire de l’informatique venir étendre leur savoir sur les forums, pour Ritchie, pas un mot, ou si peu! Ritchie est pourtant le développeur du système UNIX et du code C, rien de moins! Cela fait de lui un des pères fondateurs de l’informatique moderne. Bon, si le gentil Jean-François Cliche dans sa section « sciences » de la presse n’en avait pas parlé, même moi, je ne l’aurais pas su, pourtant, j’ai eu le nez rivé et l’esprit obsédé par son code C  et  C++ (évolution de C vers l’orienté objet) pendant au moins 2000 heures de ma vie!

JFC titre pour résumer l’œuvre de Ritchie:

« Les épaules de géant sur lesquelles Steve Jobs se tenait »

Ne pas reconnaître Ritchie, c’est un peu comme oublier l’inventeur du moteur à explosion en parlant de l’histoire de l’automobile.

Les deux hommes, Jobs et Ritchie, avaient du génie à revendre, je n’ose les comparer, mais j’ai ma préférence… Au bout de leur vie, un meurt dans l’ombre la plus totale, l’autre fait pleurer toute la planète. Pourquoi?

Une seule réponse s’impose, les milliards de profit qui séparent les deux hommes!

Bref, cela me fait conclure que le génie n’est plus reconnu pour ce qu’il est, mais bien pour ce qu’il peut faire vendre et  générer en tant que profit. Le savoir donc, on s’en bat les couilles lorsqu’il n’est pas strictement et prestement synonyme d’une pluie de dollars. Voilà un autre bien inquiétant réflexe engendré par le néolibéralisme. J’en avais parlé un peu ici, l’IRIS en parle aussi vers la fin de cet excellent clip mis en ligne cette semaine.

Bon, désolée de me faire courte,  je dois me sauver, il faut que j’aille voir un peu les 99% de Sherbrooke qui doivent eux aussi tomber d’admiration sans réserve devant les empires du 1% qui nous dominent. Nous ne sommes pas prêts! Voilà!

51 commentaires leave one →
  1. 15 octobre 2011 15 h 01 min

    Excellent rappel, et j’adore le lien que tu as fait à la fin sur l’importance qu’on accorde aux 1 %…

    En fait, j’ai entendu parler de la mort de Dennis Ritchie avant de lire ton billet… de façon plus précise une demie-heure avant! J’en remercie mon plus jeune qui en a parlé sur sa page Facebook, en fournissant ce lien :

    http://www.poil.ca/index.php/2011/10/14/un-vrai-genie-de-l-informatique-meurt-1

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  2. 15 octobre 2011 15 h 47 min

    Me voilà déjà de retour de l’excitante manifestation « Occupons Sherbrooke »! J’ai bien voulu unir mon cynisme de ronchonne à l’utopisme de la jeunesse, mais quand je suis arrivée, il n’y avait plus personne en raison d’une averse! Voilà, j’ai bien voulu sauver le monde, et ce, de façon bénévole mais ils n’ont pas voulu de moi…

    Sans rire, paraît qu’il y avait une couple de cent personnes et bien de l’animation si j’en juge par ce que m’a dit une commerçante pas très loin des lieux.

    Mais bon, en cas de pluie, changement de programme on dirait, changer le monde oui mais, au sec seulement, que voulez-vous, le confort le confort!

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  3. 15 octobre 2011 18 h 14 min

    Aux nouvelles tantôt, j’ai vu au Carré Victoria une pancarte «Ron Paul for president»! Bon, il semblait bien seul, mais cela montre que la contestation du monde financier n’est pas seulement un dossier de la gauche.

    Cela dit, j’appuie ce mouvement, mais sans me faire d’illusion. À tout le moins, cela contribue à lutter contre le cynisme et l’apathie

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  4. 15 octobre 2011 20 h 11 min

    😆 ;lol: 😆 Koval t’es pas fine. 😆 😆 😆

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  5. 15 octobre 2011 20 h 16 min

    «cela contribue à lutter contre le cynisme et l’apathie«

    Voila!

    Et croyez-moi c’est déjà un gros morceau.

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  6. 15 octobre 2011 20 h 31 min

    «Et croyez-moi c’est déjà un gros morceau.»

    Tout à fait.

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  7. 16 octobre 2011 10 h 51 min

    Pas étonnant que ce décès n’ait pas fait les grosses manchettes… lorsque comparé à celui de Steve Jobs.

    Jobs avait atteint dans l’imaginaire collectif une stature de géant quand son retour chez Apple a relancé cette dernière; il a alimenté cette impression de gigantisme en se faisant le porte-parole d’Apple. Il était de tous les lancements de produits Apple, après tout. Et puis, on le savait atteint du cancer, et puisque l’entreprise APPLE est devenue une entreprise mythique avec le temps, les spéculateurs se sont mis à spéculer: qu’adviendra-t-il d’Apple quand Jobs se sera éclipsé – cette fois – pour de bon?

    Apple n’avait qu’une portion congrue du marché des ordinateurs. Soit. Mais Apple s,était diversifié, avec tous ces I-Something (I-Tunes, I-Pad, I-Pod…) qui sont rapidement devenus LE standard dans leur créneau respectif.

    Et puis, il y a le design… Et la mode. Et le placement de produit, fort efficace; que ce soit un téléroman made in Québec ou un blockbuster made in Hollywood, quand on voit un ordi sur une table, on voit très souvent la pomme… bien plus que dans la vraie vie!

    Apple, c’est un produit « grand public » – ou un produit pour les snobs, c’est selon. Branding efficace…

    Revenons maintenant à Unix et au langage C; c’est pas très glamour, c’est connu des initiés, et encore, fallait être initié en tit-pépére pour y associer le nom de Dennis Ritchie…

    Alors voilà.

    Combien de romans écrits en tagalog ou en swahili auront valu à leur auteur une renommée planétaire? Pourtant, le talent littéraire ne se limite pas à l’anglais et aux autres langues européennes…

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  8. 16 octobre 2011 11 h 00 min

    Un autre article sur Steve Jobs et l’autre Steve (Wozniak) :

    Une pomme, deux voix
    http://www.ledevoir.com/culture/livres/333595/une-pomme-deux-voix

    Et le premier commentaire à cet article parle de Dennis Ritchie!

    Il était quand même connu dans le milieu et grandement considéré!

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  9. 16 octobre 2011 11 h 03 min

    Je pense que vous n’avez pas compris le sens de mon billet Papi, je parle de génie. Honnêtement, les initiés ne savent pas qui de Ritchie ou de Jobs avait le plus de génie ou laquelle des deux innovations a été la plus déterminante. Mais C et son évolution, c’est big big, tout ce que vous faites sur votre PC en dépend.

    Vous pouvez bien comparer Ritchie et son langage à un roman de tatalog, mais c’est que vous n’avez rien compris à l’informatique.

    Ce n’est pas parce que tous admirent et connaissent Jobs qu’il était le meilleur. Ce n’est pas parce qu’il a imposé son innovation sur un grand marché que son innovation vaut mieux que celles des autres.

    Ce n’est pas parce que Mc Do est partout que c’est intéressant…

    Je ne comprends pas comment vous faites pour juger aussi vite…

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  10. 16 octobre 2011 11 h 08 min

    Ouais, je copie les comms du devoir qui concerne Ritchie!

    De Mathieu Bouchard

    « Je voudrais juste mentionner Dennis Ritchie, dont la contribution à l’informatique est certainement plus grande que Steve Jobs, et qui est mort quelques jours plus tard… cette semaine.

    C’est un des deux créateurs du langage C, et un des deux créateurs du système d’exploitation UNIX. La plupart des outils dont se servent les programmeurs d’aujourd’hui ont été soit créés par Ritchie, soit influencés par Ritchie. Son influence est carrément phénoménale : le langage C et ses dérivés proches sont utilisés pour créer énormément de logiciels différents, tous systèmes d’exploitation confondus, et son système UNIX a créé le standard sur lequel reposent presque tous les systèmes d’exploitation non-Microsoft.

    Les iPhone, iPodTouch, iPad et Android utilisent tous UNIX comme norme de base, une partie en langage C et le reste dans un langage dérivé de C. Même les parcomètres de Montréal fonctionnent avec ça !

    C’est quand même incroyable, non ? Et on n’en parle pas, parce qu’il a pas directement créé des produits pour le grand public. »

    Et le troisième commentaire qui répond à ce Mathieu Bouchard

    Bravo à Matthieu Bouchard!
    Merci de rappeler Dennis Ritchie!! C’est une excellente idée…je suis un peu tannée d’entendre parler de Steve Jobs comme d’un Dieu!!! Mac ne fait que des systèmes fermés et aussi bonjour la CONSOMMATION!!!!

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  11. 16 octobre 2011 11 h 28 min

    M’enfin mon billet visait plus que la comparaison entre deux hommes, mon billet dénonce la culture du fric! La seule chose reconnue!

    Dans certaines cultures, il y a des jeunes qui ont le portrait de sombres chimistes d’imprimer sur leurs chandails au lieu de millionnaires sportifs ou de logos des compagnies milliardaires. Est-ce impensable de viser un peu au delà du fric?

    Si la gauche veut un changement de paradigme, on doit préserver une certaine culture du savoir et faire certain rappels car l’histoire s’écrit par les vainqueurs, la gauche a donc ce devoir de rappel, ce que je m’efforce à faire de temps en temps!

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  12. risi permalink
    16 octobre 2011 12 h 14 min

    Est-ce que c’est ici qu’on peut répondre à ton billet sur Jobs-Ritchie?
    Entéka, c’est ici que moi, j’y réponds:
    1) comme Darwin, j’avais déjà appris la mort de Ritchie (par Radio-Can) et son apport fondamental à l’informatique;
    2) pas d’accord avec ta conclusion; j’crois que la richesse est plus un effet de la célébrité que sa cause; entéka, dans ce cas-ci.

    Pour la manif, ma fille y était (de passage) après la pluie. Il y avait encore une vingtaine de jeunes et moins jeunes qui brandissaient drapeaux et slogans.

    Ciao amiga

    Risi

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  13. 16 octobre 2011 15 h 19 min

    @Koval 11h03

    « Je pense que vous n’avez pas compris le sens de mon billet Papi, je parle de génie. Honnêtement, les initiés ne savent pas qui de Ritchie ou de Jobs avait le plus de génie ou laquelle des deux innovations a été la plus déterminante. Mais C et son évolution, c’est big big, tout ce que vous faites sur votre PC en dépend. »

    = = =

    Baöön, je pense que je ne me suis pas exprimé assez clairement. Alors je recommence. Je dis la même chose que toi, Koval… Tu écris:

    « Vous pouvez bien comparer Ritchie et son langage à un roman de tatalog, mais c’est que vous n’avez rien compris à l’informatique.
    Ce n’est pas parce que tous admirent et connaissent Jobs qu’il était le meilleur. »

    C’est exactement ce que je dis quand j’écris que s’il a le malheur d’être écrit en taGalog, meilleur roman risque de ne pas atteindre la renommée qu’il mérite.

    Quand un génie de l’informatique est doublé d’un génie du marketing (Jobs), il est connu et adulé. Quand un génie au moins aussi grand de l’informatique n’est connu que des seuls programmeurs et autres initiés, il peut lui arriver de mourir dans l’indifférence la plus totale. D’où ma comparaison avec le roman écrit en tagalog: aussi génial soit son auteur, on ne va pas le reconnaître s’il déambulait sur la rue King, à Sherbrooke.

    C’est toi qui ne m’a pas bien compris: Ritchie EST un génie de l’informatique. Mais là où Jobs a pris la voie de la mise en marché, Ritchie a choisi une voie plus discrète.

    Crois-moi, ça me ferait chier d’apprendre sur mon lit de mort que le meilleur roman à avoir été écrit ne sera traduit du tagalog que dans 6 mois. Tout comme je déplore que, morts à quelques jours d’intervalle, deux grands de l’informatique auront connu une sortie aussi différente.

    En terminant, Koval, non, je ne suis pas totalement ignorant des différents langages informatiques. Non, je n’ai jamais appris le C, le fortran ou le cobol. Mais puisque j’ai « sacrifié » l’un de mes fils sur l’autel de la programmation (bacc, Université de Sherbrooke), disons que j’ai vu passer quelques manuels ou participé à des conversations qui en traitaient.

    Mais je ne fais pas partie des initiés, si bien que le nom de Steve Jobs m’était connu, alors que Ritchie était pour moi un parfait inconnu.

    De la même manière que je connais des médicaments comme le Plavix ou le Coumadin, sans pour autant connaître le nom de ceux qui les ont développés et fait breveter. Je n’ai pas besoin de connaître leurs noms et ils mourront probablement dans l’indifférence la plus totale, même si je leur dois la vie… en quelque sorte.

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  14. the Ubbergeek permalink
    16 octobre 2011 15 h 40 min

    Il a pas tort, le papi. Le génie créateur, c’est bien, mais il faus que la création dans notre monde soit connue.. et utilisée. vendue.

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  15. 16 octobre 2011 16 h 02 min

    « C’est exactement ce que je dis quand j’écris que s’il a le malheur d’être écrit en taGalog, meilleur roman risque de ne pas atteindre la renommée qu’il mérite.  »

    Papi, je ne suis pas du tout d’accord avec votre analogie de roman jamais lu. Ce qu’a fait Ritchie est au centre de nos vies virtuelles probablement plus que ce qu’a fait Jobs.

    Pour le reste, désolée si je vous ai vexé!

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  16. 16 octobre 2011 16 h 06 min

    Ubbergeek

    « Le génie créateur, c’est bien, mais il faus que la création dans notre monde soit connue.. et utilisée. vendue. »

    Vous venez d’écrire une sacrée bêtise!

    La création de Ritchie est utilisée et vendue en masse en masse! Il a donné son savoir, il l’a répandu dans toutes les universités il est dans tous les ordinateurs et dans une foule d’applications!!!!!

    M’enfin! J’ai bien du mal à comprendre vos discours!

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  17. 16 octobre 2011 16 h 13 min

    Ritchie n’a juste pas créé une méga compagnie pour privatiser ses découvertes en vue de se mettre riche!

    Si Ritchie avait créé cette compagnie et privatisé ses idées, Jobs ne serait possiblement même pas venu au monde!

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  18. 16 octobre 2011 16 h 18 min

    Il faut connaître le monde informatique pour savoir que c’est le lieu le plus évolué et avant-gardiste en ce qui a trait à la démocratisation des idées et du savoir. L’esprit du vrai informaticien est bien entendu mieux représenté par Ritchie, je crois que les informaticiens ont plus d’admiration pour ce dernier!

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  19. 16 octobre 2011 16 h 20 min

    « De la même manière que je connais des médicaments comme le Plavix ou le Coumadin, sans pour autant connaître le nom de ceux qui les ont développés et fait breveter. Je n’ai pas besoin de connaître leurs noms et ils mourront probablement dans l’indifférence la plus totale, même si je leur dois la vie… en quelque sorte. »

    Mouais et Jean Coutu mourra dans la consternation la plus totale….j’adore ça, c’est certain!

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  20. the Ubbergeek permalink
    16 octobre 2011 18 h 22 min

    Que serait l’informatique grand public sans Jobs et son ami, et Bill Gates? Différente.

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  21. 16 octobre 2011 19 h 41 min

    @ the Ubbergeek

    «Que serait l’informatique grand public sans Jobs et son ami, et Bill Gates? Différente.»

    Et, que serait-elle sans Ritchie? Différente aussi, soit bien moins développée… Pour que Jobs et Gates appliquent leur marketing efficace (en termes monétaire), fallait encore qu’ils aient des produits intéressants. Et cela, c’est grâce à des gens comme Ritchie qu’ils ont pu en avoir.

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  22. 16 octobre 2011 23 h 16 min

    @Koval
    « Papi, je ne suis pas du tout d’accord avec votre analogie de roman jamais lu. Ce qu’a fait Ritchie est au centre de nos vies virtuelles probablement plus que ce qu’a fait Jobs. »

    = = =

    Je n’ai jamais nié l’importance du langage C dans l’évolution de l’informatique et partant, de nos modes de vie. Au contraire, je croyais avoir précisé que j’ai un fils programmeur professionnel (il a fait ses classes au sein d’une multinationale de la Côte Ouest…).

    Mais la révolution informatique tient probablement davantage à la miniaturisation qu’à un langage quelconque. Lev transistor est une invention US mais ce sont les Japonais qui lui ont trouvé une application. Le langage C aurait-il eu l’importance qu’on lui connaît si le hardware n’avait pas réduit ses dimensions au format d’un laptop? Tant que l’ordinateur fonctionnait avec des lampes (comme les télés de ma jeunesse) et occupait une pièce entière, l’informatique n’avait rien pour bouleverser ma vie.

    Ce qui a fait de l’informatique un incontournable (télés, téléphones intelligents, autos, outils de production, etc), c’est un ensemble de facteurs… parmi lesquels l’élaboration de divers langages informatiques. Aujourd’hui, on peut acheter pour $300 un laptop de 640 gigs, 4 gigs RAM. Mon premier PC coûtait 5 ou 6 fois plus, la mémoire RAM était limitée à quelques megs et mon disque dur avait une capacité de 250 megs.

    Si la capacité d’entreposage n’avait pas évolué, à quoi servirait-il de créer un langage informatique évolué? Ce disque dur d’il y a 17 ans à peine ne serait même pas capable d’emmagasiner un seul des programmes que j’utilise le plus couramment.

    Voilà pourquoi mon analogie avec le roman écrit en langue tagalog. Tant que le langage C a été confiné dans des ordis pesant 5 tonnes, il ne pouvait pas servir à grand chose; tout comme le meilleur roman au monde (change « roman » par « manuel de programmation », si tu veux) ne sera pas lu s’il n’est pas traduit. Même chose pour un programme informatique écrit en tagalog…

    Et même écrit en anglais, le langage C n’aurait jamais eu le même impact si, comme c’est le cas aujourd’hui, des génies de la mise en marché (et d’autres, dans le hardware) n’avaient pas uni leurs efforts pour permettre cette explosion de l’informatique.

    C’est là l’essence de mon propos initial. Et c’est tout ce que j’essaie d’expliquer. Je ne vois pas en quoi mon propos a pu te sembler critique à l’égard de Dennis Ritchie! Au contraire, je l’ai qualifié de génie. De kossé ke tu veux de plusse?

    = = =

    Cela dit, je précise:

    a) j’ai eu un Mac – qui m’avait été donné et dont je me suis servi 2 ou 3 semaines.
    b) jamais je n’ai fait l’acquisition du moindre produit Apple. Et je n’ai jamais téléchargé sur I-Tunes…
    c) tous mes ordis ont roulé sous Windows (3.1, 95. 98. 2000, XP, Vista, et maintenant 7. Mon 3e laptop est trop lent; je vais tenter de le convertir de XP à Linux…

    Je ne reviendrai plus sur Ritchie… promis!

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  23. 16 octobre 2011 23 h 48 min

    @ Papitibi

    «Si la capacité d’entreposage n’avait pas évolué, à quoi servirait-il de créer un langage informatique évolué»

    Je ne crois pas que vous saisissiez à quel point ce langage a justement permis de rendre performantes même les vieilles bécanes. Sa force est justement son efficacité à utiliser le moins de ressources possibles pour effectuer une tâche donnée. S’il y a quelque chose, l’apport de ce langage fut encore plus déterminant avec les premiers PC.

    Quant aux ordis à lampes, il n’existait plus quand j’ai fait mon année d’informatique à l’université, il y a 40 ans…

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  24. 17 octobre 2011 0 h 02 min

    On peut remonter très loin, c’est effectivement un série d’évolution toutes plus nécessaires les unes que les autres qui donne lieu aux ordis actuels…

    http://histoire.info.online.fr/

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  25. 17 octobre 2011 2 h 19 min

    En faite, que serait McDo sans le hamburger!

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  26. 17 octobre 2011 3 h 13 min

    @darwin
    « Je ne crois pas que vous saisissiez à quel point ce langage a justement permis de rendre performantes même les vieilles bécanes. »

    = = =

    Non mais, joualvert, qu’est-ce qu’ils ont tous à affirmer péremptoirement que le bonhomme ne saisit pas?

    Je reprends donc:

    a) comme bin du monde, j’ai eu un Commodore 64. Un ordinateur jouet selon les standards de l’époque. Et moi, je m’amusais à hacker des programmes écrits en BASIC, à les modifier ou à rendre utilisables des copies piratées qui ne fonctionnaient pas autrement. Mon plus vieux était alors très jeune mais c’est quand même ça qui l’a amené lui aussi à bizouner la-dedans, au Secondaire.

    b) En 94, c’est pour lui que j’ai acheté un PC 386 (486?) avec mémoire ram de 4 meg, que j’ai boosté à 8 ou peut-être à 16 megs. Et un disque dur de 250 meg, incapable d’héberger autre chose que Win 3.1 ou 95… Même pas compatible avec Win98! Pour le rendre compatible, j’ai changé la carte-mère et j’en ai fait un Pentium 133 (?).

    L’ordi est parti à Sherbrooke avec Fiston, mais j’ai dû le rapatrier plus tard pour mes besoins à moi. Le tit-gars, il a joué dedans. Pas mal… Il a fallu réinstaller Windows à quelques reprises, d’ailleurs! Mais il apprenait son métier de programmeur émérite (!).

    Win98 représentait à mon avis le meilleur rapport poids-performances qu’a fait Microsoft, avec XP au 2e rang. Vista était trop lourd pour ce qu’il apportait en valeur ajoutée; avec Win 7, c’est mieux. Et, by the way, j’ai eu l’occasion de taponner sur une version pré-béta de « Windows 8 », très supérieur à Win7 pour quiconque possède un écran tactile.

    L’interface-client est très efficace mais j’imagine qu’à ce stade de développement elle doit ralentir la machine.

    Et au fur et à mesure où l’interface devient convivial, il gruge des ressources. Tout comme les pubs animées sur le WEB (cyberpresse, par exemple) empêchent l’abonné par modem téléphonique d’ouvrir les pages. Plus les machines deviennent puissantes, et plus Microsoft alourdit ses programmes phares (Office et Windows).

    Bien sûr, je pourrais encore installer Win98 et Office97 sur mon vieux laptop (conçu pour XP) et j’imagine qu’il roulerait rapidement… C’est un modèle 2003. À des lieues de ma tortue 1994, qui elle, n’était vraiment pas équipée (ni ne pouvait l’être) pour effectuer des tâches qu’un ordi jouet de 2011 pourrait réaliser. Oui, bien sûr, un langage informatique plus évolué a-t-il pu pousser les performances au plafond… mais le plafond n’était pas haut et il a fallu d’autres « ouvriers » pour en relever le niveau …

    Je persiste donc et signe: c’est l’évolution en parallèle dans des directions différentes (hardware, software) qui a permis les développements que l’on connaît. Et si l’informatique grand public n’était pas devenue aussi abordable (au point d’envahir les poches de veston), le langage C aurait des répercussions plus modestes. Si bien que la commercialisation (et la consommation tant décriée par Koval) – ont (à leur manière) contribué à l’évolution de l’informatique.

    En informatique, tout le monde se hisse sur les épaules d’un autre pour ainsi voir plus loin et aller plus loin. Bill Gates a toujours eu les deux pieds sur une pyramide d’individus qui lui ont déblayé le terrain. Steve Jobs aussi.

    Ritchie a grimpé sur moins d’épaules, certes, et moins souvent, mais il a grimpé.

    Tout comme d’autres se sont servis de SON langage C pour aller plus loin.

    = = =

    En quoi ai-je tort d’affirmer une telle chose?

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  27. 17 octobre 2011 3 h 14 min

    J’ai oublié mon 😉 à la fin du paragraphe « joualvert »…

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  28. 17 octobre 2011 6 h 57 min

    @ Papitibi

    «Je persiste donc et signe: c’est l’évolution en parallèle dans des directions différentes (hardware, software) qui a permis les développements que l’on connaît. »

    Je ne vois pas où nous avons pu dire le contraire. Simplement que certains de vos commentaires semblaient minimiser l’importance de la contribution de Ritchie. Si ce n’est pas le cas, ce que votre dernier commentaire confirme, c’est moi qui ne saisissais pas!

    Même ceux qui ne le connaissaient pas, dont moi, profitent de sa contribution, tandis que ceux qui ne comprennent pas le tatalog ne peuvent profiter d’un livre génial écrit dans cette langue.

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  29. 17 octobre 2011 8 h 55 min

    Je suis d’accord avec tout ce que dit Papi, mais bon, j’ai grincé des dents devant l’analogie du roman en tatalog.

    J’avais compris en la lisant que l’invention de Ritchie est à l’informatique ce que qu’un roman de tatalogue inconnu de tous est à la littérature, c’est à dire, rien!

    Ce n’est sans doute pas là que Papi voulait aller avec ça, mais moi c’est ça que j’ai enregistré!

    Pour le reste, vous démontrez bien papi que vous n’êtes pas trop nul en informatique! 😉 Je retire mes accusations Maître! 😉

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  30. 17 octobre 2011 11 h 21 min

    @Koval

    Baön! Après tout, le modeste hacker ès-Commodore que j’étais a poussé tellement fort que l’un de ses fils est tombé amoureux de la programmation.

    Il m’a retourné l’ascenseur en me tenant informé…

    Cela dit, Koval, un chef d’oeuvre – fut-il écrit en tagalog et pour ce motif mal connu – n’en demeure pas moins un chef d’oeuvre.

    Et puisque tu écris à 8h55 qu’un roman écrit en tagalog n’apporte rien à la littérature puisqu’il n’est pas diffusé, dois-je en conclure que c’est ta manière à toi de faire l’éloge du consumérisme en littérature? Finalement, on s’entend sur le fait que la mise en marché, c’est le nerf de la guerre? 😉 😉 😉

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  31. 17 octobre 2011 11 h 49 min

    «on s’entend sur le fait que la mise en marché, c’est le nerf de la guerre?»

    Sans diminuer l’importance de la mise en marché, je suis certain qu’aucune mise en marché ne fera lire un roman écrit en tatalog par quelqu’un qui ne comprend pas cette langue.

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  32. Benton permalink
    17 octobre 2011 12 h 46 min

    Quelqu’un disait (peut-être Wilde) que les classiques, c’est ce que tout le monde parle mais que personne n’a lue!

    Marie-Louise Arsenault disait à TLMEP qu’il y a des best-sellers en littérature qu’elle explique mal, parce qu’extrêmement ardue à lire.

    Personnellement, j’ai écouté en fin de semaine le film « L’Arbre de la vie ». D’un ennui mortel. Je ne comprends pas la palme d’or à Canne pour ce film!?!?!?
    Bonne mise en marché, bon graissage de patte, bonne drogue des membres du jury ou tout simplement de la prétention.
    Je l’ignore….

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  33. the Ubbergeek permalink
    17 octobre 2011 16 h 50 min

    XP pour moi a représenté un NET progrès sur 98, j’ai jamais regardé derrière

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  34. 17 octobre 2011 17 h 39 min

    « dois-je en conclure que c’est ta manière à toi de faire l’éloge du consumérisme en littérature? Finalement, on s’entend sur le fait que la mise en marché, c’est le nerf de la guerre? »

    Je ne suis pas certaine! Au fond, les travaux des deux mecs ont été largement diffusés, le savoir de Ritchie tenait dans des bouquins qu’il a vendus à des initiés, pas moyen de se mettre riche avec ça!

    L’autre a mis un savoir théorique dans une boîte de plastic, du coup, il a fait des milliards et on ne se souvient plus de l’autre.

    Et ça me fait chier!

    C’est comme les pilules que vous avez mentionnées, si l’inventeur du coumadin meurt, on ne le saura pas, mais quand le plus riche pharmaco va mourir, on va tous pouvoir lire sa bio dans 25-30 articles de journaux…

    Je pense qu’il faut pousser pour que cela change! Ça va avec le changement de paradigme que nous souhaitons tous à gauche!

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  35. 17 octobre 2011 18 h 19 min

    @ Benton

    «Marie-Louise Arsenault disait à TLMEP qu’il y a des best-sellers en littérature qu’elle explique mal, parce qu’extrêmement ardue à lire.»

    Nous n’avons manifestement pas les mêmes goûts, elle et moi! J’ai lu les Bienveillantes en entier, et j’ai bien aimé. Et, non, je ne suis pas maso le moins du monde!

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  36. 18 octobre 2011 0 h 03 min

    Disons que Mme Arsenault m’a laissée perplexe. D’ailleurs l’extrait avec Mme. Bombardier ne l’a présentait pas sous son meilleur jour, bien que je ne suis pas un fan de Mme. Bombardier et de ses coups de tête….

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  37. 18 octobre 2011 0 h 09 min

    @ Benton

    « D’ailleurs l’extrait avec Mme. Bombardier ne l’a présentait pas sous son meilleur jour»

    Quand elle a avoué avoir su l’explication qu’a donnée Mme Bombardier, elle concédait en même temps avoir été malhonnête et en semblait fière. Ouf…

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  38. 18 octobre 2011 6 h 26 min

    Voici la dernière invention de Ste Jobs avant son décès le Iphone 6!

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  39. 18 octobre 2011 7 h 08 min

    😆

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  40. 22 octobre 2011 21 h 54 min

    «Comment expliquer le pouvoir d’ensorcellement de l’appareil multimédia portable, sinon par le génie de Steve Jobs?

    Le philosophe allemand Martin Heidegger (1889-1976) ne verrait certainement pas en Steve Jobs un génie digne du culte qui lui est rendu. Il verrait plutôt en lui le revendeur opportuniste d’une drogue dont la dépendance croît avec l’usage. La fascination pour la technique, qui se manifeste par l’engouement démesuré que soulèvent le dernier rejeton d’Apple et le culte voué à l’homme qui incarnait cette firme, seraient pour lui symptomatiques de la décadence de notre civilisation. »

    Le Devoir de philo – L’ensorcellement de l’iPhone
    http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/334228/le-devoir-de-philo-l-ensorcellement-de-l-iphone

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  41. the Ubbergeek permalink
    22 octobre 2011 22 h 28 min

    je suis pas tout à fais contre, mais dans cette analyse ce cache peut-etre en philigrame un autre problème qui menace notre société et me fais peur…

    Un nouvel obscurantisme, anti-scientifique, anti-technique…

    Un refus du progrès technique et scienifique…

    J’ai peur…

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  42. 22 octobre 2011 22 h 49 min

    C’est un bon article Darwin!

    Je suis assez d’accord avec en plus!

    Ce passage résume bien ma pensée:

    « Les objets technologiques doivent être considérés «comme des choses qui n’ont rien d’absolu, mais qui dépendent de plus haut qu’elles »

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  43. 22 octobre 2011 23 h 23 min

    Jw suis assez d’accord aussi avec ça et avec la citation que j’ai mise plus haut, mais pas avec tout. Lorsqu’il dit que ce «qui nous domine présentement est la pensée calculante», j’ai des réserves, même si je trouve aussi que le calcul (comme les cibles opérationnelles…) et le chiffre prennent parfois le dessus sur l’objectif. Et, la pensée méditante, je ne suis pas sûr non plus…

    «il ne peut plus s’élever au niveau des choses de l’esprit et donner un sens à l’existence»

    Ouais, il faut lui en donner un, car elle n’en a pas!

    Et je n’ai pas bien saisi la comparaison entre l’iPhone et la bombe atomique…

    @ the Ubbergeek

    «Un nouvel obscurantisme, anti-scientifique, anti-technique…»

    Avez-vous lu le texte en question? Ça n’a aucun rapport avec une attitude anti-scientifique, mais bien avec notre rapport avec les techniques.

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  44. 23 octobre 2011 8 h 50 min

    « J’ai peur… »

    Geek, j’ai l’impression que vous voyez des propos excessifs partout.

    Est-ce par méfiance envers nous? J’ai l’impression que vous ne dites quasiment qu’une seule chose qui est celle-ci:

    « Attention les enfants, vous êtes sur le bord de la dérape! »

    Je me trompe?

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  45. 29 octobre 2011 8 h 10 min

    « Le génie créateur, c’est bien, mais il faut que la création dans notre monde soit connue… et utilisée. Vendue. »

    Voilà des propos très capitalistes. Pas étonnant que Jobs ou Gates soient vu en si haute estime. Bien que moi aussi je déplore le décès de Jobs. Je reconnais certainement l’ampleur de ses réalisations. Jobs avait un génie technique indéniable pour rassembler les éléments et en faire un nouveau tout… puis il savait le vendre. Les même conférences de Jobs sur le Iphone faites dans un sous-sol d’église et l’impact n’aurait pas été le même. J’exagère bien sur mais je crois que le point est clair.

    Je suis un peu irrité par contre par l’argument que cette création doit être « vendue » et le « il faut que ». Pourquoi ne pas rendre tous ces appareils « open source »? Un code accessible à tous pour créer leurs applications et améliorer les autres. Pourquoi vendre le Iphone si cher. Le produit est très lécher, esthétiquement presque parfait, beau pour les yeux, désirable… mais au point de le vendre au-delà de $600? Non!

    Le génie créateur, il doit être partagé.

    Personne ne peux savoir ce que serait l’informatique grand public sans Jobs et Gates. Je m’en fout au fond, le mercantilisme aurait tout simplement un autre nom. Mais faire grand état de la mort d’un « assembleur/vendeur » tout en ignorant l’inventeur… je trouve ça plutôt ironique.

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  46. 29 octobre 2011 8 h 13 min

    Je ne suis pas informaticien mais je travaille dans un milieu où l’informatique est omniprésente et curieusement, dans toutes ces entreprises, on ne voit à peu près pas une trace de Jobs. Par contre le langage C est utilisé à profusion.

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  47. 29 octobre 2011 11 h 50 min

    @ jfinternaute

    Bienvenue chez Jeanne! Vos commentaires ont été mis en file d’attente, car c’est probablement votre première visite ici, à moins que, comme moi, le blogue ne s’en rappelle pas!

    «Le génie créateur, il doit être partagé.»

    Que le concepteur soit rétribué pour sa contribution, c’est tout à fait normal, mais on doit en effet déplorer que les droits d’auteur restreignent la diffusion des avancées scientifiques et contribuent à la création de monopoles, et par voie de conséquences, à empêcher la diffusion de nouvelles améliorations.

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  48. 29 octobre 2011 12 h 51 min

    @Darwin et JFinternaute

    Voilà bien une piste de réflexion intéressante. D’autant plus qu’il arrive que le fait de conserver jalousement ses brevets puisse tuer une invention. Le magnétoscope BÉTA en est le plus bel exemple…

    Pendant que Sony misait sur le format Béta, JVC lançait le format VHS, avec une stratégie opposée. Sony a vendu des licences à deux autres fabricants, Toshiba et Sanyo. JVC permettait à quiconque d’utiliser librement les brevets rattachés à la technologie VHS, mais exigeait en retour que toutes les innovations soient partagées avec l’ensemble de la communauté VHS après une année d’exploitation en exclusivité. Par exemple, un fabriquant trouve le moyen d’insérer des repères (« index ») sur le ruban; pendant un an, il en conserve l’exclusivité, et l’année suivante, tous les VHS en sont pourvus…

    Résultat? Alors qu’il était supérieur au VHS, le format BÉTA est tombé rapidement dans l’oubli, du moins dans sa version grand public (les Bétacams professionnelles ont connu un sort différent); le consommateur a été séduit par les innovations du VHS, qui était devenu plus pratique (sans compter le 25% de plus, en durée d’enregistrement).

    Finalement, la techno VHS, c’était un peu comme l’Open Source en informatique, même si toute comparaison est boiteuse; et la cupidité de Sony lui aura été fatale…

    Une question: si Apple (tellement plus convivial que le DOS des premiers PC) avait permis à d’autres fabricants d’utiliser ses brevets, est-ce que Bill Gates aurait pu amasser la même fortune? J’en doute.

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  49. 29 octobre 2011 13 h 05 min

    @ Papitibi

    «il arrive que le fait de conserver jalousement ses brevets puisse tuer une invention»

    Intéressants vos exemples. Je savais que le VHS avait pris le dessus en raison de sa plus grande diffusion, mais j’ignorais que cette plus grande diffusion résultait de la stratégie de JVC de permettre l’utilisation de sa technologie. Très pertinent!

    Pour Apple, je connaissais mieux l’histoire, mais la comparaison avec Microsoft est moins forte, car un produisait de la quincaillerie, l’autre des logiciels. Ils étaient plus complémentaires que concurrents comme tels (sauf pour les systèmes d’exploitation), jusqu’à ce que Microsoft se décide à copier l’interface d’Apple! Cela dit, votre question demeure pertinente («est-ce que Bill Gates aurait pu amasser la même fortune?»).

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  50. 29 octobre 2011 21 h 29 min

    Bienvenue chez Jeanne Jfinternaute, je suis tout à fait d’accord avec ce que vous avez écrit.

    Évidemment que ce qui est Open Source est destiné à se développer plus vite et mieux parce que ça finit par regrouper les idées de millions de personnes, ce sont des mouvements planétaires.

    Étrangement, au tout début de l’histoire de l’informatique, on considérait impensable de ne pas donner les sources….Les Jobs et Gates sont venus tout foutre en l’air! Et on s’est agenouillés devant des quasi escrocs!

    De Wiki:

    « Les ordinateurs des années 1960 étaient livrés avec des logiciels accompagnés de leurs sources que les clients pouvaient modifier et étendre. Il aurait en effet été impossible de vendre un ordinateur sans son logiciel d’accompagnement, et la plupart des clients estimaient trop aléatoire de faire fonctionner un logiciel dont ils ne pouvaient vérifier les internes. Les acquéreurs de logiciel obtenaient donc sur simple demande les sources des logiciels (y compris les systèmes d’exploitation) et pouvaient les modifier à leur convenance. »

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