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Les entreprises

8 novembre 2011

Dans mon dernier billet, j’annonçais que j’allais consacrer quelques billets au livre La grande régression de Jacques Généreux. En fait, ces billets porteront davantage sur les thèmes qu’il soulève que sur l’objet de son livre.

Je débute cette série par une réflexion intéressante qu’il fait sur la nature des entreprises. Nous tenons en général pour acquis qu’une entreprise ne peut fonctionner que de la façon dont elle le fait dans notre société. Mais, en fait, cette façon de faire est loin d’être immuable et relève, comme bien d’autres institutions, d’événements qui se sont déroulés il y a longtemps.

Quatre acteurs…

Généreux montre en partant qu’une entreprise moderne «met en scène quatre acteurs de production»:

  • les salariés qui fournissent le travail;
  • les apporteurs de capitaux (nécessaires pour les investissements et le financement de la production);
  • les collectivités publiques qui équipent les territoires et offrent des services collectifs (éducation, sécurité et des personnes, droit des affaires, etc.); et enfin
  • les entrepreneurs qui prennent l’initiative d’une production et assurent la combinaison de toutes les contributions énumérées ci-dessus.

Isolément, aucun de ces acteurs ne peut produire un bien ou un service. C’est l’interaction entre ces quatre acteurs, interaction dont la nature peut varier d’une entreprise à l’autre, qui permet l’existence de l’entreprise et la réalisation de sa production. Même si on la considère en général privée, «l’entreprise est un fait collectif qui naît et vit par la combinaisons de tous les acteurs susmentionnés.».

Généreux poursuit en imaginant un observateur externe, un sage rationnel qui se demanderait comment on pourrait organiser cette institution formée de quatre acteurs indispensables de la façon la plus efficace possible, l’efficacité étant ici une production utile à la satisfaction des besoins humains et qui maximise l’apport de chacun de ces acteurs. Il en viendrait sûrement à la conclusion que le mieux est de former une libre association des quatre acteurs en jeu qui viserait l’atteinte égale de leurs intérêts particuliers. Il considérerait, en effet, que de donner plus de pouvoirs ou tous les pouvoirs à un seul de ces acteurs risquerait que ce dernier agisse en prédateur, «aliénant à son seul avantage la contribution des autres, ce qui, outre l’injustice de cette dictature, aura des effets destructeurs pour le bien-être collectif.».

…mais un seul propriétaire

Or, l’organisation de l’entreprise que nous connaissons n’a pas été pensée par un sage, mais résulte plutôt des aléas de l’histoire. Elle est le résultat de l’interaction de nombreux facteurs : évolution technologique, rapports de force politiques et économiques, confrontation des idées et des mœurs, etc.

Or, l’apparition des entreprises modernes a eu lieu à une époque où le mode de production était dominé par les détenteurs de capitaux. Ainsi, l’objectif premier de ces détenteurs de capitaux (ou capitalistes) fut bien de maximiser leurs bénéfices, pas de maximiser la satisfaction des besoins humains.

Notons que le détenteur de capitaux n’est pas le propriétaire de l’institution qu’on appelle l’entreprise, qui est «l’activité résultant de l’interaction des quatre acteurs», mais bien uniquement «de la société commerciale qu’ils ont constituée pour investir leurs capitaux». Cela dit,

«les capitalistes disposent, en fait, d’une quasi-propriété de l’entreprise : ils décident seuls de son activité, disposent entièrement de ses bénéfices et de la plus-value éventuelle en cas de cession de leur capital.»

Pour Généreux, ce pouvoir est exorbitant. Il nuit à la qualité de vie des travailleurs, aux collectivités (y compris aux écosystèmes) où l’entreprise est installée, et même aux entrepreneurs, «quand leur action est subordonnée à l’exigence d’une rentabilité financière immédiate et maximale».

Les néolibéraux ont beau prétendre que la main invisible des marchés permet de conduire «vers des choix conformes à l’intérêt général», on sait bien aujourd’hui qu’il ne s’agit que d’une fable qui n’a «jamais existé nulle part». Ce sont en fait des contraintes hors de son contrôle qui ont permis de limiter ce pouvoir «exorbitant».

Que ce soit par la présence de la morale de l’époque, en raison des luttes ouvrières et syndicales, ou par le développement de la démocratie parlementaire, ce pouvoir a été dès le XIXème siècle limité par une série de contraintes :

  • des contraintes morales qui ont imposé aux capitalistes des devoirs envers la société et des limites à la poursuite des intérêts personnels;
  • des contraintes politiques par des lois encadrant le pouvoir des capitalistes;
  • des contraintes territoriales qui les obligent à tenir compte de la disponibilité et des caractéristiques de la main-d’œuvre, de la présence de débouchés et de la nature des infrastructures.

L’effet de ces contraintes a connu son apogée durant «les trente glorieuses» (fin des années 1940 à la fin des années 1970), en grande partie en raison des conséquences du «laisser-faire» qui a mené à la Grande Dépression de 1929 et des années 1930. L’apogée de ces contraintes, qui a pourtant été accompagnée d’une croissance économique sans précédent et d’une réduction très importante des inégalités, a pris fin vers la fin des années 1970, avec le retour en force du pouvoir des détenteurs de capitaux qui a découlé de l’adoption des préceptes du néolibéralisme. C’est ce retour en force que Généreux nomme «La grande régression». Dans ce livre, il décrit et analyse les circonstances et les facteurs qui ont favorisé son implantation.

Et alors…

L’intention de ce billet n’est que de revenir aux bases de ce qu’on considère comme le modèle normal des entreprises privées. L’idée ici était de montrer que ce modèle n’est en fait que le résultat d’un accident historique et non le résultat final d’un processus évolutif menant au meilleur des modèles possible. Au contraire, ce modèle contient des vices de conception majeurs qui l’amène à privilégier des intérêts personnels au dépens des intérêts de la société en son entier.

Dans ce contexte, il n’est pas du tout utopique d’imaginer des modèles d’organisation qui correspondent davantage à la vision de l’efficacité du sage de Généreux. Au contraire, un modèle qui saurait tenir compte des intérêts des quatre acteurs en jeu, les salariés, les collectivités publiques, les entrepreneurs et les apporteurs de capitaux (oui, oui, même eux!), ne pourrait qu’améliorer le fonctionnement et l’efficacité de nos entreprises. Mais, sommes-nous trop dissociés pour envisager un tel modèle et travailler dans ce sens?

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21 commentaires leave one →
  1. the Ubbergeek permalink
    8 novembre 2011 2 h 49 min

    Arrivé de libertariens comme Minarchiste dans 10… 9… 8…

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  2. 8 novembre 2011 6 h 49 min

    Ça fait plusieurs fois que vous les annoncez et c’est pas mal tranquille sous ce front!

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  3. 8 novembre 2011 7 h 18 min

    « L’idée ici était de montrer que ce modèle n’est en fait que le résultat d’un accident historique et non le résultat final d’un processus évolutif menant au meilleur des modèles possible. »

    Moi qui pensais que c’était un modèle importé du temps de la vie dans les cavernes!

    « L’apogée de ces contraintes, qui a pourtant été accompagnée d’une croissance économique sans précédent et d’une réduction très importante des inégalités, »

    Pourrais-tu nous énumérer quelques dérèglementations importantes qui ont eu lieu au Québec? Autrement dit, quelles contraintes le noélibéralisme a fait sauter après les 30 glorieuses?

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  4. 8 novembre 2011 7 h 29 min

    @ Koval

    «Pourrais-tu nous énumérer quelques dérèglementations importantes qui ont eu lieu au Québec? Autrement dit, quelles contraintes le noélibéralisme a fait sauter après les 30 glorieuses?»

    J’y reviendrai ce soir. Mais, je jeux préciser tout de suite que ces contraintes ne se manifestent pas seulement par des réglementations, qui ne reflètent que la deuxième série de contraintes.

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  5. Benton permalink
    8 novembre 2011 10 h 24 min

    Force d’admettre que la seule argumentation d’un libertarien suite a ce texte, c’est sa foi! (Quoiqu’ils ont toujours été des gens d’un grande foi….)

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  6. 8 novembre 2011 14 h 47 min

    Aux fournisseurs de bras (ouvriers), de capitaux (investisseurs), de services publics et communs (l’État) et aux entrepreneurs qui rallient les trois fournisseurs, il faudrait peut-être ajouter les administrateurs – qui en principe sont les défenseurs des intérêts du capital dans la gestion de l’entreprise.

    En principe.

    Quand le C.A. est mis en place par d’honnêtes spéculateurs aux yeux desquels le profit immédiat des actionnaires passe avant la pérennité de l’entreprise, il y a risque de dérapage, et conflit sérieux entre les intérêts de l’entrepreneur-entreprise, ceux du capital… et de plus en plus souvent les intérêts des grands commis (les officiers) de l’entreprise.

    Je pense à ces dirigeants qui se font voter des parachutes dorés, ou des options sur le capital-actions; lorsqu’ils exercent massivement ces droits d’option, les officiers jouent dans le dos des actionnaires-investisseurs, dont ces droits d’option ont pour effet de diluer la valeur de leur investissement.

    Et on ne parlera pas de ces décisions – dictées par des spéculateurs à courte vue et prises par les officiers qu’ils auront mis en place: fermetures, mises à pied, qui ont pour effet d’augmenter la « rentabilité » à court terme aux dépens, souvent, de la survie de l’entreprise.

    Bref, l’entreprise qui a grossi devient le fief de spéculateurs qui sont en conflit d’intérêts, qui bafouent les droits des petits actionnaires mais surtout ceux des ouvriers.

    Et puis, il y a cet autre joueur, dit le marché, qui dicte aux officiers des corporations certaines décisions plus ou moins aberrantes; si tu mets pas 30000 employés à pied, le titre va chuter. Si tu les congédies, le titre va monter, et tu deviens soudainement, toi (le spéculateur qui choisit les officiers qui prennent les décisions) milliardaire.

    Et l’État est trop con pour intervenir et mettre fin à ces magouilles. L’État, con? Entéka, tout s’achète…

    Suite de ce « tout s’achète » dans les conclusions de l’enquête Charbonneau…;)

    .

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  7. 8 novembre 2011 19 h 35 min

    @ Koval

    «Pourrais-tu nous nous énumérer quelques dérèglementations importantes qui ont eu lieu au Québec? Autrement dit, quelles contraintes le noélibéralisme a fait sauter après les 30 glorieuses?»

    En fait, même le texte complet de Généreux sur les trois contraintes ne parle pas comme tel de déréglementations, mais, elles feraient partie, selon leur type, de moyens de combattre la deuxième et la troisième contrainte.

    Dès 1986, moins de 10 ans après la fin des 30 glorieuses (et à peine plus de la Révolution tranquille), Robert Bourassa a mis sur pied trois groupes de travail :
    – Fortier sur la privatisation,
    – Gobeil sur l’organisation gouvernementale, et
    – Scowen sur la déréglementation

    Il s’agissait ni plus ni moins que de prendre le virage de Reagan et du néolibéralisme (qu’on appelait simplement «libéralisme» à l’époque).

    J’ai trouvé un document pas trop long (10 pages, même 9 sans la page titre et la dernière qui ne contient que quelques mots) qui résume (et critique!) le contenu de ces trois rapports. Comme il date de l’époque (1987, comme la sortie des rapports), il montre bien l’ampleur du choc qu’ont causé ces rapports (je m’en souviens très bien, peut-être toi aussi…). C’est vraiment intéressant de montrer vers quel désastre ces supposés sages voulaient nous envoyer…

    Bien sûr, la grande majorité de leurs recommandations n’ont pas été appliquées, en grande partie en raison de la désapprobation très généralisée qu’elles ont suscitée. Cela dit, on s’aperçoit qu’un certain nombre de leurs recommandations se sont réalisées par la suite, dont la fermeture de bien des organismes et sociétés d’État, dont la SOQUIP (Société québécoise d’initiative pétrolière, dont on a parlé beaucoup au cours de la dernière année). On peut aussi considérer que la multiplication des PPP et la généralisation de la sous-traitance correspondent très bien à leur volonté et s’attaquent aussi à la deuxième contrainte.

    Sur la déréglementation comme telle, j’ai noté quelques petites choses, mais ce n’est bien sûr pas complet.

    Il y a eu la signature de nombreuses ententes de libre-échange (OMC, ALE, ALENA, etc), qui ne sont pas seulement des attaques contres la troisième contrainte de Généreux (territoriale), mais qui ont entraîné de nombreuses déréglementations, notamment dans le transport aérien (entente de ciel ouvert) et le camionnage (1988), mais aussi sur les avantages (subventions) qu’on pouvait donner à des entreprises locales. Et, ces ententes ont aussi augmenté la pression sur les programmes sociaux et sur la baisse des taxes et impôts payés par les sociétés.

    Le nombre de décrets de conventions collectives (conditions négociées par les syndicats étendus à tous les travailleurs non syndiqués) est passé de 29 à 16. Par exemple, il n’y en a plus dans le vêtement et il en reste un seul dans la coiffure (Outaouais!) : les revenus ont baissé et la coiffure à domicile a augmenté beaucoup (au noir?).

    Le transport interurbain par train et autobus a aussi été déréglementé, entraînant la disparition presque complète des routes moins rentables. L’électricité a aussi été touchée, avec l’autorisation des petites centrales et la privatisation de l’énergie éolienne, sans oublier la déréglementation du commerce de gros d’électricité. Le téléphone et les télécommunications ont aussi été déréglementés. Le % de propriété étrangère autorisé a été augmenté dans bien des secteurs, dont le transport. Je retiens aussi l’abolition de l’article 45 du code du travail qui prévoyait le maintien d’un syndicat en cas de sous-traitance.

    J’en oublie sûrement, je n’ai pas fait de recherche exhaustive.

    Mais, selon moi, ce sont les attaques contre la première contrainte qui furent les plus graves. L’intérêt personnel peut maintenant dominer sans limite. On le voit par l’augmentation éhontée des salaires des dirigeants d’entreprises et des employés du secteur financier, l’augmentation des inégalités, la généralisation du discours sur la responsabilité individuelle et l’affaiblissement des lois sociales (j’ai déjà touché 66 % de mon salaire sur l’assurance-chômage, le taux est passé successivement à 60 %, puis à 55%), la baisse des soins de santé couverts (dents et yeux), etc. On peut lire à cet effet cette superbe lettre que j’ai lue dans La Presse aujourd’hui (De l’égoïsme collectif).

    Finalement, dans un de ses billets d’aujourd’hui, Krugman se demande pourquoi tant de «personnes très sérieuses» (Krugman appelle les économistes orthodoxes qui appuient des politiques qui ne fonctionnent jamais et n’ont jamais fonctionné de «Very Serious Persons» ou VSP…) croient que la déréglementation apporte plus de croissance alors qu’elle est en fait à l’origine de plein de désastres. Il émet l’hypothèse que c’est parce que la déréglementation bénéficie au 1 % le plus riche… Le graphique de ce billet est fort éloquent…

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  8. 8 novembre 2011 20 h 12 min

    @ Papitibi

    «Aux fournisseurs de bras (ouvriers)»

    Pas juste de bras, de cerveaux aussi…

    « il faudrait peut-être ajouter les administrateurs»

    Ce sont aussi des salariés! Et ils prennent aussi un peu le rôle des entrepreneurs, se croyant tout permis…

    «Et puis, il y a cet autre joueur, dit le marché»

    Ce que vous appelez le marché fait partie des investisseurs, fournisseurs de capitaux ou capitalistes. Le fait qu’il dicte aux «officiers» (administrateurs ou dirigeants en français…) des «corporations» (sociétés en français! 😉 ) des «décisions plus ou moins aberrantes» est cohérent avec le texte de Généreux. Et c’est exactement ce qu’il dénonce!

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  9. 8 novembre 2011 21 h 34 min

    Ouf! Très bon commentaire Darwin. Éclairant.
    Merci!

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  10. 8 novembre 2011 21 h 41 min

    Ça m’a l’air d’un bon survol Darwin, je n’étais pas au courant de tout ça, y m’en manque des bouts, avant 1995, je m’intéressais moins à la politique, je concentrais mes efforts sur ma formation….

    Je lirai tes liens! Merci!

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  11. 8 novembre 2011 22 h 16 min

    @ Koval

    «Ça m’a l’air d’un bon survol Darwin, je n’étais pas au courant de tout ça, y m’en manque des bouts»

    C’est en lisant le texte sur les trois rapports de «sages» que j’ai réalisé que beaucoup de leurs recommandations avaient été adoptées. Pas toutes, ni même la moitié, mais trop! Ça s’est fait à la pièce, une chose à la fois, de façon pernicieuse. C’est en totalisant le tout qu’on s’aperçoit de l’ampleur des changements.

    Cela dit, il y a aussi des améliorations, comme le congé parental, l’assurance-médicaments et de nouveaux réglements, notamment en environnement. Mais, cela montre qu’il faut être vigilant et s’opposer à tous les reculs.

    J’ai aussi vu hier qu’on veut attaquer des acquis de la CSST, dont le retrait préventif de la femme enceinte, l’abandon du représentant local en prévention et la limitation des soins de physiothérapie, d’ergothérapie, d’acupuncture et de chiropractie. La nouvelle orientation des universités de travailler de plus en plus en fonction des entreprises («les cerveaux [doivent] correspondre aux besoins des entreprises») fait aussi partie de la grande régression (le campus Ubisoft, le pavillon Bombardier, les recherches orientées sur les besoins des entreprises, etc.).

    Les subventions aux entreprises augmentent tout le temps, et elles paient de moins en moins de taxes et d’impôt.

    J’arrête ici…

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  12. 8 novembre 2011 22 h 23 min

    Merci Darwin, c’est évident après coup, un coup que tu l’écris! J’y aurais pas pensé, enfin pas dans toutes ces nuances…

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  13. 8 novembre 2011 22 h 28 min

    Quand je lis des textes de Généreux et écris des billets sur lui, je me dis parfois qu’il exagère… Mais, comme il le dit, il ne faut pas seulement regarder où nous sommes, mais vers où nous nous dirigeons. Et quand on regarde dans cette direction, on voit qu’il n’exagère pas vraiment…

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  14. 8 novembre 2011 22 h 33 min

    Ben, en tout cas, ce que tu as présenté de lui semble assez pondéré, ça n’a pas l’air d’un excité! À moins qu’il nous cache 3-4 théories du complot dans sa manche! 😉

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  15. 8 novembre 2011 22 h 43 min

    «À moins qu’il nous cache 3-4 théories du complot dans sa manche!»

    Il ne parle pas de complots, mais par exemple de gens qui agissent consciemment pour détourner l’État de ses services aux citoyens pour les aligner sur leurs intérêts. Est-ce un complot? Une stratégie, plutôt, je dirais.

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  16. 9 novembre 2011 7 h 26 min

    Trop forts les libéraux…

    Ils reculent sur le retrait préventif, mais ne disent rien sur l’abandon du représentant local en prévention et la limitation des dépenses en soins de physiothérapie, d’ergothérapie, d’acupuncture et de chiropractie. Résultat ? Le Conseil du patronat prétend être déçu, la grogne se calme et on a encore réussi à amputer un programme social en partie…

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  17. Benton permalink
    9 novembre 2011 12 h 09 min

    Chomsky disait qu’il ne faut pas voir une théorie du complot que certaines personnes ou groupe obéissent a leur propre logique.

    Ce n’est pas parce que les chiens pissent sur les bornes fontaines qu’il y a un complot de ceux-ci contre les bornes fontaines!

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  18. Benton permalink
    9 novembre 2011 12 h 11 min

    L’abandon du représentant local en prévention…. la CSST est maintenant aveugle….

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  19. 9 novembre 2011 13 h 37 min

    @ Benton

    «L’abandon du représentant local en prévention»

    J’ai lu un texte plus complet qui dit qu’en fait c’est l’ajout de l’obligation d’en avoir un dans d’autres groupes d’industries qui a été abandonné (voir http://www.uttam.qc.ca/rapport_camire.pdf). De même, j’ai lu dans ce document que la limite du nombre de traitements auprès d’un physiothérapie et d’un ergothérapie ne repose sur aucune étude sérieuse.

    «Ce n’est pas parce que les chiens pissent sur les bornes fontaines qu’il y a un complot de ceux-ci contre les bornes fontaines!»

    😆

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