Skip to content

Participera participera pas!

22 décembre 2011
by

QS fait volte face et décide de cracher sur la fenêtre de visibilité offerte par le Huffington Post.

Le 22 décembre 2011

Questionnés sur le sujet, nous avions décidé de ne pas nous objecter à la reprise des textes de nos blogues ou lettres ouvertes par la future édition québécoise du Huffington Post (HP). Il n’avait jamais été question pour nous de produire du contenu original ou exclusif pour ce média. C’est avec la conviction de ne nuire à personne que nous avions donné et maintenu cet accord de principe.

Plusieurs artisans des médias nous ont contactés pour nous faire valoir que le modèle de travail gratuit proposé par le HP dévalorise leur profession et contribue à généraliser leur précarité. Les détails de la vente très lucrative du site par sa fondatrice au groupe America Online, sans partage avec les collaborateurs qui en ont fait la notoriété, nous ont également été rapportés. Plusieurs commentateurs dans les médias soulignent les mêmes éléments.

Nous sommes sensibles à ces arguments qui interpellent les valeurs et principes que nous défendons au quotidien. Après avoir mieux saisi la nature complexe des problèmes que suscitent ces nouvelles plateformes de communication de masse, nous avons donc décidé de nous abstenir de toute collaboration directe avec le HP. Nos communiqués sont transmis à l’ensemble des médias québécois qui les utilisent de différentes façons. Le HP a la même latitude, sans plus.

Nous invitons la direction du Huffington Post à embaucher plus de journalistes professionnels et à partager avec ses blogueurs les revenus que leur contribution au site permet de générer. C’est un modèle équitable pour tout le monde.

Amir Khadir et Françoise David

Montréal, le 22 décembre 2011

Mon commentaires sur le blogue de Françoise David:

Bon, ben le Huffington sera une fenêtre pour les partis de la droite québécoise uniquement….la gauche devra cesser de pleurer contre les méchants médias qui penchent trop à droite puisqu’elle ne participe pas quand on l’invite……Je suis très déçue…

Publicités
43 commentaires leave one →
  1. 22 décembre 2011 22 h 47 min

    J’étais moi aussi déçu…

    Je l’ai aussi fait savoir plus tôt sur le blogue de Françoise David.
    http://www.francoisedavid.com/2011/12/lettre-ouverte-a-stephen-jarislowski-2/comment-page-1/#comment-1660

    Penses-tu qu’ils vont envoyer des lettres ORIGINALES à la grosse Presse de Gesca, Power Corporation et Desmarais? Sûrement. Et ils seront publiés bénévolement… Si on boycotte les médias qui appartiennent aux grosses pontes du néolibéralisme, il ne va rester que le Devoir…

    Mais, bon, peut-être que cela nuira à HP… A-t-on vraiment besoin de ce nouveau portail?

    J'aime

  2. 22 décembre 2011 22 h 53 min

    « Mais, bon, peut-être que cela nuira à HP… A-t-on vraiment besoin de ce nouveau portail? »

    Me semble que ça fait 10-15 ans qu’on parle de convergence, moi je vois l’arrivée d’un nouveau joueur comme une bonne nouvelle….en plus, Huff, ce n’est pas un torchon de réactos comme Sun…

    J'aime

  3. 22 décembre 2011 23 h 01 min

    Et si la grosse presse vend un jour, devra-t-elle payer les lettres d’opinion? Va-t-on faire une recours collectif?

    En plus, ce qui est choquant, c’est que le Huff penche à droite gauche…paraît que Mme DSK a investi dans la version en France. Le Huff là-bas est fortement associé au journal Le monde, centre gauche je crois…

    Comme tu dis, si QS veut être plus blanc que blanc, il faudra se couper d’à peu près tous les autres médias, ça appartient toujours aux gros…

    À force de laver plus blanc que blanc, on va se retrouver javelisés dans le sens « invisibles »….

    J'aime

  4. Richard Langelier permalink
    22 décembre 2011 23 h 21 min

    À la première lecture du commentaire de Darwin du 18 décembre sur le blogue de Françoise David et du texte du Devoir, j’avais l’impression que chaque article du Huffington Post était entouré de femmes en bikini provoquant chez le chien de Pavlov que je suis une pulsion à boire de la bière. Je me voyais hangover tous les matins, allant chercher des cannettes et bouteilles dans les poubelles du parc Lafontaine, pour pouvoir m’acheter de la bière et combattre le feu par le feu.

    J’ai lu que lors d’un congrès de Québec solidaire à Québec, un travailleur de remplacement du Journal de Québec avait été expulsé à la suite d’un vote. Si j’avais été délégué, j’aurais sans doute voté pour cette expulsion. D’autre part, Amir Khadir a donné une entrevue à Richard Martineau dans le cadre de l’émission Les Francs Tireurs de Télé-Québec. Richard Martineau niait être travailleur de remplacement, puisqu’il se disait travailleur autonome. Est-ce qu’Amir Khadir aurait dû refuser?

    Québécor a le bras long dans le monde de l’édition de la diffusion des livres au Québec. Karl-Pierre Péladeau est membre des Amis du Devoir. Pierre Péladeau a aidé « mon petit journal nationaliste et clérical préféré fondé par Henri Bourassa », après avoir fait fortune avec un journal à sensations, avec « la fille en bikini en page 7 », vendu au coin de la rue, à Montréal, une heure après le 500e but de Frank Mahovlitch [1]. Les péquistes étaient en extase devant Pierre Péladeau qui avait démontré que nous les Canadiens-Français avions « la bosse des affaires ». [2]

    Je ne sais pas trop quoi penser de cette histoire. Si Huffington Post montre des fausses blondes, avec des sacs de silicone dans les seins, je devrais être contre la participation de Françoise David et d’Amir Khadir et si ce sont des seins naturels pour la participation ?

    [1] Le comique a pris 3 semaines avant de le compter. Toto Gingras a pris 500 photos pendant le but avec des caméras sur la bedaine, sur trépieds et dans les mains. C’était un exploit avec la technique photographique de cette époque antédiluvienne.
    [2] Il faut lui accorder le sens du « timing ». Pendant une longue grève de La Presse, des sondages indiquaient que ce qui manquait le plus aux lecteurs, c’étaient les petites annonces. Il n’y en avait pas à Montréal-Matin. Il a choisi la formule de ce quotidien appartenant à l’Union nationale, l’imprimerie offset, il est allé chercher Jacques Beauchamp et a réussi à faire chanter par les péquistes : « Que chu don fier d’être Québécois ».

    J'aime

  5. 22 décembre 2011 23 h 27 min

    Richard

    Voici la version pour le Canada anglais pour vous faire une tête par rapport au format.

    http://www.huffingtonpost.ca/

    J'aime

  6. 22 décembre 2011 23 h 51 min

    @ Koval

    «Voici la version pour le Canada anglais »

    La première chose qui m’a frappé, c’est la fenêtre de pub qui me cachait le texte…

    @ Richard Langelier

    …Et je n’ai pas vu de femme en bikini!

    «Est-ce qu’Amir Khadir aurait dû refuser?»

    Pas plus qu’il n’aurait dû reculer cette fois-ci…

    «Il faut lui accorder le sens du « timing »»

    Comme lorsqu’il a sorti un journal à Philadelphie? Bref, il en eu au départ, mais pas toujours… Ceux qui commencent par un échec, soit la majorité, on n’en entend jamais parler!

    « Karl-Pierre Péladeau est membre des Amis du Devoir»

    Ça, je dois avouer que je ne comprends pas et que cela me laisse coi…

    J'aime

  7. Richard Langelier permalink
    23 décembre 2011 2 h 01 min

    @ Koval et Darwin

    C’est bizarre de réaliser à quel point une lecture en diagonale, pendant que le cafetière est sur le poêle, peut donner une drôle d’impression. J’échange avec vous, Darwin, sur ce blogue et sur celui de Françoise David. J’avais pourtant conclu que vous écriviez que Huffington Post encourageait la surconsommation, de façon pire, que lorsque je retourne à l’UQAM pour assister à une conférence, où il n’y a pas moyen d’être dans un urinoir sans avoir une pub dans la face (phrase laborieuse, je le confesse). Quel contraste avec mon UQAM pure des années 70!

    En voyant la fenêtre de pub qui me cachait le texte, j’ai cliqué sur le X. À la télévision, j’utilise la fonction « mute » ou je change de chaîne, mais les maisons de pub ne sont pas folles. Elles paient pour des pubs qui passent à la même heure. Je regarde dans le bloc d’à côté, et tout le monde pitonne.

    Je persisterai à regarder les télé-séries de Fabienne Larouche sur le merveilleux monde de l’éducation du secondaire, non pas en tant que documentaire, mais parce que je n’ai connu que le cours classique, pauvre de moi. Je serai cependant le « vra dernier des coupeurs de bois », pardon le « vra dernier accro de l’imprimé ».

    Je viens de retrouver le texte de Jean-François Nadeau, où il précise à la fin pourquoi on l’a retrouvé sur une photo en compagnie de Karl-Pierre Péladeau http://www.ledevoir.com/culture/livres/298594/en-aparte-l-oubli-d-un-monument . Rien n’indique que Karl-Pierre Péladeau fait partie des Amis du Devoir. Par contre, ce quotidien qui a vendu entre 30 000 et 40 000 exemplaires, parce que tous les presbytères et toutes les communautés religieuses étaient abonnés, a frôlé la faillite, plus d’une fois. Je me souviens que Pierre Péladeau a participé au « sauvetage du Devoir », entre autres, pour le service de distribution du Devoir. Lorsque Lysiane Gagnon s’est opposée (avec raison, selon moi) à ce que l’Université de Montréal accorde un prix honoris causa à Pierre Péladeau, elle avait écrit que Le Devoir appartenait corps et âme à Péladeau, ce dernier avait répliqué que ce n’était pas gentil pour les journalistes. Elle avait répondu avec raison qu’ils étaient capables de se défendre seuls. À cette époque, je faisais du bénévolat à la magnétothèque, où nous nous enregistrions des livres pour les aveugles. Pierre Péladeau était le président du conseil d’administration. Un jour, j’ai reçu une lettre m’invitant à un souper de financement à 100$ le couvert, mais que pour moi ce serait seulement 25$. Sur la lettre, il y avait les autres membres du Conseil d’administration, Claude Castonguay… Inutile de vous dire qu’il y a eu nette recrudescence dans la cadence de mes jurons lorsque je suis entré le lundi matin. La superviseure m’a dit : « Excuse-moi, Richard, j’ai fait un tri. J’ai complètement oublié que tu étais sur l’Aide sociale! ».

    Je persiste à croire au modèle économique choisi par Québec solidaire qui inclut le secteur communautaire, coopératif et l’économie sociale. Évidemment, je ne veux pas que ce soit financé par des soupers bénéfice pour payer le salaire de la superviseure (dans la majorité des cas). Il me semble normal qu’une partie des gains de productivité obtenus par l’automatisation des secteurs manufacturier et tertiaire (les guichets automatiques qui ont supprimé des emplois sont le fruit de la recherche universitaire, du théorème de Pythagore, font partie du patrimoine de l’humanité) soient déplacés vers le financement d’emplois bien rémunérés vers le service aux personnes.

    Où les porte-parole de Québec solidaire doivent-ils passer leur message? Je pense être plus doué pour la contemplation que pour l’action.

    J'aime

  8. 23 décembre 2011 2 h 47 min

    HuffPo pourrait payer des blogueurs compétents pour faire du travail sérieux de recherches et d’enquêtes. Ça ne coûterait pas une fortune. Ainsi la conscience des contributeurs bénévoles serait tranquille.

    Je ne suis pas trop déçu du retrait de QS parce que je ne suis pas certain de l’impact que ça aurait eu dans la forme qu’ils prévoyaient. Si les chefs n’y vont pas, je verrais bien par contre un représentant, un bon communicateur porter la parole comme contributeurs.

    J'aime

  9. 23 décembre 2011 7 h 32 min

    Je me demande pourquoi Huffpo plus qu’un autre…

    Au journal « Le monde » il y a une section où on héberge plein de blogueurs, personne ne poursuit ou ne conteste ce journal. Et il ne viendrait à l’idée de personne, gauche comme droite, de bouder « Le monde ».

    Pour la question de pub, j’avoue que c’est beaucoup mais à part les médias appartenant à l’État, tous se financent 100% par la pub, c’est comme ça que fonctionne les journaux…

    PS: Je suis avec Firefox, je ne vois aucune pub…

    J'aime

  10. 23 décembre 2011 9 h 52 min

    Personnellement, je suis satisfait de la réaction et de la position des porte-parole de Québec solidaire. Essentiellement, parce que cette décision respecte l’approche globale du parti et les positions antérieures.

    Rappelons-nous lorsque Quebecor a décrété son lock-out tout en imposant une nouvelle façon de travailler à ses journalistes. Qs a alors décidé de « boycotter » les pseudo-journalistes de QMI en leur refusant l’accès aux conférences de presse du parti. La position de Qs était claire et sans équivoque. Ce qui n’empêchait pas Khadir ou David de collaborer avec les journalistes du Journal de Québec ou de TVA. Qs a alors décidé de défendre les employés du Journal de Montréal et d’appuyer l’initiative de Rue Frontenac. Pourquoi? Parce qu’on voulait défendre les intérêts de journalistes syndiqués et qu’on s’opposait à l’idée qu’ils soient remplacés par des pigistes de QMI qui non seulement remplacent des postes syndiqués mais qui privent également les photographes de travailler et, bientôt, les caméramen.

    Évidemment, il n’y a aucun problème avec le fait de soumettre une « opinion du lecteur » aux journaux de Gesca, de Quebecor ou du Devoir. Mais d’accepter l’idée qu’un site d’information comme le Huffington Post se serve de votre notoriété pour attirer des visiteurs sur leur site qui vous invite à cliquer sur une publicité, m’apparaît incompatible avec les principes de Qs. Et, de plus, ce site pourra fonctionner grâce à la contribution de personnalités qui publieront des billets gratuitement… plaçant ainsi l’existence de journalistes professionnels en péril…

    Le Huffington Post (conservera-ton le nom anglais?), tout comme les nouveaux sites d’information, réussira à offrir un produit grâce aux fils de presse (PC, Reuters, etc) et aux quelques articles de ses journalistes. La présence de blogueurs bénévoles ne sert finalement qu’à présenter quelque chose d’original afin de se faire une personnalité. Que des gens profitent de la tribune pour alimenter leur popularité est une chose. Mais qu’un député ou un représentant officiel d’un parti politique fasse partie de l’équipe m’apparaît fort discutable, voire inacceptable.

    Pour ces raisons et d’autres, je salue la décision des porte-parole de Qs de ne pas faire partie de l’équipe du HP. Ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent tourner le dos à la possibilité d’être interviewé par un journaliste ou d’accepter la présence d’un professionnel (payé et accrédité par la FPJQ) lors des conférences de presse.

    Et mon raisonnement s’applique également aux autres sites virtuels qui désirent générer des revenus avec la publicité.

    J'aime

  11. 23 décembre 2011 10 h 17 min

    Amir et Françoise ont dit le 22 décembre:

    Il n’avait jamais été question pour nous de produire du contenu original ou exclusif pour ce média. C’est avec la conviction de ne nuire à personne que nous avions donné et maintenu cet accord de principe.

    …..

    Après avoir mieux saisi la nature complexe des problèmes que suscitent ces nouvelles plateformes de communication de masse, nous avons donc décidé de nous abstenir de toute collaboration directe avec le HP. Nos communiqués sont transmis à l’ensemble des médias québécois qui les utilisent de différentes façons. Le HP a la même latitude, sans plus.

    Christian Dubois a écrit ce ci le 18 décembre sur le Globe:

    Ici l’attaché de presse d’Amir avec quelques faits.

    QS a accepté de partager les textes que l’on publie déjà sur le blogue de Françoise (francoisedavid.com). Amir ne blogue pas et ne bloguera pas. Nous avons accepté de partager ses éventuelles lettres ouvertes quand il en publiait dans les journaux. Il n’a jamais été question de créer du contenu original pour ce site.

    Je rappelle que vigile.net ou presse-toi à gauche par exemple reprennent déjà nos contenus de la même manière.

    Surprise quand le Huff nous désigne comme ses blogueurs en occultant que ce seraient des contenu par ailleurs largement disponible ailleurs sur le Web.

    Nous serions par ailleurs bien heureux que ces même textes soient repris sur le Globe. Un parti politique veut voir la parole de ses porte-parole reproduite au plus d’endroits possibles.

    Cela étant dit, l’article de Jodoin et le tient nous font réfléchir sur utilisation du Huff comem plate-forme de diffusion – ça soulève des questions auxquelles nous n’avions pas pensé. Des nouvelles bientôt.

    CD

    En fait, sur le fond, à bien y repenser, elle est où la différence?!?! Qu’est-ce qu’il y a de différent entre ces deux annonces?

    Les deux messages sont les mêmes non? Dans les deux cas, on dit que QS va laisser HF diffuser ses trucs.

    J'aime

  12. 23 décembre 2011 10 h 26 min

    22 décembre

    Questionnés sur le sujet, nous avions décidé de ne pas nous objecter à la reprise des textes de nos blogues ou lettres ouvertes par la future édition québécoise du Huffington Post (HP). Il n’avait jamais été question pour nous de produire du contenu original ou exclusif pour ce média. C’est avec la conviction de ne nuire à personne que nous avions donné et maintenu cet accord de principe.

    Plusieurs artisans des médias nous ont contactés pour nous faire valoir que le modèle de travail gratuit proposé par le HP dévalorise leur profession et contribue à généraliser leur précarité. Les détails de la vente très lucrative du site par sa fondatrice au groupe America Online, sans partage avec les collaborateurs qui en ont fait la notoriété, nous ont également été rapportés. Plusieurs commentateurs dans les médias soulignent les mêmes éléments.

    Nous sommes sensibles à ces arguments qui interpellent les valeurs et principes que nous défendons au quotidien. Après avoir mieux saisi la nature complexe des problèmes que suscitent ces nouvelles plateformes de communication de masse, nous avons donc décidé de nous abstenir de toute collaboration directe avec le HP. Nos communiqués sont transmis à l’ensemble des médias québécois qui les utilisent de différentes façons. Le HP a la même latitude, sans plus.

    Nous invitons la direction du Huffington Post à embaucher plus de journalistes professionnels et à partager avec ses blogueurs les revenus que leur contribution au site permet de générer. C’est un modèle équitable pour tout le monde.

    http://www.quebecsolidaire.net/actualite_nationale/huffington_post_quebec_solidaire_s%E2%80%99abstiendra

    J'aime

  13. 23 décembre 2011 11 h 01 min

    Luto

    J’avais déjà mis cette réponse de QS dans le billet…. 😉

    Je sais que le message diffère mais sur le fond, les actions annoncées par Christian Dubois et celles annoncées par le nouveau message diffèrent comment?

    J'aime

  14. Richard Langelier permalink
    23 décembre 2011 11 h 46 min

    @ Darwin

    J’ai trouvé ce lien sur le rapport entre Pierre Péladeau et le Devoir http://www.ledevoir.com/societe/medias/280800/informer-une-passion-qui-ne-se-dement-pas . Le commentaire de Pierre Bujold confirme un peu ce que j’écrivais. Je continue mes recherches, même s’il y a de la pub sur les moteurs de recherche.

    J'aime

  15. 23 décembre 2011 12 h 30 min

    Richard

    Je confirme, j’ai déjà vu moi aussi que Québécor avait contribué financièrement au Devoir, cela faisait dire à certains complotistes que le Devoir n’était pas un journal indépendant!

    J'aime

  16. Richard Langelier permalink
    23 décembre 2011 13 h 51 min

    Les sites http://projetj.ca/article/huffington-post-quebec-le-voir-sindigne , http://voir.ca/cyberboom/2011/12/16/amir-khadir-jean-barbe-francoise-david-du-benevolat-pour-aol/ et les commentaires ont éclairé ma lanterne. La photo choisie par Simon Jodoin, là franchement!!!

    En passant, si Le Voir est gratuit, c’est un peu, beaucoup parce que le bois de la forêt québécoise sort des régions ressources, sans retombées réelles pour ces régions. C’était le discours officiel de l’administration Trudeau-Lalonde. On transforme au sud pour faire des économies d’échelle. On compense les gens des régions ressources, par des projets d’iniative locale (les fameux PIL) et plus de semaines de prestations d’assurance-chômage. Une fois que les usines de transformation ont disparu des régions ressources, le même Parti libéral a lancé : « vous êtes des paresseux, vous ne voulez travailler que quelques semaines par année. Vous êtes des chômeurs chroniques, on réduit le taux de remplacement de votre revenu, à chaque demande. » Avec le gouvernement Harper, le message est plus simple : « déménagez en Alberta. Le gouvernement Charest offre des solutions de rechange : exploiter les gaz de schiste, permettre une plate-forme de forage près des Îles-de-la-Madeleine, laisser ouvrir une mine d’or à ciel ouvert dans la ville de Malartic et maintenant à Wotton
    http://m.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/338849/exploration-miniere-en-estrie-resultats-encourageants-pour-bowmore . Le discours des libertariens est encore plus simple : « si vous voulez manger du homard, payez-le plus cher. Ce n’est pas le rôle des programmes sociaux, tatata, d’autant plus que nous sommes contre les programmes sociaux ».

    J’étais membre du comité de rédaction de Bien commun recherché. À ce moment-là, Richard Martineau avait écrit « une lettre ouverte à la gauche québécoise » dans son éditorial du Voir. J’avais commenté sur le site. J’avais obtenu des points (basés sur les votes) pour un encan à la fin de l’année pour des billets de spectacle. Le seul dont je connaissais le nom était Bouthilier, le premier gagnant de Star Académie (je crois). J’avais fait parvenir le lien aux membres du comité de rédaction. Françoise David était estomaquée devant le travail qui nous attendait. Dissociété, quand tu nous tiens !

    J'aime

  17. 23 décembre 2011 14 h 55 min

    @ Richard Langelier

    Merci pour vos recherches, si vous trouvez autre chose, faites-nous le savoir. Et je me souviens d’avoir déjà lu le commentaire de M. Bujold. Ce monsieur me faisait penser au personage d’Yvon Deschaps qui est fier de couper le gazon de son boss les fins de semaine…

    J'aime

  18. 23 décembre 2011 15 h 29 min

    @koval, le dernier communiqué de Qs est clair (je crois)… On ne permet pas que les billets du blogue de Françoise David soient repris.

    J'aime

  19. 23 décembre 2011 15 h 59 min

    « Nos communiqués sont transmis à l’ensemble des médias québécois qui les utilisent de différentes façons. Le HP a la même latitude, sans plus. »

    D’accord Luto, donc les communiqués c’est OK mais pas les billets!

    J'aime

  20. 23 décembre 2011 16 h 37 min

    🙂

    J'aime

  21. Richard Langelier permalink
    23 décembre 2011 16 h 55 min

    @ Darwin

    Ma version d’Antidote RX m’informe que :
    Pronoms : trait d’union après l’impératif
    Les pronoms personnels compléments (le, la, les, lui, nous, en, y, etc.) prennent un trait d’union quand ils sont placés à droite d’un verbe conjugué au mode impératif et qu’ils se rapportent à ce verbe.
    Regarde-la.
    Allons-y.
    Attendez-nous.
    Quand le verbe impératif possède plusieurs pronoms compléments, on met un trait d’union entre le verbe et tous les pronoms qui s’y rapportent.
    Parlez-lui-en.
    Cependant, on ne met pas de trait d’union entre deux pronoms dont le premier se termine par une apostrophe.
    Donnez-m’en.

    C’est bien plus facile à comprendre que « des bornes sans infini ». Pas besoin d’avoir la bosse du français. Un simple clic de souris si la mémoire défaut.

    À moi aussi, ce monsieur Bujold m’a rappelé le bon boss et la job steady. Surtout « tu m’excuseras, il m’en restait juste une de frette ». Mais bon, je m’étais mis les pieds dans les plats en affirmant que Karl-Pierre Péladeau était membre des Amis du Devoir, ce qui vous avait laissé coït, pardon coi (la joke d’origine est dans une pièce de Beckett, là la souris ne m’est d’aucune utilité. Je me souviens qu’un personnage disait : « la mouche se tient coïte » et que son antagoniste répliquait : « elle se tient coite »).

    Vous avez admis avoir fait les mots croisés du Journal de Montréal. J’ai confessé avoir lu Jacques Beauchamp. À 25 ans, j’ai commencé à songer à prendre un coup moins sérieusement, le samedi soir, lorsque j’ai réalisé que j’étais incapable de me concentrer sur un article du Journal de Montréal, le dimanche matin. J’étais tellement mal dans ma peau [1] qu’être loque humaine était le cadet de mes soucis. Par contre, être incapable de me concentrer sur un article du Journal de Montréal, c’était plus que loque humaine. Le Journal de Montréal m’a sauvé.

    Mon petit journal nationaliste clérical a été sauvé par des personnes comme François-Albert Angers qui s’opposait à l’enseignement de la Théorie générale de Keynes.

    La question principale devient donc : Simon Jodoin a-t-il raison de prétendre que les journalistes du Huffington Post sont exploités? Cela nous ramène au dada de Marx qui voulait donner une explication scientifique de l’exploitation. Rodbertus a prétendu qu’il l’avait plagié. Les traités « d’Économie marxiste » reprennent l’aspect rodbertusien du Livre 1 du Capital, alors que la seule chose, et c’est déjà beaucoup, qu’il ne faut pas laisser à la critique rongeuse des souris, c’est le rapport social que Marx avait souligné, devant les lacunes qu’il observait dans sa lecture de Hegel commentant Adam Smith.

    Bref, est-ce que Françoise David et Amir Khadir auraient été complices de l’exploitation de journalistes, s’ils avaient accepté que leurs textes soient repris dans le Huffington Post, je n’ai pas de catéchisme pour répondre à cette question.

    [1] Un chercheur multidisciplinaire nous a présenté les résultats de son enquête, lors d’une conférence-midi. Il avait suivi des mésadaptés socio-affectifs avec problèmes académiques et des mésadaptés socio-affectifs sans problèmes académiques. Après sa conférence, quelqu’un lui a fait remarquer qu’il n’avait pas parlé de ce qui était arrivé aux étudiants mésadaptés socio-affectifs sans problèmes académiques. Pour ce chercheur, il n’y en avait pas de problèmes. Jeanne Émard n’est pas un courrier du cœur, mais disons que je n’étais pas d’accord avec ce chercheur. Quant au syntagme « mésadaptés socio-affectifs »…

    J'aime

  22. 23 décembre 2011 17 h 01 min

    koval,

    « D’accord Luto, donc les communiqués c’est OK mais pas les billets! »

    C’est plus que ça. En fait, le HP se sert de la notoriété de quelques personnes pour se créer une identité. Déjà, un peu comme le fait Apple, les médias traditionnels leur font de la pub simplement parce qu’on annonce quelque chose de nouveau, qu’on a lancé une controverse. Bon coup de la part du HP… Les blogueurs y sont présentés pratiquement comme des membres du « staff ».

    Qu’ils parlent de Qs, j’en serai le premier heureux. Mais que nos porte-parole y soient perçus comme des membres réguliers… ça me rend inconfortable…

    J'aime

  23. 23 décembre 2011 17 h 44 min

    @ Richard

    «Bref, est-ce que Françoise David et Amir Khadir auraient été complices de l’exploitation de journalistes, s’ils avaient accepté que leurs textes soient repris dans le Huffington Post, je n’ai pas de catéchisme pour répondre à cette question.»

    N’ayant pas non plus de catéchisme, je réponds simplement non! Qu’ils y aillent ou pas ne change rien pour ces journalistes.

    @ Luto

    «Mais que nos porte-parole y soient perçus comme des membres réguliers… ça me rend inconfortable…»

    Ils n’avaient qu’à exiger que leur contribution soit présentée clairement sur le site.

    Le Globe va-t-il les publier? Accepteront-ils ?

    J'aime

  24. 23 décembre 2011 17 h 56 min

    Moi, ça me découragerais bien plus si QS collaborait avec le globe, à travers les textes pas trop brillants, des fois anti-immigrants, d’autre fois sexistes comme celui de ce matin…

    Si QS collabore avec ça, moi je vais décrocher vite!

    J'aime

  25. 23 décembre 2011 18 h 01 min

    « Mais que nos porte-parole y soient perçus comme des membres réguliers… ça me rend inconfortable… »

    Luto

    Moi le niveau de collaboration que décrivait Christian Dubois, laisser HF publier le contenu des blogues QS, comme le fait vigile.net et ne pas offrir du nouveau matériel m’apparaissait déjà en masse correct!

    J'aime

  26. youlle permalink
    23 décembre 2011 19 h 17 min

    @ Richard Langelier

    Il y a bien longtemps Québécor de Pierre Péladeau fournissait le papier pour le journal le Devoir. Aujourd’hui je ne sais pas.

    Je me souviens très bien d’un animateur qui demandait à Pierre Péladeau quelque chose comme « Sa ne vous inquiète pas que le Devoir ne soit pas capable de vous payer le compte de papier qu’il vous doit? C’est un gros montant que vous risquez ».

    Pierre Péladeau a répondu quelque chose comme « C’est pas grave ça quelques millions de papier ».

    La suite je ne la connais pas. À voir ce qui se passe aujourd’hui, Québécor est propriétaire du Devoir et il m’est impossible d’imaginer que PKP ne l’influence pas puisqu’il en a probablement le contrôle comme GESCA pour le Nouvelliste et tous les autre qu’il faut chercher sur la grosse presse du net pour les lires.

    J'aime

  27. 23 décembre 2011 19 h 34 min

    «Moi, ça me découragerais bien plus si QS collaborait avec le globe, à travers les textes pas trop brillants, des fois anti-immigrants, d’autre fois sexistes comme celui de ce matin…«

    Cela me fait penser à ce bon vieux Gérald Larose sur BV. Le pauvre, souvent je me demande bien c’est quoi qu’il fait là.

    J'aime

  28. 23 décembre 2011 20 h 56 min

    @ Youlle

    «À voir ce qui se passe aujourd’hui, Québécor est propriétaire du Devoir»

    ???

    Les finances du Devoir n’ont jamais été aussi bonnes

    «L’année 2010 se conclut avec un bénéfice avant amortissements et impôts de 1 410 709 $. Une fois soustraits des amortissements de 206 269 $, nous obtenons un bénéfice net de 1 204 440 $. Ce résultat est supérieur à celui enregistré en 2009, année où nous avons réalisé un bénéfice net de 915 115 $. Il s’agit du meilleur résultat des trente dernières années.»

    J'aime

  29. youlle permalink
    23 décembre 2011 21 h 40 min

    @ Darwin

    Merci!

    La question serait plutôt de savoir si Québécor à des intérêts dans ce journal, mais rien n’y paraît nul part.

    J'aime

  30. 23 décembre 2011 22 h 26 min

    On en parle ici des liens avec Quebecor.

    http://m.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/280782/la-naissance-du-devoir-inc

    J'aime

  31. 23 décembre 2011 22 h 33 min

    «On en parle ici des liens avec Quebecor.»

    J’avais vu cet article tantôt. On y dit que Québécor était créancier, pas propriétaire. Et, il semble qu’une grosse partie de cette dette a été remboursée, entre autre par la vente d’un immeuble. Il faudrait avoir les états financiers pour savoir s’il reste quelque chose de cette dette. Avec la santé financière actuelle, le Devoir aurait sûrement moins de difficulté qu’à l’époque à trouver de nouveaux prêteurs si Québécor demandait d’être remboursé.

    J'aime

  32. Richard Langelier permalink
    24 décembre 2011 3 h 15 min

    Je me souviens que Josée Boileau était sur l’exécutif syndical des journalistes du Devoir. Je l’ai vue au téléjournal, déchirée par son désir du respect des journalistes et de la survie du Devoir [1]. Je ne sais pas si elle a le même salaire aujourd’hui qu’André Pratte. Si elle l’a, je ne ressens aucune jalousie. Par contre, si elle se joignait au groupe des Lucides en affirmant qu’un impôt plus progressif taxerait l’effort et qu’il faut augmenter la tarification des services (électricité, frais de scolarité, etc.), mon admiration baisserait de plusieurs crans.

    Ce qui m’a abasourdi en lisant les commentaires des chroniques de Michel David et de Simon Jodoin, c’était à quel point des gens qui se définissaient carrément à droite dénonçaient la « gauche caviar » qui était prête à permettre au Huffington Post de publier les textes de Françoise David et d’Amir Khadir. Pour sa part, Michel David avait écrit http://www.ledevoir.com/politique/quebec/123738/la-planete-subventionnee . Je me répète, mais il ne sera pas facile de démontrer aux électeurs qu’une fiscalité plus juste des individus et des entreprises permettrait à des personnes comme moi que les les aléas de la vie ont laissées sur le carreau, d’avoir un emploi bien rémunéré [2].

    Je me suis réjoui ce matin en lisant que me demande d’aide au dernier recours est acceptée. La loi indique que j’ai des contraintes temporaires à l’emploi, puisque j’ai plus de 55 ans. J’ai passé le mois de décembre à aller chercher des formulaires, les remplir, les rapporter au centre de mon quartier. J’ai dû rédiger une première lettre expliquant mes moyens de subsistance au cours des 12 derniers mois, puis une seconde précisant comment j’avais dépensé un héritage de 25 000 $, au cours des 20 derniers mois. Je m’apprête à rédiger une lettre à mon agente pour lui demander pourquoi ma surdité bilatérale ne me classe pas dans la catégorie « avec difficultés majeures à l’emploi », ce qui me donnerait une centaine de dollars de plus par mois. Je ne veux apitoyer personne. Dans un local peu bruyant, je considère que je pourrais faire plein de choses (voir note 2), mais la novlangue exige que je démontre que je suis inapte au travail pour que mon chèque d’Aide sociale couvre à peu près mes besoins essentiels.

    Selon Simon Jodoin, Nelson Dumais, Michel David et leurs lecteurs, Françoise David et Amir Khadir n’auraient pas de principes s’ils expliquaient de telles aberrations aux électeurs sur Huffington Post, mais la droite aurait le champ libre. Franchement!

    Ah! J’oubliais, Darwin, Pierre Péladeau est allé chercher aussi André Rufiange http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Rufiange . Mettons, disons, que ses textes portaient sur le fait que Michèle Richard s’était acheté un condo en Floride, que Danièle Ouimet avait loué un appartement à Habitat 67 ou wherever.

    [1] À cette époque, Pierre Péladeau disait à ses journalistes : « laissez-moé faire du fric, vous allez en faire crisse! » L’article de Wiki a remplacé par Clisse http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_P%C3%A9ladeau . Il a exprimé dans plusieurs entrevues qu’il se forçait pour moins sacrer. Je sacre moi-même quand je me cogne un orteil. À cette époque, au Journal de Montréal et de Québec, la convention collective des journalistes faisait l’orgueil des autres journalistes. Gil Courtemanche l’a bien expliqué. J’ajoute que leur rapport de force était plus fort, puisqu’une journée de grève au Journal de Montréal provoquait une perte de revenus plus importante qu’à La Presse ou qu’au Devoir.

    [2 J’accepterais volontiers de travailler à mi-temps pour aider les personnes qui retournent aux études. Expliquer la factorisation selon les nouvelles méthodes pédagogiques me demanderait quelques secondes, la trigonométrie quelques minutes. Par contre, un ami prof d’université me disait qu’il tentait en vain d’expliquer à ses étudiants que « avatar » ne signifie pas mésaventure. Je lui avais transféré un texte que j’avais écrit aux membres du comité de rédaction de Bien commun recherché où j’avais écrit que la chanson de Stephan Faulkner http://en.lyrics-copy.com/stephen-faulkner/cajun-de-lan-2000.htm (j’en ai encore des frissons en relisant les paroles, moi qui me définis comme « anti-nationaleux » depuis plus de 40 ans) pourrait s’avérer, avec ou sans souveraineté.

    J'aime

  33. 24 décembre 2011 7 h 15 min

    @ Richard

    «La loi indique que j’ai des contraintes temporaires à l’emploi, puisque j’ai plus de 55 ans.»

    Temporaires? Tu vas rajeunir?

    «Pierre Péladeau est allé chercher aussi André Rufiange»

    Là, c’est moi qui vieillit! Rufi, je ne me souviens plus trop ce qu’il écrivait. Me semble que ça se voulait drôle. À lire ce que vous en dites, c’est aussi bien que je ne m’encombre pas le cerveau avec des souvenirs de ce gars!

    J'aime

  34. youlle permalink
    24 décembre 2011 11 h 12 min

    À Richard

    « Je m’apprête à rédiger une lettre à mon agente pour lui demander pourquoi ma surdité bilatérale ne me classe pas dans la catégorie « avec difficultés majeures à l’emploi », ce qui me donnerait une centaine de dollars de plus par mois. »

    J’ai aussi des problèmes d’audition. Quel est votre % d’audition si ce n’est pas indiscret bien entendu?

    J'aime

  35. Richard Langelier permalink
    24 décembre 2011 15 h 18 min

    @ Youlle

    Je vous écris personnellement dès que j’aurai terminé ma réponse « songée » à Darwin.
    Avant mon opération, j’avais déchiré les lettres du BS, lorsque j’ai averti mon agente que je pourrais me passer de leurs services puisque j’avais reçu un héritage de 25 000 $, rapport que je suis fils du seul radiologiste de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska (le deuxième radiologiste, pas le deuxième fils, est arrivé 15 ans après l’ouverture du département en 1952). La division du travail de l’époque faisait en sorte que les travaux de menuiserie étaient faits par quelqu’un que tout le monde surnommait Ti-douard. Ma mère a pris des photos où j’étais en admiration devant lui dès la marchette. Je me souviens qu’il avait dit à mon père que l’entrepreneur en construction du village lui avait refusé une augmentation de salaire et qu’il avait choisi d’être à son compte, malgré ses obligations familiales. Le syndicalisme dans la construction est critiqué, mais ce souvenir me pousse à voir l’autre côté de la médaille.

    Je lisais donc les lettres de mon agente d’Aide sociale dans le tiroir d’un classeur où mon père tenait les fiches de ses patients [1]. Par trois fois, elle m’avait obligé à faire remplir par un ORL un certificat médical pour que je pusse recevoir 10$ par mois pour les piles de mes prothèses auditives. Une visite chez un médecin spécialiste alors qu’il y a des listes d’attente et que la droite invite à une ouverture vers le privé. Je retiens mes jurons. L’ORL avait écrit chaque fois : surdité profonde à droite et sévère à gauche. Je pensais à votre argumentaire sur les fraudeurs des programmes sociaux, lorsque mon nouvel ORL drillait, pour aller remplacer l’étrier. L’intervention a eu lieu au début octobre et mon rendez-vous avec l’audiologiste a été fixé au 29 décembre. Mon impression, c’est que le léger gain m’aura fait passer de surdité profonde à sévère dans cette oreille. Le pourcentage?

    L’otosclérose provoque, en moyenne, 20% de perte d’ouïe, à chaque grossesse. Mon père a sûrement été informé. Nous sommes cinq enfants. Est-ce dû à l’interprétation de la morale chrétienne par mes parents? Je ne le saurai jamais. Ma mère était aussi maniaco-dépressive. Nous l’avons vue partir en pélerinage, chaque fois que mon père avait un congrès en Europe : les papes, les Ste-Thérèse, Padre Pio et tutti quanti,,. Évidemment, c’était la longue dépression au retour [2].

    Alors voilà, Youlle, j’espère ne pas avoir voulu faire pleurer les lecteurs sur la misère des enfants de riches et j’entonne de ce pas le Minuit Chrétiens :
    Peuple à genoux, chante ta délivrance
    Et de son père arrêter le courroux

    Y a-t-il quelqu’un d’assez débrouillard pour me donner le lien vers les paroles du Minuit Chrétiens? Quant au nom du ténor originaire d’Arthabaska qui revenait le chanter, je mourrai dans l’ignorance. Monsieur Chabot, sacramant! Il suffisait de défragmenter mon cerveau. Quant à mon admiration pour le menuisier Édouard Verville et monsieur Chabot, je refuserais de répondre à un sondage qui me demanderait de choisir. Édouard n’a pas été père substitut (son rôle n’était pas de me montrer le maniement du marteau et de l’égoïne pour faire la cabane-à-oiseaux), mais mes frères et moi avons été béats, n’en déplaise à la définition d’Antidote RX, lorsqu’il plantait des clous de 6 pouces pour taquer des chevrons que nous tenions, en se tenant de l’autre main. À la fin, sans angle, il a passé le marteau à gauche et a planté un clou de 6 pouces. C’est sans doute banal pour vous, mais â nous a impressionnés.

    [1] Mon père a continué à faire de la médecine générale, le soir à la maison jusqu’en 1956. Le dimanche, il triait les fiches de ses patients. Cette famille-là n’aura jamais les moyens de payer (son discours n’était surtout pas : ils sont pauvres parce que le père boit sa paie). Il déchirait alors la fiche.
    Lors d’un déménagement, un chum qui avait ce classeur dans les bras a lancé : « Langelier, son père tenait les fiches de ses patients dans ce classeur, lui il y tient les fiches de ses médecins ».
    [2] Youlle, puisque vous avez déjà écrit que vous viviez dans le Centre-du-Québec, lorsque nous allions à la Basilique Notre-Dame-du-Cap, en revenant ma mère n’était pas trop déprimée. En prenant le traversier, je pouvais m’interroger sur le type de faune qui vivait à Trois-Rivières et à St-Wenceslas. J’y suis retourné avec mon vélo chez une amie. J’ai vu le port des traversiers à Ste-Angèle. J’ai alors compris que ce n’était pas du monde foncièrement méchant « juste un peu pogné par en d’dans » comme le chante Plume. Mon échantillon est ladite copine. Je lui ai donné le lien de Jeanne Émard, lorsque Darwin a décortiqué l’étude de Luc Godbout qui l’avait déçue lorsqu’elle a suivi son cours à l’Université de Sherbrooke à Longueuil. La madame était ben contente « d’apprendre que Darwin et moi avions tapé sur la tête de Luc Godbout », mais son nouveau travail qui accorde 50 000$ par année ne lui laisse pas le temps de lire Jeanne Émard.

    J'aime

  36. 24 décembre 2011 16 h 24 min

    @ Richard

    «Y a-t-il quelqu’un d’assez débrouillard pour me donner le lien vers les paroles du Minuit Chrétiens?»

    http://fr.wikisource.org/wiki/Minuit_chr%C3%A9tiens

    « d’apprendre que Darwin et moi avions tapé sur la tête de Luc Godbout»

    J’ai été doux avec lui, il me semble… J’ai seulement dit qu’il tournait les coins ronds et souligné quelques erreurs et omissions!

    https://jeanneemard.wordpress.com/2011/08/20/la-tps-et-la-tvq -des-taxes-progressives/

    J'aime

  37. youlle permalink
    24 décembre 2011 16 h 55 min

    « À force de laver plus blanc que blanc, on va se retrouver javelisés dans le sens “invisibles”…. » (koval)

    Je suis de cet avis.

    Il y a toujours une sacré limite à la pudeur et aux scrupules. À mon avis c’est justement ce qui fait rouler les « money makers » de droite sans scrupule.

    Je me demande toujours pourquoi les ignares de la droite profonde sont qualifié de gens de droite alors qu’ils sont simplement des ignorants manipulés, des victimes.

    Il n’y a qu’une façon d’y remédier et c’est l’information quitte à ce qu’elle passe par le média le plus cochon et le plus sale.

    Cela étant écrit, il me semble qu’un média des É.U. est bien plus impartial que la totalité des médias canadiens et Québécois.

    Dans le cas présent, la grandeur de l’écran est bien plus importante pour se faire connaître que la supposé impartialité. De toute façon il faut payer quelque part pour se faire connaître.

    J'aime

  38. 24 décembre 2011 17 h 14 min

    @ Youlle

    «Cela étant écrit, il me semble qu’un média des É.U. est bien plus impartial que la totalité des médias canadiens et Québécois.»

    Parlez-vous d’un média en particulier? Parce que si vous parlez des médias en général, je ne suis pas d’accord. D’une part, des médias comme Fox ne présentent que le point de vue de la droite. Trop souvent même les autres médias ne font aucun contrôle de la véracité de ce qu’ils rapportent, ne faisant que le rapporter.

    Paul Krugman en parle fréquemment. Les médias, selon lui, cherchent à «équilibrer» la nouvelle :

    «Mais si l’histoire vécue peut servir de guide, la plupart des médias vont penser que leur traitement de l’information doit être  » équilibré « , ce qui veut dire que chaque fois qu’ils vont démontrer qu’un républicain a menti, ils devront porter une accusation similaire contre un démocrate – et ce même si ce que le démocrate a dit était effectivement vrai ou pire encore, une inexactitude sans importance.

    Ceci n’est pas que pure spéculation abstraite. Politifact, le projet qui est censé imposer la vérité dans le monde politique a nommé les affirmations démocrates expliquant que les républicains votaient pour en finir avec Medicare comme le  » Mensonge de l’Année « . Et ce même si, en effet, les républicains ont bel et bien voté pour démanteler Medicare tel que nous le connaissons et le remplacer par un système de bons qui s’appellerait encore Medicare mais qui ne ressemblerait plus en rien au programme actuel – et qui ne garantirait plus du tout des soins accessibles à tous.

    Voici mes prévisions pour l’année à venir : si Romney devient bien le candidat républicain à la présidentielle, il fera des déclarations totalement fausses au sujet d’Obama et se fera taper sur les doigts de temps en temps pour cela. Mais les médias compenseront en mettant sur un pied d’égalité une erreur du président qui se trompe par exemple d’un ou deux points dans les revenus du percentile le plus riche.

    Il en résultera que mener une campagne basée sur des contre-vérités n’est pas néfaste. Comme je l’ai dit, bienvenue dans le monde politique post-vérité.»

    Il a aussi déjà écrit :

    «That’s when I formulated my doctrine that if Bush said the earth was flat, headlines would read Views Differ on Shape of Planet.»

    (traduction) «C’est alors que j’ai formulé ma doctrine : si Bush dit la terre est plate, les manchettes des journaux annonceraient que les avis divergent sur la forme de la planète.»

    J'aime

  39. youlle permalink
    24 décembre 2011 18 h 57 min

    @ Darwin

    En cette veille de Noël vous m’en envoyez toute une.

    À mon avis vous avez raison, mais ce soir je suis avec ma fille et j’espère revenir sur ce sujet.

    Maintenant, à Darwin, Koval, Richard, lutopium, et tous les autres je vous souhaite un temps des fêtes aussi agréable que possible

    J'aime

  40. 24 décembre 2011 19 h 38 min

    «Maintenant, à Darwin, Koval, Richard, lutopium, et tous les autres je vous souhaite un temps des fêtes aussi agréable que possible»

    Idem à tout le monde!

    J'aime

  41. 27 décembre 2011 14 h 20 min

    Joyeuses Fêtes à vous aussi Youlle !

    Quand la gauche parle de boycotter des entreprises américaines comme Wall Mart, elle fait rire d’elle sauf si c’est un journal…

    C’est bien l’fun de voir la gauche si faible se précipiter dans les pièges de la droite!

    J'aime

  42. youlle permalink
    28 décembre 2011 13 h 42 min

    @ Darwin

    « «Cela étant écrit, il me semble qu’un média des É.U. est bien plus impartial que la totalité des médias canadiens et Québécois.» » (Youlle)

    Bon encore une fois je n’ai pas pris le temps d’écrire correctement. En vieillissant, je pense que je devrai me contenter de faire deux chose à la fois, trois c’est peut être trop. Comme disait un oncle c’est d’ouvrage vieillir.

    Ce que je voulais dire est que si un média important US ou d’un autre pays désire en faire un spécial pour le Québec il il y a bien moins de risque de partialité qu’avec ceux que l’on a présentement. Je parles toujours d’un média avec une bonne diffusion.

    J'aime

  43. 28 décembre 2011 17 h 45 min

    @ Youlle

    «il y a bien moins de risque de partialité qu’avec ceux que l’on a présentement.»

    J’aimerais encore avoir un exemple. Cette fois d’un tel média des États-Unis qui parle du Québec!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :