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Les «qualités» de l’euro (1)

2 janvier 2012

Vers la fin de l’année dernière, soit il y a quelques jours, Le Devoir a publié un article intitulé L’euro, des défauts mais aussi des qualités, portant sur les avantages et désavantages de l’euro. Cet article pourrait se résumer avec la première citation qu’on y trouve :

«Des avantages? Oui, il doit bien y en avoir»

Venant de la bouche d’un économiste de l’Allemagne, seul pays bénéficiant véritablement de l’euro aujourd’hui, cette boutade est carrément ignoble… Le reste est à l’avenant.

Les échanges

«Selon les études les plus récentes, elle a «stimulé les échanges entre les pays qui l’ont adoptée, pas énormément mais de l’ordre de 6%»inflation

Est-ce une hausse de 6 % de la valeur des échanges entre les pays de la zone euro ou de 6 % de plus que si l’euro n’avait pas été créé? Impossible à savoir, les sources sur ces «études les plus récentes» n’étant pas spécifiées. Et même s’il s’agissait d’un gain de 6 % par rapport au niveau des échanges sans euro, est-ce vraiment un avantage notable? Cet énoncé repose sur la croyance que toute hausse des échanges est nécessairement bénéfique à tous. En fait, pour pouvoir savoir si cette hausse est vraiment bénéfique, il faudrait savoir quelles industries en ont bénéficié (industries positives ou pas), qui a profité de la hausse de ces échanges et si cela ne s’est pas fait au détriment de l’activité économique locale… Encore là, on ne le sait pas.

L’inflation

«du point de vue de la stabilité des prix, le bilan est extrêmement positif», avec une inflation moyenne proche de 2 %, explique l’économiste française.»

Encore ici, il s’agit d’un acte de foi néolibéral. Est-ce qu’une inflation aussi basse est nécessairement positive? Si cela se fait au prix d’un taux de chômage plus élevé, je dirais non, bien sûr. Mais, encore là, les économistes interrogés n’en disent mot, comme si le seul intérêt d’une économie était ses indicateurs monétaires et comme si une inflation un peu moins basse était nécessairement négative.

Les taux d’intérêt

«Dans le même temps, et c’était aussi un des objectifs, les taux d’intérêt ont considérablement chuté, grâce à un alignement sur les pays les plus vertueux comme l’Allemagne, y compris pour des États habitués à emprunter au prix fort. Et les taux d’intérêt réels, calculés en retranchant l’inflation, «ont baissé de manière encore plus significative», constate Jörg Krämer. Dans des pays qui ont conservé des taux d’inflation un peu plus élevés que la moyenne en raison d’un certain dynamisme économique, comme l’Espagne, cela s’est même traduit par des taux d’intérêt réels négatifs qui ont incité à l’endettement et entraîné une «bulle immobilière», ajoute-t-il.»

L’analyse de ce paragraphe demanderait un billet à lui seul… Commençons par «les pays les plus vertueux comme l’Allemagne»… On ne sera pas surpris d’apprendre que Jörg Krämer, qui fait cette affirmation, est allemand. Cela dit, il est vrai que la création de l’euro a sûrement eu pour effet de faire baisser les taux d’intérêt de pays qui auraient, sans cette union, fait face à des taux plus élevés. Mais cet avantage peut aussi s’avérer un piège. On le voit aujourd’hui, où, faute de pouvoir dévaluer leur monnaie ou d’utiliser leur banque centrale pour acheter une partie de leur dette (comme le font les États-Unis et la Grande Bretagne), la plupart des pays de l’euro font face aujourd’hui à des taux d’intérêt surélevés. Le seul pays qui bénéficie encore de taux d’intérêt faibles est… l’Allemagne! (voir le graphique un peu plus loin)

Poursuivons avec «des taux d’intérêt réels négatifs qui ont incité à l’endettement et entraîné une «bulle immobilière».

Cette phrase est celle qui m’a poussé à écrire ce billet. Quel raccourci! La première cause de toutes les bulles immobilières est la déréglementation des secteurs financiers. En plus, s’il y avait la moindre parcelle de pertinence à cet énoncé, on aurait observé des bulles immobilières partout dans la zone euro. Or, les pires cas furent en Espagne et en Irlande (la Grande Bretagne n’est pas dans la zone euro). Et, qu’apprend-on de ces deux cas? En Espagne,

«Le montant de la dette financière accumulée par les ménages espagnols au second trimestre 2005 pour l’achat de biens immobiliers est de 651 168 000 000 €; celle-ci a cru à un rythme de 25 % par an entre 2001 et 2005, avec 97 % des emprunts à taux variable.»

Cela s’est passé en 2005! Et on a laissé faire! Croyait-on que la main invisible allait tout régler? Bien sûr que des taux d’intérêt faibles incitent à l’achat immobilier. Mais bien d’autres pays ont connu des taux aussi faibles et n’ont pas connu de telles bulles (et donc pas d’éclatement de bulle!), dont le Canada. Pourquoi? En raison de la réglementation plus restrictive!

En Irlande? L’État a garanti les pertes hypothécaires des banques! On incitait ainsi les banques à prendre des risques. C’est un cas patent de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes…

La fin des dévaluations

«Autre bienfait de l’euro, aux yeux de Francesco Giavazzi: avoir sevré les gouvernements accros aux dévaluations. «L’Italie a enfin abandonné l’idée qu’elle pouvait récupérer artificiellement ses retards de compétitivité par des dévaluations successives», se réjouit-il.»

Tout un bienfait! Comme on peut le voir dans le graphique qui suit (pris sur Wikipédia), alors que la Grande Bretagne et la Suisse, qui ont conservé leur monnaie nationale, bénéficient de taux d’intérêt à long terme acceptables, l’Allemagne est le seul pays de la zone euro qui en fait autant. Même la France a vu ses taux grimper presque au double de ceux de l’Allemagne. L’Islande, qu’on disait en faillite, a des taux plus faibles que ceux de l’Italie, de l’Irlande (le tigre celtique!), du Portugal et, bien sûr, de la Grèce. Les pays de l’euro se font littéralement saigner par des taux d’intérêt élevés, limitant ainsi considérablement leurs possibilités de régler leurs problèmes de déficits! Et on parle de bienfait!!!!

                                                           Long-term interest rate

Avantage ou désavantage?

«Pour sa collègue française, «si l’euro n’a pas eu tous les avantages qu’on en attendait, c’est en grande partie à cause des gouvernements», car «ces dix premières années ont été un échec de la coordination des politiques économiques», une des sources principales de la crise actuelle.»

Cet accord a attaché les mains des États! Le problème, pour les économistes cités dans cet article, c’est la démocratie! Les États ne devraient pas pouvoir décider la moindre chose. Ils devraient suivre les plans des néolibéraux à la lettre! Cet article ne mentionne pas une fois les abus du secteur financier, ni la réglementation insuffisante des banques et du secteur financier. Ce qu’ils voudraient, ce sont des États réglementés!!!!

J’exagère? À propos des sanctions prévues aux pays qui ne respectent pas les règles de l’euro, voici ce que disait, dans un autre article du DevoirDiane Éthier, professeure au département de science politique de l’Université de Montréal (dont les théories et les processus de démocratisation font partie de ses spécialités) :

«Si les sanctions peuvent être bloquées grâce à un vote, ça veut dire qu’encore une fois, les considérations politiques vont pouvoir entrer en ligne de compte.»

Quelle horreur, les pays peuvent encore agir démocratiquement… Il faut arrêter ça! La politique n’a surtout pas à jouer un rôle dans… la politique, selon ces «experts»! Koval a bien raison de s’inquiéter de «la brèche hideuse, comme une grimace, qu’on a faite à la démocratie» en 2011.

Mais, cela ne tranche pas le sujet de ce billet. Ce sera pour le prochain!

À suivre

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12 commentaires leave one →
  1. 2 janvier 2012 10 h 03 min

    L’article de François Desjardins est tout de même intéressant, cela montre comment les pays de UE sont maintenant dépendant de plein de décisions arbitraires venant d’en haut.

    On a vu les indices Standard & poor’s faire trembler des États, des innocents de républicains avoir envie de massacrer l’État pour un plafond fixé arbitrairement, etc etc etc…

    Un seul avantage, les gens d’ici ne nous parlent plus de l’Améro.

    Comment ces gens qui ont créé l’Euro n’ont pas pensé aux dépendances que ça occasionnerait?

    PS: J’ai modifié ton graphique pour le rendre plus clair.

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  2. 2 janvier 2012 10 h 14 min

    «L’article de François Desjardins est tout de même intéressant, cela montre comment les pays de UE sont maintenant dépendant de plein de décisions arbitraires venant d’en haut.»

    Si on a l’esprit critique oui. Mais, pour un néophite, l’impression qui risque de rester est que les coupables sont les politiciens, pas les financiers et autres économistes néolibéraux.

    Je déplore tout de même qu’il n’ait laissé la place qu’à des «experts» orthodoxes qui n’abordent même pas le désastre social qui découle de ces décisions. Ils ne disent non plus rien sur les conditions qu’il faudrait respecter pour que l’euro ait eu des chances de fonctionner, si ce n’est une mention pas du tout élaborée sur « la gouvernance et l’intégration économique», sans trop expliquer de quoi elle parle. Comme j’en parle un peu dans le billet qui suivra celui-ci, alors, je vais garder mes commentaires pour plus tard…

    Sur l’inflation, un économiste parle de l’arrondissement des prix par le haut, comme si cela avait eu un impact d’une quelconque importance. Tout sur l’accessoire, mais rien sur l’essentiel…

    «PS: J’ai modifié ton graphique pour le rendre plus clair.»

    Merci, c’est beaucoup mieux! Il faudrait que tu m’explique comment tu as fait. J’ai aussi des graphiques dans le prochain billet…

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  3. jack permalink
    3 janvier 2012 13 h 19 min

    Tout d’abord j’aimerais souhaiter une excellente année 2012 à toute l’équipe de Jeanne Emard. Ce blogue me permet d’apprendre un paquet de chose qui sont difficiles à trouver ailleurs et je l’apprécie même si je ne partage pas toujours toutes les conclusions que vous tirez.

    Pour ce billet je vais me contenter de deux petites remarques.

    « Encore ici, il s’agit d’un acte de foi néolibéral » (en parlant des bénéfices d’un taux d’inflation faible)

    Je suis plutôt d’accord. Ça semble être un dogme tellement c’est peu discuté et peu argumenté.

    « En plus, s’il y avait la moindre parcelle de pertinence à cet énoncé, on aurait observé des bulles immobilières partout dans la zone euro. »

    Oups, là, je ne suis pas d’accord. Des taux d’intérêt en baisse rapide changent radicalement le paiement à faire sur les hypothèques et cela augmente très rapidement le nombre de personnes qui peuvent s’acheter une propriété de 200 000 (euros, dollars ou autre monnaie). On ne peut pas construire de nouvelles propriétés assez rapidement pour répondre à la demande alors les vendeurs demandent un prix plus élevé. C’est normal. Même si la réglementation des institutions financières ne change pas. Dire qu’il n’y a pas la moindre parcelle de vérité est exagéré.

    D’autre part faire dire à cette citation qu’elle devrait se généraliser à toute la zone euro c’est vraiment la sortir de son contexte. Je me permets de citer un plus large extrait pour mieux refléter la pensée de l’auteur:

    « Dans des pays qui ont conservé des taux d’inflation un peu plus élevés que la moyenne en raison d’un certain dynamisme économique, comme l’Espagne, cela s’est même traduit par des taux d’intérêt réels négatifs qui ont incité à l’endettement et entraîné une «bulle immobilière», ajoute-t-il. »

    L’auteur précise donc pourquoi il ne faut pas généraliser mais bien se limiter à certains pays… comme l’Espagne.

    Zéro parcelle de vérité? Ce n’est pas mon avis.

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  4. 3 janvier 2012 13 h 54 min

    @ Jack

    «Des taux d’intérêt en baisse rapide changent radicalement le paiement à faire sur les hypothèques et cela augmente très rapidement le nombre de personnes qui peuvent s’acheter une propriété de 200 000 (euros, dollars ou autre monnaie). »

    Vous aussi, vous ne me citez pas entièrement! J’ai indiqué qu’il est vrai que de bas taux d’intérêts incitent à l’achat d’une maison :

    «Bien sûr que des taux d’intérêt faibles incitent à l’achat immobilier»

    Cela dit, en réglementant le % obligatoire de mise de fond, la durée des hypothèques, l’utilisation des taux variables et d’autres éléments du genre, on peut ralentir ou freiner une bulle immobilière, et surtout éviter la majorité des défauts de paiement lorsque les taux repartent en hausse. C’est entre autres ce que l’Espagne n’a pas fait, même si les signaux de bulle étaient flagrants en 2005, comme l’article l’indique. L’Irlande a fait pire garantissant les hypothèques sans les réglementer!Même Flaherty a resserré ces règlements l’an passé (pas suffisamment à mon goût, mais c’est déjà ça)! Ne pas réglementer, c’est croire que la main invisible sera suffisante pour optimiser le marché immobilier, comme je l’indique dans le billet.

    J’ai peut-être poussé le bouchon un peu (j’aurais dû préciser que des bas taux À EUX SEULS ne suffisent pas à créer une bulle), mais l’article est bien pire, ne mentionnant nullement le manque de réglementation comme facteur explicatif des bulles et de la crise. C’est parce qu’il ne mentionnait pas l’importance de la réglementation que je trouvais que cet énoncé n’était pas pertinent. Mais, d’accord, j’aurais dû être plus précis.

    «Zéro parcelle de vérité? Ce n’est pas mon avis.»

    J’ai écrit «la moindre parcelle de PERTINENCE», pas de vérité. Ce que je jugeais non pertinent, c’est de ne mentionner que les bas taux. Je le répète, cela n’est pas suffisant pour créer une bulle. Et, comme indiqué plus haut, j’ai mentionné le caractère incitatif des bas taux d’intérêt. J’ai fait mon mea culpa, mais je ne devrais pas être le seul! Vous voyez tous peuvent avoir tendance à en mettre un peu quand ils veulent prouver leur point! 😉

    Et j’oubliais, bonne année à vous aussi!

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  5. 3 janvier 2012 14 h 34 min

    Merci Jack pour votre message d’appréciation de ce blogue, mes voeux de bonheur à vous pour 2012!

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  6. jack permalink
    5 janvier 2012 16 h 46 min

    @ Darwin

    « Vous aussi, vous ne me citez pas entièrement! »

    C’est vrai, je te le concède. Tu fais bien de rectifier les choses.

    En ce qui concerne les causes de la création de bulles je crois que tout changement de réglementation comporte un risque. Baisser le % de mise de fond contribue certainement (et au Canada il est passé de 25% à 20% pour un prêt non assuré), l’augmentation de la durée d’amortissement, la titrisation et tous ceux changements favorisent l’accès à la propriété ce qui fait monter les prix et contribue à la formation de la bulle. Mais ces changements ont-ils été observés en Espagne? Je n’en sais rien. En l’absence de changement de réglementation (j’ignore totalement si cette supposition est réaliste ou pas mais le bref article de Wikipedia ne dit pas grand-chose à ce sujet) il ne reste plus beaucoup de facteurs explicatifs à la formation de la bulle.

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  7. 5 janvier 2012 17 h 56 min

    @ Jack

    «Mais ces changements ont-ils été observés en Espagne? Je n’en sais rien.»

    Après une recherche sur Google, plusieurs sources confirment que l’Espagne a connu une importante déréglementation bancaire en au mileu des années 1980. Je pourrais chercher des détails, mais le contexte semble montrer que ce fut du même type qu’un peu partout dans le monde industrialisé.

    Ce document indique que tous les pays ont déréglementé leurs hypothèques dans les années 1980. L’encadré aux pages 42-43 est clair à ce aujet. On cite l’Espagne très souvent, mais pas dans l’encadré, malheureusement.

    Ici, on parle en 2000 de suivre de près la hausse des prix de l’immobilier en Espagne, et de la déréglementation.

    «En l’absence de changement de réglementation (j’ignore totalement si cette supposition est réaliste ou pas mais le bref article de Wikipedia ne dit pas grand-chose à ce sujet) il ne reste plus beaucoup de facteurs explicatifs à la formation de la bulle.»

    Il est clair qu’il aurait au moins fallu recommencer à réglementer avec des taux d’intérêts aussi bas. Je suis d’accord que les bas taux d’intérêts incitent à l’achat, je l’ai dit dans le billet. Avec une telle incitation, les États auraient dû être plus prudents.

    Comme je l’ai indiqué dans le billet, les signaux en Espagne étaient clairs depuis longtemps, au moins 2005 (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_immobili%C3%A8re_espagnole, d’où j’ai pris une citation dans le billet) et même avant. Allez lire cet article, je devrais tout le citer pour bien montrer à quel point les signaux étaient clairs! La citation que j’ai mise montre que la dette financière des ménages a augmenté de 25 % par année de 2001 à 2005 (ce qui donne un taux de 200 % d’augmentation!).

    «Les banques ont octroyé des emprunts sur une durée de quarante ans et très récemment sur cinquante ans.»

    Cela montre que la réglementation était déficiente!

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  8. jack permalink
    5 janvier 2012 19 h 13 min

    « Allez lire cet article,… »

    Je l’ai lu, j’y ai d’ailleurs fait allusion dans mon commentaire précédent. J’y cherchais des indices de déréglementation. Sans succès.

    Je ne nie pas que les signes étaient nombreux. Ni qu’il aurait fallu resserrer la réglementation (ex post, c’est évident). Mais si la déréglementation a eu lieu 15 ans avant le début de la bulle, je ne suis pas sûr que c’en soit la cause principale.

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  9. 5 janvier 2012 19 h 39 min

    «Mais si la déréglementation a eu lieu 15 ans avant le début de la bulle, je ne suis pas sûr que c’en soit la cause principale.»

    Tant que les incitations d’achats étaient freinées par les taux d’intérêts plus élevés, il était moins nécessaire de réglementer et la déréglementation n’était pas aussi dommageable. Par contre, c’est la juxtaposition des bas taux d’intérêts et du manque de réglementation qui fut le principal facteur de la bulle. Je répète que l’article que j’ai critiqué ne mentionne que les bas taux d’intérêt, ce qui m’a fait écrire ce billet.

    «Je l’ai lu»

    Dans ce cas, vous avez sûrement remarqué que la première cause de la bulle mentionnée dans cet article se lit comme suit :

    «Les exigences limitées des banques dans la concession d’hypothèques et la durée de ces hypothèques (jusqu’à 50 ans).»

    Dire que c’est le manque de réglementation, c’est dire la même chose. La deuxième cause mentionnée est bien sûr le faible niveau des taux d’intérêt, ce que je n’ai jamais nié. La troisième (le niveau élevé d’endettement des ménages (années 1998-2000)), comme le texte que j’ai mis en lien tantôt le mentionnait, aurait dû alerter les autorités réglementaires.

    Et ainsi de suite…

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  10. 14 janvier 2012 15 h 27 min

    @Jack
    L’école autrichienne d’économie propose une analyse des crises et des bulles. Hayek avait eu le Nobel d’économie pour sa théorie des crises.

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