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provocation et insignifiances

5 février 2012
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La palme canadienne de la provocation cette semaine revient évidemment à notre bouffon de sénateur avec son:

Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aurait le droit à sa corde dans sa cellule, il décidera de sa vie.

— Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu

Note: C’est comique de voir comment il conjugue ses verbes!

Le sénateur regrette mais du même souffle il nous apprend que bien des crétins suiveux le défendent, il en est ainsi de notre humaniste Richard Martineau qui y va d’un ptit couplet, un grand moment de journalisme:

LE NOUVEAU CLERGÉ

« Pierre-Hugues Boisvenu est pour la peine de mort », disent certains. Et alors, même s’il l’était, c’est quoi, le problème ?

La liberté d’expression n’existe que pour ceux qui pensent « dans le rang » ? Il faut recevoir la bénédiction d’un lologue avant d’ouvrir la bouche, maintenant ?

On parle beaucoup des différences entre la droite et la gauche, ces temps-ci.

Personnellement, je crois que la différence fondamentale est que les gens de droite ne se racontent pas d’histoire sur eux-mêmes.

Ils n’essaient pas de paraître plus angéliques qu’ils ne le sont.

Moi, si par malheur quelqu’un tuait un de mes enfants, je voudrais qu’il crève la bouche ouverte.

Je suis un être humain, pas un saint.

En France, le titre du meilleur bouffon provocateur de la semaine revient à Claude Guéant, ministre de l’Intérieur. Il appelle à «protéger sa civilisation» et s’en prend à la gauche:

Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les
civilisations ne se valent pas », a déclaré le ministre également chargé de l’Immigration.

Il ajoute:

« celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique ».

Tout comme notre cher Sénateur, le ministre ne s’excuse pas, bien au contraire, il se perd en justifications.

Sur la scène québécoise, on a eu droit au pamphlet de Duhaime, «l’État contre les jeunes». Comment trouver mieux pour brasser de  la merde? Louis Cornellier dans le Devoir finit la critique littéraire de cet essai en mentionnant:

Toutes ces provocations, de plus, sont assenées dans un style de parfait bonimenteur du patronat. Il est affligeant de constater qu’un tel discours trouve tant de tribunes.

J’en viens à me demander si les gens veulent vraiment engager un débat. En fait je trouve que la droite féroce devient ennuyante en plus d’être omniprésente! Chaque année cette droite simpliste (libertarienne ou conservatrice) nous ramène les mêmes débats qu’on reprend régulièrement en coeur: l’avortement, le port des armes, le port du voile, les BS, l’anéantissement de l’État sans oublier de nous faire peur avec l’immigration.

Je critique fortement ,bien entendu, cette droite virulente et populiste que je qualifie de violente mais j’attends aussi, de la droite modérée, qu’elle se mobilise, qu’elle se lève et nous dise qu’elle condamne son aile de simplets réactionnaires ou libertariens, un peu à la  façon des gauchistes au Québec qui n’acceptent pas (ou plus) que leurs membres extrêmes, les communistes pour ne pas les nommer, soient ses représentants.

L’idée étant d’enrichir le débat, car voyez-vous, c’est emmerdant! Je me suis surprise à trouver intéressant le débat Duhaime-Lisée de la semaine passée. Pourtant,  ce n’était qu’un spectacle mettant vis-à-vis deux personnes bien inégales, il ne s’agissait que de répondre encore à de la provocation d’un simplet….

Le débat gauche/droite se poursuivra avec la droite modérée ou n’aura tout simplement pas lieu au Québec parce qu’on a fait le tour plusieurs fois des argumentaires des excités de la droite et on est déjà ben ben tannés (moi en tout cas).

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29 commentaires leave one →
  1. 5 février 2012 13 h 51 min

    «j’attends aussi, de la droite modérée, qu’elle se mobilise, qu’elle se lève et nous dise qu’elle condamne son aile de simplets réactionnaires ou libertariens»

    Elle préfère se taire et, lorsqu’elle commente, elle montre à quel point elle est raisonnable, elle!

    «Ils n’essaient pas de paraître plus angéliques qu’ils ne le sont.» – Richard Martineau

    Martneau ne semble pas faire la différence entre un chroniqueur de droite comme lui et un sénateur qui est porte-parole de la position du gouvernement en matière de justice!

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  2. 5 février 2012 14 h 20 min

    Martineau donne dans la facilité depuis longtemps. Guéant est l’expression du désarroi de la droite sarkoland.

    Au moins une bonne nouvelle dernièrement: le nouveau Leonard Cohen. 😉

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  3. 5 février 2012 14 h 55 min

    « Elle préfère se taire et, lorsqu’elle commente, elle montre à quel point elle est raisonnable, elle! »

    Tu penses à quelqu’un en particulier Darwin ou un groupe? 😉

    MaxMtl

    Guéant s’occupe de l’immigration si j’ai bien compris….isshhhhhh

    On va prendre avec joie ce nouveau de Cohen.

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  4. 5 février 2012 15 h 25 min

    «Tu penses à quelqu’un en particulier Darwin ou un groupe?»

    Non pas vraiment… C’est l’attitude habituelle.

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  5. Richard Langelier permalink
    5 février 2012 16 h 05 min

    Liza Frulla disait cette semaine (en substance) : « On peut comprendre le chagrin de M. Boisvenu. Pour exercer des fonctions politiques, il faut être capable de fonctionner au-delà d’un chagrin personnel ».

    Lorsqu’il était chef de l’ADQ, Mario Dumont disait souvent : « Je suis partisan de la droite fiscale, mais pas de la droite morale ». À l’hebdomadaire Voir, Richard Martineau tenait un discours semblable, en s’extasiant devant des auteurs « d’une nouvelle droite américaine », qu’il faudrait s’empresser de traduire, puisque ce sont les seuls qui font progresser la pensée politique. [1]

    Je croyais qu’Éric Duhaime ne faisait pas partie de la droite morale. En zappant, je l’avais entendu à l’émission de Mario Dumont, exigeant que les cotisations syndicales ne servent qu’à la négociation [2]. Cette semaine, j’ai lu une chronique où il écrivait qu’une mère américaine avait tué un cambrioleur et que la loi américaine sur le port d’armes était, de beaucoup, supérieure à la loi canadienne.

    J’aimais bien l’émission Les copines d’abord. Un jour, Isabelle Maréchal a dit : « Je suis contre la peine de mort, mais si quelqu’un tuait mon enfant, je changerais d’avis ». L’invitée de la semaine était Denise Bombardier. Elle a rappelé que c’était une conquête démocratique. Je suis rarement d’accord avec Liza Frulla et Denise Bombardier, mais je leur lève mon chapeau pour dans ces situations-là.

    Chose certaine, plusieurs éléments du Parti conservateur du Canada épousent les vues les plus extrémistes du Parti républicain, et ça donne des frissons dans le dos. Quant aux excuses du sénateur Boisvenu, elles portaient parfois sur l’utilisation du mot « corde » (il serait partisan du suicide assisté?), parfois il disait qu’il avait reçu des témoignages d’appui (comme l’écrivait Manon Cornellier, on utilise cet argument lorsqu’on ne regrette pas ces paroles).

    Inquiétant! Les référendums d’initiative populaire pourraient conduire à la politique selon les humeurs. À la suite d’un meurtre répugnant, un référendum rétablit la peine de mort. À la suite d’une erreur judiciaire, on abolit la peine de mort.

    [1] À cette époque, je ne me décidais pas à cesser mon abonnement à La Presse, parce que j’avais besoin de connaître le classement du tennis féminin. J’étais incapable de « sauter » les chroniques de Claude Picher dont la conclusion était toujours : « Le problème au Québec, c’est que les prestations d’Aide sociale sont trop élevées, ça n’incite pas les gens à aller travailler au salaire minimum ». J’étais incapable de « sauter » les éditoriaux d’Alain Dubuc et les chroniques de Lysiane Gagnon.
    Je prenais le Voir, puisqu’à cette époque ma situation financière me permettait d’aller voir des films et d’assister à des spectacles. Là aussi, l’éditorial (billet d’humeur?) de Richard Martineau provoquait une nette recrudescence dans la cadence de mes jurons.
    Note dans la note : Lors d’une journée de formation de Québec solidaire, dans un atelier un participant faisait remarquer que si le Voir était distribué gratuitement à Montréal, c’était, entre autres, parce que le bois sort des régions ressource, sans transformation ni redevances. Il proposait que 100% des profits des éoliennes aillent aux régions productrices. Je suis plutôt d’accord, mais je crains un effet d’apartheid.

    [2] J’ai observé la dérive gauchiste de la CSN lors des années 70. La création de la CSD et les désaffiliations qui ont conduit à des syndicats indépendants s’expliquent non seulement par cette dérive et l’incapacité de Michel Chartrand de comprendre que ce serait la partie la plus vulgaire de son discours qui passerait au Téléjournal, mais aussi par le fait que la formule Rand ne permet pas le syndicalisme politique à la française. Je ne donne pas raison à Éric Duhaime, mais je considère que si on accepte la formule Rand, il faut en accepter les conséquences.

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  6. Gilles permalink
    5 février 2012 17 h 02 min

    Je suis mal à l’aise avec la déclaration de Boisvenu. Tant sur la forme que sur le fond. En tant qu’être civilisé c’est certain que je suis contre la peine de mort. Comme ils disaient dans le temp, mort la peine de mort.

    Mais si en effet quelqu’un tuait un de mes enfants, ou de mes petits enfants, je ne peux pas écrire que «je voudrais qu’il crève la bouche ouverte.» Je confesse que j’écrirais plutôt que je verrais à ce qu’il crêve la bouche ouverte…

    je sais c’est pas bien. Mais au fond c’est ça l’attitude de Boisvenu. C’est du fond de sa peine inconsolée qu’il parle. Et je le comprends sous cet angle de la question. Le problème c’est qu’il parle au nom de l’État.

    Et au nom de l’État je pense que l’on a pas vraiment le droit de dire ça, ni de penser comme ça.

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  7. 5 février 2012 18 h 59 min

    @ Richard

    «Isabelle Maréchal a dit»

    En voici une de droite à qui on ne pense pas assez…

    « Les référendums d’initiative populaire pourraient conduire à la politique selon les humeurs. À la suite d’un meurtre répugnant, un référendum rétablit la peine de mort. À la suite d’une erreur judiciaire, on abolit la peine de mort.»

    Je ne crois pas. La Cour suprême a déjà statué que la peine de mort va à l’encontre de la charte des droits. Cela dit, oui, il y a un danger de dictature de la majorité.

    «Je ne donne pas raison à Éric Duhaime, mais je considère que si on accepte la formule Rand, il faut en accepter les conséquences.»

    Pouvez-vous élaborer? Si vous n’êtes par d’accord avec Éric Duhaime que les syndicats devraient se contenter de négocier (et on reproche aux syndicats qui ne font que ça d’être trop corporatistes et de ne pas tenir compte des non syndiqués et des pauvres…) et trouvez que la CSN était au contraire trop politique dans les années 1970 (ce avec quoi je suis d’accord), j’aimerais savoir ce que vous voudriez qu’ils fassent et ne fassent pas.

    @ Gilles

    «Le problème c’est qu’il parle au nom de l’État.»

    Voilà! Et il ne fait pas que parler au nom de l’État comme sénateur, il est le porte-parole du gouvernement au Québec en matière de Justice!

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  8. 5 février 2012 19 h 54 min

    Bonjour Gilles et bienvenue ici.

    Je suis d’accord, en politique, on parle pour les gens qu’on représente. On peut être individuellement revanchard mais quand l’État parle comme le citoyen revanchard, c’est perturbant, nonobstant les souffrances de Bienvenu.

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  9. Richard Langelier permalink
    5 février 2012 20 h 39 min

    @ Darwin

    En France, à l’intérieur d’une entreprise, des travailleurs peuvent prendre leur carte de membre de la CGT qui a toujours été proche du Parti communiste français, d’autres de la CFDT qui a toujours été proche du Parti socialiste. Avec la formule Rand, parce qu’à un certain moment 50% + 1 des membres ont adhéré à une centrale syndicale, si celle-ci appuie un parti lors d’une campagne électorale, je comprends que les membres ne se sentent pas impliqués, surtout ceux qui ont été embauchés après ce vote. D’ailleurs, au Québec, seule la FTQ a l’habitude de se prononcer pour un parti lors des campagnes électorales. À ma connaissance, les statuts de la CSN l’interdisent (je crois que le Conseil central d’une région a le droit de le faire). De toutes façons, la loi électorale interdit les dépenses électorales faites par un groupe et je considère qu’il est normal qu’il en soit ainsi.

    Je trouve évidemment normal qu’une centrale syndicale présente des mémoires à une commission parlementaire, participe à des manifestations contre des politiques qui remplacent la fiscalité progressive vers les classes moyennes (et même pauvres, puisque les crédits d’impôt couvrent les dépensent « moyennes » de ces groupes pauvres. Il peut arriver que lorsque tu te sens exclu de la société, tu consommes autrement que cette moyenne.).

    Je sais parfaitement qu’Éric Duhaime aurait voulu que les centrales syndicales n’eussent pas le droit de répliquer lorsque l’ADQ leur fessait d’dans en campagne électorale. Je ne suis évidemment pas d’accord, mais je regarde la suite du Super Bowl, parce qu’il est normal de regarder le Super Bowl, surtout lorsque c’est serré, et je précise ma pensée.

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  10. 5 février 2012 20 h 52 min

    @Richard

    Moi aussi les référendums d’initiatives populaires ne sont pas une chose qui me rassure…

    Le problème au Québec, c’est que les prestations d’Aide sociale sont trop élevées, ça n’incite pas les gens à aller travailler au salaire minimum

    Ouais, ils ont bien du mal à décider entre les options « Baisser les prestations d’Aide sociale ou péter le plancher du salaire minimum, certains voudraient faire les deux, allez comprendre…

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  11. 5 février 2012 21 h 35 min

    @ Richard

    C’est déjà plus clair!

    Je suis aussi contre les appuis partisans des syndicats, mais, comme vous, j’appuie sans réserve leur droit d’intervenir sur des politiques. Et surtout de se défendre quand des politiciens (ou des chroniqueurs!) les attaquent!

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  12. 5 février 2012 22 h 45 min

    À propos de Martineau, il me vient en tête cette citation de Laferrière:
    « Il vit au dessus de ses capacités intellectuelles et un jour, il fera faillite! »

    P.S.: Le malheur de l’un fait le bonheur des autres. Si l’agent de M. Cohen ne l’aurait pas dépouillé de toutes ses économies, il jouirait encore d’une retraite paisible!

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  13. 5 février 2012 22 h 47 min

    Idem pour moi itou….

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  14. 6 février 2012 7 h 54 min

    Si nous voulons entretenir un débat avec les sympathisants de la droite politique, il faut être un peu ouverts à leurs idées… Personnellement, je n’éprouve aucun problème à débattre des finances publiques, du rôle de l’état, des améliorations à apporter aux systèmes d’éducation et de santé… Cependant, il faut l’admettre, la plupart du temps, les débats ne vont pas très loin et les injures apparaissent rapidement…

    Il est évident que la droite politique québécoise est en crise. Certains ont quitté le navire de l’ADQ afin de fonder le RLQ, espérant ainsi influencer les programmes politiques des formations qui sont ouvertes aux idées de la droite. Force est de constater que Marcotte, Duhaime et Sénéchal se sont tiré une balle dans le pied. L’ADQ est disparue et ce qui semble se pointer à l’horizon semble être une coalition de pseudos-libertariens, de masculinistes et de chrétiens fondamentalistes… Si la droite veut être crédible, ça part mal !

    Et que dire du prochain rassemblement du RLQ où le thème principal de la journée porte sur l’islamisme politique ! Vraiment ? Est-ce là une préoccupation des citoyens du Québec ? C’est vraiment pas sérieux et ça dérape vers la droite morale…

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  15. 6 février 2012 8 h 23 min

    ROGNTUDJUUUUU!!! 😮 😡

    Je me vengerai! Je me ven-ge-rai!!! 😡 👿

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  16. 6 février 2012 8 h 25 min

    « Tout comme notre cher Sénateur, le ministre ne s’excuse pas, bien au contraire, il se perd en justifications. »
    FAUX!!! Il s’est excusé le sénateur! Ô désinformation; ô gauchisme!!! 😡

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  17. 6 février 2012 8 h 34 min

    Bon commentaire Luto, tu as raison, on assiste peut-être à une radicalisation chez la droite, cela ne rehaussera pas le débat. J’ignorais le prochain thème du rassemblement du RLQ, à surveiller, ils risquent d’un coté de se discréditer mais aussi de convertir des crétins à leurs causes.

    Hier, l’anthropologue Serge Bouchard disait à TLMEP qu’on devait sortir de ces affrontements gauche/droite, il disait que cela amenait une paralysie intellectuelle et qu’il fallait rehausser le débat.

    Je considère qu’il a raison en parti, nos conclusions se rejoignent . Je suis tout à fait capable d’expliquer ma pensée politique sans référer aux étiquettes, mais j’étais à gauche avant de connaître la politique de toute façon, à un moment donné ça rejoint nos valeurs personnelles.

    M’enfin, ce que je veux dire en clair, c’est que c’est assez contre productif de jaser avec les L Sirois, Ian Sénéchal et autres.

    Voilà ce qui se passe quand on pogne un grand financier en défaut:

    http://leglobe.ca/blog/2012/01/les-consequences-de-la-retraites-des-baby-boomers/

    C’est le silence radio après, je prouve noir sur blanc qu’il erre, c’est mathématique, blanc c’est blanc. Bon au moins je viens de remarquer qu’ il a changé son graphique qui incorpore la nouvelle loi, son texte n’est plus en lien avec le graphique.

    Cela n’empêchera jamais de voir Duhaime à TLMEP répéter que les coffres du RRQ seront vidés dans 25 ans. Cibole que ça donne rien!

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  18. 6 février 2012 8 h 35 min

    Y’a un certain ptit bruit de fond sur ce blogue! 😉

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  19. 6 février 2012 8 h 50 min

    S’excuser en se vantant d’avoir plein d’appuis de zozos, c’est ajouter à l’insulte dans mon livre à moi.

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  20. 6 février 2012 20 h 25 min

    «Cibole que ça donne rien!»

    Je ne pense pas. Il faut revenir et revenir sur les faits…

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  21. 6 février 2012 21 h 23 min

    « Les référendums d’initiative populaire pourraient conduire à la politique selon les humeurs. À la suite d’un meurtre répugnant, un référendum rétablit la peine de mort. À la suite d’une erreur judiciaire, on abolit la peine de mort.»

    A la réponse de Darwin (hier 18h59), j’ajoute que le Code criminel est de juridiction fédérale; l’adoption au Qc d’une loi sur les référendums populaires ne risque pas de faire déraper une loi fédérale…

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  22. 6 février 2012 21 h 29 min

    @ Papitibi

    «l’adoption au Qc d’une loi sur les référendums populaires ne risque pas de faire déraper une loi fédérale…»

    Excellent, mais quand on sera indépendant… 😉

    Bon, OK, ce n’est pas pour demain…

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  23. Mathieu Lemée permalink
    11 février 2012 0 h 55 min

    Pour en revenir à la montée de cette droite radicale, mon hypothèse est que malgré le modèle québécois issu de la Révolution Tranquille, il y a eu un glissement politiquement depuis l’échec référendaire.

    En effet, certains partis politiques ont laissé plus de place à la droite dans leur programme. Lulu Bouchard et son déficit zéro accompagné de coupures drastiques, l’arrivée de Charest, un conservateur de centre-droit au fédéral, qui passe… au parti Libéral, le parti qui a permis la Révolution Tranquille. Même si Charest n’a pu réussir à imposer son plan de réingénérie de l’État, la majeur partie de ses décisions politiques sont à droites, parfois copier-collés sur Harper (ex. la transformation de certains ministères en agences avec un C.A qui gère ça comme au privé). Et que dire de sa volonté à bazarder nos ressources aux mains des multinationales étrangères (presque toute la Côte-Nord est sous la propriété de gens d’affaires de l’Inde entre autres). Des fois, on se croirait revenir aux temps de Duplessis, surtout quand Charest et ses sbires disent des conneries du genre: « On n’a pas les moyens, ni l’expertise pour exploiter ces richesses nous-mêmes, on ne peut pas trop exiger en redevances, sinon les compagnies s’en iront ailleurs ». Pathétique!

    Et pendant ce temps-là, les médias, généralement censés représenter le quatrième pouvoir et la voix du peuple a basculé aussi vers la droite avec la concentration de la presse et la convergence. Maintenant il ne suffit plus de vendre du papier, pour ces gros bonzes des affaires médiatiques qui possèdent également d’autres actifs financiers. Il faut faire passer des messages, influencer le public petit à petit, lui vanter l’individualisme. De plus, la télévision américaine nous envahit de plus en plus, et là aussi, les messages politiques penchent de plus en plus à droite, déjà que la gauche y est à toute fin pratique inexistante.

    Ces dans ces circonstances que la droite plus radicale au Québec a pris une place plus grandissante. Les gens d’affaires les plus riches ont gagnés du pouvoir depuis les années 90, et ils en veulent encore plus, et ce sont eux qui les soutiennent financièrement (Power Crop. soutient l’IÉDM tandis que Québécor soutient discrètement le RLQ).

    Sa présence, je crois, ce n’est qu’une hypothèse, est destiné à faire pencher les Québécois à plus long terme vers la droite supposément modéré aux niveau politique, mais hypocrite dans le sens où certaines des idées de ces radicaux trouveront un écho chez ces gens du pouvoir qui veulent nous faire croire qu’un État, ça doit se gérer comme une « business ». Et en même temps, cette droite radicale en la rejetant par le ridicule de ses propos nous manipule pour mieux nous faire accepter cette droite dite « raisonnable » qui essaie de se draper des oripeaux du centrisme et du ni-ni. Tout ça dans le but à long terme, à nous faire délester petit à petit par fatalisme, de presque tous les acquis de la Révolution Tranquille aux mains ou sous le contrôle d’une minorité riche et puissante et plus proche du modèle américain. En fait, c’est déjà commencé et on en s’en aperçoit pas encore, sauf les gens intelligents.

    Et l’une de leurs stratégies pour nous convaincre par fatalisme? Pas juste en demandant un retour d’ascenseur par la baisse d’impôts aux riches pour « affamer la bête », ni non plus la forcer à s’endetter pour l’avoir sous son emprise, mais aussi par la corruption de l’État, détruire son image d’institution au service du bien commun, et le fait que la plupart de nos élus ont déjà trop de liens avec des gens d’affaires et la Mafia. Le truc, c’est de convaincre les Québécois de punir leurs élus et d’entretenir le cynisme, mais pas de punir ceux qui les corrompt, ni de les imposer sur leurs gains de capital, ni d’avoir le courage de leur dire que leur chantage subtil ne marche pas.

    Une autre erreur, c’est que les gens de gauche de par le monde se sont laissés pour la plupart déjà convaincre peu à peu par les leaders hippies il y a 40 ans que voter était inutile. Conséquence: la droite et le centre-droit a largement été au pouvoir politiquement dans la plupart des civilisations occidentales. Et avec la mondialisation commencée depuis la fin de la Guerre en 45, la dépendance des gens au modèle capitaliste s’est accru tandis que les grosses multinationales et corporations ont avalés de plus en plus de petites entreprises.

    On parle de séparer l’Église et l’État. Si nous voulons un pays plus équitable et plus juste, j’affirme qu’il faudra un jour séparer l’économie de l’État. Pas totalement, mais bien plus qu’actuellement. Car cette droite économique veut nous faire renoncer à des valeurs importantes telles que la nation, la culture, la patrie, sous prétexte que les frontières sont abolies et qu’on passe pour des raciste si on ne les écoute pas. Mais dans les faits, elle nous dépersonnalisent par sa volonté de nous uniformiser, et ce n’est pas ainsi que les humains sont vraiment amenés à se comprendre entre eux et à dialoguer de leur différences humainement parlant. Je préfère le langage des humains à celui des chiffres, désolé chers gens droite!

    Je n’évoque pas une théorie du complot, ni de la paranoïa. De tout temps, les gens qui ont du pouvoir veulent plus de pouvoir. Les gens réfléchis savaient depuis longtemps que les riches avaient un plus grand pouvoir que les élus politiques, mais ce pouvoir n’est jamais assez grand à leurs yeux; ils en veulent toujours plus. C’est ce qui a causé la Chute des Empires de l’Antiquité en partie. Mais je continue à me battre pour des convictions profondes, et à aller voter à chaque élection et à m’informer pour ne pas finir comme une bête de somme.

    Le cynisme actuel favorise la montée de cette droite hypocrite avec l’aide indirecte des radicaux, car elle profite non seulement du baisse du taux de votation et d’un modèle électoral archaïque qu’est la monarchie parlementaire (à quand le suffrage universel comme mode de scrutin et une modification profonde du parlementarisme à la britannique?), qui est loin d’être vraiment démocratique, mais elle nous incite à ce que l’espoir pour un avenir meilleur disparaisse dans nos esprits au profit des « vraies affaires » et de leur version du monde « réel », alors que pourtant cet espoir est toujours là si nous voulons bien le voir et nous invite à ce qu’on vienne le cueillir nous-mêmes, et non pas laisser une minorité fortunée nous la voler pour contrôler notre avenir. L’État: c’est nous, et ce n’est pas que des élus que nous désignons pour ensuite rentrer chez nous et attendre qu’ils fassent tout et tout de suite. Car justement, même quand on se désintéresse de la politique, elle continue de s’occuper de nous, 24h sur 24, qu’on le veuille ou non, on n’y échappe pas. Les super-riches l’ont bien compris.

    Ne nous laissons pas égarer par la paresse, ni la fatalité. Rien n’est immuable, et cette minorité richissime au pouvoir n’a pas encore gagné la partie, car plein de gens dans le monde critiquent leur inéquité, sont indignés de leurs actions. Ils ne manquent juste que de préciser quels sont les changements que l’on désire (et pas juste se laisser manipuler par des sondages comme le vote du 2 mai dernier) et des actions plus concrètes pour reprendre le contrôle démocratique de nos vies et assurer une richesse plus équitable.

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  24. 11 février 2012 8 h 53 min

    @ Mathieu Lemée

    Tout d’abord, bienvenue ici!

    «les médias, généralement censés représenter le quatrième pouvoir et la voix du peuple»

    Quatrième pouvoir, oui, mais voix du peuple? Je ne me souviens pas d’un âge d’or où les journaux ont représenté cet idéal. Parlez-en à Chomsky! De toute façon, la notion même de voix du peuple me trouble… C’est ce que prétendent être tous les populistes de droite qui parlent des «vraies affaires» eux autres!

    «En fait, c’est déjà commencé et on en s’en aperçoit pas encore, sauf les gens intelligents.»

    Ouf, le complot que ne perçoivent que les gens éclairés et lucides, très peu pour moi!

    «les gens de gauche de par le monde se sont laissés pour la plupart déjà convaincre peu à peu par les leaders hippies il y a 40 ans que voter était inutile»

    Si les gens de gauche se mettent à penser comme les frustrés de l’ADQ que ceux qui ne votent pas les appuient mais restent chez eux ont élections, ils se comptent des histoires! Foglia existe, mais il n’est pas très courant!

    «il faudra un jour séparer l’économie de l’État»

    Elle l’est déjà trop, selon moi. L’économie et la politique sont intimement imbriqués! Je préfère d’ailleurs parler d’économie politique que de science économique! En nommant des «techniciens» à la tête de l’Italie et de la Grèce, on tente justement de faire croire qu’il n’y a qu’une seule façon de prendre des décisions économomiques, qu’on n’a pas le choix (slogan de Thatcher, à l’époque), que l’économie ne doit pas être pervertie par la politique. Or, en agissant ainsi, on enlève toute dimension démocratique aux décisions qui sont prises.

    «Je préfère le langage des humains à celui des chiffres, désolé chers gens droite!»

    Si les gens de droite vous ont convaincu que les chiffres leur donnent raison, ils ont déjà gagné toute une bataille! Moi, je pense plutôt comme Paul Krugman, que les faits (et les données) ont un biais gauchiste! Ce n’est pas pour rien que le gouvernement Harper coupe les vivres à Statistique Canada et a rendu optionnel les réponses au questionnaire long du recensement!

    «Je n’évoque pas une théorie du complot, ni de la paranoïa.»

    Fiou, parce que ça commençait à ressembler à ça!

    «et pas juste se laisser manipuler par des sondages comme le vote du 2 mai dernier»

    Je ne partage pas cette interprétation non plus. Cela dit, je suis d’accord qu’on doit reprendre le contrôle de la vie politique!

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  25. Mathieu Lemée permalink
    11 février 2012 14 h 18 min

    @Darwin

    -Quand je disais censés représentés la voix du peuple, c’est que les médias ont cette capacité de souligner les mouvements populaires tout en restant autonomes du pouvoir politique. Le scandale du Watergate n’aurait pas été dévoilé sans cela. Mais le contrôle des médias par les mêmes personnes qui contrôlent les politiciens s’est accru de plus en plus ces dernières années. La manière dont La Presse s’est servi des sondages pour manipuler le vote électoral du 2 mai dernier et le virage que PKP a donné à ses quotidiens depuis les lock-outs à MTL et Québec sont des exemples évidents. Mais effectivement j’aurai dû montrer plus de nuances.

    -Je ne crois pas que ce soit un complot, mais le reflet de la nature humaine que des gens qui ont du pouvoir en veulent plus et sont prêts à tout pour l’avoir existe. Cette façon hypocrite de faire passer la droite de la CAQ comme étant douce ou au centre est assez évidente pourtant, surtout avec la couverture médiatique exagérée qu’ils bénéficient par rapport à QS et Option Nationale. C’est invraisemblable que plus de 30% (c’est selon les sondages, mais bon!) croient que Legault incarne le changement quand c’est le contraire avec ses retours en arrière, c’est même déjà de trop ce 30%. Et quand je lis les commentaires sur divers blogues politiques, et quand je parle avec des gens, on peut se rendre compte qu’une très bonne partie des Québécois perdent leur repaire et ne savent pas ce qu’est la gauche et la droite, au point même de confondre les deux (j’ai déjà lu des commentaires où des gens croyaient que Duhaime est un gauchiste et Lisée un dretteux). Et cette confusion est entretenu par les médias.

    -La droite radicale ne cesse de dire qu’elle a été démonisée, mise au silence, et que les médias sont tous gauchistes et que ça nuit au débat. Fort bien, sauf que quand je lis les médias, c’est plutôt le contraire que je vois et que je lis. Je trouve que les propos de la droite monopolise (presque) les grands quotidiens, même à Radio-Canada (mais en plus modérée et hypocrite) en donnant l’illusion de donner la parole à la gauche pour faire plus neutre. Quand on veut trouver des médias « gauchistes », il faut se tourner vers des médias mineurs. Et en passant, n’est-ce pas Noam Chomsky qui a écrit La fabrication du consentement? On y retrouve dans ce livre des éléments que j’expose. Lire également le livre de Karine Prémont: La Télévision mène-t-elle le monde?

    -J’ai parlé de la gauche de par le monde occidental, pas seulement au Québec en ce qui a trait au vote depuis les années 70. La droite a été bien plus souvent au pouvoir que la gauche. C’est un fait vérifiable. Le mouvement hippie, d’après Edgar Morin et d’autres auteurs et philosophes politiques, prônait le changement existentiel du mode de vie au quotidien plutôt qu’une réelle volonté d’engagement politique par le vote et un changement d’orientation du système. Nous en subissons les conséquences aujourd’hui et c’est la société de consommation qui triomphe. Rien à voir donc avec les propos de l’ADQ que vous avez mentionnés.

    -J’admets avoir erré un peu en généralisant la séparation de l’économie de la politique. Je vais donc m’expliquer plus clairement: il faut séparer la sphère d’influence des riches et des puissants du monde économique (corporations, banques, Wall Street, multinationales, mégalopoles) de la sphère des élus politiques, tout comme il fallait séparer l’influence du pouvoir du clergé sur les royautés d’autrefois. Et ça revient au fait que la population doit effectivement reprendre le contrôle de ses instituions démocratiques. J’espère donc avoir été plus clair.

    -Je suis d’accord qu’il faut des chiffres pour étayer des faits, et que la gauche peut répondre aux conclusions de la droite (je lis aussi Krugman et bravo pour son excellent travail) mais en général, ils ne représentent jamais de façon absolue le fond du problème et les pistes de solutions. Il faut aller au-delà, et c’est là où les gens de droite font généralement autant erreur car ils négligent des pans entiers du champ des réflexions. Par exemple, nos bons dretteux nous répètent que les chiffres prouvent que les riches donnent plus en dons de charité dans les États où les impôts sont plus faibles et qu’un État de gauche pousse les gens à être moins généreux. Bien que les chiffres peuvent aisément être démantelés (un article sur cet excellent blogue l’a fait), la droite ignore complètement des aspects importants de la charité (les dons de vêtements, de nourriture etc.). Autre exemple, on parle beaucoup du taux de suicide au Québec, mais a-t-on des chiffres et des données pour les gens qui parviennent à convaincre quelqu’un de ne pas se tuer? Voilà un exemple de générosité qui sera toujours absents des statistiques. Ma remarque faisait donc référence aux limites des gens de la droite de ne se baser que sur les chiffres et leurs limites, sans nier leur importance. Alfred Sauvy disait d’ailleurs que le langage des chiffres, on pouvait leur faire dire ce qu’on veut, même la gauche a déjà manipulé des chiffres.

    Pour conclure, je tiens à dire que je n’ai mis que des hypothèses, je ne prétends pas connaitre la vérité (contrairement à certains drettistes radicaux) et je suis bien content d’en débattre sainement, que ce soit avec vous Darwin ou avec les autres.

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  26. 11 février 2012 17 h 09 min

    @ Mathieu Lemée

    «on peut se rendre compte qu’une très bonne partie des Québécois perdent leur repaire et ne savent pas ce qu’est la gauche et la droite»

    Je ne crois pas non plus que ce phénomène est nouveau.

    «j’ai déjà lu des commentaires où des gens croyaient que Duhaime est un gauchiste et Lisée un dretteux»

    …et moi il y 20 ans que Lucien Bouchard était de gauche! Rien de nouveau. Le débat droite-gauche est plus évident de nos jours qu’il y a 20 ou 30 ans! En passant, certaines solutions de la gauche efficace de Lisée, dont la hausse des tarifs d’électricité, me laissent aussi perplexe! On dirait parfois que ses constats sont de gauche, mais pas ses propositions pour les combattre!

    «Et en passant, n’est-ce pas Noam Chomsky qui a écrit La fabrication du consentement? On y retrouve dans ce livre des éléments que j’expose.»

    Justement, si j’ai parlé de Chomsky, c’est pour montrer que ça ne date pas d’hier! La fabrication du consentement? date de 1988. J’aurais pu aussi parler de Propagandia de Bernays qui date de1928…

    «Rien à voir donc avec les propos de l’ADQ que vous avez mentionnés»

    N’empêche qu’eux prétendaient que la baisse de leur appui entre 2007 et 2008 correspondait à la diminution de la participation aux élections, donc que les adéquistes n’avaient pas voté, étaient resté chez eux! Je trouve ce genre de calcul idiot et même dangereux.

    «il faut séparer la sphère d’influence des riches et des puissants du monde économique (corporations, banques, Wall Street, multinationales, mégalopoles) de la sphère des élus politiques»

    J’avais compris à peu près ça. Et c’est justement ce qui me chicote quand on assimile l’économie à l’économisme et à l’approche économique orthodoxe. C’est une association que Jacques Généreux (et bien d’autres dont moi) a dénoncé autant comme autant. Confondre l’économie et la finance (ainsi que son pouvoir) ne me plaît pas plus…

    Je ne prétends pas que c’est votre cas, mais cette façon de s’exprimer tend à montrer que le message dominant laisse des traces. Mais, bon, vous avez reconnu que ce n’était pas la bonne façon de s’exprimer, ce qui montre que nous sommes en gros en accord sur ce point.

    «nos bons dretteux nous répètent que les chiffres prouvent que les riches donnent plus en dons de charité dans les États où les impôts sont plus faibles et qu’un État de gauche pousse les gens à être moins généreux»

    J’ai répondu à ça avec d’autres chiffres! (voir Les Québécois et la charité). Il faut tout d’abord savoir ce qu’est un organisme de charité! Quand j’i su que Romey donne annuelleemnt des millions $ à l’église mormonne, j’ai trouvé que c’était une application congruente avec ce que j’ai découvert!

    Le problème n’est pas la donnée, mais l’interprétation qu’on en fait! Un État de gauche rend une société plus égalitaire et moins religieuse!

    «Ma remarque faisait donc référence aux limites des gens de la droite de ne se baser que sur les chiffres et leurs limites, sans nier leur importance. »

    Je répèete, je trouve plutôt que les gens de droite se fient trop à leur idéologie et pas assez aux données. Pensez à Boisvenu qui nie la baisse de criminalité et au gouvernement Harper qui élimine des enquêtes de Statcan. je compte écrire un billet là-dessus bientôt…

    «Alfred Sauvy disait d’ailleurs que le langage des chiffres, on pouvait leur faire dire ce qu’on veut»

    Ça, je ne suis pas d’accord! Quand on fait ça, soit qu’on ne les comprend pas soit qu’on triche.

    «même la gauche a déjà manipulé des chiffres.»

    Exact! Mon exemple le plus classique est l’utilisation du «taux de pauvreté» alors que ce taux n’existe pas!

    cela dit, je suis bien d’accord qu’il ne faut pas analyser les situations uniquement avec des chiffres, mais c’est encore pire de les nier!

    «je suis bien content d’en débattre sainement»

    C’est réciproque!

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  27. Mathieu Lemée permalink
    11 février 2012 18 h 51 min

    « Je ne crois pas non plus que ce phénomène est nouveau. »

    C’est vrai, malgré que les moyens de se renseigner et d’y réfléchir se sont accrus.

    « Justement, si j’ai parlé de Chomsky, c’est pour montrer que ça ne date pas d’hier! La fabrication du consentement? date de 1988. J’aurais pu aussi parler de Propagandia de Bernays qui date de1928… »

    Vrai également, et selon mes textes de référence en matière de propagande politique et médiatique que j’ai lu, il n’y a eu que le contenu du message et la façon de le délivrer qui aient changé (il y par exemple énormément plus de publicités avec l’accroissement des moyens technologiques et les publicités ont un impact sur l’inconscient collectif), comme quoi les tenants de pouvoir tentent de s’ajuster afin de conserver leur statut. Et il y a des périodes cycliques. On peut également regarder la façon dont les fascistes en Italie et les Nazistes en Allemagne qui exploitaient la grogne populaire envers les politiques économiques de l’époque. alors qu’au départ, leurs programmes politiques semblaient plus souples que le caractère dictatorial dont ils ont fait preuve en réalité. Il y a une leçon à retenir de ces événements pour éviter que nos droits démocratiques soient bafoués par manipulation grâce à de vieux outils comme la peur et la frustration, mais agrémentés au goût du jour en regard des problèmes actuels. Mais l’avenir demeure imprévisible à ce sujet.

    « mais cette façon de s’exprimer tend à montrer que le message dominant laisse des traces. Mais, bon, vous avez reconnu que ce n’était pas la bonne façon de s’exprimer, ce qui montre que nous sommes en gros en accord sur ce point. »

    Je ne pense pas que a ait laissé des traces chez moi, surtout que je travaille dans le domaine audiovisuel et que j’en comprends l’importance, mais je peux le voir quotidiennement dans la rue que des gens s’y laissent prendre., c’est cela que je voulais dire, sauf que j’avais seulement oublier de spécifier les nuances de ma pensée sur le rapport entre économie, finance et politique. Vous avez donc bien fait de le rappeler.

    « J’ai répondu à ça avec d’autres chiffres! (voir Les Québécois et la charité https://jeanneemard.wordpress.com/2010/12/10/les-quebecois-et-la-charite/). »

    C’était exactement l’article dont j’ai parlé dans mon commentaire précédent que j’avais lu. J’ai oublié par contre que vous en étiez l’auteur.

    « Je répèete, je trouve plutôt que les gens de droite se fient trop à leur idéologie et pas assez aux données.  »

    Je ne le nie pas et je suis entièrement d’accord. Je voulais simplement dire qu’ils négligeaient également autre chose que les simples données. Nous sommes d’ailleurs tellement soûlés de chiffres de nos jours que de trouver ceux qui font un constat honnête demande un travail intellectuel profond, et nous détourne parfois d’éléments essentiels non-comptabilisés. Il y a hélas des gens qui sont prêts à avaler trop facilement ce qu’on leur dit. Ça commence à faire pas mal de choses que la droite ignore, surtout chez les radicaux, mais bon, le plus important est la profondeur des analyses et la nuance. Jamais je ne remettrais ça en question et je sais que les chiffres y contribuent beaucoup, mais pas uniquement eux.

    « Ça, je ne suis pas d’accord! Quand on fait ça, soit qu’on ne les comprend pas soit qu’on triche. »

    C’est exactement ce que Sauvy voulait dire, afin de souligner justement à son époque comment la finance et les politiciens à leur solde, agissaient. Ce serait plutôt la conclusion qu’on en tire qui trahit parfois la tricherie de ceux qui les analysent dans le sens de leurs intentions ou leurs idéologies. Je pense que si on fait un travail honnête avec les chiffres et ce qu’ils démontrent vraiment en même temps qu’on va au-delà pour aboutir à une conclusion qui se tienne, on a de fortes bases constructives pour débattre sainement avec ceux qui ne sont pas d’accord.

    « Pensez à Boisvenu qui nie la baisse de criminalité et au gouvernement Harper qui élimine des enquêtes de Statcan. je compte écrire un billet là-dessus bientôt… »

    Bien hâte de lire ce texte à ce sujet, ça sera intéressant, je n’en doute point. 😉

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  28. 11 février 2012 20 h 27 min

    «Bien hâte de lire ce texte à ce sujet, ça sera intéressant, je n’en doute point.»

    Si je peux trouver le temps de l’écrire, ce sera demain… Mais, ce sera un court, enfin, pour moi!

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  29. 12 février 2012 10 h 15 min

    «Si je peux trouver le temps de l’écrire, ce sera demain…»

    Ça ne sera pas aujourd’hui finalement! Peut-être demain…

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