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Redécouvrir l’État

16 avril 2012

Dans un de mes précédents billets, je parlais de l’importance du niveau d’acceptation sociale pour pouvoir augmenter les taux marginaux d’imposition maximaux substantiellement. Je disais entre autres : «cela justifie de prendre le temps de bien expliquer à la population le rôle redistributeur important de la fiscalité, des transferts et des services gouvernementaux.»

Par un hasard qui n’en est pas un (j’ai lu cet article avant d’écrire le précédent billet en question…), j’ai justement lu il y a peu un article de Jeff MadrickRediscovering Government («Redécouvrir l’État») qui tente de montrer aux citoyens des États-Unis l’importance du rôle de l’État dans nos sociétés. Il s’agit d’une initiative menée par le Roosevelt Institute dont cet article n’est qu’un des éléments visant à modifier l’image négative du rôle de l’État qui domine le milieu politique des États-Unis depuis une trentaine d’années.

Je crois qu’il vaut la peine de prendre connaissance du contenu de cet article qui résume les objectifs de cette initiative.

L’article

Cet article commence ainsi (ma traduction) :

«Depuis plus d’une génération, on n’entend plus parler aux États-Unis du rôle positif de l’État, ni des possibilités qu’il peut offrir. On a plutôt entendu encore et encore des propositions et des discours philosophiques sur la façon de diminuer la place de l’État et de tirer parti de sa réduction. Rarement a-t-on entendu des discours sur la façon d’améliorer son fonctionnement ou même d’améliorer son action sur les enjeux sociaux.

Mis à part le programme d’assurance médicaments pour les personnes âgées proposé par George W. Bush et celui sur l’assurance-maladie de Barack Obama, aucun programme social substantiel n’a été proposé depuis 1980, soit l’année de l’arrivée au pouvoir de Reagan. Et encore, ces programmes ont été viciés par des concessions aux entreprises privées.»

L’auteur souligne par la suite la dégradation du discours sur le rôle de l’État, même s’il est démontré que ni l’économie, ni même le capitalisme, ne peuvent fonctionner sans État. Sans renoncer aux avantages du capitalisme (selon l’auteur, j’insiste!), l’État est la seule institution qui permet le développement des capacités de chacun, qui seules peuvent permettre à tous de vivre une vie pleine et entière. On croirait entendre Amartya Sen

Selon lui, le niveau de confiance en l’État a atteint son sommet après le New Deal et la Deuxième Guerre mondiale pour commencer à diminuer sous Lyndon Johnson dans les années 1960, et encore plus dans les années 1970, entre autres en raison du scandale du Watergate. Mais, même après ce scandale, les citoyens croyaient encore au rôle bénéfique de l’État. Ainsi, c’est après la présidence de Nixon qu’on a vu naître l’Agence de protection de l’environnement et que la sécurité sociale et d’autres programmes sociaux ont été bonifiés.

Jeff Madrick avance que ce fut en fait la mauvaise situation économique durant les années 1970 qui a mené la population à commencer à douter de l’État. C’est à cette époque que les mouvements demandant des baisses d’impôts, une réduction des programmes sociaux et la déréglementation des entreprises ont pris de l’ampleur. On a même fait accepter qu’il fallait faire diminuer l’importance du rôle des syndicats pour prospérer et faire augmenter le chômage pour combattre l’inflation. Toute demande d’augmentation des impôts fut considéré comme un anathème, même si ce pays avait les taux d’imposition les plus bas des pays industrialisés.

Pire, ayant à sa tête des dirigeants, comme Ronald Reagan, qui ne croyaient pas au rôle de l’État, il est bien certain que les décisions qu’ils prenaient ne visaient surtout pas à améliorer la vision qu’avait la population de l’État. L’auteur note en plus que les démocrates comme les républicains ont participé à la dégradation du rôle de l’État.

L’État étant le problème pour ces dirigeants, l’auteur constate qu’on a cessé de compter sur lui pour faire progresser la société. Pourtant, l’État a toujours été l’agent de changement de la société le plus important. Dès les débuts des États-Unis, l’État fut responsable de la construction des chemins de fer et des canaux pour aider le commerce, d’écoles publiques gratuites quand il s’est avéré qu’elles étaient nécessaire à la liberté et à la prospérité. Il a construit les systèmes d’aqueduc et d’égouts essentiels à la salubrité. Au siècle suivant, il a construit les routes et financé les études supérieures et la recherche en santé et en technologie, sans parler du ramassage des ordures, du service de la poste et de la défense nationale. Pour faire cela, l’État a dû s’adapter, car ces tâches n’étaient pas toutes prévues au départ.

De même, l’État est intervenu pour arbitrer les conflits entre les visions divergentes de ses citoyens, non seulement dans la lutte contre l’esclavage, mais aussi dans celle pour les droits civiques, et a entrepris au cours de l’histoire de nombreuses actions pour préserver l’unité de ce pays qui a connu nombre de guerres idéologiques. Mais plus souvent qu’autrement, c’est l’entraide et l’action communautaire qui l’ont emporté. Ce n’est pas une main invisible qui a accompli tout cela, mais bien un État bien présent dans la vie de ses citoyens…

Pour faire renaître le lien entre l’État et ses citoyens, et faire reconnaître le rôle central de l’État dans l’économie et la société, l’auteur a décidé de s’impliquer dans une initiative dans ce sens :

«Nous lançons aujourd’hui un nouveau site Web appelé RediscoveringGovernment.com. Il sera un lieu d’échange sur une initiative pour redécouvrir l’État. Nous visons à partir un débat sur le rôle et les fonctions de l’État. Nous voulons développer un discours pour contrer l’idéologie cynique anti-gouvernementale qui domine la nation depuis les années 1970. L’idée n’est pas de dire aux gens quoi penser, mais plutôt fournir à tous un endroit de réflexion et de débats. Nous organiserons des discussions publiques à travers le pays à partir de textes de réflexion. Ce site rassemblera les textes de base, des nouvelles, des documents de recherche et des livres que nos lecteurs pourraient manquer. Le blogue qu’il contient permettra de nouveaux échanges sur la question du rôle de l’État. Nous invitons tout le monde à y participer. Nous serons ouverts, curieux et humbles dans la poursuite d’un nouveau discours sur la façon de nous gouverner.»

Pendant ce temps, dans nos contrées…

On doit bien sûr se réjouir de cette initiative, espérant qu’elle contribue à redorer le blason de l’État dans un pays où celui-ci a constamment été sali depuis plus de 30 ans. On aimerait bien penser que c’est différent ici. Cela l’est bien sûr, comme l’illustre éloquemment un récent sondage qui conclut que «Les Canadiens sont prêts à payer plus d’impôt pour protéger leurs programmes sociaux». Mais il demeure que l’offensive néolibérale contre l’État s’y fait aussi sentir, comme l’a pertinemment souligné Josée Boileau dans un récent éditorial (texte complet sur Vigile) :

«Nos gouvernants ont tellement diabolisé les impôts depuis trente ans, usant de la rhétorique reaganienne et thatchérienne, qu’il est bon de constater que les électeurs n’ont pas été dupes. On sait maintenant que la droite au pouvoir aura d’abord servi des intérêts particuliers qui se sont gloutonnement enrichis. Les inégalités, elles, n’ont cessé de s’élargir, et les services publics d’écoper.»

Elle ajoute plus loin :

«Il devient en fait loufoque de nous faire croire que pour notre mieux-être, il faut au contraire réduire l’État, de toute manière si boursouflé, nous dit-on, que les coupes passeront inaperçues. Ce fut encore la teneur du discours du budget du gouvernement Harper il y a quelques jours: on taillade 5,2 milliards de dollars de la fonction publique, mais les services aux citoyens n’écoperont pas.»

Et cette offensive ne se limite pas au gouvernement fédéral, mais s’étend aussi à celui du Québec. En effet, sa campagne tous azimuts pour tenter de nous convaincre que faire sa juste part, ce n’est pas réintroduire les impôts qui ont été réduits considérablement au cours des dernières années, mais c’est accepter la tarification de plus de services et même des hausses honteuses du niveau de tarification comme dans le cas des droits de scolarité, ne vise finalement qu’à transformer graduellement la responsabilité collective d’assumer le financement des services publics par une supposée responsabilité individuelle que tous ne peuvent bien sûr pas assumer.

Et alors…

La situation est bien sûr moins critique ici. La rhétorique néolibérale prend moins qu’aux États-Unis. N’empêche qu’elle gagne du terrain. À force d’entendre quotidiennement que faire sa juste part, c’est d’accepter le principe de l’utilisateur-payeur (sauf pour les routes dont ont besoin les minières…) sans en dire le nom honni, à force d’appeler des grèves étudiantes des boycotts, voire de l’école buissonnière, certains risquent de gober cette rhétorique trompeuse.

Je crois sincèrement qu’il serait bon de faire comme le Roosevelt Institute et penser à défendre le rôle de l’État au Québec en montrant que c’est en très grande partie grâce à sa présence que le Québec a pu se doter de services sociaux de qualité, d’un niveau d’éducation élevé et se classer à la tête du classement de l’indice Vivre mieux parmi tous les pays de l’OCDE. Et que, si on veut se maintenir en tête, il ne faut surtout pas arrêter de bien financer ces services et ne pas hésiter à augmenter nos impôts pour atteindre cet objectif.

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15 commentaires leave one →
  1. Le Che permalink
    16 avril 2012 1 h 31 min

    Qu’est-ce qui est le plus néfaste pour l’économie selon vous, les impôts ou les taxes de ventes ?

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  2. 16 avril 2012 5 h 26 min

    @ Le Che

    «Qu’est-ce qui est le plus néfaste pour l’économie selon vous, les impôts ou les taxes de ventes ?»

    Désolé, mais je n’ai pas le talent des démagogues pour pouvoir répondre à une telle question en deux mots et un graphique. Cela dit, je peux laisser quelques pistes sur le sujet.

    D’une part, tout dépend de ce que vous entendez par l’économie : la complète ou celle qui se reflète par les indicateurs? (voir entre autres https://jeanneemard.wordpress.com/2011/06/26/le-pib/). Deuxièmement, qui vous dit que l’un ou l’autre soit mauvais pour l’«économie»? Tout dépend du niveau et surtout de ce qu’on fait avec les sous récoltés. Si on fait la guerre, on détruit et on tue, donc c’est mauvais. Si on produit de l’enseignement et de la santé, je crois qu’aucune dépense privée ne peut être aussi positive pour l’économie réelle.

    Finalement, il faut doser l’un et l’autre, comme il faut évaluer l’efficacité et l’équité (la base de la réflection classique sur la fiscalité). Règle générale, les taxes nuisent plus aux plus pauvres et l’impôt aux plus riches et les dépenses publiques favorisent davantage les pauvres (voir entre autres https://jeanneemard.wordpress.com/2011/12/12/leffet-des-services-publics-sur-les-inegalites-et-la-pauvrete/). Comme l’utilité marginale de la monnaie est plus élevée pour les plus pauvres, l’impôt est en général préférable.

    Mais, je le répète, je n’ai fait ici que présenter les facteurs à examiner. Répondre à cette question complètement serait fort long et complexe.

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  3. 16 avril 2012 9 h 14 min

    Parmi les facteurs qui doivent être considérés, il y a aussi le voisinage. Si la taxe de vente était à 0% en Ontario et dans les états US limitrophes, cela pourrait dicter les politiques fiscales du Québec. dont les grands centres urbains sont à faible distance d’une frontière.

    L’impact d’une taxe de vente élevée sur les finances publiques serait moindre si Montréal se trouvait à Sept-Îles, Gatineau à Gaspé et Québec, à Saguenay; Et si c’étaient les régions peu habitées du grand Nord qui étaient limitrophes de nos voisins.

    Et si j’assimilais les redevances minières à une forme de taxation, bin… si les terres rares et les concentrations de minéraux recherchés se trouvaient au Québec plutôt qu’en Alabama, D’où il résulte que l’augmentation des redevances aurait un impact négatif très faible, et un impact positif élevé.

    Par contre, si je devais poser un regard objectif, j’ajouterais que les « vraiment bien nantis », eux, sont plus mobiles que les ressources minérales; ils peuvent voter avec leurs pieds… Au propre comme au figuré. 😉

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  4. Le Che permalink
    16 avril 2012 9 h 49 min

    Je crois que le meilleur impôt possible serait un impôt sur les épargnes annuelles. Je m’explique : Si vous n’avez pas dépensé tous vos revenus durant l’année vous êtes imposés sur la balance à 50%. On les rattrape aux taxes de ventes et aux taxes utilisateurs payeurs. On ne devrait pas punir les gros dépensiers. Qu’ils se punissent eux-mêmes par choix. Ils savent mieux que l’État ce qu’ils ont véritablement de besoin.

    @papi: Salut!

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  5. Le Che permalink
    16 avril 2012 10 h 04 min

    C’est sûr que lorsque 55% des contribuables ne paient pas un sou d’impôt et que 4% de ceux-ci paient 41% des impôts on doit commencer à songer à des alternatives de revenus. On peut quasiment dire que 80% du monde paie pas ou peu d’impôt. Nous avons besoins de rentrés de fonds. Et comme papitibi le dit, la mobilité joue contre les non-imposée. Le futur est dans la taxation judieusement ciblée lorsqu’on regarde le portrait global de la situation.

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201204/02/01-4511564-combien-ca-rapporte-un-diplome.php

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  6. 16 avril 2012 11 h 50 min

    Peut-on vraiment considérer qu’une entité engendrée par l’utilisation de la force puisse être positive? (et ce, même si je conviens avec vous qu’il y a des rôles moins négatifs que d’autres pour l’État).

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  7. benton65 permalink
    16 avril 2012 13 h 32 min

    Faut croire que l’on assiste a un appauvrissement de la société québécoise, le pourcentage était selon revenu Québec de 37% en 2007! (D’autant plus qu’à cette époque, 50% des 300 000 entreprises ne payaient pas d’impôt et qu’Hydro-Québec versait à l’État presque autant que les 150 000 entreprises qui en payaient!)

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  8. 16 avril 2012 17 h 55 min

    @ Papitibi

    « j’ajouterais que les “vraiment bien nantis”, eux, sont plus mobiles que les ressources minérales; ils peuvent voter avec leurs pieds… Au propre comme au figuré»

    J’ai répondu à cet argument des centaines de fois… Les pays scandinaves se vident-ils de leurs riches? Et, on économiserait ce qu’on leur donne, car la très grande majorité des riches doivent habiter le pays où ils font de l’argent pour pouvoir continuer à en faire!

    @ David Gendron

    «Peut-on vraiment considérer qu’une entité engendrée par l’utilisation de la force puisse être positive?»

    C’est clair que nous ne voyons pas les choses de la même façon!

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  9. 17 avril 2012 13 h 30 min

    @Darwin 17h55

    « Ils peuvent »`- avais-je écrit. Les gisements ne peuvent pas déménager en Ontario ou au Manitoba. Mais les bien nantis (ou les anglos, selon les circonstances) le peuvent.

    La mainmise de Toronto sur l’économie était déjà bien engagée mais le « walk-away » de certaines grandes fortunes anglophones après le 16 novembre 76 (élection du PQ) a donné un sérieux coup de pouce à Toronto…

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  10. 17 avril 2012 14 h 47 min

    @ Papitibi

    «mais le “walk-away” de certaines grandes fortunes anglophones après le 16 novembre 76 (élection du PQ) a donné un sérieux coup de pouce à Toronto…»

    Tout à fait, mais cela n’avait aucun rapport avec une augmentation des impôts! Et ce ne sont pas nécessairement des riches qui ont quitté! Cela dit, oui, ils peuvent, mais je réitère que la plupart perdraient en même temps leurs revenus, ce qui enlève beaucoup d’incitatifs à partir. Et, je cherche toujours un exemple de départ significatif en raison d’une hausse d’impôts.

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  11. maxmtl permalink
    17 avril 2012 20 h 50 min

    Souhaitons que nous sociétés occidentales retrouve cette valeur fondamentale: «  »Voici la traduction: Un anthropologue a demandé un jeu aux enfants d’une tribu africaine. Il a mis un panier de fruits près d’un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnait tous les fruits.Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps …… en se donnant la main. Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense. Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l’un d’entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : « Ubuntu. Comment l’un d’entre nous peut il être heureux si tout les autres sont tristes ? »UBUNTU dans la culture Xhosa signifie: « Je suis parce que Nous sommes »

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  12. 17 avril 2012 21 h 13 min

    @ Maxmtl

    🙂

    C’est donc de là que vient le nom de ce système d’exploitation! Sympathique!

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  13. jack permalink
    18 avril 2012 11 h 05 min

    De ce côté-ci de l’Atlantique, c’est clair que le gouvernement n’a pas la cote. En France, par contre, il semble y avoir un mouvement assez différent comme en témoigne cet article: http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/17/nous-economistes-soutenons-hollande_1686249_3232.html#xtor=AL-32280258

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  14. 18 avril 2012 12 h 40 min

    Cependant, ça ne veut pas dire que l’État ne peut jamais accomplir certains rôles moins négatifs que d’autres. Par exemple, la gratuité scolaire, une réduction de 50% des dépenses militaires, l’annulation de la moitié du contrat des F-35 et l’annulation du financement du nouveau Colisée seraient moins pire que la situation actuelle!

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  15. 18 avril 2012 18 h 07 min

    @ jack

    «En France, par contre, il semble y avoir un mouvement assez différent comme en témoigne cet article»

    Très intéressant cet article. Il y d’autres économistes en France qui n’ont pas signé ce texte parce qu’ils appuient Mélanchon, dont Jacques Généreux et Frédéric Lordon. Alors, même s’ils n’ont pas signé cette lettre, ils appuient sûrement une plus grande place de l’État dans l’économie.

    «De ce côté-ci de l’Atlantique, c’est clair que le gouvernement n’a pas la cote.»

    Ce n’est pas généralisé. C’est sûr que La Presse et le Hournal ne parlent pas d’eux, mais je connais bien des économistes qui pensent comme moi!

    @ David Gendron

    «Par exemple, la gratuité scolaire, une réduction de 50% des dépenses militaires, l’annulation de la moitié du contrat des F-35 et l’annulation du financement du nouveau Colisée seraient moins pire que la situation actuelle!»

    Tiens, nous sommes d’accord. Bon, je ne dirais peut-être pas «seraient moins pire que la situation actuelle», mais «seraient mieux», mais, on s’entend sur le fond! C’est assez rare que je n’aurais pas dû ergoter sur la sémantique! 😉

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