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L’illusion du savoir

22 mai 2012

C’est rendu difficile d’aborder tout sujet qui n’a pas rapport, de près ou de loin, avec les événements qui secouent actuellement le Québec, surtout après quelques nuits de violences institutionnelles et d’arrestations plus qu’arbitraires. Mais, ne reculant pas devant le risque d’être ignoré, je reviens sur le livre de Chris Hedges L’empire de l’illusion : la mort de la culture et le triomphe du spectacle, dont j’ai déjà parlé un peu dans un précédent billet et que j’ai maintenant terminé.

Ne pouvant pas résumer tous les sujets abordés dans ce livre, j’ai dû choisir. L’illusion de la sexualité? Non, ce chapitre ne m’a pas vraiment séduit… Celle du bonheur? Trop déprimant… L’illusion de l’Amérique? Non, ce sujet est trop centré sur la situation des États-Unis. Ayant déjà parlé un peu de l’illusion de la culture dans le billet où j’ai mentionné la première fois ce livre, il ne me restait que l’illusion du savoir, qui aborde par hasard le sujet de l’éducation. Après tout, c’est à cause d’un article que j’avais lu sur ce chapitre que j’avais décidé de lire ce livre. Comme le disait Chantal Guy dans cet article :

«dans ce conflit qui divise les étudiants, mais aussi la population, on comprend une chose: il y a ceux pour qui le savoir est une aspiration, et ceux pour qui c’est un diplôme. Ceux pour qui les lieux du savoir devraient être des bastions de la pensée libre et de la transmission des valeurs fondamentales de notre société, et ceux pour qui il s’agit d’un tremplin vers la carrière, qui se doit d’être «compétitif».»

Et c’est de cela dont parle le chapitre en question. Finalement, je vais encore écrire sur un aspect des événements actuels!

Des universités refermées sur elles-mêmes

Ce chapitre commence en dénonçant les liens établis entre les grandes facultés de gestion des universités des États-Unis avec les «centres du pouvoir financier et politique», responsables de la crise financière et économique actuelle. Ces liens influent évidemment sur le contenu de la formation offerte dans ces établissements :

«Les universités d’élite méprisent le travail intellectuel rigoureux, qui, par nature, se méfie de l’autorité, défend farouchement son indépendance et recèle un potentiel subversif.»

Ces universités ont plutôt découpé les domaines du savoir en tranches hyper spécialisées qui offrent des solutions pointues et standardisées sans vision globale. Elles négligent en conséquence «les questions morales, politiques et culturelles les plus pressantes.». Les gens qui y font preuve de pensée critique, comme Noam Chomsky et bien d’autres, sont marginalisés. Ils nuisent à cette machine bien huilée qui s’autojustifie.

Ce découpage des domaines du savoir entraîne l’utilisation d’un langage sans cesse plus hermétique (l’auteur parle de «dialectes confidentiels»…), compris des seuls initiés, tant en philosophie et en littérature qu’en gestion ou en sciences humaines. Même la littérature est abordée en termes techniques, les valeurs qu’on y trouve étant évacuées de l’enseignement et de l’analyse littéraire. Chaque discipline se repliant sur elle-même, les liens entre elles et avec la réalité deviennent encore plus ténus. L’auteur attribue d’ailleurs à cette tendance l’éloignement croissant des modèles théoriques en économie avec la réalité. Je serais mal placé pour le contredire!

La mainmise du monde des affaires sur les universités

Pour l’auteur, les universités ne doivent pas seulement transmettre des connaissances, d’autant plus quand celles-ci sont préformatées, mais aussi et surtout développer une bonne culture générale et ne pas hésiter à aborder les aspects moraux d’une discipline. Or, on le fait de moins en moins, le contenu de l’enseignement étant de plus en plus inféodé aux besoins des grandes entreprises. De là à y voir une relation de cause à effet, il n’y a qu’un pas que l’auteur franchi sans hésitation.

Cette relation s’est affermie après le 11 septembre 2001, le discours qualifié de «subversif» des professeurs progressistes étant jugé de plus en plus suspect et la recherche s’axant toujours davantage sur les besoins des entreprises et du Pentagone, qui fournissaient une part croissante de son financement. Les professeurs eux-mêmes se sont mis à s’autocensurer et à éviter tout sujet compromettant en classe.

Hedges donne ensuite de nombreux exemples de l’envahissement du financement des universités par l’entreprise : monopole donné à des fabricants de boissons gazeuses, stades et pavillons portant le nom de sociétés privées, programmes de recherches financés par des pétrolières, etc. Effet multiplicateur, tout cela s’est déroulé en même temps que la baisse du financement public et que la hausse des droits de scolarité. De même, pour aller chercher ce financement privé, les universités ont procédé à l’embauche d’une proportion toujours plus grande de personnel administratif et de cadres (n’est-ce pas une des choses qu’on reproche à nos universités?).

L’accès à l’université et la reproduction des élites

Avec la hausse des droits de scolarité, du financement privé et des dons (stratégie faisant aussi partie du plan de financement des universités du gouvernement québécois…), l’accès aux universités, surtout à celles de «classe mondiale», aux États-Unis est de plus en plus réservé à l’élite financière :

«La vraie fonction de ces universités bien nanties est de reproduire l’élite; c’est ce qu’elles font, même si elles se targuent d’être accessibles au simple citoyen, claironnent leur attachement à la diversité sur les campus et se vantent de juger leurs étudiants au mérite.»

L’auteur mentionne aussi que la chasse au financement et aux étudiants de l’élite (dont les parents sont d’importants donateurs) amènent ces universités nanties à se doter d’immobilisations pas toujours nécessaires (on voit de qui nos recteurs tiennent ces comportements…). Inévitablement, seuls les enfants des plus riches parviennent à accéder à ces universités. Ne côtoyant que d’autres rejetons de leurs milieu nanti, ils deviennent encore plus convaincus de leur supériorité, de leur appartenance à une caste formée d’initiés. Ne fréquentant que des gens qui partagent les mêmes valeurs, ils n’ont jamais l’occasion de les confronter avec des gens qui les contestent. Cela les éloigne toujours plus de la réalité vécue par la grande majorité de leurs concitoyens. Et leur vie dans des quartiers protégés après la fin de leurs études continuera à les isoler des réalités qui divergent avec la vision qu’ils en ont.

Et ce système a aussi des conséquence dans le contenu des apprentissages. Les tests d’admissions à des universités sont en général standardisés. Les plus riches ont les moyens de se payer des tuteurs uniquement pour montrer à leur progéniture comment passer ces tests. Ils n’ont alors qu’à «régurgiter» ce que ces tuteurs leur ont appris. Il en ira de même pour les examens : pas besoin de comprendre la matière (et surtout pas de la questionner), on n’a qu’à répéter ce que le professeur nous demande de répéter. Ce processus enlève graduellement le goût aux étudiants de se poser des questions. On en fait des spécialistes uniquement capables de travailler à des tâches précises sans se poser de questions et, au bout du compte, de perpétuer l’ordre établi.

Conséquences

En plus de la standardisation et la spécialisation de la formation, ces changements ont aussi entraîné une modification importante de la fréquentation dans les disciplines universitaires. Hedges montre par exemple une forte baisse de l’importance relative des diplômes octroyés en sciences humaines, arts et lettres, et une hausse correspondante en sciences de la gestion.

«On détourne les étudiants des grandes questions qui risqueraient de remettre en cause les postulats admis par les élites au pouvoir. On ne leur apprend pas à ausculter et à interroger un système économique (…) taillé sur mesure pour l’État-entreprise (…)»

Hedges voit en ce virage le détournement des objectifs de l’enseignement universitaire vers des contenus plus utilitaires, plus liés au marché du travail et moins vers la transmission d’une culture générale. Ce virage est aussi accompagné de l’ouverture de plus en plus d’établissements à but lucratif voués uniquement à la formation de main-d’œuvre spécialisée axée sur les besoins des entreprises, tendance observée aussi dans les établissements à but non lucratif, et de l’embauche de chargés de cours spécialistes qui remplacent des professeurs possédant une culture générale plus vaste et qui participent moins à la collégialité supposée régner dans ce genre d’institution.

Les étudiants qui sortent de ces universités deviennent des techniciens (l’auteur parle de «bureaucrates médiocres, sans audace ni créativité») capables de seulement appliquer les notions apprises, incapables de s’adapter à des situations inattendues, comme on l’a vu lors de la dernière crise. Ils ne pensent et agissent qu’en fonction d’objectifs chiffrés, aveugles aux conséquences sociales et humaines de leurs actes. L’auteur conclut en prévoyant que ces personnes ont été formées pour des emplois spécialisés qui risquent de disparaître «quand ce système financier pourri et gorgé d’actifs sans valeur implosera»…

Et alors…

Au Québec, nous n’en sommes bien sûr pas encore là. Par contre, il est bon de prendre connaissance de cette vision, car c’est vers elle que nous nous dirigerons si nous laissons les choses aller, comme l’explique clairement Normand Baillargeon dans son livre Je ne suis pas une PME. En plus de la simple hausse des droits de scolarité, qui ne représente qu’un des aspects du plan de financement des universités, c’est ce virage qu’il faut combattre…

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34 commentaires leave one →
  1. benton65 permalink
    22 mai 2012 1 h 26 min

    Quand tout est question d’utilité, le monde se divise en 3 groupes:

    Les putes utiles, les idiots utiles et… les inutiles!

    J’aime croire que dans un tel monde, les inutiles sont la meilleure part…

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  2. Maxime permalink
    22 mai 2012 1 h 41 min

    En ce moment au Québec,

    -on cherche à privatiser davantage les universités afin que le privé ait plus facilement accès au contenu des programmes universitaires
    -on ne souhaite plus créer des penseurs mais bien former/produire des travailleurs friands de technocratie
    -on veut limiter la diversité des opinions et s’assurer qu’il y ait convergence vers une pensée unique
    -on s’assure de prioriser l’élitisme au détriment de l’accessibilité
    -on désire «canadienniser» les Québécois

    Alors je me demande, qui pourrait bien bénéficier de cette réforme de l’éducation supérieure de la Belle Province?

    Voici donc mon suspect en tête de liste : http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_91106_76804/image.jpg

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  3. 22 mai 2012 5 h 35 min

    @ Maxime

    «Voici donc mon suspect en tête de liste :»

    C’en est un en effet, mais c’est malheureusement loin d’être le seul!

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  4. barefootluc permalink
    22 mai 2012 8 h 24 min

    Il n’a pas sa médaille que Sarko lui a donnée?! 8;-)

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  5. 22 mai 2012 8 h 36 min

    @ barefootluc

    «Il n’a pas sa médaille que Sarko lui a donnée?!»

    Pire, son mouchoir fait penser à un carré rouge!
    😉

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  6. barefootluc permalink
    22 mai 2012 9 h 02 min

    lol Je n’avais pas encore pris mon espresso, j’implore donc votre clémence pour ne pas avoir saisi cette occasion. 8;-)

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  7. barefootluc permalink
    22 mai 2012 9 h 08 min

    Merci Darwin!

    J’adore cette maison d’édition. Après avoir lu les critiques négatives sur amazon.com ça aura fini de me convaincre de mettre ce livre sur ma liste de souhaits.

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  8. 22 mai 2012 9 h 48 min

    Très intéressant billet mais je ne suis pas d’accord avec votre conclusion. Il y a des établissements universitaires à Montréal qui rentrent assez bien dans la définition de Hedges. HEC Montréal en fait partie.

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  9. 22 mai 2012 9 h 51 min

    Notez que je n’ai pas apprécié plus qu’il ne le faut ce livre. Les sujets soulevés sont intéressants, mais je l’ai trouvé mal structuré, mal écrit (mal traduit ?) et mettant trop l’accent sur des anecdotes. Le chapitre dont j’ai parlé ici est de loin celui qui a retenu le plus mon attention.

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  10. 22 mai 2012 9 h 58 min

    @ jbouchez

    Bienvenue ici!

    «HEC Montréal en fait partie»

    En grande partie, oui, mais pas pour l’accès.

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  11. barefootluc permalink
    22 mai 2012 10 h 13 min

    Oups désolé j’ai oublié de rafraichir mon « clipboard » avant de faire « coller »!

    Merci pour l’information!

    Par contre, c’est pour ce chapitre que j’envisage d’en faire l’acquisition. Toute inspiration de ce côté est bienvenue dans mon cas. En effet, ça semble un peu mal structuré et brouillon, car habituellement je vais voir les critiques dans la langue de l’auteur (quand je m’y débrouille un tant soit peu) et sur amazon.com même pour les critiques plus positives on se plaint de ça.

    Comme j’ai mis fin à mon abonnement au journal Le Devoir ça libère des ressources financières que je peux utiliser ailleurs. 8;-)

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  12. barefootluc permalink
    22 mai 2012 10 h 17 min

    Je vous suggère d’aller lire une publication d’extrême gauche c.-à-d. « The Economist » et en particulier Schumpeter.

    The latest buble?

    http://www.economist.com/blogs/schumpeter/2011/04/higher_education

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  13. barefootluc permalink
    22 mai 2012 10 h 57 min

    lol

    Je me fais censuré par le Maître Censeur du Journal Le Devoir pour avoir osé indiqué dans mon nom que j’étais « ex-abonné »

    lol

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  14. 22 mai 2012 12 h 14 min

    Ce livre a l’air très interessant et l’analyse faite ici m’a donné envie de le lire.
    Le fait que la quantité de connaissance que nous ayons à dominer soit toujours plus grande n’aide pas. Pour pouvoir continuer a faire évoluer ce savoir techiquement complexe, il faut des gens qui passent de plus en plus de temps à en absorber les détails. Dans ce sens, l’obsession avec le progrès technique fait bien l’affaire de ceux qui ne veulent pas que les étudiants aient une vision critique de l’ensemble. Il s’agit de former de plus en plus de gens qui en savent beaucoup sur un domaine de connaissance de plus en plus étroit et de plus en plus éloigné de la vie de tous les jours.

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  15. 22 mai 2012 13 h 35 min

    @ guibar

    Bienvenue ici!

    «Ce livre a l’air très interessant»

    Je vous invite à lire le commentaire que j’ai fait plus tôt aujourd’hui sur le sujet :

    https://jeanneemard.wordpress.com/2012/05/22/lillusion-du-savoir/#comment-14631

    «l’obsession avec le progrès technique fait bien l’affaire de ceux qui ne veulent pas que les étudiants aient une vision critique de l’ensemble»

    Je ne sais pas si c’est un objectif, mais c’est sans conteste un résultat!

    «Il s’agit de former de plus en plus de gens qui en savent beaucoup sur un domaine de connaissance de plus en plus étroit et de plus en plus éloigné de la vie de tous les jours.»

    C’est malheureusement ce vers quoi nous nous dirigeons…

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  16. 22 mai 2012 22 h 13 min

    D’accord pour l’ensemble des propos…

    Moins d’accord sur ceci:

    « Pour l’auteur, les universités ne doivent pas seulement transmettre des connaissances, d’autant plus quand celles-ci sont préformatées, mais aussi et surtout des valeurs.  »

    Les valeurs? Vraiment? Lesquelles?

    Je ne sais pas si ça entre vraiment dans les tâches de l’université à laquelle je rêve…

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  17. 22 mai 2012 22 h 41 min

    «Les valeurs? Vraiment? Lesquelles?»

    Je suis d’accord. Personnellement, je dirais plutôt que l’université devrait montrer l’importance des valeurs plutôt que de les enseigner.

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  18. barefootluc permalink
    23 mai 2012 0 h 58 min

    Je serais curieux de voir le texte original en anglais dans ce cas…

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  19. 23 mai 2012 6 h 57 min

    @ barefootluc

    «Je serais curieux de voir le texte original en anglais»

    Il ne s’agit pas d’une citation, c’est moi qui ai écrit cette phrase. Je n’ai peut-être pas rendu parfaitement la pensée de l’auteur. Je viens de relire cette section , et ce n’est pas limpide. Il déplore que les universités ne se préoccupent plus assez du bien commun, de la philosophie, que les professeurs n’abordent pas suffisamment les questions morales et n’enseignent que les aspects techniques. J’ai traduit cela par la phrase que Koval a citée. Je l’ai modifiée ainsi :

    «Pour l’auteur, les universités ne doivent pas seulement transmettre des connaissances, d’autant plus quand celles-ci sont préformatées, mais aussi et surtout développer une bonne culture générale et ne pas hésiter à aborder les aspects moraux d’une discipline.»

    Cela dit, je ne pourrai plus vérifier de bouts de textes, car je rapporte ce livre à la bibli aujourd’hui!

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  20. barefootluc permalink
    23 mai 2012 10 h 10 min

    Je serai disponible car j’en ai maintenant une copie et j’en suis propriétaire. 8;-)

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  21. 23 mai 2012 17 h 34 min

    J’espère que je n’aurai plus rien à corriger! 🙂

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  22. 24 mai 2012 10 h 14 min

    J’ai écrit dans ce billet : «L’auteur mentionne aussi que la chasse au financement et aux étudiants de l’élite (dont les parents sont d’importants donateurs) amènent ces universités nanties à se doter d’immobilisations pas toujours nécessaires»

    Voici quelques exemples lus dans le Devoir de ce matin (article cadenassé). Ils montrent bien à quelles dérives mènent les hausses de droits de scolarité, la concurrence entre les universités et la recherche du «calibre mondial» :

    «Forts de la manne découlant de cette hausse des coûts et afin d’attirer les meilleurs profs et les meilleurs étudiants, les administrateurs ont beaucoup dépensé à la périphérie de l’enseignement et de la recherche comme tels.

    A l’Université de l’Ohio, qui symbolise à elle seule les dérives en question, là on a construit un golf. Ici, on a construit un aéroport. Là, on a érigé des murs pour les amateurs d’alpinisme. Ici, le recteur a dépensé plus d’un demi-million en voyages professionnels sur un an et plus pendant que son collègue responsable d’une université d’État enregistrait une augmentation prononcée de son salaire annuel (2 millions). Là, on s’est doté d’un gymnase qui, selon le témoignage d’un journaliste du New York Times, rivalise, pour ce qui est de l’équipement et de l’esthétique, avec les gymnases fréquentés par les courtiers de Wall Street. Ici, pour attirer les  » bons  » profs, on a greffé un certain nombre d’années sabbatiques à un bon salaire. Quoi d’autre ? Pratiquement partout, on a multiplié les services d’aide professionnelle et psychologique. Autrement dit, la hausse des coûts décrétée au nom du juste et noble principe de la recherche et d’un enseignement de qualité s’est muée à bien des égards en un serpent de mer.»

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  23. barefootluc permalink
    24 mai 2012 10 h 20 min

    Schumpeter dénonce les mêmes choses dans son journal d’extrême gauche « The Economist ». Journal qui est probablement financé par la Russie, la Chine, Cuba et les syndicats. ;-P

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  24. Maxime permalink
    24 mai 2012 23 h 09 min

    Vraiment? Pourtant, plus j’en apprend sur lui et sa famille, plus je me rend compte qu’il détient presque le monopole du copinage avec les politiciens québécois/canadiens de droite néo-libérale. On n’a qu’à penser à John James (duh!), Napoléon Sarkozy, Jean Chrétien, Brian Mulroney, les frères Johnson, Lucien le Lucide, etc.

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  25. barefootluc permalink
    24 mai 2012 23 h 21 min

    On pourrait continuer la liste pendant longtemps. Dans le passé Johnson et Bourassa. Et maintenant tonton Desmarais, dans son plan B, a quelqu’un derrière Legault qui a assez de passifs à rembourser pour être collabo. 8;-)

    Un jour j’aimerais bien faire un diagramme de toutes les relations et connaissance de tonton. Je crois que le diagramme serait aussi complexe que pour les Bush. 😉

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  26. Maxime permalink
    25 mai 2012 0 h 40 min

    Comme autre exemple, citons l’établissement américain University of Phoenix qui subit les foudres de la critique pour sa trop grande complaisance quant à l’attribution de ses notes ainsi qu’à la médiocrité de l’enseignement offert. Malgré cela, l’université-entreprise états-unienne enregistre d’énormes profits et a donc théoriquement tous les moyens d’allouer des salaires compétitifs… J’ai bien dit théoriquement…

    Source: http://www.consumeraffairs.com/news04/2007/02/univ_phoenix.html

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  27. 25 mai 2012 1 h 27 min

    Je suis trop mêlé avec tous ces commentaires, imbriqués ou non… Alors, j’ai simplement enlevé la fonction «répondre». J’espère que cela ne frustrera pas trop de monde…

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  28. 13 février 2013 22 h 39 min

    L’anecdote (à l’origine rapportée par Hedges et ce soir racontée par Gabriel Nadeau-Dubois) concernant la vente de roches afin de mitrailler des écologistes défendant la sauvegarde d’une forêt ancestrale est extrêmement troublante!

    J’espère ne jamais être témoin d’un tel évènement ici ou ailleurs.

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  29. 14 février 2013 0 h 01 min

    Tu étais là!

    J’ai été troublé qu’il parle autant de ce livre et surtout de ce chapitre! Ça m’a bien sûr fait penser à ce billet… Il semble que GND et moi ayons certains atomes crochus! Es-tu resté jusqu’à la fin?

    Je comptais écrire un billet sur cette soirée. En tout cas, j’ai pris des notes, mais comme je ne pourrai pas l’écrire avant plusieurs jours, je changerai peut-être d’avis! Mais, bon, je ne crois pas!

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  30. 14 février 2013 1 h 52 min

    « Tu étais là! »

    Coupable! J’ai aperçu l’évènement sur Facebook et j’ai vu votre pseudonyme (Jeanne Darwin) parmi la liste d’invités ayant confirmé leur présence.

    « Il semble que GND et moi ayons certains atomes crochus! Es-tu resté jusqu’à la fin? »

    Votre billet m’est aussi passé par la tête dès que j’ai entendu Gabriel mentionner le nom de l’auteur. Si par « la fin », vous voulez dire l’ensemble du rassemblement incluant le discours d’André Frappier et bien non, je ne suis pas resté jusqu’à la fin. J’ai écouté les premières minutes de son exposé avant de mettre les voiles.

    À ce propos, j’ai du stationner mon véhicule sur l’Avenue de l’Hôtel de Ville mais n’étant pas sûr de comprendre les détails de la législation concernant les heures permises de stationnement pour les non-résidants (le centre-ville de Montréal a sûrement les panneaux de stationnement les moins clairs de toute la province), j’ai voulu confirmé la légalité de la position stationnée de mon véhicule avec un agent de la SPVM qui passait par là pour distribuer des tickets.

    L’agent en question, reconnaissant implicitement le manque de clarté des panneaux de parking, m’a gentillement laissé savoir qu’il ne retournerait pas dans cette rue avant au moins une heure…

    Bref, quand André Frappier a commencé sa partie de la conférence, cela faisait déjà une heure et quart que l’agent m’avait faite sa promesse.

    Et vous? Quand êtes-vous parti?

    « Je comptais écrire un billet sur cette soirée. »

    Par ailleurs, ai-je mal entendu ou bien Gabriel a mentionné votre nom en disant que vous pourriez faire un résumé de la conférence sur votre blogue? Il ne parlait pas directement dans le micro à ce moment précis en plus de s’être fait couper la parole assez promptement alors je ne suis pas sûr d’avoir bien saisi.

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  31. 14 février 2013 6 h 57 min

    «Et vous? Quand êtes-vous parti?»

    À la fin, vers 21 h . Et après quelques gorgées de houblon par la suite…

    «ai-je mal entendu ou bien Gabriel a mentionné votre nom en disant que vous pourriez faire un résumé de la conférence sur votre blogue?»

    C’est un gag de ta part, j’imagine…

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  32. 14 février 2013 16 h 47 min

    « Et après quelques gorgées de houblon par la suite… »

    Je viens de parler à Gabriel, j’ai un cours avec lui à l’UdeM. (Pensée politique critique, enseigné par Alain Deneault). Il m’a effectivement dit que vous aviez pris un verre ensemble après le rassemblement et que vous aviez un peu discuté de votre blogue.

    « C’est un gag de ta part, j’imagine… »

    Non, ce n’en était pas un. J’avais véritablement mal entendu, Gabriel ne connaissait pas votre pseudonyme lorsque je lui en ai parlé. Après avoir hérigé votre blogue en exemple parfait d’une rigoureuse critique des débats politiques et sociaux, il m’a dit qu’il prendrait le temps d’aller y faire un tour.

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  33. 14 février 2013 18 h 13 min

    «et que vous aviez un peu discuté de votre blogue.»

    Je ne crois pas. On n’a presque pas parlé, et seulement des universités en région. Il est possible que j’aie mentionné le sujet de mon billet d’aujourd’hui qui correspond à la question que je lui ai posée durant l’assemblée, mais pas plus, même pas le nom du blogue.

    Mais, j’en ai parlé à une autre personne, alors il est possible qu’il ait entendu… À moins que ma mémoire fasse défaut!

    Nous étions une quinzaine!

    «il m’a dit qu’il prendrait le temps d’aller y faire un tour.»

    🙂

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  1. Une soirée avec Gabriel Nadeau-Dubois |

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