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Le Grand Marché de Ploutopia

16 juin 2012

Il y a quelques semaines, connaissant mon intérêt fugace pour l’économie, une amie de ma conjointe m’a donné le numéro de février 2012 de la revue Philosophie magazine dont le dossier principal s’intitulait «Les marchés sont-ils bêtes et méchants».

Comme vous avez pu le voir, ce dossier est composé de six longs articles (et de nombreux encadrés) dont un seul est accessible sur ce site. Je vais ici vous présenter des extraits (je ne veux pas le mettre en entier, ce serait du plagiat…) de l’article qui m’a fait le plus rire, dans le sens positif! Si cela vous intéresse, vous pouvez vous procurer cette revue. Les autres articles de ce dossier, et même de ce numéro, sont vraiment bien ficelés et offrent une vision complète et accessible du fonctionnement des marchés.

Sans plus tarder, allons à Ploutopia…

Voyage à Ploutopia

«Il était une fois une île merveilleuse, Ploutopia. Les habitants de cette île étaient des hommes en tous points semblables à ceux que nous connaissons, à cela près qu’ils n’éprouvaient jamais aucune émotion et que toute passion leur était inconnue. Colère, peur, mimétisme, amour, générosité, ils ignoraient jusqu’au sens de tels mots. Eux raisonnaient de façon purement rationnelle. Cela leur permettait de travailler constamment à leur bonheur. Mais, comme le mot «bonheur» leur semblait tout aussi absurde, saturé de morale antique, ils préféraient dire plus simplement qu’ils «maximisaient leur utilité».

Au centre de cette île, il y avait le Grand Marché. (…) [qui] servait à fixer le prix des choses. (…) Comme tout s’y déroulait très paisiblement et que les agents rationnels étaient à l’évidence d’honnêtes gens, aucune loi n’était nécessaire pour encadrer le marché. Et aucune police ne le surveillait.»

Aussi rationnels étaient-ils, ils se lassèrent de ces échanges trop faciles… Les plus brillants d’entre eux imaginèrent des équations complexes pour prévoir l’évolution des prix et même mettre un prix sur ces prévisions….

«Ainsi, le Grand Marché pouvait dire quelle était la valeur d’une augmentation de prix future. (…) si votre maison valait 100 mais que le Grand Marché estimait qu’elle vaudrait 150 dans cinq ans, il pouvait vous verser tout de suite, généreusement, une coquette part de cette plus-value moyennant une petite hypothèque de rien du tout…»

Et bientôt, tout le monde s’enticha de ces charmants produits dérivés tellement plus excitants. Normal, le Grand Marché ne se trompait jamais… et ne pouvait pas se tromper en raison de ses caractéristiques hors du commun.

«D’abord, il réunissait un très grand nombre d’acheteurs et de vendeurs : jamais un gros n’écrasait les petits, jamais plusieurs petits ne se liguaient entre eux pour remporter une négociation. La transparence la plus totale y régnait : tout s’y savait, tout le monde avait accès aux mêmes informations. N’importe qui pouvait venir sur le Grand Marché et vendre un bien. N’importe qui pouvait s’y retirer en tout moment. Tout était fluide, rapide, clair, imparable.»

Le Grand Marché apportait donc de nombreux bienfaits. On pouvait financer les projets de tout le monde, assurer des fonds pour l’éducation, la santé, les infrastructures. Normal, l’État pouvait emprunter à faible coût puisque la croissance était infinie. Les autres peuples les enviaient…

La suite de l’article explique bien sûr (très bien d’ailleurs, avec des éléments fort pertinents) que cette représentation théorique, fidèle aux principes du marché efficient et à la concurrence parfaite, n’existe nulle part sur Terre, seulement dans la tête des économistes classiques et de leurs descendants idéologiques.

Et alors…

J’ai adoré ce petit texte. J’espère que, même tronqué, les extraits que j’ai mis vous ont amusé. Pour expliquer la même chose (bon, avec un peu plus de détails), j’ai dû écrire deux billets assez longs (Le libre marché (1) et Le libre marché (2)) drôlement moins drôles! Mais, au moins, cet article et mes billets citent des travaux de Daniel Kahneman pour expliquer l’irrationalité de ceux qui pensent que l’être humain est rationnel! C’est déjà ça!

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18 commentaires leave one →
  1. 16 juin 2012 15 h 40 min

    @Darwin
    Je me suis procuré l’édition du mois d’avril de cette revue où on parle justement du rôle de l’éducation au sein de la société française. C’est rassurant de voir qu’une partie de cousins français semblent penser comme nous à cet égard. 😉

    Ceci étant dit, je suis récemment tombé sur un argumentaire provenant des ouvrages de Ludwig von Mises (tsé là, un des maîtres à penser des libertariens). Ce dernier prétend que la théorie du libre-marché ne peut être vérifié empiriquement car l’économie n’est pas, au même titre que la physique ou que la chimie, une véritable science. Or, il estime que seule la rationnalité (donc la théorie) peut s’appliquer aux analyses du marché et que les humains sont trop imprévisibles et imparfaits pour qu’on ose interférer avec le «libre-marché».

    Il prend, entre autres, l’exemple d’un adepte de l’histoire de l’art qui tenterait de prédire les futures toiles ou peintures en s’inspirant de ce qui s’est fait par le passé. Or, selon lui, cela serait ridicule puisqu’au même titre que les comportements humains, on ne peut déceler ce que feront les futurs artistes en se basant seulement sur ce qui s’est fait par le passé.

    Essentiellement, je sais que quelque chose cloche avec cet argument mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus… Qu’en diriez-vous, surtout à propos de la comparaison avec les historiens de l’art? Disons que si jamais un libertarien me sort tel argument dans un débat, j’aimerais avoir un peu plus que ma simple intuition pour lui répondre.

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  2. 16 juin 2012 20 h 55 min

    @ pseudovirtuose

    «Ce dernier prétend que la théorie du libre-marché ne peut être vérifié empiriquement car l’économie n’est pas, au même titre que la physique ou que la chimie, une véritable science»

    À peu de choses près (une science sociale est une science, mais pas une science pure…), je partage ce point de vue. D’ailleurs c’est un point que partageaient aussi Keynes et Hayek (élève de Von Mises).

    «les humains sont trop imprévisibles et imparfaits pour qu’on ose interférer avec le «libre-marché».»

    Je ne suis pas sûr de comprendre. Je dirais plutôt que, entre autres en raison du manque de rationalité de l’être humain, un libre-marché ne peut pas exister, en tout cas pas comme le décrivent les classiques et les libertariens. Par contre, si l’être humain n’est pas complètement rationnel, mais il n’est pas non plus totalement irrationnel! Il est vrai qu’en général on achètera le produit le moins cher entre deux produits identiques ou équivalents (à moins que la pub nous ait convaincus qu’un d’entre eux est tellement meilleur!) et qu’on essaie en général de maximiser notre bien-être dans nos achats (bien qu’on puisse faire des gaffes sous le coup de l’impulsion du moment!).

    «on ne peut déceler ce que feront les futurs artistes en se basant seulement sur ce qui s’est fait par le passé.»

    Là il va trop loin! L’économie n’est peut-être pas une science exacte, mais on peut quand même regarder ce qu’on fait les humains dans des situations semblables, sans pour autant affirmer avec certitude qu’ils feront la même chose (j’aurais bien des exemples à donner, mais ce commentaire s’en vient long!), mais comme information de base sur une réaction possible et même parfois probable, tout dépendant des facteurs qui peuvent influencer ce comportement.

    «je sais que quelque chose cloche avec cet argument»

    La production de futures toiles est presque totalement aléatoire (je dis presque parce que l’artiste est tout de même influencé par son environnement et par la production artistique passée), mais l’être humain adopte tout de même certains comportements prévisibles (avec une grande marge d’erreur!).

    Je ne sais pas si ça répond…

    MÀJ : J’oubliais… un artiste est un individu et l’économie s’intéresse en grande majorité au résultat des comportements d’un grand nombre de personnes. C’est pas mal différent…

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  3. 16 juin 2012 22 h 58 min

    «Je ne suis pas sûr de comprendre.»

    Je crois que c’était surtout une attaque envers les keynésiens ou même les socialistes étant donné le fait que selon lui, l’État intervient avec des mesures économiques censées orienter les individus vers un objectif précis .Cependant, les êtres humains, étant de natures imprévisibles, ne réagiront pas nécessairement comme le gouvernement aurait voulu qu’ils réagissent. (Ex.: Tenter d’augmenter la demande en augmentant les dépenses publiques)

    «tout dépendant des facteurs qui peuvent influencer ce comportement»

    C’est justement ce que je rapproche à la pensée typiquement «économiste autrichien», on dirait qu’ils n’arrivent pas à comprendre qu’il est généralement possible de prédire les comportements humains si on ne limite pas notre vision aux théories économiques mais qu’on accepte également de prendre en compte le point de vue des historiens, des sociologues, des anthropologues, bref ceux de tous ceux dont les connaissances pourraient faire la lumière sur ces «facteurs qui peuvent influencer ce comportement».

    «Je ne sais pas si ça répond»

    Oui merci!

    Entre-temps, j’ai pris le temps de faire un peu de recherche pour retrouver ces énoncés de Mises (en fait, c’était un libertarien qui les avait présenté sur son site en les mêlant avec son interprétation). Voici ce que j’ai trouvé à cet égard : http://www.librairal.org/wiki/Ludwig_von_Mises:Les_Probl%C3%A8mes_fondamentaux_de_l'%C3%A9conomie_politique_-_chapitre_3

    La comparaison entre les sciences de l’art et les sciences de l’action humaine se situe au 3e point.

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  4. Richard Langelier permalink
    16 juin 2012 23 h 25 min

    @ pseudovirtuose et Darwin

    Disons qu’en Économie politique, les mêmes causes produisent les mêmes effets, lorsque toutes choses sont égales par ailleurs. Cette belle précaution oratoire permet aux économistes qui prétendent « ne pas s’enfarger dans la métaphysique » [1] de faire des prédictions et de dire, lorsque les prédictions ne s’avèrent pas que des épiphénomènes ont eu lieu. Un prof d’économétrie nous présentait les deux chocs pétroliers des années 70 comme des éléments exogènes. Selon lui, le pétrole à bon marché aurait dû être éternel. Il fallait des agents irrationnels comme les responsables des pays producteurs de pétrole pour faire éclater en morceaux la belle science économique de Paul Samuelson qui avait fait une synthèse néo-classique de Keynes. Heureusement, la raison était revenue au bercail et nous pouvions recommencer à faire de la science économique.

    Les sondeurs peuvent s’en sauver avec « 19 fois sur 20 », ou alors : « nous avons seulement dit que si les élections avaient eu lieu entre le 14 et le 16 mai ».
    Par contre, j’ai lu dans Le Devoir d’aujourd’hui http://www.ledevoir.com/politique/quebec/352671/le-quebec-veut-des-elections « Le sondage a été mené en ligne auprès de 1000 personnes. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20. On ne peut toutefois pas définir de réelle marge d’erreur pour les sondages menés par Internet (l’échantillon utilisé pour sonder n’ayant pas été établi de manière parfaitement aléatoire). » Pour savoir si j’étais victime d’un come-back de pot québécois des années 70, je me suis promené de lien en lien et j’ai trouvé http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=3795 . Je ne sais pas s’il s’agit du démographe Charles Castonguay. Je me souviens cependant qu’un démographe nous racontait qu’il avait interviewé des femmes dans la vingtaine, qui avaient un enfant. Elles lui avaient dit qu’elles retournaient travailler pour aider à payer l’hypothèque et qu’elles avaient l’intention d’avoir un deuxième enfant, voire un troisième dans certains cas, dans la trentaine. Il avait fait ses projections. Le hic, c’est que certaines ont eu des promotions et que d’autres ont craint la récession. Ses projections ne se sont point avérées. « Il faut se méfier de ces femmes! ». Je croyais m’être débarrassé de tous mes préjugés à cause de la révolution féministe, mais là, un scientifique m’apprenait qu’il fallait se méfier de certaines femmes! Pauvre de moi, disait Sol.

    Pour revenir à vos angoisses, pseudovirtuose, a-t-on le droit de faire des prédictions, lorsqu’une loi n’a pas été obtenue en isolant toutes les variables sous cloche? J’ai droit à trois autres liens, alors http://fr.wikipedia.org/wiki/Positivisme_logique , http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper et http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Samuel_Kuhn .

    [1] Il y en a dans toutes les écoles.

    P.-S. J’ai écrit ce commentaire avant de prendre connaissance de votre deuxième commentaire, Pseudovirtuose.

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  5. 17 juin 2012 0 h 16 min

    @ Richard Langelier

    Si je ne me trompe pas, ton commentaire a été modéré en raison du trop grand nombre de liens externes. On en accepte jusqu’à 4 par commentaire!

    Et merci pour les exemples!

    @ pseudovirtuose

    «l’État intervient avec des mesures économiques censées orienter les individus vers un objectif précis»

    Ça dépend de la mesure adoptée.

    «Cependant, les êtres humains, étant de natures imprévisibles, ne réagiront pas nécessairement comme le gouvernement aurait voulu qu’ils réagissent.»

    Disons qu’Obama ait donné plus de sous aux États dans son plan de relance de 2009. Cela aurait évité de mettre à pied des enseignants et des policiers et pompiers. L’effet recherché? Ne pas les mettre à pied car on a besoin d’eux! Et il aurait été atteint! Bon, Obama et ses conseillers ne savaient pas ce que couperaient les États, mais c’était certain qu’ils couperaient!

    Par contre, quand l’État baisse l’impôt des riches, il ne sait pas ce que le riche fera. Spéculer davantage? Donc, le libertarien a un peu raison… mais tout dépend de la mesure adoptée.

    «Ex.: Tenter d’augmenter la demande en augmentant les dépenses publiques»

    Euh… c’est quasi automatique! Si tu augmentes les dépenses publiques, tu achètes quelque chose, paie quelqu’un ou augmente un paiement de transfert (aide sociale, assurance-emploi, pensions, etc.). La demande pour ces choses ou les services offerts par ces personnes augmente automatiquement. C’est le deuxième niveau (le premier dans le cas des transferts) qui est incertain : dépenseront-ils l’argent ou l’épargeront-ils (ou spéculeront-ils) ? Chose certaine, quand une dépense est dirigée vers des gens pauvres ou peu riches, la proportion de ce qu’ils consommeront sera toujours plus élevée. Alors, une hausse des impôts des riches jumelée à sugmentation des transferts aux pauvres entraînera toujours une hausse de la demande. Le libertarien dira que cela fera baisser les investissements et tu répondras que pour l’instant, l’épargne se transforme en spéculation parce qu’il n’y a pas assez de demande pour que les investissements augmentent… Il dira peut-être aussi que les dépenses étatiques seront compensées par une baisse des dépenses privées, mais cela, c’est de la bouillie pour les chats! Cela se fera seulement qunad l’État remboursera et ce n’est pas le temps de rembourser quand on est en récession!

    «ils n’arrivent pas à comprendre qu’il est généralement possible de prédire les comportements humains»

    Hum, prédire dans quelle direction ils iront, oui, et encore là, pas toujours. Ça dépend du domaine et des facteurs qui entrent en ligne de compte. Une hausse du prix de l’essence n’entraîne pas toujours une baisse de la consommation. À un certain niveau, ça le ferait, mais on ne connaît pas ce niveau, ni le temps que ça prendrait avant que les gens réagissent et réalisent que, cette fois, ils ne baisseront pas un mois plus tard… Cela fera peut-être baissr les dépenses de restaurant! Et là, on ne sait pas vraiment ce qui baissera!

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  6. the Ubbergeek permalink
    17 juin 2012 2 h 07 min

    Le problème Darwin avec les états des États-Unis est aussi la grande tradition anti-centralisatrice des states – à droite ET à gauche… L’intervation du fédéral est mal vue en général. Je connais des américains, c’est dans leur ‘mores’…

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  7. 17 juin 2012 9 h 52 min

    «la grande tradition anti-centralisatrice des states»

    Justement, transférer des sous du fédéral aux états devrait être vu comme un geste de décentralisation.

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  8. the Ubbergeek permalink
    17 juin 2012 9 h 58 min

    Mais rétorquera-t’on, ‘ingérence dans les affaires des états’, et on craindra une crosse, contrpartie. etc… Voyez-vous?

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  9. 17 juin 2012 11 h 05 min

    Et voilà le résultat :

    Et http://krugman.blogs.nytimes.com/2012/06/03/1937-2/

    Il ne parle absolument pas dans ses nombreux billets sur cette question de ce dont vous parlez. Lisez par exemple son dernier :

    http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_des-profs-pour-quoi-faire-paul-krugman?id=7788237&chroniqueurId=5032403

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  10. 17 juin 2012 19 h 51 min

    «Le libertarien dira que cela fera baisser les investissements et tu répondras que pour l’instant, l’épargne se transforme en spéculation parce qu’il n’y a pas assez de demande pour que les investissements augmentent…»

    Et s’il me rétorque que la spéculation est nécessaire à la reprise économique? Difficile à croire mais Minarchiste a dédié un billet d’environ 5 pages sur son blog à ce propos. (même si j’ai trouvé ses arguments peu convaincants et ses exemples mal choisis)

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  11. 17 juin 2012 20 h 47 min

    «Et s’il me rétorque que la spéculation est nécessaire à la reprise économique? «

    Tu démissionnes et tu vas jouer ailleurs! 😉

    «Minarchiste a dédié un billet d’environ 5 pages sur son blog à ce propos«

    Je vais passer tout droit! Ayant échangé avec de nombreux libertariens, je dois toutefois dire que Minarchiste est probablement le plus parlable.

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  12. 3 décembre 2012 1 h 03 min

    « Tu démissionnes et tu vas jouer ailleurs! »

    Je souhaite revenir là-dessus. Au sein des commentaires de cet article, l’auteur affirme ainsi :

    « Par exemple, en achetant une commodité alors que le prix est bas, et en la revendant alors que le prix est haut, ils aident à stabiliser les prix de cette commodité. Lorsqu’ils achètent, ils font monter le prix et diminuer la demande (empêchant la surchauffe) et lorsqu’il revendent, ils font redescendre le prix en augmentant l’offre alors que la commodité est plus rare (prévenant une pénurie). »

    Et Minarchiste qui rajoute : « L’économie virtuelle est bénigne, et même utile, lorsqu’elle n’est pas sur-amplifiée par la création de monnaie qui permet le levier financier. »

    Donc, en résumé, la spéculation est soit bénigne ou bénéfique à condition qu’elle ne soit pas « gonflée » par la création monétaire.

    http://les7duquebec.org/7-de-garde/la-tragedie-grecque/

    C’est quand même drôle que le libre-marché est censé être la panacée mais que la spéculation issue de l’économie virtuelle est nécessaire à la régulation de l’économie réelle afin d’éviter les « surchauffes » et les pénuries. À ce propos, comment évite-t-on la « surchauffe » d’une demande de denrées alimentaires? En empêchant les plus pauvres d’y avoir accès, c’est évident…

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  13. 3 décembre 2012 5 h 20 min

    Désolé, je ne peux piffer Philippe David, j’ai déjà trop donné sur ce blogue.

    Et les anglicismes du type «commodités» me fatiguent. Je ne sais pas s’il utilise ce terme pour avoir l’air plus expert, mais ça me fait grincer des dents…

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  14. Yves permalink
    3 décembre 2012 9 h 06 min

    Philippe David? Hôooo lala! Yé pas encore mort lui! 😯

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  15. 3 décembre 2012 12 h 40 min

    « je ne peux piffer Philippe David, j’ai déjà trop donné sur ce blogue. »

    Je serais curieux de voir cela, auriez-vous un lien? 😛

    « Et les anglicismes du type «commodités» me fatiguent. »

    Mathieu Bock-Côté en a sorti une bonne sur Twitter à ce propos : « À quoi reconnait-on un libertarien québécois? Dans son descriptif twitter, il citera probablement Bastiat ou Tocqueville … en anglais. »

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  16. 3 décembre 2012 13 h 25 min

    Dans ce cas, je démontre que sa preuve n’est pas bonne (qu’elle va même dans le sens contraire), mais il prétend avoir quand même raison. Un classique…

    http://les7duquebec.org/7-de-garde/vive-la-monnaie-libre/

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  17. 3 décembre 2012 13 h 37 min

    « Même sans données empirique, c’est logique quand même. »

    HA HA HA!!!!

    Réponse typiquement libertarienne!

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  18. 3 décembre 2012 16 h 16 min

    «Réponse typiquement libertarienne!»

    En effet, je répète que j’ai assez donné…

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