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On devrait!

19 juillet 2012

Au cours d’une discussion sur les démocraties directe et représentative, mon interlocuteur m’a lancé «on devrait enseigner des cours de politique au secondaire, pas au cégep». C’est vrai que ça serait bien…

Cette remarque m’a fait pensé aux audiences des États généraux sur l’éducation en 1996. Il ne se passait pas une journée sans qu’un groupe ne veuille confier de nouveaux mandats à notre système d’éducation. On y a proposé entre autres :

  • des cours de philosophie (formons ces cerveaux au plus vite, même au primaire);
  • plus de cours en arts (il est important d’élargir les horizons de nos jeunes);
  • plus de cours en histoire (un peuple ne peut évoluer s’il ne sait pas d’où il vient);
  • plus de cours en géographie (il est inadmissible que nos jeunes ne connaissent pas le monde dans lequel il vivent);
  • plus de cours d’anglais (on ne peut réussir sa vie sans maîtriser l’anglais);
  • plus de français (nos jeunes ne savent plus parler ni écrire un français convenable);
  • plus de mathématiques (c’est la base pour toute science);
  • plus de sciences (tellement nécessaire à cette époque où prime l’économie du savoir)
  • plus d’éducation physique (les jeunes ne bougent plus assez et le taux d’obésité chez les jeunes augmente en flèche!);
  • et j’en passe…

Je confesse fonctionner de mémoire et avoir inventé le contenu des parenthèses… Je ne suis pas pour toujours citer des sources, mes billets auraient trop l’air de thèses de doctorat! Cela dit, ces propositions ont tous du sens, sauf que, si on les appliquait toutes, la semaine d’école aurait 70 heures!

Finalement, on a doublé le nombre de cours d’histoire, mais, maintenant on se plaint du contenu (pas à tort…)! On a de fait augmenté le nombre de cours d’anglais, mais on a fait face à une «pénurie» d’enseignants dans cette matière. On a aussi augmenté les heures consacrées au «matières de base», le français et les mathématiques, mais on a dû éliminer des cours d’économie familiale, d’initiation à la technologie, d’économie et de formation personnelle et sociale. Sitôt retirés, certains exigeaient leur retour!

Les motifs étaient tous bons encore une fois : des nutritionnistes, trouvant que les familles ne préparent plus assez leurs repas ont demandé le retour des cours d’économie familiale. Divers groupes demandent qu’on réintroduise (pas de farce plate!) les cours d’éducation sexuelle disparus (ou presque) depuis l’abolition du cours de formation personnelle et sociale. Les cours d’économie? C’est unanime, on veut qu’ils reviennent! Je crains toutefois la forme qu’ils auraient, car on parle plutôt de cours d’éducation financière… Quant aux cours d’initiation à la technologie, je n’ai pas trouvé de demande de retour, ce que je trouve ça triste… surtout parce que cela rompt la logique de mon billet!

Ce n’est pas fini…

Mais, on s’est affiné depuis les États généraux de 1996! On a même un parti politique qui voudrait ajouter des cours d’entreprenariat au secondaire (lui dit entrepreneurship, ça fait plus business…)!

Mais là, il semble qu’on ait poussé le bouchon un peu loin lorsque, profitant du désarroi d’une bonne partie de la population face à la hausse du nombre de noyades, la ministre Courchesne a annoncé que la formation Nager pour survivre conçu par la Société de sauvetage «pourrait être offerte à tous les élèves de 3e année d’ici deux à trois ans».

Un lecteur du Devoir a montré fort pertinemment que cette décision de la ministre semble étrangement électoraliste… Il ne dit pas cela (des commentateurs le font!), mais soulève de bon points qui vont dans ce sens, entre autres celui-ci :

«Si l’on regarde les statistiques, en ce qui concerne les individus de moins de 18 ans qui représentent moins de 13 % des noyades au Québec cette année, il s’agit dans les cinq cas d’enfants laissés sans surveillance par leurs parents, dont un qui s’est noyé dans son bain. Tous les jeunes qui se sont noyés cette année n’auraient même pas reçu cette formation à leur école puisqu’ils n’étaient pas d’âge scolaire.»

Il se demande aussi, me fournissant l’idée de l’image de ce billet, «Quelle sera la prochaine mission qu’on [l’école] lui confiera ? La sécurité routière pour les jeunes cyclistes ? Les cours de conduite automobile ?»

Dans le même sens, le professeur masqué ne croit pas que ce type de programme fasse vraiment partie du mandat de l’école. Il utilise fort habilement le concept derrière le proverbe africain tellement populaire ces temps-ci (et tellement pertinent) dans le domaine de l’éducation, «Ça prend un village pour élever un enfant.»

«Ce qu’il faut savoir, c’est que, dans un village africain, ce n’est pas l’école qui montre à nager aux enfants, mais bien des frères, des sœurs, des voisins.»

Et vlan!

Et alors…

Ça ne me dérange pas trop qu’on ajoute ou pas un programme de trois heures au curriculum du secondaire. Ce qui me dérange, c’est qu’on prenne cette décision à la va-vite, en profitant d’événements ponctuels, avec un motif électoraliste évident. Ce fut la même chose lorsque ce gouvernement a décidé d’offrir dans toutes les écoles du Québec des cours d’anglais intensif en dernière année du primaire (je sais, il y a plein d’autres motfs pour s’y opposer et je les partage!). On change les programmes selon la vague des lobbys et des événements, sans vision globale de l’éducation. Cela me fait penser à la marchandisation graduelle de l’enseignement universitaire. On y va à la pièce, secrètement, sans plan clair de ce qu’on veut de notre système d’éducation.

Pour moi pas de doute, nous sommes dus pour de nouveaux états généraux de l’éducation!

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19 commentaires leave one →
  1. Blink permalink
    19 juillet 2012 14 h 09 min

    Opportunisme électoral cette suggestion de cours de natation? Tu parles!

    Comme le fait remarquer le lecteur du devoir, la majorité des noyades touche des adultes.

    http://www.sauvetage.qc.ca/contenu-splash.asp?id=96

    Il y a comme une légère impression de déjà-vu dans cette proposition de la ministre. Pas la proposition elle-même, mais sa manière de « surfer » sur la peur du monde. Comme l’urgence de stopper les étudiants terroristes par une loi spéciale, comme le passage de la lettre de Karl Blackburn au DGE (« Souhaitons-nous revivre des événements comme ceux de Victoriaville? »).

    Ce n’est pas bien compliqué, le Parti Libéral semble baser sa campagne électorale sur la page frontispice du Journal de Montréal. Sont tellement petits les libéraux. Pas un autre 4 ans! Sacrez moi ça dehors!

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  2. Richard Langelier permalink
    19 juillet 2012 17 h 55 min

    Sur les tableaux intelligents qu’il y aura dans toutes les classes du Québec, on devrait mettre une chanson de Guy Béart, tous les jours. [1] Sur les tableaux intelligents de tous les clubs de l’Âge d’or (débutant à 60 ans), on pourrait mettre du Heavy Metal. Ainsi, il y aurait communication sans entraves à l’infini habermassienne entre les générations et nous vivrions la démocratie directe désirée dans le manifeste de la CLASSE.

    [1] Quand les élèves auront été bien studieux, on pourrait ajouter : « Pourquoi le monde est sans amour?» Si la CAQ prend le pouvoir, « Laissons l’avenir venir, qui vivra verra » serait de mise.

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  3. 19 juillet 2012 18 h 12 min

    @Blink

    «sa manière de “surfer” sur la peur du monde.»

    Donner moi un problème et je vais trouver une solution qui n’a rien à voir avec le problème, mais le peuple verra qu’on n’a pas peur de prendre des décisions rapidement, les deux mains sur le volant de badminton!

    @ Richard Langelier

    «nous vivrions la démocratie directe désirée dans le manifeste de la CLASSE.»

    😆

    Pas sûr que la démocratie directe par les membres des clubs de l’Âge d’or aboutirait à du Heavy Metal, ni que celle des écoliers favoriserait la diffusion de la musique de Guy Béart!

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  4. fem_progress permalink
    19 juillet 2012 20 h 41 min

    Et le rôle des parents là-dedans? J’ai emmené mes enfants au parc Forillon pour qu’ils voient la maison de leur ancêtre paternel. On est allés au fort Chambly. On regardait des émissions scientifiques, des documentaires ensemble. On leur achetait des livres de vulgarisation… on est allés au planétarium… vous avez compris.

    Bref, l’école ne peut pas TOUT faire. Ce n’est pas son rôle. Et puis, la journée d’école et l’année scolaire sont trop courtes. On n’est plus au temps de l’agriculture majoritaire!

    Le rôle des parents n’est pas seulement de mettre de la bouffe sur la table, de voir à ce que les enfants prennent leur bain! (Youhou, il y a — encore — une chose qui s’appelle les devoirs et l’étude à la maison aussi!).

    Au lieu de parquer les enfants devant des bandes dessinées tout le temps il y a peut-être moyen de jouer avec leur curiosité naturelle, non?

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  5. 19 juillet 2012 21 h 29 min

    Les parents aussi font partie du village!

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  6. 20 juillet 2012 1 h 17 min

    @fem_progress

    « Au lieu de parquer les enfants devant des bandes dessinées tout le temps »

    Vous seriez surprise de savoir ce qu’on peut y apprendre. D’où croyez-vous que provient le fameux « Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités » ? Si seulement nos élus avaient appris cette leçon du temps de leur jeunesse et continuaient de l’appliquer… 😉

    Certes, j’accorde moi aussi une certaine importance à l’encadrement parental bien que je crois que ce ne sont pas tous les parents qui sont aptes à remplir ce rôle, surtout s’ils sont eux-mêmes victimes d’une mauvaise éducation. Selon moi, c’est entre autre la raison pour laquelle les gens misent autant sur l’aspect éducatif de l’école ; on souhaite offrir la meilleure des chances à tous, peu importe le type de parent dont certains ont pu avoir la chance ou la malchance d’avoir.

    Au final, l’importance du village est beaucoup plus grande qu’on puisse l’imaginer. Cependant, je conçois mal comment, en dehors de l’école et des parents, un « voisin » aille la chance de contribuer de manière significative au développement d’un enfant qui n’est pas le sien. Notre société, au contraire du village africain, n’est-elle pas trop axée sur l’individualisme pour cela?

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  7. 20 juillet 2012 5 h 36 min

    @ pseudovirtuose

    «Notre société, au contraire du village africain, n’est-elle pas trop axée sur l’individualisme pour cela?»

    En milieu uirbain, c’est en effet souvent le cas, mais pas automatique!

    «je conçois mal comment, en dehors de l’école et des parents, un « voisin » aille la chance de contribuer de manière significative au développement d’un enfant qui n’est pas le sien.»

    Pas sûr… Et le concept repose plus sur une attitude générale que sur une contribution spécifique. Je pense par exemple au succès des campagnes contre le décrochage et à l’attitude des employeurs au Saguenay (milieu pourtant urbain). Ceux-ci (enfin un grand nombre) ont accepté de ne pas embaucher de jeunes durant les heures d’école. Ce genre d’attitude peut s’étendre à d’autres collaboration. Bon, à Montréal, c’est plus dur à organiser…

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  8. 20 juillet 2012 7 h 09 min

    Lettre du directeur général de la Société de sauvetage ce matin dans Le Devoir…

    Nager pour survivre – Des enfants qui se surestiment dans l’eau

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  9. 20 juillet 2012 7 h 38 min

    Youhou, il y a — encore — une chose qui s’appelle les devoirs et l’étude à la maison aussi!).
    Au lieu de parquer les enfants devant des bandes dessinées tout le temps il y a peut-être moyen de jouer avec leur curiosité naturelle, non?

    Fem_Progress a entièrement raison. Il arrive trop souvent que les parents abdiquent leur rôle, et parmi ceux qui abdiquent, bon nombre le font parce qu’ils ne savent pas mieux; de toute évidence, tous les parents ne sont pas aussi éveillés à la nécessité pour les parents d’inspirer leurs enfants et de les lancer sur la piste de la découverte intellectuelle.

    J’ai travaillé longtemps auprès d’enfants, ados, parents et intervenants sociaux; je ne vais pas ici « garrocher » des stats mais témoigner de ce que j’ai vu et perçu. Quand le parent est analphabète fonctionnel – ou analphabète tout court – on ne peut pas s’attendre à ce qu’il ait le réflexe de stimuler la curiosité intellectuelle des enfants.

    Quand le parent mono-parental part travailler et laisse les enfants soit à eux-mêmes, soit à un(e) conjoint(e) de passage (qui ne sera plus là dans 3 mois), on ne peut pas s’attendre à des miracles.

    Il y a une chose qu’on n’enseigne pas aux parents: la curiosité intellectuelle…

    Un frère de ma mère – déjà millionnaire quand moi j’avais 15 ans – s’était fait tout seul. D’apprenti, il était devenu proprio d’une imprimerie plus tard achetée à gros prix par Quebecor. Kossa donne, ça, Crisse, un cours classique? T’as pas besoin de t’ça pour gagner ta vie, Crisse!. Moi, je l’appelais mononc’ Crisse! Mon père – qui lisait presque TOUT ce que Montréal possédait de quotidiens, savait presque tout ce qu’il était possible de savoir, et il suscitait (à cet égard) mon admiration. Il n’avait pas besoin d’autre stimulus que celui-là… Alors moi, à 15 ans, je lisais 200 pages par jour, en plus du Devoir, de LaPresse, du Montreal Star et de la chronique de Jacques Beauchamp (JdeM ou Montréal-Matin, à l’époque?)

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  10. 20 juillet 2012 8 h 17 min

    @ papitibi

    «je ne vais pas ici “garrocher” des stats»

    C’est pourtant utile des stats, Cela permet entre autres d’évaluer si un comportement qu’on observe est répandu ou s’il s’agit d’un cas particulier. En tant que garrocheux de stats impénitent, je préfère qu’une anecdote illustre les stats plutôt qu’il serve de base à une évaluation. Notre gouvernement fédéral n’aime pas non plus les garrocheux de stats! Il a plutôt tendance à les faire taire ou à les mettre à pied… 😉

    «Il y a une chose qu’on n’enseigne pas aux parents: la curiosité intellectuelle…»

    Surtout si on ne leur a pas donné d’exemples ou de modèles quand ils étaient jeunes…

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  11. 20 juillet 2012 10 h 33 min

    L’école aussi c’est le village….Non les parents ne sont pas tous des universitaires stimulants pour leurs enfants, quand tu travailles à 10$ de l’heure dans une shop, des fois , c’est parce que ta curiosité intellectuelle était pas trop grande. Tu refiles pas à tes enfants ce que tu n’as pas! Ça sert à rien de blâmer les parents! L’école doit compenser un peu j’espère,ici, elle est le village! Ce que vous oubliez dans votre comparaison avec l’Afrique, c’est que l’école est souvent absente là-bas!

    D’ailleurs, on a déjà adressé la critique suivante à la reforme de l’éducation. Elle favoriserait plus qu’avant les enfants éduqués dans un milieu stimulant. Je suis sensible à cette critique qui, si elle est avérée, aiderait à accroître le fossé entre pauvres et riches.

    Je dois dire que moi-même, je n’ai pas été un très bon parent, mono-parentale toujours épuisée, parachutée pour mon travail dans une ville ou je ne connaissais personne, j’ai certainement manqué à mes devoirs!

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  12. 20 juillet 2012 10 h 58 min

    «Ce que vous oubliez dans votre comparaison avec l’Afrique, c’est que l’école est souvent absente là-bas!»

    En effet! Avec ce genre d’analogie, qui a tout de même ses qualités, on en oublie l’essentiel! Cela dit, un bon mélange des deux (pas d’école et tout à l’école) me semble une bonne piste.

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  13. 20 juillet 2012 14 h 15 min

    Ah! Et pour me faire aimer encore, en Afrique, c’est dans les familles qu’on apprend à nager, c’est pour ça que je n’ai jamais vu d’Africains en natation aux jeux Olympique! :mrgreen:

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  14. koval permalink*
    20 juillet 2012 15 h 44 min

    Darwin

    Je suis assez d’accord avec l’article que tu as mis à 7:09, dans la mesure ou le Québec est une nation qui comporte de nombreux plan d’eau et connaissant l’amour des Québécois pour l’amour des sport nautiques et enfin, considérant que les piscines poussent derrière les cours des maisons comme des champignon, des cours de sécurité dans l’eau sont tout à fait pertinents. L’idée est bonne selon moi, même si elle vient de l’infâme parti libéral.

    Comme parent, je n’ai pas toutes les connaissances qu’il faut des réflexes de sécurité à adopter dans l’eau, les experts en savent plus que moi.

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  15. 20 juillet 2012 16 h 48 min

    @koval

    «Je suis assez d’accord avec l’article…»

    Ce billet portait en premier lieu sur les demandes corporatistes de chagements au curriculum scolaire et aux attentes démesurées envore nos écoles. Je ne suis ni pour ni contre ce cours. Comme je l’ai dit dans le billet : «Ça ne me dérange pas trop qu’on ajoute ou pas un programme de trois heures au curriculum du secondaire.»

    «L’idée est bonne selon moi, même si elle vient de l’infâme parti libéral.»

    Ce qui me dérange, ce n’est pas que l’idée soit bonne ou pas. Je ne le sais pas, ne pouvant pas évaluer ce programme et n’ayant pas les compétences pour ce faire. Comme je l’ai écrit, «Ce qui me dérange, c’est qu’on prenne cette décision à la va-vite, en profitant d’événements ponctuels, avec un motif électoraliste évident.».

    Ce n’est pas pour rien que cette décision n’a pas été prise avant. Ça sent l’opportunisme à plein nez. Par ailleurs, les cours de natation sont ceux pour lesquels les jeunes du secondaire demandent le plus de dérogation, et rarement pour des motifs religieux, surtout par pudeur! J’imagine que la participation à ces trois heures serait facultative…

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  16. koval permalink*
    20 juillet 2012 16 h 53 min

    «Ça ne me dérange pas trop qu’on ajoute ou pas un programme de trois heures au curriculum du secondaire.»

    Secondaire? J’avais compris que c’était au primaire!

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  17. 20 juillet 2012 17 h 51 min

    «Secondaire? J’avais compris que c’était au primaire!»

    Oups, c’est moi qui avais mal compris! Ils auraient dû dire première année du deuxième cycle du primaire! 😉

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  18. kovale permalink*
    20 juillet 2012 21 h 23 min

    Darwin

    Le PQ aussi songe à des cours d’entrepreneuriat !

    Page 15, point b!

    http://pq.org/sites/default/files/programme2011.pdf

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  19. 20 juillet 2012 21 h 44 min

    Merci, je ne savais pas! Mais ça ne me surprend pas vraiment! On verra si ça reste dans leur plateforme.

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