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Le néolibéralisme (puisqu’il faut l’appeler par son nom)!

16 août 2012

Au cours des dernières semaines, La Presse a publié au moins quatre textes (un, deux, trois et quatre…) qui dénoncent ce que leurs auteurs considèrent comme des abus du terme «néolibéralisme». Le Devoir aussi a publié au moins une lettre allant dans le même sens.

En gros, tous les auteurs de ces lettres utilisent les mêmes arguments pour dénoncer cet «abus de langage», soit que la «grosse» taille de l’État québécois et la présence de programmes sociaux importants, surtout si on compare aux États-Unis, rendent ridicule la prétention que nous vivrions dans un État néolibéral.

Ces auteurs semblent oublier au moins deux choses. D’une part, ce n’est pas la taille de l’État qui caractérise la présence ou l’absence de néolibéralisme, mais bien ce que fait l’État! Wiki caractérise d’ailleurs le néolibéralisme par deux idées principales, soit «la dénonciation du développement excessif de l’État-providence dans les pays développés après 1945 et de l’accroissement des interventions publiques dans l’économie» et «la promotion de l’économie de marché au nom de la liberté de l’individu et de l’efficacité économique».

Presque tous les pays de la zone euro ont un État proportionnellement plus gros qu’au Québec et cela ne les a pas empêchés d’adopter des mesures d’austérité typiquement néolibérales! D’autre part, rarement prétend-on que le Québec est néolibéral, on dit plutôt que les partis politiques adoptent de plus en plus de politiques néolibérales qui réduisent l’impact de l’État-providence et misent de plus en plus sur les supposées «forces du marché». Bref, si le Québec n’est pas encore néolibéral, il s’y dirige graduellement.

Je vais présenter dans ce billet quelques exemples de politiques néolibérales, c’est-à-dire de politiques qui s’attaquent à l’État-providence ou qui glorifient l’économie de marché, qui ont été adoptées au cours des dernières années.

Réalignement néolibéral…

Il y a quelques années, on disait souvent que l’objectif des néolibéraux était d’affamer la bête (starve the beast), c’est-à-dire l’État, en période de croissance par des baisses d’impôts, ce que nous avons vécu de la deuxième moitié des années 1990 à aujourd’hui, puis de s’attaquer aux programmes sociaux en période de récession et à sa sortie. On a aussi vécu ça en partie (remplacement d’un fonctionnaire sur deux, baisses de budgets de la plupart des ministères, etc.), mais moins qu’ailleurs. Selon le tableau cansim 202-0704 de Statistique Canada, le pourcentage des revenus des ménages qui vont à l’impôt est tout de même passé de 21,6% en 1998 à 16,4 % en 2010, soit une baisse de 24 %. C’est quand même énorme!

Du côté des programmes sociaux, le même tableau de Statcan nous montre que la proportion des revenus des ménages qui provient de transferts gouvernementaux (aide sociale, assurance-emploi, pension de vieillesse, supplément de revenu garanti, etc.) est passé, lui, de 18,1 % en 1993 à 15,4 % en 2010 (baisse de 15 %) malgré le vieillissement de la population qui a fait augmenter les paiements de pension de vieillesse et de supplément de revenu garanti. Cette baisse résulte entre autres de réformes aux programmes d’assurance-emploi et d’aide sociale. Ce n’est bien sûr pas la disparition de l’État-providence, mais certainement son affaiblissement!

Mais cela n’est qu’un aspect du virage néolibéral…

Les néolibéraux sont maintenant plus subtils ou plutôt, plus ambitieux : ils veulent détourner l’État de ses fonctions traditionnelles pour qu’il devienne au service de l’oligarchie (ploutocratie, plutôt…) au pouvoir. D’où le remplacement des impôts progressifs par des tarifs régressifs – notamment en créant la contribution santé et en haussant les droits de scolarité et les tarifs de l’électricité et du transport en commun – et par des taxes tout aussi régressives, dont la taxe de vente du Québec (TVQ) qui est passée de 6,5 % en 1997 à 9,5 % en 2012, soit une hausse de 46 %. Ça aussi, c’est énorme!

On a en plus tellement diminué les impôts et autres contributions des entreprises qu’elles reçoivent maintenant plus en subventions et crédits d’impôt que ce qu’elles payent! Et cela ne tient pas compte de la multiplication des projets réalisés en «partenariats publics-privés», et de la forte augmentation de la sous-traitance (entre autres aux firmes de génie-conseil), deux sources de collusion et de corruption. Et je ne parle pas de la marchandisation de l’éducation, du «don» au privé de la filière éolienne et des ressources pétrolières et gazières, de la privatisation graduelle de notre système de santé, des contrats d’électricité négociés à perte avec les alumineries et autres entreprises, de la construction d’infrastructures pour les entreprises, et de bien d’autres extras… Ça commence à faire pas mal!

Et, parlant de terminologie, nos amis au pouvoir utilisent à profusion un langage tendancieux qu’on n’entendait pas il n’y a pas si longtemps et qui dénature le sens des mots et des expressions pour mieux vendre leurs projets néolibéraux. Pensons à la notion de «juste part» appliquée pour faire payer et pour endetter les pauvres et la classe moyenne, notamment les étudiants et étudiantes, à l’association entre les études et un investissement individuel, à la dénaturation du concept d’utilisateur-payeur qu’on réservait auparavant aux pollueurs, à la confusion entre une grève et un boycott… Et ça, c’est pour moi encore plus pernicieux que tout le reste, car ils tentent ainsi de rendre acceptable la destruction graduelle de notre État-providence et la hausse des inégalités!

Et alors…

Quelque part, ce soudain intérêt sur l’utilisation du terme «néolibéral» me réjouit. Il n’y a pas si longtemps, on avait l’air d’un révolutionnaire avec un couteau entre les dents lorsqu’on qualifiait notre système de capitaliste, ce qui n’est pourtant que lui donner le nom qu’il a. L’introduction du terme «néolibéralisme» s’est faite graduellement et est maintenant relativement bien acceptée, certainement trop bien pour les gardiens de la rectitude… néolibérale!

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30 commentaires leave one →
  1. Richard Langelier permalink
    17 août 2012 0 h 26 min

    Jean-Herman Guay et Luc Godbout ont sans doute raison de souligner que la prestation fiscale canadienne pour enfants améliore le sort des familles dont le revenu familial net est sous les 45 000 $ http://www.mamanpourlavie.com/gouvernement-et-vous/prestations/2282-prestation-fiscale-canadienne-pour-enfants-pfce.thtml .
    « Qui sait qu’en 2010, une famille avec deux jeunes enfants n’ayant aucun revenu de travail reçoit 25 400$ en transfert de l’État? C’est beaucoup plus qu’avant, car cette même famille aurait reçu 16 400$ dix ans plus tôt. Même en tenant compte de l’inflation, son pouvoir d’achat s’est accru considérablement. ». L’exclusion sociale dont elles sont victimes et le refus d’une meilleure organisation du travail qui permettrait à chaque personne en âge de travailler de le faire selon ses goûts et aptitudes ne les préoccupent pas.

    Le cycle infernal de la pauvreté des personnes seules, itinérantes alors qu’un déplacement d’une partie des gains de productivité du secteur marchand de l’économie permettrait de financer des programmes pour améliorer leur sort par une participation à la société ne les inquiète pas, non plus.

    Leur description par quintiles de revenus (des contribuables?) laisse à désirer, c’est le moins qu’on puisse dire. Ils passent sous silence les crédits d’impôt par les fiducies de charité, comme la Fondation Chagnon, la dissolution du politique lors des sommets socio-économiques décidés lors d’un souper entre Lucien Bouchard, Jean Coutu et André Bérard.

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  2. 17 août 2012 5 h 23 min

    «Jean-Herman Guay et Luc Godbout ont sans doute raison de souligner que la prestation fiscale canadienne pour enfants améliore le sort des familles dont le revenu familial net est sous les 45 000 $»

    J’aurais aimé qu’ils mentionnent leurs sources. Certaines de leurs comparaisons partent de 1999, d’autres de 2001. J’aimerais voir si ce choix d’années est significatif. Ils parlent des familles, mais des personnes seules, dont le nombre a augmenté énormément. Et, ils essaieront d’arriver avec 25 400$ et deux enfants…

    «Leur description par quintiles de revenus (des contribuables?) laisse à désirer»

    Tout à fait! Mais c’est ainsi que sont diffusées les données de l’Enquête sur la dynamique des ménages. La taille des familles change avec le temps ce qui rend les comparaisons délicates.

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  3. koval permalink*
    17 août 2012 8 h 07 min

    Très bon rappel de faits!

    Darwin, quand tu dis que l’impôt est passée de 21,6% en 1998 à 15,8 % en 2009, il s’agit de quel impôt? Provincial?

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  4. 17 août 2012 8 h 28 min

    Non, total. Il s’agit du % des revenus totaux (revenus de marché plus transferts) des ménages qui sont payés en impôts.

    «Le revenu après impôt correspond au total du revenu du marché et des transferts gouvernementaux, moins l’impôt sur le revenu. Le revenu du marché comprend les gains, les revenus de régimes de retraite privés, les revenus d’investissements et les revenus d’autres sources.»

    http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/120618/dq120618b-fra.htm

    Je viens de voir que les données 2010 sont sorties. J’ai mis à jour le billet avec les données plus récentes. Cela ne change pas grand chose.

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  5. 17 août 2012 12 h 37 min

    Sans prétendre être complètement d’accord, c’est la première fois que je peux lire une définition cohérente du néo-libéralisme, un terme que j’utilisais le moins possible jusqu’à maintenant. Je vais devoir rééditer un de mes vieux billets.

    « D’une part, ce n’est pas la taille de l’État qui caractérise la présence ou l’absence de néolibéralisme, mais bien ce que fait l’État! »

    « Presque tous les pays de la zone euro ont un État proportionnellement plus gros qu’au Québec et cela ne les a pas empêchés d’adopter des mesures d’austérité typiquement néolibérales!  »

    Voilà! Plus souvent qu’autrement, les mesures d’austérité sont en fait des mesures d’autorité.

    J’irais plus loin que ça personnellement. J’estime que les néo-libéraux vous font croire qu’ils aiment le libre-marché, mais dans le fond, ça ne les intéresse pas vraiment, sauf comme prétexte pour vendre leur camelote.

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  6. 17 août 2012 13 h 29 min

    «J’estime que les néo-libéraux vous font croire qu’ils aiment le libre-marché, mais dans le fond, ça ne les intéresse pas vraiment, sauf comme prétexte pour vendre leur camelote.»

    C’est clair. En outre, la définition du néolibéralisme de wiki parle de «dénonciation (…) de l’accroissement des interventions publiques dans l’économie», tandis qu’ils sont maintenant les premiers à les demander (en autant qu’ils en bénéficient), comme je le montre dans ce billet!

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  7. 17 août 2012 14 h 00 min

    Très bon billet! J’avais justement pensé écrire sur le sujet après avoir complété ma publication sur les propos sexistes de François Legault. ( En supposant que je me décide à la terminer un jour, misère… )

    D’ailleurs, les vierges offensées qui souhaitent dénoncer l’abus du terme « néolibéralisme » s’imagine pour la plupart qu’une augmentation des dépenses publiques sous une gouvernance libérale signifie nécessairement un accroissement de l’État-providence. Or, comme vous l’avez dit : « Les néolibéraux sont maintenant plus subtils ou plutôt, plus ambitieux : ils veulent détourner l’État de ses fonctions traditionnelles pour qu’il devienne au service de l’oligarchie (ploutocratie, plutôt…) au pouvoir. » Ainsi, en plus des données dont vous nous avez déjà fait part dans votre billet, j’aurais quelques chiffres supplémentaires à partager :

    Au Québec, entre 2004 et 2010, la portion du PIB réel attribuable aux « dépenses courantes nettes des administrations publiques* en biens et services » est passée d’environ 22,0% à 22,9% ; une augmentation d’environ 4,1%. C’est assez peu en considérant la crise économique et le vieillissement de la population.

    Étrangement, durant la même période, les coûts de la « formation brute de capital fixe des administrations publiques » sont passés d’environ 3,1% à 5,0% en fonction du PIB réel soit une augmentation d’environ 61,3%! Le montant réel des coûts a quant à lui quasiment doublé en passant de 7 743 millions à 13 821 millions (en dollars constants de 2002). En comparaison, le montant des coûts de la « formation brute de capital fixe des entreprises » n’a augmenté que d’environ 8,3%.

    En cherchant une définition plus approfondie des termes « formation brute de capital fixe », je suis tombé sur cet extrait de Statscan concernant les ouvrages non résidentiels du secteur public : « Les dépenses en ouvrages de génie sont calculées pour les autoroutes, les ponts, […] Les coûts des matériaux (achats d’asphalte en mètres cubes multipliés par le prix selon l’indice des prix des produits industriels (IPPI) de l’asphalte) et les coûts de main-d’œuvre basés sur la rémunération dans l’industrie de la construction des autoroutes, rues et ponts tirés de l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures (EERH) constituent l’estimateur pour les autoroutes. »

    Immédiatement, il me vient en tête certaines firmes de génie-conseil, certains scandales dans le milieu de la construction… On voit dorénavant où semble aller l’argent des contribuables et ça n’a rien à voir avec les programmes sociaux. On a affaire à une vrai ploutocratie où les coûts des infrastructures semblent être artificiellement gonflés afin de vampiriser les fonds publics!

    Néolibéralisme? Certainement!

    Sources:
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/compt_econm/cea2_3.htm
    http://www.statcan.gc.ca/pub/13-017-x/2008001/themes/ch09/5213373-fra.htm

    *Les dépenses des administrations publiques incluent celles des administrations fédérales, provinciales et locales.

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  8. Yves permalink
    17 août 2012 14 h 54 min

    @ pseudovirtuose.

    «J’avais justement pensé écrire sur le sujet«

    C’est fait! 😉

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  9. 17 août 2012 15 h 28 min

    @ pseudovirtuose

    Un mot tout d’abord sur les sources : quand on veut calculer la part relative des éléments du PIB, il est toujours préférable d’utiliser les données en dollars courants. En effet, on peut lire en note au tableau que vous avez utilisé(tableau 2.3) : «Nouvelle méthode officielle de déflation : la somme des parties diffère des totaux. Voir l’annexe 2 pour plus de détails.». Comme la somme des parties diffère du total, il est certain que la somme des % de ces parties ne correspond pas non plus au total. Et, cela donne des résultats passablement différents.

    «Au Québec, entre 2004 et 2010, la portion du PIB réel attribuable aux « dépenses courantes nettes des administrations publiques* en biens et services » est passée d’environ 22,0% à 22,9%»

    En utilisant les données du tableau 2.2 et du tableau 2 des comptes trimestriels pour 2011, on obtient plutôt «de 21,9 % à 23,8 %» (23,5 % en 2011, mais 26,5 % en 1992 (cansim 384-0002), année de récession, il faut le préciser, mais avec beaucoup moins de personnes âgées. L’augmentation passe de 4,1 % à 8,7 %, augmentation bien petite en effet compte tenu des effets de la récession et du vieillissement de la population.

    «les coûts de la « formation brute de capital fixe des administrations publiques » sont passés d’environ 3,1% à 5,0% en fonction du PIB réel soit une augmentation d’environ 61,3%»

    Avec les autres données, cela change cette fois très peu, soit de 3,0 % à 5,0 % (4,9 % en 2011).

    Cela dit, vos observations sont très justes.

    «Immédiatement, il me vient en tête certaines firmes de génie-conseil, certains scandales dans le milieu de la construction…»

    En effet, c’est ce que je mentionnais aussi dans mon billet.

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  10. 17 août 2012 15 h 46 min

    @Darwin

    « quand on veut calculer la part relative des éléments du PIB, il est toujours préférable d’utiliser les données en dollars courants. »

    Merci pour cette précision et pour les autres correctifs.

    « Cela dit, vos observations sont très justes. »

    Content de savoir que je ne me suis pas trop enfargé dans les statistiques.

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  11. 17 août 2012 16 h 55 min

    «il est toujours préférable d’utiliser les données en dollars courants»

    La raison est qu’il y a plusieurs formes d’inflations qui sont comprises dans le PIB. J’en parlerai davantage dans ma série sur l’inflation… mais disons simplement que le PIB est influencé non seulement par les prix à la consommation (ce qu’on appelle couramment l’inflation), mais aussi par les prix industriels et quelques autres. Si on n’utilise que l’IPC (indice des prix à la consommation), on fausse les données. Pour des comparaisons dans le temps, ce sont les données en dollars enchaînés (chaînes de Fisher) qu’il faut prendre… Bref, chaque type de donnée a son utilité, mais aucune ne sert à tout!

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  12. 20 août 2012 2 h 39 min

    Au débat de ce soir, Jean Charest s’est vanté d’avoir davantage investi dans les infrastructures, celles-ci apparemment « sous-financées » (un peu comme nos universités, quoi!), comparativement à tous les autres gouvernements avant lui, incluant les précédents libéraux. Pfff! J’avais l’impression qu’un conseiller politique du PLQ était passé par Jeanne Émard. 😉

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  13. 20 août 2012 2 h 53 min

    «J’avais l’impression qu’un conseiller politique du PLQ était passé par Jeanne Émard.»

    Celle-là, je ne suis pas certain de la comprendre…

    Et vous n’avez pas répondu à ma question! (phrase la plus souvent mentionnée durant le débat…).

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  14. 20 août 2012 16 h 43 min

    « Celle-là, je ne suis pas certain de la comprendre… »

    Je faisais référence à mon commentaire sur la part relative du PIB occupée par « la formation brute du capital fixe des administrations publiques » et son augmentation fulgurante depuis l’arrivée des libéraux en 2003.

    C’est comme si Jean Charest tentait de justifier cette augmentation démesurée par le fait que les précédents gouvernements auraient sous-investi dans les infrastructures.

    « Et vous n’avez pas répondu à ma question! (phrase la plus souvent mentionnée durant le débat…). »

    En fait, je croyais vous avoir déjà fait part de mon opinion à ce sujet. Je vais voter PQ cette fois-ci car je crois qu’il vaut mieux tenter de rallier les gens souverainistes que de rallier les gauchistes. Certains sont prêts à mettre un moratoire sur la question nationale pour traiter de l’axe gauche-droite; personnellement, je ferais plutôt exactement l’inverse.

    Je sais parfaitement que Qs a déjà prévu tenir une assemblée constituante sur la souveraineté dès leur premier mandat. Cependant, je vois mal comment des souverainistes convaincus mais aux tendances plutôt conservatrices tels que M. Bock-Côté pourraient décider de donner leurs votes à Qs.

    J’ai beau être gauchiste, la souveraineté reste primordiale et tout aussi urgente à réaliser, sinon plus, que n’importe quel autre projet de société.

    Mais bon, après le 4 septembre prochain, je pourrais bien changer d’avis en cours de route. 😉

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  15. koval permalink*
    20 août 2012 17 h 04 min

    Pseudo virtuose

    Quand le PQ aura rallié tous les Bock-Coté, Djemila et Drouin de ce monde, ben il s’écroulera….et j’applaudirai!

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  16. 20 août 2012 17 h 42 min

    @ pseudovirtuose

    «C’est comme si Jean Charest tentait de justifier cette augmentation démesurée par le fait que les précédents gouvernements auraient sous-investi dans les infrastructures.»

    C’est en partie ce que je pense. Mais, ce n’est qu’une partie de la hausse (que je ne tenterai pas d’estimer, faute de données).

    «En fait, je croyais vous avoir déjà fait part de mon opinion à ce sujet.»

    Ok, j’avais lu trop vite votre comm précédent «la plus grande partie des indécis de gauche/souverainiste iront trouver refuge chez Qs». Le mot indécis n’avait pas suffisamment attiré mon attention. Vous n’êtes pas indécis, bien sûr!

    «Cependant, je vois mal comment des souverainistes convaincus mais aux tendances plutôt conservatrices tels que M. Bock-Côté pourraient décider de donner leurs votes à Qs.»

    Moi non plus! Mais, appuie-t-il seulement le PQ?

    @ koval

    «Quand le PQ aura rallié tous les Bock-Coté, Djemila et Drouin de ce monde, ben il s’écroulera….et j’applaudirai!»

    On verra… Pour moi, il ne ferait que changer un peu. Il attirera malheureusement toujours des gauchistes qui sont prêt à se boucher le nez pour la cause… sauf si on changeait le mode de scrutin (sujet que Mme David a superbement bien amené, Mme Marois cherchait ses mots!)!

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  17. koval permalink*
    21 août 2012 10 h 50 min

    Tiens, nos lumières de Sherbrooke récidivent!

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article11315#.UDOP09WMj9g.facebook

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  18. 21 août 2012 11 h 35 min

    «Tiens, nos lumières de Sherbrooke récidivent!»

    Je ne comprends pas. Éric Martin et Julia Posca commentent dans cet article le même texte des «lumières de Sherbrooke» que j’ai critiqué dans ce billet (avec trois autres textes du même genre).

    Cela dit, merci, j’allais moi-même mettre un lien vers ce texte. Même s’il ne mentionne pas le transfert des dépenses en services publics vers l’aide et le financement du secteur privé, la démonstration des autres aspects du néolibéralisme et de l’absence de lien entre la taille de l’État et la présence de néolibéralisme est éloquente et brillante.

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  19. koval permalink*
    21 août 2012 12 h 07 min

    Oups! Je n’avais pas lu tous les liens que tu as mis!

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  20. 21 août 2012 12 h 35 min

    Hahaha!

    Ce texte s’attarde plus sur les aspects micro du néolibéralisme et le mien davantage sur les aspects macro. Ils sont donc complémentaires!

    Pour le commenter, on peut aller sur le blogue de l’IRIS qui l’a publié dans une version plus longue et plus complète :

    http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/

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  21. 21 août 2012 15 h 20 min

    « Vous n’êtes pas indécis, bien sûr! »

    À cour terme, je suis sûr de ma décision; j’ai tout de même encore ma carte de membre. À long terme, soit le lendemain du 4 septembre, il est probable que j’obtienne la carte d’un autre parti.

    « Mais, appuie-t-il seulement le PQ? »

    Après avoir consulté plusieurs de ses chroniques et lu une bonne dizaine de ses commentaires Facebook, je crois bien que son vote ira au PQ.

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  22. 21 août 2012 17 h 21 min

    «je crois bien que son vote ira au PQ.»

    C’est fort possible!

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  23. 22 août 2012 17 h 12 min

    En effet!

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  24. 26 août 2012 2 h 07 min

    « dont la taxe de vente du Québec (TVQ) qui est passée de 6,5 % en 1997 à 9,5 % en 2012, soit une hausse de 46 %. »

    Diriez-vous que l’augmentation de cette taxe est nocive pour l’économie québécoise? Ce que je constate principalement, c’est une diminution du pouvoir d’achat et cette perte est d’autant plus importante chez les gens à plus faibles revenus en raison de la propension marginale à consommer. Toutefois, je me demande les impacts à long terme que pourrait avoir l’augmentation d’une taxe de vente sur la croissance, l’emploi, la dette, etc.

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  25. 26 août 2012 3 h 32 min

    «Diriez-vous que l’augmentation de cette taxe est nocive pour l’économie québécoise?»

    Oui!

    «cette perte est d’autant plus importante chez les gens à plus faibles revenus en raison de la propension marginale à consommer»

    Exact.

    « impacts à long terme que pourrait avoir l’augmentation d’une taxe de vente sur la croissance, l’emploi, la dette, etc.»

    Ouf! Trop d’éléments dans cette question!

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  26. 26 août 2012 17 h 59 min

    « Ouf! Trop d’éléments dans cette question! »

    Dans ce cas, auriez-vous un lien à me recommander? Peut-être un de vos prédécents billets?

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  27. 26 août 2012 18 h 23 min

    Pas vraiment. C’est sûr qu’une taxe plus élevée restreint les dépenses des ménages, donc l’emploi. Mais l’impact est essentiellement la première année (à moins qu’on compare son maintien à ce qui se passerait s’il baissait à son niveau initial). Comme cela apporte des sous, normalement cela est positif à la baisse.

    En fait, l’analyse la plus intéressante est de comparer les effets d’une hausse de taxe par rapport à une hausse des impôts qui apporte le même montant (ou avec une hausse de l’impôt des entreprises ou toute autre moyen de financement). Et là les avis son partagés. Et le verdict dépend aussi si on favorise davantage l’efficience ou l’équité, ou l’inverse. C’est une question de base en fiscalité…

    Ensuite, il y a la question d’une taxe unique (comme la TVQ) avec une taxe variable (plus élevée sur certains biens, ce que je favoriserais.

    Le seul billet qui me vient en tête est celui-là. Mais je ne suis pas certain qu’il porte vraiment sur ce que vous voulez savoir… Mais ça montre la complexité de la chose et les pièges à éviter…

    https://jeanneemard.wordpress.com/2011/08/20/la-tps-et-la-tvq%C2%A0-des-taxes-progressives/

    Et celui-là, plus court :

    https://jeanneemard.wordpress.com/2012/02/25/jeanne-express-les-economistes-eminents/

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  28. 23 septembre 2012 23 h 55 min

    « Et le verdict dépend aussi si on favorise davantage l’efficience ou l’équité, ou l’inverse. C’est une question de base en fiscalité… »

    À ce propos, ce rapport de l’UdS propose qu’un ratio « taxe sur la consommation/impôt sur les revenus » plus élevé issu d’un pays x favorise la croissance économique de ce même pays. Je dois toutefois avouer que je suis loin d’être convaincu ; le graphique de la page 6 propose un indice de corrélation assez faible pour en arriver à une conclusion fiable selon moi. Pour le reste, je dois avouer que mon savoir lié à l’économétrie en est encore au stade embryonnaire et ne me permet donc pas d’en faire une analyse éclairée.

    http://www.usherbrooke.ca/chaire-fiscalite/fileadmin/sites/chaire-fiscalite/documents/Taxes_a_la_consommation/Presentation-Asrseneau-Dao-Croissance-18mars2011.pdf

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  29. 24 septembre 2012 5 h 40 min

    «le graphique de la page 6 propose un indice de corrélation assez faible pour en arriver à une conclusion fiable selon moi»

    Tout à fait d’accord. Et la relation elle-même (pente de la courbe) est minime.

    Je me méfie personnellement de tout document produit avec une banque, surtout quand le document appuie une baisse des taxes sur le capital! Et aussi de certains documents de l’UdeS… même s’ils en produisent aussi des excellents. Bref, je suis parano, je me méfie de tout! 😉

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