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La présidente et la compréhension…

4 octobre 2012

«Le gouvernement ne comprend pas l’impact économique de ses décisions, résume celle qui est porte-parole de 60 000 entreprises et de 150 000 gens d’affaires. On ne pourra pas l’aider s’il n’ouvre pas rapidement les canaux de communication avec les milieux d’affaires.»

C’est Françoise Bertrand, présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui s’exprime ainsi. Je suis encore abasourdi face à la prétention de cette dame. Elle ne considère pas qu’il y a un débat entre ceux qui désirent que les riches fassent leur juste part et les membres qu’elle représente. Elle possède la vérité, comprend parfaitement l’impact économique de ces hausses, ne veut pas en discuter avec le gouvernement, mais bien l’aider à comprendre… Si les porte-parole du mouvement étudiant avaient manifesté (…) le centième de l’arrogance qu’elle affiche, ils se seraient faits écorcher sur la place publique. Bon, même sans faire cela, ils se sont faits maganer pas mal… Mais elle? Rien, nos médias rapportent ses déclarations avec révérence.

«Il faut comprendre aussi qu’il y a beaucoup d’entrepreneurs qui se payent seulement en dividendes, c’est-à-dire seulement quand leur compagnie fait des profits.»

Pourquoi ne se versent-il pas un salaire dans ce cas, salaire qui serait déductible des profits de leur entreprise? Pour payer moins d’impôt! Voilà ce qui arrive quand on offre un traitement de faveur à un groupe ou à un type de revenu, ça devient un droit acquis et ceux qui en bénéficient défendront leur privilège jusqu’au bout, quitte à vanter l’immobilisme qu’ils vilipendent quand ça fait leur affaire!

Sans nier un certain mouvement de mécontentement, on peut se demander quelle est l’ampleur réelle de ce mouvement de protestation. D’un côté, la FCCQ et La Presse (entre autres) tentent de nous convaincre que la situation est critique, que le Québec va connaître un exode de ses riches. C’est tellement grave que La Presse présentait cette semaine des témoignages concrets sur les intentions de riches Québécois de déménager en Ontario. Elle citait par exemple une courtière en immeuble de Lancaster, ville ontarienne située à 10 kilomètres de la frontière du Québec et de l’Ontario : «J’ai eu quatre courriels seulement ce matin.» Pas pour acheter une maison, mais pour s’informer… Hououou…. quatre courriels, ça fait réfléchir!

De l’autre côté, Le Devoir publiait aussi cette semaine une lettre d’un entrepreneur pas du tout d’accord avec la présidente de la FCCQ (je vous invite à lire toute cette lettre, elle en vaut la peine!) :

«Il va de soi que je ne partage pas cette analyse et que je suis en parfait désaccord avec les propos de ces dirigeants. Et je ne suis pas le seul, mais trop de gens d’affaires se taisent.»

Tiens dont! Il y a donc des carrés de différentes couleurs chez les patrons aussi!

Que faire?

Plutôt que de me casser la tête à composer une réplique, je vais faire le paresseux et laisser la parole à Gilles Bourque, responsable du blogue Oikos, qui a très bien exprimé ma pensée plus tôt cette semaine :

«(…) je souhaite sincèrement que le gouvernement va refuser de façon catégorique de se soumettre aux jérémiades de la Fédération des Chambres de commerce du Québec qui, sous le couvert de menaces, veut faire entendre ses réclamations sur ces engagements électoraux du PQ. Le gouvernement qui vient de sortir des urnes n’a pas à inviter les groupes d’intérêt, et encore moins ce groupe de réactionnaires des chambres de commerce, pour discuter de la réalisation de son programme. Cette organisation extrémiste, qui sanctionne systématiquement les pratiques les plus irresponsables du patronat, ne devrait pas avoir un accès privilégié au gouvernement comme elle l’a eu avec Charest. Lorsque viendra le temps pour le gouvernement de consulter les organisations représentatives des grands acteurs économiques, dans une perspective de concertation (pour laquelle je suis un partisan), il invitera les organisations patronales légitimes, comme celles du mouvement syndical et des autres mouvements sociaux.»

Quelle position pondérée!

Et alors…

On a observé au cours des dernières années une hausse importante des inégalités. On a diminué les impôts des plus riches pour augmenter les taxes et les tarifs payés davantage par les plus pauvres et la classe moyenne. La proposition du PQ est dans ce contexte une bouffée d’air frais après tant d’années d’air rance.

Un débat semblable se déroule aux États-Unis. Là aussi, les nantis se défendent avec acharnement pour conserver leurs privilèges. Ils voudraient voir leurs impôts encore diminuer, le zéro absolu semblant leur objectif ultime, quitte à détruire le peu de programmes sociaux offerts par ce pays. Mais, comme ici, il y a encore des voix pour s’opposer à cette avidité sans fin. Je terminerai donc ce billet avec une citation de Joseph Stiglitz tirée d’un article récent qui ne parle pas de juste part, comme ici, mais de part équitable! Un autre article à lire en entier!

«Les politiciens conservateurs aux États-Unis sous-estiment l’importance de l’éducation, de la technologie et de l’infrastructure financées par l’État. Les économies dans lesquelles le gouvernement fournit ces biens publics fonctionnent beaucoup mieux que celles dans lesquelles le gouvernement n’en fournit pas.

Mais les biens publics doivent être payés, et il est impératif que chacun paie sa part équitable. Bien qu’il puisse y avoir des discussions sur ce que cela implique, ceux qui sont au sommet de la distribution des revenus et paient 15% de leur revenu déclaré (l’argent qui s’accumule aux Îles Caïmans et dans d’autres paradis fiscaux ne peut pas être déclaré aux autorités des États-Unis) ne paient clairement pas leur part équitable.»

L’avidité n’a pas de frontière!

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20 commentaires leave one →
  1. Mathieu Lemée permalink
    4 octobre 2012 6 h 33 min

    C’est vraiment pathétique de voir à quel point les membres de la FCCQ et du Conseil du Patronat sont déconnectés des réalités. Et dire qu’il y aura des imbéciles qui vont les croire sur parole!…

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  2. Mathieu Lemée permalink
    4 octobre 2012 6 h 55 min

    Pascal Henrard a publié un billet de blogue assez ironique sur le sujet de la menace d’exode des riches, pauvres « miséreux ». http://urbania.ca/blog/3440/quitter-le-quebec

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  3. 4 octobre 2012 7 h 17 min

    Le concept de démocratie n’a pas vraiment sa place dans la direction d’une entreprise!

    On devient plus porté a prendre des décisions… et à les ordonner!

    Par la force des choses, le sentiment d’élitisme se développe fortement….

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  4. 4 octobre 2012 7 h 20 min

    @ Mathieu Lemée

    «Pascal Henrard a publié un billet de blogue assez ironique sur le sujet de la menace d’exode des riches«

    Merci, je ne l’avais pas lu!

    «Par la force des choses, le sentiment d’élitisme se développe fortement….»

    Ben oui, on va expliquer au gouvernement ce qu’il ne comprend pas et que ceux qui ne sont pas d’accord avec nous se taisent, cette gang de minus…

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  5. 4 octobre 2012 10 h 29 min

    Le coup de la Brinks 2.0

    C’est Bachand qui a lancé le bal en disant qu’il avait entendu des gens lui dire qu’ils avaient entendu parler de gens qui parlaient de partir pour protéger leurs billes.

    Bon. S’il y a des gens riches qui refusent de partager leurs richesses, alors qu’ils s’exilent.

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  6. 4 octobre 2012 12 h 27 min

    «Le coup de la Brinks 2.0»

    Ça ressemble en effet à ça! Quoiqu’il est fort probable que quelques personnes le fassent, mais jamais avec l’ampleur qu’on essaie de nous présenter!

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  7. 4 octobre 2012 12 h 35 min

    Et comme le disait si bien Henrard dans son billet ce matin et vous même Darwin dans des billets antérieurs, non seulement ces départs des riches n’aura pas l’ampleur que les médias leur donnent exagérément, mais en plus, ces départs ont souvent rien à voir avec une hausse des impôts ou l’ajout de paliers d’imposition. En effet, malgré l’allègement fiscal qu’ils ont obtenu depuis plusieurs années et sous le règne des Libéraux, ils s’en trouvent toujours des riches et des entreprises pour quitter le Québec quand même.

    C’est comme cette corrélation boiteuse faite par les libertariens, qui affirment haut et fort que si les entreprises se délocalisent, c’est à cause qu’il y a trop de syndicats au Québec, alors qu’aucune donnée ne vient appuyé ladite corrélation.

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  8. 4 octobre 2012 15 h 17 min

    «ces départs ont souvent rien à voir avec une hausse des impôts ou l’ajout de paliers d’imposition»

    Ils peuvent en effet avoir une foule de motifs. Récemment, j’en ai entendu un qui voulait réaliser son plan d’expansion à Toronto en raison de l’intention du gouvernement d’étendre la Loi 101 aux entreprises de 10 employés et plus…

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  9. Blink permalink
    4 octobre 2012 15 h 43 min

    « Si tu ne veux pas aider, au moins essaie de ne pas nuire ». C’est en gros ce que je dirais aux entreprises et aux particuliers qui ne veulent pas faire leur « part équitable » (j’adore cette expression pleine de justesse) et qui paniquent pour pas grand chose.

    Et au lieu de prêcher pour sa paroisse de manière aussi condescendante, la FCCQ (dont le jupon dépasse tant qu’on dirait la traîne de la robe de mariée au complet), devrait se taire. Est-ce que les gens d’affaire ont tant besoin qu’un organisme qui les chapeaute affiche une position aussi fermée et alarmiste sur la place publique. Les entreprises n’ont pas besoin de la FCCQ pour faire des affaires (ou si peu). Par contre, la FCCQ n’existerait pas sans les entreprises.

    J’ai bien aimé la lettre du chef d’entreprise dans le Devoir. Surtout cette partie:

    « Des raisons démocratiques : ces dirigeants doivent accepter le verdict démocratique des Québécois ayant choisi le Parti québécois pour les gouverner, même s’il est minoritaire, et faire le constat que les mesures, dont ils veulent débattre, faisaient partie intégrante de la plateforme électorale du parti. »

    Mme Bertrand, la FCCQ et le Conseil du Patronat réagissent comme des gens frustrés d’avoir perdu leurs élections (et les amis qui partageaient leur idéal néolibéraliste par le fait même). Z’auraient fait quoi si QS avait pris le pouvoir? Ils auraient annoncé l’arrivée imminente de l’armée canadienne? 😆

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  10. 4 octobre 2012 20 h 13 min

    «Ils auraient annoncé l’arrivée imminente de l’armée canadienne?»

    Minimum!

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  11. 4 octobre 2012 20 h 50 min

    Une chambre de commerce, comme son nom l’indique, est là pour vendre, et plus particulièrement pour se vendre. C’est la chambre de l’opportuniste….

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  12. koval permalink*
    4 octobre 2012 21 h 13 min

    Deuxième balle pour Marois et son simili gouv de centre gauche….

    http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201210/03/01-4579780-impot-marceau-recule-sur-les-gains-de-capital.php

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  13. Yves permalink
    4 octobre 2012 21 h 47 min

    Vous n’avez pas fini d’être déçus du PQ.

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  14. 4 octobre 2012 22 h 04 min

    J’ai lu tantôt que le PQ ne dira que la semaine prochaine ce qu’il proposera. J’ai déjà commencé à accumuler des sources pour accompagner un texte sur ce qu’ils décideront…

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  15. Le professionnel permalink
    6 octobre 2012 9 h 26 min

    @Darwin

    « Pourquoi ne se versent-il pas un salaire dans ce cas, salaire qui serait déductible des profits de leur entreprise? Pour payer moins d’impôt! »

    Parce que de nombreux petits entrepreneurs ne peuvent se permettre de se payer un salaire. L’argent restant dans les coffres sert de fond de roulement, pour le salaire de ses employés et autres dépenses. Le dirigeant prend ce qu’il reste en fin de trimestre ou pire d’année… Ça, c’est la réalité de plusieurs dont l’argent ne tombe pas du ciel.

    Salutations

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  16. 6 octobre 2012 9 h 44 min

    @ Le professionnel

    «Le dirigeant prend ce qu’il reste en fin de trimestre ou pire d’année…»

    Ça demeure un choix fiscal. Il pourrait bien se verser un salaire et le faire varier, ou encore réinvestir avec ce salaire si le besoin est. Et, si son revenu est si faible, il ne paiera pas beaucoup d’impôt!

    Cela règlerait aussi le sophisme de la double imposition des dividendes : le salaire, lui est déductible des frais de l’entreprise. Je le répète, il préfère la double imposition parce que c’est avantageux. Actuellement, de nombreux médecins changent le statut de leur clinique pour cette raison, car la Loi leur permet depuis peu.

    De toute façon, j’aimerais bien qu’on me dise quel est le pourcentage des dividendes qui sont versés à de petits entrepreneurs. Ce que je sais, c’est que les données fiscales de 2009 nous montrent que 38 % des dividendes sont versés à des contribuables qui gagnent 250 000 $ et plus par année (0,57 % des contribuables et qui gagnent 8 % des revenus, soit un ratio (% de gains en dividendes/% des revenus) de près de 5, et que 63 % des dividendes sont obtenus par des contribuables qui gagnent 100 000 $ et plus par année (4,1 % des contribuables qui gagnent 21 % des revenus).

    Bref, le petit entrepreneur pénalisé ne semble pas représenter une très grande proportion de ceux qui reçoivent des dividendes.

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  17. Le professionnel permalink
    6 octobre 2012 10 h 40 min

    Je doute qu’on puisse appeler « un choix fiscal » le fait de laisser un encaisse suffisant dans l’entreprise pour payer les salaires et dépenses.

    Il est probablement exact que les petits entrepreneurs, le Québec étant le royaume de la PME, ne reçoivent pas beaucoup de dividendes, sur la valeur totale de celles versées, mais il est probable aussi que la presque totalité des petits entrepreneurs se paient en partie ou en tout en dividendes, et ce plus par obligation que par choix.

    Dans cette chasse aux « Riches », on risque d’abattre plusieurs petits entrepreneurs… dommage collatéral dira-t-on. Bon, n’exagérons pas, peut être juste les blesser. Les « Riches », eux, ayant un meilleur flair (fiscaliste), sauront éviter les pièges.

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  18. 6 octobre 2012 10 h 49 min

    «Dans cette chasse aux « Riches »»

    Il faudrait mesurer ce genre de jugement, tout comme éviter de parler d’angoisse fiscale. Les plus riches ont grandement bénéficié des baisses d’impôt des dernières années et c’est la classe moyenne et les pauvres qui ont le plus subi les effets de la «révolution culturelle» de Bachand (taxe santé, électricité, TVQ, etc.). Ils ont aussi bénéficié de la hausse du plafond des RÉER et de bien d’autres réductions. Je rappelle que les déductions moyennes des contribuables gagnant 250 000 $ et plus a atteint près de 56 500 $ en 2009, plus que le revenu moyen des contribuables!

    Comment se fait-il qu’on parle peu des effets de la taxe santé, soit i milliard $ de moins dans les poches des contribuables qui n’auront d’autre choix que de diminuer leur consommation, déjà désavantagée par les hausses de 27 % de la TVQ en deux ans, ou d’augmenter leurs dettes qui atteint déjà des sommets historiques?

    De toute façon, attendons mercredi prochain quand Marceau annoncera ce qu’il va faire vraiment. Cela m’étonnerait qu’il maintienne ces mesures.

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  19. Le professionnel permalink
    6 octobre 2012 11 h 24 min

    @Darwin

    Pour ce qui est des effets de la taxe santé et de la hausse de la TVQ, je pense tout à fait comme vous, c’est révoltant.

    La différence entre nos positions se situe dans les choix de solutions pour régler ça. Pour ma part, j’ai la profonde conviction que le problème se situe dans la colonne des dépenses, pas dans celle des revenus. Si on ne contient pas l’ampleur et la croissance de la première colonne, on ne parviendra jamais à régler le problème en ne jouant que sur la deuxième colonne. L’augmentation des revenus ne parviendra jamais à solutionner les problèmes d’un dépensier.

    Et la première chose à faire, afin de montrer l’exemple, est de couper de manière massive dans les subventions aux entreprises. Il ne faut conserver que les investissements (sous-entend un rendement à moyen et long termes) stratégiques pour notre société. Par la suite, la machine dépensière devrait suivre le même régime minceur.

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  20. 6 octobre 2012 12 h 04 min

    «la première chose à faire, afin de montrer l’exemple, est de couper de manière massive dans les subventions aux entreprises.»

    C’est une avenue, quoique bien des contributions acceptées sont accordées sur plusieurs années. On peut réduire ces sommes, mais peut-être pas de façon massive à court terme.

    «la machine dépensière devrait suivre le même régime minceur»

    Là, j’aimerais avoir des précisions. Il est trop facile de déclarer cela sans ne rien proposer.

    «La différence entre nos positions se situe dans les choix de solutions pour régler ça»

    Bien sûr. En passant, j’ai aussi fait une proposition dans un autre billet, https://jeanneemard.wordpress.com/2012/09/27/le-lobby-des-riches-et-la-confusion-organisee/ :

    «En Ontario, nous explique-t-on ici, la taxe santé est progressive, un peu comme l’impôt. Avec un système comme ça, les gens qui gagnent moins de 20 000 $ ne paieraient rien, ceux qui gagnent un peu plus verseraient environ 40 $ (le montant à récupérer au Québec est de loin inférieur à ce que cette taxe rapporte en Ontario) et les plus riches quelques centaines de dollars. Cela serait possible, puisque même Jean-Marc Fournier, le chef intérimaire du Parti libéral, a dit qu’il «serait disposé à rendre la taxe santé plus «progressive» au lieu de l’abolir».»

    Il ne s’agit pas ici d’ajouter un fardeau fiscal, mais de le répartir autrement.

    Cela dit, je préférerais encore l’ajout de deux paliers d’imposition et la baisse de l’exemption fiscale pour les gains en capital et les dividendes (quoiqu’un aménagement pour les petits entrepreneurs, si on parvient à définir ce qu’on entend par «petit» pourrait être envisagée), mais je suis prêt à des compromis!

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