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Les fonds de pension sont-ils en santé?

5 janvier 2013

fonds_retraiteUn commentaire de Stéphane Levasseur sur un billet que j’ai écrit à la suite d’un autre de ses commentaires m’a donné l’idée de ce nouveau billet. Il s’inquiétait en effet du sort des travailleurs du privé si jamais «les rendements sur l’épargne retraite demeurent presque nuls pour de bon». En réplique, Benton se demandait comment il se faisait que les fonds de pension stagnent alors que «les grandes entreprises n’ont pratiquement jamais eu autant de liquidités» et que leurs profits demeurent très élevés. J’ai donc décidé de regarder cela de plus près.

Stagnent-ils?

Pour répondre à cette question, j’ai regardé l’évolution des actifs des régimes de pension. Statistique Canada ne fournit toutefois ce type de données que pour l’ensemble du Canada. C’est un peu décevant, mais les grands phénomènes qui peuvent influencer les régimes de pension (manque de rendements, vieillissement de la population, etc.) sont les mêmes au Canada et au Québec, même si d’ampleur un peu différente.

Pour rendre les données comparables dans le temps, j’ai calculé la valeur «réelle» en indexant les données avec l’indice des prix à la consommation (IPC) et ai divisé le résultat par le nombre d’adhérents à ces régimes.

fonds_retraite1

Ce graphique nous montre que la valeur moyenne des actifs par adhérent a augmenté de 134 % dans le secteur public et de 113 % dans le secteur privé entre 1993 et 2011. Par contre, on peut voir que les plus fortes hausses ont eu lieu dans des périodes de bulles boursières, soit durant la bulle technologique à la fin des années 1990 et la bulle immobilière entre 2003 et 2007. On peut aussi voir que la valeur des actifs par adhérent a ensuite diminué, en 2001 et 2002 dans le premier cas, et en 2008 et 2009 dans le second. Fait étonnant, les actifs par adhérent n’ont diminué que dans les régimes du secteur public en 2008 et 2009, alors qu’ils ont continué à augmenter dans ceux du secteur privé.

Évolution des revenus nets par adhérent

Si le précédent graphique nous permet de constater que les actifs des régimes de pension ne stagnent pas vraiment, il est encore plus intéressant de suivre l’évolution de leurs revenus nets (par adhérent et indexés à l’aide de l’IPC). Les revenus nets sont la différence entre les revenus (cotisations salariales et patronales, revenus de placements, bénéfices nets sur la vente de titres, etc.) et les dépenses (versement des rentes, retraits en espèces, frais d’administration, perte nette sur la vente de titres, etc.). Il faut noter qu’ils n’expliquent pas à eux seuls l’évolution de la valeurs des actifs, car celle-ci dépend aussi de l’évolution de la valeur des titres qui ne sont pas vendus.

fonds_retraite2

Même s’ils n’expliquent pas à eux seuls l’évolution de la valeurs des actifs, les mouvements des revenus nets à la hausse comme à la baisse correspondent assez bien à ces derniers. C’est normal, car les catégories de revenus et de dépenses qui varient le plus sont les bénéfices nets et la perte nette sur la vente de titres. Même si les titres non vendus ne sont pas considérés dans les revenus nets, il n’est pas étonnant, bien au contraire, que leur valeur évolue dans le même sens que les bénéfices nets et la perte nette des titres qui sont vendus.

Ce qui est intéressant dans ce graphique, c’est de constater que le niveau de revenus nets par adhérent des trois dernières années qui ont suivi la chute de 2008, correspond assez bien au niveau de revenus nets du début de la période (1993 à 1995) et même à la moyenne des revenus nets de toute la période (1993 à 2011), tant du côté des régimes du secteur public que de celui des régimes du secteur privé.

Oui, mais…

Ce portrait peut sembler trop beau pour être vrai, et il l’est! Pour avoir une meilleure vision de la situation, il faut aller un peu plus loin.

Un des problèmes est la définition des adhérents. Statistique Canada les définit ainsi (voir l’encadré bleu vers le bas de cette page) :

«Les adhérents sont définis comme étant des participants actifs au régime de pension qui versent actuellement des cotisations au régime de retraite ou pour lesquels des cotisations sont versées en leur nom.»

Cette donnée ne comptabilise donc pas les bénéficiaires (ou pensionnés). Or avec le vieillissement de la main-d’œuvre, on peut s’attendre à ce que la proportion d’adhérents par bénéficiaire ait diminué. D’ailleurs, alors que les revenus (en dollars courants, cette fois) ont augmenté de 169 % entre 1993 et 2011, les «versements des rentes puisées dans la caisse» ont plutôt augmenté de 257 %.

En outre, on ne sait pas l’âge moyen (ou le nombre moyen d’années de cotisation) des adhérents. Si ceux-ci ont en moyenne plus d’années de cotisation en 2011 que les adhérents de 1993, il est bien normal que l’actif soit plus élevé. On peut penser que c’est le cas, mais on ne peut savoir à quel point.

Autre signe inquiétant, les cotisations des employeurs ont augmenté de 285 % depuis 1993 (hausse de 197 % chez les salariés), soit encore plus fortement que les «versements des rentes puisées dans la caisse» (257 %). Alors que des employeurs prenaient fréquemment des congés de cotisations dans les années 1990, ils doivent maintenant payer des cotisations supplémentaires pour compenser les déficits actuariels actuels. En 2010, ils ont par exemple dû payer 10,8 milliards $ «pour le passif non capitalisé», somme qui représente près de 40 % de leurs cotisations régulières.

Statistique Canada ajoute que, parmi les régimes qui ont fourni l’information actuarielle au premier janvier 2011 (soit 18 % des régimes, car ils n’ont pas toutes les mêmes obligations et que la plupart ne sont tenus de fournir des renseignements du genre qu’aux trois ans), 84 % étaient sous-financés, comparativement à 81 % l’année précédente. Malheureusement, Statistique Canada ne fournit ce genre de données que depuis 2008, alors que 75 % des régimes qui ont fourni l’information actuarielle au premier janvier 2008 étaient dans cette situation. La hausse semble provenir en premier lieu des résultats déplorables de 2008.

Cela dit, cette donnée peut faire penser que la situation est pire qu’elle ne l’est vraiment. Pour la première fois, Statistique Canada en a ajouté une autre, la médiane du ratio de solvabilité. «La médiane du ratio de solvabilité (le ratio de la valeur marchande de l’actif du régime par rapport au passif) était estimée à 85 % pour la période se terminant le 1er janvier 2011.» Bref, oui, la grande majorité des régimes sont sous-financés, mais pas tant que ça.

Et alors…

Je ne prétends pas que mon petit survol fournit toutes les nuances de la situation des régimes de pension. Par contre, il permet de contredire ou de nuancer les lieux communs les plus répandus : non, nos régimes ne stagnent pas, oui, leur situation financière est inquiétante, mais pas désespérée…

Comme je l’ai précisé dans un autre billet, je m’inquiète davantage du transfert du risque des employeurs aux salariés et du faible pourcentage des salariés qui participent à un régime de pension (de 42 % des employés en 1997 à 39 % en 2010 et seulement 24 % dans le secteur privé).

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10 commentaires leave one →
  1. jack permalink
    5 janvier 2013 10 h 32 min

    Excellent article.

    Je me permets d’ajouter ceci: le rendement annuel des principaux gestionnaires de fonds de retraite publics sont disponibles sur leur site internet respectif. On peut donc avoir une petite idée de la différence entre les provinces.

    Le graphique suivant montre les rendements cumulés pour la Caisse de Dépôt et Placement (Québec), le Régime de Pension du Canada (Canada), Teachers (Ontario) et Omers (Ontario).

    Résultat: la CDP est nettement moins performante que n’importe quelle autre institution canadienne comparable.

    Remarques:
    1- L’OIRPC qui gère le RPC n’existe que depuis 1999. J’ai fait partir la ligne à 206 en 2000 parce que la CDP était à ce niveau en 2000. L’OIRPC a aussi une année d’exercice un peu différente.
    2- J’ai fait partir Omers à 134 en 1996 car la CDP était à ce niveau en 1996
    3- J’ai mis la CDP en pointillé pour qu’on voit mieux Omers au début
    4- La CDP est la seule institution sous son niveau de 2007
    5- Les valeurs finales sont: Teachers: 490, RPC: 391, Omers: 373 et CDP: 310

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  2. 5 janvier 2013 11 h 16 min

    @ jack

    Merci pour les bons mots!

    Sauf erreur, les données de mon billet excluent le RPC et la CDP (sauf peut-être la portion qui provient des régimes de retraite des fonctionnaires), mais inclueraient Teachers et Omers (dans la partie «secteur public»). Votre graphique complète bien mon billet, mais ne tient pas compte de l’évolution de l’IPC (ce qui ne change rien ou presque, sinon le niveau des données, pas leur évolution respective) et du nombre d’adhérents. Ce dernier point pourrait expliquer une partie de l’écart entre le rendement de ces fonds, car la population de l’Ontario et du reste du Canada augmente en général plus vite que celle du Québec. Cela dit, cela pourrait ne pas se réfléter dans le nombre d’adhérents à Teachers et Omers, dont les membres sont issus du secteur public.

    Je dis cela, mais je ne connais pas la source de vos données, alors je suis peut-être dans le champ. L’expression «valeur de 1$ investi en 1993» me laisse un peu perplexe. Est-ce que cela comprend les nouvelles cotisations et les dépenses de versement de rentes? J’imagine que oui.

    De même, le nombre d’organismes qui font administrer leur argent par la CDP est variable et ces fonds ne sont pas tous des fonds de retraite. Cela dit, on ne voit pas vraiment de stagnation dans ces données non plus!

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  3. jack permalink
    5 janvier 2013 11 h 37 min

    Pour mieux comprendre voici un exemple de mon calcul pour la CDP: 100*0,979*1,182*1,156*1,13*1,102…. *1,136*1,04 en utilisant les données disponibles à : http://www.lacaisse.com/fr/resultats/donnees-historiques.

    Ce n’est donc pas l’évolution de l’actif et à mon avis le nombre d’adhérents n’est pas important. Ce que je voulais montrer c’est que les gestionnaires la CDP font fructifier notre argent moins efficacement que les autres.

    Par exemple, en 2011 le rendement de la CDP était de 4% alors que Teachers réalisait 11,2%( http://www.otpp.com/fr/news/article/-/article/21477 ). Cette différence de 7% appliquée sur l’actif de la Caisse (200 G$) fait une différence de plus de 14 milliards de dollars. Ça aiderait à soulager un peu la sous-capitalisation…

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  4. 5 janvier 2013 12 h 02 min

    @ jack

    Merci pour la méthode de calcul et la source.

    Je demeure toutefois perplexe, car le tableau que vous mettez en lien parle de l’évolution des actifs, qui sont aussi influencés par les nouvelles cotisations et les retraits des bénéficiaires. Le graphique du bas, qui montre l’actif net (non défini…) indique que l’actif net a retrouvé (et même dépassé) son niveau de 2007, ce qui est loin d’être le cas de l’actif total.

    Par contre, en prenant le rendement comme vous l’avez fait, je pense que les cotisations et les retraits sont de fait exclus. Je crois par contre que le rendement n’inclut pas que les actifs de 1993, comme le titre de votre graphique le laisse penser, mais le rendement sur les actifs à chaque année. Or, le montant de ces actifs dépend en partie des cotisations et des retraits! Par exemple, même si le rendement fut de 10 % en 2009, l’actif total a baissé de près de 20 milliards $, Par contre, le rendement négatif de 25 % de l’année précédente n’a entraîné qu’une baisse de 14,5 % de l’actif.

    Confondant…

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  5. Stephane Levasseur permalink
    5 janvier 2013 13 h 30 min

    Votre billet est rédigé en réponse aux inquiétudes de Benton et moi concernant les faibles rendements de l’épargne retraite, possiblement maintenus par une stagnation durable de l’économie.

    Lorsque je disais m’inquiéter du sort des travailleurs du privé si jamais «les rendements sur l’épargne retraite demeurent presque nuls pour de bon», je pensais à tous ceux qui n’ont pas de régime à prestation déterminée garanti par l’État ou qui n’y auront pas contribué un grand nombre d’années d’ici leur retraite. Je crois que c’est la vaste majorité des travailleurs.

    Vous concluez que:  » […] non, nos régimes ne stagnent pas ».

    Pour chacun de ces travailleurs, l’information pertinente est de connaître quelle part de la croissance de son épargne retraite provient des contributions et quelle part de la croissance provient du rendement sur l’actif. Je n’ai pas trouvé cette distinction dans votre billet. Ai-je mal lu?

    Car si le rendement obtenu sur l’épargne retraite est de 0%, le travailleur a de sérieux problèmes. Dans ces conditions, investir 5 ou 10% de son revenu annuel en épargne retraite, même si l’employeur en paie la moitié, serait largement insuffisant pour maintenir le niveau de vie à la retraite.

    Je soutient que la majorité de ces travailleurs ont obtenu des rendements presque nuls sur leur épargne retraite depuis les 15 dernières années et possiblement pour les 15 à venir.

    Qu’en pensez-vous?

    Stéphane Levasseur

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  6. 5 janvier 2013 15 h 24 min

    @ Stephane Levasseur

    «Je crois que c’est la vaste majorité des travailleurs.»

    En fait la majorité des travailleurs (environ 61 %) n’a aucun régime d’entreprise (privé ou public). Parmi ceux qui en ont, 74 % étaient à prestations déterminées. Par contre, ce pourcentage était de 93 % en 1974.

    Le % d’adhérents à des régimes à cotisations déterminées seulement (il y a aussi des régimes hybrides et mixtes) est passé de 5,6 % en 1974 à 16,0 % en 2011. C’est pourquoi on dit que ces régimes sont en forte croissance. (Voir le paragraphe à peu près au centre de http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/120525/dq120525a-fra.htm, ou, pour les données complètes depuis 1974, le tableau cansim 280-0016; on trouve aussi sur cette page, plus haut, le % des employés couvert par un tels régime, soit 38,8 % en 2010).

    Bref, les régimes à cotisations déterminées sont encore fortement minoritaires, mais sont en forte croissance.

    La situation est beaucoup moins positive dans les régimes du secteur privé.où le % des adhérents à des régimes à cotisations déterminées est passé de 9,1 % en 1974 à 28,0 % en 2011, la proportion avec des régimes à prestations déterminées ayant diminué de 88,0 % à 52,3 %. Le % d’adhérents aux autres types de régimes est, lui, passé de 2,9 % à 19,7 %, la grande majorité ayant des régimes à cotisations déterminées et prestations déterminées (16,0 % en 2011).

    « l’information pertinente est de connaître quelle part de la croissance de son épargne retraite provient des contributions et quelle part de la croissance provient du rendement sur l’actif.»

    Je ne pouvais pas écrire sur tous les aspects de la question! C’est très difficile de calculer ça, car l’actif ne varie pas seulement selon les rendements et les cotisations, mais aussi en fonction des dépenses (rentes payées, entre autres). Le mieux est de regarder la proportion des revenus qui viennent d’autres sources que les cotisations, soit essentiellement les revenus de placement et les bénéfices nets sur la vente de titres.

    En utilisant les données du tableau 280-0002 pour les régimes du secteur privé, cette proportion varie beaucoup d’une année à l’autre, de 43 % en 2009 à 86 % en 1998 et en 2000 (52 % en 2011).

    Ces écarts dépendent de deux choses : les variations dans les revenus de placement et de bénécices nets de ventes d’actifs, et la forte hausse de la proportion des revenus provenant des cotisations patronales. Par exemple, ces cotisations représentaient aussi peu que 12 % des revenus en 1997 et 1998, et seulement 10 % en 2000 (probablement en raison de congés de cotisation, mais aussi des bons rendements) et plus de 40 % des revenus de 2009 à 2011, notamment 51 % en 2009 (en grande partie en raison de la hausse des cotisations patronales ajoutées pour combler les déficits des régimes, comme je l’ai mentionné dans le billet). En 2007, dernière année de rendements hors norme, ce n’était que 23 %.

    Cela montre encore une fois que les rendements, tout en étant plus faibles en proportion des revenus qu’avant, sont encore fort positifs.

    «Car si le rendement obtenu sur l’épargne retraite est de 0%»

    Vous voyez que c’est loin d’être le cas. Cela dit, ce tableau ne donne pas de résultats séparés pour les régimes à cotisations déterminées uniquement et je n’ai trouvé aucun tableau qui le fasse. On s’entend toutefois sur le fait que ces régimes sont bien moins avantageux que ceux à prestations déterminées, ce qui est l’enjeu principal ici, selon moi, comme je l’ai écrit en conclusion au billet.

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  7. Stephane Levasseur permalink
    6 janvier 2013 8 h 02 min

    @Darwin
    Selon Statcan, 2 953 976 canadiens (moins de 10% de la population) ont un régime à prestation déterminée garanti par l’État en 2010. On s’entend sur un point, la vaste majorité des travailleurs n’ont pas cet avantage.

    Pour les travailleurs du privé qui ont au moins un régime avec l’employeur, Statcan nous permet de connaître quelle part de la croissance de l’épargne retraite provient du rendement sur l’actif (voir référence):

    – à la fin de 2011, la valeur comptable de l’actif des caisses de retraite privées était de 330 milliards $ alors que la valeur marchande était de 352 milliards $ (+ 7%). Cet actif comporte des sommes qui fructifient depuis 1 mois, 1 an ou parfois 30 ans. Comme on ne peut en extraire le rendement sur l’épargne-retraite des adhérents qui contribuent depuis moins de 15 années, je ne peux valider mon hypothèse.

    Je crois que seul un sondage permettrait donc de déterminer si les travailleurs ont obtenu un rendement positifs sur leur épargne-retraite depuis 15 ans.

    Au revoir,

    Stéphane Levasseur

    Référence:
    https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AhXEVzDqlOfWdHI1LWNfeWRmbkxyU0tVQkpNWlJrOHc#gid=0

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  8. 6 janvier 2013 10 h 09 min

    @ Stephane Levasseur

    «Selon Statcan, 2 953 976 canadiens (moins de 10% de la population) ont un régime à prestation déterminée garanti par l’État en 2010. »

    Vous confondez les données, ici.

    D’une part, le 2 953 976 est le nomvre d’adhérents dans des régimes du secteur public seulement. Si on additionne ceux du secteur privé, cela donne 4 484 011. Et cela laisse de côté ceux qui ont des régimes mixtes ou hybrides.

    Ensuite, vous divisez par le nombre de Canadiens plutôt que par le nombre de travailleurs. Bref, vous vous troupez à la fois sur le numérateur et le dénominateur. Statistique Canada écrit plutôt :

    «Le taux de participation à un régime de pension chez les femmes est demeuré à 40,3 %, tandis que le taux observé chez les hommes était légèrement inférieur, s’étant situé à 37,4 %.»

    Si on ne retient que les régimes à prestations déterminées, on arrive à environ 29 %, environ trois fois plus que votre 10 %. On peux très bien juger ce nombre insuffisant, mais on n’est pas obligé d’exagérer la situation.

    Finalement, je ne comprends ni votre paragraphe ni votre feuille de calcul sur le rendement. Vous pensez vraiment que la différence entre le valeur comptable et la valeur marchande d’un actif la même année représente le rendement? Ce ne sont que des méthodes différentes de comptabilisation…

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  9. jack permalink
    6 janvier 2013 11 h 46 min

    « Vous pensez vraiment que la différence entre le valeur comptable et la valeur marchande d’un actif la même année représente le rendement? Ce ne sont que des méthodes différentes de comptabilisation… »

    Je n’en suis pas sûr. J’ai déjà vu des façons de présenter les choses ainsi: valeur comptable=valeur aux livres=valeur au moment du placement (coût d’achat) et valeur marchande=valeur au marché=valeur que l’on obtiendrait en liquidant la position.

    En utilisant ce vocabulaire le tableau présenté par Stéphane Levasseur n’indique quand même pas grand-chose: le rendement ainsi calculé serait le rendement des actifs toujours détenus (depuis 1 jour ou 25 ans comme il le précise lui-même) et exclurait le rendement des actifs liquidés. Je ne vois pas vraiment l’utilité de ce calcul.

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  10. 6 janvier 2013 13 h 02 min

    @ jack

    «Je n’en suis pas sûr.»

    Moi non plus!

    Avant d’écrire ça, j’ai consulté de nombreuses pages de Statistique Canada dans l’espoir de trouver des définitions claires de ces deux concepts (valeur comptable et valeur marchande). Tout ce que j’ai trouvé, c’est que Statcan a modifié son mode de comptabilisation en passant de la valeur comptable à la valeur marchande pour l’ensemble des données qu’il publie.

    Exemple : «Ces dernières sont maintenant comptabilisées à la valeur marchande, plutôt qu’à la valeur comptable»

    http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/121015/dq121015a-fra.htm

    Ou encore :

    «La norme du SCN 2008 propose que les actifs et les passifs financiers soient comptabilisés aux valeurs courantes correspondant à la période à laquelle se rapporte le bilan et non à leur valeur originale (SCN 2008, 2.60). Autrement dit, dans le bilan national, la valeur des actifs et des passifs doit refléter la valeur marchande courante de ces actifs et passifs. Statistique Canada produit des comptes du bilan à la valeur marchande depuis 2003, et alors que la majorité des actifs et des passifs négociables étaient présentés à la valeur marchande, les actions non cotées et les investissements directs en capitaux propres étrangers étaient encore évalués à la valeur comptable.»

    http://www.statcan.gc.ca/pub/13-605-x/2012004/article/11729-fra.htm

    Et bien d’autres…

    Cela dit, je ne nie pas que la différence entre les deux soient bien ce que vous en dites… Et vous avez bien raison d’ajouter que cela ne représenterait qu’une partie du rendement. Mais, j’ai essayé de jumeler ce rendement aux données des revenus nets dont je parle dans le billet pour voir si cela corresponderait à la hausse de la valeur marchande des actifs d’une année à l’autre, et ça ne fonctionne pas.

    Alors, je ne sais pas…

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