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Le salaire incitatif

12 janvier 2013

incitationComme mentionné dans un billet précédent, j’ai lu récemment Le prix de l’inégalité de Joseph Stiglitz. Ce livre a comme objectif d’analyser la question de l’inégalité et de l’ascension sociale sous tous ses aspects. Il m’est impossible de traiter de tous les sujets couverts par ce livre, mais, de toute façon, j’ai écrit des billets sur un grand nombre d’entre eux.

Celui que j’aborde ici porte sur «Les effets pervers du salaire dit d’incitation», un des nombreux facteurs du creusement des inégalités aux États-Unis (et ailleurs).

Les critiques économiques

L’auteur considère que «la droite, comme de nombreux économistes, a tendance à surestimer les avantages et à sous-estimer les désavantages du salaire d’incitation». S’il ne nie pas qu’une incitation salariale puisse avoir des effets positifs dans certains contextes, il soutient qu’ils ont aussi des effets négatifs dans d’autres.

Stiglitz trouve absurde qu’on puisse penser qu’une incitation salariale à un chirurgien qui effectue une opération à cœur ouvert (en lui donnant par exemple une somme supplémentaire si le patient survit) le rendra plus attentif ou plus diligent. En action, un chirurgien utilisera au maximum ses capacités, peu importe l’argent qu’on lui offre (Yves Bolduc n’avait pas compris ça quand il a accordé de fortes hausses de salaires aux médecins spécialistes…).

Pire, une incitation salariale peut avoir des effets carrément négatifs, en portant le bénéficiaire à privilégier la quantité au détriment de la qualité. Dans le secteur financier, secteur où on trouve le plus d’incitatifs salariaux (notamment sous la forme de bonis), on peut constater que ce mode de rémunération a encouragé la prise de risques de façon excessive, la recherche de gains à court terme et même «la comptabilité opaque et fallacieuse». Quand les risques portent leurs fruits, les banquiers récoltent de plantureux bonis, mais, quand ils résultent en pertes importantes, ce sont les actionnaires, voire les détenteurs d’obligation et les contribuables, qui payent pour les pots cassés. «C’est un système de rémunération unilatéral : pile les banquiers gagnent, face tous les autres perdent».

Déjà critiquable avant la crise, ce système de rémunération a encore moins de sens aujourd’hui, après que l’État a déboursé des fortunes pour compenser les «erreurs» de ces banquiers. Il leur a même prêté à taux quasiment nuls des sommes énormes qu’ils ont pu «investir» à l’achat de bons d’État aux rendements bien plus élevés.

«Comme me l’a dit un ami banquier, n’importe qui, même son fils de 12 ans, pourrait faire fortune si l’État lui prêtait de l’argent à ces conditions. Les banquiers n’en ont pas moins considéré les profits qui ont suivi comme un effet de leur génie, lequel méritait pleinement la rémunération à laquelle ils s’étaient habitués.»

Pire, la rémunération par stocks-options récompense le «succès», mais ne pénalise pas les mauvais coups. Elle incite en plus à la comptabilité malhonnête pour donner l’impression que l’entreprise va bien et ainsi faire monter la valeur des actions à court terme, juste assez longtemps pour que les dirigeants puissent écouler leurs stocks-options avec des profits pharamineux.

De nombreuses tentatives de réglementer ce mode de rémunération (sans même viser son abolition) ont échoué en raison des pressions politiques des entreprises. On voulait pourtant, dit Stiglitz, seulement s’assurer que les actionnaires soient au courant de la valeur des stocks-options remis aux dirigeants, mais c’était déjà trop pour eux.

Ce mode de rémunération est, même sans malversation, mal conçu. Il peut récompenser des hausses de la valeur des actions qui n’ont aucun rapport avec les décisions de ses dirigeants. Par exemple, quand le prix du carburant diminue, les profits des compagnies aériennes et la valeur de leurs actions augmentent. Leurs dirigeants ne jouent dans ce cas aucun rôle, mais en sont récompensés.

Autres critiques

En plus des critiques précédentes qui relèvent du terrain de l’analyse économique, il y en a bien d’autres qui émanent d’autres professionnels des sciences sociales. En étudiant les facteurs de motivation réels, ils ont conclu que les économistes orthodoxes font fausse route.

La satisfaction du travail bien fait, une récompense intrinsèque, motive en général bien davantage que l’incitation à une récompense extrinsèque comme l’argent.

«Par exemple, les scientifiques dont les recherches et les idées nous ont changé la vie au cours des deux cents dernières années n’étaient pas, pour la plupart, motivés par l’ambition de s’enrichir. Et c’est heureux, car dans le cas contraire, ils seraient devenus banquiers, et non savants. La recherche de la vérité, le plaisir de faire fonctionner son cerveau, le sentiment d’avoir réussi que donne la découverte – et la reconnaissance de leurs pairs – voilà ce qui compte.»

Il est certain que l’ajout d’une récompense monétaire ne nuira pas dans ce cas, mais pourra le faire dans d’autres contextes. La plupart des enseignants, par exemple, n’ont pas choisi cette profession pour faire de l’argent : «ils ont le souci des enfants et la vocation d’enseigner». Avoir voulu faire de l’argent ils auraient choisi une autre profession, banquier, par exemple (oui Stiglitz se répète, mais il a tellement raison!).

«Il est presque insultant de supposer qu’ils ne font pas le maximum pour aider leurs élèves à progresser et que, en étant payés 500 ou 1500 dollars de plus, ils feront plus d’efforts. Ici, le salaire incitatif peut devenir corrosif : il rappelle aux enseignants combien leur rémunération est lamentable, et, en attirant leur attention sur l’argent, il risque fort de les inciter à trouver un travail mieux rétribué; il ne resterait plus alors dans les écoles que ceux qui ne peuvent faire rien d’autre que d’enseigner. (Si les enseignants se perçoivent comme des salariés mal payés, ce sera évidemment mauvais pour leur moral, et l’incitation sera négative.)»

On croirait que Stiglitz était présent au Québec quand la CAQ a justement proposé un incitatif monétaire aux enseignants et que ceux-ci ont rejeté très majoritairement cette proposition!

Stiglitz donne d’autres exemples d’effets opposés à ceux désirés d’incitatifs monétaires. Ainsi, une garderie qui avait des problèmes avec quelques parents qui venaient chercher leur enfant en retard a décidé de tarifer ces retards. Or, le nombre de retards a augmenté! Cela s’explique par le fait que les parents qui faisaient tout effort pour venir chercher leur enfant par désir de se conformer aux règles et en raison de la pression sociale et de leur désir de bien faire ont considéré qu’un retard n’était plus maintenant un acte réprouvé, mais seulement un acte comme un autre qui entraîne un coût et ont commencé à soupeser les avantages et désavantages d’un retard uniquement en fonction de ce coût.

Stiglitz souligne aussi la contradiction entre la nécessité de plus en plus grande du travail d’équipe et l’effet inverse des incitatifs salariaux individuels qui transforment les travailleurs en concurrents. Il considère que la théorie économique orthodoxe évalue mal (en fait pas du tout!) l’importance des liens interpersonnels dans le travail et voit les personnes beaucoup plus égoïstes qu’elles ne le sont vraiment. Il rappelle d’ailleurs que des études ont démontré que les économistes sont «plus égoïstes que les autres et qu’une formation en économie rend effectivement l’étudiant plus égoïste avec le temps». Il ajoute que les entreprises autogérées ou les coopératives «réussissent mieux en temps de crise, et licencient moins de salariés».

Ces lacunes montrent très clairement la faiblesse générale des théories économiques orthodoxes. L’homo œconomicus est un être centré sur l’individualisme rationnel. Contrairement à l’être humain normal, il ne ressent ni jalousie, ni envie, ni besoin de justice et, si jamais ces émotions l’habitent parfois, «elles ne jouent aucun rôle dans le comportement économique». Ce genre de théorie décrochée du réel ne peut que miner la confiance de la population envers cette discipline et même envers l’économie comme telle.

Puis, il conclut :

«Bref, contrairement aux affirmations de la droite qui prétend le salaire d’incitation nécessaire au maintien d’une forte productivité nationale, les systèmes de rémunération incitative qu’emploient de nombreuses entreprises, tout en aggravant l’inégalité, sont en fait contre-productifs.»

Et alors…

J’étais agréablement surpris que Stiglitz aborde ainsi le salaire incitatif. Trop d’économistes ne jurent que par les incitatifs dans tous les comportements économiques. S’il serait téméraire et erroné de nier complètement le rôle des incitatifs monétaires, il est tout aussi absurde de limiter les comportements économiques et sociaux au seul jeu de ces incitatifs. Les êtres humains sont habités par de nombreuses motivations qui entrent en jeu de façon complexe et n’entraînent pas toujours les mêmes effets d’une personne à l’autre et même d’une journée à l’autre pour une seule personne.

C’est toujours le même problème avec la théorie économique orthodoxe. On a construit un modèle pour mieux comprendre les comportements humains, ce qui n’est pas mauvais en soi, mais certains idéologues ont commencé à imaginer que le modèle était la réalité. On a ainsi confondu un outil avec la réalité qu’il est sensé nous aider à mieux comprendre. Et ce sont ces erreurs qui nous mènent à des crises et à des sociétés de plus en plus inégalitaires. Au moins, il y a encore des gens comme Stiglitz qui les dénoncent!

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18 commentaires leave one →
  1. Gilbert Boileau permalink
    12 janvier 2013 9 h 19 min

    En effet, les modèles ont de grandes difficultés à incorporer les changements sociaux et les différences entre les divers intervenants sur le marché du travail. Tout n’est pas monolithique. Du travail pour la relève dans les sciences économiques …

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  2. 12 janvier 2013 9 h 20 min

    «Du travail pour la relève dans les sciences économiques …»

    Ça, il n’en manquera jamais!

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  3. Cynthia Dubé permalink
    12 janvier 2013 11 h 20 min

    « Au moins, il y a encore des gens comme Stiglitz qui les dénoncent! »
    Au moins, il y a encore des gens comme Darwin pour nous digérer des bouquins! À chaque fois que j’entendais l’argument des salaires incitatifs, mon intuition me disait que ce n’était pas convainquant. J’ai enfin des contre-arguments qui permettent de mettre un bémol sur le raisonnement. Merci!

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  4. 12 janvier 2013 11 h 27 min

    «mon intuition me disait que ce n’était pas convainquant. J’ai enfin des contre-arguments qui permettent de mettre un bémol sur le raisonnement.»

    De fait, l’intuition c’est bien (je suis sérieux), ce la nous mais souvent sur la piste de problèemes ou de solutions, mais c’est toujouts préférable de les valider!

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  5. 12 janvier 2013 11 h 37 min

    «pour nous digérer des bouquins»

    Je voudrais préciser que les quatre billets que je consacrerai à ce livre ne couvrent à peine que 30 ou 40 pages des plus de 500 pages du livre (y compris 112 pages de notes…). Et ce ne sont pas nécessairement les plus intéressantes (buen qu’elle le soient!), mais bien celles qui touchent des sujets que je n’ai jamais abordés dans mes billets, ou qui apportent un éclairage différent.

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  6. 12 janvier 2013 12 h 18 min

    Le Devoir présente ce matin une critique très positive du livre de Stiglitz. Malheureusement, l’article (de la page F6 de la copie papier) est cadenassé.

    Stiglitz et le non-sens de l’inégalité

    Conclusion :

    «Comme quoi, dans le cercle vicieux du capitalisme, l’argent des pauvres sert souvent aux riches. L’aggravation de l’inégalité, que les politiciens ne semblent pas prêts à réduire en faisant payer les nantis, ne peut que provoquer des conflits sociaux qui nuisent finalement à la prospérité de tous. Avant d’être une impasse morale, l’inégalité est un non-sens économique. Derrière l’analyse froide de Stiglitz [pas si froide que ça…] se cache, pour les indignés, un cri d’espoir.»

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  7. 12 janvier 2013 13 h 43 min

    Les économistes seraient plus égoïstes? Tu as la référence de ça? Tu as d’autres informations? Je suis curieux!

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  8. 12 janvier 2013 14 h 00 min

    «Tu as la référence de ça?»

    J’ai malheureusement remis le livre hier (date limite), je ne peux donc pas nommer les sources qu’il a indiquées (plus d’une, j’insiste!).

    En plus, mon gars qui étudie en économie m’a dit qu’un de ses profs aussi en avait déjà parlé. Et ça ne m’étonne pas du tout, la théorie orthodoxe étant basée sur l’égoïsme.

    En cherchant vite sur Internet, je crois avoir trouvé sa source (une d’elles, en tout cas) :

    http://www.psych.cornell.edu/sec/pubPeople/tdg1/Frank,Gilo,Regan.93.pdf

    Je n’ai pas tout lu, mais ça me semble intéressant!

    Oui, c’est bien cette source qu’il cite dans un autre de ses livres. Voir la note 21.

    L’autre source est Adam Smith!

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  9. 12 janvier 2013 17 h 16 min

    « En cherchant vite sur Internet, je crois avoir trouvé sa source »

    De Robert H. Frank en plus! Les étudiants en économie sont plus enclins à « trahir » qu’à « coopérer » comparativement aux étudiants issus des autres domaines universitaires lorsque ceux-ci sont confrontés au dilemme du prisonnier; intéressant!

    À force de se faire répéter qu’en vérité, tous les citoyens sont individualistes, rationnels et égoistes (l’individualisme méthodologique des économistes néoclassiques et autrichiens), on doit finir par se dire que ce n’est pas si grave si on l’est aussi! Bref, on se sens moins mal d’agir égoistement puisqu’on est convaincu que les autres en font autant.

    Je serais curieux de connaître les résultats obtenus par un groupe d’étudiant issu d’un domaine d’éducation où on tente de faire croire que l’humain a un très fort penchant pour l’altruisme. Serait-il possible alors que les étudiants, croyant être « hors norme » s’ils n’agissent pas de manière altruiste, se sentiraient davantage coupables de « trahir » plutôt que de « coopérer ».

    Bref, je serais tenté de croire que l’humain n’est pas plus individualiste qu’il n’est altruiste mais bien qu’il possède une pensée, et le comportement qui en découle, entièrement modelée et construite à partir de ses anticipations à l’égard du comportement des autres.

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  10. 12 janvier 2013 17 h 36 min

    @Darwin

    « L’autre source est Adam Smith! »

    Je ne comprend pas…

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  11. 12 janvier 2013 18 h 09 min

    @ pseudovirtuose

    «on doit finir par se dire que ce n’est pas si grave si on l’est aussi!»

    Oui, et en outre, la théorie élimine le sentiment de réprobation, un peu comme dans l’exemple que j’ai cité dans le billet de la garderie qui a commencé à faire payer les retards.

    «Serait-il possible alors que les étudiants, croyant être « hors norme » s’ils n’agissent pas de manière altruiste, se sentiraient davantage coupables de « trahir » plutôt que de « coopérer ».»

    Je n’en ai pas le moindre doute! Il y a aussi les caractéristiques de départ des jeunes qui choisissent un domaine ou un autre qui peut jouer.

    «Bref, je serais tenté de croire que l’humain n’est pas plus individualiste qu’il n’est altruiste»

    C’est en effet un peu ce que dit Jacques Généreux dans La dissociété (voir https://jeanneemard.wordpress.com/2011/09/21/la-dissociete/ ). En fait, il dit qu’il est les deux!

    «mais bien qu’il possède une pensée, et le comportement qui en découle, entièrement modelée et construite à partir de ses anticipations à l’égard du comportement des autres.»

    Ce n’est pas tout à fait ce que dit Généreux (explication que j’appuie), mais le comportement des autres est un des éléments importants de son explication.. Je ne pourrais ici que répéter ce que j’ai écrit dans mon billet sur La dissociété…

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  12. 12 janvier 2013 18 h 11 min

    «Je ne comprend pas…»

    Allez voir la note 21 dont je parle dans le commentaire sur lequel vous avez réagi. C’est Stiglitz qui en parle…

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  13. 13 janvier 2013 13 h 41 min

    L’incitatif monétaire n’exerce-t-il pas sa pression avant même l’arrivée sur le « marché » du travail, dans le choix de carrière que fait l’étudiant? Une carrière qui promet de gros salaires attire fatalement d’avantage d’assoiffés d’argent qu’une carrière mal rémunérée comme celle d’enseignant.
    Peut-être ne se pose-t-on pas assez souvent la question: quelle est l’effet de l’incitatif monétaire dans le choix de carrières comme la médecine, par exemple, qui devrait bien plus être une vocation qu’un investissement. Dit crument: quelle proportion des étudiants en médecine sont davantage là pour l’argent que pour la valorisation du travail lui-même? Souvent je me dis que nous aurions de meilleurs médecins (en moyenne bien sûr) si on les payait moins cher… Je n’ai jamais abordé la question avec aucun médecin ni vu aucune étude là-dessus, il s’agit d’une intuition.
    De la même manière il serait intéressant de voir si la carrière d’économiste n’attire pas davantage les plus égoïstes que les plus altruistes à cause, comme vous le dites, de la théorie qui la sous-tend. Il faudrait vérifier si les étudiants en économie n’ont pas déjà une tendance plus individualiste que la moyenne dès le début de leurs études.
    Je pense souvent (surtout depuis les carrés rouges) au jeu de société « Carrières » auquel j’ai joué quand j’étais plus jeune. Le choix des études à faire était nettement montré comme un investissement… Ça et le Monopoly, quelle belle vision du monde on offre aux enfants tout de même!

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  14. 13 janvier 2013 15 h 53 min

    @ victormorin

    «L’incitatif monétaire n’exerce-t-il pas sa pression avant même l’arrivée sur le « marché » du travail, dans le choix de carrière que fait l’étudiant?»

    Stiglitz en parle un peu dans son livre, mais j’ai choisi de mettre l’accent dans ce billet sur la notion d’incitatif, soit une prime ajoutée en fonction des résultats (patient qui survit pour le chirurgien, taux de réussite pour les enseignants – comme veut le faire la CAQ – bonis aux banquiers, etc.

    «Souvent je me dis que nous aurions de meilleurs médecins (en moyenne bien sûr) si on les payait moins cher…»

    Ce serait en effet intéressant de regarder la question sous cet angle, mais il est difficile de trouver des données ou faits pertinents, car nous ne pouvons utiliser un groupe témoin. C’est d’ailleurs une des grandes difficultés dans l’analyse économique…

    «De la même manière il serait intéressant de voir si la carrière d’économiste n’attire pas davantage les plus égoïstes que les plus altruistes à cause, comme vous le dites, de la théorie qui la sous-tend.»

    Il me semble que l’étude que j’ai mise en lien dans un précédent commentaire (http://www.psych.cornell.edu/sec/pubPeople/tdg1/Frank,Gilo,Regan.93.pdf) en parle. De mémoire, le plus important est que cette différence croît au cours des études. On peut voir un tableau dans ce document qui montrerait qu’ils le sont un peu moins que la moyenne avant les études, mais plus après. Lisez la suite sur les professeurs et les économistes. Là, c’est plus net! Mais, c’est tiré d’une autre étude.

    «Je pense souvent (surtout depuis les carrés rouges) au jeu de société « Carrières » auquel j’ai joué quand j’étais plus jeune»

    J’ai joué aussi, mais ça fait bien longtemps… Je me rappelle un jeu où seul le hasard joue, mais je peux me tromper… http://jeuxsoc.fr/?principal=/jeu/carri?

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  15. 13 janvier 2013 22 h 12 min

    Merci à Darwin et à ses lecteurs pour les références! Ce blogue est toujours une mine d’information!

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  16. 17 janvier 2013 13 h 29 min

    Merci, mais quel est le rapport? Je ne suis pas très friand de l’explication donnée dans cet article. Je crois que cela a beaucoup plus rapport avec la féminisation de la profession.

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  1. La confiance «

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