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L’Irlande, l’austérité et l’information économique

11 avril 2013

irlande_austéritéLa semaine dernière, j’ai lu un article qui illustre parfaitement la désinformation économique de certains médias. Parlant de l’Irlande, La Presse a en effet titré son article Irlande: le «PIG» redevient tigre.

On se rappellera que l’Irlande fut baptisée le tigre celtique en raison de la forte croissance de son économie dans les années 1990 et 2000. Elle devenait le modèle pour bien de nos observateurs néolibéraux parce que cette croissance découlait en partie de la concurrence fiscale qu’elle appliquait sur son territoire, ayant un des taux d’imposition des entreprises parmi les plus bas de l’Europe. Puis vint la crise…

L’Irlande n’a pas mis de temps à se retrouver parmi les pays les plus touchés par cette crise, ce qui lui valut de faire partie des pays qu’on a baptisé les PIGS, soit le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne, d’où le titre de l’article de La Presse.

La plongée

Presque du jour au lendemain, l’Irlande est en effet passée du héros au zéro. Ayant décidé de protéger ses entreprises et surtout ses banques, tous les indicateurs de l’économie irlandaise ont piqué du nez. Alors que son ratio de la dette sur le PIB était inférieur à 25 % en 2006, il est passé à 58 % en 2009, à 94 % en 2010 à 108 % en 2011. Son PIB a baissé de plus de 20 % entre 2008 et 2010 et son taux de chômage est passé de 4,6 % en septembre 2007 à 15,1 % en février 2012. Bref, le désastre.

Le modèle des nations endettées

Depuis ce temps, les promoteurs des politiques d’austérité surveillent chaque petite amélioration de la situation économique de ce pays pour chanter les louanges de ce type de politique dont ce pays fut un des plus fidèles élèves. «Les Irlandais, qui ont déjà subi trois années de récession et sept plans d’austérité successifs depuis le déclenchement de la crise de 2008, vont devoir se serrer un peu plus la ceinture», pouvait-on lire en décembre dernier.

Déjà en septembre 2011, Paul Krugman ridiculisait les laudateurs de l’austérité qui se servait d’une hausse des exportations de médicaments en Irlande pour annoncer la fin de ses malheurs. Plus récemment, il rappelait les éloges que Jean-Claude Trichet, alors président de la Banque centrale européen (BCE), lançait en mars 2010 à l’Irlande en la qualifiant de «modèle de toutes les nations endettées d’Europe».

«l’Irlande connaissait un taux de chômage de 13,3 pourcent. Depuis, chaque léger frémissement de l’économie irlandaise a été accueilli comme la preuve que le pays se relance – mais par exemple, le mois dernier, le taux de chômage était de 14,6 pourcent, à peine en dessous du pic qu’il a atteint l’an dernier.»

Et que nous disait la semaine dernière l’article de La Presse? La même chose!

«Le «bon élève de l’Europe»… Un «modèle» pour la zone euro… »

Quel succès!

Et quel est le motif de cette annonce de réussite? La montée des exportations, comme en 2011! «la petite économie nordique est tirée par ses exportations, qui ont progressé de 3% l’an passé pour revenir à leur niveau d’avant-crise de 2007.» Et dans quels domaines? «dans l’alimentation, le secteur pharmaceutique et les technologies».

Notons qu’il n’est pas anormal que des entreprises décident de s’établir dans le paradis des bas impôts irlandais. La concurrence fiscale a une certaine efficacité, mais seulement quand quelques pays l’appliquent, car si tout les pays l’appliquaient, personne n’en bénéficierait, comme je l’expliquais dans ce billet, car tous recevraient moins d’impôts des entreprises et personne ne serait plus concurrentiel! Il est certain que la petitesse de l’économie irlandaise lui permet davantage de jouer ce jeu, comme Chypre l’a fait dans le domaine bancaire avec le succès qu’on connaît…

Donc tout va bien en Irlande grâce à cette politique? Pas plus cette fois que lors des précédentes annonces du genre…

Malgré la hausse des exportations de l’Irlande, son taux de chômage est toujours à 14,2 % nettement plus élevé que dans la zone euro (12,0 %) et que dans l’Europe entière (10,9 %) et, comme le dit l’auteur de l’article de La Presse, «l’exode de jeunes demeure un problème majeur.».

«L’effondrement de l’immobilier, qui a perdu en moyenne 48% de sa valeur depuis 2007, laisse des centaines de milliers de personnes incapables de rembourser leurs emprunts contractés pendant les années folles (…) Sans compter que la consommation demeure atone, la construction est en panne et l’austérité budgétaire va continuer jusqu’en 2015, au moins.»

Disons que j’ai déjà vu des bonnes nouvelles meilleures que celles-là. Pour moi, le tigre fera encore partie des porcs pendant encore un bon bout de temps!

Et alors…

Il est bien sûr que des économies comme celles de l’Irlande finiront par se relever. Comme le disait si bien Benton lundi dernier, «Comme quoi même mal traité, l’on en guérit… et un charlatan dira que c’est un succès… et plusieurs le croirons!!!» On nous chante aussi les louanges de la hausse des exportations en Espagne qui devraient augmenter de 3,8 % en 2013, ce qui n’empêchera pas son taux de chômage d’atteindre 27,1 %! Il est toujours possible de choisir des données qui donneront l’illusion que ça va moins mal et que l’austérité porte ses fruits. Il demeure tout de même aberrant de constater que nos journalistes économiques continuent à vanter les vertus de l’austérité face à des désastres semblables, et encore plus quand on tient compte des aveux de l’économiste en chef du FMI Olivier Blanchard qui concédait récemment avoir sous-évalué les impacts négatifs des mesures d’austérité. Finalement, moi qui pensais en avoir fini avec les zombies, en voilà bien un autre qui ressuscite constamment…

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29 commentaires leave one →
  1. Mathieu Lemée permalink
    11 avril 2013 5 h 02 min

    Les zombies, c’est quand nous les croyons morts qu’ils reviennent plus forts que jamais, surtout chez les tenants de l’austérité et des lendemains qui chantent.

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  2. 11 avril 2013 5 h 12 min

    Dans le fond, je savais bien que l’idée de l’efficacité de l’austérité n’était pas morte. Mais je l’espérais moins répandue ici…

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  3. 11 avril 2013 7 h 16 min

    J’avais un patron qui disait toujours qu’il fallait faire avec le carré de sable que l’on avait… ce a quoi je lui répondit un jour:
    « Le problème, c’est ce tout ce que vous avez trouvé a faire avec, c’est de vous planter la tête dedans! »

    La vérité importe peu, il suffit de le répéter sans cesse….(Répéter pendant 10 jours de temps que le taux de chômage a reculé de 0.1%, il s’en trouvera pour penser, pardon, pour croire que le taux a reculé de 1%!!!

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  4. 11 avril 2013 9 h 49 min

    Excellente chronique de Gérard Bérubé (mais cadenassée…) ce matin dans Le Devoir sur l’austérité néolibétale :

    Perspectives – Omnipotence néolibérale

    Extrait :

    «Dans une Europe ayant emprunté la voie de l’austérité sans croissance, on compte encore les victimes de l’après-crise par millions. L’Union européenne vient à peine de s’engager dans une nouvelle récession qu’on y dénombre déjà 26 millions de chômeurs, 10 millions de plus qu’en 2008. Le chômage des jeunes atteint 23,5 %, avec des pointes à 58 % en Grèce et à 55 % en Espagne. L’Organisation internationale du travail a illustré l’ampleur du drame social qui se dessine avec l’apparition d’un chômage de longue durée devenant un problème structurel dans l’Europe. Dans 19 des 27 pays de l’UE, plus de 40 % des demandeurs d’emploi entrent désormais dans la définition des chômeurs de longue durée. Pourtant, on s’obstine encore là-bas à opposer une rhétorique néolibérale à la crise sociale qui se profile.  » Il n’y a plus de gouvernement en Europe. Uniquement des gestionnaires chargés d’appliquer des mesures d’austérité et de répression « , a-t-on pu lire dans The Guardian.»

    Pas d’autres tigres en vue…

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  5. 11 avril 2013 10 h 39 min

    Faut aussi se rappeler que l’Irlande est un modèle pour le PCul.

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  6. 11 avril 2013 10 h 50 min

    @ David

    Je ne savais pas. Avez-vous une source?

    Cela dit, il est vrai que beaucoup de ses dernières initiatives vont dans ce sens…

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  7. Blink permalink
    11 avril 2013 11 h 56 min

    L’Espagne a un taux de chômage de 27,1% (toute générations confondues) et jusqu’à 55% chez les jeunes si je comprend bien?

    Et la hausse de 3.8% des exportations prévue pour 2013 est sensé être une « excellente » nouvelle?

    Je ne suis pas économiste (loin de là) mais je me dis que si qu’une personne sur 4 ou qu’un jeune sur 2 ne travaille pas… va falloir dépasser les 10% pour que ça ressemble à un semblant de reprise.

    Est-ce que tu sais Darwin vers quel pays l’Espagne exporte le plus? Parce que si les mesures d’austérité réduisent aussi les importations dans plusieurs pays, cette hausse d’exportation Espagnole risque d’être bien fragile, surtout si ses acheteurs sont principalement européens.

    Sens toi bien à l’aise de corriger mes réflexions si je suis dans le champs. 🙂

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  8. 11 avril 2013 12 h 31 min

    @ Blink

    « si je comprend bien?»

    C’est bien ça.

    «ou qu’un jeune sur 2 ne travaille pas»

    C’est bien pire que ça. Un taux de chômage ne se calcule pas sur l’ensemble d’une population, mais sur la population active, soit le total des personnes en emploi et en chômage. Regarde les graphiques et les explications vers le bas de ce billet : https://jeanneemard.wordpress.com/2012/09/17/la-date-et-lannee-de-naissance/. Et, c’est sûrement pire aujourd’hui. En fait, il y a probablemeent moins que le 24 % des jeunes qui travaillaient en 2011 que montre la partie gauche de ce graphique. Et c’est pire en Grèce, bien sûr!


    «Est-ce que tu sais Darwin vers quel pays l’Espagne exporte le plus? Parce que si les mesures d’austérité réduisent aussi les importations dans plusieurs pays, cette hausse d’exportation Espagnole risque d’être bien fragile, surtout si ses acheteurs sont principalement européens.»

    En moyenne, environ les trois quarts du commerce international des pays d’Europe se fait entre ces pays. Comme tous ces pays adoptent des mesures d’austérité, ils se nuisent les uns les autres. Ton raisonnement est donc impeccable. En fait, c’est encore pire, car une hausse des exportations d’un pays peut signifer la baisse de la production interne d’un autre pays, comme Krugman l’explique, explication dont j’ai parlé dans ce billet :

    https://jeanneemard.wordpress.com/2012/01/05/les-qualites-de-leuro-2/

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  9. 11 avril 2013 12 h 33 min

    Pour l’anecdote, j’ai un ami qui avait affaire une semaine en Irlande au début des années 2000. Le problème, c’est qu’il avait oublié des bas et des bobettes de rechange dans sa valise. Dans une ville de 25 000 habitants, il n’a pas été capable d’en trouver! On lui a dit qu’il en trouverait dans une autre ville à plus 100 km…
    Au final, il fessait sécher ses sous-vêtements la nuit dans sa chambre d’hôtel!

    Par contre, il ne manquait pas de Pubs ni de bières. Autre trait culturel, les places sont « dédiées » dans les Pubs. Il se fessait prier de libérer sa place continuellement!

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  10. Blink permalink
    11 avril 2013 13 h 01 min

    Merci beaucoup pour les explications Darwin.

    À la lecture de ton second lien (je n’ai pas encore lu le premier), je crois comprendre que l’économie Européenne favorise davantage la compétition que la collaboration. Au fond, les pays d’Europe ne peuvent être que des vases communiquants puisque j’imagine que la demande à quand même ses limites.

    Si tu m’avais dit que les principaux marchés d’exportation de l’Espagne étaient l’inde ou les autres pays du BRICS, ça aurait été différent. On dirait que l’espace nécessaire à la croissance est plutôt restraint par là-bas.

    Ça me fais penser à de la surpêche. À force de tirer le filet pour prendre à l’autre les derniers poissons disponibles, comment s’imaginent-ils tous s’en sortir? On dirait que malgré les grands sommets et les accords économiques, c’est pas mal chacun pour soi.

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  11. Blink permalink
    11 avril 2013 13 h 04 min

    @ Benton

    Tu m’as donné une idée pour aider l’Irlande à se sortir de sa position précaire… Je vais boire une Guinness par jour! Bon, j’avoue que ce sera difficile et un réel sacrifice, mais faut bien être solidaire de nos ami(e)s Irlandais(e)s 🙂

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  12. 11 avril 2013 13 h 36 min

    @ benton65

    Merci pour l’anecdote très pertinente.

    @ Blink

    «je crois comprendre que l’économie européenne favorise davantage la compétition que la collaboration.»

    C’est malheureusement le cas… J’ai d’ailleurs écrit aussi là-dessus, en donnant l’exemple de l’Irlande… https://jeanneemard.wordpress.com/2011/11/11/jeanne-express-la-concurrence-fiscale/

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  13. Sophie permalink
    11 avril 2013 20 h 45 min

    Pour moi, l’exemple de l’Irlande montre bien que les mesures néolibérales présentées comme la panacée et le chemin royal vers la croissance économique et la richesse par les Elgrably, Dumont et autres chroniqueurs de droite, est loin d’être la solution parfaite.

    Pendant ce temps, beaucoup de ces mêmes chroniqueurs font de longs éloges de la défunte Margaret Thatcher, en disant qu’il nous en faudrait une au Québec. On n’apprend donc pas des expériences des autres! *Soupir*

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  14. 11 avril 2013 21 h 29 min

    @ Sophie

    «*Soupir*»

    Ça aurait pu être le titre de ce billet!

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  15. Yves permalink
    12 avril 2013 23 h 06 min

    «Pendant ce temps, beaucoup de ces mêmes chroniqueurs font de longs éloges de la défunte Margaret Thatcher, en disant qu’il nous en faudrait une au Québec.«

    Ben, pas besoin! Me semble que Pauline elle s’en vient pas pire.

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  16. 12 avril 2013 23 h 21 min

    Le billet de demain de pseudovirtuose porte justement sur Margaret Thatcher… mais pas sur Pauline Marois!

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  17. 17 avril 2013 11 h 16 min

    Parlant d’austérité, le FMI juge qu’il n’est pas nécessaire pour le Canada de faire de l’excès de zèle en matière d’assainissement des finances publiques :

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375848/le-canada-doit-eviter-tout-exces-de-zele-en-matiere-de-finances-publiques

    Quand c’est rendu que même le FMI te dit de tempérer tes budgets austères…

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  18. 17 avril 2013 11 h 47 min

    «Quand c’est rendu que même le FMI te dit de tempérer tes budgets austères…»

    Ça fait un bout qu’il dit ça.

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  19. barefootluc permalink
    17 avril 2013 13 h 32 min

    «Quand c’est rendu que même le FMI te dit de tempérer tes budgets austères…»

    Tu es assez sans cœur pour utiliser une collecte de fonds pour la lutte contre le cancer à des fins partisanes et ce même si ta conjointe a appuyé la cause. Dire que certains analystes pensent que se Hard-peur est un fin stratège?! Pas toujours subtils ces puritains!

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  20. 17 avril 2013 16 h 00 min

    Krugman en a aussi parlé dans plusieurs billets aujourd’hui sur son blogue : http://krugman.blogs.nytimes.com/

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  21. 28 juin 2013 8 h 43 min

    Le tigre a encore perdu quelques griffes…

    L’Irlande retombe officiellement en récession

    «L’Irlande est retombée en récession avec trois trimestres consécutifs de recul de son économie, selon des statistiques officielles révisées publiées jeudi. Au premier trimestre, le PIB a reculé de 0,6 % par rapport au précédent, a indiqué l’Office central des statistiques irlandais. Le PIB s’était également contracté de 1 % au troisième trimestre de l’an passé puis de 0,2 % au quatrième trimestre, selon des données revues à la baisse. Sur l’ensemble de l’année 2012, la croissance a aussi été drastiquement revue à la baisse à 0,2 % contre une précédente estimation de 0,9 %.»

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  22. youlle permalink
    28 juin 2013 16 h 27 min

    C’était l’exemple par excellence, le phare des libertariens et des ultra conservateurs pour dénigrer le Québec.

    Curieux, ils n’en parlent plus. C’est l’Alberta qui est à la mode.

    Ces putains probablement reçu des consignes des grands financiers afin de permettre de passer leur tuyau vers le N.B. Les sables sales font de l’annonce au Québec. 800 000 emplois qu’ils disent ces salvateurs du Québec provenant de l’ouest et de la province de Québec.

    En Irlande les financiers ont fait leurs argent et ont autre chose à faire ailleurs.

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  23. 28 juin 2013 17 h 44 min

    «Curieux, ils n’en parlent plus.»

    Comme le mont6re l’article dont j’ai parlé dans ce billet, ils essaient encore d’en parler, en ne faisant ressortir que les aspects positifs pour nous faire croire au retour du tigre!

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  24. 28 juin 2013 20 h 24 min

    Le paradoxe provient de l’IEDM pour qui l’Irlande était l’exemple de déréglementation et réduction de l’état. Comme leur modèle l’a lâché, comme bien des pays libéralistes, l’IEDM ne prends plus de chance, leur nouveau modèle est la Suède, plus a gauche que le Québec!!!

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  25. 28 juin 2013 20 h 46 min

    « la Suède, plus a gauche que le Québec!!!»

    Sur certains points oui, mais pas sur tout. Les manifestations des derniers mois montrent tout de même une insatisfaction du traitement des immigrants et des communautés ethniques. La Suède a pris de fait une tangente qui m’inquiète. D’ailleurs, le coefficient de Gini y a augmenté fortement depuis une vingtaine d’années. Il demeure moindre que dans bien des pays, mais la tendance est forte…

    (tiré de http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000679-la-forte-progression-des-inegalites-en-suede-par-cyril-coulet/article)

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  26. 28 juin 2013 22 h 03 min

    Effectivement, c’est un fait que la Suède à pris un virage à droite depuis 20 ans en privatisant des services comme l’électricité et la santé. Par contre, ils l’ont fait à la sauce suédoise, c’est-à-dire en balisant et réglementant ces services.

    La santé est un exemple. Partant du principe (dicté par le privé) que le privé est plus efficace que le public, l’état a établit que le même service en santé ne doit pas coûter plus chère que celui du public.

    Les conseils généraux recourent aujourd’hui plus souvent aux services de prestataires privés ; 12 pour cent des soins de santé sont financés par les conseils généraux mais fournis par des prestataires privés. Une convention garantit que les patients bénéficient des mêmes réglementations et des mêmes tarifs que dans les établissements de soins publics.

    Le recours au privé:

    Cela implique qu’aucun patient ne devrait avoir à attendre plus de sept jours pour une consultation dans un centre de soins, 90 jours pour une consultation chez un spécialiste et 90 jours pour une opération ou un traitement, une fois que les soins nécessaires ont été déterminés. Si ce délai n’est pas respecté, le patient se voit proposer des soins ailleurs, les dépenses, y compris le coût des transports, étant à la charge de son propre conseil général.

    http://www.sweden.se/fr/Accueil/Travailler-vivre/Faits/Services-de-sante/

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  27. 28 juin 2013 22 h 05 min

    D’accord, ce n’est pas si mal. C’est la hausse des inégalités qui me rebute.

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  28. barefootluc permalink
    29 juin 2013 10 h 27 min

    J’espère que l’on n’a pas oublié la qualité des services de santé, car pour avoir eu recours à ses services de façon plus intensive depuis ces dernières années, de mon point de vue bien égoïste l’efficacité doit inclure la qualité des soins ce qui est parfois un peu plus difficile à « chiffrer ». 😉

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