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Salaire minimum et salaire moyen

11 mai 2013

salaire minimumComme à chaque hausse du salaire minimum, on a droit au retour du débat sur les conséquences d’une telle augmentation. Par exemple, on a pu apprécier l’excellente performance de Mélanie Gauvin, porte-parole du Front de défense des non-syndiqué(e)s, face à Norma Kozhaya, économiste en chef du Conseil du patronat à RDI économie. On a par contre dû subir encore une fois la cassette habituelle de Youri Chassin, économiste à l’Institut économique de Montréal.

Ayant déjà répondu à ces arguments dans deux billets, le premier il y a deux ans et le deuxième il y a à peine un peu plus de deux mois, je ne m’y attarderai pas, si ce n’est pour dire que certains ne comprendront jamais qu’on ne peut comparer les effets d’une hausse du salaire minimum lorsque plein de jeunes arrivent sur le marché du travail comme dans les années 1970 et lorsque que tous les employeurs qui embauchent à ce salaire se plaignent de manquer de main-d’œuvre. Dans ce dernier cas, les employeurs ne peuvent que bénéficier d’une telle hausse, car elle attirera plus de personnes sur le marché du travail. Mais, bon, je me répète…

Je voudrais plutôt par ce billet compléter l’information fournie par une parution récente (30 avril 2013) de l’Institut de la statistique du Québec sur l’évolution du salaire minimum depuis 1997. À la première page de ce court bulletin, on peut en effet voir un graphique illustrant cette évolution :

salaire minimum1

Ce graphique et les commentaires qui l’accompagnent laissent penser à une hausse notable du salaire minimum depuis 15 ans. On y parle d’une hausse «de presque 3,50$ durant la période». On ajoute «En dollars constants, le pouvoir d’achat des travailleurs et travailleuses au salaire minimum augmente de 10,7% entre 1997 et 2012., Wow, quelle joie! Par contre, on y est moins précis sur les comparaisons entre cette augmentation et celle du salaire moyen.

«Le taux de croissance moyen du salaire minimum de 1998 à 2007 a été de 1,8%, alors qu’il se fixait à 5,9% de 2008 à 2010. Il se chiffre en moyenne à 2,1% pour 2011-2012. À titre de comparaison, les taux de croissance de la rémunération horaire moyenne de l’ensemble des salariés au cours des mêmes périodes sont de 2,2%, 3,3% et 2,1%.»

Si vous êtes capable de conclure si le salaire minimum a plus ou moins augmenté que la rémunération horaire moyenne entre 1997 et 2012 à partir de ces deux phrases là, vous êtes forts! Est-ce qu’une différence négative de 0,4 point de pourcentage pendant 9 ans (2,2 – 1, 8 = 0,4) est équivalente à une différence positive de 2,6 points pendant 3 ans (5,9 – 3,3 = 2,6)? Étant faible, j’ai donc vérifié… Et voilà ce que ça donne :

salaire minimum2

Ce graphique présente la proportion du salaire minimum par rapport au salaire moyen entre 1997 et 2012 (désolé, mais 2013 n’étant pas terminé, je n’ai pas trouvé les données du salaire moyen pour 2013…). Joli non? Ce que ce graphique montre, c’est que les employés au salaire minimum ont vu leur salaire augmenter beaucoup moins que celui de l’ensemble des salariés entre 1998 et 2006 et que les hausses de 0,50 $ pendant trois ans entre 2007 et 2010 n’ont fait que rattraper les pertes de la décennie précédente. Résultat? En 2012, ce ratio atteignait 44,6 % du salaire moyen, alors qu’en 1997, il était de 44,4 %… Bref, la situation que tous les groupes sociaux déploraient en 1997 est la même aujourd’hui. Mais, pire, il a fallu que les moins bien salariés de la société vivent 11 ans sous ce niveau (de 1999 à 2009) pour enfin retrouver le niveau déjà insuffisant de 1997!

Et alors…

Alors, deux choses. Je déplore tout d’abord qu’un organisme gouvernemental comme l’Institut de la statistique du Québec fournisse un charabia tel sur la comparaison entre le salaire minimum et le salaire moyen que personne ne puisse le comprendre. Je déplore aussi que nos gouvernements plaignent les employeurs des restaurants, commerces de détail et autres milieux de travail qui n’offrent que le salaire minimum de leurs difficultés de recrutement, mais semblent insensibles à la précarité que vivent les employés qui acceptent d’y travailler.

Et, pendant ce temps, la profession dont on a fait venir le plus de travailleurs étrangers au Canada en 2012 est celle des «Serveurs/serveuses au comptoir, aides de cuisine et personnel assimilé», comme on peut le voir en cherchant (CTRL F) sur cette page avec les mots «tableau 7»… Et vous verrez que les trois professions suivantes n’offrent des salaires guère supérieurs au salaire minimum!

Ce qu’on ne ferait pas pour ne pas payer correctement les travailleurs et surtout travailleuses les moins bien rémunérées…

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8 commentaires leave one →
  1. Richard Langelier permalink
    11 mai 2013 13 h 17 min

    Moi aussi, j’ai bien apprécié l’argumentaire de Mélanie Gauvin (L’emploi de « Prestation » au sens de « performance » est critiqué par http://www.cnrtl.fr/definition/prestation . De toute façon, ce n’était pas un spectacle).

    J’ai connu Esther Paquet de l’organisme Au bas de l’échelle sur le comité de rédaction de Bien commun recherché. J’ai lu plusieurs de ses textes dans les journaux. Elle est très articulée, jamais d’enflure verbale. Ce serait facile de dire : « le seul fait de se lever le matin vaut 20$ l’heure ». Il y aurait sans doute des personnes qui applaudiraient, mais on ne serait pas plus avancé.

    Jacques Généreux affirme : « il peut y avoir un consensus sur le niveau du salaire minimum, mais c’est un consensus à un moment précis de l’histoire ».

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  2. 11 mai 2013 13 h 37 min

    @ Richard Langelier

    «L’emploi de « Prestation » au sens de « performance » est critiqué»

    C’est corrigé! Où avais-je la tête? Merci!

    J’en ai aussi profité pour éliminer la répétition de l’expression «avoir droit» dans les deux premières phrases du texte. Je l’avais vue, mais ai été trop paresseux pour la modifier avant parution…

    «De toute façon, ce n’était pas un spectacle»

    Là, je suis moins d’accord. C’est en partie un spectacle!

    «J’ai connu Esther Paquet»

    Moi aussi, mais je ne l’ai rencontrée qu’une fois ou deux et ça date…

    «Elle est très articulée»

    L’utilisation du terme «articulé» est considéré fautif (est-ce pire que critiqué?) dans ce sens par l’Office de la langue française (http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3548). Le site propose des solutions de remplacement. 😉

    Mais, bon, c’est moins grave dans un commentaire que dans un billet, j’en conviens!

    «mais on ne serait pas plus avancé»

    C’est en effet un peu facile et ça ne veut pas dire grand chose.

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  3. Richard Langelier permalink
    11 mai 2013 18 h 21 min

    « Fautif », ça mérite l’enfer! « Critiqué », certains grands spécialistes l’acceptent, d’autres pas. CRNTL n’a pas encore tranché, mais pour éviter d’avoir à mettre de l’argent dans la trappe à liquidité et faire brûler des lampions dans l’espoir de sauver quelques siècles de purgatoire, il est préférable de choisir un autre élément syntagmatique. Nous en reparlerons à la Taverne Bréboeuf. La morale de l’histoire, c’est que, dans le bon vieux temps, il valait mieux être né dans une famille modeste de la région de Montréal et avoir la chance de faire son classique avec les Jésuites que d’être né dans l’overclass d’Arthabaska et avoir dû faire son cours classique à Victo, malgré les Frères du Sacré-Coeur. Nous pourrions aussi inviter Alain Dubuc et pourquoi pas Joanne Marcotte [1].

    Je m’apprêtais à pondre un quasi-billet, intitulé : « Ceci n’est pas un billet », mais bon, je déduis de ton affirmation qu’une formulation fautive dans un commentaire est moins grave que dans un billet, que je devrais écrire les fesses à moitié serrées. Or, la stagiaire en physiothérapie qui m’a donné congé parce qu’elle considère que mes quadriceps sont forts [2], m’a dit de continuer à faire un exercice, les fesses serrées, pour que les gluteus (oups! C’est en anglais qu’on utilise le latin, donc que le muscle grand glutéal https://fr.wikipedia.org/wiki/Muscle_grand_glut%C3%A9al ) travaille, ce qui devrait me permettre de retourner rouler dans ma patrie que j’ai reniée, à la fin du mois d’août et t’envoyer de belles photos avec Christine Letendre, la candidate de Québec solidaire dans Arthabaska, si Couillard et Legault déclenchent des élections, car [4] elle m’a invité à revenir poser des affiches pour elle (c’est du moins, ce que j’ai cru entendre, lors du congrès). Le quasi-billet devrait être une recension critique du premier livre que j’ai emprunté depuis mon opération : « Un salariat au-delà du salariat? ».

    P.-S. Que dirais-tu d’une proposition de l’ordre de 24 000$ par année, pour quelqu’un qui travaille à temps plein au salaire minimum? Je parle du court terme, évidemment.

    [1] Pour comprendre L’Illusion tranquille.
    [2] Elle pèse 120 livres. Elle appuyait contre ma jambe et me demandait de pousser au maximum. J’ai dû me retenir pour ne pas mettre en faillite le fonds d’indemnisation de la CSST et obliger la Caisse de dépôt à investir, dans des entreprises qui ont des actifs dans des paradis fiscaux, pour maximiser les rendements des cotisations du Centre Jacques-Viger, organisme patapublic qui prend la relève du CLSC, lui-même organisme patapublic… Pendant ce temps-là, mon agente d’aide sociale m’oblige à dépenser 30$ de timbres pour me faire rembourser les 20$ de franchise que j’ai dû payer pour les taxis que je devais prendre pour me rendre au Centre. J’ai risqué ma vie 150 000 fois parce que le temps réservé aux piétons pour traverser la rue Sherbrooke est trop court, pour retourner au CHUM (Notre-Dame) voir la secrétaire de l’orthopédiste pour qu’il coche : « le patient ne peut conduire son véhicule », alors que je n’ai pas de véhicule. Heureusement, après, j’ai vu après un ami en chaise roulante. Il s’est fracturé le péroné. Sa blonde le poussait en chaise roulante.
    – Regarde la montée, Richard. 2 pouces plus haute que la rue. Tu regarderas, c’est la même chose de l’autre côté. Si je descends trop vite, il a mal. Ça flashe! 10 secondes. Si j’accélère, la chaise roulante va planter de l’autre bord.
    Lui me montre toutes les plaques de métal sur les trottoirs.

    Tout ça pour dire que :
    1) Après avoir chialé pour que la Commission Économie, fiscalité et lutte à la pauvreté de Québec solidaire puisse fonctionner sérieusement, j’ai été exaucé. Le hic, c’est que je me retrouve avec des personnes compétentes. Je suis surinformé. Alors, j’ai des scrupules. Même si la stagiaire a flatté mon amour-propre de vieux mec, je dois forcer à moitié parce qu’Alain Deneault n’a cesse de découvrir des paradis fiscaux.
    2) En lisant Adam Smith, Hegel découvrait qu’une société où le cordonnier échange les fruits de son travail contre ceux du chapelier et du forgeron donnait une société civile harmonieuse arbitrée par l’État. Le jeune Marx disait : « un instant! Harmonie, harmonie, ce n’est pas si simple que cela ».
    3) Pendant que je perds mon temps à lire les commentaires des lecteurs du Devoir qui expliquent que les intentions de vote envers le PQ baissent à cause de l’existence de Québec solidaire, je ne lis pas de la vraie lecture.
    [4] Foglia écrivait que son prof mettait un zéro si un étudiant utilisait un « car ».

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  4. 11 mai 2013 20 h 05 min

    @ Richard Langelier

    «La morale de l’histoire, c’est que, dans le bon vieux temps, il valait mieux être né dans une famille modeste de la région de Montréal et avoir la chance de faire son classique avec les Jésuites«

    Bon, bon, bon… Il semble que je prenne mieux les corrections qu’on me propose qu’on ne reçoive celles que je fais! Et, je n’ai pas appris ce sens fautif à l’école, mais en l’utilisant moi-même incorrectement et en me faisant corriger!

    «Je m’apprêtais à pondre un quasi-billet»

    Je sens que ça sent l’excuse!

    « Le quasi-billet devrait être une recension critique du premier livre que j’ai emprunté depuis mon opération : « Un salariat au-delà du salariat? ».»

    Putativement très intéressant!

    «Que dirais-tu d’une proposition de l’ordre de 24 000$ par année, pour quelqu’un qui travaille à temps plein au salaire minimum?»

    Ça fait quoi, 12 $ de l’heure, même un peu moins? Ça commence à avoir du sens. Dans un billet antérieur, j’évaluais à 55 % du salaire moyen un niveau honorable du salaire minimum (avec une poussée à 60 % si rien de négatif ne se passe). Ça donne à peu près ça.

    «Pendant que je perds mon temps à lire les commentaires des lecteurs du Devoir qui expliquent que les intentions de vote envers le PQ baissent à cause de l’existence de Québec solidaire, je ne lis pas de la vraie lecture.»

    Je dois avouer que je suis atteint du même syndrome. Mais je me soigne! Je me demande parfois si les madames Bolduc et Paradis ne sont pas payées par le PQ pour dire des âneries…

    «Foglia écrivait que son prof mettait un zéro si un étudiant utilisait un « car ».»

    Pourquoi? Car ce serait incorrect? Personnellement, je n’en abuse pas, mais je constate que j’en ai mis un dans ce billet. En quoi est-il impropre, critiqué ou fautif? Sérieux, j’aimerais savoir.

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  5. Richard Langelier permalink
    12 mai 2013 0 h 57 min

    @ Darwin

    « Il semble que je prenne mieux les corrections qu’on me propose qu’on ne reçoive celles que je fais! »

    Tu ne comprends rien à la psychologie. Toi, le Bon Dieu, la nature, la sélection naturelle selon Darwin ou whatever t’a fait naître fort, moi ces whatever m’ont fait naître sensible.

    « Je sens que ça sent l’excuse! »

    J’ai eu un prof de logique qui prétendait que dans : « il est vrai qu’il est vrai qu’il pleut », il y avait un « il est vrai » de trop.

    « Putativement très Intéressant! »

    Sur la pochette arrière, on peut lire : « Cet ouvrage s’insère au sein de ce débat en partant de deux figures professionnelles, l’intermittent du spectacle et le journaliste pigiste. Figures d’exception du point de vue du droit du travail, elles sont exemplaires des mutations du salariat pour trois raisons : il s’agit de figures hybrides qui se situent entre le travail salarié et, le travail indépendant, de travailleurs précaires et qui intègrent des organisations du travail par projet. »

    De prime abord, je suis méfiant. J’ai vécu tellement de comités et ateliers justifiant le revenu de citoyenneté de l’ordre de 18 000$ mêlant : « il n’y a plus de travail pour tous, ceux qui n’en ont pas besoin le retourneraient par l’impôt, Michel Chartrand est pour si tu es contre, tu es à droite, comparons les coûts de la pauvreté à ceux du revenu de citoyenneté, etc. » Par contre, je sais que la SÉCU en France ne fonctionne pas comme ici. J’ai déduit qu’on y cotise par branche d’industrie, la métallurgie qui en fixe le niveau de cotisation, le taux de remplacement du revenu et le nombre de semaines. C’est ma déduction, je le précise. Ici, dans le débat actuel sur la réforme de l’Assurance-Emploi, je rappelle que c’est l’Administration Trudeau-Lalonde qui a décidé que les ressources naturelles seraient transformées dans le sud pour les économies d’échelle et que les régions productrices seraient compensées par des travaux d’hiver et plus de semaines d’Assurance-Chômage qu’ailleurs. Travaillons sur le retour de la transformation dans les régions ressource et en attendant, de grâce, redonnons un niveau d’assurance-emploi semblable et finançons des travaux d’hiver semblables à ce qui était accordé lors des erreurs politiques de l’administration Trudeau-Lalonde! [1] Ça ne me gêne pas que ce soit le régime d’assurance-emploi qui nous permette de manger du homard (du moins avec mes gros chèques de sécurité à la vieillesse). Par contre, dans le débat actuel, il y a des gens qui n’apprécient pas que ce soit le même régime qui compense les travailleurs saisonniers et les autres chômeurs. Certains seraient satisfaits si c’était le budget d’un autre régime. D’autres (Tanya??? du National Post qui commente l’actualité de la semaine avec Céline Galipeau) voudraient que les travailleurs de l’industrie touristique gaspésienne aillent travailler dans un McDonald’s à FortMcMurray et reviennent en Gaspésie. Ceux-là seront difficiles à convaincre. Pour les autres, les réflexions des différents auteurs de ce collectif peuvent être utiles. De toute façon, il est vrai qu’il y a mutation dans le monde du travail depuis la révolution néolithique, voire depuis l’amibe.

    Il y a eu une tragédie au Québec lorsqu’un prof a remis à ses étudiants, le texte « L’Hymne à l’amour » en supprimant « Dans le ciel plus de problèmes, Dieu réunit ceux qu’il aime ». Foglia avait ridiculisé chaque vers, dont « Car moi je mourrai aussi » en disant que son prof donnait zéro pour un « car ».
    J’ai trippé sur L’hymne à l’amour chanté par Édith Piaf à 14 ans, mais surtout sur l’interprétation de Gerry Boulet. Lors d’une peine d’amour, stone et paqueté, j’ai crié, m’a-t-on dit : « L’Hymne à l’amour », chaque fois qu’il lançait : « Marci, marci ». Claire m’a dit qu’il m’a répondu : « On la connaît pas celle-là! » Quelques années plus tard, L’hymne à l’amour était dans tous les rappels. Langelier n’aurait pas l’âme québécoise puisqu’il ne vote pas pour le PQ! Pour écoeurer Foglia, je mettrais bien le lien pour les paroles, une interprétation YouTube d’Édith Piaf et une ou deux de Gerry. Je risquerais de dépasser le nombre de liens permis. Aurais-tu l’obligeance de les mettre? Une seule contrainte : j’ai toujours trouvé quétaine la version avec Vic Voghel. Le hic, c’est que lui a dit que c’était l’accompagnement qu’il avait fait lorsqu’Édith Piaf était venue à Montréal. Les nombreux vieux lecteurs de Jeanne Émard jugeront. Les autres continueront à écouter leur post Heavy Metal. Ainsi va la vie!

    [1] Le député créditiste de Lotbinière https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9-Gilles_Fortin , qui me tombait « sur le gros narf », mais pour qui mon père votait même s’il n’était pas créditiste avait formé un comité pour le choix des projets soumis. Il s’assurait que les groupes communautaires avaient leur part et les groupes qui faisaient des pistes de motoneige. Au club de ski de fond, organisme sans but lucratif sur la terre qu’avait achetée mon père autour du chalet construit d’abord par les fils Langelier « les mains pleins de pouces », travaux dirigés par le grand-père Gagnon qui dirigeait les travaux parce qu’il avait fait 2 infarctus, heureusement poursuivis par Ti-douard (Youlle prétend qu’il est meilleur menuisier que Ti-douard, ce qui implique qu’il doit être vrai qu’il est vrai… J’implore le retour de Koval pour une démonstration que +++). Le hic, c’est que Chesterville était dans Richmond. J’aurais été curieux de voir les Louka Paradis et Solange Bolduc dans la piste de 15 km, La Québécoise, éprouver mon stone et ma fierté d’admirer les côtelettes des Basses-Appalaches… En les dépassant pour la seconde fois, je leur aurais demandé : « je ne suis pas un vrai Québécois parce que je n’attends pas le grand soir de la souveraineté pour m’intéresser au sort des personnes assistées sociales et des travailleurs au salaire minimum? »

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  6. 12 mai 2013 1 h 48 min

    «Michel Chartrand est pour si tu es contre, tu es à droite»

    Désolé de toucher ta sensibilité, mais il faudrait en décrocher… C’est vieux ça, même pour QS! Tu étais là lors du débat sur la question à Rosemont : personne n’a mentionné Chartrand et même François Saillant était d’accord avec nous!

    «Ça ne me gêne pas que ce soit le régime d’assurance-emploi qui nous permette de manger du homard»

    Devrais-je avoir honte d’en avoir mangé ce soir? Il était en solde chez Métro (6 $ la livre), la semaine précédente aussi, mais j’étais en congrès. Et comme c’est ma job de les tuer (ce qui me donne à chaque fois des frissons négatifs), on en a pas mangé. Et la mère dont c’est la fête aujourd’hui me l’a demandé…

    «la révolution néolithique»

    ??? C’est dans le titre de mon prochain billet! Si je réussis à l’écrire demain-aujourd’hui…

    «Je risquerais de dépasser le nombre de liens permis. »

    Quand même, on en accepte quatre, mais pas cinq! Et au pire, le commentaire se retrouve dans les commentaires modérés, que je vérifie plusieurs fois par jour (sans me forcer, un petit indicateur s’allume sur mon écran quand il y en a un…).

    « je ne suis pas un vrai Québécois parce que je n’attends pas le grand soir de la souveraineté pour m’intéresser au sort des personnes assistées sociales et des travailleurs au salaire minimum? »

    🙂

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  7. 12 mai 2013 11 h 45 min

    «Je me demande parfois si les madames Bolduc et Paradis ne sont pas payées par le PQ pour dire des âneries…»

    Eles semblent être en congé depuis hier, n’ayant pas répliqué aux nombreux commentaires négatifs à la sortie d’hier de leur cheffe…

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/378011/conseil-national-du-parti-quebecois-marois-vise-un-gouvernement-majoritaire

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