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Ni péquiste, ni égaré!

13 mai 2013

fesseEn sortant du dernier congrès de Québec solidaire, il y a déjà plus d’une semaine, j’ai pensé écrire un billet sur la fin de semaine que je venais d’y passer. J’aurais peut-être dû…

La décision de ce congrès qui a le plus retenu l’attention des médias fut celle de fermer la porte à toute alliance électorale avec les autres partis indépendantistes. Oui, c’est vrai, c’est bien la position qui a été adoptée par les déléguéEs. Mais, la plupart des médias ont oublié d’ajouter que cette résolution affirmait aussi que QS demeurait ouvert à toute association avec d’autres partis ou organismes pour participer à des campagnes sur des intérêts communs, dont bien sûr, l’indépendance.

«nous serons toujours ouverts à faire des actions communes et collaborations avec d’autres formations et à débattre avec des militantes et militants progressistes de tous les partis»

Si la réaction d’Option nationale fut dure et immédiate (et contenait des inexactitudes), celle du PQ n’est sortie que plusieurs jours plus tard, à l’occasion de son Conseil national.

Hors du PQ, point de salut!

Probablement secoué par la sortie de deux sondages, le premier de CROP et le deuxième de Léger marketing, le mettant loin de la première place (entre 8 et 13 points de pourcentage des libéraux, selon le sondage), le PQ semble incapable de se regarder dans le miroir pour expliquer cette dégringolade. Il ne serait responsable de rien de ce qui lui arrive, mais serait plutôt victime des méchants qui s’acharnent sur lui.

«En 1976, on dérangeait bien du monde et bien des intérêts. On s’est fait attaquer très durement. C’est la même chose en 2013: notre gouvernement, oui, il dérange bien du monde.»

Le problème, c’est qu’en 1976, le PQ dérangeait surtout le mondes affaires, tandis que maintenant, il dérange davantage les bénéficiaires de l’aide sociale et les organismes qui les représentent que les riches et les minières qui font reculer ce gouvernement quand ils se découvrent des «angoisses fiscales» ou «économiques» à chaque fois qu’on leur demande de faire leur juste part.

Plutôt que de s’interroger sur les raisons qui poussent tant de personnes à s’éloigner de son parti, Mme Marois préfère se draper dans son statut de victime et accuser Québec solidaire :

«Pour gouverner, il ne faut pas être sectaire.»

Être sectaire, pour la cheffe du PQ, c’est bien sûr quand Québec solidaire décide de rejeter toute alliance électorale, pas quand son parti adopte exactement la même position!

«Il ne faut pas se camper dans une idéologie rigide»

De fait, cela est éminemment néfaste. On a vu les conséquences en Europe de l’adoption de mesures idéologiques rigides d’austérité, maintenues même quand l’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) a avoué que ce type de politique engendre beaucoup plus de dégât que prévu et que l’étude que bien des partisans de l’austérité utilisaient pour justifier leurs politiques s’est révélée truffée d’erreurs! De même, l’ancien premier ministre et chef du PQ, Jacques Parizeau, a lui aussi dénoncé les politiques d’austérité du PQ, qualifiant l’intransigeance du PQ à vouloir atteindre le déficit zéro dès cette année d’obsession qui «empêche de réfléchir». Résultat? Le PQ est resté inflexible, s’en tenant rigidement à son idéologie…

Mais, ce n’est pas tout. Non contente d’ignorer la poutre qui lui cache la vue pour s’attaquer à la paille des autres partis, Mme Marois «a aussi suggéré, samedi, une voie bien particulière aux partis souverainistes rivaux qui lui font la vie dure: ils devraient se saborder.» Rien de moins!

Pour justifier cette déclaration pour le moins étonnante, elle rappelle que Pierre Bourgault avait justement sabordé «le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), en 1968, au nom de la cause». Non seulement cette stratégie n’a toujours pas porté ses fruits en 45 ans, mais le PQ n’a plus grand chose en commun avec le parti relativement progressiste que Bourgault a accepté de joindre. Et, ce parti, plutôt que de l’accueillir à bras ouvert, l’a plutôt ostracisé, quand il ne l’a pas simplement écarté. Mme Marois omet d’ailleurs de mentionner le fait que Bourgault a démissionné du PQ en 1981! Elle qui n’a pas su conserver ses troupes entières devrait avoir une petite gêne avant de suggérer à d’autres partis de se joindre au sien…

Et alors…

Avec ces déclarations, on ne peut que déplorer que le PQ n’ait jamais su accepter qu’il puisse ne pas être le seul porteur de la cause indépendantiste. Que des membres d’un parti puissent souhaiter que d’autres partis cessent d’exister, cela n’a rien d’étonnant, ni de scandaleux. J’ai d’ailleurs déjà entendu et lu des membres de QS souhaiter la fin du PQ. Je le déplore, mais on ne peut pas empêcher des partisans de s’échauffer de temps en temps…

Mais que la cheffe d’un parti déclare publiquement vouloir que ses adversaires politiques disparaissent pour lui laisser le chemin libre est non seulement un affront à la démocratie, mais un symptôme de la vision que trop de péquistes ont des personnes qui appuient QS et ON : des péquistes égarés qu’une bonne fessée (faut bien que je justifie l’image que j’ai choisie!) ramènerait au bercail! Et rappelons que la fessée ne fait heureusement plus partie de la culture québécoise!

Or, comme la plupart sinon la totalité des membres d’ON et de QS que je connais, je ne suis ni péquiste, ni égaré! Et, il est clair pour moi que, même si QS et même ON disparaissaient, jamais je ne voterais pour un parti comme le PQ qui incarne des valeurs si différentes des miennes! Et je suis loin d’être le seul!

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26 commentaires leave one →
  1. 13 mai 2013 9 h 21 min

    Très belle et surtout véridique analyse…

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  2. 13 mai 2013 10 h 46 min

    Merci et bienvenue ici!

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  3. 13 mai 2013 17 h 36 min

    Le grand frère d’Ottawa qui tente de réparer les pots cassés… en proposant ce que tous rejettent!

    Paillé plaide en faveur d’une entente électorale entre souverainistes

    Au moins, il reconnaît que la situation a bien changé depuis le sabordage du RIN…

    «En entrevue à La Presse canadienne, M. Paillé a affirmé que le contexte actuel est bien différent de celui qui a mené le RIN à se saborder.»

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  4. Richard Langelier permalink
    13 mai 2013 18 h 23 min

    René Lévesque a négocié rapidement une entente avec le Ralliement national de Gilles Grégoire http://fr.wikipedia.org/wiki/Ralliement_national . Il n’était pas intéressé par une entente avec le RIN. Comme une bonne partie de membres du RIN avaient leur carte du MSA, la direction du RIN a convoqué un congrès en proposant la dissolution et l’adhésion au MSA.

    Après l’élection de 1966, je n’ai pas renouvelé ma carte du RIN, parce qu’Andrée Ferretti disait que Bourgault était trop électoraliste. La réalité est parfois surréaliste et c’est pour ça que je persiste à croire qu’elle vaut la peine d’être vécue.

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  5. 13 mai 2013 18 h 36 min

    Merci pour le rappel! Je me souviens bien du cas du Ralliement national (comment oublier l’amour de la glabreté de Gilles Grégoire…), mais moins des détails…

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  6. Richard Langelier permalink
    13 mai 2013 19 h 11 min

    Puisqu’on a le nez dans les idiosyncrasies, René Lévesque en aurait sacré un coup lorsque Gilles Grégoire a été accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec des mineures. Je ne suis pas sûr de la chronologie : Claude Morin qui lui avoue avoir voulu infiltrer la GRC, Claude Charron et le vol à la Baie et Gilles Grégoire. Un coloc, chauffeur de taxi, nous racontait que Gilles Grégoire s’était assis dans son taxi avec 2 jeunes filles en fleur : « Monsieur, je vous présente les 2 plus belles femmes du monde ». En regardant dans son miroir, il avait relativisé. Le teap n’avait pas été fort.

    P.-S. Je songe à « partager mes connaissances » avec Wiki pour améliorer l’ébauche http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Gr%C3%A9goire . Ce serait plus facile si tu parfaisais mon éducation sexuelle en me définissant la « glabreté ».

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  7. youlle permalink
    13 mai 2013 19 h 15 min

    Ni péquiste, ni égaré, mais écoeuré en estie.

    En politique plusieurs partis ont un petit mot pour dire qu’ils sont séparatistes, scuze, pour la souveraineté ou indépendance, mais personne ne veut faire du Québec un pays. ON veut un pays ça ne vaut pas d’en parler.

    Du point de vue séparation avec le Canada ou si vous voulez un terme plus doux, plus smooth, l’indépendance, ce son tous des partis hypocrites.
    Aucun ne fait ou n’a fait la promotion d’un pays souverain pour le Québec. Parizeau est l’exception.

    Pour tous les partis, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas faire de bruit avec la séparation pour faire du Québec un pays. Personne n’ose employer le terme séparation ou se séparer qui sont les plus exacts.
    Les fédéralistes d’Ottawa ont été les champions pour mettre une « plug » sur le clapet des gens qui ont prononcé séparation et indépendance. Ils ont été les champions pour empêcher la promotion pour faire du Québec un pays.

    Dans quelques mois le prochain gouvernement sera celui de Power, celui de son doc privatiseux et pour huit ans avenir. Sa job : privatiser le plus possible la santé et préparer le terrain plus la privatisation d’Hydro et quelques boucanes pour faire croire à une société plus juste.

    Qu’on ne vienne pas me dire que de rester au Canada préservera les acquis sociaux et démocratiques. Il y en a encore pour 6 ans de Harper et ses westerners à l’image du sud des états contre l’avortement.

    Je pense que je vais voter pour le parti le pire pour une descente rapide dans le fond du baril.

    Des fois je pense aussi à crisser mon camp dépenser mon argent ailleurs pour avoir le moins connaissance de la déchéance du Québec. Mais malheureusement pour moi, mon fils est retourné aux études en sciences politiques. Ce ne sera pas facile de pas entendre parler.

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  8. 13 mai 2013 19 h 37 min

    @ Richard

    http://www.cnrtl.fr/definition/glabret%C3%A9

    @ Youlle

    «Pour tous les partis, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas faire de bruit avec la séparation pour faire du Québec un pays»

    Disons que je ne partage pas cette lecture. Peu importe les partis. Tant que le peuple ne voudra rien savoir…

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  9. Sébastien Ouellette permalink
    13 mai 2013 20 h 59 min

    Je suis très déçu de tous les partis supposément progressistes et indépendantistes qui en ont rien à foutre des conséquences réelles de leur incapacité à travailler ensemble. Ils ne travaillent que pour leur bannière, obstinément et sans égard pour le peuple qui subit les effets des politiques de droite qui sont adoptées pendant qu’eux perdent leur temps à s’obstiner. Partis comme ça, aucun n’aura mon vote.

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  10. 13 mai 2013 21 h 19 min

    @ Sébastien Ouellette

    Votre commentaire est un jugement de valeur que je ne partage pas. Vous n’apportez aucun élément appuyant vos affirmations. Cela dit, vous avez bien le droit d’être déçu…

    Mais, toutes les coupes imposées par le PQ, notamment contre les bénéficiaires de l’aide sociale, ne vous apparaissent pas comme des politiques de droite? Son recul sur l’ajout de deux paliers d’imposition? L’abandon de l’imposition des gains en capital à 75 % plutôt qu’à 50 % ? Le maintien de la taxe santé? Son intention à vouloir garantir moins d’aires protégées que le PLQ dans son Plan Nord pour quelques-uns? Son recul sur les redevances minières? Son appui à l’AÉCG? Son accord de principe pour importer le pétole sale de l’Alberta?

    Personnellement, je ne trouve pas que ces trois partis sont progressistes!

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  11. Richard Langelier permalink
    13 mai 2013 21 h 22 min

    @ Youlle

    Je m’enfarge peut-être dans les fleurs du tapis, mais pour moi le terme « séparatiste » désignerait un mouvement de citoyens du sud de l’Ontario qui voudrait former leur propre province parce qu’ils considèrent que leurs impôts servent à financer les citoyens du Nord de l’Ontario (lors de la crise de l’industrie automobile, c’aurait pu être le contraire). Ici, des membres d’une nation considèrent qu’ils ne sont pas à l’aise dans une fédération, ils préféreraient former leur propre pays, maîtriser 100% de leurs impôts et négocier eux-mêmes leurs traités commerciaux. Je préfère les termes « indépendantiste » et « souverainiste ».

    Une société, c’est complexe. Je ne crois pas que c’est le love-in qui a fait la différence lors du référendum de 95. En 1976, le PQ a obtenu la majorité des sièges avec 40% des votes. Des anglophones avaient voté pour l’Union nationale parce qu’ils en voulaient au gouvernement Bourassa d’avoir promulgué la loi 22 http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_sur_la_langue_officielle_%28Qu%C3%A9bec%29 . Les péquistes croyaient obtenir une majorité au référendum en nommant ministre de l’Industrie et du commerce, le chef de l’Union nationale, Rodrigue Biron. [1]. Les montagnes Rocheuses de Solange Chaput-Rolland, les Yvette, le discours de Trudeau au Centre Paul-Sauvé qui m’a dilaté la rate, la menace des pertes des pensions de vieillesse auraient fait que le oui a obtenu le même pourcentage que le PQ en 76? J’en doute.

    Il y aurait un vent de droite glacial qui soufflerait du côté du Canada anglais alors qu’il n’y aurait pas de « dretteux » au Québec? J’en doute. La preuve, Justin Trudeau débarquerait Harper avec 39% des votes selon les derniers sondages. 😉

    @ Sébastien Ouellette

    Je viens de lire votre commentaire. J’y reviendrai plus tard.

    [1] On dit même qu’à l’Université de Montréal, un collègue de Rodrigue Tremblay lui aurait dit : « René veut que tu le rappelles ». Il aurait cru que c’était René Lévesque et il s’est retrouvé ministre de l’Industrie et du commerce. C’est grâce à lui que nous pouvons acheter de la bière le jour des élections (sous Duplessis l’alcool était donné si…), le vendredi saint (quand j’ai commencé à prendre un coup, ma fête tombait le vendredi saint, je n’avais pas 20 ans la veille), alors merci Rodrigue! Je conseille cependant son manuel : « L’économie du Québec » mis à jour régulièrement.

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  12. Richard Langelier permalink
    13 mai 2013 21 h 46 min

    @ Sébastien Ouellette

    J’ajouterai simplement à la réponse de Darwin que le PQ a utilisé trop souvent mon vote pour appliquer un régime forestier désastreux et refusé de modifier le mode de scrutin, alors que son fondateur y tenait sérieusement, avec l’assainissement des mœurs électorales.

    Le Bloc québécois m’a achevé avec son appui à l’utilisation de l’amiante.

    Le fait que Jean-Martin Aussant ait déclaré qu’il retournerait au PQ si ce dernier promettait une élection référendaire a disqualifié Option nationale, à mes yeux.

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  13. youlle permalink
    13 mai 2013 22 h 41 min

    @ Richard Langelier

    Je ne pourrai pas réagir avant mercredi ou jeudi.

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  14. Richard Langelier permalink
    13 mai 2013 22 h 57 min

    Prenez votre temps, Youlle, y’a pas l’feu!

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  15. youlle permalink
    22 mai 2013 22 h 39 min

    @ Richard

    « Je m’enfarge peut-être dans les fleurs du tapis, mais pour moi le terme « séparatiste » désignerait un mouvement… »

    Quand je me suis tanné de ma femme, ou mon épouse pour s’enfarger dans les fleurs, je me suis SÉPARÉ. Je ne me suis pas « souverainisé » ou « indépendantisé ». Le Québec pour être un état souverain ou regagner sa souveraineté et être comme l’Italie ou le Portugal ou les USA devra se séparer du Canada veut, veut pas.

    La peur des mots.
    Vous devez bien vous en douter que j’emploie le mot « séparation ou séparer » pour provoquer. C’est ce qu’a toujours fait celui que je considère comme le meilleur politicien que le Canada ait connu, Jean Crétien et sa pogne au boute et encore maintenant. Les fédéralistes emploient ce mot parce qu’il fait peur autant que le chèque de pension.

    Si le PQ avait banalisé le mot par l’emploi, Crétien aurait donné des coups d’épée dans l’eau. Ce fut la même peur pour « indépendance ».

    En fait ça fait partie de la promotion, la publicité si vous voulez et aucun parti n’a fait le promotion de la souveraineté bien que QS et le PQ se dise un parti pour le souveraineté.

    En 76 sait pas, mais l’indépendance avait le vent dans les voiles en 78. Et ce fut le cas plus tard en 95 avec 50% et environ en 2009 un sondage du Bloc donnait 47% pour la souveraineté. Imaginez s’il y avait eu de la promotion depuis 1980!! On aurait un pays, et depuis longtemps.

    Ottawa en a fait le la propagande à coup de centaines le millions et ça a marché et ça marche encore.

    Je voudrais mentionner que je ne suis fidèle a aucun parti bien que j’ai voté pendant 40 pour la séparation ou la souveraineté c’est-à-dire le PQ, je n’avait pas le choix.

    Je ne voterai pas pour QS parce qu’il est indifférent à l’indépendance.

    Je ne voterai pas pour le PQ à moins d’un revirement spectaculaire vers l’indépendance.

    Quant au petit pet Juste in, il a l’air d’un enfant d’école avec son « déboulage » d’escalier. D’ici un an une pluie de cadeaux s’abattera sur l’Ontario et quelques autres et c’est mon avis, hard peur est là au moins jusqu’en 2019 avec sa tendance anti socialiste qui fait plaisir aux Démarais et autres d’ultra drette.

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  16. 22 mai 2013 23 h 13 min

    «bien que QS et le PQ se dise un parti pour le souveraineté»

    QS a réglé la question sémantique lors du congrès où il a développé sa position sur la question. Les deux mots ont pour QS le même sens et peuvent être utilsés sans distinction.

    «Je ne voterai pas pour QS parce qu’il est indifférent à l’indépendance.»

    C’est votre perception, fortement basée sur ce que disent le PQ et ON, j’en ai peur. Je n’ai jamais senti d’indifférence sur la question depuis que j’y milite. Et j’ai participé à plein de réunions et à 5 ou 6 congrès, dont celui où la position a été adoptée (à plus de 90 % de mémoire). Et c’est drôle, car un seul délégué (un anglophone) a quitté le congrès et ce n’était parce que nous avions adopté la position sur l’indépendance, mais parce que nous avions adopté d’utiliser les deux termes indifféremment!

    Sur la position de QS sur l’indépendance, voir :
    https://jeanneemard.wordpress.com/2013/04/04/quebec-solidaire-est-resolument-pour-lindependance/

    Cela dit, il vous reste ON! Si ce parti vous conviens mieux, pas de problème! Mais je trouve plate que la propagande donne une fausse impression de la position de QS sur l’indépendance. C’est bizarre, ils disent que nous ne sommes pas des vrais indépendantistes et ils nous reprochent dans la même phrase de ne pas vouloir d’alliance! Donc, ils auraient voulu s’allier avec des faux indépendantistes? Trouvez l’erreur!

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  17. youlle permalink
    23 mai 2013 11 h 54 min

    @ Darwin

    En commencant par la fin…

    « Cela dit, il vous reste ON! »

    NON!

    Premièrement, son affaire ne lève pas. Deuxièmement une chose qui n’est pas réglée entre lui et moi et qui concerne la chose publique.
    —————
    Ce billet m’a échappé bien que j’ai lu quelques commentaires. La santé avant tout.

    «« Laurent Desbois
    4 avril 2013 15:33
    « La souveraineté si nécessaire mais pas nécessairement » -Amir Khadir Radio Centre-ville, le 14 août 2012. »»
    et
    « C’est votre perception »
    et
    « Mais je trouve plate que la propagande donne une fausse impression de la position de QS sur l’indépendance. »

    Pour la vidéo, sa pue le piège magnifique. Ça ne dure que 13 secondes, mais pour le petit peuple avec instruction minimum et même plus ça passe.

    Trois bels exemples de peu ou pas de propagande ou de son manque d’efficacité et c’est cela que je reproche à QS et PQ bien que bien moins pardonnable pour le PQ ayant plus les moyens.

    Que QS déclare que son objectif un est l’indépendance, le pays, chaque fois qu’il en a l’occasion surtout en public.

    Que QS organise de la pub d’un pays selon ses moyens et parallèlement fait une levée de fonds de ses membres pour la financer. (Conséquence possible, les membres du PQ seraient fortement influencé à contribuer…)

    Que QS invite fortement le PQ à participer à la propagande. (Là, on verra les vrais indépendantistes souverainistes séparatistes)
    ——-

    Ce que je reproche c’est de ne pas crier sur les toits l’indépendance. C’est ce que la population attend. Elle veut que l’on lui explique et c’est surtout le 15 ou 20% qui craint et qui ferait un pays.

    Suffit pas de le déclarer pour que les corn flakes Kellog se vendent.

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  18. youlle permalink
    23 mai 2013 11 h 57 min

    @ Darwin
    « …et ils nous reprochent dans la même phrase de ne pas vouloir d’alliance! Donc, ils auraient voulu s’allier avec des faux indépendantistes? »

    Comme l’administration d’un pays et sa population, il faut faire la différence entre la direction d’un parti et ses membres.

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  19. youlle permalink
    28 mai 2013 21 h 04 min

    Tout un hasard!

    LETTRE OUVERTE AUX INDÉPENDANTISTES

    http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=4676

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  20. 28 mai 2013 21 h 18 min

    Oui, j’ai vu cette lettre (mais à http://www.quebecsolidaire.net/amir-khadir/articles/lettre-ouverte-aux-independantistes/ ). Excellente! Si j’étais moins gêné et plus prosélyte, je l’aurais proposée moi-même!

    Merci!

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  21. Richard Langelier permalink
    28 mai 2013 21 h 20 min

    En 1976, René Lévesque avait à cœur la réforme du mode de scrutin. Il avait observé la distorsion du vote très importante en 1973 et en 1966 alors que l’Union nationale avait eu la majorité des sièges, malgré une minorité de votes. (Il est tout de même curieux que des indépendantistes nous reprochent d’avoir voté pour le Rassemblement pour l’Indépendance nationale et d’avoir fait passer des députés de l’Union nationale de Daniel Johnson qui avait fait une campagne très opposée à la Révolution tranquille). René Lévesque avait aussi observé que Duplessis avait joué sur la carte électorale et le mode de scrutin pour obtenir des majorités de députés substantielles. Le caucus des députés péquistes a choisi d’agir comme Duplessis.

    La politique-fiction est un exercice périlleux, mais je m’y lance. Si une forme mode de scrutin proportionnel (mixte, par exemple) avait été instaurée lors du premier gouvernement Lévesque, on peut supposer qu’il y aurait des députés d’un parti fédéraliste social-démocrate, d’un parti allairiste social-démocrate et d’un parti souverainiste social-démocrate. Il en serait ainsi pour les partis de droite. Sur les projets de loi de nature sociale, les députés sociaux-démocrates voteraient ensemble, sur les projets de loi de nature constitutionnelle, les députés voteraient selon leur option.

    Le seul qui était en situation pour résoudre la question constitutionnelle était Robert Bourassa après la Commission Bélanger-Campeau. Il aurait obtenu un appui de 80% s’il avait déclenché un référendum pour négocier de nation à nation. Où s’en vont les débats politiques au Québec? Je ne m’aventurerai pas plus dans la politique-fiction.

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  22. 28 mai 2013 22 h 05 min

    Belle analyse…

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  23. Richard Langelier permalink
    29 mai 2013 11 h 09 min

    Koval a écrit un excellent billet sur les modes de scrutin https://jeanneemard.wordpress.com/2011/05/09/changer-le-mode-de-scrutin/ . Elle nous avait aussi présenté un plan cartésien représentant les partis politiques québécois selon les axes droite/gauche et fédéraliste/souverainiste. Il est possible de le retrouver dans les archives en choisissant un mois ou un thème. Existe-t-il une méthode plus gaussienne? Mon gène de la paresse n’a pas fait de moi un enfant prodige http://blogstory.over-blog.com/article-583206.html . Par contre, il m’a donné la débrouillardise. Je fais faire les recherches par les autres.

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  24. barefootluc permalink
    29 mai 2013 11 h 19 min

    Sans devoir recourir à la politique-fiction, nous savons que Bourassa – à un point dans sa carrière c.-à-d. le 22 juin 1990 – avait obtenu un fort appui.

    Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement.
    [ Robert Bourassa ]

    Pendant qu’en privé, il rassurait les premiers ministres des autres provinces, le monde patronal, les milieux financiers : jamais il ne tiendrait de référendum sur la souveraineté, jamais il ne remettrait en cause le fédéralisme canadien. Nous connaissons la suite des choses…

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  25. 29 mai 2013 11 h 47 min

    @ Richard

    https://jeanneemard.wordpress.com/2011/02/12/l%e2%80%99echiquier-de-la-politique-quebecoise/

    Ne me demande pas la méthode, je l’ai trouvé, point!

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  26. youlle permalink
    29 mai 2013 12 h 04 min

    « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire… »

    Bourrassa était le plus grand menteur et le plus grand petit faiseur politique du temps. Depuis il n’a pas été battu sur ce plan.

    Relisez dix fois cette phrase.

    Ça ne veut rien dire de plus que le Québec est une société distincte, chose qui ne veut rien dire, et une province libre capable d’assumer son développement. « Tes capable tu seul ti-counne ». « T’as pas besoin du fédéral ».

    Et les Québécois crédules ont fondu sur la chaise. Imagine toué; un libéral qui vire de bord et qui devient indépendantiste, un fédéraliste qui devient Québécois. Ce sont les larmes à l’oeil. Aille, c’est plus fort que égalité ou indépendance de Johnson. Aille y l’a ti l’affaire, Bourrassa!

    Think big stie!

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