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Le travail au noir et la productivité dans la construction

26 juin 2013

travail au noirProfitant du conflit de travail dans le secteur de la construction (deux des trois secteurs ont signé une entente de principe au moment où j’écris ces lignes), La Presse a publié au début de ce conflit, chose rare, une lettre de Éric Duhaime, chroniqueur au Journal de Montréal. Disons que ce type de convergence médiatique est plutôt incongru entre ces deux médias. Mais quand il s’agit de s’attaquer à un ennemi commun, les syndicats, il semble que les petites guéguerres entre ces deux médias peuvent être oubliées… Et, qui de mieux qu’un expert autoproclamé du mal que propagent les syndicats pour dénoncer ces liberticides!

M. Duhaime y va bien sûr de son discours habituel sur la liberté d’association. Mais, la première citation de ce texte qui a retenu mon attention est celle où il dénonce le travail au noir dans la construction :

«S’ajoute à cela évidemment le travail au noir. Quand la loi nous empêche de travailler, on le fait parfois illégalement. Le ministère des Finances du Québec estime que le travail au noir dans l’industrie de la construction lui fait perdre plus de 900 millions$ par année.

«À qui profite donc tout ce système? La réponse est claire: aux syndicats qui détiennent le monopole d’une main-d’œuvre otage de ce corporatisme.»

Le travail au noir profiterait aux syndicats? Ah bon. Pourtant, quand un salarié travaille illégalement, il ne paie justement pas de cotisations syndicales et il concurrence les travailleurs qui en paient. Et les syndicats profiteraient de ça? Même s’il parlait de l’ensemble du système et pas seulement du travail au noir (enfin, j’espère!), la logique d’Éric Duhaime me sera toujours aussi étrangère…

Je voudrais dans un premier temps m’arrêter à son évaluation des pertes fiscales dues au travail au noir (900 millions $ par année). Cette évaluation semble provenir du document L’évasion fiscale au Québec du ministère des Finances datant d’avril 2005 et évaluant les pertes fiscales dues au travail au noir dans la construction à 872 millions $ (voir le tableau 3 de la page 4)… en 2002! Je ne le chicanerai pas pour sa surestimation de guère plus de 3 % de ces pertes, d’autant plus qu’elles ont dû augmenter drôlement en 11 ans, surtout si on tient compte de la forte croissance qu’a connue la construction depuis ce temps!

D’ailleurs, le budget le plus récent du Québec (2013-2014) évaluait ces pertes fiscales à environ 1,5 milliards $ (voir la page F.13). Il faut noter que le travail au noir étant au noir, les estimations des pertes ne peuvent être qu’approximatives. Mais, étant donné que la masse salariale des employés de la construction a augmenté de 125% entre 2002 et 2012 selon les statistiques historiques de la Commission de la construction du Québec (CCQ), on peut presque se réjouir que l’estimation des pertes fiscales n’ait augmenté «que» de 72% (de 872 millions $ à 1,5 milliard $)… Notons en plus que cette estimation inclut la rénovation de logements pour le compte des personnes occupantes, secteur non réglementé (M. Duhaime devrait être content), où le travail au noir est, on le verra plus loin, particulièrement répandu (M. Duhaime devrait être moins content!).

Étude de la CCQ

Par un hasard qui fait bien les choses, j’ai justement mis la main dernièrement sur une étude récente de la CCQ sur ses efforts pour lutter contre le travail au noir. Je sauterai le bla-bla d’autocongratulation de la CCQ face à l’excellence de son travail pour en arriver à un graphique très évocateur tiré de ce document.

travail au noir1

On peut voir que le nombre d’heures moyennes rapportées à la CCQ par logement mis en chantier est passé d’environ 400 heures en 1994 à plus de 800 heures en 2011. Depuis 2002 (année du 900 millions $ de Éric Duhaime), ce nombre est passé d’environ 450 heures à 810 heures, une hausse de quelque 80 %. Comme ces données excluent les immeubles en hauteur, cette hausse ne peut pas être due uniquement à une augmentation de la taille des maisons! D’ailleurs, la suite du document de la CCQ nous montre que la hausse des heures moyennes rapportées à la CCQ a touché tous les secteurs de la construction, pas seulement celui de la construction résidentielle.

Serait-ce donc possible qu’une forte proportion de la hausse du travail au noir (je le répète, beaucoup moins élevée que la hausse des heures travaillées dans le secteur réglementé) émane principalement de la rénovation de logements pour le compte des personnes occupantes, secteur justement non réglementé? Dans cet article, un représentant de Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) affirme en effet que «seulement 35 % des travaux de rénovation seraient confiés à des professionnels», alors que le ministère des Finances évaluait en 2005 le taux d’évasion fiscale du secteur combiné de la construction et de la rénovation à 14 % (voir encore une fois le tableau 3 de la page 4). Bon, une partie du travail de rénovation est sûrement accompli par les propriétaires des logements eux-mêmes ou par des proches, mais les taux demeurent très éloignés l’un de l’autre!

En plus, les investissements en rénovation ont augmenté de 94 % au Québec entre 2002 et 2012 selon le tableau cansim 026-0013 de Statistique Canada, atteignant plus de 11,1 milliards $, plus que les dépenses pour l’achat de logements neufs (hausse de 80 % pour atteindre 9,4 milliards $). Le lien de M. Duhaime entre le travail au noir et la réglementation et la présence des syndicats bât donc encore plus de l’aile!

Et la productivité?

Dans la même lettre, Éric Duhaime s’attaque aussi au système selon lui trop réglementé de la construction au Québec. Il reproche au système québécois d’obliger la syndicalisation, de réglementer 26 métiers et de diviser le territoire du Québec en 15 régions (11 selon la CCQ, mais qui est la CCQ pour contredire notre chroniqueur vedette?). Il y vante le système de l’Ontario avec son absence de syndicalisation obligatoire, ses 6 métiers à certification obligatoire (Alain Dubuc, lui, parle de 10 métiers «pour lesquels une accréditation est obligatoire»…) et sa mobilité entière sur le territoire de la province. Il conclut en affirmant que «Les employeurs paient donc 10,5% de plus sur le prix de l’ensemble de leurs travaux.»

Par un autre hasard qui fait toujours aussi bien les choses, j’ai justement consulté récemment une étude du Centre sur la productivité et la prospérité des HEC (CPPHEC) datant de juin 2012 intitulée La performance économique de l’industrie de la construction au Québec. Le moins qu’on puisse dire est que cet organisme n’a aucune, mais vraiment aucune affinité avec la gauche… J’ai utilisé des données tirées de cette étude (du graphique 6 de la page 15 et du tableau 7 de la page 19) sur les coûts de main-d’œuvre et la productivité du travail par heure travaillée pour construire le tableau qui suit.

travail au noir2

Ce tableau nous montre que la rémunération horaire était en 2000 et en 2010 respectivement 5,0 % et 4,9 % plus élevée au Québec qu’en Ontario. Petit détail, si elle était plus élevée de 7 % à celle du Canada en 2000, elle lui était inférieure de 2,5 % en 2010! Mais, ce n’est pas tout.

Que les promoteurs du libre-marché nous disent-on toujours sur les salaires? Augmentez votre productivité et les salaires augmenteront. En 2010, la productivité par heure travaillée était justement 21,7 % plus élevée chez les travailleurs québécois que chez les travailleurs ontariens (33,60 $ par rapport à 27,60 $) et 19,6 % plus élevée que chez les travailleurs canadiens (normal que cette différence soit plus petite, car les travailleurs québécois font augmenter la moyenne de la productivité des travailleurs canadiens, puisqu’ils en font partie!). En fait, les promoteurs du libre-marché devraient militer pour que la différence entre les salaires des travailleurs québécois de la construction et ceux de l’Ontario et du Canada soit encore plus grande pour qu’elle corresponde à la différence de productivité!

Et alors…

Hein? Comment est-ce possible qu’un secteur ultra réglementé et syndiqué mur à mur soit plus productif qu’un secteur plus près du sacro-saint laisser-faire optimal? Cela contredit totalement la théorie de M. Duhaime! Peut-être finalement que de s’assurer que les travailleurs soient compétents par une réglementation solide permet une plus grande productivité, sait-on jamais!

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49 commentaires leave one →
  1. 26 juin 2013 19 h 12 min

    Pour trouver un texte, voire même un commentaire d’Éric Duhaime où il ne se contredit pas, c’est difficile! À l’image de la majorité des libertariens québécois d’ailleurs. 😉

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  2. 26 juin 2013 19 h 19 min

    Mais là, il s’est surpassé! Quoique, je ne le sait pas vraiment, ne le lisant pas souvent! Cela dit, je le remercie, car il m’a donné l’occasion de présenter ces données qui auraient paru bien arides sans lui!

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  3. Richard Langelier permalink
    26 juin 2013 21 h 18 min

    Lorsque les plus gros poissons échappent à l’impôt (de façon légale par des crédits d’impôt non justifiables ou illégale, paradis fiscaux), les citoyens découvrent un sport national : « J’ai caché des revenus à l’impôt, wow! ». Il y a quelques années, je tentais de rédiger une formulation d’amendement avec une amie à une proposition d’un document de Québec solidaire pour que 100% des gains en capital s’ajoutent au revenu imposable. Elle avait acheté une maison à la campagne (elle n’aurait pas pu obtenir une hypothèque pour un chalet). Elle avait toujours un discours syndicaliste de la CSN des années 70, mais elle avait fait faire ses travaux de rénovation au noir.

    Un voisin était allé casser de la glace sur un toit lors de la crise du verglas. Il est tombé et s’est retrouvé avec 2 tiges de métal dans les tibias. Évidemment, il n’a pas été indemnisé par la CSST (je ne me souviens jamais du terme officiel : commission d’indemnisation des lésions professionnelles et?).

    Comment redonner confiance aux Québécois à la fiscalité et aux programmes sociaux? Si quelqu’un peut me donner une once d’optimisme, je lui serais bien reconnaissant.

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  4. 26 juin 2013 21 h 26 min

    En faisant la promotion des impôts et des services publics… Mais en cette période où la corruption prend autant de place, avec raison mais sans en comparer l’ampleur avec le gros des dépenses publiques qui demeurent utiles, c’est, j’en conviens, pas évident…

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  5. barefootluc permalink
    26 juin 2013 21 h 32 min

    Par un heureux hasard, j’ai eu une conversation avec une personne aujourd’hui concernant le fait que nous ne faisons pas preuve de patience même dans nos loisirs. Après plusieurs anecdotes, j’ai soumis l’hypothèse qu’il s’agisse d’une question de culture, car lors d’un séjour en Amérique du Sud j’ai pu voir à quel point la différence peut être énorme. Lorsque j’étais dans un autobus lorsque j’ai vu le chauffeur faire arrêter l’autobus, sortir sans dire un mot. Après environ 5 minutes les Québécois avions une conversation pour décider si nous allions quitter l’autobus pour prendre le premier autobus qui passerait en direction de notre destination. Mais comme personne ne sortait de l’autobus ne sortait nous avons décider de suivre leur exemple en nous disant que la pire chose qu’il pouvait nous arriver c’était d’être en retard pour notre repas. Finalement après 10 à 15 minutes le chauffeur était de retour avec un sac dans les mains. Pas besoin de vous dire que les Québécois se disaient que s’il fallait qu’un chauffeur d’autobus fasse ça au Québec il se retrouverait dans le gros trouble.

    Un peu plus tard dans la conversation j’ai ajouté que même ici au Canada la différence peut être assez énorme entre certaines provinces. Mon affirmation étant basé sur la réaction du patron de l’un de mes cousins lorsque celui-ci (le cousin) annoncé qu’il revenait au Québec. Le patron se plaignait qu’il allait devoir s’impliquer beaucoup plus pour garder ce que mon cousin avait amené en augmentation de productivité parce que les autres employés se sentaient obligés de s’impliquer plus.

    La personne avec qui je discutais m’a dit qu’elle avait constaté la même chose lors d’un voyage dans une province des maritimes. Dans un commerce au moment de passer à la caisse la caissière ne cessait de prendre son temps en parlant constamment avec les clients. Quand ce fut son tour, la personne en question demanda de faire plus rapidement, car ça retardait les autres clients dans la file. La caissière a répondu, ne vous en faites pas avec ça, ici tout le monde est habitué à ce rythme de vie et c’est le dernier de leur souci que je prenne le temps de vous demander de quelle province provient le touriste que je suis en train de servir et quelle sera la durée de son séjour. La caissière ajouta quelque chose du genre:

    « Ici on ne meurt pas de problèmes cardiaques reliés au stress! »

    Dans mon travail lors que j’ai été en relation d’affaires avec quelqu’un du ROC ou des États-Unis j’ai constaté que nos attentes comme client au Québec ne sont pas celles du ROC ou des États-Unis.

    Bref cette différence culturelle a un impact non négligeable sur la productivité et ça n’a rien à voir avec les syndicats. 😉

    Je suis désolé pour la longueur de mon intervention.

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  6. youlle permalink
    26 juin 2013 21 h 34 min

    « Pour trouver un texte, voire même un commentaire d’Éric Duhaime où il ne se contredit pas, c’est difficile!  »

    Quand on dit la vérité on a pas besoins de se rappeler.

    Éric Duhaime a l’air d’avoir une mauvaise mémoire.

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  7. barefootluc permalink
    26 juin 2013 21 h 37 min

    Éric Duhaime a l’air d’avoir une mauvaise mémoire. [ youlle ]

    Si seulement c’était la seule chose mauvaise en lui. 😉

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  8. youlle permalink
    26 juin 2013 22 h 03 min

    Pas tout à fait.

    Vu qu’il se contredit et sans cesse, c’est qu’il ne se rappelle pas de ses mensonges.

    « Quand on dit la vérité on a pas besoin de s’en rappeler. »(?) 😉

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  9. Yves permalink
    27 juin 2013 4 h 54 min

    Une autre raison qui pourrait expliquer la meilleure productivité des travailleurs de la construction au Québec.

    « Ainsi, les pertes de temps reliées à des conflits de travail, toutes proportions gardées, sont même trois fois moins nombreuses au Québec qu’en Ontario de 1998 à 2007[1]. D’autre part, la croissance annuelle des salaires de ces ouvriers n’a pratiquement pas dépassé l’inflation. «
    —————————————————————————————————

    Jacques Rouillard dit: «Cette négociation reflète bien que les syndicats se trouvent plutôt sur la défensive alors que la partie patronale avance des pions importants qui constitueront des reculs pour les travailleurs. Se pose alors la question : à quoi doit servir la croissance économique ? À améliorer le sort du plus grand nombre ou se préparer à travailler plus et à voir végéter son pouvoir d’achat. Où est le progrès et pour qui ?«

    Justement, je me la pose cette question.

    http://histoireengagee.ca/la-greve-dans-lindustrie-de-la-construction-condamnes-au-gel-et-au-recul/#_ftnref1

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  10. 27 juin 2013 5 h 18 min

    @ Luc

    «Bref cette différence culturelle a un impact non négligeable sur la productivité et ça n’a rien à voir avec les syndicats.»

    C’est votre opinion! En tout cas, la forte présence syndicale et la réglementation ne semblent pas nuire!

    @ Yves

    J’avais lu cet excellent texte de Jacques Rouillard et ai essayé de le ploguer dans mon billet, mais ai renoncé (il est assez long comme ça!). Alors, merci d’en parler!

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  11. 27 juin 2013 8 h 55 min

    C’est quand même inquiétant de voir à quel point on diffuse les opinions de M.Duhaime, peu importe à quel point il se contredit et si ses données sont fausses: on lui donne alors une certaine « validité ». Quand on voit que son livre sur les syndicats fait partie des meilleurs vendeurs d’essais depuis plusieurs semaines, il y a de quoi avoir peur pour notre avenir.

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  12. 27 juin 2013 9 h 41 min

    Bien d’accord. Et, comme je le mentionne au début de ce billet, La Presse est même prête à oublier son contentieux avec Québécor pour publier cette «opinion». Inquiétant en effet!

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  13. Philippe Lapierre permalink
    28 juin 2013 17 h 25 min

    Ce n’est pas Éric Duhaime qui dit que le cloisonnement des métiers coûtent cher au Québécois, mais le péquiste Pierre Fortin, dans une étude qui est un peu plus crédible et étoffé que ce billet… Pierre Fortin démontre que nous y perdons 2 milliards.

    De plus les gens dans l’industrie de la construction ont décidé déchanger leurs gains de productivité pour des heures de travail ridicules.

    Ce billets, comme tous les autres sur ce blogue, n’ont aucune rigueur.

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  14. 28 juin 2013 17 h 51 min

    «Ce billets, comme tous les autres sur ce blogue, n’ont aucune rigueur.»

    Alors, accusez la CCQ et le Centre sur la productivité et la prospérité des HEC! Et, plutôt que lancer des affirmations gratuites comme ça, il serait plus constructif de me dire où j’ai manqué de rigueur!

    «Pierre Fortin démontre que nous y perdons 2 milliards.»

    Bizarre, Duhaime parle de 3,4 milliards $ dans sa lettre. Et, où est-elle, cette étude?

    Au moins, je laisse des liens sur les études que je cite, ce que vous et Duhaime ne faites pas!

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  15. youlle permalink
    28 juin 2013 18 h 52 min

    @Philippe Lapierre

    Les libertariens, jamais capable de prouver quoi que ce soit de leur dires.

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  16. Yves permalink
    28 juin 2013 21 h 36 min

    Croire en la réincarnation, j’aimerais mieux revenir sur terre sous la forme d’un ver de terre gluant que sous les traits d’un libertarien.

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  17. Michel chevalier permalink
    30 juin 2013 16 h 53 min

    Surprenant ces journaliste il dise seulement une version de la vérité ces plus vendeur

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  18. 30 juin 2013 18 h 32 min

    Ça correspond surtout plus à l’idéologie qu’ils défendent!

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  19. barefootluc permalink
    1 juillet 2013 11 h 53 min

    Je viens d’entendre, en onde à RDI, un directeur du Conseil du patronat du Québec.

    Sans doute gagnerait-il à lire ce billet, car selon lui, la productivité serait un enjeu majeur des négociations avec les représentants syndicaux du secteur institutionnel, commercial et industriel (ICI) de la construction.

    Je passe outre les quelques autres mensonges et demi-vérités qui étaient dans son discours.

    Vouloir faire dans la démagogie je pourrais écrire que je suis heureux de constater que faire le ménage dans la corruption n’est pas un enjeu majeur pour le CPQ. 😉

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  20. 1 juillet 2013 12 h 00 min

    Sans aller lui recommander de lire ce billet, il pourrait au moins prendre connaissance de l’étude du Centre sur la productivité et la prospérité des HEC! Mais, les faits, ça pèse bien peu comparés aux certitudes!

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  21. 3 juillet 2013 9 h 36 min

    duhaime est payé par le congres américain pour etre sur tout les médias pour faire de la démagogie,je ne lui donne aucune importance et c’est ce qu’il mérite.Félicitation pour les commantaires de Richard Goyette,!

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  22. 3 juillet 2013 10 h 45 min

    Qui est Richard Goyette?

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  23. Yves permalink
    3 juillet 2013 20 h 09 min

    Si tu cliques sur Dominique tu obtiendras cela. http://maxgrandpas%2Csurfacebook/
    Et de là, tu trouveras qui est le mystérieux Richard Goyette.

    http://richardgoyette.blogspot.ca/2012/07/incitation-la-fraude-et-desobeissance.html

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  24. Yves permalink
    3 juillet 2013 20 h 15 min

    Je crois que Dominique n’avait pas encore bu son café ce matin.

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  25. 3 juillet 2013 21 h 02 min

    Merci Yves, je n’avais pas cliqué sur son nom. Et maintenant, cela me mène à un «oops». Par contre, le lien vers le billet de Richard Goyette fonctionne.

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  26. Philippe Lapierre permalink
    6 juillet 2013 18 h 54 min

    Tout ce qui a été écrit sur ce billet, comme je le croyais, est faux.

    Voici les faits par des gens qui n’ont pris le temps de se documenter.

    http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/francis-vailles/201307/04/01-4667491-la-ministre-maltais-et-le-travail-au-noir.php

    Voilà qui porte un grand coup à la crédibilité de ce blogue.

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  27. 6 juillet 2013 19 h 34 min

    Je vais justement commenter cette chronique jeudi prochain. On verra qui a le plus de crédibilité!

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  28. 8 juillet 2013 0 h 11 min

    @Philippe Lapierre

    Donner de la crédibilité a un chroniqueur tel que Francis Vaille qui écrit par intérêt professionnel, où bien vous êtes peu crédible, où bien c’est par intérêt itou, ou bien vous êtes tout simplement naïf!

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  29. 8 juillet 2013 4 h 55 min

    Je crois quer monsieur souffre plutôt du biais de confirmation!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_de_confirmation

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  30. Yves permalink
    8 juillet 2013 8 h 04 min

    Ben Darwin, si ton hypothèse est bonne les deux premières idées de Benton « bien vous êtes peu crédible, où bien c’est par intérêt itou « s’avère exate. Donc, je pense que cela revient au même et que tu répète ce que dit ce cher Benton en d’autres mots. 😉

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  31. 8 juillet 2013 8 h 15 min

    «je pense que cela revient au même »

    Pas exactement. Un biais de confirmation n’est pas volontaire. On croit plus ce qui nous convient idéologiquement, pas nécessairement par intérêt.

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  32. 8 juillet 2013 19 h 46 min

    Le biais de confirmation!

    Je comprends que pour une personne de la droit qui perçoit que l’état offre peu de liberté, qu’il est au moins la liberté de choisir les faits qui font son affaire!!!

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  33. 8 juillet 2013 20 h 49 min

    Malheureusement, le biais de confirmation n’est pas une exclusivité de la droite.

    J’ai lu bien des gens de la gauche qui acceptent et répètent des statistiques fournies sans sources précises sur la hausse de la quantité de pétrole transporté en train depuis deux ans. Oui, il y a eu une forte hausse (https://jeanneemard.wordpress.com/2013/05/09/le-petrole-transporte-en-train/), mais cette quantité n’a pas quadruplé depuis 2011 (http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/tragedie-a-lac-megantic/201307/07/01-4668467-lac-megantic-victime-de-lessor-petrolier.php)!

    D’autres articles parlent d’une multiplication par 20 en Amérique Nord depuis 5 ans, d’autres par 24. J’aimerais voir les sources…

    Je sais, cela ne change rien au fait que cela a augmenté beaucoup et qu’on tolère des bombes dans nos villages, mais je n’aime pas lire la Fondation Suzuki répéter ces données sans les vérifier…

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  34. 22 juillet 2013 4 h 09 min

    @Darwin

    « Mais en cette période où la corruption prend autant de place, avec raison mais sans en comparer l’ampleur avec le gros des dépenses publiques qui demeurent utiles, c’est, j’en conviens, pas évident… »

    Darwin, malgré tous nos efforts, toi et moi n’aurons malheureusement jamais l’impact ni l’influence que procure la tribune médiatique de Québecor à ce genre de personnage :

    Honnêtement, ce numéro m’a fait chi…

    Et qu’on ne vienne pas me dire que cela est fait sous le couvert de l’humour et donc que c’est correct ainsi! Il y a un tas de faussetés sur la fiscalité et les dépenses publiques qui sont renforcés dans l’esprit du public grâce à ce genre de représentations.

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  35. 22 juillet 2013 5 h 39 min

    Je vais écouter ça ce soir…

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  36. Yves permalink
    22 juillet 2013 8 h 46 min

    Il ne s’appelle pas le gros cave pour le rien. Humour douteux et criard . J’hai les humoristes qui crient.

    «Darwin, malgré tous nos efforts, toi et moi n’aurons malheureusement jamais l’impact ni l’influence que procure la tribune médiatique de Quebecor à ce genre de personnage«

    Vrai!
    Je suis d’accord avec toi, c’est désolant et décourageant.
    Quand même, il ne faut pas que tu oublies Pseudovirtuose que si tu as un impact sur une personne c’est une victoire en soi. De plus, cette personne arrivera peut-être à convaincre une autre personne.

    Il vaut mieux être minoritaire que rien du tout, demande à Pauline. 😉

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  37. 22 juillet 2013 9 h 36 min

    «si tu as un impact sur une personne c’est une victoire en soi»

    C’est mieux que sur personne!

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  38. Yves permalink
    22 juillet 2013 9 h 41 min

    C’est ce que je disais!

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  39. 22 juillet 2013 9 h 42 min

    Je sais, je surenchérissais!

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  40. Yves permalink
    22 juillet 2013 9 h 51 min

    «C’est mieux que sur personne!«

    Pseudovirtuose est plus jeune que nous, plus fougueux, ne se contente de peu. Nous, les petits vieux on aimerait bien, mais avec l’énergie qu’il nous reste si on en convainc une c’est amplement suffisant pour nos humbles moyens. 😉

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  41. 22 juillet 2013 18 h 01 min

    «Honnêtement, ce numéro m’a fait chi…»

    Yves a bien résumé mon appréciation : «Il ne s’appelle pas le gros cave pour le rien».

    Ma seule consolation est que ça a l’air qu’il a reçu de très mauvaises critiques. Il s’en plaignait sur FB le pauvre gros pit’…

    «Un numéro au texte peu soigné qui enchaîne les lieux communs»
    http://www.lapresse.ca/arts/festivals/juste-pour-rire/201307/19/01-4672308-jean-francois-mercier-un-gala-a-cinq-cennes.php

    «Rarement a-t-on vu un ramassis de malaises aussi nombreux dans un seul et même gala que celui de jeudi, animé par Jean-François Mercier»
    http://fr.canoe.ca/divertissement/arts-scene/nouvelles/2013/07/18/20985476-qmi.html

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  42. jéjédu78 permalink
    29 juillet 2013 6 h 09 min

    Bonjour,

    Je ne participe pas souvent ici mais bon… sur le sujet en question j’ai trouvé ça:

    https://etvoilaltravail.wordpress.com/2013/07/13/le-travail-au-noir/

    L’Insee, dit même en 93 : « En l’absence d’étude sérieuse sur le sujet, on peut citer les constatations effectuées en Europe des douze. Le travail au noir ne serait pas plus fréquent pour les chômeurs que pour les autres. Au contraire, être au chômage apparaît comme un facteur d’exclusion (supplémentaire)… du marché du travail au noir. La fréquente faible qualification des chômeurs, leur éloignement du marché des donneurs d’ouvrage et des matériaux les rendraient moins performants, y compris sur ce terrain. Autrement dit, le travail au noir n’est pas une réponse à la crise. »

    Donc j’ai un peu de mal avec votre article en fait 🙂

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  43. 29 juillet 2013 6 h 40 min

    @ jéjédu78

    «Donc j’ai un peu de mal avec votre article en fait »

    Mon billet parle de la situation au Québec – où la crise est beaucoup moins grave qu’en France ou qu’ailleurs en Europe, et où il n’y a pas de RMI – et dans la construction seulement. Je ne vois donc pas le lien entre mon billet et le texte que vous proposez.

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  44. jéjédu78 permalink
    29 juillet 2013 6 h 54 min

    ha d’accord :$ désolé 🙂

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  45. 29 juillet 2013 7 h 09 min

    En parcourant mon WordPress Dashboard, j’ai vu qu’on parlait un peu de mon blogue ici. Donc merci déjà pour cela 😉
    Cependant en effet, cela ne semble pas vraiment judicieux. La France et le Canada partagent plus que la langue bien sur, mais n’ont pas encore les mêmes lois 😉
    En tout cas heureux d’avoir échangé un peu sur ce blogue.

    R.G.

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  46. 29 juillet 2013 7 h 13 min

    @ grandjeanromain

    «La France et le Canada partagent plus que la langue bien sur, mais n’ont pas encore les mêmes lois »

    Cela rejoint bien ma réplique à jéjédu78, qui a aussi convenu de ces différences! Tout va donc bien! Et merci pour votre visite!

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  47. 29 juillet 2013 7 h 15 min

    Oui oui, Je vous rejoins sans problème 🙂 De plus, la visite est normale entre Blogueur 😉

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