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Il aurait fallu lire…

18 juillet 2013

fallu_lireL’été, surtout en période de canicule, est le moment idéal pour ajouter un billet à ma série sur les expressions qui me tapent sur les nerfs! L’expression vedette du jour est celle que les journaux utilisent plus souvent qu’autrement pour faire en sorte que leurs lecteurs se sentent responsables quand les journalistes s’aperçoivent qu’ils ont dit n’importe quoi… mais seulement quand ils s’en aperçoivent! Ainsi, c’est le lecteur qui aurait dû lire ce qui n’a pas été écrit, pas le journaliste qui aurait dû écrire ce qu’il fallait que le lecteur lise!

Des exemples…

La canicule m’enlevant beaucoup d’énergie, j’ai fait le paresseux pour trouver des exemples, d’autant plus que je suis tombé sur la page qui regroupe les rectificatifs du Devoir… Trente exemples regroupés, que demander de plus!

Dans la majorité de ces rectificatifs, on a droit droit au classique «il aurait fallu lire» (autre chose que ce qui était écrit) ou à des variantes du genre «elle aurait dû se lire ainsi». Mais certains vont plus loin. Ainsi, à propos d’un article où on parlait de la mort d’une personne pourtant encore bien vivante, le rectificatif mentionne qu’«Il aurait évidemment fallu lire» que c’est en fait une autre qui est décédée. C’était tellement évident que l’article en question disait que les deux étaient décédées! Tout ça dans un seul paragraphe!

Dans celui-là, on nous dit qu’«il aurait fallu lire» des mots qui n’étaient carrément pas écrits et qui voulaient dire l’opposé de ce qui était écrit, parce que «un bout de phrase a malheureusement disparu»! Les lecteurs télépathes, c’est en effet très courant, tant pis pour vous si vous ne l’êtes pas! Dans cet autre rectificatif, il y avait une erreur de photo (dernier paragraphe). Au moins, on ne nous y dit pas qu’il aurait fallu voir la bonne!

Mais, rendons à César ce qui lui appartient (enfin, si on accepte ce concept de propriété…), j’ai quand même trouvé un «nous aurions dû écrire» dans un cas et «il n’aurait pas fallu écrire» dans un autre. Encore mieux, je tiens à souligner l’acte de contrition de Stéphane Baillargeon qui s’excuse de ne pas avoir vérifié une information fautive qu’il a transmise, d’avoir fait une erreur, même un glissement inexcusable. Et il est encore à l’emploi du Devoir (peut-être en raison de son titre-excuse en latin!). C’est donc possible de s’excuser sans accuser le lecteur de ne pas savoir lire! Pourquoi n’est-ce pas la norme?

Est-ce contagieux?

Non seulement cette façon de ne pas avouer ses torts me tape sur les nerfs, mais elle semble tellement acceptée qu’elle s’étend à d’autres milieux. Ainsi, je suis resté interloqué de voir cette forme de déni atteindre un ordre professionnel qui ne se contente pas de dire qu’il aurait fallu lire autre chose que ce qui était écrit (à trois endroits différents!), mais qui tient à ajouter que le lecteur comprendra ce que l’auteur voulait écrire même si ce n’est pas ce qu’il a écrit (voir au bas de la deuxième page)… Ouf!

J’ai même lu l’expression honnie du jour («il aurait fallu lire») dans des comptes-rendus de réunions de quelques conseils d’établissement, dont celui-ci. J’espère que le ministère de l’Éducation ne veut pas mettre à l’essai une nouvelle réforme où les enfants devraient comprendre dans des textes autre chose que ce qui y est écrit…

Et alors…

Si vous n’avez pas aimé ce billet, il aurait fallu que vous y lisiez autre chose que ce que j’y ai écrit et que vous adorez! Ce n’est pas de ma faute, bon!

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33 commentaires leave one →
  1. youlle permalink
    18 juillet 2013 8 h 22 min

    Quand y fa frette ou qui fa chaud, c’est le bon temps pour chiâler! 🙂

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  2. 18 juillet 2013 8 h 24 min

    Oh, même quand il fait tiède! 😉

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  3. Richard Langelier permalink
    18 juillet 2013 15 h 27 min

    À la Polyvalente Montignac,
    à 7.1 « Une demande a été faite concernant les nouveaux livres sur la loi d’instruction publique; Richard, notre directeur, nous informe que tout est maintenant disponible par Internet, et par conséquent, toujours à jour; ». Dois-je lire qu’avec Internet, tout est toujours à jour et inversement?

    Ai-je bien lu Dans les bons coups à 10.1 « Nous tenons à souligner l’excellente attitude de la part de nos élèves lors de la tenue de la conférence « Le Moi Inc. ; ». J’ai rien « de contre » l’entreprenariat, mais là? C’est peut-être le Das ich freudien.

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  4. 18 juillet 2013 16 h 25 min

    @ Richard

    Tu es plus curieux que moi!

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  5. youlle permalink
    18 juillet 2013 18 h 39 min

    Moi je suis plus méfiant que richard. 😉

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  6. youlle permalink
    18 juillet 2013 18 h 48 min

    « Oh, même quand il fait tiède! »

    Moi j’ai l’air climatisé et selon ma blonde je triche pour aller dewors et de plus je manque d’énergie au frais.

    Les docteurs vont devoir s’expliquer sinon il vont avair droit a un spectacle haut de gamme.

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  7. 18 juillet 2013 19 h 40 min

    «de plus je manque d’énergie au frais.»

    Ça m’arrive, mais surtout le lendemain d’une nuit passée à la chaleur!

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  8. youlle permalink
    18 juillet 2013 19 h 52 min

    « Ça m’arrive, mais surtout le lendemain d’une nuit passée à la chaleur!.

    Chanceux!

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  9. Yves permalink
    19 juillet 2013 5 h 35 min

    Excellent billet Darwin!
    j’ai bien aimé quand tu mentionnes que Ford et Dodge ont décidé de remettre sur le marché pour 2014 le Ranger et le Dakota. Je ne le savais pas! Mais là où tu m’as fait le plus plaisir, c’est vraiment en dévoilant en primeur qu’ils en feraient une version électrique.

    C’est décidé, grâce à tes conseils je m’en procure un l’année prochaine.

    😉

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  10. 19 juillet 2013 7 h 18 min

    Je ne sais vraiment pas de quoi tu parles. Dans quel article?

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  11. Yves permalink
    19 juillet 2013 7 h 24 min

    C’est de l’ironie Darwin, seulement pour te taquiner. 😉

    Pour comprendre relit la dernière phrase de ton billet, elle m’a bien fait sourire.
    Alors, je me suis dit que pour t’agacer je devais m’en servir.

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  12. 19 juillet 2013 8 h 10 min

    «Alors, je me suis dit que pour t’agacer je devais m’en servir.»

    Bravo! Bien pensé!

    Tu es aussi bien d’inventer, car tu vas attendre longtemps avant que j’écrive sur les chars. Je ne suis pas comme Daniel Breton qui, tout écologiste qu’il était, tenait une chronique automobile dans le Devoir…

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  13. Yves permalink
    19 juillet 2013 8 h 30 min

    Pas besoin d’écrire sur les autos, tu as juste à convaincre Ford de remettre sur le marché le Ranger et écolo comme tu es de les persuader d’en faire une version électrique. J’aime pas le bruit et je n’ai vraiment pas les moyens de m’acheter un F150. 😉

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  14. 19 juillet 2013 9 h 24 min

    Même électrique, une auto ne sera jamais écologique si on analyse son cycle de vie.

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  15. Richard Langelier permalink
    19 juillet 2013 20 h 58 min

    Quand Daniel Breton écrivait un billet dans Le Devoir sur une auto « écologique », je le lisais. [1] J’étais passé facilement au Système International pour la température, les distances et les poids. La consommation d’une auto, passer des milles au galon aux litres par 100 km, ça me dépassait. Les autos que testait Daniel Breton consommaient moins de 5 L aux 100 km [2].

    Un jour, j’ai envoyé un billet de Breton à une amie sur une Toyota hybride consommant 2 L aux 100 km. Le système électrique pouvait être rechargé chaque soir. Elle trouvait ça formidable.
    – Ça ne t’inquiète pas que 4 M de Québécois se branchent chaque soir?
    – C’est du 110 volts. Il y a les panneaux solaires, etc.

    Je n’ai jamais eu d’auto et n’en aurai sans doute jamais. Je ne vois pas comment je pourrais imposer le transport en commun à quelqu’un qui vit en campagne. Je ne me vois pas interdire l’auto aux autres Montréalais. Est-ce que « auto écologique » est une contradiction dans les termes? Je ne saurais trancher.

    [1] Dans une vie antérieure, il aurait été un vrai chroniqueur comme Jacques Duval. C’est à ce moment-là qu’il aurait reçu une contravention pour avoir fait l’essai d’une Porsche à 220 km/heure sur l’autoroute. Je suppose que la piste de Mont-Tremblant n’existait plus ou que les budgets de son émission ne permettaient pas de s’y rendre. J’ai parfois le pardon facile. Dans son cas, je pense que c’est le même Daniel Breton à qui j’avais demandé comment s’étaient passées les négociations entre l’UFP et le Parti vert pour la division des circonscriptions et à qui j’avais expliqué les méthodes de rockers des fondateurs de l’UFP.
    [2] Comme « les blondes » de Youlle lui disaient qu’il roulait en pépère avec sa Mustang 600 C-V et en rocker avec son auto pour les filles, nous pourrions rédiger un beau problème d’algèbre pour l’examen du MELS. Je pourrais aller le présenter à une assemblée de la CSDM, mais dans le procès-verbal de la réunion suivante, il serait écrit qu’il fallait lire…

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  16. youlle permalink
    19 juillet 2013 22 h 43 min

    Parlant d système métrique, je l’ai maîtrisé en 1963 excepté pour la température. J’ai commencé à travailler avec le métrique en 1971. Revenu au système anglais stupide, j’ai eu de la misère à me réadapter avec sa grandeur du pied du roi. Juste ça, en dit long sur nos voisins qui préfèrent ce ridicule.

    Alors Richard, ce qu’il fallait écrire et ce qu’il me fallait lire, c’est 650 hp et non 600 C-V.

    Pourquoi?

    ch pour le cheval-vapeur = 735,5 Watts

    hp pour horsepower = 745,6998 Watts

    Et oui les ch et les cv sont différents, donc ils ne se traduisent pas.

    On apprenait ça au secondaire en 1965.

    Dites-moi pour le classique, c’était comment?

    ++++++++++++++

    Les chars hybrides sont une arnaque.

    Ça sa fait autant de pollution qu’un gros pic up; bon j’exagère un peu, mais je suis persuadé que la construction d’un hybride fait plus de pollution et prends plus d’énergie que un Ford 150.

    Je parle pour moi:

    Ce qu’ils auraient du écrire, et ce qu’il faut lire,

    Les constructeurs automobiles n’en veulent pas de d’ostie de chars électrique.
    La raison est simple.
    Dans un char conventionnel y a des pistons, des bielles, un vilebrequin, une transmission, un block moteur, une culasse, un tas de valve et de poussoir et de « push rods », et

    une pompe à eau, un alternateur, un démareur, un radiateur, un muffler, ops, un silencieux, un catalyseur et etc etc etc et rat.

    Dans une voiture électrique :

    Il y a des piles non fabriquées par le fabriquant
    Un moteur électrique peut être pas fabriqué par le fabriquant
    Un cerveau non fabriqué par le fabriquant

    En fait ils deviennent de simples constructeurs de carrosseries. Ils perdent plus de la moitié de leur chiffre d’affaires.

    Que feriez-vous à leur place pour ne pas perdre de chiffre d’affaires?

    Moi je passerais un sapin électrique aux consommateurs pour les faire marcher.

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  17. Richard Langelier permalink
    19 juillet 2013 23 h 27 min

    Youlle, au cours classique à Victo, en chimie, évidemment l’eau gelait à 0 et bouillait à 100. Après je retournais dans la vraie vie. Anselme avait encore une machine-à-boules et n’avait pas encore fait les rénovations pour faire la meilleure poutine au monde. J’y allais cherché une crème à glace, puis à l’adolescence un Coke. Les gars parlaient de « forces » de moteurs. De mémoire, il y avait l’Impala à 289 forces, la Galaxie 500 à 325. Quelques années plus tard, je suis allé bummer su’la’grand vue à Victo. Un gars avait acheté une Corvette (usagée, d’occasion en bon français) avec un 289. L’année suivante, il a fait mettre un 427 ou quelque chose du genre et de gros tires pour gagner les courses entre 2 feux rouges contre des Mustang. Les connaisseurs de Victo étaient scandalisés. « on achète pas une Corvette pour gagner des starts! » Voilà mes connaissances! J’échangerais ma vie contre la vôtre!

    Moins sérieusement, que conseillez-vous à quelqu’un qui demeure dans un rang à St-Célestin ou à Grand St-Esprit? Pas de char?

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  18. 20 juillet 2013 0 h 24 min

    @ Richard

    «à qui j’avais expliqué les méthodes de rockers des fondateurs de l’UFP»

    J’ai entendu parlé de àa, mais en deux versions différentes. Chose certaine, Daniel Breton ne l’a toujours pas digéré…

    «il serait écrit qu’il fallait lire…»

    😆

    «Je n’ai jamais eu d’auto et n’en aurai sans doute jamais.»

    J’en ai une une, de façon obligée. Et je n’en aurai plus…

    « je pourrais imposer le transport en commun à quelqu’un qui vit en campagne»

    Imposer? Non, mais je crois que c’est un des cas où l’offre doit précéder la demande. Si le coût de l’essence augmentait fortement et si on offrait des circuits de transport en commun qui ont de l’allure, encore mieux qu’il y a 50 ans, ça deviendrait possible. De toute façon, je ne vois pas d’autres solutions si on veut vraiment ne pas faire cuire nos petits enfants.

    «Est-ce que « auto écologique » est une contradiction dans les termes?»

    Moi, j’en suis convaincu. Elle peut juste être moins énergivore. Je partage l’opinion de Youlle là-dessus.

    «il a fait mettre un 427»

    Ça me dit quelque chose aussi. Il y a avait aussi un 428, il me semble. Des gars que je connaissais trippaient sur les Duster : moteur moins gros, mais aussi performant, disaient-ils… Moi aussi, j’ai arrêter à peu près là, sauf pour une BMW d’un de mes frères (une 2002, je crois qui ressemblait à une Renault http://fr.wikipedia.org/wiki/BMW_2002). Mais, les prix ont grimpé et ce fut sa dernière. Il roulait comme un Breton avec ça…

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  19. Yves permalink
    20 juillet 2013 6 h 12 min

    Ford 150, BMW, Renault, 600 C-V, un block moteur de 650 hp, Galaxie 500, Corvette 427 hp, Duster 428,

    Continuez les amis, ce blogue s’en vient de plus en plus intéressant. 😉

    «Si le coût de l’essence augmentait fortement et si on offrait des circuits de transport en commun qui on de l’allure, encore mieux qu’il y a 50 ans, ça deviendrait possible.«

    Je suis d’accord avec Darwin sur ce point, c’est envisageable.
    Quand je pense qu’actuellement l’arrêt d’autobus le plus proche de chez moi est à pas moins de 30 kilomètres…

    Pour ce qui est de la cuisson de nos petits-enfants, je crois qu’il est déjà trop tard. N’empêche, si on ne ralentit pas la cadence, ce n’est pas à petit feu qu’on va les cuirs, on va les rôtir au max.

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  20. 20 juillet 2013 9 h 07 min

    «Continuez les amis, ce blogue s’en vient de plus en plus intéressant»

    Ouais, je me suis fait avoir…

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  21. youlle permalink
    20 juillet 2013 18 h 52 min

    « J’échangerais ma vie contre la vôtre!”

    Si c’est pour les sortes de chars vous allez être déçu, je ne sais même pas le nombre de cc qu’il y a dans mon auto.

    « Moins sérieusement, que conseillez-vous à quelqu’un qui demeure dans un rang à St-Célestin ou à Grand St-Esprit? Pas de char? »

    Là, c’est une question à 14,92$ et tout cela d’une tristesse…

    L’automobile et le commerce ont saigné les villages et engraissés les grands et moyens centres.

    À la visitation comme tout village il y avait un magasin général et une « pompe à gas ». Maintenant le magasin n’existe plus l’église est fermé et l’école est louée à l’occasion, la caisse pop abandonnée, finalement aucun services. S’il manque de pain ou de beurre, c’est une heure de bagnole ou on s’en passe.

    St-Monique, seul service un dépanneur épicerie, église et école fermé. 45 minutes de bagnole pour aller à la caisse pop.

    Grand St-Esprit seils services, un dépanneur et un carrossier. Il y a vingt ans, il y avait une scierie une excellente quincaillerie une petite industrie un casse croûte ect.

    Ces cas se retrouvent partout au Québec.

    « … que conseillez-vous à quelqu’un qui demeure… à St-Célestin ou à Grand St-Esprit?

    De déménager à Nicolet ou à St-Grégoire pour probablement 50 ou 70% du prix de Mouriail.
    Nicolet : services pour l’aide sociale à Nicolet, services sociaux, csss urgence dont je suis client régulier avec centre pour personnes âgées et gériatrie que vois avez déjà cisité (ciméquére juste à côté).

    Maisons de retraites avec navettes, église cathédrale en décrépitude de 1200 places avec un maximum trente passagers le dimanche (pas de messe de minuit). Ancien monastère transformé en Hôtel, ancien monastère des Sœurs du précieux sang de Jésus démoli et sur lequel sera construite bientôt une bibliothèque municipale.
    Famili prix et un gros ami Jeane Décousu qui a détruit une propriété d’un million de dollar pour s’agrandir, une multitude de restaurant pour tous les âges, surtout let ti-vieux qui s’ennuient l’après midi, (mecdo, timmoton, saubewai la crèmière, valentine, restau grec, stratos, et place pour les snobs ou intello qui sont capable de marcher.
    Plus de vue sur le grand fleuve du Canada pour cause des arbres sacrés qu’on ne peut pas couper. Pas de transports en commun excepté pour les vieux en résidence.

    Bécancour secteur St-Grégoire;

    Semblable, avec autoroute meurtrière qui mène à Victo ou à Trois-Rivières et gas à profusion pour les hummer plus un gros centre de vente pour Harley Davidsone.

    « De toute façon, je ne vois pas d’autres solutions si on veut vraiment ne pas faire cuire nos petits enfants »

    Darwin

    Il y avait un service d’autobus privé sur la rive sud de Trois-rivières. Le pont Laviolette est impossible à traverser à pied ou en bicyclette.

    Les enfants ont pas mal de chances de passer au BBQ. Il est trop tard pour grand St-Esprit, Ste-monique et tout le centre du Québec et toute la province de Québec. Les voies ferrées ont été détruites et le privé n’investira pas pour charrier sur 10 km trois patients par jour et si l’état le fait, ce sera plus cher que l’éducation et très polluant.

    On pourrait installer un monorail sur toute la surface du Québec ou détruire des milliers de villages.

    Montréal Trois-Rivières et Québec ont gagnés.

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  22. 20 juillet 2013 19 h 26 min

    «Montréal, Trois-Rivières et Québec ont gagné»

    Je comprends surtout que «St-Esprit, Ste-monique et tout le centre du Québec» ont perdu. Toute la province? Je ne crois pas que ce soit déjà fait. Mais, bien sûr, si on continue comme ça, vous aurez raison…

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  23. youlle permalink
    20 juillet 2013 20 h 22 min

    « Je comprends surtout que «St-Esprit, Ste-monique et tout le centre du Québec»  »

    Le centre du Québec? Avez-vous tchèqué en Gaspésie? Aux alentours de Rimouski? Sur la côte nord?

    Vous me prenez de cour, mais une grande partie du Québec ressemble à la Nouvelle Écosse, mais je n’ai pas tout vu et surtout les statistiques s’il y en a. Bon c’est à vérifier.

    Il y a deux ou trois ans j’ai eu connaissance que des jeunes bas salariés achetaient des maisons à 35 000$ et deux basous polluant pour faire 40Km chaque par jour pour aller travailler.

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  24. 20 juillet 2013 20 h 41 min

    «mais je n’ai pas tout vu et surtout les statistiques s’il y en a»

    À http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/demograp/pdf2013/coupdoeil_sociodemo_no24.pdf, page 4, on peut voir que la Gaspésie, entre autres n’a pas perdu de population au profit des autres régions du Québec en 2011-2012. Le Centre-du-Québec a gagné 837 personnes. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean et l’Abitibi-Témiscamingue en ont gagné un peu. On en parle à la page 5 :

    «Pendant plusieurs années, les régions les plus éloignées des principaux centres urbains ont cumulé des pertes migratoires substantielles. Leur profil migratoire s’est toutefois grandement amélioré à partir du début des années 2000. Cette amélioration s’est traduite par une diminution marquée de l’ampleur de leur déficit migratoire, certaines régions ayant même enregistré des gains au cours des toutes dernières années. En 2011-2012, c’est le cas du Saguenay–Lac-Saint-Jean (0,12%) et de l’Abitibi-Témiscamingue (0,11%). La progression au cours de la dernière année a été particulièrement notable au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui a bénéficié d’une augmentation du nombre d’entrants et d’une baisse du nombre de sortants. Non seulement son déficit s’est grandement réduit par rapport à la Capitale Nationale, mais celui-ci a été compensé par des gains faits au détriment de la plupart des autres régions. En nombre absolu, ses gains se chiffrent à 353 personnes en 2011-2012. En Abitibi-Témiscamingue, le surplus des entrants par rapport aux sortants est de 153 personnes.

    La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine affiche un solde nul en 2011-2012. Elle ne parvient pas à enregistrer des gains comme au cours des deux années précédentes, mais ne repasse pas du côté des régions déficitaires. Le Bas-Saint-Laurent affiche pour sa part de très faibles pertes (–0,02%), un résultat semblable à celui de l’année précédente.»

    Cela ne veut pas dire que la saignée est terminée, mais cela montre qu’elle n’est pas inéluctable. Alors, imaginons si les gestes étaient plus conséquents…

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  25. youlle permalink
    20 juillet 2013 20 h 45 min

    Mais on parlait de transport en commun.

    Je me demande comment on pourrait faire. Tout est possible, mais à condition de payer. Les gens vivaient et étaient heureux dans leurs village. Maintenant c’est un dortoir dispendieux.

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  26. youlle permalink
    20 juillet 2013 21 h 01 min

    « Cela ne veut pas dire que la saignée est terminée, mais cela montre qu’elle n’est pas inéluctable. Alors, imaginons si les gestes étaient plus conséquents… »

    Ce sont les jeunes qui vont décider. Je ne suis pas optimiste ni pessimiste, mais les jeunes pourraient choisir le revenu plutôt que leur attachement.

    Cela me fait penser à l’agriculture. Tout va bien pour le moment, mais il n’y a pas de relève et les Chinois et les spéculateurs tournent en rond comme des vautours. Si ça se réalise en plus des villages, les rang disparaîtrons à moins que les gens de la ville achètent les maisons de rang comme la rive sur de Montréal et l’ouest du Richelieu.

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  27. youlle permalink
    20 juillet 2013 21 h 05 min

    Je voulais ajouter que la situation est très fragile.

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  28. 20 juillet 2013 21 h 39 min

    «Je voulais ajouter que la situation est très fragile.»

    Je ne dis pas le contraire. Seulement que tout n’est pas noir.

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  29. Yves permalink
    21 juillet 2013 4 h 38 min

    Tout n’est jamais noir, il y a toujours quelque par ce beau pissenlit jaune brillant dans la pelouse uniformément et conformément vert. Je cherche et m’accroche à ce pissenlit.

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  30. 22 juillet 2013 21 h 18 min

    Une phrase que j’ai piquée j’sais-pu-trop-où et que j’essaie de ploguer en classe au moins une fois par session:

    «Parfois je vais écrire un truc, en dire un autre et en penser un troisième. Il va m’arriver de me tromper sur ce que je dis ou sur ce que j’écris, mais ce que je pense est toujours indéniablement vrai. Et c’est là-dessus que vous allez être évalué.»

    🙂

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  31. 22 juillet 2013 21 h 23 min

    😆

    Au moins, tu le dis en rigolant, pas comme les chefs de pupitre (si c’est bien eux) qui veulent vraiment qu’on lise ce qui n’est pas écrit!

    Et les réactions (quand tu réussis à la ploguer)?

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  32. 22 juillet 2013 22 h 20 min

    Comme formule pour se dédouaner de possibles âneries dites en classe, y’a pas mieux. Mais c’est franchement abusé, si bien que je finis toujours par dire que la citation n’est pas de moi. Histoire de rassurer les plus inquiets.

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  33. 23 juillet 2013 4 h 56 min

    «je finis toujours par dire que la citation n’est pas de moi»

    Après quelques râles des inquiets, j’espère!

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