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La dette et le mythe du troc

18 novembre 2013

detteLorsque j’ai pris connaissance de l’existence du livre Dette : 5000 ans d’histoire de David Graeber, j’ai hésité à le lire. D’une part, les thèmes mentionnés dans le résumé me faisaient penser à ceux abordés dans Comptes et Légendes, La dette et la face cachée de la richesse, l’excellent livre de Margaret Atwood, que j’ai lu il y a quatre ans et que je conseille vivement. D’autre part, la seule mention des 621 pages de ce livre me faisait frissonner. Avoir su qu’il commet en plus le péché mortel de l’édition, soit de mettre les notes à la fin du livre (et il y en a jusqu’à 172 par chapitre), j’aurais probablement sauté mon tour. Mais, bon, maintenant que je l’ai terminé, aussi bien en parler!

Ce billet portera en grande partie sur le chapitre qui m’a le plus intéressé, car j’y ai appris que je me fais avoir depuis des décennies par un mythe colporté par la plupart des économistes depuis des siècles, et pas seulement par les orthodoxes (pire, je l’ai moi-même propagé…), soit que la monnaie a été inventée pour faciliter les échanges trop compliqués à réaliser avec le système du troc qui était utilisé avant l’invention de la monnaie.

Le mythe du troc

Après avoir présenté la vision de la dette dans notre société («on doit toujours la rembourser») et élaboré sur la relation amour-haine entre le débiteur et le créditeur dans le premier chapitre du livre, Graeber aborde le mythe du troc dans le deuxième.

«Quand les économistes, par exemple, parlent des origines de la monnaie, la dette leur vient toujours à l’esprit tardivement. D’abord, il y a le troc, puis la monnaie; le crédit ne se développe que plus tard.»

L’auteur explique que les économistes attribuent généralement trois fonctions à la monnaie, moyen d’échange, unité de compte et moyen de stocker de la valeur (il y aurait beaucoup à dire sur cette troisième fonction, mais l’auteur n’en parle pas vraiment…). Ils présentent le troc comme la seule façon d’échanger en l’absence de monnaie, tout en soulignant à quel point cette façon d’échanger est inefficace, car elle exige «une double coïncidence des besoins pour que la transaction ait lieu». Si je veux échanger des chemises pour des souliers, je dois trouver quelqu’un qui veut échanger des souliers pour des chemises. Et, même si cette éventualité survient, il reste encore à établir combien de chemises je dois offrir pour que l’autre accepte de les échanger pour une paire de ses souliers. En conséquence, «on a sûrement inventé la monnaie par souci d’efficacité». Le seul problème avec cette histoire est qu’elle est justement une histoire! On a bien tenté de prétendre que le troc était le moyen d’échange «des hommes des cavernes, des insulaires du Pacifique ou des Indiens du Far West», mais, ces prétentions n’ont jamais reposé sur la moindre preuve! Et, malgré l’absence de preuve, cette histoire a été racontée comme réelle aussi bien par Adam Smith, qu’on présente «comme le père de la science économique moderne», que par Joseph Stiglitz, un économiste hétérodoxe (bon, pas tant que ça…) que j’admire, par Aristote (!) ou par moi-même…

Non seulement n’y a-t-il pas de preuve que les choses se sont passées comme ça, mais «une montagne de preuves suggère» le contraire. Par exemple, même si «Adam Smith a situé son histoire en Amérique du Nord aborigène», alors qu’il était bien sûr impossible de trouver des preuves appuyant son histoire, surtout pas dans les bibliothèques de l’Écosse (où vivait Smith), des études subséquentes «expliquaient clairement que la principale institution économique des nations iroquoises était la «maison longue», où la plupart des biens étaient empilés puis alloués par le conseil des femmes, et que personne, jamais, n’avait échangé des têtes de flèche contre des morceaux de viande [exemple classique de troc utilisé entre autres par Smith]. Les économistes ont simplement décidé d’ignorer ces informations». En fait, certains ne les ont pas ignorées. L’auteur mentionne d’ailleurs (en note à la fin du livre…) que Marx et Engels, notamment, s’en sont servis comme base pour élaborer ce que l’auteur appelle un contre-mythe, «celui du communisme primitif et du matriarcat primitif». Par la suite, personne n’a trouvé de société, aussi primitive soit-elle, vivant selon le principe du troc…

Cela ne veut pas dire que le troc n’a jamais existé dans les sociétés primitives. Mais, les seuls exemples trouvés montrent qu’il n’était utilisé qu’entre étrangers, même avec des ennemis. Et, même là, il s’agissait en général d’échanges de cadeaux (parfois d’échanges de femmes…), pour éviter des conflits (quoique certains éclataient durant ces «échanges»), pas d’un troc effectué pour améliorer son bien-être, base théorique des échanges dans l’économie classique.

Alors, si les sociétés primitives qui n’avaient pas de monnaie n’appliquaient pas le système de troc (sauf avec des étrangers), comment fonctionnaient-elles? L’auteur donne un grand nombre d’exemples, dont le communisme primitif, mais aussi l’économie du don, qui consiste à l’échange de biens et de services, et qui «repose sur la triple obligation de «donner, recevoir, et rendre». Et, même dans ces économies, la valeur des «dons» était sujette à des catégories de biens et services, dans le fond l’équivalent de l’établissement d’unités de valeur réalisé par la monnaie. On ne donne pas un caillou si un autre nous a donnée une lance, un soulier ou un cochon. Moins précises que les unités de valeur de la monnaie, ces catégories permettaient tout de même aux membres d’une société d’avoir une idée du genre de choses qu’ils donneraient plus tard pour préserver leur honneur quand ils venaient de recevoir un don.

Ce mythe, qui peut s’entendre partout sur la Terre, même dans des pays en développement, est accompagné par celui qu’on a d’abord créé la monnaie (que ce soit sous une forme primitive, coquillages et sel, par exemple, ou avec des métaux précieux), puis, bien après, des banques et du crédit. Pourtant, que ce soit dans des sociétés qui pratiquaient ou pas l’économie du don, on pouvait noter les dettes avec des coches sur des bouts de bois ou à l’aide d’autres supports. Les notions de dettes et de crédit ont donc en fait existé avant l’invention de la monnaie, contrairement au mythe exposé par les économistes!

L’auteur montre finalement que les exemples réels de troc dans les échanges individuels sont tous survenus après une période d’utilisation de la monnaie et qu’on continuait à utiliser la monnaie disparue comme unité de valeur pour établir les termes de l’échange (valeur respective des biens troqués). Il donne l’exemple du Moyen-Âge en Europe après la quasi disparition des pièces utilisées sous l’Empire romain, où on continuait à associer la valeur d’un objet à la monnaie disparue, même si on payait en nature (récoltes, bétail, etc.).

En fait, l’auteur montre que le troc n’est pas la seule solution de remplacement de la monnaie pour effectuer des échanges, que le crédit a existé bien avant la monnaie et que ce sont en fait ces options qui étaient utilisées par les sociétés primitives, pas le troc! Mais, cela rend les avantages de l’invention de la monnaie moins déterminants (quoique pas inexistants)…

Les autres sujets

Dans les quelque quatre cents pages qui suivent, l’auteur aborde un grand nombre de sujets, passant par les dettes aux parents, aux dieux, à l’univers et à la société, et poursuivant avec la rédemption (annulation des dettes) et l’entraide. Il raconte aussi l’histoire de la monnaie un peu partout dans le monde et présente la façon de vivre de nombreuses sociétés primitives (je précise qu’il est anthropologue).

Vers la fin, il donne davantage son opinion et, là, ça se gâte. Il confond par exemple les corrélations et les causalités en faisant un lien direct entre les budgets de la défense et la dette des États (les deux augmentent, comme le font les dépenses en santé ou en éducation qu’il n’accuse pas, heureusement, d’être une cause d’endettement des États!). Pourtant, ce ne sont pas les dépenses militaires qui ont fait augmenter la dette des pays européens depuis la dernière crise, mais bien l’aide au secteur financier, les politiques d’austérité et les baisses d’impôts aux plus riches et aux entreprises. Cela dit, la guerre fut certainement une cause importante de la hausse de la dette des États dans l’histoire et l’est encore parfois aujourd’hui (pensons à l’effet de la deuxième guerre en Irak sur la dette des États-Unis sous George W. Bush, sans oublier les destructions et les milliers de morts qu’elle a entraînés), mais ce n’est qu’un facteur parmi beaucoup d’autres, facteur qui a eu plus d’importance à certaines époques et moins à d’autres. Mais, Graeber ne s’encombre pas de telles nuances, et pas seulement sur ce sujet!

Et alors…

D’autres critiques de ce livre furent bien plus sévères que je ne le suis. Par exemple, ce billet du site de Paul Jorion est bien plus incisif que le mien. Il reproche entre autres à l’auteur d’omettre des sources importantes. À propos du mythe du troc, il mentionne par exemple que bien d’autres auteurs, dont Karl Polanyi (il faudrait bien que je lise sa Grande transformation…), «ont démonté ce mythe et établi que des échanges non marchands ont dominé les sociétés anciennes».

Dans ce dialogue entre David Greaber et Thomas Piketty, sommité mondiale des questions d’inégalités économiques, ce dernier montre son désaccord avec la recommandation de Greaber d’annuler les dettes des États «parce que les derniers créanciers des dettes ne sont pas nécessairement ceux qu’il faudrait faire payer», soit sensiblement le même argument que j’ai avancé dans ce billet. Piketty recommande plutôt «un impôt progressif sur les richesses». Ce qu’il y a de fascinant dans cet échange est que Greaber ne tente même pas de faire valoir son opinion sur le sujet.

Alors, lire ou ne pas lire? Personnellement, sachant que j’aurais pu bénéficier du plus grand apport que j’ai retiré de ce livre en lisant plutôt La grande transformation de Karl Polanyi, je ne le lirais pas! Cela dit, ce livre a d’autres intérêts, notamment les explorations de l’histoire de la monnaie et de la dette en Orient (entre autres en Chine et en Inde) et ailleurs dans le monde, et les présentations anthropologiques de nombreuses peuplades qui sont parfois passionnantes, quoiqu’elles s’égarent parfois sur des questions qui ont peu de liens avec le thème du livre. Par contre, la longueur du livre, le déplaisir de lecture dû à l’abus de notes en fin de livre (vraiment désagréables à consulter, surtout quand on lit dans un autobus…) et les raccourcis en matière économique militent pour se contenter d’en lire des comptes-rendus comme celui-ci!

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22 commentaires leave one →
  1. 18 novembre 2013 14 h 12 min

    Je reste dubitatif. Je me demande ce qu’on entend finalement généralement par troc. Et il ne faut pas mettre de côté non plus les sociétés centralisées (comme les cités de Sumer ou l’Égypte ancienne) utilisant l’écriture mais pas la monnaie. Ce ne sont pas des civilisations vraiment plus « primitives » que plusieurs autres sociétés ayant utilisé une monnaie métallique. Oui, les valeurs étaient souvent déterminées selon des mesures à peu près précises, mais je me demande quelle est l’argumentation de l’auteur afin de déterminer que ce n’était pas du troc malgré tout, puisque le « salaire » était souvent directement destiné à la consommation du « salarié » (par exemple, le blé pour le pain et l’orge pour la bière à Deir el-Medineh en Égypte), et que cela valait aussi pour beaucoup d’autres échanges.

    En revanche, les dettes sont en effet un concept très ancien, comme les contrats de vente et les titres de propriété, qui figurent parmi les premiers documents jamais retrouvés.

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  2. 18 novembre 2013 15 h 58 min

    Pour l’auteur (et pour moi), la version des économistes du troc est un échange avec double coïncidence des besoins. Ce que tu décris des façons de faire des cités de Sumer ou de l’Égypte ancienne n’exige pas de double coïncidence des besoins. Ce serait donc un autre exemple qui appuie les thèses de l’auteur qu’il existe d’autres possibilités que le troc pour se passer de la monnaie.

    «puisque le « salaire » était souvent directement destiné à la consommation du « salarié » »

    Cela a déjà existé aussi avec de la monnaie qu’on ne peut dépenser que dans les boutiques et magasins de l’employeur. Cela a existé il n’y a pas si longtemps au Québec (notamment en Gaspésie). L’auteur parle de ces cas aussi. Ce n’est quand même pas si mauvais, comme livre! 😉

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  3. Gilbert Boileau permalink
    18 novembre 2013 17 h 14 min

     »Adam Smith, qu’on présente «comme le père de la science économique moderne», que par Joseph Stiglitz, un économiste hétérodoxe (bon, pas tant que ça…) que j’admire, par Aristote (!) ou par moi-même…  » Belle compagnie! Texte fort intéressant qui mérite que j’en approfondisse quelques aspects. Merci »

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  4. 18 novembre 2013 17 h 31 min

    Belle compagnie d’un groupe qui s’est fait avoir!

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  5. 18 novembre 2013 19 h 46 min

    Un autre livre que je n’aurai pas à lire! Intéressant l’idée de la culture du don. Je ne verrai pas ça de mon vivant. 😦 L’état du monde est désespérant parfois! Suis trop sensible? Merci pour le blog! Je me sens toujours moins con après vous avoir lu! 🙂

    Est ce que vous proposée vos analyses à d’autres médias? On gagnerais à vous lire dans les journaux. Ne proposez vous pas vos texte aux journaux?

    Merci

    Vincent

    >

    Aimé par 1 personne

  6. 18 novembre 2013 19 h 57 min

    @ vlafortune

    Merci pour les bons mots et bienvenue ici!

    «Est ce que vous proposée vos analyses à d’autres médias? »

    Disons que les médias ne sont pas friands de publier des textes signés par des pseudos!

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  7. Yves permalink
    18 novembre 2013 20 h 16 min

    «Ne proposez vous pas vos texte aux journaux?
    Merci«

    «Disons que les médias ne sont pas friands de publier des textes signés par des pseudos!»

    Avec la gang de zozos qu’ils publient sous leurs vrais noms, ils auraient peut-être intérêt à accepter des textes qui ont de l’allure signés par des pseudos! 😉

    Aimé par 1 personne

  8. 18 novembre 2013 21 h 19 min

    @ Gilbert Boileau

    J’y pense, as-tu cru toi aussi cette histoire de troc qui a devancé la monnaie et les dettes?

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  9. 18 novembre 2013 22 h 35 min

    «ils auraient peut-être intérêt à accepter des textes qui ont de l’allure signés par des pseudos»

    Il n’ont pas ta sagesse! 😉

    Aimé par 1 personne

  10. youlle permalink
    19 novembre 2013 12 h 14 min

    J’ai commencé à lire l’histoire de la cuisine au Québec. Le préambule est lu et l’auteur commence par expliquer les déplacements des individus dans l’hémisphère nord il y a 15 000 ans.

    Quand Adams Smith parle des Iroquois le philosophe est dans sa bulle.
    « …n’avait échangé des têtes de flèche contre des morceaux de viande [exemple classique de troc utilisé entre autres par Smith]. »

    Les Iroquois mangeaient très peu de viande et les têtes de flèches en silex sont relativement faciles à faire. Pour l’institution économique, il se peut bien que ce soit la maison où l’on entreposait pour l’hiver, mais j’en doute, les échanges entre nations se faisaient en voyage des grand lac au nord du Québec. Il est donc possible que l’institution économique soit le canot dont certains pouvaient transporter plusieurs tonnes.

    Autre fait à noter. Je ne sais pas si toutes les nations le faisaient, je ne me rappelle pas. Les autochtones demeuraient dans la forêt l’hiver à l’abri du vent et près de la chasse d’automne et au bord de l’eau l’été sur une pointe avancée dans la rivière au vent pour se protéger des mouches et faisaient de la pêche et du fumage. Ils abandonnaient l’entrepôt l’été la maison.

    Donc le troc à double coïncidence des besoins entre nations n’était pas simple voir impossible. Les nations connaissaient leur besoin et celui des autres et échangeaient ce qu’ils avaient l’été. Du sel? Les nations de l’Amérique ne consommaient presque pas de sel. Ils ne salaient pas les aliments et conservaient ces derniers par le séchage et par le fumage (le poisson) et la chasse par congélation.

    Ils échangeaient des minéraux (du silex, il me semble) bien sûr, mais surtout le la bouffe. Les Iroquois et leurs cousins étaient spécialistes du maïs. En fait ça n’a pas changé tellement nourriture au sud et minéraux au nord.

    La valeur des échanges devait varier d’année en année selon l’humeur de Dame Nature et ça ressemblait probablement à un marché aux puces.

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  11. 19 novembre 2013 12 h 55 min

    Merci de ce développement. Je tiens toutefois à préciser que ce que mentionne l’auteur à propos de la maison longue ne vaut que pour l’époque de Smith ou un peu avant.

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  12. 19 novembre 2013 13 h 07 min

    Youlle: Il ne faut pas oublier que la diversité était grande. Plusieurs peuples étaient semi-nomades, d’autres plus sédentaires, même si dans la région actuellement occupée par le Québec, la sédentarité était encore relative chez les nations de la famille iroquoïenne.

    Cela n’a pas empêché des villes impressionnantes de voir le jour en Amérique du Nord (et je parle pas des cités du Mexique). Leur système d’échange était peut-être très différent de ce que Sagard et les autres religieux ont vu dans les villages hurons et iroquois. L’occupation de certains sites est allée jusqu’à quelques siècles.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cahokia (désolé, l’article est assez mauvais).

    Il ne faut pas mettre de côté, non plus, les systèmes mixtes. Je ne sais pas si l’auteur en parle. Une culture très forte du don réciproque peut cohabiter vraiment très bien avec d’autres systèmes, et pas seulement dans le cadre d’une phase de transition.

    Je suis curieux de savoir quel nom on peut donner à un système qui n’utilise ni monnaie métallique ni « troc avec double coïncidence des besoins ».

    J'aime

  13. 19 novembre 2013 14 h 01 min

    L’auteur est anthropologue donc développe beaucoup sur la vie dans les sociétés primitives. Il parle aussi passablement de l’économie du don.

    Pour les systèmes mixtes, je ne suis pas certain de ce que tu veux dire. Il parle en tout cas de systèmes basés à la fois sur le don, la dette et le paiement en argent peu utilisé (pour payer à des marchands itinérants, vider son ardoise, etc.).

    J'aime

  14. youlle permalink
    19 novembre 2013 15 h 38 min

    À Mouton Marron

    «… la sédentarité était encore relative chez les nations de la famille iroquoïenne. »

    Ce que j’ai appris des Iroquois ç’est qu’ils étaient sédentaires, agriculteurs, et qu’ils on disparus de la plaine du St Laurent il me semble après la découverte du Québec. Il se cultivait des milliers de tonnes de maïs des grands lacs au Québec selon un historien autochtone que j’ai connu dans une grande maison.

    Évidemment ils faisaient des échanges entre nations et pour se faire ils se déplaçaient ce qui ne veut pas dire qu’ils étaient nomades.

    « Cela n’a pas empêché des villes impressionnantes de voir le jour en Amérique du Nord Cela n’a pas empêché des villes impressionnantes de voir le jour en Amérique du Nord »

    Globalement les événements dont je parle se sont passés de la fin des marécages de la plaine du St Laurent au XVII siècle c’est-à-dire des milliers d’années.

    Vous parlez de religion. Les autochtones des grands lacs au Québec n’étaient pas très religieux ou simplement pas. D’ailleurs le Québec sur le plan religieux est à leur image.

    « Une culture très forte du don réciproque peut cohabiter vraiment très bien avec d’autres systèmes,… »

    Je ne sais pas précisément ce que vous voulez dire, mais de ce que je sais, les groupes d’une même nation n’échangeaient* pas commercialement. Ils accumulaient biens et denrées pour la communauté pour passer l’hiver. On n’est pas loin du communisme.

    C’est comme aujourd’hui le réfrigérateur et le garde-manger d’une famille de 4 enfants. Personne n’échange pour s’habiller ou pour manger.

    Bien entendu ils échangeaient avec d’autres nations, mais on est loin très loin des échanges nombreux des prophètes économistes rêveurs frustrés, mocassin contre douze pointes de flèches et un arc et un « casse » de poils contre des mitaines de phoque.

    * Bien sûr qu’il devaient probablement échanger un bracelet contre un collier et même échanger une blonde pour…. Bon! Avouez que ça nous dépasse.

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  15. LHUILLIER permalink
    11 février 2016 5 h 39 min

    Je suis étudiants et je fait une présentation sur l-ère avant monnaie et j’aimerais connaitre le livre ou se trouve le « contre mythe » de Marx j’espère une réponse rapide svp

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  16. 11 février 2016 7 h 02 min

    Désolé, comme je loue les livres que je présente, je ne peux pas vérifier la note de ce livre. Je vous suggère de chercher sur Google avec :

    livre « communisme primitif » « matriarcat primitif » marx engels

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  17. Yves permalink
    12 février 2016 18 h 48 min

    Moins d’une heure trente plus tard…
    Même si cette réponse n’a peut-être pas satisfait ce monsieur je considère qu’il a un très bon service sur ce blogue. 🙂

    Aimé par 1 personne

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