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Économix

23 décembre 2013

économixJ’ai terminé récemment la lecture d’un livre d’économie en bande dessinée, Économix, de Michael Goodwin (textes) et Dan E. Burr (dessins). Même si j’étais un peu sceptique en ouvrant ce livre, même après avoir lu la critique fort positive de Ianik Marcil, j’ai profité à plein de chaque minute que je lui ai consacrée!

Contenu

Je ne tenterai pas ici de résumer ce livre, car Économix est en fait lui-même un résumé! Je vais plutôt présenter son approche.

Ce livre comporte deux éléments bien particuliers qui en font un livre à part. Tout d’abord, il présente à la fois une histoire de l’économie occidentale, en accordant une place prépondérante aux États-Unis, mais sans négliger totalement l’Europe, et une histoire de la pensée économique. Ces deux sujets sont bien sûr liés, mais il est rare que des livres les abordent en même temps, surtout de façon aussi claire.

Ensuite, ce livre se distingue bien sûr par l’utilisation de la bande dessinée. Plus qu’un truc pour attirer les lecteurs, ce choix permet l’utilisation de l’humour et des caricatures, sans oublier la présentation beaucoup plus intégrée de graphiques, de cartes, d’échelles des événements selon le temps, et d’autres éléments visuels qui éclairent le sujet.

J’ai aussi et surtout été étonné par l’exhaustivité du contenu. Que ce soit du côté de l’histoire de la pensée économique ou de l’histoire de l’économie, l’auteur couvre vraiment l’ensemble des événements et des auteurs pertinents. J’aurais pu déplorer la trop faible place qu’il a accordée aux institutionnalistes, mais il cite tout de même Thorstein Veblen (citation tirée de sa Théorie de la classe de loisir que je devrais lire bientôt…) sur la consommation ostentatoire (sujet que j’ai abordé à quelques reprises, dont dans ce billet) et s’excuse à la fin du livre (dans une section où il conseille des lectures complémentaires) de ne pas avoir pu lui faire plus de place. Si j’accorde autant d’importance à cet élément, c’est pour montrer à quel point la présentation de l’auteur est complète. Ce livre couvre en effet bien des aspects de l’histoire de la pensée économique que des livres supposément plus sérieux négligent trop souvent.

Toujours du côté de la pensée économique, l’auteur présente de nombreuses citations d’Adam Smith pour montrer à quel point les économistes orthodoxes ont dénaturé son principal livre consacré à l’économie, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, considéré comme le premier livre moderne d’économie. Rappelons, comme le fait l’article de Wikipédia qui lui est consacré, que Smith, loin d’être un promoteur du laissez-faire comme le prétendent trop d’économistes conservateurs, était encore plus cinglant que Karl Marx envers les capitalistes et les marchands. Économix nous le rappelle de façon pertinente.

Le livre est aussi exhaustif du côté des faits, une fois qu’on sait qu’il s’attardera uniquement sur l’histoire économique occidentale en donnant la préséance à celle des États-Unis. J’ai particulièrement apprécié les pages consacrées à la Grande dépression, débutée en 1929. Il explique de façon très claire et facilement compréhensible l’impact du New Deal (traduit Nouvelle donne dans le livre), l’arrêt trop rapide des programmes de relance (arrêt qui a entraîné une nouvelle récession en 1937) et la sortie complète de la récession avec la Deuxième guerre mondiale.

Encore plus impressionnante est sa présentation des facteurs et des conséquences de la reprise de l’après-guerre, qu’on appelle couramment les Trente glorieuses. Contrairement à d’autres auteurs, il n’idéalise pas cette époque et montre, en grande partie à partir du grand livre de John Galbraith, L’ère de l’opulence, qu’elle fut à la base de bien des problèmes que nous vivons aujourd’hui (étalement urbain, développement du transport individuel, dégradation des transports collectifs, etc.) par l’implantation et la généralisation de l’American way of life (mode de vie américain).

Bref, que ce soit du côté de l’histoire de la pensée économique ou de l’histoire économique, ce livre est étonnamment complet et intéressant.

Et alors…

Lire ou ne pas lire? Lire, bien sûr! Je viens de vérifier et je suis en plus surpris du prix relativement raisonnable (26,95 $ où j’ai regardé). Mais, c’est encore moins cher à la bibli, où je l’ai pris!

J’ai déjà conseillé dans un précédent billet trois livres pour s’informer sur les bases de l’économie politique, soit Introduction à l’économie et Introduction à la politique économique de Jacques Généreux et le Petit cours d’autodéfense en économie de Jim Stanford. Je dois maintenant en ajouter un à cette courte liste et même le placer au sommet!

En fait, si ce livre est pour moi le plus clair que j’ai lu sur la pensée économique et l’histoire économique, et est donc idéal pour une personne qui connaît peu les principes à la base de l’économie politique, je le conseille aussi aux gens qui maîtrisent le sujet. Cette lecture peut à tout le moins nous aider à mieux vulgariser l’économie!

À lire!

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24 commentaires leave one →
  1. 23 décembre 2013 8 h 26 min

    Belle idée cadeau. Merci. 🙂

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  2. 23 décembre 2013 8 h 50 min

    Avoir pensé à ça, je l’aurais publié avant!

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  3. 23 décembre 2013 16 h 07 min

    “J’ai particulièrement apprécié les pages consacrées à la Grande dépression, débutée en 1929. Il explique de façon très claire et facilement compréhensible l’impact du New Deal (traduit Nouvelle donne dans le livre), l’arrêt trop rapide des programmes de relance (arrêt qui a entraîné une nouvelle récession en 1937) et la sortie complète de la récession avec la Deuxième guerre mondiale. »

    Ça c’est l’un des plus grand tour de force des historiens progressistes ! Pourtant, il est impossible de justifier cette version à la lumière des faits.

    Hoover était un interventionniste avéré. Entre les années fiscales 1930 et 1932 (sous la présidence de Hoover) les dépenses du gouvernement ont augmenté de +42%. L’administration Hoover a créé trente nouveaux départements gouvernementaux et a embauché 3,000 bureaucrates. C’est aussi Hoover qui a fait adopter la loi Smoot-Hawley, qui augmentait les tarifs douaniers de 20% à 60% et qui a eu comme impact extrêmement négatif sur le commerce international. Pour payer toutes ces dépenses, le taux d’imposition marginal le plus élevé a été augmenté à 63% en 1932. Le déficit fiscal de 1932 se chiffrait à $2.6 milliard (ce qui serait équivalent à $3.5 billion ajusté pour la taille de l’économie actuelle).

    L’autre grave erreur de Hoover a été de passer une loi pour empêcher les employeurs de baisser les salaires. Or entre 1929 et 1933, les prix à la consommation ont baissé de 25% alors que les salaires n’ont baissé que de 15%, ce qui a eu un impact très néfaste sur la rentabilité des entreprises, qui ont dû faire des mises à pied massives pour éviter la faillite. Les augmentations du salaire minimum ont aussi contribué à ce phénomène durant la Grande Dépression.
    Quel laissez-faire n’est-ce pas ?!

    L’élection du président Roosevelt en 1932 a assuré la continuité des politiques irresponsables de Hoover. L’économiste Murray Rothbard a d’ailleurs qualifié ces deux présidents de « jumeaux idéologiques ». Selon un des conseillers de Roosevelt, du nom de Rexford Guy Tugwell, le New Deal proposé par Roosevelt était une extrapolation des programmes précédemment initiés par Hoover.

    En 1933, Roosevelt a fait adopter le National Recovery Act (NRA). Cette loi a eu comme effet de grandement réduire la concurrence entre les entreprises d’une même industrie. Elle règlementait les prix, les salaires de même que les heures de travail. Des policiers contrôlaient son application et emprisonnaient les travailleurs qui dépassaient le nombre d’heures de travail autorisé ou qui vendaient un bien ou service à un prix inférieur à celui décrété par le NRA. Selon certains économistes, le NRA a fait augmenter les coûts des entreprises de 40%. Dans les 5 mois précédent la mise en place de cette loi, l’économie semblait prendre du mieux, l’emploi étant en hausse de 23%. Cependant, dans les 6 mois suivant l’adoption du NRA, la production industrielle a chuté de 25%. Cette loi a été jugée anticonstitutionnelle par la cour suprême en 1935.

    En 1934, les dépenses avaient augmenté de +97% par rapport à 1930. En 1936, l’année où le second New Deal a été mis en place, les dépenses du gouvernement avaient augmenté de +148% par rapport à 1930. Pour financer ces dépenses et réduire le déficit, Roosevelt a mis en place des augmentations d’impôts qui ont fait monter le taux marginal d’imposition à 90%.

    La création de monnaie a été très élevée durant la Grande Dépression. Entre Octobre 1929 (le mois du crash) et Octobre 1936, la base monétaire a augmenté de +65%. Le taux d’escompte de la Federal Reserve a quant à lui chuté de 5% à 1%.

    Mais évidemment, si à l’aube de la guerre la récession n’était toujours pas terminée, c’est bien parce que le gouvernement n’en a pas assez fait…vraiment pathétique !
    Quant à 1937, il est vrai que le déficit a diminué de $4.3 milliard à $2.2 milliard, mais ce parce que les dépenses n’ont diminué que de « seulement » $600 millions (ou 7%). Ceci dit, à $7.6 milliard, les dépenses « austères » de 1937 étaient tout de même 19% plus élevés que celles de 1935, considérée une année de reprise économique. Et en 1937, le crédit bancaire n’était pas serré du tout. Il n’y avait pas de problème de liquidité.

    Donc si $6.4 milliard de dépense suffisaient pour une reprise en 1935, comment $7.6 milliard aurait pu engendrer une récession ?

    Le vrai problème en 1937 était que la reprise engendrée par l’interventionnisme n’était qu’un château de carte, qui s’est écroulé aussitôt que l’inflation s’est pointé le bout du nez.

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  4. 23 décembre 2013 18 h 02 min

    @ Minarchiste

    Vous savez, un lien vers votre billet datant de trois ans aurait fait l’affaire…

    Je connaissais déjà la version des libertariens. Oui, certaines décisions furent des erreurs, ce n’est pas moi qui vais vanter Hoover! Mais, mettre sur le même pied l’embauche de 3000 personnes (quelle hérésie!), un taux d’imposition maximal de 63 % qui ne s’appliquait qu’à partir de 1 000 000 $ (c’est combien aujourd’hui?), taux en passant inférieur à ceux appliqués de 1917 à 1921, et les mesures paniques de protectionnisme, pour démontrer que Goodwin a tort, sans mentionner un seul de ses arguments, on a déjà vu plus convaincant… Vous ne dites par exemple rien sur le rôle de la Deuxième Guerre mondiale comme fin véritable de la Dépression. Et, les trente années qui ont suivi n’ont vu aucun château de cartes s’effondrer…

    Quant à utiliser des affirmations d’un économiste autrichien comme argument d’autorité, cela n’impressionne pas grand monde! Comme argument circulaire, on ne fait pas mieux!

    Quand à vos insultes («vraiment pathétique !»), vous pourriez au moins les faire sans utiliser d’anglicisme! C’est lamentable (ou encore misérable, minable, pitoyable, insignifiant, etc.)!

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  5. 23 décembre 2013 23 h 36 min

    Finalement, quand il s’agit de trancher si l’intervention gouvernementale est bonne ou néfaste pour l’économie, la seule réponse honnête possible demeure: « Ça dépend des actions! ».

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  6. 24 décembre 2013 7 h 46 min

    « Ça dépend des actions!»

    C’est ce que je dis depuis des années!

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  7. 24 décembre 2013 9 h 11 min

    @Darwin

    « Vous ne dites par exemple rien sur le rôle de la Deuxième Guerre mondiale comme fin véritable de la Dépression. »

    Justement, les études à cet égard montre que bien que le taux de chômage ait fortement diminué (et le PIB fortement augmenté) quand la production militaire et la conscription ont commencé (ce qui ne surprendra personne), le niveau de vie des américains a continué à se détériorer jusqu’à bien après la fin de la guerre. Les conditions de vie de la dépression ont perduré bien après 1939.

    « Quant à utiliser des affirmations d’un économiste autrichien comme argument d’autorité, cela n’impressionne pas grand monde! »

    Vous pouvez l’ignorer si vous le voulez, mais Tugwell, un conseiller de Roosevelt, a dit la même chose. Néanmoins, l’ouvrage de Rothbard sur la grande dépression est inégalable en terme de recherches et de données empiriques. Il va beaucoup plus loin que Friedman/Schwartz par exemple en expliquant les causes de la dépression. En fait, tout cela a débuté en 1913, pour s’amplifier à l’extrême dans les années 1920s. Cependant, c’est une lecture excessivement aride…mais c’est la seule qui répond vraiment aux questions laissées par les autres.

    « Quand à vos insultes («vraiment pathétique !»), vous pourriez au moins les faire sans utiliser d’anglicisme! »

    Ça ne vous visait pas directement, mais bien ceux qui prétendent bêtement que si la dépression a perduré, c’est parce que l’État n’en a pas suffisamment fait. Évidemment, je suis conscient que cela vous inclut probablement.

    Je ne vois aucun problème à utiliser un anglicisme. Prenez par exemple le magazine britannique The Economist : il y a pratiquement un mot français dans chaque article. Les quatre mots que vous suggérez ne traduisent pas bien ce que je voulais dire, du moins pas autant que le mot pathétique. Ceci dit, voulez-vous vraiment critiquer la qualité de mon écriture, versus la moyenne de la blogosphère ?

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  8. 24 décembre 2013 9 h 51 min

    «Vous pouvez l’ignorer si vous le voulez, mais Tugwell, un conseiller de Roosevelt, a dit la même chose.»

    Je ne parlais pas du fond, mais de la circularité d’un argument venant d’un adepte de l’école autrichienne qui se sert de l’affirmation d’un économiste autrichien pour lui donner du poids. Cela dit, chacun peut avoir son avis sur les ressemblances et dissemblances entre des politiciens…

    C’est quand même sous Roosevelt, pas sous Hoover, que la sécurité sociale a été adoptée (ce dont vous ne parlez pas dans votre texte, mais que Goodwin applaudit dans son livre), programme qui a jusqu’ici survécu aux attaques de la droite et aux tentatives de destruction (ou de démantèlement) par les néoconservateurs (notamment sous Bush et encore récemment par les républicains).

    «il y a pratiquement un mot français dans chaque article»

    Il y a une différence entre les emprunts linguistiques (l’utilisation directe de mots d’une autre langue qu’on met souvent en italique ou entre guillemets) et l’utilisation d’un concept d’une autre langue dans un mot qui existe en français et qui a un autre sens. On appelle ça un «faux ami» (http://fr.wikipedia.org/wiki/Faux-ami).

    «voulez-vous vraiment critiquer la qualité de mon écriture»

    C’était plus une boutade qu’autre chose! Mais, oui, vous utilisez beaucoup d’anglicismes (comme versus, qui, même s’il vient du latin, n’est usité qu’en anglais http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3684 ).

    Sur le fond, vous saviez dès le début que le débat entre nous sur cette période est impossible. L’analyse de cette époque n’est pas du tout partagée entre le centre gauche sociale démocrate et la droite, qu’elle soit conservatrice ou libertarienne. Nous n’avons pas la même vision de l’économie, de la société et ne partageons pas les mêmes valeurs donc les mêmes objectifs. Nous ne mettons donc pas l’accent sur les mêmes événements. Parler du New Deal en insistant davantage sur le NRA (dont nous n’interpréterons jamais de la même façon les effets, de toute façon) que sur la sécurité sociale ne viendrait par exemple pas à l’esprit d’un social démocrate. La sécurité sociale a totalement changé le mode de vie des aînés, tandis que la NRA n’a duré que deux ans et n’a pas eu de conséquences aussi importante à long terme (quoique d’autres lois réglementant le travail ont pris le relai).

    Autre exemple, même si l’actuelle crise est aussi grave que la Grande Dépression en termes de baisse du PIB et de lenteur avant la reprise dans certains pays, elle n’a pas eu des conséquences aussi désastreuses (cela dit sans vouloir minimiser la détresse qu’elle a occasionnée dans bien des pays d’Europe, surtout). L’existence de programmes sociaux (assurance-chômage, transferts aux plus pauvres, pensions de vieillesse, etc.), les services de santé et d’éducation gratuits et autres transferts et services publics ont en effet permis d’atténuer les pires effets de la crise. Mais, c’est sûr qu’on ne s’entendra pas non plus sur ce point.

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  9. Yves permalink
    24 décembre 2013 13 h 40 min

    «C’est quand même sous Roosevelt, pas sous Hoover, que la sécurité sociale a été adoptée«

    Oui c’est un démocrate, mais pour moi c’est la même chose, à l’exception qu’ils sont plus intelligents que les libertariens.

    Faut quand même pas oublier que la sécurité sociale à été installée pas pour aider les pauvres, mais bien pour acheter la paix sociale. Ainsi les tits amis peuvent continuer à faire leur travail (argents) d’une façon relativement tranquille.

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  10. 24 décembre 2013 15 h 29 min

    «Faut quand même pas oublier que la sécurité sociale à été installée pas pour aider les pauvres, mais bien pour acheter la paix sociale»

    Si cette affirmation n’est probablement pas dénuée de tout fondement, je la trouve un peu trop cynique à mon goût. Oui, les rapports de force sont importants, mais il y avait tout de même des gens à l’époque (et il y en a encore aujourd’hui) qui allaient en politique pour favoriser l’adoption de mesures du genre.

    Roosevelt n’a pas sorti cette mesure de son chapeau, cela se parlait depuis longtemps. Relire https://jeanneemard.wordpress.com/2013/04/15/left/ .

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  11. 25 décembre 2013 13 h 57 min

    Merci pour la présentation de cette bande dessinée, je l’ajoute à ma liste de lecture!

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  12. 25 décembre 2013 14 h 47 min

    Bonne lecture!

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  13. Oli permalink
    26 décembre 2013 2 h 38 min

    Pour ce qui est de la sécurité sociale et de « préserver la paix sociale », je pense qu’il faut quand même prendre en compte que la loi a été passée pendant la crise, à un moment ou la stabilité sociale et politique était manifestement en danger! Il y a certainement des politiciens qui tiennent réellement à travailler pour des lois plus justes, et cette loi a été mise en place au moment ou elle était le plus nécessaire. Or, le moment ou ce genre de loi est le plus nécessaire se trouve généralement a être un moment de danger accru pour la classe politique et la stabilité de sa position!

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  14. Yves permalink
    26 décembre 2013 6 h 59 min

    «Si cette affirmation n’est probablement pas dénuée de tout fondement, je la trouve un peu trop cynique à mon goût«

    Moi je pense que la réalité du monde que nous vivons est bien plus cynique que mon affirmation.

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  15. 26 décembre 2013 22 h 46 min

    @Minarchiste

    Pas nécessaire que vous remplacez une « tour de force » par un « tour de faible »!

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  16. youlle permalink
    31 décembre 2013 14 h 31 min

    @ Minarchiste

    «…de passer une loi pour empêcher les employeurs de baisser les salaires…. Or entre 1929 et 1933, les prix à la consommation ont baissé de 25% alors que les salaires n’ont baissé que de 15%, …

    On voit ici que vous foutez complètement des citoyens dont vous faites partie, et encore si vous avez « une job » de plus de 14,37$ de l’heure ce dont je doute.

    …ce qui a eu un impact très néfaste sur la rentabilité des entreprises, qui ont dû faire des mises à pied massives pour éviter la faillite. »

    En fait comme tout libertariens vous ne regardez qu’un côté de la médaille et une seule colonne des états financiers celles qui font votre affaire ce qui vous empêche de savoir compter.

    Bien oui pour vous le fait baisser les salaires de 25%, c’est-à-dire appauvrir le peuple, c’est-à-dire diminuer son pouvoir d’achat et ses achats, c’est-à-dire diminuer les ventes des entreprises aurait contribué à remonter leurs affaires, donc à faire plus de profits, et « booster » l’économie.

    C’est ça LE MIRACLE DES LIBERTARIENS. Ils transforment l’eau en vin de bonne qualité. De grands rêveurs, qui pensent qu’ils peuvent négocier leurs conditions de travail avec leurs employeurs. Des rêveurs.

    Pathétique!

    « …quand la production militaire et la conscription ont commencé (ce qui ne surprendra personne), le niveau de vie des américains a continué à se détériorer jusqu’à bien après la fin de la guerre. »

    Et le libertarien sait le niveau de vie a continué de se détériorer, mais il ne sait pas pourquoi.

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  17. 31 décembre 2013 15 h 29 min

    @youlle

    En réalité, les libertariens savent pourquoi la vie a continué de se détériorer… en tout bon libertarien, c’est de la faute des autres…. plus spécialement ceux qui ne veulent pas être riche… puisque pour un libertarien, la richesse est une question de vouloir, et non pas de pouvoir!

    C’est un peu ça la pensée magique, déplacer les montagnes, c’est une question de vouloir et non pas de pouvoir…. d’autant plus qu’on y réussi mieux individuellement!!!

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  18. youlle permalink
    31 décembre 2013 16 h 13 min

    @ Benton

    « C’est un peu ça la pensée magique, déplacer les montagnes, c’est une question de vouloir et non pas de pouvoir….  »

    Et ils n’ont jamais été capable de déplacer une pelté de sable…

    Bien que j’ai du respect pour les gens dans cette situation, les trois ou quatre libertariens que je connais, gagnent un peu plus que le salaire minimum ou sont a temps partiel et font la loi aux gens instruit.

    Mon fils est « pogné » avec ça au travail pour payer ses études.

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  19. 31 décembre 2013 16 h 17 min

    @ youlle

    « les trois ou quatre libertariens que je connais, gagnent un peu plus que le salaire minimum ou sont a temps partiel et font la loi aux gens instruit.»

    Je comprends mieux votre affirmation à l’endroit de minarchiste (« et encore si vous avez « une job » de plus de 14,37$ de l’heure ce dont je doute.»). Croyez-moi, vous avez tort dans ce cas…

    Cela ne rend pas ses analyses plus crédibles, cela dit…

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  20. youlle permalink
    31 décembre 2013 18 h 28 min

    @ Darwin

    « Croyez-moi, vous avez tort dans ce cas… »

    Eh j’vous cré!

    Raël-le est sûrement très riche, mais les Raëlliens que j’ai vu souvent manifester le lundi avant midi sur le boulevard Du Tremblay à Longueuil ou à Boucherville n’étaient certainement pas millionnaires.

    À un dîner, j’ai un neveu qui commençait à foisonner sur le Web avec les libertariens. Il a essayé de m’enfirouaper avec ses théories apprises par cœur. Alors, après démolition, je lui ai dit que les libertariens étaient une gagne de menteurs. Une chance qu’il n’avait pas de fusil. Aujourd’hui il est guéri.

    J’ai commencé à lui parler des légendes urbaines sur le Québec style on est très pauvres et les gens meurent à l’urgence

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  21. 31 décembre 2013 19 h 37 min

    «Aujourd’hui il est guéri.»

    Alleluia! 😉

    J'aime

  22. youlle permalink
    31 décembre 2013 20 h 20 min

    @ Darwin

    🙂

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