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Le trésor perdu de la politique

24 février 2014

trésorLe trésor perdu de la politique est un petit livre d’à peine 112 pages regroupant sept textes de Diane Lamoureux, professeure de philosophie politique à l’Université Laval. Il est toujours difficile de résumer ce genre de livre, car les sujets abordés, même s’ils sont tous liés à la philosophie politique et se réfèrent grandement à la pensée d’Hannah Arendt, abordent des sujets bien spécifiques. J’ai donc choisi de résumer un de ces textes avant de me prononcer sur l’ensemble du livre.

Démocratiser radicalement la démocratie

Dans ce texte, l’auteure utilise l’exemple de la démocratie municipale pour montrer qu’elle «peut s’avérer un terrain privilégié d’implication citoyenne et de participation civique». Elle a fait ce choix en raison des nombreuses «expériences récentes de démocratie participative au plan municipal». Elle précise d’entrée de jeu que, pour elle, cette participation doit essentiellement reposer sur la délibération publique et non seulement sur l’expression des idées et des opinions, et qu’elle doit faire une place importante aux personnes et aux groupes marginalisés sur le plan politique, et viser une plus grande politisation de la population.

– démocratie représentative

L’idée d’élire des personnes (députés, conseillers municipaux, etc.) pour nous représenter repose sur trois prémisses :

  • nos sociétés sont trop vastes pour appliquer une démocratie directe du type athénien;
  • nous avons besoin de spécialistes en politique;
  • la démocratie représentative concilie l’élitisme et l’ouverture (droit de vote à tout le monde).

Ce modèle entraîne son lot de problèmes :

  • les caractéristiques sociales des représentants ne correspondent pas à celles des représentés : plus mâles, plus blancs, plus riches, plus scolarisés, etc.; on ne peut donc pas s’attendre à ce qu’ils accordent la même importance aux enjeux qui touchent l’ensemble de la population;
  • la délégation démocratique tend à rendre la population apathique en matière politique, se sentant peu interpellée par ce système;
  • la palette des idéologies tend à se fondre en deux regroupements politiques (le bipartisme) et même en un seul, les deux partis étant incités à se rapprocher de l’autre pour gagner plus de votes (on le voit bien actuellement, les politiques des principaux partis au Québec se confondant toujours plus);
  • les intérêts des parlements (pays officiel) et de la rue (pays réel) divergent de plus en plus.

À ces problèmes, il faut en ajouter deux autres à la démocratie représentative municipale : le droit de vote longtemps limité aux propriétaires (cela laisse des traces, encore aujourd’hui) et la tendance à considérer les enjeux municipaux sous un angle plus technique que politique (ramasser les poubelles, nettoyer les rues, fournir de l’eau potable, etc.). Ainsi, nos municipalités demeurent proches des propriétaires, des entreprises et des marchands, même si tous ont le droit de vote depuis longtemps. L’importance indéniable des enjeux techniques camoufle le rôle des municipalités dans des domaines plus politiques comme la santé publique, l’aménagement du territoire (y compris la place de l’automobile et des transports publics), l’intégration des immigrants, la lutte à la pauvreté, etc. En conséquence, les «partis» municipaux sont beaucoup plus associés à la personnalité de la personne qui se présente à la mairie qu’à un courant politique (gauche, centre et droite, par exemple).

Ces particularités de la démocratie municipale rendent encore plus pertinentes «l’amélioration de la démocratie représentative, la mise en place de modes de démocratie participative et l’instauration de modes de démocratie délibérative».

– moyens

L’auteur présente par la suite divers moyens utilisés pour pallier le déficit démocratique des municipalités, que ces moyens viennent des autorités politiques ou de la société civile.

Moyens mis de l’avant par les autorités politiques :

  • référendums d’initiative populaire : ne permettent pas de proposer une politique, mais seulement de contester des politiques qui ont des incidences monétaires;
  • mécanismes de consultation publique : non décisionnels, sans véritables débats, accessibles surtout à des «experts» car l’information fournie n’est pas toujours complète et compréhensible;
  • décentralisation : ne mène pas toujours à plus de démocratisation.

Moyens mis de l’avant par la société civile :

  • budget participatif : favorise la délibération publique, mais ne la garantit pas; ne touche qu’une faible part du budget global;
  • initiatives sur l’aménagement urbain : permettent la délibération publique, l’implication de tous et la politisation de la population, mais l’impact demeure incertain;
  • sommets citoyens : mêmes caractéristiques, mais sur des enjeux plus larges;
  • autres initiatives : l’auteur donne comme exemple les déclarations de centres de femmes sur l’impact des politiques sur les femmes; encore là, ces déclarations ont présenté les mêmes caractéristiques que les deux moyens précédents.

L’auteure élabore ensuite sur l’importance de ces moyens qui favorisent la délibération publique. Celle-ci montre que la politique n’est pas une science exacte. En partageant les points de vue et en les débattant, la société en arrive à prendre des décisions qui tiennent compte d’opinions bien différentes et des impacts sur diverses tranches de la population. Cela ne permet pas d’obtenir l’unanimité (les fameux consensus québécois…), mais de prendre connaissance des conflits existants dans la société et de trouver des solutions qui reposent sur la compréhension des enjeux (je résume!).

L’auteure aborde par après les moyens qu’on peut prendre pour combattre le désabusement et le cynisme de la population envers la politique et faire en sorte qu’elle s’intéresse davantage aux enjeux de société. Sa première suggestion est de lui donner l’occasion de formuler les enjeux qu’elle voudrait qu’on débatte sur la place publique. Il s’agit ici d’aller plus loin que ne le font nos gouvernements en mettant sur la place publique des enjeux dans le but de donner plus de légitimité à leurs décisions déjà prises, comme le gouvernement le fait actuellement avec sa charte des valeurs et l’a fait auparavant lors du Sommet sur l’éducation supérieure

Ensuite, les enjeux ainsi présentés doivent se débattre à l’échelle pertinente, locale, nationale ou transnationale, selon le cas. En plus, «la délibération publique permet de démultiplier les lieux de débat et donc d’élargir le nombre de personnes potentiellement impliqués dans le débat». Cela permet d’empêcher que le gouvernement monopolise la parole publique et, du même coup, de contribuer à sa diffusion sociale, tout en favorisant la diversité des enjeux débattus.

L’auteure ajoute que la délibération publique doit déboucher sur une décision, se distinguer de la consultation. Elle doit aussi faire appel «à l’imagination et à l’insolence», ne pas hésiter à sortir des sentiers battus en y ajoutant même une certaine dose d’utopie. Dans son fonctionnement, la délibération publique doit respecter chaque opinion exprimée, en accordant l’importance appropriée aux arguments plutôt qu’à la personne qui les émet.

– conclusion

Pour l’auteure, la délibération publique est la clé pour éviter que le choix des enjeux soit monopolisé par les seuls groupes organisés et pour permettre la participation des groupes moins habitués à prendre la parole publiquement. Il ne s’agit pas de faire taire les premiers, car leur contribution est importante, mais d’éviter que leur statut n’écrase les autres groupes et ne serve finalement à assurer leur domination.

«il ne s’agit pas de prendre le pouvoir, mais plutôt de le diffuser, de le faire circuler dans le social et d’empêcher qu’il ne soit capté par quelque élite que ce soit qui s’en servirait à des fins de domination.»

Autres textes

Le livre débute par une préface de Lorraine Guay qui présente justement les textes du livre, suivi par une réflexion de Diane Lamoureux sur la place que doit prendre une intellectuelle dans les débats qui touchent notre société. Les deux textes suivants, très difficiles pour une personne non initiée aux concepts de la philosophie politique comme moi (l’auteure avertit d’ailleurs que ces textes, surtout le deuxième, sont de facture très académique : je ne la contredirai pas), portent sur la politique et les droits, et se basent fortement sur la pensée d’Hannah Arendt.

J’ai trouvés les textes suivants plus accessibles. Ils abordent le néolibéralisme, le féminisme, l’anticapitalisme et la justice, et finalement le printemps érable.

Et alors…

Ce livre est peut-être court, mais drôlement touffu! Alors, lire ou ne pas lire? Après avoir lu les deux premiers textes, j’avais tendance à mettre un gros bémol et à recommander ce livre uniquement aux personnes qui maîtrisent les concepts de la philosophie politique. Je suis content d’avoir persévéré, car les textes suivants sont nettement plus accessibles. Ils abordent des sujets sur lesquels je ne suis pas habitué de lire, ce qui est en soi positif. En plus, le dernier texte sur le printemps érable et l’engagement intellectuel est un vrai petit bijou, qui fait très bien le lien entre les préoccupations de l’auteure exprimées dans les textes précédents et cet événement (ou cette série d’événements) que nous avons tous vécus intensément (même si à des degrés divers). J’ai d’ailleurs failli le résumer plutôt que celui que j’ai choisi, mais, il faut lire les textes précédents pour bien l’apprécier. En plus, je préférais laisser le plaisir de le découvrir aux personnes qui, finalement, choisiront de lire ce livre!

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17 commentaires leave one →
  1. 24 février 2014 7 h 18 min

    La démocratie c’est du majoritarisme réduit à sa plus simple expression.

    Si on efface l’éthique ou la morale pour la substituer à la doctrine de Diane L’amoureux, qui est en quelque sorte celle du pouvoir illimité de la majorité populaire, si on accepte l’idée que la majorité peut faire ce qu’elle veut, et que tous ce qui en émane est juste parce que c’est la majorité qui le fait ou le décide (la majorité devient alors le seul standard du bien et du mal) comment les individus peuvent-ils appliquer cela dans leurs vies? Qu’est-ce que la majorité? Lorsque mis en relation avec chaque individus qui compose la société, la masse des autres individus constituent une majorité (c’est à dire le reste de la population). Ils peuvent majoritairement anéantir n’importe quel individu isolé si leur vote est majoritaire. Chaque personne et toutes les personnes deviennent donc ennemis; tous doivent vivre dans la peur et soupçonner tout le monde; tous doivent en venir a attaquer, avant qu’il ou elle le soit.

    L’idéal républicain de la révolution française, le système américain ou le système Canadien ne sont pas des démocraties et il ne sont pas censés en etre non plus. Ce sont des régimes constitutionnels constitués d’instances démocratiques se partageant le pouvoir et dont le pouvoir est limité. L’exemple classique du majoritarisme est celui de la démocratie d’athénienne comme en parle Diane L’amoureux : “nos sociétés sont trop vastes pour appliquer une démocratie directe du type athénien;” . Pour elle la démocratie athénienne n’est malheureusement pas réalisable dans notre société ( elle écrit cela comme si cela devait être être mis en place fut-ce été réalisable). La démocratie athénienne est symbolisée par Socrate buvant la ciguë. Socrate fut mis à mort légalement car la majorité « populaire » était en désaccord avec les propos du philosophe, et ce, même s’il n’a utilisé aucune forme de violence et n’a violé les droits de quiconque. Est-ce là un modèle politique enviable chez l’auteur? Le ton et la teneur de son texte semble indiquer que oui. Le déni des droits individuels si bien représenté par Socrate forcé a boire la ciguë et qui est en soi le résultat d’un collectivisme ou la majorité fait ce qu’elle veut sans restrictions aucune. En principe une gouvernance démocratique est toute puissante. La démocratie est une manifestation du totalitarisme et non une forme de liberté.

    Les système québécois et canadien sont des systèmes ou le pouvoir démocratique est limité par la constitution dont la Charte des Droits fait partie et qui protège les droits individuels. Dans nos systèmes politiques le pouvoir de la majorité s’arrête ou commence les droits individuels de chacun d’entre nous.

    Pour conclure, le propos soviétisant de Diane L’amoureux nous fait croire qu’elle se porte a la défense des minorités lorsqu’elle critique “des représentants ne correspondent pas à celles des représentés : plus mâles, plus blancs, plus riches, plus scolarisés, etc.;”

    La plus petite minorité au Québec comme ailleurs, c’est l’individu. On ne peut pas se dire défenseur des droits des minorités lorsque par la même occasion on nie les droits individuels avec un désir avoué de les laisser moisir au gré et aux caprices des masses « populaires ».

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  2. 24 février 2014 8 h 16 min

    «qui est en quelque sorte celle du pouvoir illimité de la majorité populaire»

    Vous faites dire à Diane Lamoureux ce qu’elle ne dit pas. Il est aussi possible que j’aie mal rendu son texte, mais nulle part elle n’avance une telle chose. Son texte vise plutôt à présenter des moyens pour «équilibrer» les pouvoirs entre les représentants élus et la population qu’ils représentent.

    «Pour elle la démocratie athénienne n’est malheureusement pas réalisable dans notre société»

    Encore là, elle ne dit nulle part que cela est malheureux. Elle ne fait qu’observer que la démocratie représentative s’éloigne du modèle athénien. Plus loin, elle propose des moyens pour atteindre certains des objectifs de ce type de démocratie, sans nécessairement affirmer vouloir l’implanter totalement.

    «Est-ce là un modèle politique enviable chez l’auteur? Le ton et la teneur de son texte semble indiquer que oui.»

    Ayant lu les autres textes de ce livre, je n’arrive pas du tout à cette conclusion. Vous lui prêtez beaucoup d’intentions qu’elle n’exprime pas du tout.

    « le propos soviétisant de Diane L’amoureux »

    Je suis passé à un doigt de refuser votre commentaire en raison de cette autre affirmation gratuite.

    «Les système québécois et canadien sont des systèmes ou le pouvoir démocratique est limité par la constitution dont la Charte des Droits fait partie et qui protège les droits individuels. »

    L’auteure parle de cet aspect dans d’autres textes de son livre. Encore là, il faudrait les lire avant de lui prêter des intentions qu’elle n’a pas.

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  3. 24 février 2014 13 h 42 min

    Ce qui est néfaste est le pouvoir illégitime.

    Le pouvoir légitime est parfois à l’échelle individuelle et parfois collective. L’échelle de la démocratie, ce sur quoi la majorité de telle ou telle communauté (ou individu) est souverain, mais devrait être très variable, et être matière à débat, mais pourquoi accrocher autant sur la majorité? Une fois que la bonne échelle est décidée, pourquoi ne pas utiliser la majorité comme mesure? Il me semble que ce n’est qu’une application du principe d’égalité entre les humains, non?

    Les enjeux qui ne concernent que l’individu (ex:orientation sexuelle, conscience philosophique, etc.) ne devraient jamais faire l’objet d’une décision collective. Mais, ceux qui concernent une petite communauté (par exemple une entreprise coopérative autogérée, ou une petite municipalité, etc.) devraient être démocratisés à cette petite échelle là, et ceux qui concernent toute une société devraient être démocratisés à grande échelle.

    En ce moment on a une illégitimité, mais dans le sens inverse de ce que vous dites. De grandes corporations aux budgets plus larges de ceux des états sont contrôlées par une poignée de milliardaires rentrant dans un grand auditorium et imposant leur vision du monde au reste de l’humanité, rendant impossible ou presque une sortie de la crise écologique et une réalisation totale des droits humains fondamentaux.

    Votre exemple de Socrate ne doit pas agir comme un voile de la réalité actuelle dans laquelle des millions (milliards?) d’individus ne peuvent pas faire valoir leurs droits ni leur voix en raison soit de dictatures assumées ou d’oligarchies parfois bienveillantes, parfois autoritaires, parfois violentes.

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  4. 26 février 2014 10 h 57 min

    Le titre fait nostalgie, de l’époque des pirates. Il doit être dû à l’éditeur…

    Qui rêve encore de trésor ? Loto Québec ne fait pas le poids.

    L’intention démocratique demande à être réingéniée.

    Ce n’est pas un appel à l’aide Jean Charest et qui donc ?

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  5. 26 février 2014 11 h 06 min

    Le mot clé de ce titre est pour moi «perdu», pas trésor, car il ne s’agit pas de le chercher, mais de l’avoir perdu.

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  6. Paul-Émile permalink
    27 février 2014 17 h 06 min

    L’éternel pouvoir « émancipatoire » de la Raison pratique des proches de l’école de Frankfort n’est pas un noyau dur théorique qui m’attire, mais il est toujours agréable de voir se renouveler la critique sociale

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  7. Richard Langelier permalink
    27 février 2014 19 h 19 min

    Je lirai sûrement « Le trésor perdu de la politique », parce que j’apprécie tout ce qui peut m’aider à comprendre l’oeuvre d’Hannah Arendt. Lorsque j’étais en philo en 68, au lieu de lire Kant, je hurlais Mao, Mao http://www.bide-et-musique.com/song/14316.html . Qui plus est, je réussissais à être soixante-huitard en plus [1] [2].

    J’admets avoir certains préjugés contre Diane Lamoureux. À la suite du bilan du mouvement « D’abord solidaires », il a été décidé que :
    – ce mouvement continuerait son travail, sous le même nom et le même site;
    – qu’il y aurait une option partisane, qui a pris le nom d’Option citoyenne, a négocié avec le parti Union des forces progressistes, ce qui a donné lieu au congrès de fondation du parti Québec solidaire;
    – un mouvement insistant sur le principe : le pouvoir local ne cède à un niveau supérieur que ce qu’il peut faire de façon plus efficace.

    Même si j’avais adhéré à l’option partisane [3], j’ai participé au colloque suivant du mouvement D’abord solidaires (Lorraine Guay en était la responsable, assistée de Diane Lamoureux). Le texte fondateur commençait ainsi : « Le monde est traversé par trois grands systèmes d’exploitation : le capitalisme, le racisme et le sexisme ». Il m’a semblé que c’était verser dans le transhistoricogéographisme. En atelier, j’ai commenté : « ce qui m’inquiète, c’est le capitalisme sauvage. Moi, le secteur privé de l’économie s’il est encadré par des lois sociales et environnementales comme dans les pays scandinaves, je l’accepte volontiers ». L’ancien ministre péquiste Gilbert Paquette a dit : « Je suis d’accord avec monsieur » et plein de personnes aux cheveux gris sont allées dans le même sens. J’étais surpris de mon ascendant sur le pouvoir gris.
    Au début du colloque, Lorraine Guay a affirmé : « nous sommes tous experts, nous savons ce que nous vivons ». J’ai toujours eu du trouble avec ce refus de l’expertise dans mon expérience de la gauche politique québécoise. [4]

    Je me permets d’ajouter une autre idiosyncrasie. Lors d’une assemblée du Mouvement pour une démocratie nouvelle (prônant une réforme du mode se scrutin), nous adoptions les statuts. Une femme est intervenue : « Je ne me reconnais pas comme femme, puisque ce n’est pas écrit : citoyens et citoyennes ». Lors de la pause, je suis allé voir Diane Lamoureux :
    – Est-ce que tu laisses tes étudiants écrire leur mémoire en citoyen-citoyenne?
    – Certainement!
    – Tu sais parfaitement que c’est de l’obscurantisme. Moi, être catégorisé « devenu sourd » plutôt que sourd, ça ne fera jamais gagner le moindre décibel.
    – Je comprends que tu n’as pas toujours été sourd, tu l’es devenu. Il est important de nommer les choses.
    – Non il faut dire que je suis devenu malentendant. Tu vois à quel point c’est débile.
    Finalement, elle ma dit qu’elle avait été la première à présenter son mémoire en féminisant.

    J’ai lu plusieurs textes qu’elle a envoyés aux journaux. Je me souviens aussi du témoignage de Lorraine Guay dans le film « Québec rouge ». Elle expliquait qu’elle avait accouché alors que le groupe marxiste-léniniste auquel elle adhérait (En lutte ) s’opposait au groupe rival (La Ligue communiste). Elle confirmait ce que j’avais observé : si La Ligue prenait le contrôle d’une garderie, En lutte s’empressait de prendre le contrôle de la garderie du quartier voisin. Elle avait des amis de longue date dans le groupe rival et il fallait les détester, disait-elle.
    Bref, j’ai du respect pour Diane Lamoureux et Lorraine Guay, mais j’écrirai dans un 2e commentaire pour préciser pourquoi je partage certaines appréhensions de Doginfo.

    [1] À 20 ans, j’additionnais les contradictions pour les résoudre sans les dissoudre (emprunt à Michel Freitag en critique de l’assertion de Wittgenstein : « En philosophie, on ne résout pas les problèmes, on les dissout »).
    [2] Est-ce par kantisme qu’Hannah Arendt considérait que le totalitarisme du régime stalinien et celui du régime hitlérien s’équivalaient, ou est-ce l’évidence tout simplement?
    [3] J’espérais pouvoir faire le débat de fond et qu’il n’y aurait pas d’entente avec l’UFP.
    [4] Grâce à Dieu, celui des philosophes, celui des athées, sur la commission thématique de Québec solidaire à laquelle je participe, il y a des experts. Je n’ai qu’à me concentrer sur la place des virgules dans leurs textes. Je confesse que mon vécu sert parfois d’expertise, puisque je viens de passer du statut de personne assistée sociale à celui de prestataire de la Sécurité à la vieillesse, que je perds des choses comme la gratuité des soins dentaires, mais que j’ai un chèque plus élevé, etc. Les experts doivent parfois revoir leurs équations et je suis mort de rire.

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  8. 27 février 2014 19 h 57 min

    «Est-ce par kantisme qu’Hannah Arendt considérait que le totalitarisme du régime stalinien et celui du régime hitlérien s’équivalaient, ou est-ce l’évidence tout simplement?»

    Je refuse même de tenter de mettre les horreurs en rang…

    «sur la commission thématique de Québec solidaire à laquelle je participe, il y a des experts»

    Tant qu’ils ne se servent pas de leur expertise pour imposer leur point de vue par des arguments d’autorité, ça me va!

    «Les experts doivent parfois revoir leurs équations et je suis mort de rire.»

    En espérant qu’ils les revoient!

    « j’écrirai dans un 2e commentaire pour préciser pourquoi je partage certaines appréhensions de Doginfo.»

    Tant que tu n’abuses pas des accusations de soviétisme!

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  9. Richard Langelier permalink
    27 février 2014 20 h 43 min

    « Je refuse même de tenter de mettre les horreurs en rang… ».

    Ma vieille mémoire défaut peut-être, mais il me semble qu’il y a déjà eu un billet sur ce thème ou que les commentaires ont déjà dévié sur ce sujet. Contrairement à ce que soutient Hannah Arendt dans « Les origines du totalitarisme », je pense encore (une journée sur quatre?) que, puisque la révolution russe a été faite au nom d’une société meilleure, il y a des leçons à retenir de cette volonté de mieux gérer la société, alors que le « There is no alternative » et le « There is nothing such a society » de Margaret Thatcher est devenu un credo. Évidemment, lors des 3 autres autres journées, le détour de l’Histoire par le stalinisme, le maoïsme et le polpotisme me font plutôt conclure que l’Histoire n’a pas pas de sens. Si j’enlevais la majuscule, je dissoudrais peut-être le problème.

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  10. patrickbengio permalink
    27 février 2014 21 h 18 min

     »puisque la révolution russe a été faite au nom d’une société meilleure, il y a des leçons à retenir de cette volonté de mieux gérer la société »

    Mais pourquoi la leçon ne serait-elle pas tout simplement d’être vigilant vis-à-vis l’autoritarisme et le militarisme? Est-ce en soi l’idée du progrès social qui mène à ce que vous nommez les détours de l’Histoire?

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  11. Richard Langelier permalink
    28 février 2014 0 h 44 min

    D’une part, je te comprends, Darwin, d’avoir été à un doigt de refuser le commentaire de Dogsinfo. Par contre, je me permets de rappeler que sur l’agora, des mâles majeurs, propriétaires d’esclave (souvent au singulier), au lieu d’aller jouer au golf [1] allaient débattre de la gestion de la Cité, d’où le terme dêmos (le peuple) kratos (le pouvoir). Je verrai si Diane Lamoureux refuse « la re-présentation » dans Le trésor perdu de la politique. En lisant ta recension [2] et les commentaires de Dogsinfo, il me revient en mémoire :
    – le programme du 1er Rassemblement des citoyens de Montréal. Si on l’avait appliqué, les citoyens se seraient réunis le lundi soir pour voter sur l’emplacement du lampadaire, le mardi de celui du tuyau d’égouts, le mercredi de la direction du sens unique, etc. Pourquoi ne pas s’arrêter en si bon chemin? Les parents se réuniraient pour choisir la couleur des murs de la garderie, de l’école primaire, etc. (le consensus donnant un turquoise plus ou moins foncé).
    – au Rassemblement pour l’alternative politique, j’étais le seul à m’inquiéter d’une proposition de référendum sur demande. Un meurtre crapuleux a eu lieu. Un référendum tranche en faveur du rétablissement de la peine de mort. Quelques années plus tard, on découvre qu’il y a eu une erreur judiciaire. Nouveau référendum. Le mouvement Pro-Vie a de l’argent, il réussit à faire recriminaliser l’avortement. Un autre référendum recriminalise l’homosexualité. Quand Stockwell Day a proposé la même chose, mes amis du RAP se sont posé des questions.

    Au Québec, le Conseil législatif (équivalent du Sénat) http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_l%C3%A9gislatif_du_Qu%C3%A9bec a été aboli en 1968. Je ne m’en ennuie pas. Il y a des comités des députés et des commissions parlementaires entre chaque lecture d’un projet de loi.

    Darwin, tu connais mieux que moi les différences entre comités de parents et comités d’école. Admets que ce ne sont pas tous les parents qui trouvent libidineux d’aller siéger sur ce type de comités, après une journée de travail.
    Je considère qu’il faut sortir de notre dépendance au pétrole. Selon un sondage réalisé pour le compte de la Fédération des Chambres de commerce du Québec http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/19/les-quebecois-pour-lexploration-petroliere-a-anticosti-selon-un-sondage_n_4815153.html , la majorité des Québécois sont favorables à l’exploitation pétrolière au Québec. Je pourrais conclure que c’est parce le sondage est commandité par la Fédération des Chambres de commerce du Québec et que c’est le point de vue du Journal de Montréal qui a brainwashé le bon peuple. D’autre part, l’IRIS a accepté d’avoir des billets au Journal de Montréal. Est-ce qu’ils sont lus et qu’à long terme, ça aura une influence?
    L’introduction d’éléments de proportionnalité dans le mode de scrutin aiderait à ce que les différents points de vue soient représentés à l’Assemblée nationale et à la Chambre des Communes [3]. J’ai vu Jean-Claude Charbonneau intervenir régulièrement aux réunions du Mouvement pour une démocratie nouvelle et défendre le scrutin proportionnel à l’émission Le Club des ex. Lors des derniers jours de la dernière campagne électorale, il s’adressait aux électeurs prêts à voter pour Québec solidaire ou Option nationale : « Vous jouez au billard, les règles du jeu font en sorte que si vous frappez une boule, il y aura tel effet. ». Son parti avait refusé de réformer le mode de scrutin pendant 4 mandats, il fallait donc voter pour son parti, bout de cr…

    [1] et de se distribuer les soumissions pour un contrat, au 19e trou dans certains cas.
    [2] Contrairement à Louis Cornellier, tu ne distribues pas des points en fonction du principe : « est-ce que l’auteur fait progresser la cause de la souveraineté du Québec? »
    [3] Le mode de scrutin proportionnel pur ne m’inquiète pas, mais j’accepte la proposition du Mouvement Démocratie nouvelle : 75 députés élus selon le mode actuel sur un premier bulletin de vote et 50 selon le second.

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  12. Richard Langelier permalink
    28 février 2014 4 h 18 min

    @ patrickbengio

    Beaucoup de choses ont été écrites sur le thème : « Staline était-il en germe dans Lénine? Lénine était-il en germe dans Marx? » Karl Popper voit comme ennemis de la société ouverte Platon et Aristote (tome 1), Hegel et Marx (tome 2).

    Ce qu’on appelle « La modernité » tente d’expliquer le mouvement qui a eu lieu en Europe, avec Cromwell, la Révolution française et en Prusse [1]. L’ordre de la société reposait sur l’idée que l’autorité venait de Dieu, qui la transmettait au Pape, qui la transmettait au roi, qui… à l’archiduc… Les marchands vénitiens se sont libérés de cet arbitraire féodal, graduellement cette libération s’est diffusée. Une fois que « nous le peuple qui avons coupé la tête du roi, affirmons que… [2] » a été acceptée, la lutte pour que l’ensemble de la population ait le droit d’affirmer, à son tour : « nous le peuple ». Que ce mouvement ait été exprimé sous la forme : « Je viens de voir passer la Raison à cheval » par Hegel, lorsque les troupes napoléoniennes sont passées à Iéna et qu’une bonne partie de l’oeuvre de Marx repose sur cette idée qu’il y a une Raison dans l’Histoire nous fasse rire aujourd’hui me semble élémentaire.

    Je suis partisan du progrès social (en ce moment, d’abord contre la régression sociale qui déchire le filet de sécurité sociale, depuis la révolution néo-libérale). Je fais une explication très dilettante de ce qui s’est passé en Russie. Si Doginfo nous met en garde contre l’oppression de l’individu, je suis d’accord. S’il prétend que le contribuable qui déclare 100 000$ est trop imposé, j’ai des réserves [3]

    [1] Ce que j’ai compris du Marx de Michel Henry, c’est que le pauvre Karl ne trouvait pas en Prusse l’équivalent des penseurs de l’Enlightnment et de la Révolution française. Il se serait rabattu sur le prolétariat comme moteur de l’Histoire. (En Prusse, sous Bismarck, ça pas niaisé. Ils n’ont pas refait les étapes de la révolution industrielle anglaise : les inventions de Jethro Tull en agriculture http://fr.wikipedia.org/wiki/Jethro_Tull_%28agronome%29 que la génération de Darwin ne connaît que par le groupe rock éponyme, la manu facere qu’a observée Adam Smith, la machine à vapeur inventée sous Ricardo. Des milliers de km de chemins de fer ont été faits en 20 ans et pourtant il y a eu 2 guerres mondiales. Je devais être su’à brosse lors du cours suivant. Oups, ça me revient. L’Allemagne est arrivée trop tard pour avoir des colonies. Qui plus est, Keynes avait averti les Alliés après la 1re Guerre mondiale : « exiger une dette de guerre aux Allemands, c’est se tirer dans le pied. Nous faisons commerce avec eux ». C’est simple, l’histoire!
    [2] Nous nous sommes bien bidonnés lorsqu’il y a eu débat sur la rédaction de préambule de la Constitution canadienne. Fallait-il écrire : « nous les peuples fondateurs du Canada ou nous le peuple? ». Le petit pot québécois étant encore très faible à l’époque, nous répondions : « É-tu épaisse, Solange Chaput-Rollan! Nous le peuple, c’était une charte écrite par les marchands des bourgs! »
    [3] Je nuance. Si le conjoint de ce contribuable ou si l’un de ses enfants souffre d’une maladie physique ou psychique, les crédits d’impôt sont peut-être trop faibles. Par contre, s’il sort de l’université sans dettes, qu’il a droit à 18 000 $ de cotisations en REER, ou si en plus de son salaire, il touche 15 000 $ en contribution à son régime de retraite non imposés, je ne me sens pas soviétisant de proposer aux électeurs de changer les règles du jeu.

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  13. 28 février 2014 6 h 11 min

    «Contrairement à Louis Cornellier, tu ne distribues pas des points en fonction du principe : « est-ce que l’auteur fait progresser la cause de la souveraineté du Québec? »

    Et de la religion catholique…

    «Selon un sondage réalisé pour le compte de la Fédération des Chambres de commerce du Québec, la majorité des Québécois sont favorables à l’exploitation pétrolière au Québec. »

    J’aimerais bien voir les questions au complet…

    « D’autre part, l’IRIS a accepté d’avoir des billets au Journal de Montréal. Est-ce qu’ils sont lus et qu’à long terme, ça aura une influence?»

    Dur à dire. Ça ne peut pas nuire!

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  14. Richard Langelier permalink
    28 février 2014 22 h 13 min

    @ Darwin

    « Tant qu’ils ne se servent pas de leur expertise pour imposer leur point de vue par des arguments d’autorité, ça me va! »

    Je dirais calmement que lesdits experts font la sourde oreille lorsque je leur dis que si Québec solidaire propose d’abaisser le plafond des REER (à 12 000$ lors d’une conférence de presse d’Amir Khadir au printemps dernier), il doit proposer que pour les contribuables qui touchent plus de 12 000 $ pour leur régime de retraite [1], ce surplus doive être versé dans un autre compte et s’ajouter au revenu imposable de même que les dividendes d’actions et d’obligations détenues dans ce compte. Un expert comprend. Les autres me demandent un texte écrit. Le premier expert écrit : « il faudrait ajouter quelques nuances au texte de Richard, mais grosso modo, il a expliqué le principe ». Le message ne se rend pas en haut lieu, ce qui donne raison à l’éditorialiste du Devoir, Jean-Robert Sanfaçon, d’écrire : « Le simplisme solidaire »

    Les congressistes ont voté : « Le revenu minimum garanti s’appliquera, en commençant par les plus pauvres », mais « en commençant par les plus pauvres » n’a pas été écrit dans la plateforme électorale. Les experts en économie pensent qu’il faudrait un autre congrès pour voter pour que la proposition soit revotée et fasse partie de la plateforme électorale.

    Mon parti propose : le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple et moi, je ne scande plus Mao, Mao. Que devrais-je scander?

    [1] Par exemple, les employés des secteurs public et parapublic qui ont un salaire dépassant 80 000 $ par année.

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  15. 28 février 2014 23 h 52 min

    La démocratie directe et ses intermédiaires ne sont pas toujours au diapason, c’est vrai. Mais, je trouve malsain de toujours souligner à double trait ses quelques dérapages sans mettre de l’avant ses qualités.

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  16. 4 mars 2014 12 h 29 min

    whoah !» ou «oh ! Vous m’avez incité à me rendre lire le résumé du livre de l’éditeur au lien que vous offrez au début. J’y ai trouvé ceci :

    « Avec un souci constant de solidarité et d’inclusion, Diane Lamoureux insiste sur la diversité des luttes contemporaines pour l’émancipation, sur l’importance de la référence aux droits et sur l’aspiration à une autre forme de démocratie. Elle nous invite, du même souffle, à retrouver ce « trésor perdu » de la politique. »

    J’ai mieux saisi le sens de l’expression trésor perdu après avoir lu la première phrase de ce paragraphe.

    D’accord pour une autre forme de démocratie ou plus, dans le sens de pas du tout.

    Dans un résumé par chapitre du roman utopique de B.F. Skinner Walden Two, que j’ai fait il y a des années, j’avais présenté ainsi la pensée de son auteur sur la démocratie en communauté expérimentale. C’est assurément un peu corrompu par la mienne. le tout illustre un exemple d’aspiration à une autre forme de démocratie ou à son dépassement communauté par communauté, sans constitution adoptée par référendum.

    En démocratie, présentée récemment comme étant le peuple souverain par droit de vote, l’électeur qui ne dispose que d’un vote n’a pas réellement de pouvoir. Il doit se joindre à un parti s’il veut gagner et le véritable gagnant est le parti, une élite de volontaires, nuance. Les partis majeurs en cours sont tellement semblables qu’en pratique ça ne change pas grand chose à la conduite des affaires. Les électeurs sont une réserve d’énergie, non des souverains. En plus, les électeurs ne sont pas des gouverneurs habiles et ils le deviennent de moins en moins quand les affaires se compliquent, quand la science de la gouverne progresse. La chose que les électeurs savent et que l’on doit leur demander est leur appréciation de la situation dans laquelle ils se trouvent et peut-être comment ils aimeraient une autre situation. Le vote a une certaine valeur dans un village ou sur une question particulière, mais à l’échelle d’un état ou du pays, c’est une question de manipulation d’information, une fraude pieuse.

    La démocratie est la semence du despotisme. C’est la dictature de la majorité, d’un parti, ce n’est pas la volonté des gens. Ce n’est qu’une garantie que la majorité ne sera pas gouvernée par un despote. La minorité sera gouvernée par un despote, la majorité. En démocratie, la majorité règle à sa satisfaction, la minorité encaisse. À Walden Two, une observation sérieuse de la satisfaction des gens est faite à chaque année. Il n’y a généralement pas de problème qui se règle d’une façon tout ou rien. Il est possible pour un gérant avec les planificateurs de trouver un compromis qui satisfera tout le monde. Il peut être attentif à l’insatisfaction et y voir de façon continue.

    Le goût d’avoir droit de dire son mot dans la conduite de l’État est une affaire récente de la démocratie. Chacun qui sait lire ou écouter se croit un expert en gouvernance et désire se prononcer. Au début de l’automobile, chacun pouvait la réparer en cas de bris. Maintenant, on la confie à un spécialiste. À Walden, ce qui importe, c’est un quotidien dans la bonne humeur et un futur sécuritaire. Un manquement à cette condition soulève un électorat spontané et celui-ci du travail immédiatement pour les gérants et les planificateurs. S’il faut changer la constitution, ceux-ci s’en charge sans faire voter par les membres. C’est une question d’efficacité, de rapidité et de neutralité dans le traitement d’information ce en quoi le processus électoral présent n’est pas particulièrement fort.

    Après avoir lu L’illusion économique et Après la démocratie d’Emmanuel Toodd, il y a quelques années, je pense que la démocratie est une illusion fomentée par un nombre approprié de volontaires, qui se prévalent du nombre beaucoup plus importants qu’eux de moins volontaires, pour arriver à leur fins, qui sont toujours égocentriques sans ne pas être altruistes ce qu’il faut. Genre rien ne se perd, rien ne ce crée.

    Dans Walden Two, il n’y faut que six volontaires.

    – Mathieu, sors de ce corps.

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  17. 4 mars 2014 14 h 03 min

    L’analogie est pertinente…

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