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Retour sur les faits

27 novembre 2014

gelosoC’est parfois quand on écrit rapidement un billet sur le coup d’une inspiration soudaine ou d’une réaction vive qu’il a le plus de succès. Ce fut le cas avec un texte écrit rapidement samedi dernier sur l’impact de la mise sur pied du programme de services de garde à contribution réduite sur le taux d’emploi des femmes avec enfants d’âge préscolaire. J’ai même eu le plaisir de voir ce billet commenté par Vincent Geloso.

Ah, les comparaisons!

Difficile en effet de ne pas être content quand un blogueur de droite affirme d’entrée de jeu que le blogue Jeanne Émard «est probablement l’un des blogues au Québec qui gagnerait à être mieux connu»! En plus, son argumentation vaut le détour, donc une réplique!

Si M. Geloso reconnaît qu’il est beaucoup plus pertinent d’utiliser les données que j’ai présentées (sur les femmes en âge d’envoyer leurs enfants dans un service de garde et, encore mieux, sur celles ayant des enfants de moins de 6 ans) que celles mentionnées par André Pratte (sur l’ensemble des femmes âgées de 15 ans et plus), il semble avoir manqué un peu d’attention en lisant mon billet. Il affirme en effet que «Le problème, c’est que comparer avec l’Alberta et l’Ontario masque des réalités problématiques». Or, les graphiques que j’ai présentés n’utilisent pas du tout les données de l’Ontario. Et il élabore longuement sur ce malentendu…

Si j’ai présenté des données de l’Alberta, c’est que ce billet répondait à un éditorial qui utilisait maladroitement des données venant… de l’Alberta! Et, les autres données que je comparais à celles du Québec étaient celles de l’ensemble du Canada, pas de l’Ontario!

Pour montrer une autre facette de la question, il utilise les données des Maritimes. Or, si le fait d’utiliser les données de l’Alberta et de l’Ontario (ce que je n’ai pas fait, je le répète) peut poser problème, notamment parce que le taux de fécondité est plus élevé en Alberta qu’au Québec (ce qui est exact), il affirme que «le Québec a davantage de similarité au titre des naissances» avec les Maritimes. Or, si l’indice synthétique de fécondité pour 1000 femmes (qui tient compte des différences dans les structures d’âge) de l’Alberta fut, selon le tableau cansim 102-4505 de Statistique Canada, entre 2006 et 2011 (période au cours de laquelle les naissances furent la principale source des enfants âgés de moins de 6 ans au cours des récentes années) en moyenne plus élevé qu’au Québec de 164 ou ou de 9,7 % (1860 par rapport à 1696), celui des provinces maritimes fut inférieur à celui du Québec de :

  • 58 à Terre-Neuve (3,4 %);
  • 189 à l’Île-du-Prince-Édouard (11,1 %);
  • 55 en Nouvelle-Écosse (3,2 %);
  • 218 au Nouveau-Brunswick (12,9 %).

On voit donc que les taux de fécondité dans ces provinces ont été inférieurs à ceux du Québec entre 2006 et 2011 dans les quatre provinces maritimes et que cet écart fut plus grand que celui avec l’Alberta dans deux d’entre elles. Pourtant, M. Geloso trouve la différence avec l’Alberta importante alors qu’il considère celle avec les provinces maritimes négligeable.

Mais, si les différences de taux de natalité ont une certaine importance quand on ne fait que comparer l’évolution des taux d’emploi des femmes en âge d’avoir des enfants, elles en ont beaucoup moins quand on compare les taux d’emploi (ou d’activité) des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans, à moins que l’accès de ces femmes à des services de garde soit aussi différent!

Une bonne réflexion

Cela dit, le texte de M. Geloso comporte des éléments de réflexion intéressants. Il montre par exemple que le taux d’activité des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans des provinces maritimes a connu une évolution semblable à celui des femmes du Québec. C’est exact. Par contre, il ne mentionne pas le cas des femmes des autres provinces. Or, entre 1996 et 2014, leurs taux d’emploi (indicateur que je préfère au taux d’activité, car ce dernier comprend les femmes en chômage, moins susceptibles d’utiliser des services de garde) a évolué ainsi selon les différentes régions du Canada entre 1996 et 2014, selon les tableaux 282-0211 (pour les données annuelles de 1996 à 2013) et 282-0210 (pour la moyenne des 10 premiers mois de 2014) :

  • Maritimes : + 16,5 points de pourcentage;
  • Québec : + 17,9 points;
  • Reste du Canada : + 6,0 points.

Notons que ces écarts s’observent de façon similaire chez les femmes sans conjoint (monoparentales) ayant des enfants de moins de 6 ans (+ 24,7 points, + 30,4 points et + 12 ,2 points), dont parle aussi M. Geloso. Il a donc raison d’observer une évolution semblable dans les Maritimes et le Québec, mais omet de mentionner que ce n’est pas le cas pour les femmes des autres provinces du Canada. En faisant cela, il accorde plus de poids aux 5,9 % des femmes canadiennes ayant des enfants de moins de 6 ans en 2014 qui habitent une province maritime qu’aux 71,5 % qui habitent les autres provinces (22,6 % au Québec). Et pourtant, ces femmes ne sont pas aussi semblables aux nôtres qu’il le prétendait.

Cela dit, sa comparaison demeure porteuse de réflexion…

Corrélations et causalités

Quoique M. Geloso en dise («Mme.Émard a dévoilé des statistiques qui montrent qu’il y a un gain important au titre du travail des femmes grâce aux CPE»), je n’ai écrit nulle part dans mon billet que les graphiques que j’y montrais prouvaient que la plus grande hausse du taux d’emploi des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans au Québec s’expliquaient uniquement par l’adoption du programme de services de garde à contribution réduite. Bon, je ne l’ai pas nié non plus! Mais, je rappelle que ce billet ne visait qu’à démontrer que l’utilisation des taux d’emploi globaux comme l’a fait André Pratte, ne permet pas de démontrer que ce programme ne produit pas d’effet sur le taux d’emploi des femmes. Cela précisé, il est vrai que ces graphiques montraient une forte corrélation entre les deux. Or, une corrélation n’est pas nécessairement une causalité. Je l’ai toujours dit et je ne changerai pas d’idée parce qu’une corrélation me plaît! Il a donc raison de dire que de tels phénomènes peuvent s’expliquer par une foule de facteurs et j’ajouterai qu’il est impossible de tous les déterminer et surtout de quantifier leur impact. Cela ne veut toutefois pas dire, comme il l’affirme, que l’adoption du programme de services de garde à contribution réduite n’ait un qu’un faible impact sur la hausse du taux d’emploi des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans.

Je vais ici examiner deux autres facteurs qui peuvent potentiellement influencer le taux d’emploi de ces femmes.

– Le niveau de scolarité

Le niveau de scolarité est un des facteurs qui est le plus lié au taux d’emploi. Par exemple, le taux d’emploi canadien chez les femmes âgées de 25 à 44 ans passait en 2013 (selon le tableau cansim 282-0004) de 32 % chez celles qui avaient moins de 9 ans de scolarité, à 69,2 % chez les titulaires d’un diplôme d’études secondaires, puis à 82,3 % chez les celles qui avaient un diplôme postsecondaire non universitaire et à 83,3 % chez les détentrices d’au moins un baccalauréat. L’augmentation de la proportion de ces femmes avec des diplômes postsecondaires (universitaires ou pas) aurait donc un impact significatif sur leur taux d’emploi. Voici la hausse de la proportion de ces diplômées par groupes de provinces entre 1996 et 2014 (moyenne des 10 premiers mois, selon le tableau cansim 282-0003) :

  • Maritimes : + 21.9 points de pourcentage;
  • Québec : + 25.8 points;
  • Reste du Canada : + 21,0 points.

Ce facteur pourrait donc expliquer une partie de la plus forte hausse du taux d’emploi des femmes ayant des enfants d’âge préscolaire au Québec et, dans une moindre mesure, dans les provinces maritimes. Mais, il est bien sûr difficile de quantifier cet effet. Et si la plus grande accessibilité des services de garde au Québec avaient aussi un rôle dans la plus forte hausse de la scolarisation des femmes âgées de 25 à 44 ans au Québec? Encore là, il est impossible de quantifier cet effet éventuel.

– L’immigration

Un autre facteur qui pourrait potentiellement influencer le taux d’emploi de ces femmes est l’immigration. Malheureusement, les données de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada sont bien incomplètes à cet égard. Tout d’abord, elles ne commencent qu’en 2006, ensuite elles ne sont pas disponibles par sexe au niveau provincial et finalement, elles ne donnent pas d’information sur la tranche d’âge des 25 à 44 ans (mais elles en fournissent pour les 25 à 54 ans). Cela dit, il est possible de tirer quelques faits de ces données en les recoupant. Pour ce, j’ai utilisé les tableaux cansim 282-0104 (données par sexe pour le Canada) et 282-0106 (données par province, mais pas par sexe). J’ai aussi consulté le tableau 99-010-X2011040 provenant de l’Enquête nationale auprès les ménages (ENM) de 2011 pour mieux cerner les différences entre les immigrantes et les femmes nées au Canada (les natives).

Ce dernier tableau nous permet davantage de recoupages. On y apprend que, si la différence du taux d’emploi entre les natifs et les immigrants âgés de 25 à 44 ans était au début du mois de mai 2011 (semaine de référence de l’ENAM) de 7,2 points de pourcentage, elle était de seulement 1,1 point chez les hommes, mais de 11,5 points chez les femmes. Or, cette dernière différence variait grandement selon les régions :

  • Maritimes : 6,3 points de pourcentage;
  • Québec : 20,0 points;
  • Reste du Canada : 9,7 points.

Le tableau cansim 282-0104 nous montre des résultats similaires pour l’ensemble du Canada. Si la moyenne de 2006 et 2014 de la différence entre le taux d’emploi des immigrants âgés de 25 à 54 ans et celui des natifs du Canada fut de 6,6 points de pourcentage, cet écart ne fut que de 1,9 point chez les hommes, mais de 10,6 points chez les femmes. Cela ressemble beaucoup aux différences révélées par les données de l’ENM pour l’ensemble du Canada.

Le tableau 282-0106 nous permet en premier lieu de prendre connaissance de la différence entre le taux d’emploi des immigrants âgés de 25 à 54 ans et celui des natifs des différentes régions. La moyenne des ces différences de 2006 à 2014 s’est donc répartie ainsi :

  • Maritimes : 0,7 point de pourcentage;
  • Québec : 11,7 points;
  • Reste du Canada : 6,4 points

On peut donc s’attendre à ce que cet écart de différence entre les régions soit encore plus grand chez les femmes et inférieur chez les hommes. Ce tableau nous permet aussi de quantifier la présence des immigrants parmi les citoyens âgés de 25 à 54 ans. On y constate que l’augmentation de la proportion d’immigrants entre 2006 et 2014 dans cette population a grandement varié selon les régions  :

  • Maritimes : hausse de 1,5 point de pourcentage (soit de 3,2 % à 4,7 %);
  • Québec : hausse de 5,2 points (soit de 12,7 % à 17,9 %);
  • Reste du Canada : hausse de 2,2 points (soit de 26,8 % à 29,0 %);.

On peut donc constater deux choses. D’une part, la présence d’immigrantes a un impact négatif sur le taux d’emploi bien plus important au Québec que dans le reste du Canada, et encore plus que dans les provinces maritimes, sur le taux d’emploi des femmes en âge d’avoir des enfants. D’autre part, l’augmentation de la population immigrante est beaucoup plus forte au Québec que dans le reste du Canada. Je mettrais toutefois deux bémols à cette dernière observation. Premièrement, les données sur l’immigration de l’EPA seront révisées au début de 2015 ou de 2016. Et, elles montrent une augmentation très inégale d’une année à l’autre de la population immigrante au Québec. Deuxièmement, la période dont nous parlons dans ce débat commence en 1996. Il manque trop de données pour conclure à cet effet, même s’il est certain que cette population a augmenté beaucoup depuis 1996 au Québec, et sûrement plus que dans les provinces maritimes.

Cela dit, la première observation (que la présence d’immigrantes a un impact négatif plus important sur le taux d’emploi au Québec que dans les autres provinces) pourrait expliquer, au moins en partie, que le taux d’emploi des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans ait augmenté presque autant dans les provinces maritimes qu’au Québec, même si ces femmes ne bénéficient pas de services de garde à contribution réduite. Le taux d’emploi des femmes du Québec en âge d’avoir des enfants de moins de 6 ans aurait bénéficié des effets de ces services de garde, mais aurait aussi été désavantagé par les beaucoup plus fortes présence et augmentation de sa population immigrante, moins active sur le marché du travail.

– Conclusion sur les corrélations et causalités

On voit que, plus on ajoute de facteurs, plus l’analyse se raffine, mais aussi se complexifie. Si la plus forte augmentation de la scolarité des Québécoises pourrait expliquer en partie la hausse plus élevée du taux d’emploi chez les femmes en âge d’avoir des enfants de moins de 6 ans, la forte augmentation de l’immigration dans cette population a pu annuler cet avantage et même l’inverser. Si aucun autre facteur n’a joué, on pourrait conclure que, oui, l’adoption du programme de services de garde à contribution réduite a joué un impact important sur la hausse plus importante du taux d’emploi des Québécoise ayant des enfants d’âge préscolaire. Mais, qui peut être assez présomptueux pour affirmer qu’aucun autre facteur n’a eu de l’influence sur ce phénomène ou décréter dans quel sens ces facteurs auraient joué?

Quand je disais que les commentaires de M. Geloso suscitent la réflexion, on voit que celle-ci est loin d’être inutile!

Et alors…

Malgré cette analyse, je ne trouve pas fondamental de savoir si le programme de services de garde à contribution réduite est «rentable» ou pas, même si ses effets (difficilement quantifiables) sur le taux d’emploi des femmes ayant des enfants d’âge préscolaire sont sans contredit positifs et appréciables. C’est pour moi un avantage collatéral, intéressant, certes, mais pas fondamental. Je ne concluais d’ailleurs pas mon billet précédent sur ce point, mais en avançant au contraire qu’il faudrait qu’on cesse de considérer ces services comme «un instrument de conciliation famille-travail» pour le considérer comme «une institution éducative mise sur pied pour tous les enfants» et proposais qu’on les offre gratuitement comme tous les autres services d’éducation à l’enfance. Demande-t-on aux écoles primaires d’être rentables (certains le font peut-être…)? À force de parler de rentabilité, on en perd de vue l’objectif réel des services publics, soit d’améliorer les conditions de vie des humains. Or, ce programme le fait et le ferait encore davantage s’il était offert gratuitement, devenant plus accessible aux familles pauvres dont les enfants seraient sans contredit ceux qui bénéficieraient le plus de l’amélioration des conditions de vie que procurent les services de garde éducatifs. Ai-je entendu le mot «investissement»?

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21 commentaires leave one →
  1. benton65 permalink
    27 novembre 2014 7 h 03 min

    Quand un membre du Journal de Montréal peut contre-dire un membre de La Presse (et même du Soleil), il n’y a pas de « droite » qui tienne…..

    Aimé par 2 people

  2. THE LIBERTARIAN BADASS permalink
    27 novembre 2014 8 h 13 min

    La droite se tient, et c’est pourquoi elle a vaincu si facilement la gauche. Le Grand Dérangement lui-même n’a pu perturber notre défilé de la victoire!!!

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  3. 27 novembre 2014 8 h 51 min

    Tout à fait. La qualité de vie n’entre pas du tout dans l’équation, les impacts positifs à long terme sur ces enfants et leur famille non plus.

    Ce matin, la ministre annonce qu’elle fera la chasse « aux places fantômes », c’est-à-dire à ces jours où on décide de garder notre enfant à la maison au lieu de l’envoyer à la garderie, parce qu’on le peut. N’est-ce pas aberrant de vouloir forcer les enfants à aller à TOUS les jours de garderie, simplement pour que ça paraisse bien sur du papier? Sont-ils déjà des employés devant se présenter au bureau sinon ils seront renvoyés? La flexibilité, il me semble que c’est une chose essentielle quand on a des enfants, surtout en bas âge!

    Aimé par 1 personne

  4. David permalink
    27 novembre 2014 9 h 15 min

    Ton dernier paragraphe m’ouvre une belle porte et je crois que c’est là le coeur du débat.

    Premièrement, je suis d’accord qu’il ne faut pas toujours juger un programme par sa rentabilité. Ça dépend des objectifs du programme, parfois ça s’applique, parfois non. Par contre un programme devrait toujours être jugé selon son efficacité à remplir ses objectifs.

    Dans le cas des garderies à 7$, je serais bien curieux de voir une étude sur le pourcentage d’argent investie dans le programme qui à été pour des familles qui en avait de besoin. C’est certain qu’on est pas à 100%. Dans mon cas, un couple avec deux bons salaires, si j’avais eu une place en garderie à 7$, c’est 400$ que j’économiserais par mois. Je serais content, 400$ c’est beaucoup d’argent. Mais est-ce que cet argent sert à atteindre les objectifs du programme, absolument pas. Qu’elle proportion du budget s’applique à des cas similaires au mien?

    Deuxieme point, l’éducation gratuite dès la naissance pour tout le monde c’est une idée qui se défend, mais c’est pas l’objectif du programme des garderies à 7$. Si c’est ça qu’on veut il faut bâtir le programme depuis sa fondation dans ce sens. Pas essayer de transformer un programme existant parce qu’un de ses effets secondaires semble aller dans ce sens.

    Aimé par 1 personne

  5. 27 novembre 2014 9 h 40 min

    @ David

    Ouf, ce commentaire demande une réponse élaborée. J’essaierai d’y revenir ce soir.

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  6. Gilbert Boileau permalink
    27 novembre 2014 9 h 43 min

    Ne serait-il pas utile de considérer le programme de congé parental dans la discussion ? Surtout des bonifications apportées au congé parental fédéral du début des années 2000.

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  7. benton65 permalink
    27 novembre 2014 10 h 19 min

    @THE LIBERTARIAN BADASS

    La droite se tient de la même façon qu’une secte se tient…. par démagogie, l’argent aidant!

    Et la droite ne remporte que des victoires à la Pyrrhus…

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  8. 27 novembre 2014 11 h 33 min

    @ Gilbert Boileau

    «Ne serait-il pas utile de considérer le programme de congé parental dans la discussion ?»

    Un autre facteur à considérer, en effet! Quand je disais «Mais, qui peut être assez présomptueux pour affirmer qu’aucun autre facteur n’a eu de l’influence sur ce phénomène ou décréter dans quel sens ces facteurs auraient joué?», c’est ce que je voulais dire.

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  9. DAMIÉCO LE PROFFE permalink
    27 novembre 2014 21 h 24 min

    Je crois que suite à cette colossale démonstration, nous pouvons sans gène cataloguer le système de garderie à Pauline comme étant efficace. Efficace comme la pédale à gaz d’une Ferrari, han Pauline?

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  10. 27 novembre 2014 22 h 31 min

    Ce fut une de ses bonnes initiatives, de fait. Ah, si elle n’en avait fait que d’aussi bonnes! 😉

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  11. DAMIÉCO LE PROFFE permalink
    28 novembre 2014 1 h 27 min

    Vous esscuserez mon ton professoral, mais il faut rendre à César ce qui appartient à César et à Pauline ce qui appartient à Pauline.
    De plus, toujours dans l’optique du critère d’Hicks-Kaldor, il faut faire attention de ne pas déshabiller Pauline pour habiller Pierre-Karl, car comme on dit, certains écueils sont à éviter! Je serais néanmoins plus à l’aise de vous expliquer cela devant un tableau, ou mieux encore, devant un portrait de Martine Ouellette en nuisette! Esscusez-là! 🙂

    Aimé par 1 personne

  12. 28 novembre 2014 5 h 59 min

    Ça prendrait en effet une vidéo…

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  13. 29 novembre 2014 9 h 20 min

    J’ai même eu le plaisir de voir ce billet commenté par Vincent Geloso.

    Commenté et surtout mis en lien…

    J’ai eu de mon côté celui d’en constater votre gain de lecteurs non seulement au nombre de coïncidences sous STATISTIQUES… BOF ici à droite mais aux rangs Alexa : bond spectaculaire à son rang mondial, émergence surprenante d’un rang canadien mensuel.

    Ce rang est du même ordre de grandeur que celui qu’a obtenu récemment la CAQ pour la même période le 25 dernier alors que son rang mondial a chuté, gain en un jour, du #3,759,693 au #3,413,105.

    Ce rang est du même ordre de grandeur que celui qu’a perdu le Bloc québécois le 23 novembre dernier non pour une faible affluence cette journée là mais pour le retrait de la compilation d’une forte journée de demande le 23 octobre.

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  14. 29 novembre 2014 9 h 59 min

    Mon billet sur André Pratte et les faits a d’ailleurs permet à ce blogue d’atteindre son sommet historique d’achalandage dimanche dernier et son deuxième niveau le plus élevé le lendemain. Par contre, celui-ci a reçu un achalandage bien moyen, même si je le trouve personnellement bien plus complet!

    Comme mentionné au début de ce billet, «C’est parfois quand on écrit rapidement un billet sur le coup d’une inspiration soudaine ou d’une réaction vive qu’il a le plus de succès.». J’ai failli ajouter que les billets plus costauds n’ont pas ce succès, mais j’ai laissé faire. Mais, c’est la plupart du temps le cas.

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  15. Yves permalink
    29 novembre 2014 14 h 22 min

    «C’est parfois quand on écrit rapidement un billet sur le coup d’une inspiration soudaine ou d’une réaction vive qu’il a le plus de succès.»

    Les gens aiment partager et lire l’émotion qu’ils ressentent et ainsi voire qu’ils ne sont pas les seuls à l’épouser. Cela fait changement que de lire un texte rempli de chiffre et de graphique pour seulement s’informer.

    Ça fait longtemps que TVA a compris ça! 😉

    Aimé par 1 personne

  16. 29 novembre 2014 16 h 50 min

    Je ne pense pas vraiment que je vais imiter TVA! 😉

    Par contre, laisser sortir le méchant, vrai que ça fait du bien!

    Aimé par 1 personne

  17. 30 novembre 2014 6 h 14 min

    «C’est parfois quand on écrit rapidement un billet sur le coup d’une inspiration soudaine ou d’une réaction vive qu’il a le plus de succès.»

    Par exemple ? : http://jflisee.org/remous-meninges-sur-une-defaite/

    L’article de Géloso date du 25. Le vôtre est du 22. Géloso a pu le découvrir comme beaucoup d’autres en cherchant sur Google. Hier soir, votre billet était en troisième référence pour l’expression « tarif de garde Pratte ». Vous avez été exposé pour une expression à haute demande, valeur ajoutée ? pour Google et ça minote.

    L’achalandage du 23 a fait bondir votre rang mondial d’Alexa de #3,912,037 à #3,342,559. Second bond le lendemain à #3,157,288. Dans ma tête, ça voudrait dire qu’en deux jours, vous auriez eu 20 % des visiteurs des trois mois précédents, 60 % du mois précédent.

    Ce billet-ci, Retour sur les faits, a quand même obtenu un lot de visiteurs s’il faut croire le mondial qui est passé de #3,146,810 à #2,961,952 et à #2,815,244 ce matin pour le 28. Il devient maintenant de plus en plus difficile de gagner des rangs.

    À ce niveau de rang mondial, un blogue n’a pas habituellement de rang mensuel. Je ne le surveillais pas. À cause des bonds, je me suis dit peut-être qu’ il a émergé. C’était le cas, probablement le 27, la journée même.

    L’indice sur lequel est fondé le rang Alexa est combiné mystérieusement de deux indices, un nombre de demandeurs différents un jour et un nombre de pages demandés par ceux-ci ce jour là. Cumulé sur 90 jours. Votre gain de rang ne serait pas dû à la demande d’une deuxième page. Le demandeur ne fait que passer une fois sur 5. Surprenant que votre temps de lecture soit à 3 minutes.

    Les coïncidences, WordPress j’imagine, sont fondé autrement, sur un nombre de visites pas forcément de visiteurs différents.

    P.S. PKP s’est donné un blogue cette semaine, pkp2015.quebec. Pas de rang le 27, mais ce matin pour le 28, il émerge à #7,491,290 au mondial.

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  18. 30 novembre 2014 9 h 50 min

    Merci pour tous ces détails!

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  19. 1 décembre 2014 9 h 14 min

    Autre exemple de succès si l’on entend par là l’obtention d’un grand nombre de visiteurs et plus d’une centaine de commentaires.

    http://chouard.org/blog/2014/11/28/pour-que-les-choses-soient-claires/

    Dans ce cas, le succès est dur dur pour le moral.

    Faut dire que l’entreprise d’éduquer des citoyens en vue de l’écriture d’une constitution par un petit nombre d’entre eux tirés au hasard plutôt que des élus n’est pas une mince affaire.

    P.S. Le blogue de PKP est au #7,407,801 pour le 29.

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  20. 1 décembre 2014 10 h 03 min

    J’ai bien des réserves sur Chouard… Ce qui ne veut pas dire que je suis contre toutes ses idées!

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