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Le faible revenu et les inégalités chez les immigrants canadiens

14 janvier 2015

inégalités_immigrantsStatistique Canada a publié en décembre dernier une étude sur le rôle de l’immigration dans le faible revenu et les inégalités de revenu au cours des années 2000. Malheureusement, cette étude n’a reçu, à ma connaissance, aucune couverture dans les médias (même pas anglophones!).

Pourtant, le sujet est d’actualité. En effet, la croissance de la population canadienne et encore plus québécoise, proviendra de plus en plus de l’immigration. Or, de nombreuses études montrent que les immigrants ont de plus en plus de difficulté à intégrer le marché du travail (notamment parce que les diplômes et expériences acquis à l’étranger sont fréquemment non reconnus par les employeurs). D’autres études (dont celle-ci) ont montré que l’immigration a fait augmenter les inégalités et les taux de faible revenu dans les années 1980 et surtout 1990. L’étude que je présente ici cherche à savoir si cette tendance s’est maintenue au cours de la première décennie des années 2000.

Notons que cette étude aborde aussi deux autres sujets, soit la part des immigrants chez les Canadiens à hauts revenus et l’effet de l’immigration sur les inégalités de salaires. Disons seulement qu’ils sont proportionnellement beaucoup moins nombreux que les Canadiens de naissance à bénéficier de hauts revenus et que son impact sur les inégalités de salaires est au plus faible, sinon inexistant.

Faible revenu

En utilisant la mesure de faible revenu fixe après impôt (qui permet l’utilisation des données fiscales bien plus détaillées que les données d’enquête), les auteurs (Garnett Picot et Feng Hou) ont pu comparer l’évolution du taux de faible revenu chez les immigrants au pays depuis un à cinq ans, depuis six à 10 ans et depuis 10 à 15 ans avec le groupe de référence formé des immigrants de longue date (plus de 15 ans) et des Canadiens de naissance. Le graphique qui suit montre les résultats.

inégalités_immigrants1

La ligne suivie représente l’évolution des taux de faible revenu selon les seuils de faible revenu (SFR) avant impôt provenant des données des recensements de 1980 à 2000 (ces données ne permettent pas de connaître les revenus après impôt). On peut voir que ce taux a augmenté très fortement pour les trois catégories d’immigrants entre 1990 et 1995, mais beaucoup moins chez les Canadiens de naissance et immigrants de longue date. Ces taux ont ensuite diminué fortement entre 1995 et 2000 chez les immigrants, mais moins que la hausse des cinq années précédentes.

La ligne en tirets montre l’évolution des taux de faible revenu selon la mesure de faible revenu fixe après impôt provenant des déclarations de revenus entre 1995 et 2010. La période de 1995 à 2000 permet de voir l’évolution des taux de faible revenu selon les deux mesures et les sources différentes. Ces taux ont diminué dans tous les cas, mais pas avec la même ampleur. Cela dit, on peut surtout constater que les taux de faible revenu des trois catégories d’immigrants ont diminué davantage que ceux du groupe de référence entre 2005 et 2010. Cette baisse plus forte a aussi fait diminuer le ratio des taux de faible revenu des trois catégories d’immigrants sur celui du groupe de référence entre 2005 et 2010, mais pas suffisamment pour compenser les hausses observées de 1995 à 2005 (voir le graphique 3 à la page 14).

Le tableau A.1-1 nous permet de voir que, si les taux de faible revenu des trois catégories d’immigrants étaient au Québec supérieurs à la moyenne canadienne en 1995 et en 2000, il lui étaient inférieurs en 2010 (deux plus élevés et un moins élevé en 2005). Les auteurs attribuent en premier lieu cette bonne performance au Québec à la plus grande proportion d’immigrants provenant de la catégorie des travailleurs qualifiés (surtout en raison de la baisse du nombre et de la proportion de réfugiés, selon les données sur l’immigration récente du gouvernement provincial), et aussi à la hausse de leur niveau de scolarité (hausse sûrement aussi liée à la plus grande proportion d’immigrants provenant de la catégorie des travailleurs qualifiés).

Finalement, les auteurs concluent que l’immigration n’a quasiment joué aucun rôle dans la diminution des taux de faible revenu dans les années 2000. La situation des nouveaux immigrants expliquerait 2 % de la diminution des taux de faible revenu et l’ensemble des immigrants au pays depuis 15 ans ou moins, seulement 7 % (4 % au Québec), soit environ leur importance relative dans la population (9,1 % au Canada et 5,6 % en 2010). On peut donc dire que l’immigration n’a pas, comme dans les années 1980 et 1990, entraîné une hausse du taux de faible revenu au Canada et au Québec, ce qui est quand même une bonne nouvelle!

Inégalités

Selon les données de l’Enquête sur les finances des consommateurs et de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, le coefficient de Gini (après transferts et impôt, pour le revenu familial ajusté; «Le revenu familial ajusté par équivalence « membres adultes » est calculé en divisant le revenu familial total par la racine carrée de la taille de la famille») des familles canadiennes est passé d’environ 0,29 de 1977 à 1994 à environ 0,32 en 2000 et est resté à peu près à ce niveau jusqu’en 2010 (voir le graphique 4 à la page 21). L’utilisation des données fiscales permet d’obtenir une hausse semblable, mais à des niveaux bien plus élevés. Ainsi, ce même coefficient de Gini serait plutôt passé de 0,34 à 0,37 entre 1995 et 2010. Les auteurs expliquent que les enquêtes ont en général plus de difficulté à recruter les familles les plus pauvres et les plus riches dans leur échantillon.

Les auteurs présentent ensuite trois facteurs qui peuvent faire en sorte qu’un groupe spécifique, comme les immigrants, peut influencer le coefficient de Gini :

  1. le niveau d’inégalité des revenus au sein du groupe peut augmenter;
  2. le niveau d’inégalité des revenus entre les groupes peut augmenter;
  3. la part du groupe dans la population peut augmenter; dans ce cas, son écart de revenu par rapport au reste de la population pèsera davantage, même si le niveau d’inégalité des revenus entre les groupes demeure semblable.

Dans leur analyse, les auteurs ne visaient pas seulement à savoir si les trois groupes d’immigrants ont contribué à l’augmentation des inégalités, mais aussi à déterminer si ces trois facteurs avaient joué un rôle dans cette augmentation. Pour répondre à ces questions, les auteurs ont utilisé trois méthodes qui donnent essentiellement les mêmes résultats. Le tableau qui suit présente les résultats pour une de ces trois méthodes, pour le Canada et Montréal, et seulement pour la période allant de 1995 à 2000 (là où il s’est passé l’essentiel de la hausse des inégalités). L’ensemble des résultats (y compris pour la période allant de 2000 à 2010 et pour Toronto et Vancouver) peut être consulté aux tableaux A,5 à A.7 des pages 37 à 39 de l’étude.

inégalités_immigrants2

Ce tableau présente pour les quatre groupes considérées (trois groupes d’immigrants et le groupe de référence) le rôle des trois facteurs mentionnés plus tôt auquel s’ajoute une «variation conjuguée», soit, si j’ai bien compris, l’effet que les trois facteurs précédents exercent les uns sur les autres. La dernière colonne présente l’impact total du groupe sur le coefficient de Gini. On peut ainsi voir que 0,263 sur 0,274 (soit 96 %) de la hausse du coefficient de Gini est due au groupe de référence (Canadiens de naissance et immigrants au pays depuis plus de 15 ans). Le résultat est presque identique pour Montréal, quoique les inégalités y aient moins augmenté. Ainsi, 0,173 sur 0,176 (soit 98 %) de la hausse du coefficient de Gini est due au groupe de référence.

Le tableau nous montre aussi que l’inégalité entre les groupes (première colonne), la variation de la part de la population du groupe (troisième) et la variation conjuguée (quatrième) ne jouent pratiquement aucun rôle sur l’augmentation des inégalités et que leurs faibles impacts respectifs s’annulent (par exemple, le faible impact positif de 0,007  pour le Canada annulant les négatifs de -0,004 et de -0,003). En conséquence, l’inégalité dans le groupe de référence explique à elle seule la presque totalité de la hausse des inégalités entre 1995 et 2000 pour le Canada (0,266 sur 0,274, soit 97%) et plus que la totalité pour Montréal (0,179 sur 0,176, soit 102 %), surtout parce que l’inégalité entre les groupes (première colonne, impact total de -0,007) a entraîné une baisse du niveau d’inégalité dans le groupe de référence.

Bref, les immigrants n’ont joué quasiment aucun rôle au Canada et à Montréal dans la hausse des inégalités entre 1995 et 2000. Je n’insiste pas sur leur rôle entre 2000 et 2010, car les inégalités sont demeurées assez stables au cours de cette période.

Et alors…

Cela peut sembler décevant de passer à travers une étude qui analyse le rôle de l’immigration sur le taux de faible revenu dans les années 2000 et sur le niveau des inégalités entre 1995 et 2010 pour constater à la fin qu’elle n’en a joué pratiquement aucun. Cette étude apporte pourtant un éclairage important, car ses conclusions vont à l’encontre des constats antérieurs et surtout des perceptions d’une part importante de la population. Cela peut entre autres permettre à la population de mieux accepter l’immigration, quoique presque personne ne porte attention à ce genre d’études!

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29 commentaires leave one →
  1. pat permalink
    14 janvier 2015 18 h 52 min

    j’ai lue votre analyse sur l’impact de l’immigration sur la qualiter du travail disponible..
    oui.. si ont se fie au chiffre tel que vous le faite.. y’aurais effectivement aucun impact..
    la qualiter de l’offre est aussi diminuer pour les neo.. que pour les de souche..
    neanmoin.. vous oubliez le point le plus important!!!!
    le gouvernement peine a remplir c promesse de creer 50 000 emplois par annee..
    mais fais entrer 54 000 immigrant par annee..
    ya ici.. un manque d’emploie d’environ 4000 emplois..
    mais ya la releve aussi.. qui doit bien representer aussi un bon 50 000 personne par annee qui arrive sur le marcher du travail..
    ya donc un manque d’emplois disponible de 54 000 emplois par annee!!!! (je ne connais pas les chiffre sur la releve)
    aucune promesse ni action ne tendent a combler cette ecart..
    ont me dit que vous etes une fine analyste economique..
    vous n’etes pas sans connaitre la loi de l’offre et de la demande..
    plus ya de chercheur d’emplois.. moin leur valleur d’employabiliter a de la valleur..
    moin ya d’emplois.. plus la valleur d’en avoir une a tout prix est elever..
    vous dites.. l’immigration na aucun impact?
    esce possible de refaire vo devoir.. en incluant cette etats de fais?
    puisque.. sous cette aspect.. l’immigration a un impact plus que majeure.. enlever l’immigration.. et PAF.. les salaire augmente.. puisque les employeur prefereront doubler les salaire que de fermer..
    comparativement a squi se vie aujd.. que .. si sa fais pas notre affaire.. 54 000 neo par annee seront plus que heureux de prendre notre place.. comparer au condition de misere qu’ils vivais dans leur pays d’origine!!! et pui.. macdo peu recruter directement au peroux dans les classe pauvre.. en leur demandant de prometre de laisser leur mere malade sans nouvelle d’eux… pour s’assurer une plus grande fideliter!!

    et c’est la que vous aller dire que .. plus de monde implique plus de monde a loger..
    et que donc sa creerrais de l’emplois..
    et c’est la que je vous repond que avec un taux d’innocupation de moin de 2 %
    la meme loi de l’offre et la demande entre en vigueur..
    ya deja pas asser de logement pour loger ceux qui sont deja ici..
    resultat.. des apartement insalubre qui devrais etre demolie..
    se vois louer au prix d’un chateau!!°!

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  2. 14 janvier 2015 19 h 58 min

    «le gouvernement peine a remplir c promesse de creer 50 000 emplois par annee.. »
    Cette promesse n’avait aucun sens…

    https://jeanneemard.wordpress.com/2014/03/13/172-000-emplois-210-000-250-000-qui-dit-mieux/

    «vous dites.. l’immigration na aucun impact? esce possible de refaire vo devoir»

    Le texte dont vous parlez est tiré d’une étude de Statistique Canada pour l’ensemble du Canada. Si vous avez des critiques sur cette étude, vous pouvez écrire à Statistique Canada. Moi, je l’ai trouvée impeccable.

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  3. pat permalink
    14 janvier 2015 20 h 07 min

    et voila donc comment vous prouver.. que.. si la promesse est irrealiste de creer 50 000 emplois puisque beaucoup trop elever .. faire rentrer 54 000 chercheur d’emplois suplementaire au pays.. ne peu que faire baisser les condition de travail de l’ensemble des chercheur d’emplois.. celon la loi de l’offre et de la demande!!!

    sans compter la releve.. ya quelque centaine de millier de chercheur d’emplois deja ici!!!

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  4. 14 janvier 2015 20 h 44 min

    Non, car les données que j’ai utilisées prennent en compte l’augmentation de la population causée par l’arrivée de ces immigrants. Sans leur arrivée, l’offre de main-d’oeuvre diminuerait par rapport aux prévisions de l’ISQ et il serait encore plus difficile de seulement faire augmenter l’emploi un peu. Le vieillissement de la population n’a peut-être pas l’ampleur que certains lui prête, mais il est indéniable.

    Et, quoi que vous en disiez, le retrait de 50 000 consommateurs ferait diminuer la demande globale (logements, nourrituire, meubles, etc.). Cela minerait aussi la création d’emplois. En plus, les données les plus récentes montrent un taux d’inoccupation des logements de 3,4 % à Montréal.

    «Dans la région métropolitaine de recensement de Québec, il est passé de 2,3 à 3,1 % entre les deux périodes d’observation. À Montréal, il est passé de 2,8 à 3,4 %. Il atteint 6,5 % à Ottawa-Gatineau, 5,4 % à Sherbrooke, 5,3 % à Trois-Rivières et 4,2 % au Saguenay.»

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/426890/les-tensions-baissent-sur-le-marche-locatif-au-quebec

    Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas de problème de logements, surtout pour les familles avec enfants et du côté de l’insalubrité de trop de logements, je ne fais que préciser les données. Et, je ne vois pas la relation entre l’immigration et les comportements inadmissibles de trop de propriétaires.

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  5. pat permalink
    14 janvier 2015 22 h 12 min

    et donc.. une baisse de demande.. ferais baisser les prix..
    ont appel sa.. la loi de l’offre et de la demande!!!

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  6. pat permalink
    14 janvier 2015 22 h 13 min

    pi.. diminuer le nombre d’emploi..
    quand fo en creer 50 000 de plus pour l’immigration que les 50 000 qui fo creer juste pour la releve..
    ben. c juste une bonne nouvelle!! »! »

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  7. pat permalink
    14 janvier 2015 22 h 14 min

    un taux d,innocupation NORMAL des logement pour avoir des logement de qualiter a bon prix.. est de 4%

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  8. pat permalink
    14 janvier 2015 22 h 17 min

    bon.. finallement.. pour squiest de l’esprit d’analyse avec toi. fo repasser..
    Tu vois pas le lien?

    si ta une barouette de nouriture perimer a vendre
    pi que tu trouve des acheteur.. parce ya pas asser de bouffe saine sur le marcher pour nourir tout le monde..
    tu la jetera pas.. tu va faire comme tout les capitaliste.. et la vendre..

    yai la le lien..
    y manque de logement..
    donc.. beaucoup de gens ont pas le choix de louer des endroit insalubre..
    donc.. pq scasser le bicique pour demolir et/ou renover?

    ont est TROP.. voila le lien!!!

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  9. 14 janvier 2015 22 h 23 min

    «un taux d,innocupation NORMAL des logement pour avoir des logement de qualiter a bon prix.. est de 4%»

    Le FRAPRU parle de 3 %…

    «Les taux demeurent néanmoins en deçà du taux d’équilibre de 3 % (qui n’avantage ni les locataires, ni les propriétaires). Pour le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la situation est particulièrement préoccupante pour les familles.»

    http://www.courrierdeportneuf.com/Actualites/Economie/2014-06-11/article-3759569/Le-taux-dinoccupation-flechit-legerement-en-Abitibi/1

    «une baisse de demande.. ferais baisser les prix..»

    Et baisser la construction, donc les emplois dans ce secteur!

    «ont appel sa.. la loi de l’offre et de la demande!!!»

    Et, en passant, l’offre et la demande est un principe, pas une loi… Si vous croyez à l’automatisme des ajustements en économie, pas moi! Cela vient de l’économie classique qui repose sur plein d’hypothèses qui ne s’observent pas dans le monde réel.

    https://jeanneemard.wordpress.com/2010/06/22/le-libre-marche-1/
    et
    https://jeanneemard.wordpress.com/2010/06/26/le-libre-marche-2/

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  10. 14 janvier 2015 22 h 28 min

    «bon.. finallement.. pour squiest de l’esprit d’analyse avec toi. fo repasser..»

    Désolé, les attaques personnelles et arguments ad hominem sont interdits sur ce blogue. J’ai laissé passé pour cette fois, mais c’est la dernière. Je n’ai répondu qu’à vos arguments et n’ai jamais commenté sur vous. J’attends la même chose des gens qui commentent ici.

    Aimé par 1 personne

  11. pat permalink
    14 janvier 2015 22 h 42 min

    tu savais que des diamants.. y’en a en quantiter astronomique sur la planete?
    sans comptewr les gisement quebecois quon cherche a exploiter..
    l’urss en a trouver un.. que si y parte l’exploitation.. inonderais tellement le marcher.. que sa vaudrais pas plus que de la poussiere de roche..
    et meme la.. si les stock disponible etait tous sur le marcher..
    sa frais tellement chutter les prix.. que pu personne se metrais riche avec sa..

    tin.. ont va y aller d’un argument actuelle plus connu..
    le petrole..
    l’opep a decider d’augmenter sa production de baril de 2 milion de baril par jour..
    tu vois comment les prix chute?

    leur but est simple..
    faire tomber nos industri..

    l’inverse donc.. de quand l’opep a decider de diminuer .. ya une 15 aine d’annee.. la production de 2 million de baril..
    sa a tellement fais augmenter le prix.. que les petrole bitumineux de l’oeust.. devenais rentable a l’Exploitation..

    oui.. l,effet est instantanner..
    a tout les coup!!!

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  12. pat permalink
    14 janvier 2015 22 h 45 min

    coupe l’immigration demain matin..
    fini l’immigration..
    les employeur vont se batre pour nous donner plus de salaire que le voisin..
    pour ne pas faire faillite..
    Exactement comme dans le temps de nos grand pere.. qui sacrais la job la.. et cognais la porte a coter.. ou il se fesais acceuillir a grand coup de merci..
    comparer a notre epoque.. ou y se permete de lever le nez sur quiconc ne semble pas asser bien licher!!!

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  13. pat permalink
    14 janvier 2015 22 h 51 min

    moin d’un mois apres la decision de l’opep.. un industri  »d’ici » annonce une perte de 1000 emplois dans le domaine petrolier!!!

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  14. 14 janvier 2015 23 h 03 min

    Je ne comprends pas pourquoi vous tenez tant à échanger avec quelqu’un qui n’a aucun esprit d’analyse. Amusez-vous seul!

    Aimé par 1 personne

  15. pat permalink
    14 janvier 2015 23 h 10 min

    avant sa mort.. mon grand pere et mes amis mon compter comment sa spassais dans leur temps..
    et la reference que jy fais est reelle..

    comparer a aujd.. ou ont se penche jamais asser bas pour eux..

    wow.. jme demande bien quel richesse ont a gagner.. dans ta propagande!!

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  16. pat permalink
    14 janvier 2015 23 h 10 min

    et ses amis***

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  17. pat permalink
    14 janvier 2015 23 h 15 min

    ont produit 10 fois plus que dans leur temps.. et ont a 4 fois moin de salaire comparer au cout de la vie..

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  18. pat permalink
    14 janvier 2015 23 h 17 min

    la difference est simple a comprendre..
    une main d’oeuvre abondante a bon marcher.. en provenance du monde entier.. venais pas court circuiter leur effort!!

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  19. Richard Langelier permalink
    15 janvier 2015 18 h 30 min

    Si nous suivons l’argumentaire de Pat, nous imposerons aux femmes de retourner dans leurs cuisines.

    Je suis originaire de la région des Bois-Francs. Les hommes travaillaient dans le meuble, 45 heures par semaine. Ils gagnaient un peu plus que le salaire minimum, mais avaient quelques dollars de plus s’ils sciaient quelques pièces de plus que le minimum requis. Il y avait beaucoup de doigts coupés, mais c’était l’âge d’or du salariat. Oups! J’oubliais, les femmes travaillaient dans le vêtement (moins d’heures pour pouvoir préparer les repas). Le décret de l’industrie du vêtement accordait des bonis, comme tu l’as déjà expliqué, Darwin. Coudre des manches gauches pouvait être plus payant, etc.

    Pat situe cet âge d’or auparavant : «Exactement comme dans le temps de nos grand pere.. qui sacrais la job la.. et cognais la porte a coter.. ou il se fesais acceuillir a grand coup de merci..
    comparer a notre epoque.. ou y se permete de lever le nez sur quiconc ne semble pas asser bien licher!!!» J’ai 66 ans, j’ai oublié de demander à mes grands-pères avant leur mort, quelles étaient leurs merveilleuses conditions de travail, lorsque les épouses préparaient les repas sur le poêle à bois.

    P.-S. Ceux que les Européens ont nommés «les Indiens» auraient dû interdire l’immigration, selon Pat. Comme ma couleur de peau et mes traits de visage indiquent que je serais descendant d’Européens, j’amasse mes sous pour aller finir mes jours en Europe. Si le gouvernement de Marine Le Pen chasse les descendants d’Arabes, j’aurai sûrement un emploi lucratif comme nos grands-pères.

    Aimé par 2 people

  20. 15 janvier 2015 19 h 17 min

    Disons que tes grands parents n’ont pas nécessairement l’âge de ceux de Pat. Donc, vous ne parlez possiblement pas tout à fait de la même époque… Tes premiers exemples (travail dans le meuble et le vêtement) y correspondent probablement davantage!

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  21. Richard Langelier permalink
    15 janvier 2015 21 h 22 min

    Si je te comprends bien, Darwin, comme disait Alban Flaman, les grands-parents de Pat auraient l’âge des parents de mes amis qui travaillaient dans le meuble et le vêtement. Comme il y avait peu d’immigrants qui s’installaient à l’extérieur de Montréal, les propriétaires des usines de meubles et vêtement étaient à genoux devant les employés, selon Pat.

    On a glosé sur l’Âge d’or du salariat pendant les Trente Glorieuses. La sociologue du travail Mona-José Gagnon dans https://www.pulaval.com/produit/le-travail-une-mutation-en-forme-de-paradoxes rappelle que beaucoup de travailleurs d’entrepôts et de plongeurs seraient surpris d’apprendre qu’ils ont vécu cet âge d’or. Il est vrai qu’à cette époque du fordisme, en général, il y avait un cercle vertueux : augmentation de salaire = augmentation du pouvoir d’achat. Même à Victo, il y avait des shops de tôle plus rentables que le meuble. Tout près il y avait Asbestos où les salaires étaient meilleurs (l’amiantose était une vue de l’esprit, Gilles Duceppe l’a dit). Benton pourrait sans doute nous faire un historique de l’Alcan, du transfert de propriété vers Rio Tanto, du rapport de force lors du renouvellement des négociations collectives.

    Mon ironie ne visait pas à te convaincre, Darwin, qu’il ne fallait pas adhérer à la thèse de Pat. J’entends à côté de moi des sans-emploi adhérer à la thèse : «L’immigration, une fausse solution» et j’ai des frissons dans le dos. Un de mes frères, grand brassenssologue devant l’éternel a gravé son nom au bas d’un parchemin à Paris, pour que leur fils ait la citoyenneté française. Le premier geste que mon frère a posé avec sa double citoyenneté a été de voter pour Chirac… contre Jean-Marie Le Pen. Je crains fort qu’il votera pour Sarko contre Marine Le Pen au second tour, tout comme ma belle-sœur et sans doute mon neveu qui se politise depuis qu’il est dans un collège public https://www.facebook.com/marin.clouetlangelier .

    J’en profite pour ploguer mon commentaire sur http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/429000/l-ex-felquiste-francis-simard-est-decede#reactions à 17 h 37.

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  22. 15 janvier 2015 21 h 34 min

    Ouf, je n’avais lu que le premier commentaire de notre membre fondateur attitré que je n’ai jamais rencontré et que peu de personnes que je connais ont rencontré, mais j’ai vu qu’il en a laissé un tas! Non, je ne les lirai pas. Je lui ai déjà dit sur Facebook qu’il nuisait plus à QS qu’il ne l’aidait, et il m’a flushé! Et il continue…

    Bref, je préfère ton commentaire!

    Sur le supposé âge d’or du marché du travail, je suis plus que d’accord avec toi!

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  23. 15 janvier 2015 22 h 35 min

    Sur le sujet… C’est en anglais, mais clair.

    Aimé par 1 personne

  24. Vincent Geloso permalink
    21 janvier 2015 11 h 02 min

    Salut Jeanne,

    Puisque ton blogue est mon blogue préféré au Québec, j’ai décidé d’effectuer un commentaire sur ce billet! Rien de critique, juste un commentaire pour étendre sur ce que tu dis ici.

    http://www.journaldemontreal.com/2015/01/21/limmigration-augmente-les-inegalites-et-puis

    Best,

    Vincent Geloso

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  25. 21 janvier 2015 11 h 16 min

    Bienvenue ici!

    Quelques remarques à mon tour!

    «Si l’immigration n’augmente pas les inégalités, cela veut dire implicitement que les immigrants sont relativement identiques à la moyenne canadienne.»

    Non. Dans l’étude, on explique cela ainsi, comme je l’ai mentionné dans ce billet :

    Les auteurs présentent ensuite trois facteurs qui peuvent faire en sorte qu’un groupe spécifique, comme les immigrants, peut influencer le coefficient de Gini :

    1. le niveau d’inégalité des revenus au sein du groupe peut augmenter;
    2. le niveau d’inégalité des revenus entre les groupes peut augmenter;
    3. la part du groupe dans la population peut augmenter; dans ce cas, son écart de revenu par rapport au reste de la population pèsera davantage, même si le niveau d’inégalité des revenus entre les groupes demeure semblable.

    D’une part, les immigrants au pays au début peuvent avoir amélioré leur sort et d’autre part, la situation des nouveaux immigrants peut être moins éloignée de celle des nouveaux immigrants des périodes antérieures.

    «Ainsi, la moyenne de revenu (sans que toutes choses soient égales par ailleurs) des immigrants est beaucoup plus proche de la moyenne canadienne.»

    Voilà!

    «les immigrants assument tout de même une pénalité salariale importante»

    Exact, mais moins chez les nouveaux immigrants que chez les anciens qu’avant!

    «Si les statistiques brutes (où tout n’est pas égal par ailleurs) masquent les inégalités dont les immigrants souffrent, nous pouvons être conduits à établir un mauvais diagnostic de certains problèmes sociaux et adopter des politiques publiques contreproductives. »

    Elles ne masquent rien, mais il est vrai qu’on peut ne pas les interpréter correctement!

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  26. 21 janvier 2015 11 h 22 min

    En effet, l’étude de SC fait l’effort de distinction avec les statistiques. Mais lorsqu’on lit vite cette étude sans y penser correctement (je ne pense que vous avez fait cela dans votre blogue, au contraire), on peut avoir une très trompeuse impression de l’état des choses. Je pense que votre blogue a mis l’emphase sur certains éléments importants, mais je pensais important de montrer l’emphase sur ce qu’on voit moins facilement.

    Quant à ma première affirmation que vous citez, il s’agit d’une affirmation théorique. C’est à dire que « théoriquement », on peut rapidement passer de l’affirmation A (l’immigration n’a pas augmenté le coefficient gini non-contrôlé) à l’affirmation B (donc le profil des immigrants est identique à la moyenne canadienne) et à la conclusion C (il n y a pas de problème). Statistique Canada ne fait ce lien, l’évite avec prudence et diligence. Toutefois, je voulais mettre l’emphase sur ce qui n’est pas dit.

    Aimé par 1 personne

  27. 21 janvier 2015 11 h 22 min

    En passant Jeanne : êtes-vous statisticienne de formation? Je suis étrangement (et agréablement) surpris de voir un tel niveau de compréhension naturelle des concepts statistiques.

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  28. 21 janvier 2015 11 h 49 min

    Je ne réponds pas aux questions personnelles. Désolé!

    J'aime

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