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Les grands économistes

19 janvier 2015

grands économistesJ’ai toujours un peu de difficulté avec les livres qui présentent des sujets en une page ou deux. Économie – Comprendre les plus grands économistes qui ont marqué notre histoire de Mathew Forstater et Anna Palmer ne fait pas exemption, mais avec des nuances… Ce petit livre de 128 pages présente 50 économistes qui ont marqué les sciences économiques (ou l’économie politique, si on préfère cette appellation, comme moi…).

On s’imagine donc que ce livre consacrera au moins deux pages par économiste, ce qui est déjà très peu. Mais, en fait, une de ces deux pages est une image! Bref, les auteurs tentent de résumer la pensée et l’apport de chacun de ces économistes à leur discipline en une seule page. Cela est bien sûr insuffisant. Ainsi, les résumés de ce livre s’attardent généralement sur un seul aspect de l’œuvre des économistes présentés (comme Keynes ou même Hayek), et pas toujours sur l’aspect que je considère le plus important.

Par contre, même si on peut contester le choix des économistes retenus parmi ces «50 plus grands» et l’absence de ceux qui ne l’ont pas été, je dois reconnaître que les auteurs ont su en sélectionner de toutes les principales écoles d’économie : classique, néoclassique (y compris monétariste et autrichienne), keynésienne, institutionnaliste, historique, bioéconomie, humaniste, etc. Et cela, c’est rare! Cela dit, j’ai souvent complété la lecture de la page sur les économistes que je connaissais peu ou pas par des recherches sur Internet pour en savoir plus.

Et alors…

Alors, lire ou ne pas lire? Honnêtement, je ne sais pas. Les textes sont tellement courts que je me demande ce que peut en retenir une personne qui ne connaît pas d’avance les économistes présentés et leur apport à leur discipline. Par contre, il n’est pas long à lire (un cas de location!) et permet de connaître minimalement le champ d’intervention de certains économistes dont on entend peu parler, quitte à approfondir nos connaissances en fouillant ailleurs. Par exemple, j’ai enfin décidé de lire un livre de Elinor Ostrom, seule femme à avoir reçu le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel. Notons que son objet de recherche (la gouvernance des biens communs) est plus pertinent que jamais. J’en parlerai sûrement ici dans quelques semaines!

Ce livre ne concurrence nullement celui que je recommande toujours en premier lieu pour mieux connaître la grande variété des écoles de pensée en économie : Les grandes représentations du monde et de l’économie à travers l’histoire – De l’univers magique au tourbillon créateur de René Passet. Précisons toutefois que, avec ses 950 pages, il est un peu plus long à lire !

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3 commentaires leave one →
  1. 21 janvier 2015 11 h 16 min

    Commentaire rapide: Ostrom est probablement celle qui se qualifiait le mieux pour le Nobel et étrangement, elle obtient énormément de respect chez les autrichiens en économie (voir le programme Hayek du Mercatus Centre qui introduit plusieurs chercheurs aux écoles de public choice, de Bloomington (l’endroit d’Ostrom) et d’économie autrichienne. C’est pas mal les franges hétérodoxes de l’économie qui prennent de l’ampleur présentemment

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  2. 21 janvier 2015 11 h 48 min

    J’ai rédigé un billet sur son livre sur la gouvernance des biens communs.Je l’ai planifié pour le 2 février…

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Trackbacks

  1. La gouvernance des biens communs |

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