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L’entente de principe et l’appauvrissement

26 décembre 2015

appauvrissement«Pour nous, c’est clair qu’on a atteint l’objectif d’éviter encore plus l’appauvrissement des travailleurs. Et au final de l’exercice, considérant l’inflation, qui n’est pas particulièrement très élevée en termes de prévision, on devrait même être en mesure d’effectuer un certain rattrapage salarial.»

Ainsi s’exprimait Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) lors de la présentation de l’entente de principe survenue entre le Front commun du secteur public et le gouvernement du Québec. Mais est-ce bien le cas?

L’effet de l’entente de principe

Dans le même article, j’ai pu lire que, selon les dirigeant.e.s présent.e.s à cette conférence de presse, «Les augmentations de salaire des syndiqués seront donc en moyenne de 9,1% sur cinq ans, et iront jusqu’à 10,25 %». J’ai eu beau faire tous les calculs possibles, même en incluant les montants forfaitaires (ce qu’il ne faut pas faire), je ne suis jamais parvenu à ces augmentations. Même en incluant dans un calcul une hausse de 1,1 % (qui explique, si j’ai bien compris, la différence entre 9,1 % et 10,25 %) que les syndicats auraient obtenu dans les négociations sectorielles (même s’il semble qu’une partie de ces hausses seront en fait des ajouts de ressources et non des hausses salariales), je n’y arrive pas. Et je ne peux que déplorer le manque d’information précise sur le contenu réel de ces ententes (globale et sectorielles).

Le tableau qui suit présente quelques-unes des situations qui semblent les plus significatives. J’y ai appliqué les taux annoncés par les syndicats à un salaire de départ de 50 000 $, soit un montant forfaitaire de 500 $ la première année, des hausses de 1,5 % la deuxième, de 1,75 % la troisième et de 2,0 % la quatrième, un montant forfaitaire de 250 $ (comme on peut le voir dans l’image qui accompagne ce billet) ainsi qu’une hausse selon la relativité salariale la cinquième, avec trois niveaux de cette hausse au trois premières lignes du tableau, soit sans hausse (en supposant qu’il n’y ait plus de baisses, comme dans la première offre à ce sujet), avec la hausse moyenne de 2,4 % et avec la hausse la plus élevée dont j’ai entendu parler, soit de 5 % pour les enseignants des cégeps, quoique certains affirment qu’elle ne s’appliquera pas à tous ces enseignants (autre exemple du manque d’information précise) ou qu’il ne s’agit pas d’un résultat de la relativité salariale comme telle, mais du changement de rangement (de 22 à 23) et qu’elle s’ajouterait à la hausse de la relativité salariale. Cela dit, pour ne pas compliquer davantage les choses et face à l’imprécision de l’information transmise par les syndicats et les médias, je l’ai indiquée dans le tableau comme une hausse de 5 % associée à la relativité salariale, même si cette hausse globale pourrait être supérieure ou inférieure à ce taux selon le cas. La première colonne «Hausse» indique le pourcentage de croissance de l’échelle salariale et ne tient pas compte des deux montants forfaitaires, car ceux-ci n’y sont pas intégrés. La dernière colonne inclut en plus la hausse de 1,1 % mentionnée plus tôt (même si elle ne semble pas constituer vraiment une hausse de cette ampleur…). J’ai ensuite calculé les effets de quelques taux d’inflation possibles.

appauvrissement1

On peut constater qu’aucun salaire, quelle que soit la hausse liée à la relativité salariale, ne permet d’éviter un appauvrissement au cours des quatre premières années, même si l’indice des prix à la consommation (IPC) n’augmentait d’aussi peu que 1,5 % par année. Avec un taux d’inflation de 2,1 %, taux qui représente la prévision que le gouvernement a inclus à sa mise à jour économique de novembre pour 2016 (voir la page C.7 de ce document), il n’y a que les personnes qui bénéficieraient d’une augmentation des échelles salariales de 5 % en raison de l’exercice de relativité salariale qui ne s’appauvriraient pas, et encore, seulement si la hausse de 1,1 % associée aux négociations sectorielles était bien réelle. Avec un taux d’inflation de 2,5 %, tout le monde s’appauvrirait! On voit donc que la citation de M. Jacques Létourneau est pour le moins jovialiste, car seul un taux d’inflation avoisinant les 1,0 % (taux tellement peu probable que je n’ai pas inclus cette possibilité dans mon tableau) permettrait «un certain rattrapage salarial» à l’ensemble de ses membres travaillant dans le secteur public. Et cela ne tient pas compte des reculs sur l’âge où ses membres peuvent prendre leur retraite sans pénalité (de 60 ans à 61 ans), ni de l’augmentation des pénalités s’ils et elles la prennent avant, pas plus de l’augmentation de la tâche de travail due aux compressions budgétaires.

Prévisions d’inflation

M. Létourneau se base peut-être sur le taux d’inflation moyen des 11 premiers mois de 2015 sur les mêmes mois de 2014, taux qui n’a atteint que 1,1 % au Québec comme au Canada, selon le tableau cansim 326-0020 de Statistique Canada. En fait, cette faible inflation repose essentiellement, comme le mentionne Statistique Canada dans son dernier communiqué sur l’IPC, sur la baisse des prix de l’essence. On y mentionne aussi que, si le taux d’inflation fut de 1,4 % au Canada entre novembre 2014 et novembre 2015, «l’indice de référence de la Banque du Canada a augmenté de 2,0 % au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en novembre», indice qui ne tient pas compte de la variation des prix des composants de l’IPC «les plus volatiles», dont le prix de l’essence est de loin le plus important.

On voit donc que si ce n’était de la baisse du prix de l’essence (de 11 % en 12 mois), l’inflation aurait été autour de 2,0 % en 2015 au lieu de son faible 1,0 %. Comme ce prix n’a à peu près aucune possibilité de diminuer en 2016, on ne peut bien sûr pas s’attendre à ce que l’inflation demeure aussi basse qu’en 2015. En outre, la valeur du dollar canadien a encore diminué récemment, se retrouvant maintenant à son plus bas niveau depuis plus de 10 ans. Déjà que le prix des aliments a augmenté plus de trois fois plus rapidement que le taux d’inflation global en 2015 (3,6 % par rapport à 1,1 %), on peut se demander quel niveau sa hausse atteindra au cours des prochaines années. Bref, il est fort improbable que les membres du secteur public s’enrichissent au cours des prochaines années, surtout les plus pauvres qui consacrent une proportion plus élevée de leurs dépenses à l’alimentation.

Et alors…

Il semble évident que l’objectif de base des syndicats, soit d’éviter l’appauvrissement de leurs membres ne sera pas atteint. S’ils avaient vraiment tenu à cet objectif, les syndicats auraient à tout le moins exiger des clauses d’indexation en fonction de l’inflation avant de signer une entente de principe avec le gouvernement. Si jamais l’inflation demeurait faible, cela ne coûterait rien au gouvernement. Mais si, ce qui est plus probable, ce taux se situait aux alentours de 2,0 %, voire de 2,5 %, une telle clause aurait permis aux syndicats d’atteindre leur objectif avoué. Au lieu de cela, ils ont préféré gonfler les effets réels des augmentations offertes par l’employeur et lancer des affirmations non appuyées par les faits. C’est tout simplement déplorable… Et cela permet de comprendre que certains regroupements syndicaux recommandent à leur membres de rejeter cette offre!

Ajout : Je tiens à souligner que ce billet ne contient aucune recommandation. C’est aux membres des syndicats touchés par cette entente de décider si elle contient suffisamment d’avancées et si le rapport de force actuel permet d’obtenir davantage. Il ne visait qu’à souligner l’exagération des avantages salariaux présentés par les dirigeant.e.s du Front commun et à mettre en garde contre les effets bien imprévisibles de l’inflation, surtout quand on signe une entente de cinq ans.

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19 commentaires leave one →
  1. Yves permalink
    26 décembre 2015 9 h 16 min

    La CSN n’est plus ce qu’elle était. 😦

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  2. Mark Decoste permalink
    26 décembre 2015 18 h 24 min

    Très bonne analyse…et réaliste, simple,….Il me semble aussi que de s’assurer une augmentation qui couvre/garantie… l’augmentation du cout de la vie était une obligation. Était-il trop compliqué de partir avec ce base…tout employeur sérieux aurait compris cela.
    Ca fait 25 ans qu’on s’appauvri…Tandis que dans tous les autres secteurs comparable…(hydro, municipal, fédéral, élus)…ils ont eu un gain au delas du cout de la vie, que nous tous on assume.
    De plus, si j’ai compris…plusieurs de nous perdront 2 jours de congé de maladie. 2 jours perdus sur une moyenne de 228 travaillés d’une année…représente un perte de presque 1% (0,87)….Plus le recul de notre pension…Nous endormir avec la relativité salariale…que peu entre nous toucheront dans 5 ans….est un manque de respect. Une calculatrice devrait être l’outil unique lors de ces négociations…. selon ce qu’on a obtenu…les doigts de la main aurait suffi …et si on soutires l’inflation….ca fini avec une main qui manque des doigts, non?…Comment pouvez vous nous présenter cette entente a vos membres?….avez vous relu votre mandat?….ne pas s’appauvrir!….et si vous lisez un peu entre les lignes….récupéré , un peu, si possible…. notre perte de pouvoir d’achat des 25 dernières années!…..Nous sommes un peuple fier et intelligent…agissons ainsi et refusons cette offre malsaine déguisé en chiffres malhonnête….les maths est une science logique…arrêtons de jouer avec les chiffres…retournons a la table…avec une calculatrice simple….1.5 +1,75+2+ $500 + $250- l’inflation = appauvrissement pure….25ans ca suffi!…si on traite les serveurs du publique de cette façon la….comment sera le service a notre peuple qui paye le plus d’impôt et de taxes que partout sur cette planète!…hey les élus!….réveillez-vous!

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  3. 26 décembre 2015 19 h 28 min

    Merci de votre commentaire.

    Sur les congés de maladie, c’était un peu trop complexe pour que j’en parle dans un billet qui tentait de se concentrer sur les calculs de l’augmentation salariale bien différente du 9,1% à 10,25 % et sur le manque de garantie que l’inflation ne pourrait pas entraîner un appauvrissement.

    Quelqu’un m’a gentiment envoyé le texte qui suit, qui explique entre autres les modifications aux congés de maladie. Cela m’aurait pris un billet deux fois plus long pour traiter cette question, qui contient à la fois des pertes et, semble-t-il, quelques gains. On remarquera à quel point ce texte est laconique sur les offres de hausses salariales… Mais, au moins, il ne les interprète pas de façon fautive.

    http://cdn.sfpq.qc.ca.s3.amazonaws.com/negos2015/Bulletin%20Fonctionnaires%20%28entente%29%2023-12-15.pdf

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  4. Mario Manseau permalink
    27 décembre 2015 6 h 46 min

    Nous dans l`appauvrissement, il faut rajouter un nouveau stationnement payant, en moyenne de 1% par année .

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  5. 27 décembre 2015 9 h 19 min

    Bonjour,
    Merci pour cet excellent billet mais je remarque une chose qui manque à tous les billets de ce genre. On ne tient jamais compte dans les calculs les quatre jours de grève perdus qui aident à augmenter l’appauvrissement de chacun. Autre chose qui me chatouille, avec cette entente la récupération de ces journées de grève s’effectuera sur une période de 5 à 10 ans. Il y a t-il une réelle augmentation? Faites vos calculs et vous verrez qu’on a pas besoin d’être actuaire pour voir qu’en réalité le résultat tend vers 0.

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  6. 27 décembre 2015 10 h 48 min

    @ Fitz

    En fait ces journées perdues doivent être considérées comme des montants forfaitaires négatifs, car ils ne changent pas les échelles de salaires. Leur ampleur est donc d’environ 4/260 (jours ouvrables, incluant les congés payés), ce qui représente une baisse de 1,5 %. Notons que cela est un maximum, car, il me semble, de nombreux grévistes reçoivent une allocation de grève. Pour la personne type illustrée dans mon tableau, cela représente une perte d’environ 750 $.

    Comme cette entente prévoit en surplus de la précédente entente un montant forfaitaire de 500 $ la première année et une hausse plus élevée de 0,5 % la deuxième (1,5 % au lieu de 1,0 %), ce qui équivaut à 250 $ de plus, on peut voir que les quatre jours de grève seraient récupérés dans les deux premières années de cette entente (dont une est déjà passée), et non sur une période de 5 à 10 ans (si c’est bien ce que vous vouliez dire par cette phrase). Et, ce calcul est basé sur l’absence d’allocation de grève. Pour les personnes qui en ont reçue, la récupération serait faite dès la réception du montant forfaitaire de la première année.

    En plus, les échelles des trois dernières années de la convention collective seraient plus élevées, l’âge de la retraite moins élevé et plein d’autres avancées sectorielles, différentes selon les personnes. Ces éléments sont bien sûr impossible à calculer.

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  7. 27 décembre 2015 11 h 01 min

    Je m’excuse mais à chacune des journées perdues j’avais 250,00$ net sur ma paye de réduction. Multiplié par 4 = 1000,00$. Donc …. et les intérêts. Cette entente n’est qu’un décret conjoint entre syndicat et employeur(l’État).

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  8. 27 décembre 2015 12 h 06 min

    Dans ce cas, votre salaire annuel doit être plus élevé que le 50 000 $ que j’ai utilisé. Et vous n’aviez pas d’allocation de grève? Sans votre salaire annuel, je ne peux pas calculer la vitesse de récupération, mais, c’est certain que cela serait fait au plus tard au cours de la troisième année. Et les intérêts (à quel taux?) n’augmenteraient pas beaucoup le montant en question.

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  9. 28 décembre 2015 12 h 06 min

    Il ne faut pas voir les journées de grèves comme une perte nette mais comme un investissement.
    Si les employés ne sont pas prêts d’allez au front, aussi bien reculer…

    Sur le coup, les grèves ne sont jamais payantes, c’est sur l’avenir qu’il y a des dividendes.

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  10. Richard Langelier permalink
    28 décembre 2015 16 h 06 min

    Parfaitement d’accord avec vous, Benton.
    Darwin, je connais peu de syndicats qui accordent des allocations de grève avant 15 jours. Cependant, mes informations remontent à une époque antédiluvienne.
    «Le rapport de force…». Il y a des péquistes qui l’expliquent par le travail de Marie-Ève Rancourt et de son équipe pour Québec solidaire dans St-Henri-Ste-Anne, lors des élections complémentaires.Ils vont finir par me faire sentir coupable de croire qu’il est permis de voter autrement que selon l’alternative: à droite, un peu moins à droite au Québec.

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  11. Annie Ginchereau permalink
    28 décembre 2015 16 h 19 min

    J’ai presque le gout de changer de syndicat…

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  12. Richard Langelier permalink
    28 décembre 2015 19 h 05 min

    @ Annie Ginchereau
    Un jour, j’ai croisé une amie que j’avais perdue de vue:
    – Je t’ai vue au téléjournal sabrer et sabler le champagne [1] lorsque vous avez fondé votre syndicat de boutique (le vote pour quitter la CSQ et fonder la FAE venait de passer http://www.lafae.qc.ca/affilies/ ).
    – Pardon, une fédération!

    Je n’ai jamais été syndiqué, entre autres, parce que j’ai rarement travaillé lorsque j’étais en âge de le faire. J’ai observé les jalousies: les employés du secteur privé prétendaient que leurs cotisations servaient aux négociations de ceux des secteurs public et parapublic. Évidemment, ce qui fait la manchette, ce n’est pas le lock-out d’une entreprise de 50 employés durant 9 mois. Ceux des secteurs public et parapublic affirmaient ne jamais toucher d’allocations de grève puisqu’ils subissaient une loi spéciale avant d’y avoir droit. Ouf! Prendre la décision de quitter un syndicat affilié à une Centrale membre du Front commun négociant à la table centrale pour se retrouver à ?, ce ne doit pas être facile. Qui plus est, le mythe des employés des secteurs public et parapublic touchant des retraites dorées a été exploité à satiété au cours de la dernière année.

    [1] http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=2435

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  13. 28 décembre 2015 21 h 19 min

    @ Richard

    « je connais peu de syndicats qui accordent des allocations de grève avant 15 jours»

    Je n’ai fait que poser une question deux fois et n’ai pas obtenu de réponse. Et, à ma connaissance, cela varie d’un syndicat à l’autre selon les règles qu’il se donne.

    « Il y a des péquistes qui l’expliquent par le travail de Marie-Ève Rancourt et de son équipe pour Québec solidaire dans St-Henri-Ste-Anne (…)»

    Désolé, je n’ai pas compris le sens de ce paragraphe, ni son lien avec le sujet.

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  14. Richard Langelier permalink
    28 décembre 2015 23 h 43 min

    @ Darwin
    J’aurais dû écrire, en effet: «Je ne connais pas de syndicat au Québec qui se donne comme règle d’accorder une allocation les 15 premiers jours de grève». Si quelqu’un me donne une information contraire, j’en serai fort aise.

    Le lien avec les élections complémentaires dans St-Henri-Ste-Anne? Le masochisme et la paresse intellectuelle me poussent à lire des commentaires sur certains sites et à avoir des amis facebookiens présentant le raisonnement suivant: «si Québec solidaire s’oppose à l’austérité et aux politiques anti-syndicales du gouvernement Couillard, il n’avait pas le droit de faire connaître ses idées lors des élections complémentaires. Dans St-Henri-Ste-Anne, la candidate péquiste aurait été élue. Le gouvernement Couillard aurait eu sa leçon et le rapport de force aurait été en faveur des employés des secteurs public et parapublic». Je songe à choisir des lectures plus sérieuses 😦

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  15. 29 décembre 2015 0 h 23 min

    «Je songe à choisir des lectures plus sérieuses»

    Là. j’ai compris! Mais pas que la candidate péquiste aurait été élue s’il n’y avait pas eu de candidate solidaire! C’est supposer que 100 % des gens qui votent solidaire voterait péquiste sans candidat.e solidaire. Ce n’est pas mon cas. Comme le disait Alexandre Leduc, si QS n’existait pas, je ferais tout pour qu’un parti semblable existe!

    Aimé par 1 personne

  16. 29 décembre 2015 12 h 22 min

    @Richard Langelier

    J’ai véçu le lockout de RTA en 2012 et le montant alloué par semaine était de $450, claire.
    De mémoire, la répartition de ce montant était en gros 1/3 du syndicat local, 1/3 du fond des Métallos et comme l’on contribuait à un fond de la FTQ, 1/3 du fonds de la FTQ.
    Par contre, de mémoire, les 3 premières semaines n’étaient pas payé par le fond des Métallos et de la FTQ… le syndicat local l’absorbait.
    Une fois de retour au travail, il fallait rembourser la dette du syndicat local, ce qui comprenait la partie de notre allocation locale.

    Le $450 net n’était pas un montant fixé de façon arbitraire mais représentait le salaire moyen net d’un sous-traitant, la sous-traitance étant la partie problématique de la négociation. L’idée était de démontrer à la région l’effet que cela a sur l’économie régionale le remplacement de nos emplois par la sous-traitance! (En gros, ce salaire net représente la moitié d’un salaire net d’un employé régulier)

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  17. 29 décembre 2015 12 h 41 min

    @ Benton

    Ton exemple semble appuyer ce que j’écrivais hier : «à ma connaissance, cela varie d’un syndicat à l’autre selon les règles qu’il se donne», tant pour le montant que pour le moment du versement.

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  18. Richard Langelier permalink
    29 décembre 2015 12 h 48 min

    Merci pour ces précisions, Benton.

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