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Les modèles d’équilibre général dynamique stochastique

15 juin 2016

DSGESi j’ai parlé à quelques reprises des modèles d’équilibre général dynamique stochastique (que j’appellerai des modèles DSGE dans la suite de ce billet, selon l’acronyme anglais), ils ne furent au centre de seulement deux de mes billets. Le premier présentait un chapitre du livre Économie zombie : Pourquoi les mauvaises idées ont la vie dure… et expliquait les fondements théoriques irréalistes des modèles DSGE (dont j’avais peu entendu parler avant de lire ce livre). Le deuxième montrait l’influence néfaste de ces modèles fondés sur des hypothèses plus farfelues les unes que les autres sur les décisions politiques, dans ce cas sur la conclusion tirée de l’application d’un de ces modèles prétendant que les taxes sont moins dommageables à l’économie (lire au PIB) que l’impôt sur le revenu.

Quand j’ai écrit ces textes, j’étais passablement découragé de constater que seul un nombre restreint d’économistes non orthodoxes contestaient la validité des conclusions tirées de ces modèles. Par contre, je me réjouis maintenant de lire de plus en plus de textes d’auteurs qui ne font pas que remettre en question ces modèles, mais les rejettent complètement. C’est justement un de ces textes que je vais présenter dans ce billet. Mais avant, je vais tenter d’expliquer succinctement en quoi consistent ces modèles.

Les modèles DSGE

Un modèle DSGE est un ensemble d’équations établies selon des principes économiques théoriques. Très complexes, ces modèles doivent en plus adopter des hypothèses douteuses (comme la présence d’un seul consommateur et un seul producteur, parfois quelques-uns, l’absence de dette chez les ménages et chez les gouvernements, l’absence de commerce international, etc.) pour pouvoir être utilisés. L’amélioration des outils informatiques est un des principaux facteurs qui ont favorisé leur utilisation au cours des dernières décennies.

Les économistes n’étant pas des idiots (en tout cas, pas tous et pas tant que cela), ils savent bien que les hypothèses derrière ces modèles sont irréalistes. Mais, la plupart d’entre eux s’en sortent en prétendant que, même s’ils reposent sur des bases douteuses, ils donnent de bons résultats. Non seulement ce type de réponse me laisse pantois, étant contraire à tout principe scientifique, mais, est-ce bien vrai? Par exemple, je n’ai jamais trouvé d’étude empirique qui confirmerait que les taxes à la consommation sont moins dommageables à l’économie que l’impôt sur le revenu. Il s’agit d’une conclusion tirée uniquement de la théorie économique orthodoxe (théorie prétendant que les impôts découragent le travail, ce qui, à ma connaissance, n’a jamais non plus été démontré par des études empiriques). Alors, comment conclure que ces modèles fonctionnent?

L’économie et la réalité

Dans un billet récent intitulé Economics Struggles to Cope With Reality (L’économie en arrache pour faire face à la réalité), Noah Smith examine justement l’efficacité d’un bon nombre de résultats de l’utilisation de modèles DSGE en faisant le tour de nombreuses études vers lesquelles il fournit des liens. Il mentionne d’emblée que «[traduction] Bien que les universitaires prétendent que ces modèles décrivent la structure profonde de l’économie, basée sur le comportement des consommateurs et des entreprises individuels, la plupart des gens en dehors de la discipline qui jettent un coup d’œil à ces modèles constatent immédiatement qu’ils sont une blague», car basés sur des hypothèses irréalistes.

Un des premiers exemples de résultats des modèles DSGE qu’il présente est tiré d’un autre de ses billets datant de 2014. Il y présente une des hypothèses de ces modèles basée sur l’équation de consommation d’Euler. Cette équation tente de quantifier la consommation qu’un ménage reportera à plus tard en fonction du niveau d’intérêt (car un taux d’intérêt élevé incite théoriquement à épargner plutôt qu’à consommer). Le graphique qui suit (tiré de la page numérotée 33 de cette étude) montre le résultat de l’équation d’Euler (ligne rouge) pour établir le taux d’intérêt considéré sécuritaire par rapport aux données réelles (ligne bleue) du marché monétaire («money market funds»), marché considéré comme un placement sécuritaire.

DSGE1

Non seulement l’équation d’Euler ne parvient pas à bien représenter la réalité, mais la corrélation entre ces deux courbes est en fait négative, ce qui signifie, selon l’étude en question, que, contrairement à la théorie, les ménages ont eu tendance à augmenter leur consommation quand les taux d’intérêt étaient plus élevés et à la diminuer quand ils étaient plus faibles. L’idée n’est pas ici de modifier les modèles DSGE, mais de montrer que le comportement réel des agents économiques ne correspond pas à ce que la théorie orthodoxe prétend. Smith ajoute que cette étude est loin d’être la seule à contester l’utilisation de l’équation d’Euler (et ses bases théoriques) dans les modèles DSGE.

Cet exemple est plutôt complexe. N’étant pas très versé dans le fonctionnement des marchés financiers, je dois avouer que j’ai conservé cet exemple surtout parce que le résultat démolit complètement une des hypothèses qui semble à première vue tenir debout, mais aussi sûrement par biais de confirmation!

Je vais donc en présenter un autre un peu plus simple, mais tout aussi éloquent, tiré de la page numérotée 10 de cette présentation. Ce graphique montre la relation entre les prévisions d’inflation quatre trimestres plus tard d’un modèle DSGE (axe horizontal) et le taux d’inflation réellement observé (axe vertical). On peut voir qu’il est impossible de détecter la moindre relation entre les deux séries de résultats, les points semblant se placer aléatoirement. D’ailleurs, l’auteur de cette présentation (Justin Wolfers, professeur d’économie et de politique publique à l’University of Michigan) mentionne que les modèles DSGE ne montrent aucune capacité prédictive après un trimestre, pas plus pour la croissance du PIB que pour l’inflation (voir les tableaux de la page numérotée 12).

DSGE2

Pourquoi?

Puisque tous reconnaissent que les modèles DSGE sont basés sur des hypothèses irréalistes et qu’il devient de plus en plus évident que leurs résultats ne sont pas fiables, comment se fait-il que ces modèles soient encore enseignés et qu’ils influencent encore les décisions politiques? Personnellement, j’ai toujours pensé que, comme pour le reste des théories orthodoxes, il est impossible psychologiquement pour des personnes qui ont consacré leur vie à utiliser ces modèles et à les enseigner de se convaincre qu’ils ont été dans le champ tout au long de leur vie. Mais, après avoir donné une explication semblable à la mienne (les professeurs utilisent et enseignent ce qu’ils connaissent) Noah Smith a avancé d’autres hypothèses dans un billet subséquent à son premier que j’ai présenté plus tôt.

Il remarque qu’il est très difficile de publier dans une revue de prestige une recherche macroéconomique qui n’est pas basée sur un modèle DSGE. Ensuite, il rejette l’hypothèse un peu conspirationniste que certains utiliseraient ces modèles parce que leurs conclusions correspondent à leur idéologie (par exemple, favorisant moins d’interventions gouvernementales). Certains ont même suggéré que ces modèles sont utilisés parce qu’ils sont intéressants intellectuellement…

Smith favorise une autre hypothèse. L’apprentissage et l’utilisation des modèles DSGE dans le milieu universitaire seraient un signal envoyé pour montrer qu’on est capable de les maîtriser, donc qu’on est brillant. Smith observe d’ailleurs que, quand les étudiants sortent de l’université pour un emploi au gouvernement ou dans le secteur privé, ils se concentrent dans l’analyse empirique et n’utilisent presque plus ce genre de modèles théoriques qui, de toute façon, ne fonctionnent pas. L’utilisation de ces modèles serait finalement une étape à subir (comme un test de quotient intellectuel) avant d’en sortir pour faire de l’analyse sérieuse. Ce serait aussi un signal de conformisme : «Les modèles DSGE pourraient donc être un moyen coûteux de prouver que vous êtes prêt à passer beaucoup de temps et d’efforts à faire des trucs stupides que la profession vous dit de faire».

Et alors…

Il peut sembler de peu d’importance de s’attarder à un sujet comme les modèles DSGE. Et pourtant… Malgré les explications de Noah Smith, dont la dernière me semble fort pertinente, il demeure que les résultats de ces modèles, même si les seules études empiriques qui les ont confrontés à la réalité ont montré qu’ils sont inexacts, influencent encore grandement les politiques gouvernementales. Ainsi, la supposée preuve que les taxes nuisent moins à l’économie que l’impôt sur le revenu repose sur ces modèles. Ce n’est pas que Luc Godbout qui le dit, mais aussi bien des observateurs et surtout le ministre des Finances du Québec.

Il est en plus ironique que la science économique orthodoxe, elle qui tient tellement à ce qu’on la nomme une science plutôt que plus simplement et adéquatement l’économie politique, n’applique pas un des principes de base de toute science, soit que si tu n’es pas capable de prouver tes hypothèses, n’essaie surtout pas d’en tirer des conclusions. Cette supposée science fait encore pire, elle utilise des hypothèses qu’elle n’a non seulement jamais pu démontrer, mais qu’elle sait fausses, en s’imaginant que les conclusions tirées de ces hypothèses fausses sont valables. Et, ce sont surtout les pays et les citoyens les moins favorisés qui font les frais de ces conclusions non démontrées…

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19 commentaires leave one →
  1. Gilbert Boileau permalink
    15 juin 2016 8 h 16 min

    Merci d’écrire en toutes lettres ce que plusieurs économistes pensent tout bas. J’aime l’expression économie politique. Mais continuons à observer notre économie pour mieux saisir ses mutations …les moins prévisibles.

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  2. 15 juin 2016 8 h 48 min

    L’économie fait partie des sciences sociales, on l’oublie souvent. Or les sciences sociales sont les sciences molles par excellence car, se basant sur l’objet « humain », elles ne peuvent pas développer des modèles mathématiques de la même façon que peuvent le faire les chimistes ou les mathématiciens par exemple. L’économie, en développant de complexes théories mathématiques, a acquis au cours des années un semblant de légitimité qui fait défaut à toutes les autres sciences sociales (sociologie, anthropologie, etc.) C’est à mon sens ce qui motive le plus l’enseignement et l’attachement à ces modèles qui ne fonctionnent pas (et font du tort en plus!) et ne suivent pas du tout la démarche scientifique dont ils se réclament…

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  3. 15 juin 2016 10 h 14 min

    Bien dit!

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  4. 15 juin 2016 12 h 29 min

    L’économie, c’est un peu comme l’armée, on demande aux soldats de creuser une tranchée… et ensuite de l’enterrer! L’important, c’est de les occuper pour qu’ils ne réfléchissent pas trop et ainsi en faire de bon soldats réceptifs aux ordres…

    Pour la taxe, la seulement taxe réellement efficace pour l’équité est la taxe… Tobin! Elle s’attaquerait grandement à la spéculation et aux paradis fiscaux….

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  5. 15 juin 2016 12 h 52 min

    L’impôt sur le revenu est aussi très efficace pour l’équité, mais pourrait l’être davantage (plus de paliers, plus élevés pour les hauts revenus, imposition à 100 % des gains en capital et des dividendes, etc.).

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  6. Richard Langelier permalink
    15 juin 2016 13 h 49 min

    Dans un cours d’introduction à l’économétrie, lors d’une pause, un étudiant a dit: «Dans ce cours-ci, on sait qu’on apprend quelque chose!». Lui, se faire expliquer la loi de Say et ses critiques, les différentes interprétations de Keynes [2], entendre dire que si on tient compte des coûts environnementaux, l’outil PNB [1] souffre de quelques défaillances, c’était du pelletage de nuages, alors qu’appliquer le théorème des moindres carrés ordinaires aux phénomènes économiques [3], c’était de toute beauté.

    [1] À l’époque, c’était considéré plus heuristique que le PIB.
    [2] Par Gilles Dostaler et la future sénatrice (maintenant ex-conservatrice) Diane Bellemarre.
    [3] «Why the unemployment rate is so high un Canada?», étude faite parce ce prof d’économétrie, Louis Phaneuf, et Pierre Fortin, tout le monde est d’accord avec la définition de ce phénomène: «le» taux de chômage, défini par Stat-Can, même s’il est défini autrement dans d’autres pays de l’OCDE.

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  7. 15 juin 2016 13 h 55 min

    Appliquer une technique, c’est moins difficile que de réfléchir.

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  8. Richard Langelier permalink
    15 juin 2016 14 h 03 min

    Moi j’aime bien réfléchir sur la réflexion. Mes neurones n’ont pas encore explosé, mais si je veux vivre jusqu’à 150 ans, je sens que je devrais «slacker» et boire de la camomille. 🙂

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  9. Raymond Lutz permalink
    27 juin 2016 10 h 36 min

    Le billet de Noah Smith a amorcé plusieurs autres réflexions sur le Net. C’est amusant et fort instructif: des macro-économistes réfléchissent sur leur modèles, leurs validités, leurs fondements… de la méta-macro-économie. Salutaire.

    Un dernier écho: http://www.bondeconomics.com/2016/06/macro-theory-strands.html

    via « The Slack Wire, JW Mason »

    Sur une autre note, Mx Emmard, avez-vous croisé le site du Gardian présentant les stats du vote Brexit? Miam… On fait fort cas du clivage jeunes vs vieux mais la corrélation n’est pas criarde…

    http://www.theguardian.com/politics/ng-interactive/2016/jun/23/eu-referendum-live-results-and-analysis

    Ma lecture profane: le vote a été serré, inutile de tenter de le lire et d’en déduire de grands mouvements (la question reste cependant entière et irrésolue: comment vivre ensemble?). Le choix lui-même était mauvais. (rester ou partir?) C’est comme demander « On vous noie dans une grosse piscine ou une petite piscine? » Wow, merci du choix…

    L’Europe citoyenne n’a jamais existé: c’était celle des marchands. ‘It’s time to call time on the EU experiment’ (Steve Keen, https://www.linkedin.com/pulse/its-time-call-eu-experiment-kingston-universitys-head)

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  10. 27 juin 2016 11 h 44 min

    «Le billet de Noah Smith a amorcé plusieurs autres réflexions sur le Net»

    Oui, j’en ai vu passer un bon nombre, surtout à partit du blogue Economist’s View (http://economistsview.typepad.com/economistsview/), dont celle de Brad DeLong mentionné dans le texte que vous avez mis en lien.

    «avez-vous croisé le site du Gardian présentant les stats du vote Brexit? »

    Oui, c’est entre autres sur cette page que j’ai suivi le vote. Je n’avais par contre pas vu la réaction de Steve Keen. Merci!

    «On fait fort cas du clivage jeunes vs vieux mais la corrélation n’est pas criarde…»

    J’ai vu ailleurs que le taux de participation des jeunes avait été très faible (36 % chez les 18-24 et 58 % chez les 25-34), par rapport à plus de 80 % chez les 55-64 et les 65 et +. Un autre sujet de réflexion!

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  11. benton65 permalink
    28 juin 2016 23 h 01 min

    Les jeunes ont laissés les vieux choissir leurs avenir, ils l’ont un peu cherchés.
    Je crois que c’est Krugman qui disait voilàplusieurs années que le principal problème de l’Angleterre, c’est sa mentalité de rentier. Sans doute un vieux fond de colonialisme….

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  12. Raymond Lutz permalink
    29 juin 2016 8 h 06 min

    Un actuaire bloggeur français, Olivier Berruyer, a réalisé ce graphique pour déboulonner ce mythe « Brexit: Avenir des jeunes bloqué par les vieux »

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  13. 29 juin 2016 8 h 23 min

    Oui, j’ai vu ce graphique après avoir écrit mon commentaire. Et, les données concordent. Cela dit, ce graphique est plus intéressant, car il montre à la fois le taux de participation et le vote.

    @ Benton

    «c’est sa mentalité de rentier»

    J’ai lu ailleurs qu’on parle aussi d’une nation de marchands («shopkeepers»). Le premier à aborder ce concept fut Adam Smith!

    Voir le troisième point de ce billet http://conversableeconomist.blogspot.ca/2016/06/seven-reflections-on-brexit.html (le cinquième est aussi éclairant sur la question de l’immigration).

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  14. Raymond Lutz permalink
    29 juin 2016 9 h 22 min

    Dans les commentaires sur son blogue j’ai découvert cependant que la méthodologie de Berruyer n’était pas irréprochable…

    http://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/24/les-jeunes-britanniques-ont-ils-vraiment-massivement-vote-contre-le-brexit_4957395_4355770.html

    Merci pour le lien du Conversable Economist (titre amusant). Amusant aussi cette fausse citation de Napoléon sur cette nation de boutiquiers… Et c’est le chauffeur d’une navette à Heatrow qui a fait la remarque « we’re a nation of shopkeepers » Sagesse du peuple?

    Parlant du peuple vs les élites, le blog de Berruyer reporte les déclarations ahurissantes des élites françaises. Je ne peux m’empêcher de re-citer Macron s’exprimant sur le vote du Brexit (conférence Sciences Po 25 Juin)

    Macron: “Moi je ne crois pas que le peuple, dans sa grande sagesse, est capable de tout comprendre. (…). Donc, il faut arrêter de penser que les élites sont mauvaises et que le peuple est bon; on a une interaction à réinventer, et dans le mot “leader”, il y a vraiment “to lead”, donc il y a aussi la question de dire, est ce qu’à un moment, il y a aussi les gens qui prennent leurs responsabilités, et peuvent dire aux autres, après les avoir écoutés, après avoir dialogué avec eux : “Bah là, non : ma responsabilité à moi, parce que c’est moi qui suis en fonction, c’est de faire quelque chose qui est douloureux pour toi mais qui sera bon pour tes enfants, ou qui sera bon pour l’ensemble de la collectivité”

    Brr… froid dans le dos.

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  15. 29 juin 2016 16 h 27 min

    Désolé, ce commentaire est tombé dans les «indésirables», je ne sais pas pourquoi. Je l’ai récupéré…

    Je préfère cette explication :

    «In the Financial Times Chris Giles lamented this phenomenon as an example of voters’ irrationality. I fear this has nothing to do with irrationality, but has everything to do with mistrust; a mistrust that, while exaggerated, has a very rational basis: the disconnect between the intellectual elite and the population at large–the very disconnect that caused pollsters, betters, and journalists to miss the mounting Brexit wave. …

    Today wealth concentration allows a few rich individuals to singlehandedly fund think tanks, which have increasingly become loudspeakers of vested interests, rather than centers of elaboration of public policy. Campaign financing and future lobbying jobs are increasingly transforming elected officers from representatives of the people to “butlers of industrial interests,” to use a famous muckraking expression. »

    https://promarket.org/the-real-lesson-from-brexit/

    En effet, comment faire confiance à des larbins…

    Aimé par 1 personne

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