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Tout est prêt pour que tout empire

27 avril 2017

Selon la quatrième de couverture du dernier livre de Hervé Kempf, Tout est prêt pour que tout empire, trois menaces obscurcissent le présent, soit le désastre écologique, le néo-libéralisme et le terrorisme. Mais, s’agit-il vraiment de trois menaces distinctes?

1. Quand un géant chute, la terre tremble : Pour pouvoir établir le lien entre le désastre écologique, le néolibéralisme et le terrorisme, l’auteur présente une série d’événements survenus depuis les années 1970. Il m’est impossible de tous les mentionner, mais je vais en souligner quelques-uns :

  • choc pétrolier dans les années 1970;
  • arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, adoption du consensus de Washington et application des programmes d’ajustement structurel dans les pays pauvres par le FMI et la Banque mondiale;
  • chute de l’URSS en 1989, entraînant l’effondrement de l’alternative marxiste au capitalisme;
  • émergence économique de la Chine;
  • mondialisation et signatures de nombreuses ententes de libre-échange;
  • montée des inégalités (en bonne partie en raison des événements précédents) et premières révoltes (Chiapas, Seattle, etc.);
  • grand nombre d’événements dans les pays musulmans (il y en a trop pour les citer);
  • adoption du concept de développement durable, qui permet ni plus ni moins de ne rien faire pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre.

2. Prémisses de la dislocation : Et ça continue :

  • élection de George W. Bush, effondrement des tours du World Trade Center et guerre en Afghanistan et en Irak;
  • formation du Forum social mondial et révoltes des banlieues en France;
  • grandes variations du prix du pétrole;
  • crise financière débouchant sur la Grande récession;
  • échecs des rencontres sur l’environnement, malgré l’augmentation de la fréquence des catastrophes climatiques;
  • bris du mythe de la sécurité de l’énergie nucléaire avec l’accident atomique du Fukushima;
  • printemps arabe, attaque de la Libye, répression dans bien d’autres pays arabes, guerre civile en Syrie et montée de l’État islamique (Daech), aussi bien au Moyen-Orient que par des attentats dans des pays occidentaux, dont en France;
  • manifestations du mouvement Occupy, grèves des étudiants au Québec et manifestations contre les expulsions pour la Coupe du monde de football au Brésil (entre autres).

3. La guerre civile mondiale :

L’auteur considère que «La dégradation de l’écosystème de la planète est devenue le principal enjeu politique des prochaines décennies». Ce n’est pas moi qui vais le contredire! Il ajoute ensuite que nous connaissons actuellement un basculement fondamental, soit «le remplacement du paradigme du progrès, élaboré en Europe au XVIIIe siècle, par le paradigme apocalyptique de la nécessaire maîtrise du nouveau pouvoir». Les catastrophes climatiques se multiplient, le réchauffement est encore plus accentué que prévu, les habitats des animaux se réduisent, les ressources minérales et métalliques s’épuisent, le stock de ressources renouvelables (bois et poissons, par exemple) diminue constamment et les migrations et guerres dues au changement climatique sont de plus en plus nombreuses.

L’auteur se demande ensuite pourquoi les inégalités sont demeurées aussi longtemps acceptées. Il explique que, tout d’abord, ce n’est que relativement récemment que les données ont permis de prendre connaissance de leur ampleur, surtout grâce aux travaux d’Anthony Atkinson, Thomas Piketty et Emmanuel Saez (et maintenant Gabriel Zucman). Ensuite, l’individualisme et la grande disponibilité de produits de consommation peu dispendieux (car importés de pays à bas salaires) ont réduit les revendications sur la redistribution des richesses. Enfin, la répression contre les groupes revendicateurs et l’emprisonnement en hausse (aux États-Unis, surtout) ont aussi eu un effet démobilisateur.

Il n’en demeure pas moins que les inégalités ont engendré des sentiments de frustration qui expliquent en partie l’adhésion de jeunes musulmans à Daech et les attentats que quelques-uns d’entre eux ont accomplis. Mine de rien, avec ce raisonnement, l’auteur boucle la boucle entre le désastre écologique, le néo-libéralisme et le terrorisme. Il souligne ensuite que les guerres actuelles ne se font pas entre pays, mais soit à l’intérieur des pays (entre ethnies, entre groupes religieux, contre les trafiquants de drogues, etc.) ou au niveau international. Il s’interroge ensuite sur l’avenir du capitalisme, mais cette section est tellement faible que je préfère ne pas en parler. Puis, il souligne la stupidité de nos dirigeants, mais tellement moins bien que ne l’a fait Jacques Généreux dans son livre La Déconnomie (que j’ai présenté dans ce billet), que cela tombe comme un cheveu dans la soupe…

4. Douze leçons pour éviter la catastrophe :

1. Comprendre l’enjeu : Ce n’est pas le terrorisme, mais «la question écologique».

2. Mesurer ses chances : Si on travaille ensemble, si on collabore, rien n’est impossible.

3. Penser le climat comme la solution au problème économique : La réponse est dans le titre!

4. Utiliser les outils politiques du postcapitalisme : Ici, sobriété et autonomie sont les mots clés.

5. Sortir du capitalisme sans tomber dans le collectivisme : L’auteur nous parle cette fois de biens communs, de circuits courts et de monnaies locales.

6. Déverrouiller le système ou assumer la guerre : On pourrait le déverrouiller en détrônant l’oligarchie au pouvoir.

7. Croire ce que l’on sait, être bien, remporter des victoires : Vaincre son anxiété, avoir confiance, s’unir, célébrer ses victoires, même petites, et choisir ses batailles.

8. « Faire passer un message d’amour avec beaucoup de force » : Résister à l’appel de la violence.

9. Diviser l’oligarchie : Trouver des alliés parmi le 10 % le plus riche, voire au sein du 1 %.

10. Ne pas abandonner le terrain de l’institution : Profiter des institutions démocratiques, mais se méfier des partis qui se prétendent sociaux-démocrates.

11. Recourir aux armes de la paix : Tout est dans le titre!

12. Reconnaître la quête du sens : «Le lien avec l’univers, les êtres vivants, le monde sans parole, est vital. S’y reconnaître, s’y retrouver, le respecter est une voie pour retrouver l’équilibre rompu. Retrouver, en fait, un sens à la vie.»

Et alors…

Lire ou ne pas lire? Ne pas lire… Même si ce livre est bien court (une centaine de pages) et contient certains liens intéressants entre les événements des dernières décennies, j’en ai lu tellement qui abordent mieux ce sujet que je ne peux pas recommander celui-ci. Dommage. Et les notes… ben, il n’y en a pas!

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14 commentaires leave one →
  1. Triangle Vert permalink
    27 avril 2017 11 h 54 min

    Je pense que le mot «malthusianisme» est devenu plus honni que le mot «libéralisme», mais le second ne mène-t-il pas désormais au premier? (En fait, c’est le sens populaire du mot «malthusianisme» qui m’intéresse ici, à savoir qu’une population humaine élevée (comme c’est déjà le cas actuellement!) consommera beaucoup, et mènera ultimement à sa perte, totale ou partielle, par destruction de son environnement)

    On semble croire qu’il soit facile pour les humains de s’aimer, mais je vous invite à relire Schopenhauer et ce qu’il dit au sujet de cet animal dangereux… Les gens se détestent! Ils sont en compétition. Ils se « bitchent» sans cesse… Même Montaigne osait avouer le côté « vicieux » de TOUTES ses pensées. Plusieurs personnes de la gauche refusent l’idée du malthusianisme (je ne parle pas ici de son sens « original » mais toujours de sons sens populaire) alors qu’on a sous nos yeux une catastrophe incroyable… Je comprends d’où vient ce sentiment, car dès lors qu’on ose suggérer que nous sommes trop nombreux, certains idiots commenceront à vouloir pointer du doigt « qui » exactement est de trop. La gauche assume trop facilement que l’égo humain est facilement pliable; ce n’est pas le cas! Voilà pourquoi à mon avis l’ESPRIT malthusien doit être considéré. Trop de gens, qui consomment trop, c’est dangereux. Croire que ce soit facile de convaincre les gens de couper leurs dépenses de 70% (possiblement) dans les pays riches, ça me semble impossible. Les gens choisissent même de petites familles pour pouvoir… devenir riches, donc consommer plus! Je me rappelle de ce reportage au Bangladesh où à l’école une fillette avait dit « Je ne veux pas me marrier jeune et avoir beaucoup d’enfants car je veux devenir affluente comme en Occident! »… Purée! Tant qu’il est question d’humains, il faut en connaître les caractéristiques avant de se prononcer au sujet de l’explosion démographique du 20e siècle… Nous sommes DÉJÀ dans un sérieux pétrin.

    La seule solution au problème, s’il y en a encore une, passe par l’enforcement des solutions. Si je peux paraphraser Heidegger, « only a god can save us now ».

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  2. 27 avril 2017 12 h 02 min

    Je ne partage pas votre vision de l’humanité (ou celle de Schopenhauer), car la coopération et l’altruisme ont été essentiel à sa survie, même si je ne rejette pas les certaines des analyses malthusiennes.

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  3. 27 avril 2017 12 h 37 min

    « Je ne partage pas votre vision de l’humanité (ou celle de Schopenhauer), car la coopération et l’altruisme ont été essentiel (sic ?) à sa survie »

    La coopération et l’altruisme sont essentielles à la survie d’une espèce sexuée.

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  4. Triangle Vert permalink
    27 avril 2017 13 h 08 min

    Le fait que la coopération et l’altruisme furent essentiels à la survie ne veut pas dire qu’ils ne le sont pas de façon « tordue », si vous voyez ce que je veux dire. C’était le sens des propos de Montaigne. Cette « fraude » existe a des degrés divers entre les individus. Schopenhauer voyait (ne voyait que) cette trame sombre au-dessous des « bons sentiments ». Mon expérience personnelle me porte à croire que tout le monde a effectivement un côté sombre; c’est notre intelligence, et les circonstances de notre vie souvent, qui nous permettent de « dompter la bête ».

    Je ne partage pas le point de vue de Schopenhauer sur tout, mais ce qui importe pour moi est de voir dans quelle mesure ses propos font du sens. Rien n’est tout blanc ou tout noir…

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  5. Triangle Vert permalink
    27 avril 2017 14 h 13 min

    P.S. Je tiens à préciser, au passage, que ma vision de l’humanité n’est pas sombre et cynique, je choisis volontiers l’approche nietzschéenne… (pour ne pas être mal compris!) Il nous faut surmonter l’humain, et pour ça, il faut l’étudier tel qu’il est, sans biais. Je crois que c’est pour ça que Nietzsche aimait Schopenhauer au début: pour son honnêteté. Il dira la même chose de Montaigne.

    Par contre, les observations de Schopenhauer sur l’humain « par défaut » me semblent valides. Certes nous voyons de la bonté « véritable » dans nos sociétés, mais n’oubliez pas combien de gens ont péri pour qu’une certaine dose de « bien » l’emporte sur le « mal »… il a fallu « vérifier » 1000 fois que la haine ne fonctionne pas, et ce sont des gens « ordinaires » comme ceux autour de vous (comme nous en fait…) qui ont commis toutes les pires atrocités de l’histoire. C’est presque à contre-coeur donc que l’humanité réalise qu’elle doit choisir la voie de l’amour… mais là je ne veux pas parler trop vite… on nous promet la fin du monde pour bientôt ;p

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  6. 27 avril 2017 16 h 08 min

    «C’est presque à contre-coeur donc que l’humanité réalise qu’elle doit choisir la voie de l’amour»

    Ce n’est pas ma vision.

    «ce sont des gens « ordinaires » comme ceux autour de vous (comme nous en fait…) qui ont commis toutes les pires atrocités de l’histoire»

    J’imagine que Hannah Arendt a dû (je ne l’ai pas lue) expliquer ce comportement bien mieux que je puis le faire…

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  7. Triangle Vert permalink
    27 avril 2017 17 h 07 min

    Je peux imaginer plusieurs raisons pour expliquer pourquoi ce n’est pas votre point de vue, surtout avec une telle formulation – ce n’est pas la meilleure, mais elle a le mérite de rappeler le fait que nous soyons des êtres « multiples » cachant bien leur jeu. Cette multiplicité constitue la raison pour laquelle j’ai un problème grave avec les religions judéo-chrétiennes, qui veulent croire qu’un seul scénario (vie) est une façon juste pour un dieu de décider qui va en enfer et qui va au paradis… pour l’éternité en plus! Je n’ai pas l’impression personnellement de choisir «à contre-coeur» de faire les bons choix, mais si je me questionne dans le détail sur tout, je vois un tas d’incohérences dans mes actions (pourquoi disons boire quelques bières pendant que des gens comme moi meurrent de faim en Somalie). On choisit toujours de tracer une ligne quelque part pour des fins que l’on oserait qualifier de « pratiques », mais en réalité on a en nous une certaine capacité naturelle à faire des choix égoïstes. Je peux imaginer ce Somalien mourrant de faim en train de me détester; je peux aussi l’imaginer à ma place et m’imaginer à la sienne… Les rôles seraient inversés. Je pense que Schopenhauer était « borné » à regarder l’humain à ce niveau le plus « bas », d’où son côté si sombre.

    Donc en résumé, il y a en l’homme quelque chose de mauvais qui existe avec sa bonté (sauf dans les cas pathologiques où la bonté n’existe même pas..) et cela est dans nos gènes, sans doute. On oscille entre divers états selon les circonstances… la nature n’a pas de plan, elle teste tout… J’espère, à défaut de vous convaincre (ce n’est jamais mon but en passant, je préfère la critique respectueuse, indispensable au progrès), d’avoir au moins été plus clair.

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  8. Triangle Vert permalink
    27 avril 2017 17 h 32 min

    En passant, je crois que le monde moderne favorise tellement notre individualisme (par la société de consommation) et que notre estime personnelle dépend désormais tellement de notre statut social de consommateur que les gens sont souvent portés à être soi mauvais, ou soi bons de façon hypocrite pour attirer la sympathie! C’est une raison de la radicalisation d’une frange de la population en Occident (qui donne les Le Pen, Trump, etc…) car elle se sent incapable de monter plus haut dans un monde déjà en implosion (qui commence à peine à limiter les possibilités d’acheter). Elle trouvera alors des raisons stupidement simplistes pour détester l’immigrant, plutôt que d’apprendre à l’aimer. Situation dangereuse.

    On ne trouve pas beaucoup de gens qui, par choix, décident de se mettre personnellement au niveau de ceux qui sont plus bas dans l’échelle sociale… d’aller vivre avec eux, chex eux, comme eux, et d’être super heureux ainsi. Peu de gens émigrent d’un pays riche vers un pays pauvre après tout (je ne parle pas ici des « expats » qui vivent de façon luxueuse dans un monde différent bien sûr) Combien de gens riches diraient «ah cool je peux aller vivre au Botswana simplement, pourquoi ne pas quitter la France?» ou «wow je gagne 100 000$ par an, c’est trop, je devrais partager mon emploi avec un immigrant qualifié. » Regardez l’attitude du collège des médecins au Québec…

    Le diable est dans les détails!

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  9. 27 avril 2017 17 h 46 min

    «Je peux imaginer plusieurs raisons pour expliquer pourquoi ce n’est pas votre point de vue»

    Je l’ai déjà dit avant : «Je ne partage pas votre vision de l’humanité (ou celle de Schopenhauer), car la coopération et l’altruisme ont été essentiel à sa survie». Et le sont encore!

    «que notre estime personnelle dépend désormais tellement de notre statut social de consommateur»

    Pour beaucoup de gens, en effet, la consommation ostentatoire sert de marqueur social. Ce comportement expliquerait aussi pourquoi tant de pauvres votent à droite (même si cela ne les avantagent pas), car ils ne voudraient que les personnes qui gagnent encore moins qu’elle gagnent plus et les rejoignent. La haine de l’immigrant (ou la suspicion envers lui) s’explique sûrement aussi en partie par ce comportement.

    «pourquoi disons boire quelques bières pendant que des gens comme moi meurent de faim en Somalie»

    Je ne vois pas en quoi ne pas en prendre l’aiderait. Déjà, le fait de penser à cela montre un certain degré d’altruisme, d’inconfort face aux inégalités et aux injustices.

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  10. 27 avril 2017 19 h 02 min

    On n’échappe pas au surpeuplement de la planète sans casser des oeufs. Les Chinois en savent plus que nous les occidentaux sur ça, ils ont légiféré. Nous avons laissé faire le marché. L’ONU a procédé différemment.

    Face à certaines inégalités fonctionnelles, rien à faire ou tout reste à faire. Je pense en particulier à notre mode de régénération et progression, natalité ou immigration.

    Face à certaines injustices, donnons-nous une génération pour les réduire un jour à la fois et trois pour définitivement. Là où croît l’injustice, croît aussi ce qui la combattra, comme titre Hubert Reeves Là où croît le péril… croît aussi ce qui sauve.

    Est-ce que la prière serait le moyen que cherche Pierre Madelin pour passer à après le capitalisme ?

    https://jeanneemard.wordpress.com/2017/03/20/apres-le-capitalisme/

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  11. Triangle Vert permalink
    27 avril 2017 19 h 20 min

    J’avais bien lu votre réponse au sujet de l’altruisme, rassurez-vous, mais cela n’explique que très partiellement pourquoi l’humanité a survécu (jusqu’ici). Il me semble que l’altruisme peut être vu comme une forme d’égoïsme (la bonté à contre-coeur…) et que l’univers «maléfique» de Schopenhauer a un mérite certain. En disant « je peux imaginer plusieurs raisons pour expliquer pourquoi ce n’est pas votre point de vue », je croyais lire que vous ne souhaitiez pas trop développer le sujet, car je considère votre réponse si insuffisante que j’avais d’emblée estimé qu’il y avait plus derrière… Enfin, voilà. Mon erreur.

    Le cas de la bière, c’est simplement pour illustrer, disons, qu’on a toujours une limite où on choisit notre plaisir (imaginons plutôt un bête voyage pour bronzer dans le sud au lieu de la bière) plutôt que quelque chose de critique pour autrui. Par expérience de pensée, si on devait vivre l’ensemble des vies humaines, on agirait autrement: on prendrait l’avion pour la Somalie et vite on aiderait la personne en question. On serait aussi paniqué de voir le Somalien mourir que si c’était notre propre vie qui était en danger. Vous pointez bien le problème en disant que «déjà le fait d’y penser montre un certain degré d’altruisme», mais cela ne change rien: on y pense, et puis on boit la bière ou on va dans le sud! On franchit toujours une limite d’égoīsme en quelque sorte… on n’a presque pas le choix en pratique.

    Dans la tradition chrétienne, ils disent que l’enfer est pavé de bonnes intentions… c’est ça finalement l’objet de mon intérêt ici.

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  12. Triangle Vert permalink
    27 avril 2017 19 h 38 min

    @Robert Lachance

    Merci de votre contribution.
    Je crois, comme Jordan Peterson, que l’«enfer» existe d’une façon très tangible (on est dedans!) en ce sens que la douleur est bien réelle en ce monde, et il se pourrait très bien que ce soit là notre seule condition (vision athéiste, scientifique). Je conçois difficilement que quelque plaisir que l’on puisse expérimenter soit une compensation pour la douleur possible. Voudriez-vous être brûlé sur un bûcher au Moyen-Âge contre 10000 crèmes glacées? mmmm (dans le sens que je doute, pas « mmmmm beaucoup de crème glacée!! ») Schopenhauer disait que la douleur est « positive », vraiment ressentie, alors que le bonheur est « négatif », pas très réel. Je n’arrive pas à voir facilement comment le monde peut être bon.

    Bien que ce soit de la religion (pour l’instant) certains prétendent qu’on vit dans un multivers, et l’une de ses possibilités serait… l’ensemble des variations quantiques, l’ensemble des possibles! Imaginez les conséquences… c’est horrible selon moi 😦

    L’humain est complètement humilié… le constat final d’Heidegger fait du sens… sans un Dieu, on est foutu. Donc la prière? peut-être…

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  13. 27 avril 2017 22 h 48 min

    @ Robert Lachance

    «Les Chinois en savent plus que nous les occidentaux sur ça, ils ont légiféré»

    Vous parlez de la politique de l’enfant unique? C’est fini…

    https://jeanneemard.wordpress.com/2017/03/04/la-politique-de-lenfant-unique-en-chine/

    @ Triangle Vert

    «je croyais lire que vous ne souhaitiez pas trop développer le sujet»

    Pas faux, j’étais au travail…

    «si on devait vivre l’ensemble des vies humaines, on agirait autrement: on prendrait l’avion pour la Somalie et vite on aiderait la personne en question»

    La coopération et l’altruisme de sapiens ont toujours favorisé ses proches. Sa famille, ses amis, son peuple, ses proches, et bien après les autres. Cela dit, selon ses valeurs, l’extension peut se faire, mais de façon moins intense. Je m’avance beaucoup, mais c’est ce que mes lectures prétendent, même si je n’aime pas toutes les conséquences de cette analyse. Force est de constater qu’elle se tient.

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  14. 29 avril 2017 6 h 34 min

    « L’humain est complètement humilié… le constat final d’Heidegger fait du sens… sans un Dieu, on est foutu. Donc la prière? peut-être… »

    Je suis tombé sur ce texte pour avoir écrit dans l’ouverture de Google How like a God, de Shakespeare et How like a dog, une reprise revue et corrigée de la formule par Pavlov. J’ai fait dans le béhaviorisme, B.F. Skinner en particulier, et c’est pas fini.

    http://www.osho.com/iosho/library/read-book?p=b93eefcf5b3151195cf231d3569002a4

    Si j’ai bien compris, l’auteur croit que sans l’homme, plus de Dieu. Sans l’homme, Dieu ne serait même pas foutu d’exister.

    Ceci écrit, je suis allé au dictionnaire. Foutu y signifie mauvais, avant un nom; après un nom, perdu, ruiné, condamné, fini.

    Au quatrième sens de foutu, je comprend que sans un Dieu, l’homme pourrait être capable et au troisième, une femme bien faite.

    Donc, la prière certainement, mais adressée à qui veut l’entendre.

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