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Moi aussi, j’ai profité du système

3 juin 2017

Les habitué.es de ce blogue ont sûrement remarqué le peu de nouveaux billets parus depuis trois semaines : il n’y en a eu en fait qu’un seul et il a été écrit il y a plus d’un mois… Et, cela n’a rien à voir avec une volonté de ma part de ralentir à nouveau mon rythme de parution. En fait, la raison est bien plus simple, j’ai été hospitalisé en raison d’artères bouchées.

Chronologie

  • J’ai ressenti, pour la première fois il y a environ quatre ans, des essoufflements lors de marches rapides de plus de cinq minutes;
  • cela était d’autant plus étrange que j’ai joué au badminton jusqu’à environ 55 ans, soit moins de cinq ans avant cela, sans jamais subir ce genre de malaise;
  • j’ai, avec un médecin, assez rapidement attribué ce malaise à un reflux gastrique;
  • il semble que cette confusion soit fréquente, d’autant plus que le reflux était réel et que le malaise est disparu assez rapidement après avoir commencé à prendre des médicaments contre le reflux gastrique;
  • ces symptômes sont réapparus il y a deux ans et se sont accentués;
  • j’ai passé d’autres tests, dont une gastroscopie il y quatre à six mois : rien d’important n’a été trouvé et le gastro-entérologue ne s’est pas posé plus de questions;
  • rencontre il y a environ deux mois avec l’infirmière du groupe de médecine familial (GMF) où exerce mon médecin de famille; comme cette rencontre fut bien plus longue que celles avec des médecins, elle a pris le temps de faire le tour de mon dossier et s’est inquiétée de cet essoufflement dont la cause n’avait jamais vraiment été trouvée;
  • elle suggère à mon médecin de me faire passer un électrocardiogramme (ECG) à l’effort (test qu’on appelle aussi un «tapis roulant»);
  • je me rends à ce test avec mon lunch (c’est sur le chemin de mon boulot) lundi le 15 mai vers 8 h;
  • je n’attends guère et j’apprends avant 9 heures que mon ECG à l’effort est «positif» (ce qui veut dire mauvais) : après un téléphone à un cardiologue de l’urgence, on me demande de m’y rendre vers midi;
  • lundi 15, midi : hospitalisation à l’urgence, puis sur un étage;
  • mardi 16 : coronarographie (qui aurait aussi pu servir à poser des prothèses, ou stents, pour agrandir des artères pas trop rétrécies) qui révèle l’ampleur du désastre, soit cinq artères bouchées entre 80 et 99 %, et une valve (la mitrale) qui fuit;
  • mercredi et jeudi, 17 et 18 : tests (je ne m’en souviens plus beaucoup…);
  • vendredi 19 : l’opération (comme sur l’image qui accompagne ce billet, mais avec cinq incisions à la jambe, quatre pontages et une réparation de valve);
  • mercredi 24 : congé de l’hôpital et début de la convalescence qui devrait s’étendre sur deux à trois mois.

Questions

On ne peut pas vivre une telle aventure sans s’attarder à certaines questions sur lesquelles on n’a pas l’habitude de se pencher. S’il est certain qu’on ne doit surtout pas se baser sur une expérience anecdotique personnelle pour la généraliser, cette expérience peut tout de même faire ressortir plus clairement certains enjeux.

Ce genre d’expérience fait entre autres ressortir le fait que notre système de santé est généralement efficace devant des cas graves et importants. D’une petite visite que je pensais anodine, je me suis retrouvé pris en charge par un système bien rodé et efficace. Est-ce toujours ainsi? Je l’ignore, mais toutes mes expériences vraiment importantes m’ont montré cet aspect de notre système dont on ne parle pas assez.

Ensuite, je me suis demandé si les médecins prescrivent vraiment trop de tests de nos jours, comme des études et même le Collège des médecins et nombre de ses membres l’avancent. Je ne suis bien sûr pas compétent pour répondre à cette question, mais il demeure que le test que je trouvais pas très utile quand on me l’a proposé (imposé?) m’a sûrement sauvé du pire qui serait inévitablement arrivé un jour ou l’autre. Mais, bon, là, je me refuse de me servir de mon aventure pour conclure autre chose que, cette fois (et bien d’autres fois que j’ai vécues), un test fut pour le moins utile!

Finalement, les remerciements des membres d’une famille à un chirurgien cardiaque (genre «vous avez sauvé la vie de notre mère») m’ont rendu profondément mal à l’aise. Si l’intervention de ce chirurgien a sans contredit contribué à sauver la vie de la dame en question, comme le mien a sûrement contribué à sauver la mienne, je trouve incorrect d’associer les bénéfices de ce genre d’opération à une seule personne. Oui, il a contribué, mais aussi les cardiologues rencontrés avant et après l’opération, l’anesthésiste (qui a gentiment pris quelques minutes pour m’expliquer son rôle et ce qu’il allait me faire), le perfusionniste (qui en a fait autant), l’inhalothérapeute (là, je ne me souviens plus), les infirmières présentes lors de l’opération et après, les technicien.nes de laboratoire qui ont analysé des tonnes de mon sang (bon, je dois exagérer un peu…), la radiologue et la technicienne en radiologie (ou en échographie, peut-être les deux) qui ont cherché à mieux voir la défectuosité de ma valve, les accompagnateurs, préposées, infirmières auxiliaires et diplômées qui m’ont accompagné et soigné lors de ces longs jours, le physiothérapeute (et le stagiaire qui l’accompagnait parfois) qui m’a montré à reprendre mon souffle et m’a donné des conseils pour me rétablir le plus vite possible, les auxiliaires familiales qui ont nettoyé mes plaies, enlevé mes agrafes, changé mes pansements et m’ont apporté d’autres soins à domicile, et bien d’autres personnes dont mes aidants dits naturels (notamment ma conjointe et un de mes gars) et d’autres personnes dont je n’ai peut-être pas eu conscience des gestes qui m’ont aidé. Et, il ne faudrait surtout pas oublier les centaines sinon milliers de médecins, chirurgiens et professionnel.les de la santé qui ont inventé le pontage, l’ont perfectionné et ont développé les protocoles d’intervention et de suivi opératoires sécuritaires (avec une autre pensée pour les cobayes, s’il y en a eus, ce dont je ne doute pas). Bref, ce n’est pas seulement un chirurgien qui nous a sauvé, la dame en question et moi, mais un grand nombre de personnes et de ressources existantes et même passées, formant ce qu’on appelle une institution ou un système de santé.

Et alors…

J’ai emprunté pour ce billet le titre d’un des derniers livres de Nicolas Zorn (J’ai profité du système), qui raconte notamment ses séjours dans des centres jeunesse (comme j’ai eu la chance de lire et commenter pour Nicolas ce livre il y a un an, il n’est pas certain que je vais en parler ici; mais ne prenez pas de chance, lisez-le!). Il en profite pour ridiculiser un peu les personnes qui considèrent que celles qui reçoivent le plus de services de nos institutions sont des profiteuses, tout en faisant preuve d’autodérision. C’est exactement comme cela que je me sens après mon aventure.

C’est dans ces situations qu’on s’aperçoit le plus clairement qu’un système comme celui de la santé, malgré ses défauts et les améliorations qu’on pourrait y apporter, surtout en regard des attaques qu’il a subies au cours des dernières années, est un acquis essentiel à une société et qu’on en profitera jamais trop, sa seule présence nous permettant d’en bénéficier directement ou indirectement par nos proches qui y sont soignés et par la cohésion sociale qu’il engendre. Critiquons-le au besoin, mais n’oublions jamais son importance.

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22 commentaires leave one →
  1. Jacques René Giguère permalink
    3 juin 2017 12 h 52 min

    Je suis en train de bénéficier du système. Mon père avait un « problème gastrique » Puis il y a un mois un léger AVC qui nécessita un transport en ambulance. Examen pour évaluer sa condition physique: découverte d’un e tumeur à croissance rapide. On est passé de « opération qui donne deux ans » à « opération complexe qui donne six mois » à pas d’opération et 3 mois » à « quelques semaines » à  » réaction immunitaire et inflammatoire violente et quelques jours ».
    Tous ces tests…Mais le personnel de toutes les catégories a été au-dessus de toute attente, y compris la »madame gentille parce que je donne pas de piqûres, je fais juste le ménage ».
    Les chirurgiens et oncologues ont toujours parlé de leur équipe et il était clair qu’ils incluaient tout le monde. J’ai vu non seulement une haute technicité mais beaucoup plus d’humanité qu’on leur crédite habituellement.
    Meilleurs voeux à toi.

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  2. 3 juin 2017 13 h 02 min

    Merci pour votre témoignage et vos vœux…

    «Les chirurgiens et oncologues ont toujours parlé de leur équipe et il était clair qu’ils incluaient tout le monde.»

    Bravo!

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  3. Robert Lauzon permalink
    4 juin 2017 4 h 30 min

    Merci à tout ce monde qui nous permet de vous lire à nouveau. Prompt rétablissement et bon retour.

    Aimé par 1 personne

  4. Triangle vert permalink
    4 juin 2017 5 h 48 min

    On ne choisit quand même pas de profiter du système… Reposez-vous un peu et prière de moins travailler! Écoutez de la musique douce et prenez un congé des nouvelles!

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  5. 4 juin 2017 9 h 41 min

    Prompt rétablissement !

    Aimé par 1 personne

  6. bimi permalink
    4 juin 2017 10 h 01 min

    D’abord prompt rétablissement.

    Quelques semaines de convalescence, dîtes-vous… Attention au surmenage… C’est peut-être un temps privilégié, pour se resituer, être plus contemplatif: écouter, regarder… avec douceur et lenteur… Explorer des versants de nous-mêmes que l’on visite peu. Modifier notre perspective sur notre relation à ce qui nous entoure.

    Votre dernier paragraphe est tout à fait juste. Nous sommes privilégiés d’avoir accès à un tel système de santé, malgré comme vous l’écrivez, ses lacunes. J’ai pu vérifier à plusieurs reprises l’efficacité des soins de santé, mais j’ai aussi vu d’énormes ratés, surtout en ce qui a trait aux problèmes de santé mentale…

    Au plaisir de vous lire de nouveau et de souscrire à vos recommandations de lecture…

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  7. Diane permalink
    4 juin 2017 12 h 29 min

    De mon côté je perçois un système de santé à 2 vitesses, mais j’avoue que c’est mieux que chez nos voisins du sud… Toutefois, j’ai bien l’impression que ceux qui sont pauvres, qui ont des problèmes de santé mentale ou qui sont analphabètes, entres autres, reçoivent un moins bon service (peut-être parce qu’ils ne sont pas une menace du fait qu’on n’accorde à prime abord que très peu de crédibilité à leurs critiques…)

    Aussi, j’ai eu une expérience tout autre dernièrement. J’avais un mal de chien au mollet alors je téléphone à info-santé qui m’informe que si on ne peut pas me recevoir en clinique de passer à l’urgence car il y a risque de phlébite; on me fait comprendre que si c’est le cas ma vie est en danger. C’est un vendredi pm et il n’y a plus de sans rendez-vous en clinique alors je me rends vers 20h à l’urgence de l’hôpital. La salle d’attente est bondée. Après avoir rencontré 2 infirmières différentes qui m’ont posé à peu près les mêmes questions, je me suis refait interroger, tripoter et mesurer le mollet par la première en pleine salle d’attente. J’ai eu le sentiment d’être dans un pays en voie de développement. On informe mon conjoint qu’il y a toujours un seul médecin à l’urgence. Je suis partie épuisée et écœurée à minuit, sans avoir pu rencontrer de médecin alors qu’une simple prise de sang qui prend même pas 5 minutes aurait pu diagnostiquer la phlébite en question tout de suite. Le lendemain la salle est aussi bondée que la veille. J’abandonne et je prends la chance de téléphoner à mon médecin de famille à la première heure le lundi suivant. Il a pu me recevoir 2 jours plus tard. Le service de l’équipe soignante a été excellent (remarquez qu’on est la semaine, la fin de semaine je crois que c’est une autre histoire…). J’avais effectivement une phlébite et elle a été traitée le jour même.

    Sur ce votre témoignage me console et je vous souhaite un prompt rétablissement.

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  8. 4 juin 2017 14 h 39 min

    Merci pour vos bons mots.

    @ Alain Noël

    Je ne m’attendais pas du tout à cela quand on s’est croisé quelques jours avant….

    @ bimi

    «C’est peut-être un temps privilégié, pour se resituer, être plus contemplatif»

    Désolé, ce n’est pas vraiment mon genre… Cela dit, je me repose en masse et ai la chance de regarder un tournoi de tennis (le sport que je préfère regarder) en piquant des sommes dès que mes yeux m’en donnent le signal!

    @ Diane

    Mon propos ne visait surtout pas à poser un diagnostic sur notre système de santé. Comme je l’ai dit, je ne me sens pas compétent en la matière. Cela dit, de ce que j’en sais (et selon ce que j’ai lu), ses deux principales faiblesses sont le développement graduel d’un système à deux vitesses, comme vous le mentionnez, et les lacunes d’accès au système (première ligne). D’ailleurs, vous semblez vous aussi avoir reçu des soins rapidement après avoir franchi cette première ligne.

    Le but de mon billet était surtout de montrer à quel point chacune des personnes faisant partie de ce système est essentielle, qu’on ne peut et ne doit pas mettre de hiérarchie formelle dans l’importance des acteurs (je ne parle pas de rémunération…). J’aurais peut-être dû m’en tenir à ce constat…

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  9. 4 juin 2017 16 h 38 min

    @ Triangle vert

    «prenez un congé des nouvelles!»

    Ça, ce serait contre-nature!

    En passant, vos commentaires se retrouvent tous dans les indésirables, probablement en raison de l’adresse de courriel que vous utilisez. J’ai dû déjà en effacer sans le vouloir.

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  10. Érik Bouchard-Boulianne permalink
    5 juin 2017 9 h 32 min

    Bonjour Darwin,

    Bien content que tout ce soit bien passé pour toi. Merci pour tes réflexions sur le système de santé.

    J’ai aussi eu ce type de réflexions il y a deux ans en accompagnant ma mère en fin de vie dans notre maison intergénération. Avec l’aide précieuse de plusieurs intervenants de notre système de santé, elle est décédée en douceur en compagnie de ses enfants et petits-enfants.

    Je te souhaite un prompt rétablissement et plein de lectures enrichissantes pendant cette période de convalescence.

    Erik Bouchard-Boulianne
    Économiste CSQ

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  11. 5 juin 2017 18 h 10 min

    Bonjour Érik. Si je me souviens bien, nous nous sommes croisés quelques jours avant mon hospitalisation (au même événement où j’ai aussi croisé Alain Noël). Disons que je ne m’attendais pas à ça!

    Merci pour les bons voeux et pour ton témoignage!

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  12. 7 juin 2017 13 h 14 min

    J’avais remarqué le moins grand nombre d’articles il y a quelques semaines et en avait attribué la cause à une solidaire cause.

    Je vois que je suis en retard pour te souhaiter « prompt rétablissement ».

    Si j’avais été te rendre visite à l’hôpital avant le 24 mai, j’aurais écrit à l’intérieur de ma carte de souhait :

    Cher Darwin,

    Je suis désolé de ce qui t’est arrivé le 13 mai mais je suis heureux de voir que le système a été capable de t’en remettre. Mes meilleurs voeux pour ta convalescence.

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  13. 7 juin 2017 17 h 26 min

    Merci pour les bon voeux, mais il ne s’est rien passé de spécial le 13 mai à cet égard. Les dates clés furent le 15 (ECG à l’effort et hospitalisation), le 19 opération) et le 24 (congé).

    Aimé par 1 personne

  14. 8 juin 2017 7 h 30 min

    Pertinent de préciser que vous n’avez pas été hospitalisé d’urgence comme ça été le cas pour ma belle-soeur pour une rupture de l’aorte abdominale le 6 mai dernier; elle n’était pas une adepte d’un suivi médical annuel. Dans ce cas, on lui aurait sans doute découvert un anévrisme et offert de corriger la chose.

    http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/chirurgie/chirurgie-cardiovasculaire/anevrisme-aortique-operer-avant-la-rupture_3426.html

    Elle est toujours hospitalisée. Je suis allé lui rendre visite il y a deux jours; pour avoir lu Jacques René Giguère, j’écrirais qu’elle et sa famille serait à en crainte récurrente d’un problème gastrique.

    Notre industrie de la maladie fait du malheur des uns l’aliénation au travail des autres. Que d’équipement et produits chimiques.

    J’ai bénéficié côté rémunéré de cette industrie pendant la décennie des fronts communs où elle a grandement été mise en place. Je me demande si elle est équitable intergénérationnellement. Je dirais non. Vivement Walden Two…

    http://www.sparknotes.com/lit/walden2/summary.html

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  15. 8 juin 2017 7 h 37 min

    Je viens d’apprendre par courriel que ma belle-soeur est décédée cette nuit.

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  16. 8 juin 2017 10 h 30 min

    Mes condoléances…

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  17. 9 juin 2017 18 h 52 min

    Merci pour vos condoléances.

    Je vais les partager avec mon frère et autres proches, il en reste plusieurs des deux bords, de première et de deuxième régénération.

    CRISCO est avare de synonyme pour ce terme. Il s’en tient à sympathie, témoignage.

    Ortolang du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales est plus loquace,

    http://www.cnrtl.fr/lexicographie/condoléance

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  18. 9 juin 2017 19 h 48 min

    J’ai toujours de la difficulté à trouver le terme adéquat dans ces circonstances…

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  19. 11 juin 2017 13 h 08 min

    Autrement que condoléances ou sympathies, pour empathie CRISCO décrète compassion, souffrir avec, et bienveillance, sentiment par lequel on veut du bien à quelqu’un.

    http://www.crisco.unicaen.fr/des/synonymes/empathie

    Pour compassion, Ortolang répond ceci :

    http://www.cnrtl.fr/lexicographie/compassion

    La politique est conversation, la politique est verbe, pour verbale, j’imagine.

    Dans le Nouveau testament, le Verbe se serait fait chair, de mémoire. Ça va chercher ! C’est allé chercher pour deux siècles et c’est pas fini.

    Faudra-t-il faire place ? Bon Grand prix du Canada !

    P.S. On vous lirait à bon nombre à nouveau du Maroc. Ça me réjouit, notre enrichissement familial, modeste, relève tardivement du Maroc et de l’Algérie.

    J’annonce, s’il fallait que je témoigne de mon empathie pour d’autres personnes que les membres de ma familles, leurs voisin.e.s, co-paroissien.nes, conpagnon.es concitoyen.ne.s et compatriotes.

    – Mao, sortez de ce corps !

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  20. 11 juin 2017 16 h 28 min

    «Bon Grand prix du Canada !»

    Je déteste cette activité!

    «On vous lirait à bon nombre à nouveau du Maroc»

    Je ne vois pas de tendance nette dans mes données, sauf le 8 juin (33 pages vues par rapport à entre 5 et 15 les jours avoisinants).

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  21. 14 juin 2017 7 h 09 min

    Sans vouloir prolonger indûment la conversation,

    Je ne suis pas un fanatique de la F1, juste un habitué de l’époque de Gilles Villeneuve.

    – 1977 Bertrand ?

    – La Formule 1 est au Canada depuis 1967 Pierre. Gilles y a fait ses débuts en 1977.

    Je n’ai pas décroché à sa mort tragique en 1982 à Zolder en Belgique.

    Dimanche passé, c’était pas comme d’habitude, c’était toute la course comme si vous étiez à bord du véhicule de Lance Stroll, le pilote recrue canadien de l’écurie William et sans commentateurs. Je nous croyais en panne de diffusion.

    Erreur ! Exceptionnellement, c’est Radio-Canada qui diffuse le Grand prix du Canada. Politique a obligé je crois. Comme d’habitude, je synthétisais RDS qui a eu l’idée géniale de faire ça en remplacement. C’était autre chose, un peu comme regarder quelqu’un en course sur jeu vidéo. J’ai écouté jusqu’à la fin pour découverte plutôt que par habitude.

    Au Colisée de Rome, il y avait des course de chars; il y avait même sauf erreur, des batailles navales. La F1 satisfait les mêmes désirs des organisateurs, des spectateurs, des marchands et des politiciens, bien entendu.

    Dans les années 1990, j’ai inventé le vélauto: un substitut écologique, économique et excitant à la Formule 1; autos miniatures sur rail propulsées et freinées grâce à l’électricité produite par la dynamo ajoutée à une bicyclette stationnaire. Je ne sais pas si j’ai été le premier mais il y en a eu d’autres, à preuve :

    La vidéo suivante ressemble plus à ce que j’ai fait.

    J’avais ajouté un ordinateur pour le chronométrage; je bricolais les autos; j’avais construit la piste; j’ai organisé deux championnats mondial dont j’étais sorti gagnant, j’étais le seul pilote inscrit…

    Ça m’a beaucoup aidé à garder la ligne à l’époque. Je devrais m’y remettre pour combattre l’embonpoint, l’essoufflement et l’ennui.

    Hélas, je n’ai plus 20 ans de moins.

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  22. 14 juin 2017 19 h 33 min

    Je préfère votre version!

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