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Les postes vacants et les pénuries de main-d’œuvre

20 octobre 2017

Depuis quelques années et encore plus au cours des derniers mois, le nombre d’articles portant sur des pénuries de main-d’œuvre se multiplie :

  • il manquerait de cuisiniers dans la région de Québec et en fait même de serveurs au comptoir dans la restauration rapide, à tel point qu’on fermerait durant la nuit des restaurants supposément ouverts 24 heures par jour;
  • cet autre article parle de pénuries de soudeurs, de machinistes, de préposé.es aux ventes, de programmeurs, d’ingénieurs et autres, et insiste pour affirmer que ce manque de main-d’œuvre est «cruel», en fait tellement que les employeurs se verraient forcés «d’améliorer les conditions de travail et d’offrir des salaires alléchants»; plus cruel que ça, ça ne s’imagine pas!
  • toujours à Québec, on veut retenir des étudiants étrangers en raison de la pénurie et on manque de mécaniciens;
  • en Estrie, il serait difficile de recruter des bouchers;
  • en Mauricie, ce serait aussi bien en technologies de l’information qu’en restauration qu’on voudrait plus de main-d’œuvre;
  • à Amos, en Abitibi-Témiscamingue, la «pénurie concerne autant les emplois spécialisés que ceux non spécialisés»;
  • sur la Côte-Nord, on manquerait de psychiatres, de psychologues, de gestionnaires, de personnel auxiliaire en soins de santé, et j’en passe.

Bon, j’arrête, désolé pour les employeurs des autres régions qui déplorent aussi manquer de main-d’œuvre. Le problème avec toutes ces affirmations, c’est qu’on ne sait jamais si ces pénuries sont réelles, exagérées, dues à des manques de compétences ou simplement à des conditions de travail insatisfaisantes. La source la plus pertinente sur le sujet est l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) dont les données ont justement été mises à jour par Statistique Canada la semaine dernière. Avec toutes ces affirmations, le taux de postes vacants a dû exploser!

Dans deux billets précédents, j’ai analysé les liens des postes vacants avec le chômage, puis avec le niveau de scolarité. Dans les deux cas, j’ai mentionné que le taux de postes vacants semble plus élevé dans les professions qui exigent le moins de compétences, mais n’ai pas pu quantifier ce phénomène par manque de données. En regardant les données les plus récentes sur les postes vacants la semaine dernière, j’ai imaginé une façon de le faire. Avant de présenter cette méthode et ses résultats, je vais d’abord faire le point sur la présence relative des postes vacants dans les provinces canadiennes, les régions du Québec et les industries. Pour ce faire, je vais utiliser les tableaux cansim provenant de l’EPVS, le tableau cansim 282-0142 provenant de l’Enquête sur la population active (EPA) et le fichier 99-012-X2011033 provenant de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011.

Par province

Le tableau ci-contre expose certains constats intéressants sur le niveau de postes vacants :

  • le taux des postes vacants (tpv) a été nettement plus élevé au Canada qu’au Québec aussi bien au deuxième trimestre 2017 (2,9 % par rapport à 2,4 %) qu’en moyenne au cours des quatre derniers trimestres (2,60 % par rapport à 2,03 %);
  • le tpv a été plus élevé au cours du deuxième trimestre 2017 qu’au cours des trimestres précédents, ce qui est normal, le tpv étant toujours plus élevé au cours des deuxièmes et troisièmes trimestres qu’au cours des quatrièmes et premiers;
  • c’est en Colombie-Britannique et à l’Île-du-Prince-Édouard (!) que le tpv fut le plus élevé au cours du deuxième trimestre 2017.

Bref, s’il y a beaucoup d’articles sur les plaintes de pénuries au Québec, ça ne doit pas être drôle dans ces provinces!

Par région économique

Ce deuxième tableau conçu comme le premier indique les tpv des régions économiques du Québec :

  • les tpv les plus élevés du Québec ont été observés au deuxième trimestre 2017 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (!) et en Abitibi-Témiscamingue (!!), avec un taux de 2,8 %, finalement pas beaucoup plus élevé que la moyenne du Québec (2,4 %);
  • celui de la Capitale nationale, qu’on aurait pu penser très élevé en lisant tous les articles de journaux et en regardant les reportages sur les «pénuries» de main-d’œuvre qu’elle subit, était en fait inférieur à la moyenne au deuxième trimestre 2017 (2,2 %) et même au cours des quatre derniers trimestres (1,93 % par rapport à 2,03 %);
  • les écarts de tpv entre les régions sont étonnamment faibles, surtout pour la moyenne annuelle, où le plus élevé (2,23 %, en Outaouais) est à peine plus élevé que la moyenne de 2,03 %.

On pourrait trouver que les constats de ce tableau sont décevants, car ils ne montrent pas ce à quoi on pouvait s’attendre. Pour ma part, ce genre de constats me satisfait toujours, car ils dégonflent la rumeur publique, trop souvent basée sur les intérêts de groupes particuliers. Cela ne veut pas dire que les restaurateurs de Québec n’éprouvent pas de difficultés de recrutement (d’ailleurs, les données indiquent qu’il y aurait eu 325 postes de cuisiniers vacants dans la région de la Capitale nationale au cours du deuxième trimestre 2017, ce qui représente 16 % des 2060 postes de cuisiniers vacants au Québec, alors que cette région ne regroupe que 5,5 % des salariés), mais que ces difficultés semblent bien moins répandues que les médias ne le rapportent.

Par industrie

Le tableau ci-contre nous indique le taux de postes vacants par industrie au cours du deuxième trimestre 2017 au Québec et au Canada. Les secteurs où on observe les taux les plus élevés et les plus bas se ressemblent grandement dans les deux territoires. Du côté des plus élevés, le secteur gagnant est celui des cultures agricoles (8,2 % au Canada et 5,9 % au Québec) suivi de celui de l’hébergement (5,5 % et 5,6 %). Le secteur de la restauration, même si c’est celui dont on entend le plus parler (peut-être après les cultures agricoles) se classe de son côté au quatrième rang (4,9 % et 3,4 %). Du côté des plus faibles, j’ai été surpris de constater que le secteur de l’enseignement était celui avec le tpv le moins élevé (0,9 % et 0,4 %) et que les services publics (formés au Québec à environ 90 % d’Hydro-Québec et à près de 10 % de Gaz Métro) se classaient au deuxième rang au Canada (1,2 %) et au troisième au Québec (1,5 %), derrière l’élevage et l’aquaculture (1,3 %, autre surprise!).

Par profession

Le problème avec les données de l’EPVS par profession est qu’elle fournit le nombre de postes vacants totaux, pour les 10 genres de compétences, les 40 grands groupes, les 140 groupes intermédiaires et les 500 groupes de base (qu’on appelle fréquemment «les professions») de la Classification nationale des professions de 2016 ou CNP 2016 (lorsqu’il y en a suffisamment pour que ce nombre soit fiable et non confidentiel), mais pas le tpv ni le nombre de salariés. Cela est selon moi étrange, car ces données sont fournies dans le tableau des postes vacants par industrie. Pour la suite du billet, j’ai tenté de trouver une méthode pour estimer le nombre de salariés par profession et, par le fait même, le tpv. Ce taux se calcule en effet en divisant le nombre de postes vacants par le nombre de salariés + le nombre de postes vacants (ce que l’EPVS considère comme «la demande de travail»).

– la méthode

Pour estimer le nombre de salariés selon les 10 genres de compétences et les 40 grands groupes, j’ai utilisé les données de 2016 de l’EPA (à l’aide du tableau cansim 282-0142) et ai multiplié le nombre de personnes en emploi par le pourcentage de salariés (soit le nombre de personnes en emploi moins les travailleurs autonomes sur le nombre de personnes en emploi) de ces groupes de professions avec l’aide des données du fichier 99-012-X2011033 provenant de l’ENM de 2011. Pour les quelques professions dont je vais présenter un tpv, j’ai utilisé les données sur le nombre de personnes en emploi fournies sur ce site Internet (moyenne de 2013 à 2015 arrondie) que j’ai aussi multipliées par le pourcentage de salariés tiré du même fichier de l’ENM. Le résultat d’un exercice où on utilise trois sources différentes de données est forcément approximatif. D’ailleurs, le nombre total de salariés que j’ai obtenu est supérieur d’entre 7 et de 9 % à celui de l’EPVS, ce qui fera en sorte que les tpv que je vais présenter seront un peu plus faibles que ceux de l’EPVS publiés par Statistique Canada (car le nombre de postes vacants est divisé par un nombre d’emplois plus élevé). Cela dit, comme mon objectif est de trouver les professions et les genres et niveaux de compétences qui présentent les taux les plus bas et les plus élevés, je crois que cette méthode peut donner des résultats satisfaisants.

– selon les genres de compétences

Le tableau qui suit indique de nombre de salariés calculés (à titre purement indicatif compte tenu de la méthode de calcul), le nombre de postes vacants du deuxième trimestre 2016 au deuxième trimestre 2017, la moyenne des quatre derniers trimestres (soit la moyenne annuelle), le taux de croissance du nombre de postes vacants entre le deuxième trimestre 2016 et le deuxième trimestre 2017, puis finalement l’estimation du taux de postes vacants (tpv) au cours du deuxième trimestre 2017 et de ce taux moyen au cours des quatre derniers trimestres.

On remarque tout d’abord que le nombre de postes vacants au cours du deuxième trimestre 2017 (83 860) est de loin le plus élevé des cinq trimestres pour lesquels le tableau présente des données. On voit d’ailleurs que ce nombre a augmenté de 25 % en moyenne entre le deuxième trimestre 2016 et le deuxième trimestre 2017, cette hausse s’étant manifestée en premier lieu dans les professions des métiers et du transport (même si cette hausse de 68 % n’a porté le tpv de ces professions qu’à 2,55 %, au cinquième rang des 10 genres de compétence), puis dans les professions de la fabrication (42 %). Il n’y a que dans la gestion que leur nombre n’a pas augmenté. On peut donc conclure qu’il est vrai que les difficultés de recrutement sont en hausse, même si elles demeurent bien moins importantes que dans le reste du Canada.

Du côté du tpv, on peut voir que le taux le plus élevé, et de loin, s’observait au deuxième trimestre dernier dans les professions des ressources naturelles et de l’agriculture, avec un taux plus de deux fois plus élevé que la moyenne (5,3 % par rapport à 2,2 %). Ce résultat montre que la méthode approximative que j’ai utilisée semble bien fonctionner, car il est cohérent avec le résultat «officiel» par industrie qui a montré que le tpv le plus élevé était dans les cultures agricoles. Les tpv les plus élevés qui suivent étaient dans la fabrication (3,1 %) et la vente et services (2,8 %), et le plus faible dans l’enseignement, droit et services sociaux, communautaires et gouvernementaux (0,8 %), trois résultats qui sont aussi cohérents avec ceux par industrie.

– selon les niveaux de compétences

Le tableau qui suit est conçu comme le précédent.

On peut voir dans les deux colonnes de droite que les tpv augmentent à l’inverse du niveau de compétences, à la fois au cours du deuxième trimestre 2017 et dans la moyenne des quatre derniers trimestres. Ainsi, le tpv du personnel élémentaire était 2,4 fois plus élevé que celui du personnel professionnel (3,7 % par rapport à 1,5 %) au cours du deuxième trimestre 2017 et près de deux fois plus élevé (2,7 % par rapport à 1,4 %) dans la moyenne des quatre derniers trimestres. L’écart est un peu moindre dans la moyenne des quatre derniers trimestres qu’au cours du deuxième trimestre 2017 en raison des activités saisonnières plus nombreuses dans les professions élémentaires que professionnelles. La colonne précédente nous montre en plus que le nombre de postes vacants a augmenté davantage dans les professions aux niveaux de compétences les moins élevés entre le deuxième trimestre 2016 et le deuxième trimestre 2017 (entre 31,5 % et 33,4 %) que chez le personnel professionnel (17,1 %) et celui de la gestion (aucune augmentation). Ce tableau nous montre clairement ce que je soupçonne depuis longtemps, soit que le tpv est beaucoup plus élevé dans les professions qui exigent le moins de compétences que dans celles qui en exigent le plus, et que l’écart entre les deux tend à augmenter.

– quelques professions

Le tableau qui suit montre les six professions (comptant au moins 5000 salariés estimés) qui avaient les taux de postes vacants les plus élevés au deuxième trimestre 2017 (selon la méthode que j’ai décrite plus tôt) et les six professions avec le plus de postes vacants au même trimestre.

 

On peut voir que quatre des six professions montrant les tpv les plus élevés (dont les trois premières) font partie des professions élémentaires (dont le deuxième chiffre du code est un 6 ou un 7). De ces quatre professions, deux sont saisonnières, une énormément (les manœuvres en aménagement paysager et en entretien des terrains auraient eu selon l’EPVS moins de 400 postes vacants dans les trois autres trimestres des trois années précédentes et parfois aucun – ou trop peu pour que l’EPVS publie cette donnée – mais plus de 1000 dans le deuxième des années 2015, 2016 et 2017), l’autre moins (les manœuvres dans la transformation des aliments et des boissons, dont le nombre de postes vacants a varié entre 450 et 1250 au cours des 10 derniers trimestres, mais jamais en bas de 960 au deuxième trimestre). Les deux autres professions avec les tpv les plus élevés font partie des professions techniques (les animateurs/animatrices et responsables de programmes de sports, de loisirs et de conditionnement physique) et intermédiaires (les ouvriers/ouvrières agricoles), mais aucune du personnel professionnel ni de la gestion. Finalement, le tableau montre que les hausses les plus élevées entre les deuxièmes trimestres de 2016 et de 2017 se sont observées chez les nettoyeurs spécialisés (hausse de près de 400 %!) et chez les manœuvres dans le traitement des pâtes et papiers et la transformation du bois (hausse de 68 %), industries qui ont perdu beaucoup d’emplois au cours des dernières années et à l’avenir plutôt incertain.

Quatre des six professions comptant le plus de postes vacants sont dans la vente et les services (dont le premier chiffre du code est un six) et deux d’entre elles sont dans des professions élémentaires, soit les serveurs/serveuses au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé (dont la présence au sommet des postes vacants converge avec le tpv élevé dans la restauration et les difficultés de recrutement dont se plaignent les restaurateurs) et les caissiers/caissières, deux professions qui seraient en voie de disparition selon nos futurologues qui prévoient la disparition de la moitié des emplois actuels d’ici moins de 20 ans (il en reste 16…) en raison de leur automatisation. En tout cas, les employeurs ont actuellement de la difficulté à pourvoir leurs postes dans ces professions! On y trouve en plus les :

  • conducteurs/conductrices de camions de transport, qui ont toujours eu beaucoup de postes vacants, mais dont le nombre a augmenté de 87 % entre le deuxième trimestre 2016 et celui de 2017;
  • cuisiniers/cuisinières, dont la demande est en partie saisonnière et fortement médiatisée;
  • autres préposés/autres préposées aux services d’information et aux services à la clientèle, dont la demande reflète les difficultés de recrutement de ces préposés dans les centres d’appel (et ailleurs);
  • aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires, professions dont les difficultés de recrutement sont souvent négligées, même si souvent médiatisées;

mais, encore une fois, aucune profession du personnel professionnel ni de la gestion. Bref, ces résultats cadrent tellement bien avec ceux par industrie et par niveau de compétences que ma méthode peu orthodoxe semble donner des résultats plus qu’acceptables!

Et alors…

Que conclure de tout cela? Il semble clair que les employeurs ont plus de difficulté à pourvoir des postes qui exigent peu de compétences que des postes qui en exigent beaucoup. Ce ne serait donc pas, comme on l’entend et le lit souvent, en premier lieu un problème de manque de compétences, ce qui correspondrait avec l’utilisation si fréquente du terme «pénurie», mais surtout une offre de main-d’œuvre peu qualifiée insuffisante et des conditions de travail peu attrayantes. Comme je l’écrivais dans un précédent billet (avec quelques modifications) : lorsqu’on offre en moyenne 11,45 $ au Canada et 11,25 $ au Québec (ce qui est exactement le salaire minimum) pour des postes de caissiers ou 11,90 $ au Canada et 11,80 $ au Québec pour des postes de serveurs au comptoir (et qu’on traite souvent les personnes qui acceptent de telles offres comme des moins que rien…), doit-on se demander longtemps pourquoi on ne trouve pas rapidement de personnes prêtes à occuper ces postes quand ils se libèrent et pourquoi ils se libèrent si souvent? On notera que ces salaires sont ceux qui sont offerts pour les postes demeurés vacants, mais on ne sait pas quels salaires ont été offerts pour les postes de caissiers et de serveurs au comptoir qui ont été pourvus. Chose certaine, si le salaire minimum augmentait à 15,00 $ de l’heure, non seulement la qualité de vie des personnes qui actuellement gagnent moins que ça serait améliorée, mais les employeurs auraient moins de difficulté à trouver preneurs pour ces postes et se plaindraient moins souvent aux journalistes de subir des pénuries de main-d’œuvre!

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2 commentaires leave one →
  1. Richard Langelier permalink
    21 octobre 2017 21 h 23 min

    Ce n’est pas parce que je ris que c’est drôle. L’article de Jean-François Racine de l’agence QMI: «Dans la restauration rapide, des établissements comme Tim Hortons et McDonald’s ont choisi de fermer pendant la nuit parce qu’ils n’étaient plus en mesure d’offrir un service 24 heures à la clientèle.» m’a estomaqué. Wow! Que voilà un service essentiel!

    Lors de mon bac en Économie, j’ai entendu des profs et des étudiants s’opposer à toute hausse du salaire minimum puisque ça incitait les jeunes à quitter l’école pour ces emplois. Là, ce serait devenu tragique. «Les employeurs n’auront pas le choix, ils vont être obligés de raugmenter nos salaires», disait Yvon Deschamps dans un monologue.

    En 2001, François Blais proposait de subventionner ces emplois par un allocation universelle de 3100$ (4112,37$ selon http://www.banqueducanada.ca/taux/renseignements-complementaires/feuille-de-calcul-de-linflation/ ). Michel Chartrand, très à gauche, expliquait à Pierre Marcotte que sa proposition de revenu de citoyenneté de 18 000$ permettrait au restaurant Hélène de Champlain (où le couvert le moins cher était de 100$) de trouver des plongeurs au salaire minimum.

    Merci Darwin, pour ces précisions remettant les pendules à l’heure au sujet de ces articles catastrophistes.

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  2. 22 octobre 2017 0 h 30 min

    «puisque ça incitait les jeunes à quitter l’école pour ces emplois»

    Ce qui m’a fait toujours rire avec ce type d’argument, c’est que ces gens disent aussi que cela fera diminuer l’emploi chez les jeunes : bref, les jeunes auront moins d’emplois, mais ils quitteront plus l’école parce qu’ils en auront plus. J’aime!

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