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Les effets de la hausse du salaire minimum en Ontario

3 mai 2018

Chaque premier mai, lorsque le salaire minimum augmente, on a droit aux revendications des groupes sociaux et des syndicats pour que ce salaire augmente davantage (à 15,00 $ depuis au moins 2016), aux lamentations des groupes patronaux sur la hausse accordée et à leurs prévisions de catastrophes si le salaire minimum augmentait vraiment à 15,00 $. Que ce soit Martine Hébert, porte-parole de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui affirme que toute hausse du salaire minimum entraîne des hausses de prix, des baisses d’heures de travail et des baisses d’investissements, ou Norma Kozhaya, économiste en chef du Conseil du patronat du Québec, qui parle d’un impact global nécessairement négatif «diminution du PIB, des heures travaillées, du pouvoir d’achat, etc.», les représentantes du patronat font leur travail, soit de faire peur au monde.

Nous avons cette année la chance de pouvoir avoir un exemple rapproché. En effet, l’Ontario vient d’augmenter son salaire minimum de 21 %, soit de 11,60 $ à 14,00 $, le premier janvier dernier. Les premières données suivant cette hausse sont maintenant disponibles. D’ailleurs, à 4 min 45 du débat avec le président de la CSN Jacques Létourneau présenté au milieu de cette page, on peut entendre Mme Hébert affirmer à propos des conséquences de la hausse du salaire minimum en Ontario que : «Il y a eu beaucoup de pertes d’emplois (…). Entre mars 2017 et mars 2018, il s’est perdu des dizaines de milliers d’emplois, (…) particulièrement dans les emplois moins qualifiés».

Même si la hausse du salaire minimum de l’Ontario ne date que d’un peu plus de quatre mois, certaines données sont maintenant disponibles. Je vais dans ce billet regarder celles qui font le plus objet de prévisions catastrophistes de la part des représentant.es du patronat, soit celles sur l’inflation (trois mois), sur les heures travaillées (trois mois pour les données de l’Enquête sur la population active ou EPA, et deux mois pour l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail ou EERH, données beaucoup plus fiables), sur l’emploi (idem) et sur le chômage (trois mois de EPA). Je n’ai pas trouvé de données pour le PIB de l’Ontario, mais, de toute façon, les variations de cet indicateur dépendent de trop d’autres facteurs pour être d’un grand secours ici.

Inflation

Le graphique ci-contre, tiré du tableau cansim 326-0020 de Statistique Canada, montre que si la hausse des prix annuelle dans les aliments achetés au restaurant de janvier à mars 2018 fut nettement plus élevée en Ontario (6,2 % en moyenne, barres vertes) que dans l’ensemble du Canada (4,0 % en moyenne, barres jaunes), elle a eu peu d’impact sur l’inflation d’ensemble (2,13 % en moyenne en Ontario, barres rouges, par rapport à 2,06 % en moyenne dans l’ensemble du Canada, barres bleues). Je dois même présenter cette moyenne avec deux chiffres significatifs pour voir une différence, sinon j’aurais montré 2,1 % pour les deux! Bref, les hausses de l’inflation faramineuses annoncées par nos oiseaux de malheur ne semblent pas se réaliser!

Les heures travaillées

Le graphique ci-contre, tiré des tableaux cansim 282-0017 et 282-0021, montre l’évolution de la moyenne des heures effectivement travaillées en Ontario dans un emploi principal entre les mois de janvier et mars 2017, et les mois correspondants de 2018. On y constate que le nombre moyen d’heures travaillées de l’ensemble des travailleur.euses y a augmenté en moyenne de 0,5 % (barres bleues), alors que celui des jeunes âgés de 15 à 24 ans, soit les employé.es qui devraient subir le plus durement les effets négatifs de la hausse du salaire minimum selon les prévisionnistes orthodoxes, a augmenté en moyenne de 2,0 % (barres rouges), et que celles travaillées dans les deux industries où on retrouve le plus de travailleur.euses payé.es au salaire minimum, soit le commerce de gros et de détail (barres jaunes, malheureusement les données disponibles ne séparent pas ces deux secteurs, mais on observe que plus des trois quarts des emplois dans le commerce sont dans le commerce de détail) et l’hébergement et la restauration (barres vertes) ont respectivement diminué de 0,3 % et de 3,0 %. Ces données rendent une image un peu contradictoire, avec une hausse des heures travaillées par les jeunes, mais une baisse concentrée principalement dans l’hébergement et la restauration, secteur aussi le plus touché par l’inflation.

Les estimations de l’emploi de l’EPA dont est tiré le graphique précédent comportent toutefois d’importantes marges d’erreur. Il est donc sage de tenter de valider ces résultats avec des données plus fiables, comme celles de l’EERH. Malheureusement, nous ne disposons que de deux mois de données, soit pour janvier et février. Le graphique ci-contre, tiré du tableau cansim 281-0032 de Statistique Canada, montre que le nombre d’heures hebdomadaires moyennes des salarié.es rémunéré.es à l’heure (y compris le temps supplémentaire) entre janvier et février 2017, et les mêmes mois de 2018 pour l’ensemble des industries (barres bleues) a diminué en janvier et a augmenté en février pour une croissance moyenne nulle, que ce nombre a aussi diminué en janvier et augmenté en février dans le commerce de détail (barres rouges) pour une baisse moyenne de 0,3 %, qu’il a augmenté en janvier et en février dans l’hébergement et la restauration (barres jaunes) pour une hausse moyenne de 1,5 %, et qu’il est demeuré stable en janvier et a augmenté en février dans la restauration (barres vertes pour cette sous-industrie qui accueille plus de 85 % des salarié.es de l’hébergement et de la restauration) pour une hausse moyenne de 1,0 %. Si ces données correspondent assez bien aux estimations de l’EPA pour l’ensemble des industries (0,5 % pour l’EPA par rapport à une croissance nulle pour l’EERH) et le commerce (0,3 % dans les deux cas et aussi si j’utilise les données de l’EERH pour le commerce de gros et de détail), elles sont carrément inversées pour l’hébergement et la restauration (-3,0 % pour l’EPA par rapport à +1,0 % pour l’EERH). Comme les données de l’EERH sont plus fiables, j’aurais tendance à les privilégier. Chose certaine, ces données n’indiquent pas que la hausse du salaire minimum a fait diminuer les heures de travail de façon importante.

Emploi

Le graphique ci-contre, tiré du tableau cansim 282-0007, montre l’évolution de l’estimation de l’emploi de l’EPA entre les mois de janvier et mars 2017, et les mois correspondants de 2018 en Ontario. Ce graphique montre que l’estimation de l’emploi y a augmenté en moyenne de 1,6 % (barres bleues), que le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans en emploi a augmenté en moyenne de 4,1 % (barres rouges, hausse qui se compose avec celle de 2,0 % du nombre d’heures travaillées par semaine), que l’estimation de l’emploi dans le commerce de détail a augmenté de 7,0 % (barres jaunes) et que l’estimation de l’emploi dans l’hébergement et la restauration a augmenté de 1,7 % (barres vertes). Ces estimations sont pour le moins étonnantes. Non seulement la hausse de l’estimation de l’emploi des jeunes jumelée à celle des heures hebdomadaires travaillées est tout simplement renversante, celle encore plus élevée dans le commerce de détail, jumelée à un quasi-maintien des heures travaillées (-0,3 %) laisse sans voix. Par ailleurs, la hausse de 1,7 % de l’estimation de l’emploi dans l’hébergement et la restauration annule une grande partie de la baisse de 3,0 % des heures hebdomadaires travaillées selon l’EPA (mais en hausse de 1,0 % selon l’EERH, je le rappelle).

Face à ces résultats étonnants, il est encore plus important de tenter de voir ce qu’il en est avec les données de l’EERH, données, je le répète, beaucoup plus fiables que les estimations de l’EPA, car issues d’un recensement auprès de tous les employeurs grâce aux rapports sur la paye qu’elles remettent plusieurs fois par année à l’Agence du Revenu du Canada (ARC). Le graphique ci-contre, tiré du tableau cansim 281-0023, montre que le nombre d’emplois salariés totaux entre janvier et février 2017 et les mêmes mois de 2018 pour l’ensemble des industries (barres bleues) a augmenté en moyenne de 2,1 %, moyenne assez semblable à celle montrée par l’EPA (1,6 %), que ce nombre a augmenté un peu en janvier et diminué de la même ampleur en février dans le commerce de détail (barres rouges) pour une croissance moyenne nulle (contredisant la forte hausse montrée par les estimations de l’EPA, mais n’indiquant pas non plus de baisse), qu’il a augmenté en janvier et en février dans l’hébergement et la restauration (barres jaunes) pour une hausse moyenne de 2,3 %, moyenne assez semblable à celle montrée par l’EPA (1,7 %), et qu’il a augmenté en janvier et en février dans la sous-industrie de la restauration (barres vertes) pour une hausse moyenne de 1,6 %. Si ces données contredisent l’estimation de l’emploi de l’EPA pour le commerce de détail, elles confirment celles pour l’ensemble des professions et l’hébergement et la restauration, et n’indiquent pas, elles non plus, la perte de dizaines de milliers d’emplois depuis la hausse du salaire minimum dont parle Mme Hébert. Malheureusement, l’EERH ne fournit pas de données selon l’âge, donc pour les jeunes.

Taux de chômage

Cette donnée n’est disponible que pour l’EPA. Selon les estimations du tableau cansim 282-0007, le taux de chômage en Ontario entre la moyenne de janvier à mars 2017 et celle des mêmes mois de 2018  :

  • est passé pour l’ensemble de la population de 6,5 à 5,7 %, en baisse de 0,8 point de pourcentage;
  • est passé pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans de 14,6 à 11,8 %, en baisse de 2,9 points;
  • est passé dans le commerce de détail de 4,1 à 4,4 %, en hausse de 0,3 point;
  • est passé dans l’hébergement et la restauration de 6,1 à 6,0 %, en baisse de 0,1 point.

Il faut noter ici que le taux de chômage industriel est en moyenne beaucoup plus faible que le taux de chômage global et pour les jeunes. En effet, au cours des six mois considérés, 41 % du chômage global et 43 % de celui des jeunes n’étaient pas associés à des industries, car ces personnes n’avaient pas travaillé depuis au moins un an, y compris celles qui n’avaient jamais travaillé. Ainsi, alors que le taux de chômage global était en moyenne de 6,1 % au cours de ces six mois, le taux de chômage industriel (en fait, on l’appelle le taux de chômage expérimenté) était de 3,7 %. Par contre, ces taux se comparent d’une période à l’autre.

Au bout du compte, on peut voir qu’aucun désastre ne s’est manifesté depuis la hausse du salaire minimum. L’emploi dans l’ensemble de la population a crû a un bon rythme, que ce soit avec les estimations de l’EPA ou les données de l’EERH. Selon les premières, la croissance de l’emploi chez les jeunes ainsi que leur nombre d’heures de travail n’a pas souffert, bien au contraire. Le commerce de détail semble avoir aussi bien réagi, lui qui est, n’oublions pas, sujet à la concurrence avec le commerce électronique. Seule la restauration montre une augmentation des prix, mais la croissance de l’emploi, surtout selon les données les plus fiables, résiste bien. Il faut noter que la hausse du salaire minimum a peut-être contribué à atténuer les difficultés de recrutement dans ce secteur. Il sera intéressant de regarder l’évolution des données sur les postes vacants dans cette industrie depuis le début de 2018 quand elles seront disponibles. Le chômage des jeunes, qui est censé exploser en même temps que son emploi est censé s’effondrer, est au contraire à la baisse. On dirait donc que les méchantes données de la vie réelle ne collaborent pas avec les prévisions catastrophistes des représentant.es des organismes patronaux. Réjouissons-nous en!

Un autre aspect

Je devrais arrêter ce billet ici, mais je tiens à parler d’un autre aspect de la question. Dans un document récent intitulé Le salaire minimum à 12 $ en 2018 au Québec : Hausse du revenu disponible des ménages et comparaison avec les provinces qui ont annoncé l’atteinte du 15 $, Luc Godbout et Suzie St-Cerny de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke ont calculé que, en tenant compte du pouvoir d’achat, la plupart des types de ménages du Québec touchant le salaire minimum auront un revenu disponible réel plus élevé que celui des ménages équivalents des trois provinces dont le salaire minimum sera plus élevé que celui du Québec d’ici juin 2018, soit l’Ontario (14,00 $), l’Alberta (13,60 $) et la Colombie-Britannique (12,65 $), sauf dans quelques cas en l’Alberta.

Pour comparer le pouvoir d’achat des ménages de ces provinces, les auteur.es ont utilisé les données des seuils de la Mesure du panier de consommation (MPC). Ils ont précisé que, comme il n’y a pas de données pour les provinces entières, ils ont utilisé celles des seuils «des régions métropolitaines de recensement (RMR) les plus populeuses dans chacune des provinces considérées». Le tableau ci-contre, réalisé à l’aide du tableau cansim 206-0093, montre les écarts du seuil de la MPC pour une famille de quatre personnes entre les RMR choisies (Toronto, Calgary et Vancouver) et celle de Montréal, ainsi que les écarts des seuils entre les autres régions de ces provinces et ceux des régions équivalentes du Québec. Il existe aussi des seuils pour les RMR de Québec, Ottawa, Hamilton et Edmonton, mais je ne les ai pas illustrés. Disons seulement que ces seuils sont tous moins élevés que ceux de la plus grosse RMR retenue pour leur province.

On peut voir que si le choix des seuils des RMR les plus populeuses pour remplacer les seuils des provinces ne semble pas trop avoir de conséquences pour les données de l’Alberta, car les écarts des seuils dans les autres régions (entre 12,7 % et 21,0 %) sont parfois au-dessus, parfois en dessous de celui de la RMR retenue (14,1 %), et car l’écart entre le seuil d’Edmonton et celui de Montréal, non montré dans le tableau, est aussi inférieur à celui de Calgary (8,8 % par rapport à 14,1 %), son impact est plus important pour la Colombie-Britannique, avec des écarts se situant entre 7,5 % et 15,1 %, en majorité inférieurs à celui de 13,0 % pour Vancouver, et il est majeur en Ontario avec des écarts (entre 4,8 % et 9,7 %) tous nettement inférieurs à celui de 16,5 % pour Toronto.

Il semble pourtant possible de tenir compte des écarts des seuils des autres régions. En effet, Pierre Fortin, quand il fait cet exercice, tente de calculer la moyenne pondérée de ces écarts. On peut en effet voir dans ce billet, portant justement sur les différences du coût de la vie entre le Québec et l’Ontario, qu’il a transformé un écart de 14,8 % entre le coût de la vie à Montréal et celui à Toronto (sa source était l’écart du coût de la vie pour l’ensemble de la population, pas seulement pour un panier de biens essentiels comme celui utilisé pour calculer les seuils de la MPC) en un écart moyen de 10,9 % du coût de la vie entre le Québec et l’Ontario. Le fait de tenir compte de ces différences moindres à l’extérieur de Toronto et de Montréal a donc fait diminuer de 3,9 points de pourcentage l’écart du coût de la vie entre le Québec et l’Ontario dans ses calculs. Je ne suis pas toujours d’accord avec Pierre Fortin, surtout pas sur le salaire minimum, mais je salue ici sa rigueur. Soulignons que le ministère des Finances du Québec a fait le même genre de calcul qui surestime l’écart entre le coût de la vie des Québécois.es et des Ontarien.nes dans ce document budgétaire à la page numérotée 29 (voir les notes (2) et (4) au bas du tableau).

Je ne sais pas à quel point le fait de calculer des moyennes pondérées d’écarts de pouvoir d’achat aurait modifié les calculs des auteur.es, mais chose certaine, l’avantage des ménages québécois aurait été moins élevé que ces calculs ne le révèlent.

Finalement, je tiens à ajouter que l’exercice de la Chaire est utile. Il permet en effet de mettre en lumière les différences de l’impact réel d’un salaire minimum de 15,00 $, par exemple, dans le niveau de vie des ménages des différentes provinces. Mais, cela ne change pas le fait que le salaire minimum au Québec est encore, à 12,00 $, inférieur au salaire viable qui permet de non seulement se procurer des biens et services essentiels (ce que calcule la MPC), mais aussi de pouvoir vivre dignement. Que les ménages des autres provinces dont les membres touchent le salaire minimum soient encore plus mal pris que les nôtres ne nous console nullement.

Et alors…

Revenons à l’objet principal de ce billet… Il est certain qu’il est encore beaucoup trop tôt pour pouvoir conclure sur les impacts de la hausse de 21 % du salaire minimum en Ontario. Les estimations de l’EPA comportant une marge d’erreur importante (surtout pour des sous-populations comme celle des jeunes et des personnes travaillant dans des industries spécifiques), elles doivent être interprétées avec prudence. En plus, les données de l’EERH, plus fiables, ne sont disponibles que pour deux mois. Celles sur l’inflation nous fournissent sûrement un meilleur portrait, mais il n’est pas dit que d’autres ajustements ne pourraient pas se produire.

Il n’en demeure pas moins que ces données convergent toutes pour écarter l’hypothèse chère aux représentant.es patronaux et aux économistes orthodoxes d’un désastre appréhendé. Jusqu’à maintenant, il n’y a aucun signe de bouleversement dans le marché du travail ontarien ni dans la hausse des prix, sinon dans la restauration, et encore, sans conséquence sur l’inflation globale, donc sur le pouvoir d’achat des Ontarien.nes. Même si rien ne pointait de négatif au cours des prochains mois, il ne faut pas croire que ces personnes lâcheront leur bâton du pèlerin. Elles ne l’ont pas fait après l’absence de conséquences négatives en Colombie-Britannique qui a suivi la hausse de 28 % son salaire minimum en 2010, alors que l’Institut Fraser avait prédit la perte d’entre 26 000 et 52 000 emplois chez les jeunes, même si on estime qu’il s’en est perdu moins de 4000 en 2011, emplois tous rétablis en 2015 (voir la page 7 de cette note économique de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, l’IRIS). Elles ne le lâcheront pas plus cette fois.

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4 commentaires leave one →
  1. 3 mai 2018 21 h 43 min

    Bon, une autre donnée… Les recettes de l’industrie de la restauration ont augmenté de 5,0 % entre les deux premiers mois de 2017 et ceux de 2018 en Ontario, mais de 3,8 % dans le reste du Canada, selon le tableau cansim 355-0006.

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  2. 17 mai 2018 18 h 20 min

    Des fois, mes billets ont un peu d’écho…

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