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Rapport sur les inégalités mondiales

20 août 2018

L’objectif du Rapport sur les inégalités mondiales 2018, sous la direction de Facundo Alvaredo, Lucas Chancel, Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, «est de contribuer à un débat mondial mieux informé sur les inégalités économiques en apportant à la discussion publique les données les plus récentes et les plus complètes». Comme ce livre est long (528 pages) et touffu, je devrai me contenter d’un compte-rendu descriptif et partiel.

Synthèse : On peut prendre connaissance des faits saillants de ce livre dès le départ. Cette synthèse est accessible sur Internet sur cette page.

Introduction : «Les inégalités économiques sont un phénomène ordinaire et, dans une certaine mesure, inévitable. Cependant, nous sommes persuadés que, faute de remédier efficacement à leur aggravation, celle-ci engendrera toutes sortes de catastrophes politiques et sociales. (…) Notre ambition n’est pas de mettre tout le monde d’accord sur le niveau idéal des inégalités; cela n’arrivera jamais, pour la simple et bonne raison qu’il n’existe pas une vérité scientifique unique sur ce qui serait le niveau optimal d’inégalité, et encore moins sur les politiques sociales et les institutions idéales pour atteindre ce niveau et le maintenir». Les auteurs présentent ensuite leurs objectifs et décrivent le contenu du livre.

Première partie – Le projet WID.world et la mesure de l’inégalité économique

Les auteurs présentent dans cette partie du livre les sources de données qu’ils utiliseront par la suite («revenus et patrimoines totaux estimés dans les comptabilités nationales, y compris, dans la mesure du possible, des estimations sur les avoirs offshore; enquêtes déclaratives sur le revenu et le patrimoine des ménages; données fiscales issues de l’impôt sur le revenu; données fiscales et administratives sur les successions et les patrimoines; et classements des grandes fortunes»; ces données sont accessibles sur le site WID.world) ainsi que les principaux indicateurs d’inégalités qu’ils analyseront. Les auteurs précisent ensuite qu’ils ne peuvent malheureusement pas fournir de données sur la répartition mondiale des richesses en raison du manque de sources fiables à ce sujet. Si j’insiste sur ce point, c’est surtout parce que j’ai déjà critiqué les rapports d’Oxfam sur la répartition des richesses (basés sur les estimations du Crédit suisse) justement pour cette raison (voir entre autres ce billet). Ils comptent toutefois être en mesure de fournir à l’avenir des données fiables sur le sujet en exploitant de nouvelles sources. À suivre!

Deuxième partie – Évolution des inégalités de revenus dans le monde

2.1 – Dynamique mondiale des inégalités de revenus : Depuis 1980, «les inégalités de revenus ont crû dans presque tous les pays, mais à des rythmes différents». En plus cette croissance s’est manifestée par une part des revenus de plus en plus élevée accaparée par les 10, 1, 0,1, 0,01 et 0,001% les plus riches. Si les plus riches se sont plus enrichis que les plus pauvres dans tous les pays pour lesquels les auteurs ont des données fiables (soit pour les pays qui représentent les deux tiers de la population mondiale) entre 1980 et 2016, l’agrégation de ces résultats au niveau mondial offre un portrait un peu différent, comme le montre le graphique ci-contre. En effet, la forte croissance, même si inégale, des pays émergents fait en sorte que l’augmentation des revenus fut plus élevée pour les 40 % les plus pauvres que pour ceux qui se situent entre les 40 % et 99 % les moins riches, mais qu’elle fut bien plus élevée chez les 1 % les plus riches et encore plus chez les 0,1, 0,01 et 0,001 %.

2.2 – Évolution des inégalités de revenus entre pays : Les auteurs se concentrent ici sur les nombreuses différences qu’on peut observer dans le niveau de revenus et d’inégalités par pays et présentent de nombreuses données pour les illustrer.

2.3 – Évolution des inégalités de revenus à l’intérieur des pays : Les auteurs montrent à l’aide de nombreuses données que les inégalités ont diminué dans la plupart des pays entre 1920 et 1970, et qu’elles sont reparties en hausse par la suite, l’ampleur de ces mouvements variant considérablement d’un pays à l’autre. Ces variations illustrent entre autres le rôle important des politiques publiques et des institutions dans l’évolution des inégalités.

2.4 à 2.12 – Les inégalités de revenus

  • aux États-Unis : La part des revenus des 1 % les plus riches est passée de 10,7 à 20,2 % entre 1980 et 2016, pendant que celle des 50 % les moins riches connaissait une évolution inverse (de 20,7 à 13,1 %). En fait, les revenus réels de ces derniers ont stagné tandis que ceux des premiers ont triplé.
  • en France : La situation est bien différente en France. En effet, la part des revenus des 10 % les plus riches est passée de 29,4 à 32,6 % entre 1983 et 2014, pendant que celle des 50 % les moins riches passait de 23,0 à 22,5 %. Malgré cela, les revenus réels de ces derniers n’ont augmenté que de 31 % tandis que ceux des 10 % les plus riches ont augmenté d’environ 50 %, ceux des 0,1 % de près de 100 % et ceux des 0,001 % de 140 %.
  • en Allemagne : Bien que l’Allemagne dispose des données les plus anciennes, l’évolution des inégalités dans ce pays est difficile à analyser en raison des changements importants de régimes politiques et de territoires. Cela dit, cette évolution se situe entre celles des États-Unis et de la France. En effet, la part des revenus des 10 % les plus riches est passée de 31,8 à 40,3 % entre 1980 et 2013, pendant que celle des 50 % les moins riches passait de 23,4 à 16,7 %, l’essentiel de cette augmentation des inégalités s’étant manifesté à partir de 1995, après la réunification de 1990.
  • en Chine : À la suite de l’adoption de réformes économiques majeures en 1978, la part des revenus des 10 % les plus riches est passée en Chine de 27,1 à 41,4 % entre 1978 et 2015, pendant que celle des 50 % les moins riches passait de 27,0 à 14,8 %. Malgré cette augmentation majeure des inégalités, les revenus réels de ces derniers ont quintuplé (hausse de 400 %) tandis que ceux des 10 % les plus riches ont été multipliés par 13. On observe aussi un creusement du clivage entre les milieux rural et urbain.
  • en Russie : Les réformes économiques adoptées en Russie à partir de 1989 furent encore plus importantes qu’en Chine. La part des revenus des 10 % les plus riches est passée de 23,7 à 45,5 % entre 1989 et 2015, pendant que celle des 50 % les moins riches passait de 30,1 à 17,0 %, les plus gros changements ayant eu lieu entre 1989 et 2000 (en fait, les inégalités ont même diminué un peu entre 2000 et 2016). Au bout du compte, les revenus réels des 50 % les moins riches ont diminué de 20 % entre 1989 et 2015 tandis que ceux des 10 % les plus riches ont augmenté de 170 % et ceux des 0,1 % de 400 %. En fait, 99 % de la croissance des revenus est allée au 1 % le plus riche.
  • en Inde : L’Inde a aussi a adopté des réformes économiques. Au début des années 1980, elle a déréglementé des marchés et a décidé de soutenir davantage ses entreprises. En conséquence, la part des revenus des 10 % les plus riches est passée de 31,5 à 55,5 % entre 1980 et 2014, pendant que celle des 50 % les moins riches passait de 23,3 à 14,9 %. Ainsi, les revenus réels des 50 % les moins riches ont connu une hausse de 89 % tandis que ceux des 10 % les plus riches ont augmenté de près de 400 %, ceux des 0,1 % de plus de 1100 % et ceux des 0,001 % de plus de 2700 %.
  • au Moyen-Orient : Les inégalités au Moyen-Orient n’ont pas augmenté au cours des dernières décennies, car elles étaient déjà parmi les plus élevées de tous les pays. En effet, la part des revenus des 10 % les plus riches a été en moyenne de 60,9 % entre 2012 et 2016, pendant que celle des 50 % les moins riches atteignait à peine 9,5 %. Notons que ces inégalités reflètent aussi bien celles entre les pays de cette région que celles entre les personnes de chacun de ces pays. Notons qu’une étude plus récente à laquelle ont participé deux des auteurs (ainsi que Lydia Assouad) arrive à un niveau d’inégalités encore plus élevé, avec par exemple 64 % des revenus allant aux 10 % les plus riches pour les mêmes années (entre 2012 et 2016), au lieu de 60.9 %.
  • au Brésil : Comme pour le Moyen-Orient, les inégalités au Brésil n’ont pas augmenté au cours des dernières années, car elles étaient déjà parmi les plus élevées. Par contre, des données plus complètes obtenues récemment montrent qu’elles n’ont pas diminué non plus, comme les données par enquêtes le laissaient penser. Ainsi, la part des revenus des 10 % les plus riches est passée de 54,3 à 55,3 % entre 2001 et 2015, pendant que celle des 50 % les moins riches passait de 11,3 à 12,3 %. En conséquence, les revenus réels de ces derniers ont augmenté de 29 % tandis que ceux des 10 % les plus riches ont augmenté de 20 %, ceux des 0,1 % de 55 % et ceux des 0,001 % de 120 %.
  • en Afrique du Sud : La fin de l’apartheid n’a pas fait diminuer les inégalités de revenu en Afrique du Sud, la part des 10 % les plus riches demeurant une des plus élevées au monde (environ 66 %). Si les inégalités interethniques ont diminué, elles ont augmenté au sein de chacune des communautés.

Troisième partie – Dynamique des patrimoines public et privé

3.1 – Le rapport patrimoine/revenu dans le monde : Ce chapitre analyse l’évolution des ratios du patrimoine public sur le patrimoine national, soit le total des patrimoines privé et public (ratio en baisse dans presque tous les pays, quand il n’est pas carrément négatif comme aux États-Unis), et du patrimoine national sur le revenu national. Les auteurs expliquent que ces évolutions dépendent d’une foule de facteurs, mais surtout des politiques publiques et des institutions dont les pays se sont dotés.

3.2 – L’évolution des rapports patrimoine/revenu dans les pays développés : Les auteurs analysent les principaux facteurs qui influencent l’évolution des ratios présentés dans le chapitre précédent. «L’épargne [et la dette, privée et publique], le taux de croissance de l’économie et les prix des actifs [comme celui de l’immobilier] sont les principaux déterminants de long terme du patrimoine national». Ils notent aussi que l’impact de chacun de ces facteurs varie selon les pays.

3.3 – Trajectoires comparées de deux anciens pays communistes : Les auteurs examinent ici l’évolution «des patrimoines public et privé en Chine et en Russie depuis l’abandon du communisme». Cette évolution fut bien différente dans ces deux pays en raison de facteurs institutionnels, des «stratégies adoptées en matière de privatisation des actifs publics» et de la plus grande utilisation des paradis fiscaux par les Russes.

3.4 – Accumulation de patrimoine, propriété privée et montée des inégalités en Chine : Le titre décrit bien le contenu de ce chapitre.

3.5 – L’essor de la propriété privée en Russie : Idem.

Quatrième partie – Dynamique des inégalités de patrimoine mondiales

4.1 – Les inégalités de patrimoine mondiales – tendances et projections : Comme mentionné plus tôt, les auteurs considèrent qu’ils est impossible pour l’instant d’estimer la valeur du patrimoine dans la plupart des pays, donc encore moins possible d’estimer sa répartition (ils critiquent comme je l’ai fait les estimations de la revue Forbes et du Crédit suisse). Ce chapitre ne touche donc l’évolution et la répartition du patrimoine que pour quelques territoires, soit l’Europe, la Chine et les États-Unis. Pour ces pays et ce continent, ils observent que les inégalités de patrimoine sont encore plus élevées que les inégalités de revenus, les 10 % les plus riches accaparant plus de 70 % du patrimoine (mais entre 50 et 60 % des revenus) et les 50 % les moins riches en possédant à peine 2 % (par rapport à environ 15 % des revenus). En plus, ces inégalités sont en hausse, la part des 1 % les plus riches étant passée de 28 à 33 % entre 1980 et 2015. Les auteurs analysent ensuite les facteurs qui expliquent ce niveau d’inégalités et sa croissance.

4.2 – Tendances comparées en matière d’inégalité de patrimoine des ménages dans le monde : Les auteurs donnent plus de détails sur ces tendances dans les chapitres suivants.

4.3 à 4.6 – Les inégalités de patrimoine

  • aux États-Unis : Entre 1985 et 2012, la part du patrimoine accaparée par les 10 % les plus riches est passée de 63,7 à 77,2 % (une hausse de 13,5 points de pourcentage), celle des 1 % de 25,1 à 41,8 % (une hausse de 16,7 points, ce qui montre que les personnes se situant entre le 10 % et le 1 % ont vu leur part diminuer de 3,2 points, de 38,6 à 35,4 %) et celle des 0,1 % de 9,7 à 22,0 % (une hausse de 12,3 points, soit presque les trois quarts de la hausse des 1 %). Cette hausse des inégalités s’explique surtout par la baisse des impôts, la hausse des revenus et des actifs financiers des plus riches (donc à une hausse du taux d’épargne), et à la hausse de la dette des 90 % les plus pauvres (ce qui a fait diminuer leur part du patrimoine national nette et, par le fait même, a fait augmenter la part des 10 % les plus riches).
  • en France : Quoiqu’élevées, les inégalités sont bien moindres en France et se sont moins accentuées au cours des dernières décennies. Entre 1984 et 2014, la part du patrimoine accaparée par les 10 % les plus riches est passée de 50,0 à 55,3 % (une hausse de 5,3 points de pourcentage), celle des 1 % de 15,8 à 23,4 % (une hausse de 7,6 points, ce qui montre que les personnes se situant entre le 10 % et le 1 % ont vu leur part diminuer de 2,3 points, de 34,2 à 31,9 %). Alors que la part des 50 % les moins riches est nulle ou négative aux États-Unis, elle est légèrement positivement en France, même si elle a diminué de 2,6 points entre 1984 et 2014, de 9,0 à 6,3 %.
  • en Espagne : En Espagne, les inégalités se sont même réduites entre 1984 et 2013, surtout en raison de la hausse de la valeur des maisons (même si cette valeur a diminué depuis 2008 en raison de la crise). En effet, la part du patrimoine accaparée par les 10 % les plus riches a diminué de 4,2 points de pourcentage, passant de 60,7 à 56,5 %, pendant que celle des 50 % les moins riches demeurait assez stable (6,7 % en 1984 et 6,6 % en 2013), et qu’elle augmentait chez les autres 40 %. L’auteure de ce chapitre (Clara Martinez-Toledano) précise que cette baisse de la part du patrimoine des plus riches est en fait fortement atténuée (en fait presque annulée) en raison de l’accroissement des actifs détenus dans des paradis fiscaux, actifs non comptabilisés dans les données présentées dans ce chapitre.
  • au Royaume-Uni : Les inégalités de patrimoine et leur évolution au Royaume-Uni au cours des dernières décennies sont semblables à celles observées en France. Entre 1985 et 2012, la part du patrimoine accaparée par les 10 % les plus riches est passée de 48,7 à 51,9 % (une hausse de 3,2 points de pourcentage), celle des 1 % de 15,8 à 19,9 % (une hausse de 4,1 points, ce qui montre que les personnes se situant entre le 10 % et le 1 % ont vu leur part diminuer de 0,9 point, de 32,9 à 32,0 %).

Cinquième partie – Combattre les inégalités économiques

5.1 – Quelles perspectives pour les inégalités de revenus mondiales ? : Les auteurs explorent trois scénarios sur l’évolution des inégalités de revenus au niveau mondial d’ici 2050, scénarios basés sur la tendance mondiale, sur celle observée aux États-Unis et sur celle constatée en Europe. Espérons que la pire ne se réalise pas (celle observée aux États-Unis, bien sûr), ou plutôt, travaillons dans ce sens, car si nous ne faisons qu’espérer, elle risque fort de se réaliser! Notons que les auteurs sont conscients des limites de tels scénarios et mettent en garde le lecteur de confondre ces scénarios indicatifs avec des prévisions. En plus, il faut encore plus se méfier de scénarios économiques de long terme quand ils ne tiennent pas compte des conséquences du réchauffement climatique, comme c’est le cas ici.

5.2 – Lutter contre les inégalités au sommet de la hiérarchie – le rôle de l’impôt progressif : Ce sont «les changements politiques et institutionnels qui expliquent le mieux la diversité des trajectoires» des inégalités de revenus et de patrimoine. Parmi ces changements, ceux qui ont touché la progressivité de la fiscalité, notamment les impôts sur le revenu des particuliers, sur les profits des sociétés et sur le patrimoine et les héritages, sont ceux qui ont eu le plus d’impact sur l’évolution des inégalités (à la hausse comme à la baisse).

5.3 – Politique fiscale et mondialisation – vers un cadastre financier mondial ? : Les auteurs recommandent la création d’un cadastre mondial des titres financiers pour pouvoir lutter contre l’évasion fiscale, surtout dans les paradis fiscaux.

5.4 – Lutter contre les inégalités au bas de la hiérarchie – améliorer l’égalité d’accès à l’éducation et à des emplois bien rémunérés : Le titre décrit bien le contenu de ce chapitre. Ajoutons que les auteurs analysent notamment les liens entre les inégalités éducatives et les inégalités de revenus, l’importance d’avoir un salaire minimum assez élevé et l’apport de la présence de représentant.es des salarié.es dans les conseils d’administration des entreprises.

5.5 – Les leçons du passé – les États doivent investir dans l’avenir : Les auteurs montrent qu’il est possible de réduire la dette publique sans adopter de mesures d’austérité et sans vendre des actifs publics.

Conclusion : Les auteurs résument leurs constats et précisent que leur travail est loin d’être terminé. Ils sont encore insatisfaits des limites des données disponibles sur les inégalités (surtout de patrimoine, mais aussi de revenus pour les pays émergents en Asie, en Afrique et en Amérique latine) et comptent peaufiner leur travail pour pouvoir fournir des données fiables sur les inégalités entre les hommes et les femmes, ainsi qu’à l’échelle régionale (ou subnationale). Ils se réjouissent toutefois de la collaboration à leur travaux de plus en plus de chercheur.es et d’organismes.

Annexe : Cet annexe contient quelques précisions techniques, présente quelques graphiques supplémentaires et invite les lecteurs à consulter le site WID.world.

Et alors…

Lire ou ne pas lire? J’hésite… Ce livre est sûrement difficile à suivre pour les personnes qui ne sont pas tout à fait à l’aise avec les chiffres. Même pour celles qui en mangent, la lecture de ce livre est souvent répétitive, certaines données servant à plusieurs endroits du livre et les mêmes types de données étant analysées de la même façon pour de nombreux pays, ce qui peut devenir fastidieux, même si ces analyses sont toujours instructives. Sauf dans la cinquième partie qui contient plus de recommandations, ce livre est en fait surtout une source de référence. Il permet en plus de mieux connaître l’univers des analyses et des données offertes gratuitement sur le site WID.world qui contient une mine d’informations sur les inégalités. Bref, ce livre est un incontournable pour les personnes qui s’intéressent aux détails de la question des inégalités, mais peut facilement être laissé de côté par les autres (qui sont déjà courageuses si elles ont lu tout ce billet!).

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