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La fille qui aimait les sciences

28 octobre 2019

Avec son livre La fille qui aimait les sciences – une histoire d’arbres et de vie (Lab Girl en version originale, soit La fille de laboratoire), Hope Jahren, géochimiste et géobiologiste américaine, nous livre un «témoignage autobiographique intime et passionné d’une femme qui s’est battue pour devenir ce qu’elle est et s’imposer comme scientifique dans un monde dominé par les hommes».

Prologue : L’autrice explique pourquoi elle préfère étudier les organismes terrestres que marins, puis nous montre que l’esprit scientifique est à la portée de tout le monde.

Première partie – Racines et feuilles : L’autrice raconte son enfance au Minnesota et souligne notamment la chance qu’elle a eu dès son plus jeune âge de pouvoir «jouer» dans le laboratoire de physique de son père qui enseignait cette matière au secondaire. Elle aborde ensuite :

  • les relations avec sa mère, qui a dû interrompre ses études en sciences parce qu’elle était une femme, même si elle a reçu des prix dans ce domaine;
  • ses études en sciences;
  • l’importance qu’elle accorde à son laboratoire (d’où le titre de la version originale du livre);
  • le financement inadéquat de la recherche scientifique, sauf si elle est axée sur la défense;
  • la vie et la mort d’un épicéa bleu sur le terrain de sa maison d’enfance;
  • la vie des graines;
  • l’expérience qu’elle a vécue dans le cadre d’un emploi étudiant dans la pharmacie d’un hôpital;
  • le risque pris par la première racine d’un arbre (un mauvais choix de lieu de déploiement signifie la mort de l’arbre);
  • l’analyse des sols et sa première rencontre avec Bill, qui deviendra son collaborateur dans son laboratoire;
  • le rôle des feuilles pour nourrir les arbres et produire le sucre dont nous avons besoin pour survivre;
  • sa thèse de doctorat à l’Université de Californie à Berkeley sur les micocouliers et leurs graines, ainsi que les enseignements qu’ils peuvent fournir sur «les températures moyennes des étés qu’a connu le Midwest entre chaque glaciation»;
  • le rôle du tronc (le bois) pour les arbres (et pour nous!);
  • la cérémonie de remise de son doctorat qu’elle a quittée rapidement pour retourner à son laboratoire avec Bill;
  • son déménagement à l’Université Georgia Tech à Atlanta où elle a obtenu un poste de professeure de géologie et ses retrouvailles avec Bill quelques mois plus tard, quand elle a obtenu son premier laboratoire tout à elle;
  • le mode de reproduction par boutures qui fait en sorte que les arbres et les plantes qui poussent ainsi ont le même ADN que leurs «parents».

Deuxième partie – Bois et nœuds : L’autrice décrit l’effet de l’hiver sur les arbres dans le sud des États-Unis puis explique comment Bill et elle ont équipé son laboratoire et raconte leurs premières expériences. Elle aborde ensuite :

  • les champignons, à la fois amis et ennemis des arbres;
  • le sol, avec la vie qu’on y trouve et les autres enseignements qu’il nous transmet;
  • une réflexion sur les singes et les humains;
  • le feuillage des arbres, son fonctionnement et les molécules qu’il utilise;
  • le financement insuffisant de la recherche scientifique non militaire aux États-Unis;
  • les lianes grimpantes, plantes opportunistes et même parfois parasitaires;
  • sa vie personnelle, quasiment inexistante, tout son temps étant consacré à son laboratoire;
  • les cactus, dont certains peuvent se séparer de leurs racines, se dessécher et «revivre» après une pluie;
  • ses crises maniaques (elle précise plus loin qu’elle est maniaco-dépressive et psychosée);
  • le phénomène d’évapotranspiration chez les plantes;
  • un accident d’automobile en se rendant à une conférence en Californie avec Bill et deux étudiant.es;
  • les composés organiques volatils sécrétés par les arbres;
  • d’autres ennuis de financement qui se règlent avec son déménagement à l’Université John-Hopkins à Baltimore.

Troisième partie – Fleurs et fruits : L’autrice explique l’impact énorme de l’urbanisation sur la végétation et les forêts, puis raconte la récupération du matériel d’un laboratoire qui ferme en raison de la retraite d’un de ses anciens mentors. Elle aborde ensuite :

  • le sexisme du milieu scientifique;
  • le fonctionnement d’un spectromètre de masse;
  • les mécanismes qui expliquent que les arbres survivent en hiver malgré la présence d’eau dans leurs cellules;
  • une expédition de recherche à île Axel Heiberg au Nunavut;
  • la sexualité végétale;
  • sa rencontre à 32 ans avec celui avec qui elle se mariera;
  • sa grossesse, d’autant plus difficile qu’elle doit cesser de prendre ses médicaments pour son trouble bipolaire et ses psychoses, et son accouchement;
  • la lutte des végétaux pour se procurer l’eau dont ils ont besoin;
  • une expérience complexe en Norvège pour mieux comprendre le fonctionnement de la «mémoire» chez les arbres;
  • une recherche sur des mousses poussant en Irlande;
  • des palmiers («pas vraiment des arbres»), de son déménagement à l’Université d’Hawaï et de son plaisir d’être mère;
  • une expérience pour déterminer l’influence de l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sur les choix des plantes («pousser, se réparer, se défendre ou se reproduire»);
  • ses réalisations des vingt dernières années avec Bill.

Épilogue : L’autrice s’inquiète, se désole et se scandalise de la dévastation que nous avons causée à trop d’écosystèmes. Elle conclut ce livre en nous conseillant de planter au moins un arbre dans notre vie, de bien le choisir et d’en prendre soin.

Et alors…

Lire ou ne pas lire? Je ne sais pas trop… Mes petits résumés sans beaucoup de mise en contexte ne permettent pas de se faire une idée vraiment claire du contenu de ce livre de plus de 400 pages. Sa structure peut sembler un peu décousue, mais l’autrice alterne en fait les chapitres sur les végétaux (surtout des arbres) et ceux sur sa biographie (les plus longs). Ce n’est pas le genre de livre que je préfère, mais je dois dire que je l’ai trouvé agréable à lire et inspirant. La vie de l’autrice (et au moins autant celle de Bill) est vraiment spéciale et elle la raconte de façon intéressante. J’ai toutefois déploré qu’elle n’en dise pas plus sur les résultats de ses recherches, se contentant de mentionner leur objectif et leur déroulement. Mais, bon point, la seule note est en bas de page!

Pour se faire une idée de ce qu’ont l’air l’autrice et Bill, on peut regarder les quelques photos de cet article.

2 commentaires leave one →
  1. 28 octobre 2019 18 h 14 min

    L’article cité en conclusion ne sert pas qu’à leur voir la face. Je l’ai partagé avec une traduction: https://www.facebook.com/gilbertg7/posts/10221340546327562

    Aimé par 1 personne

  2. 28 octobre 2019 21 h 56 min

    En effet, son contenu est aussi intéressant, quoique je ne me souvienne pas qu’elle ait parlé de Radio Shack dans le livre. Ça doit être parti à la traduction ou rendu différemment!

    Merci!

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