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Capital et idéologie (1)

23 décembre 2019

Avec son livre Capital et idéologie de 1232 pages, Thomas Piketty «retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l’histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu’aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales-démocrates». Premier de trois billets.

Introduction : «Chaque société humaine doit justifier ses inégalités». Si elles le font de nos jours en la basant sur la méritocratie, ce n’est et ce ne fut pas historiquement la seule justification utilisée. L’auteur explique la notion d’idéologie qu’il utilise dans ce livre (idées et discours décrivant «comment devrait se structurer la société») et présente les concepts de frontières (par exemple, qui a le statut de citoyen et qui ne l’a pas) et de propriété, deux institutions humaines, puis ses objectifs, sa démarche et les sources qu’il a utilisées pour mesurer l’évolution des inégalités (de revenus, de salaire, de patrimoine, d’éducation, selon le genre, la profession, l’origine, la religion, la race, le statut, etc.).

Il fournit ensuite des données sur l’évolution de l’espérance de vie et de l’alphabétisation sur deux siècles et des revenus moyens sur trois siècles, en soulignant qu’elles «masquent d’immenses inégalités et fragilités» ainsi que des «phases terribles de régression inégalitaire et civilisationnelle» (esclavage, colonialisme, guerres génocidaires, totalitarisme, etc.). Il analyse ensuite des données :

  • sur la hausse des inégalités de revenus depuis 1980 dans de nombreux pays et au niveau mondial, et depuis 1900 dans quelques pays;
  • sur l’évolution du taux marginal d’imposition maximal dans quelques pays depuis 1900;
  • sur le lien très fort entre l’accès aux études supérieures et le revenu des parents aux États-Unis actuellement;
  • sur l’évolution du vote gauche-droite en France et aux États-Unis en fonction de la scolarité et des revenus de 1945 à 2016.

Première partie – Les régimes inégalitaires dans l’histoire

1. Les sociétés ternaires – l’inégalité trifonctionnelle : Une société trifonctionnelle (ou ternaire) est divisée en trois classes, religieuse, noble (et guerrière) et laborieuse. Ces sociétés ont existé partout sur Terre, mais avec des formes et des institutions différentes. Par exemple, les deux classes dominantes représentaient moins de 2 % de la population en France en 1780, mais 11 % en Espagne en 1750 et 10 % en Inde en 1880 (voir ci-contre). L’auteur explique ensuite comment elles ont disparu, tout en laissant des traces dans les sociétés actuelles (comme la Chambre des lords en Grande-Bretagne et les régimes monarchiques dans bien des pays). Le fonctionnement de ce type de société peut étonner de nos jours, mais il se «justifiait» par le besoin de sécurité matérielle et spirituelle de la population.

2. Les sociétés d’ordres européennes – pouvoir et propriété : «L’enjeu du discours ternaire» est de pacifier aussi bien les élites que d’unifier le peuple. Les dominé.es doivent accepter leur sort et les classes religieuse et noble s’en tenir à leur rôle. L’auteur aborde aussi, pour la France :

  • l’évolution du servage;
  • le fonctionnement politique, institutionnel et fiscal de cette société
  • les conflits entre les classes;
  • la baisse de la part de la population des deux classes dominantes (d’environ 4 à 2 % entre 1380 et 1780) et les raisons de cette baisse;
  • l’évolution de la part des richesses détenue par les deux classes dominantes, celle-ci ayant atteint entre 50 et 67 % à son apogée, répartie assez également entre la noblesse et les organismes religieux.

3. L’invention des sociétés de propriétaires : Ce chapitre porte sur la transformation des sociétés ternaires en sociétés de propriétaires. En France, cette transformation fut soudaine (lors de la Révolution française) et non pas graduelle comme ailleurs. Les pouvoirs régaliens (sécurité, justice, violence légitime, etc.) sont devenus un monopole de l’État, mais le passage des autres pouvoirs à l’État fut plus complexe, assorti d’une foule d’exceptions et de compromis. Il aborde ensuite :

  • l’abolition des privilèges fiscaux des anciennes classes dominantes;
  • le non-remplacement des services éducatifs et hospitaliers offerts par les organismes religieux;
  • la simplification des droits de propriété terriens, qui fut tout sauf simple;
  • les tentatives ratées de créer des impôts progressifs;
  • la dimension émancipatrice bien réelle de l’idéologie propriétariste, mais aussi sa «tendance à la quasi-sacralisation des droits de propriété établis par le passé», droits qui «posent souvent de sérieux problèmes de légitimité»;
  • la justification (insatisfaisante) des inégalités dans les sociétés de propriétaires.

4. Les sociétés de propriétaires – le cas de la France : La Révolution française «a conduit au développement d’une société de propriétaires extrêmement inégalitaire entre 1800 et 1914», notamment en raison d’un système fiscal régressif. L’auteur présente des données sur les propriétés, le patrimoine, les actifs financiers, les héritages et les revenus pour illustrer ce fort niveau d’inégalités en France et encore plus à Paris (voir ce graphique), et sa hausse entre 1800 et 1914. Il aborde ensuite :

  • la composition des patrimoines à la Belle Époque (1880-1914);
  • le système fiscal de 1800 à 1914 (sans progressivité, sauf vers la fin de cette période, et encore là, bien timide);
  • l’influence du suffrage universel (adopté en 1871), de la publication de données sur les inégalités et de la Première Guerre mondiale sur l’adoption d’un système fiscal progressif en 1914, après bien des pays européens et même après les États-Unis;
  • le lien entre le propriétarisme et le capitalisme.

5. Les sociétés de propriétaires – trajectoires européennes : La transformation des sociétés ternaires en sociétés de propriétaires s’est faite plus graduellement dans d’autres pays européens, notamment au Royaume-Uni. Dans ce pays, les effectifs du clergé ont diminué fortement à compter du XVIe siècle, après la rupture entre le roi Henri VIII et l’Église catholique, notamment par l’expropriation de nombreux monastères. Les effectifs de la noblesse variaient aussi beaucoup, passant au XVIIIe siècle de moins 0,5 % en Suède à plus de 7 % en Espagne. Il aborde ensuite la situation au Royaume-Uni, soit :

  • la transformation sociale bien plus graduelle qu’en France, même si réalisée elle aussi en grande partie lors d’événements spécifiques;
  • la «fusion graduelle des logiques aristocratiques et propriétaristes», en raison du fait qu’environ 80 % des terres étaient détenues par seulement 7000 familles nobles en 1880;
  • la noblesse propriétaire britannique dans les romans classiques;
  • l’almanach de la noblesse de Burke et les autres annuaires européens du genre;
  • l’impact de l’extension du droit de vote à 60 % des adultes masculins en 1884 sur l’adoption d’une fiscalité progressive en 1909 et sur la perte du pouvoir législatif de la Chambre des lords en 1911;
  • la transformation de la société en Irlande et son accession à l’indépendance.

La société suédoise des XVIIIe et XIXe siècles fonctionnait avec un système quaternaire (clergé, noblesse, bourgeoisie urbaine et paysannerie propriétaire) contrôlé en fait par la noblesse qui ne regroupait pourtant que 0,5 % de la population en 1750 et 0,3 % en 1850. Jusqu’au début du XXe siècle, la Suède était aussi sinon plus inégalitaire que les autres pays européens. Ce sont les institutions dont elle s’est dotée par la suite qui l’ont transformée pour qu’elle devienne le pays le plus égalitaire au monde. Encore là, l’extension du droit de vote en 1911 et surtout de 1919 à 1921 a joué un rôle majeur dans cette transformation. L’auteur analyse ensuite les différentes formes de propriétarismes présents en Europe au XIXe siècle et les trois principaux facteurs qui ont mené à leur échec (les inégalités, l’économie reposant sur l’esclavagisme et le colonialisme, et la concurrence entre les nations qui ont mené à deux guerres mondiales).

Deuxième partie – Les sociétés esclavagistes et coloniales

6. Les sociétés esclavagistes – l’inégalité extrême : «L’esclavage est présent dans les sociétés les plus anciennes qui nous aient laissés des traces écrites», la mention la plus ancienne venant du code babylonien d’Hammurabi, datant d’environ 1750 avant l’ère commune. Entre 1500 et 1900, environ 20 millions d’Africain.es ont été enlevés dans la traite des esclaves, alors que la population de l’Afrique subsaharienne était estimée à entre 40 et 60 millions de personnes. L’auteur passe ensuite en revue les processus d’abolition de l’esclavage au cours du XIXe siècle :

  • au Royaume-Uni, l’esclavage a été aboli graduellement entre 1833 et 1844, en indemnisant entièrement les propriétaires d’esclaves, mais pas du tout les esclaves (800 000 personnes, toutes dans les colonies britanniques), qui devaient signer des contrats de travail à long terme, changeant peu de choses à leur situation; il présente ensuite les arguments utilisés à l’époque pour justifier les indemnités offertes seulement aux propriétaires, illustrant bien la sacralisation du droit de propriété;
  • en France, l’esclavage dans ses colonies fut aboli en 1794 à la suite des révoltes des esclaves de Saint-Domingue (Haïti) qui représentaient 90 % de la population, rétabli en 1802, sauf à Haïti qui déclara son indépendance en 1804, indépendance que la France ne reconnut qu’en 1825 en échange d’une dette représentant trois ans de revenu national de ce pays (dette remboursée vers 1950, mais payée plusieurs fois en intérêts qui représentaient annuellement environ 5 % du revenu national), dette qui a servi à indemniser les propriétaires d’esclaves, puis aboli définitivement en 1848, avec des indemnités aux propriétaires d’esclaves, l’obligation de contrats de travail à long terme pour les affranchi.es et d’autres modalités; il analyse les débats sur la réparation que doit moralement et légitimement la France à Haïti;
  • aux États-Unis, l’esclavage fut aboli en 1865 à la suite de la guerre de Sécession, alors que les 4 millions d’esclaves, tou.tes dans les États du sud, représentaient le tiers de la population de ces États (mais près de 60 % de celle de la Caroline du Sud), cette fois sans indemnisation aux propriétaires d’esclaves, mais aussi sans compensation aux esclaves, contrairement aux promesses du gouvernement (40 acres et une mule); l’abolition de l’esclavage a laissé place au ségrégationnisme et non pas à une véritable émancipation;
  • au Brésil, l’esclavage fut aboli en 1888, touchant 1,5 million d’esclaves, ou 20 % de la population, encore une fois à la suite de révoltes d’esclaves;
  • en Russie européenne, le servage fut aboli en 1861, touchant 20 millions de personnes, ou près de 40 % de la population, mais cela a changé peu de choses pour ces paysan.nes.

7. Les sociétés coloniales – diversité et domination : On distingue deux périodes de colonisation européenne. La première, guerrière et extractive, se déroulant souvent dans des colonies de peuplement, qui a mené à des exterminations massives des peuples autochtones, s’est étendue de 1500 à 1800-1850. La deuxième, prétendue «civilisatrice», s’est étendue de 1850 à 1960 et était marquée par une faible présence des peuples colonisateurs. Ensuite, l’auteur aborde notamment :

  • le niveau extrême d’inégalités de revenus, de richesses, de services publics (notamment en éducation et en santé), politiques, juridiques et individuelles dans les sociétés coloniales et esclavagistes;
  • l’importance de la valeur des richesses extraites des pays colonisés par le secteur privé des pays colonisateurs;
  • l’imposition de dettes aux pays colonisés par les pays colonisateurs pour rembourser le coût de guerres qu’ils y ont menées (l’équivalent de tributs de guerres);
  • le contrôle des termes de l’échange dans le commerce international entre les pays colonisés et colonisateurs (une autre forme d’exploitation);
  • le travail forcé, les corvées et l’absence de mesures de sécurité au travail;
  • l’apartheid en Afrique du Sud et ses suites (dont une nouvelle hausse des inégalités);
  • les négociations sur les structures institutionnelles et politiques entre la métropole et les anciennes colonies françaises après leur indépendance (négociations qui ont échoué).

8. Sociétés ternaires et colonialisme – le cas de l’Inde : L’auteur explique comment le territoire très peuplé de l’Inde a évolué historiquement pour ne former aujourd’hui qu’un seul pays. Il décrit ensuite la société quaternaire historique du pays (clergé, guerriers, agriculteurs, artisans et commerçants, et travailleurs de statut peu élevé, dont les «intouchables» ou «dalits» font partie) et la réalité beaucoup plus complexe de l’organisation de ces castes par le passé et de nos jours, celles-ci étant bien moins figées que ce modèle et ce qu’on en dit le laissent penser (les recensements britanniques du XIXe siècle ont compilé des dizaines de milliers de castes…). Il aborde ensuite :

  • les «visites» des colonisateurs européens en Inde (portugais, espagnols puis anglais);
  • l’impact de la crainte des musulmans dans les motifs des colonisateurs européens (sujet complexe…);
  • les données des recensements sur l’importance relative des différentes castes et leur utilisation par le colonisateur pour rigidifier les castes et pour recruter des membres des basses castes pour effectuer du travail forcé;
  • la mise en place de politiques de discrimination positive pour les basses classes, dont les dalits, après l’indépendance en 1947;
  • «l’insuffisance des dépenses éducatives et sanitaires en faveur des classes les plus défavorisées»;
  • les leçons que nous apporte l’analyse des politiques indiennes de discrimination positive sur la lutte contre les inégalités.

9. Sociétés ternaires et colonialisme – trajectoires eurasiatiques : L’auteur compare les recettes fiscales des principaux pays européens à celle de l’Empire ottoman et de la Chine de 1500 à 1850. De même niveau au départ, elles deviennent bien plus importantes en Europe à partir de 1700 et les écarts se creusent par la suite (voir ci-contre). Ces écarts s’expliquent par les conflits nationaux en Europe qui ont incité les pays à se doter d’armées importantes, armées qui sont devenues bien plus puissantes que celles de la Chine et de l’Empire ottoman au XIXe siècle. Ces écarts expliquent aussi en grande partie l’avance économique et technologique des Européens. Ensuite, l’auteur aborde notamment :

  • les deux guerres de l’opium (1839-1842 et 1856-1860) que les Européens ont gagné contre la Chine, leur permettant d’échanger l’opium indien contre des biens chinois (et de lui faire payer des tributs de guerre);
  • la société ternaire japonaise de 1600 à 1848, dominée par la classe guerrière (daimyos sous l’autorité du shogun), renversée par les colonisateurs européens et états-uniens;
  • les réformes adoptées à partir de 1848, misant notamment sur l’éducation;
  • la seconde guerre sino-japonaise, la Deuxième Guerre mondiale et la démilitarisation du Japon;
  • le niveau d’inégalités au Japon, qui se situe entre celui des États-Unis et celui de l’Europe;
  • l’évolution de la société ternaire (confucianiste et non religieuse) de la Chine en une société de propriétaires (et plus tard en une société communiste);
  • le passage d’une société ternaire à une république cléricale constitutionnelle en Iran;
  • le niveau très élevé des inégalités dans les pays religieux du Moyen-Orient (et dans d’autres territoires religieux).

L’auteur conclut cette partie ainsi :

«Le point commun entre toutes ces expériences historiques est qu’elles montrent à quel point l’inégalité sociale n’a jamais rien de «naturel» : elle est toujours profondément idéologique et politique.»

Puis, il annonce la suite :

«Pour aller plus loin, il nous faut maintenant analyser la façon dont les événements et les idéologies du XXe siècle ont transformé radicalement la structure des inégalités, à l’intérieur des pays comme au niveau international.»

À suivre!

7 commentaires leave one →
  1. 23 décembre 2019 6 h 29 min

    Il faut se méfier des concepts officiels quand on aborde l’histoire. La transformation de l’Angleterre n’a pas été si graduelle. La haute noblesse d’origine s’est passablement suicidée au cours de la Guerre des roses et une révolution républicaine a fini par mener Cromwell au pouvoir. La forme nouvelle ne lui a pas survécu et une monarchie s’est réinstallée uniquement pour se faire renverser par ce qu’ils ont appelé la Glorieuse révolution. La réalité a changé dramatiquement à ce moment-là tout en gardant les formes de l’ancienne. Grosso modo, les nouveaux nobles se sont départis de leurs obligations féodales, se transformant, effectivement en propriétaires et envoyant des cohortes d’anciens serfs sur les routes dans un torrent de misère et de crimes auxquels on a remédié en instituant le crime de flânage et la punition de la prolétarisation forcée, avec marque au fers d’un S.
    En France, par contre, la classe bourgeoise avait déjà fait son entrée au pouvoir avant la Révolution officielle. Louis XIV a établi son pouvoir absolu en s’appuyant sur la bourgeoisie à l’encontre de la Fronde des nobles. Le rôle de son premier ministre Colbert, dont Jean Talon était un reflet, a été très éloquent. C’est aussi à ce moment que Molière a été engagé pour divertir les nobles qui devaient se ruiner à maintenir une présence à Versailles. Dans ses pièces, Molière savait entretenir un discours ambigu où nobles et bourgeois pouvaient rire les uns des autres

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  2. 23 décembre 2019 11 h 07 min

    «La transformation de l’Angleterre n’a pas été si graduelle. »

    Piketty dit d’ailleurs que «la transformation sociale [a été] bien plus graduelle [au Royaume-Uni] qu’en France, même si réalisée elle aussi en grande partie lors d’événements spécifiques;»

    Cela ne me semble pas contredit par le contenu de votre commentaire. Piketty parle bien sûr en comparaison avec la France et avec sa révolution de la fin du XVIIIe siècle. Le mot «graduel» s’applique à divers niveaux de gradation!

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  3. 23 décembre 2019 16 h 46 min

    Oh j’ai hâte de lire la suite! Ça me donne vraiment le goût de lire l’ouvrage original!

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  4. 23 décembre 2019 17 h 01 min

    Encore deux lundis pour le prochain et le dernier! Le dernier contiendra aussi mon appréciation globale du livre.

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  5. Robert Lachance permalink
    24 décembre 2019 5 h 53 min

    Aller chercher sur des siècles impressionne.

    Point 4 et 5, Les sociétés de propriétaires.

    Vite comme ça, je retiens déjà pour argument concernant le poids politique des moins de 18 ans ceci « l’impact de l’extension du droit de vote à 60 % des adultes masculins en 1884 » et ceci « … le pays le plus égalitaire au monde (Suède). Encore là, l’extension du droit de vote en 1911 et surtout de 1919 à 1921 a joué un rôle majeur dans cette transformation » Aux femmes.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_femmes

    À quand l’extension à une représentation politique des moins de 18 ans ? Étant donné leur espérance de vie, il.les devraient y avoir droit, le mériter, dans une société qui justifie ses inégalités sur une base de méritocratie.

    Le Québec pourrait innover en plus de justice selon l’idée que s’en fait Amartya Sen pour ce qui concerne le poids politique, dimension intergénérationnelle, lors du débat public et adoption d’un nouveau mode de scrutin.

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  6. 24 décembre 2019 11 h 06 min

    Disons qu’il ne s’agit pas du sujet principal de ce livre… Et nulle part il n’y envisage une extension du droit de vote aux personnes ŝgées de moins de 18 ans. Désolé. 😉

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  7. Robert Lachance permalink
    30 décembre 2019 12 h 09 min

    D’accord.

    Sans me faire craquer les doigts sept fois avant de clavier, j’ai exercé comme trop fréquemment déjà, mon droit à l’erreur; je le déplore.

    Dans un monde imaginaire, ce droit est à l’étude pour le renouvellement d’une actuelle charte des droits québécoise, renouvelée aux lumières de L’idée de Justice d’Amartya Sen; j’ai appris l’existence de ce livre ici et je vous en suis reconnaissant.

    C’était dans une perspective politique, en m’arrêtant en passant, d’avant les précédentes, des sociétés propriétaristes actuelles aux sociétés futures : collaboratives, interdépendantises.

    Aimé par 1 personne

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