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Un peuple libre

30 novembre 2020

peuple libreAvec son livre Un peuple libre – Indépendance, laïcité et inclusion, Benoit Renaud «souhaite redonner au projet indépendantiste un contenu réellement émancipateur, à même d’articuler question sociale et question nationale».

Préface : Catherine Dorion explique que si l’idée de l’indépendance n’a plus la cote, c’est parce qu’elle n’est plus associée à un projet de société. Elle considère que ce livre va dans la bonne direction pour surmonter cette perception et combler cette lacune. «L’indépendance du Québec sera populaire, horizontale et inclusive. Ou elle ne sera pas».

Avant-propos : «On ne peut que constater que le mouvement souverainiste ou indépendantiste québécois vit présentement une crise profonde». L’auteur présente ici les objectifs de ce livre, notamment d’analyser les racines profondes de cette crise et de proposer des solutions pour en sortir.

1. L’indépendance déboussolée : L’auteur propose des raisons qui expliquent «la réticence de la population face à l’idée d’un troisième référendum sur la souveraineté du Québec», puis montre que l’unité des forces indépendantistes ne serait pas suffisante pour surmonter cette réticence. Il aborde ensuite :

  • les raisons pour faire l’indépendance;
  • la défense du français, avec l’évolution de sa situation au Canada et au Québec;
  • le multiculturalisme, l’interculturalisme et le conservatisme identitaire (ou monoculturalisme);
  • le clivage entre Montréal (surtout) et le reste du Québec;
  • l’indépendance comme projet désincarné, ni à gauche ni à droite;
  • cinq «positionnements par rapport à l’indépendance du Québec sur le plan des valeurs», des inconditionnel.les aux opposant.es, et les moyens pour les faire changer de positionnement;
  • le rôle de trois types de conservatisme dans la crise du mouvement indépendantiste, soient institutionnel (changer le moins de choses pour ne pas faire peur), économique (ne pas contester le néolibéralisme) et identitaire;
  • l’indépendance comme étiquette pour prendre le pouvoir;
  • le développement d’un projet inclusif pour accéder à l’indépendance.

2. Briser l’empire canadien : Les deux premières formes de conservatisme mentionnées précédemment (institutionnel et économique) enlèvent un argument aux indépendantistes pour critiquer le Canada. Ce chapitre montre justement comment cette critique pourrait se concrétiser. Pour ce, l’auteur aborde :

  • le colonialisme canadien (il cite notamment le livre Décoloniser le Canada d’Arthur Manuel que j’ai présenté dans ce billet), ses politiques d’assimilation des Autochtones et sa constitution qui les ignore presque complètement;
  • l’exploitation du territoire par les sociétés minières, pétrolières et gazières encouragée aussi bien par des lois laxistes que par des subventions et des déductions et crédits d’impôt généreux, souvent en piétinant les droits territoriaux des Autochtones;
  • le militarisme canadien;
  • l’impérialisme canadien et le non-respect des droits de la personne;
  • le fait que le Québec est à la fois complice et victime du colonialisme canadien;
  • l’antimilitarisme historique au Québec;
  • la promotion d’un Québec ni colonisé ni colonisateur.

3. La mécanique raciste : Il sera impossible de rassembler une majorité de la population en faveur de l’indépendance en la divisant avec des politiques identitaires. L’auteur explique que, comme les races n’existent pas chez l’être humain qui en est une seule, le racisme se manifeste par un processus de fabrication de catégories de personnes, la racialisation. Avant de conclure que «Le Québec indépendant sera antiraciste ou ne sera pas», il aborde :

  • cinq aspects du processus de racialisation;
  • la logique «justifiant» les comportements racistes;
  • trois types d’attitudes racistes;
  • l’intersectionnalité;
  • le racisme systémique face à l’antiracisme affiché officiellement;
  • l’exemple du racisme envers les Irlandais.es par l’Angleterre, basé sur la religion, la classe, l’économie et la langue;
  • l’histoire du racisme au Canada, notamment envers les Autochtones, les francophones (dont les Acadien.nes et les Métis.ses), les Asiatiques, les Juif.ves, les musulman.es et les Noir.es;
  • l’histoire du racisme au Québec envers les mêmes groupes, sauf les francophones.

4. L’intolérance islamophobe : L’auteur rappelle l’attentat de la grande mosquée de Québec en 2017, avec ses six morts et huit blessés graves. Il analyse ensuite le contexte de l’islamophobie (et de l’hostilité envers toutes les religions) au Québec et ailleurs, puis aborde :

  • l’athéisme moderne et l’islamophobie au service du colonialisme;
  • l’imputation d’attaques terroristes erronément attribuée à l’islam et le rôle des puissances occidentales dans la montée du nationalisme religieux;
  • l’islamophobie comme forme de racisme;
  • l’islamophobie et le féminisme;
  • l’islamophobie et l’antisémitisme, deux formes de racismes ayant bien des points en commun;
  • l’intégrisme, le fondamentalisme religieux, la politisation de la religion, le conservatisme social et le terrorisme, des concepts qui ont chacun un sens spécifique et des caractéristiques différentes.

5. La laïcité inversée : Même si un des objectifs de la Révolution tranquille était de «mettre fin à la domination exercée depuis des siècles par l’Église catholique sur des institutions aussi importantes que les écoles et les hôpitaux», la laïcisation de ces institutions s’est réalisée très progressivement et jamais complètement, comme le montre la persistance des subventions aux écoles confessionnelles privées. C’est à la suite de ce qu’on a appelé la crise (ou controverse) des accommodements raisonnables que la question de la laïcité est revenue au centre des débats publics, notamment avec le dépôt de la Charte des valeurs québécoises par le gouvernement Marois du PQ et, plus récemment, de la Loi sur la laïcité de l’État (ou loi 21). L’auteur vise avec ce chapitre à clarifier le débat. Pour ce, il aborde :

  • la définition de la laïcité, qui repose sur la séparation de l’État et des églises, et sur la neutralité de l’État face aux religions et aux autres croyances pour atteindre l’égalité des droits de tou.tes les citoyen.nes, et la liberté de croire ou pas et de pratiquer une religion de son choix, et ainsi favoriser la «concorde au sein d’une communauté diversifiée sur le plan des valeurs et des croyances»;
  • la distinction entre la laïcité et la sécularisation;
  • les trois autres composantes de la laïcité (pour un total de huit avec les deux moyens et les trois finalités mentionnées dans la définition);
  • les conceptions divergentes de la laïcité, notamment sur le port de signes religieux par les employé.es de l’État;
  • le mythe du communautarisme;
  • les débats actuels au Québec sur la laïcité (portant trop souvent sur une laïcité répressive et inégalitaire);
  • le port de signes religieux et surtout du foulard;
  • la promotion d’un Québec laïque et inclusif.

6. Un pays à écrire : Le «projet national canadien est incompatible avec le projet d’une nation québécoise civique, inclusive, pluraliste, avec le français comme langue commune». Le Canada n’est pas réformable et seule l’indépendance peut éviter une «minorisation et une folklorisation croissantes du peuple québécois». Pour développer cette vision, l’auteur aborde :

  • le rôle de l’assemblée constituante pour démocratiser la vie politique et les institutions du Québec, et comme «geste de rupture avec l’ordre constitutionnel actuel»;
  • l’adhésion plus grande de la population à une constitution adoptée démocratiquement.

Conclusion : L’auteur revient sur ses principaux constats et présente les choix qui s’offrent au Québec : un pays anticolonial, antiraciste, inclusif et solidaire, ou un territoire refermé sur lui-même qui poursuit la tradition canadienne colonialiste, impérialiste et capitaliste. Il conclut que c’est le premier choix qui fera de nous un peuple libre.

Et alors…

Lire ou ne pas lire? Lire! J’étais un peu sceptique en me procurant ce livre. J’en ai en effet lu quelques-uns sur l’indépendance et en suis sorti plus souvent déçu qu’enthousiasmé. Sans être hyper enthousiaste, je suis loin d’être déçu, cette fois! L’auteur présente clairement les enjeux et les embûches, puis les moyens d’écarter ces dernières. Il clarifie notamment le concept de laïcité tellement galvaudé dans le débat public, ainsi que la différence entre la laïcité et la sécularisation, concepts aussi souvent confondus dans ce débat. Il montre aussi que la position de Québec solidaire n’est pas de mettre des conditions à l’indépendance, comme ses adversaires le prétendent, mais au contraire de proposer un projet de société qui la rend plus désirable et qui permettrait de vaincre les réticences actuelles. Quand on constate qu’un parti fédéraliste comme la «Coalition avenir Québec (CAQ) est le parti qui rallie le plus grand nombre de souverainistes», il devient clair qu’il y a quelque chose qui cloche avec les stratégies mises de l’avant actuellement par les tenant.es de l’indépendance. Finalement, les notes, aussi bien des références que des compléments d’information, sont en bas de page.

10 commentaires leave one →
  1. Robert Lachance permalink
    2 décembre 2020 13 h 50 min

    Merci !

    Je me cherchais une idée de cadeau à demander à la mè.père Noël.

    Aimé par 1 personne

  2. Robert Lachance permalink
    25 décembre 2020 12 h 57 min

    L’ascendance Noël peut se dire « mission accomplie ».

    J’en suis seulement à la quatrième de couverture. Je retiens cette prédiction pour étude : « L’indépendance du Québec sera post coloniale, antiraciste et radicalement démocratique où ne sera pas ». Tiens donc !

    En passant, la paire Noël m’a aussi apporté EM de Kim Thuy; qu’elle me pardonne l’absence d’accent aigu sur son u, (ah ce que mon correcteur sait les vraies affaires).

    C’est sans compter L’huile d’olive au quotidien de Claudia Pharand et Facebook pour les (nul.les) sous la direction de Carolyn Abram.

    J’en étais en attendant à relire le chapitre 11 de Le sens du pays : Refonder le combat indépendantiste de Gilbert Paquette, Refondation indépendantiste.

    Aimé par 1 personne

  3. Robert Lachance permalink
    26 décembre 2020 7 h 44 min

    Autrement que Benoit Renaud qui affirme en quatrième de couverture que l’indépendance du Québec sera postcoloniale, antiraciste et radicalement démocratique ou ne sera pas, Catherine Dorion comme vous avez relevé considère en préface que l’indépendance du Québec sera populaire, horizontale et inclusive, ou elle ne sera pas.

    Au CRISCO, Centre de recherche inter-langues sur la signification en contexte et non la matière grasse coloniale, post colonial n’a pas de synonyme dans son DES (dictionnaire électronique des synonymes); antiraciste non plus; démocratique en a cinq : démocrate, égalitaire, plébéien, populaire et marginalement commun. Benoit et Catherine s’entendent au moins sur populaire.

    Qu’en est-il d’horizontale ? Marginalement, plate et plane, prioritairement temporelle. Mes neurones n’en croîent pas leurs yeux ! le DES ajoute en antonymes accidenté, hiérarchique, hiérarchisé, montagneux, transcendant et vertical. Je vois mieux.

    – Et d’inclusive ? Inclusive n’a pas de synonymes dans le DES.

    Simplifiée, l’indépendance du Québec sera plate et temporelle, relative au temps, ou elle ne sera pas. Que l’indépendance survienne ou pas, l’interdépendance demeurera fatalement.

    Au lendemain d’avril 2014, Yves-François Blanchet croyait déjà que l’indépendance était le moyen, l’interdépendance au sein des Nations unies, ONU, la fin.

    https://jflisee.org/9461307/

    Sur ce, j’avancerais que qui veut la fin prend pour le moyen et alors, que propose Gilbert Paquette dans Le sens du Pays : refonder le combat indépendantiste, chapitre 11 ? Rien de moins qu’un changement de culture politique en prévision de la prochaine élection.

    Pour avoir suivi les auditions sur le PL °39, loi établissant un nouveau mode de scrutin, début 2020, j’écrirais que le PQ, QS et Catherine Fournier sont plus ouvert.es à un changement de culture politique que le PLQ, que Guy Ouellette et que la CAQ.

    Le projet de la CAQ propose de reporter un changement de procédure électorale à 2026 si les électeur.es disent majoritairement oui en référendum au projet en 2022 dont le principe a été adopté en octobre dernier et dont la multitude d’articles devront être adoptés au plus tard avant le printemps prochain.

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  4. 26 décembre 2020 11 h 11 min

    Votre expérience montre bien les limites de l’utilisation des dictionnaires de synonymes français pour mieux comprendre le sens de certains termes et certaines expressions, surtout ceux et celles qui sont propres à notre époque et à notre société!

    Aimé par 1 personne

  5. Robert Lachance permalink
    28 décembre 2020 12 h 22 min

    En effet !

    J’ai lu l’Avant-propos et vous avez on ne peut mieux résumer, j’ai essayé. Qu’ajouter pour faire idiot inutile ?

    Le PQ louvoie depuis 1995. Un mouvement d’abord intellectuel puis politique avec l’ADQ prend un virage identitaire. Des indépendantistes de gauche se regroupent. Des péquistes fondent Option nationale. Option nationale rejoint QS.

    Benoit Renaud n’a pas remarqué que Catherine Fournier a quitté le PQ début 2019.

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  6. Robert Lachance permalink
    31 décembre 2020 4 h 42 min

    À lire et garder pour référence, à défaut de mémoire.

    Au fil de la lecture, il m’apparaissait ce que j’ai lu en Remerciements : « j’ai commencé a travaillé systématiquement sur ce texte au printemps 2017, mais il s’agit en quelque sorte du travail d’une vie. » Il y salue les militant.es qu’il a côtoyé depuis les années 80.

    À post coloniale, antiraciste et radicalement démocratique, Benoit Renaud ajoute pluriel en page 190 à l’indépendance du Québec sera ou ne sera pas.

    En page 88, j’ai eu le plaisir de lire le terme plurinational dans la phrase « Un projet post colonial pour le Québec doit donc être plurinational. » Fort bien !

    Il continue en phrase suivante : « Les organisations indépendantistes, en commençant par les partis politiques qui portent ce projet, doivent offrir aux 11 autres nations qui vivent sur le territoire de la province de Québec une association politique librement consentie et égalitaire. »

    Je comprends ce qu’il veut dire. Quand j’emplois le mot plurinational, j’y inclus les nations fondatrices anglaise, écossaise et irlandaise; et les nations fondatrices qui ont fait la France, évidemment.

    Le mot plurinational ne possède pas de synonyme dans le DES. Pluriel a multiple et divers; singulier pour antonyme.

    Merci encore Père Noël !

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  7. 31 décembre 2020 10 h 00 min

    «Je comprends ce qu’il veut dire»

    C’est le principal en communication : se faire comprendre, peu importe d’y trouver des synonymes dans le DESé On le trouve pourtant dans l’encyclopédie du CRNTL, avec même une proposition de synonyme :

    «plurinational, -ale, -aux , pluri-national, -ale, -aux 1. Qui comprend plusieurs nations. Synon. multinational (v. ce mot A 1).La solidarité des peuples de l’État-nation fait de leur «vouloir vivre ensemble» un substitut possible à l’unité obligatoire dans la personne du chef (laquelle reste plus longtemps indispensable aux États pluri-nationaux) (Belorgey, Gouvern. et admin. Fr.,1967p.13).2. Qui implique la participation de plusieurs nations. Synon. multinational (v. ce mot A 3).Un office inter-états du tourisme africain (…), organisme pluri-national dont le siège est à Yaoundé (Cameroun) (Jocard, Tour. et action État,1966, p.222).3. Dont les activités s’exercent dans plusieurs pays. Synon. multinational (v. ce mot B).Monopole plurinational; entreprise plurinationale. Groupes capitalistes plurinationaux dont les activités débordent par force les limites de l’économie privée (Univers écon. et soc.,1960, p.4-6).»

    https://www.cnrtl.fr/definition/plurinational

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  8. Robert Lachance permalink
    31 décembre 2020 13 h 27 min

    Phare éclairant ce CNRTL ! Je devrais y consacrer plus de temps que le peu que j’accorde à TLMEP.

    Après réflexion, j’ai opté pour plurinational il y a quelques dizaines de mois plutôt que multinational. Brièvement, par réaction à multinational, « dont les activités se passent dans plusieurs pays » et « groupes capitalistes plurinationaux dont les activités débordent par force les limites de l’économie privée ». J’ai préféré « Qui comprend plusieurs nations ».

    Avec le temps et l’usage les deux termes deviendraient de moins en moins synonymes.

    « La Bolivie, en forme longue l’État plurinational de Bolivie, en espagnol Bolivia et Estado Plurinacional de Bolivia, en quechua Bulibiya et Bulibiya Mama llaqta, en aymara Wuliwya et Wuliwya Suyu, en guarani Volívia et Tetã Volívia, est un pays enclavé d’Amérique du Sud entouré par le Brésil au nord-est, le Paraguay au sud-est, l’Argentine au sud, le Chili au sud-ouest et le Pérou à l’ouest-nord-ouest. » Wikipédia.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bolivie

    Nous vivons dans un monde de droit et j’imagine qu’un monde de droit international est aussi à développer que des armes et des vaccins.

    « La Russie d’aujourd’hui est une fédération constituée de 85 sujets disposant d’une autonomie politique et économique variable. Le découpage, tenant compte entre autres de la présence de minorités, existait déjà dans l’ancienne URSS. Après la fin du système soviétique, le pays a graduellement adopté une économie de marché et un régime parlementaire pluraliste. Aspirant à suivre la mondialisation, la Russie se considère par ailleurs comme étant le pont entre l’Europe et l’Asie. Aujourd’hui, la Russie fait partie des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). En 2019, la Russie est la onzième puissance économique mondiale en matière de PIB à valeur nominale7 et sixième en parité de pouvoir d’achat8. » Wikipédia.

    Je dirais que la Russie est une solution transcontinentale, formée d’une dizaines de république, depuis le 12 juin 1990. plurinationale ?

    Je me cite :

    « Le patriotisme est une question d’occupation et d’administration d’un territoire. Le Québec m’apparait plurinational : les autochtones étaient là, ils ont fait bon accueil aux Français; un siècle et demie plus tard, les Anglais se sont imposés. Voilà ! Deux siècles plus tard, la majorité québécoise s’est découverte. Je n’entre pas dans les détails pour laisser à ceux qui savent mieux que moi le plaisir d’en informer et d’en débattre.

    Notre régime politique date du XVII siècle, manifestement de 1689 m’instruisent Benoit Mercier et André Duhamel dans La démocratie : ses fondements, son histoire et ses pratiques, 2e édition. Vous savez mieux que moi ce qui n’existait pas à l’époque comme moyen de communication. La politique est communication, le politique compétence. Ça demande examen et correction si indiquée.

    À cette époque, il y a évolution; on y passe d’un roi tout-puissant après Dieu à un Parlement, une sorte d’Assemblée nationale où débattre du bien commun. Je souhaite que nous passions à une Assemblée plurinationale ou chacun.e aura droit à une attention équitable avant toute liberté personnelle. Je sais, ça va chercher.

    Il est question d’adopter un nouveau mode de scrutin qui corrigerait des lacunes du présent en équité pour les partis. Fort bien ! Mais pas assez. Il faut passer à l’équité interpersonnelle. Le changement du mode de scrutin envisagé, entendu, ne règle pas une situation déplorable, le fait qu’environ 1,5 millions de Québécois.es sont privé.es d’une modalité d’exercice de leur droit constitutionnel de vote alors que des criminels et des juges l’ont réobtenu.es. Si leur père et mère y voit, ce sont leur père et mère qui n’ont pas un vote intégral, à 100%, selon le principe bien connu d’une personne un vote maintenant, en le partageant à l’avantage de leur progéniture. » J’ai écrit, 2018/09/25.

    Il est dans l’ordre des choses de se souhaiter pour la prochaine année une bonne, de la santé, du succès dans nos entreprises et les choses étant devenues ce quelles sont, le paradis avant la fin de vos jours. J’imagine qu’il est aussi dans l’ordre de remercier pour l’année qui s’écoule. À cet égard, je vous remercie pour le bien que vous faites ici et vous pardonne en collègue le mal que vous pourriez y avoir commis.

    https://rjjyl.blog/2020/12/23/33-bref-rivaliser-avec-dieu/

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  9. 31 décembre 2020 18 h 41 min

    «Après réflexion, j’ai opté pour plurinational il y a quelques dizaines de mois plutôt que multinational»

    Je préfère aussi, comme je préfère dire «entreprises transnationales» à «multinationales», même si «transnational» n’est pas dans le CNRTL. Cela dépend aussi du sens donné à «nations», pays ou peuples.

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