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Retour sur le marché du travail de septembre 2020

3 décembre 2020

Retour sur le marché du travail de septembre 2020Dans ma série de billets sur les estimations de l’emploi de l’Enquête sur la population active (EPA), j’ai souligné à quelques reprises qu’il fallait prendre les variations d’emploi par industrie avec des pincettes en raison de leurs marges d’erreur importantes. Comme je l’ai fait pour les données de mars à août, je reviens donc sur les estimations de l’emploi globales et par industrie de l’EPA en les comparant avec les données de l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH) qui ont été mises à jour jeudi dernier. Je pourrai ainsi comparer les baisses d’emploi globales et par industrie selon ces deux sources, et surtout montrer quels sous-secteurs des industries ont subi les pertes les plus importantes et lesquels s’en sont bien tirés.

Alors que les estimations de l’EPA sont sujettes à d’importantes marges d’erreur, surtout pour les données désagrégées comme celles sur l’emploi par industrie, les données de l’EERH n’ont pas de marge d’erreur, car elles proviennent d’un recensement des salarié.es de toutes les entreprises à partir de leur liste de paye. Pour cette raison, l’EPA ne fournit des estimations que pour 19 niveaux de désagrégation industrielle, tandis que l’EERH en publie pour 398! Par contre, l’EERH ne comptabilise pas les travailleur.euses autonomes, les salarié.es du secteur de l’agriculture (et de quelques autres secteurs qui comptent peu de salarié.es), les grévistes, les personnes en lock-out et celles en congé sans solde, alors que l’EPA le fait. Autre différence, l’EERH compile tous les emplois alors que l’EPA ne considère qu’un seul emploi quand une personne en occupe deux ou plus en même temps. Le plus grand défaut des données de l’EERH est qu’elles ne sont publiées que près de deux mois après celles de l’EPA et carrément deux mois après les faits.

Données industrielles

Le tableau qui suit, basé sur le contenu des tableaux 14-10-0223-01 et 14-10-0355-01 de Statistique Canada, compare l’évolution des données désaisonnalisées sur l’emploi de février à septembre 2020 selon l’EPA et l’EERH, et souligne leurs différences.

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_1_Québec

Notons que ces différences peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs. Par exemple, la différence de près de 560 000 emplois en février 2020 entre les estimations de l’EPA (4 384 500) et les données de l’EERH (3 825 175) s’explique surtout par le fait que les données de l’EERH ne couvrent pas les travailleur.euses autonomes (l’EPA estimait qu’il y en avait justement 562 500 en février). La différence plus grande en septembre (de 640 600 emplois) qu’en février (560 000), malgré une baisse de 27 000 travailleur.euses autonomes, est due au fait que beaucoup plus de personnes sans rémunération de la part de l’employeur ont été considérées en emploi par l’EPA, mais pas par l’EERH, en raison de leur absence du travail sans rémunération, l’équivalent d’un congé sans solde. Ainsi, alors que le nombre de salarié.es selon l’EERH et d’employé.es selon l’EPA était presque identique en février avec un écart de 3000 emplois ou de moins de 0,1 % en faveur de l’EERH, cet écart favorisait l’EPA en septembre de 123 000 ou de 3,4 %, ce qui est beaucoup, mais deux fois moins qu’en juin (248 000 ou de 7,6 %).

Ces facteurs jouent aussi un rôle dans la différence du pourcentage de la baisse de l’emploi entre février et septembre entre les estimations de l’EPA (2,6 %) et les données de l’EERH (5,1 %). Selon le tableau 14-10-0288-01 tiré des estimations de l’EPA, l’emploi global a baissé de 2,6 %, mais de 1,8 % pour les employé.es. La baisse moins élevée du nombre d’employé.es accentue encore plus la différence entre les niveaux de baisse de l’EPA (1,8 % par rapport à 5,1 % pour l’EERH). Il est donc clair que d’autres facteurs ont joué. On pourrait penser à la marge d’erreur des estimations de l’EPA et à la différence de semaine de référence, soit du 13 au 19 septembre pour l’EPA et du 20 au 26 septembre pour l’EERH. Mais ce serait étonnant que ces facteurs aient pu avoir un impact suffisant pour expliquer les 3,3 points de pourcentage d’écart. Il semble donc clair que cet écart de 3,3 points est dû en premier lieu au facteur mentionné auparavant, soit qu’un nombre plus élevé de personnes sans rémunération ont été considérées en emploi par l’EPA en septembre qu’en février, mais pas par l’EERH.

Par ailleurs, la présence des travailleur.euses autonomes dans les estimations de l’EPA peut fausser les comparaisons de l’évolution de l’emploi par industrie (comme dans les autres services, les services professionnels, scientifiques et techniques, et les services aux entreprises, services relatifs aux bâtiments et autres services de soutien où le taux de travailleur.euses autonomes était entre 23 % et 32 % en septembre). Cela dit, malgré ce facteur et la différence du concept d’emploi dans les deux enquêtes, seulement quatre industries (toutes dans le secteur des services) présentaient des écarts de plus de cinq points de pourcentage selon l’EERH que selon l’EPA de l’évolution de l’emploi entre février et septembre (voir la dernière colonne du tableau), soit :

  • les services d’enseignement, avec une hausse de 7,3 % selon l’EPA et une baisse de 5,0 % selon l’EERH ;
  • les services d’hébergement et de restauration, baisses de 14,8 % et de 24,0 %;
  • le commerce de gros et de détail, hausse de 1,4 % et baisse de 5,3 %
  • les services aux entreprises, services relatifs aux bâtiments et autres services de soutien, baisses de 2,9 % et de 8,4 %.

Les données par sous-secteurs

Comme mentionné en amorce, je visais entre autres par cette série à vérifier quels sous-secteurs des industries ont subi les pertes d’emploi les plus importantes et lesquels s’en sont bien tirés. Pour ce faire, j’ai toutefois dû me servir d’un tableau contenant des données non désaisonnalisées, car il fournit des données pour 398 niveaux de désagrégation industrielle au lieu de 26 pour celui que j’ai utilisé pour le tableau précédent en données désaisonnalisées. Pour que ces données soient comparables et éviter les écarts saisonniers importants, je présenterai les variations d’emploi entre septembre 2019 et 2020.

– Construction

Comme on peut le voir dans le premier tableau de ce billet, la baisse du nombre d’emplois entre février et septembre en données désaisonnalisées dans la construction fut de 4,2 % selon les estimations de l’EPA, mais Retour sur le marché du travail de septembre 2020_4_constructionde seulement 0,1 % selon les données de l’EERH. Le tableau ci-contre nous montre que l’emploi a augmenté de 1,9 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. Ce tableau nous apprend aussi que les variations de l’emploi furent très différentes d’un sous-secteur à l’autre. La baisse la plus importante, en nombre et en pourcentage, a été observée dans la construction d’installations de services publics (23 % ou 1900 emplois). La seule autre baisse notable a eu lieu dans la construction non résidentielle (550 emplois ou de 2,3 %). L’emploi a augmenté dans la plupart des autres sous-secteurs, avec la hausse la plus élevée en pourcentage (25 %, ou 1500 emplois) dans les autres travaux de génie civil, et la plus élevée en nombre chez les autres entrepreneurs spécialisés (2350 emplois ou de 6,9 %).

– Fabrication

L’emploi désaisonnalisé de la fabrication a diminué de 3,1 % entre février et septembre selon les estimations de l’EPA et de 4,2 % selon les données de l’EERH, et de 5,3 % en données non désaisonnalisées entre août 2019 et 2020. Seulement deux sous-secteurs ont connu une hausse de plus de 100 emplois entre ces deux mois de septembre, soit les usines de produits textiles (de 130 emplois ou de 4,3 %) et la première transformation des métaux (8,1 % ou de 1300 emplois), dont une hausse de 5,8 % (330 emplois) dans la production et la transformation d’alumine et d’aluminium, hausse peut-être due à l’annulation des tarifs imposés par les États-Unis le mois précédent. Des baisses de plus de 10 % furent observées dans la fabrication de vêtements (17 % ou 1700 emplois), l’impression (14 % ou 1750 emplois), la fabrication de produits du pétrole et du charbon (14 % ou 600 emplois), les usines de textiles (13 % ou 400 emplois), la fabrication du papier (12 % ou 2400 emplois), la fabrication de meubles (11 % ou 2700 emplois) et la fabrication de produits chimiques (11 % ou 2800 emplois). Soulignons aussi la baisse de 3,0 % (1650) emplois dans la fabrication de matériel de transport, malgré une hausse de 4 % (1200 emplois) dans la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces, sous-secteur que certains disent pourtant en difficulté, en confondant probablement avec d’autres sous-secteurs liés comme le transport aérien.

– Commerce de gros et de détail

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_5_commerceL’emploi désaisonnalisé du commerce de gros et de détail a augmenté de 1,4 % entre février et septembre selon les estimations de l’EPA et a diminué de 5,3 % selon les données de l’EERH, et de 5,1 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. L’emploi a diminué de 6,2 % (11 400 emplois) dans le commerce de gros. Il est demeuré assez stable chez les grossistes-marchands de produits agricoles et de véhicules automobiles, et de pièces et d’accessoires de véhicules automobiles, et a diminué d’entre 2,7 % et 25 % dans les autres sous-secteurs.

Dans le commerce de détail, la baisse fut de 4,7 % entre les deux mois de septembre (21 000 emplois). L’emploi a augmenté de 12 % (870 emplois) chez les détaillants hors magasin et de 8 % (3300 emplois) dans les magasins de marchandises diverses (dont les grands magasins), est demeuré assez stable (baisses de moins de 2 %) dans les magasins d’alimentation et chez les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage, et a baissé d’entre 4 et 22 % dans les autres sous-secteurs. Les baisses les plus fortes (de plus de 10 %) ont été observées dans les magasins de vêtements et d’accessoires vestimentaires (21 % ou 11 600 emplois) et les magasins d’appareils électroniques et ménagers (12 % ou 1300 emplois).

– Transport

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_6_transportL’emploi désaisonnalisé du transport a diminué de 7,5 % entre février et septembre selon les estimations de l’EPA et de 5,0 % selon les données de l’EERH, et de 5,2 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. Si l’emploi a augmenté de 13 % dans les messageries et les services de messagers (1300 emplois), probablement en raison de la hausse des livraisons de repas et de petits colis par des entreprises spécialisées, et est demeuré assez stable dans le transport ferroviaire, il a diminué d’entre 5 et 11 % dans les autres sous-secteurs. Étonnamment, l’emploi n’a baissé que de 6 % dans le transport aérien, probablement en raison de la Subvention salariale d’urgence du Canada.

– Finance, assurances, services immobiliers et de location

L’emploi désaisonnalisé de cette industrie a diminué de 2,7 % entre février et septembre selon les estimations de l’EPA et de 6,0 % selon les données de l’EERH, et de 6,4 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. Cette baisse fut en fait de seulement 1,1 % dans la finance et l’assurance (1600 emplois), mais de 20 % dans les services immobiliers et de location (11 800 emplois).

– Services professionnels, scientifiques et techniques

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_7_professionnelsL’emploi désaisonnalisé de cette industrie est demeuré stable entre février et septembre selon les estimations de l’EPA et a augmenté de 0,3 % selon les données de l’EERH, mais de 1,9 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. Le tableau ci-contre montre que l’emploi a varié de façon bien différente selon les sous-secteurs, augmentant de 1,7 % à 8,0 % dans six sous-secteurs, mais baissant de 17 % dans les services spécialisés de design (575 emplois) et de 6 % dans les services juridiques (900 emplois) et dans la publicité, les relations publiques et les services connexes (760 emplois).

– Services aux entreprises, services relatifs aux bâtiments et autres services de soutien

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_8_entreprisesL’emploi désaisonnalisé de cette industrie a diminué de 2,9 % entre février et septembre selon les estimations de l’EPA et de 8,4 % selon les données de l’EERH, et de 6,8 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. Les baisses de plus de 10 % ont eu lieu dans les services de préparation de voyages et de réservation (23 % ou 1900 emplois), la collecte de déchets (15 % ou 630 emplois), les services administratifs de bureau (13 % ou 1800 emplois) et les services d’emploi (11 % ou 4860 emplois). À l’inverse, l’emploi a augmenté de plus de 10 % dans le traitement et l’élimination des déchets (16 % ou 380 emplois).

– Services d’enseignement

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_9_enseignementL’emploi désaisonnalisé dans les services d’enseignement a augmenté de 7,3 % entre février et septembre selon les estimations de l’EPA et a diminué de 5,0 % selon les données de l’EERH, et de 3,7 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. Les deux baisses supérieures à 10 % s’observent dans les services de soutien à l’enseignement (29 %, mais seulement 320 emplois) et les autres établissements d’enseignement et de formation (18 % ou 2400 emplois). Les baisses les plus fortes en nombre provenaient des universités (4600 emplois ou 7,4 %) et des écoles primaires et secondaires (2440 emplois ou 1,2 %). La baisse importante dans les universités résulte en partie de la baisse des effectifs étudiants (surtout étrangers), mais probablement davantage des besoins moindres en personnel en raison de l’enseignement à distance.

– Soins de santé et assistance sociale

L’emploi désaisonnalisé dans les soins de santé et l’assistance sociale a augmenté de 0,5 % entre février et septembre selon les estimations de l’EPA, de 2,6 % selon les données de l’EERH, et de 3,7 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. Entre ces deux mois, les baisses et les hausses de plus de 10 % ont été observées dans les :

  • services individuels et familiaux (-13 % ou 4100 emplois);
  • services de soins de santé à domicile (-10 % ou 300 emplois);
  • établissements de soins infirmiers (-10 % ou 5700 emplois);
  • établissements communautaires de soins pour personnes âgées (+36 % ou 11 000 emplois);
  • services de réadaptation professionnelle (+32 % ou 3500 emplois);
  • établissements résidentiels pour handicaps liés au développement, troubles mentaux, alcoolisme et de toxicomanie (+29 % ou 1550 emplois);
  • centres de soins ambulatoires (dont les CLSC, +18 % ou 7950 emplois)
  • autres services de soins de santé ambulatoires (+14 % ou 1070 emplois);
  • hôpitaux psychiatriques et hôpitaux pour alcooliques et toxicomanes (+12 % ou 950 emplois);
  • autres établissements de soins pour bénéficiaires internes (+10 % ou 960 emplois).

– Information, culture et loisirs

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_10_ICLL’emploi désaisonnalisé dans cette industrie a diminué de 9,9 % entre février et septembre selon les estimations de l’EPA et de 11,7 % selon les données de l’EERH, et de 13,7 % en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020. Les baisses furent les plus élevées dans les arts d’interprétation, sports-spectacles et activités connexes (50 % ou 7760 emplois), le divertissement, les loisirs, les jeux de hasard et les loteries (15 % ou 6700 emplois), les industries du film et de l’enregistrement sonore (12 % ou 1900 emplois), les établissements du patrimoine (11 % ou 1000 emplois) et l’édition (11 % ou 2000 emplois). Notons que la baisse dans ce dernier sous-secteur s’est traduite par une baisse de seulement 3,0 % (335 emplois) chez les éditeurs de logiciels, mais par une baisse de 23 % (1640 emplois) chez les éditeurs de journaux, de périodiques, de livres et de répertoires. Seulement deux sous-secteurs ont connu une hausse d’emploi, soit le traitement de données, hébergement de données et services connexes (17 % ou 390 emplois) et les télécommunications (2,4 % ou 600 emplois).

– Services d’hébergement et de restauration

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_11_h et rLa baisse de l’emploi en données désaisonnalisées entre février et septembre 2020 dans les services d’hébergement et de restauration fut la plus importante de toutes les industries à la fois selon les estimations de l’EPA (14,8 %) et selon les données de l’EERH (24,0 %). Entre les deux mois de septembre, elle fut 22,4 % en données non désaisonnalisées. La baisse la plus forte en pourcentage provenait des services de restauration spéciaux (40 %, ou 5600 emplois), sous-secteur suivi de près par les débits de boissons alcoolisées (32 %, ou 4400 emplois). Par contre, la plus forte baisse en nombre, et de loin, a été observée dans les restaurants (21 % ou 46 000 emplois, soit 71 % de la baisse totale). La situation ne fut pas plus enviable dans les services d’hébergement, avec une baisse de 23 % ou de 8650 emplois.

– Autres services (sauf les administrations publiques)

Retour sur le marché du travail de septembre 2020_12_autresLes baisses en données désaisonnalisées entre février et septembre 2020 selon l’EPA et l’EERH dans les autres services furent de respectivement 10,9 % et 10,1 %. La baisse fut aussi semblable en données non désaisonnalisées entre septembre 2019 et 2020, soit de 10,1 %. Les baisses les plus fortes en pourcentage ont eu lieu dans les autres services personnels (31 % ou 1760 emplois), les services de nettoyage à sec et de blanchissage (24 % ou 1240 emplois) et les services de soins personnels (10 % ou 1720 emplois). En nombre, la baisse la plus importante s’est observée dans les organismes religieux, fondations, groupes de citoyens et organisations professionnelles et similaires (4760 emplois ou 9 %), dont une baisse de près de 3000 emplois ou de 14 % dans les organisations civiques et sociales. Le sous-secteur de la réparation et de l’entretien a connu une baisse de 3500 emplois (8 %), dont 2000 dans la réparation et l’entretien de véhicules automobiles (7,5 %).

Et alors…

Les données de septembre étaient les dernières avant la baisse d’emploi d’octobre due au reconfinement de quelques industries pour lutter contre la deuxième vague de la COVID-19. Elles nous ont permis, comme au cours des mois précédents, de mieux associer les décisions gouvernementales pour combattre la COVID-19 et les changements de comportement de la population à leurs conséquences par sous-secteurs. Une baisse dans une industrie peut par exemple cacher des hausses dans certains de ses sous-secteurs, comme on l’a vu dans la plupart des industries que j’ai présentées dans ce billet. Les données de septembre nous ont montré plus clairement que par les mois passés les sous-secteurs qui étaient sortis de la crise et ceux qui étaient encore touchés fortement. On voit que, même si l’emploi s’est redressé de façon importante depuis avril, les mesures d’aide gouvernementales sont encore essentielles pour les personnes qui ont perdu leur emploi dans de nombreux sous-secteurs. Finalement, n’oublions pas que Statistique Canada diffusera les estimations de l’emploi de l’EPA pour le mois de novembre demain, soit le vendredi 4 décembre, et que je publierai mon billet sur ces estimations la semaine prochaine. On n’aura donc pas le temps de s’ennuyer!

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