Aller au contenu principal

Le marché du travail en septembre 2021 au Canada et au Québec, et la COVID-19

14 octobre 2021

marché du travail septembre 2021 Canada et Québec et la COVID 19Après avoir commenté les données sur l’emploi pour le mois de septembre 2021 du Bureau of Labor Statistics (BLS), je poursuis ma série de billets sur le marché du travail et la COVID-19 en analysant celles de l’Enquête sur la population active (EPA) pour le même mois.

Septembre 2021 au Canada

Statistique Canada a publié le 8 octobre son communiqué sur les estimations de l’EPA pour la semaine du 12 au 18 septembre. On y apprend notamment que :

  • avec sa hausse de 157 000 en septembre 2021 (ou de 0,8 %), l’estimation de l’emploi en données désaisonnalisées était rendue supérieure de 900 (mais de 0,00 %) à son niveau de février 2020; rappelons-nous que la baisse atteignait près de 3,0 millions d’emplois ou 15,6 % en avril 2020;
  • comme la population adulte a augmenté de 1,4 % depuis février 2020, son taux d’emploi était toutefois toujours en recul par rapport à février 2020, soit de 1,4 % ou de 0,9 point de pourcentage, étant passé de 61,8 % à 60,9 %;
  • si le taux d’emploi s’était maintenu à 61,8 %, il y aurait eu 272 000 emplois de plus en septembre 2021 (au lieu de 900…); cela dit, le vieillissement de la population explique environ de 0,6 sur 0,9 point de cette baisse du taux d’emploi, ce qui ramène le déficit d’emploi depuis février 2020 à environ 92 000 (ou à 0,5 %) en tenant compte de la hausse de la population adulte et de son vieillissement; ce nombre représente une estimation plus juste du rattrapage qu’il reste à faire pour retrouver la situation du marché du travail d’avant la pandémie;
  • le nombre de chômeur.euses a augmenté de 276 000 personnes ou de 24 % entre février 2020 et septembre 2021, malgré une baisse de 18 000 en septembre, faisant passer le taux de chômage de 5,7 % en février 2020 à 6,9 % en septembre 2021, en baisse de 0,2 point par rapport à août (7,1 %); notons que le vieillissement de la population adulte n’a eu qu’un impact minime sur le chômage (soit moins de 0,3 % sur leur nombre et de 0,01 point de pourcentage sur son taux);
  • en données non désaisonnalisées, le nombre de chômeur.euses inexpérimenté.es (qui n’ont pas travaillé depuis au moins un an, voir ce billet pour en savoir plus sur le chômage inexpérimenté) a diminué en septembre de plus de 115 000 au Canada, mais le nombre de chômeur.euses expérimenté.es a diminué encore plus, soit de plus de 230 000; en conséquence, la proportion de chômeur.euses inexpérimenté.es est passée de 50 % à 55 % des chômeur.euses; ce taux (55 %) est le deuxième plus élevé des 549 mois depuis janvier 1976, le sommet ayant été atteint en juin 2021 (56 %); notons que cette proportion était d’environ 35 % avant la pandémie;
  • avec sa baisse de 104 000 en septembre, la population inactive a augmenté de 165 000 personnes entre février 2020 et septembre 2021, hausse deux fois moins élevée que celle qui serait due à la croissance de la population adulte et à son vieillissement; en en tenant compte, cette hausse serait de 343 000 (152 000 en raison de la hausse de la population adulte et 191 000 en raison de son vieillissement);
  • avec sa hausse de 0,4 point en septembre 2021 par rapport à août (65,1 %), le taux d’activité est passé de 65,51 % à 65,47 % entre février 2020 et septembre 2021; cette baisse de 0,04 point de pourcentage est en fait une hausse de 0,56 point par rapport au taux qui aurait été atteint en raison du vieillissement de la population adulte (64,91 %);
  • l’emploi à temps plein a augmenté de 1,3 % en septembre et l’emploi à temps partiel a baissé de 1,0 %; entre février 2020 et septembre 2021, l’emploi à temps partiel a baissé de 0,2 %, pendant que l’emploi à temps plein augmentait de 0,1 %;
  • l’emploi a augmenté de 0,7 % en septembre chez les personnes âgé.es de 15 à 24 ans, de 1,2 % chez les 25 à 54 ans et a diminué de 0,1 % et chez les 55 ans et plus; entre février 2020 et septembre 2021, l’emploi a diminué de 0,9 % chez les jeunes et de 0,8 % chez les 55 ans et plus, tandis qu’il a augmenté de 0,5 % chez les 25 à 54 ans;
  • par contre, comme la population de ces trois groupes a évolué bien différemment depuis 19 mois, il faut souligner que le taux d’emploi des jeunes était en septembre 2021 le même à 58,0 % qu’en février 2020, alors que celui de 25-54 ans a reculé de 0,1 point (de 83,1 % à 83,0 %) et celui des 55 ans et plus de 1,4 point ou de 3,9 % (de 36,0 % à 34,6 %);
  • même s’il a diminué de 16 % à 11,3 % entre mai et septembre 2021, le taux de chômage des 15 à 24 ans surpassait encore de beaucoup celui des deux autres groupes (5,9 % et 7,2 %).

Septembre 2021 au Québec

Entre les semaines de référence d’août et de septembre (du 12 au 18 septembre), il n’y a pas eu d’annonces majeures au Québec. Les données de l’EPA nous apprennent notamment que :

  • l’estimation de l’emploi en données désaisonnalisées a augmenté de 31 000 en septembre (ou de 0,7 %); la baisse entre février 2020 et septembre 2021 a presque diminué de moitié entre août et septembre pour atteindre 34 000 emplois ou 0,8 %;
  • comme la population adulte a augmenté de 1,0 % depuis février 2020, son taux d’emploi a baissé davantage, soit de 1,8 % ou de 1,1 point de pourcentage, passant de 61,9 % à 60,8 %, en hausse toutefois de 0,4 point par rapport à août 2021 (60,4 %);
  • si le taux d’emploi s’était maintenu à 61,9 %, il y aurait eu 77 000 emplois de plus en septembre; par contre, le vieillissement de la population explique environ 0,7 sur 1,1 point de la baisse du taux d’emploi, ce qui ramène le déficit d’emploi depuis février 2020 à environ 25 000, soit moins que la baisse officielle de 34 000 emplois; cela signifie que le vieillissement de la population a eu plus d’effet sur l’emploi que la hausse de la population adulte (ralentie en raison de la baisse de l’immigration, alors que le vieillissement s’est au contraire accéléré pour cette raison); ce nombre, 25 000 emplois, représente une estimation plus juste du rattrapage qu’il reste à faire pour retrouver la situation du marché du travail d’avant la pandémie;
  • l’emploi au Québec a baissé de 0,8 % depuis février 2020, alors qu’il a augmenté de 0,2 % dans le reste du Canada; cela dit, le Québec est demeuré au sixième rang des pertes d’emplois les moins élevées en pourcentage depuis février 2020, comme on peut le voir dans l’image qui accompagne ce billet;
  • marché du travail septembre 2021 Canada et Québec et la COVID 19_1entre février 2020 et septembre 2021, l’estimation de l’emploi a diminué chez les femmes (38 000 emplois ou -1,8 %), alors qu’il a augmenté chez les hommes (4000 emplois ou +0,2 %); l’écart entre ces deux baisses est demeuré stable à 2,0 points de pourcentage en septembre; en effet, l’estimation de l’emploi a augmenté de 0,7 % en septembre chez les hommes (+16 500 emplois) et chez les femmes (+14 700 emplois);
  • si le nombre d’emplois a globalement diminué de 0,8 % entre février 2020 et septembre 2021, cette baisse fut de 1,6 % chez les employé.es (ou salarié.es) du secteur privé et de 9,3 % chez les travailleur.euses autonomes (baisse concentrée dans la santé, les services aux entreprises, les autres services, l’hébergement et la restauration et le commerce); pendant ce temps, l’emploi augmentait de 6,5 % chez les employé.es du secteur public, surtout dans le secteur de l’éducation, secteur dont les estimations d’emploi ne cessent de surprendre depuis le début de la crise; ces estimations nous montrent aussi que la hausse de 31 000 emplois en septembre s’est répartie assez également selon les catégories d’emploi : hausse de 1,1 % dans le travail autonome (+5300), de 0,8 % chez les salarié.es du secteur public (+8300 ) et de 0,6 % chez les salarié.es du secteur privé (+17 600);
  • l’emploi à temps partiel a augmenté de 0,6 % en septembre 2021 et l’emploi à temps plein de 0,8 %; entre février 2020 et septembre 2021, l’emploi à temps partiel a diminué de 5,7 % tandis que l’emploi à temps plein augmentait de 0,3 %;
  • le nombre de chômeur.euses a augmenté de 58 000 (ou de 28 %) entre février 2020 et septembre 2021, malgré une baisse de 3400 en septembre 2021; le taux de chômage est ainsi passé de 4,5 % en février 2020 à 5,7 % en septembre 2021, en baisse de 0,1 point par rapport à août (5,8 %);
  • en données non désaisonnalisées, le nombre de chômeur.euses inexpérimenté.es a diminué en septembre de plus de 25 000 au Québec, mais le nombre de chômeur.euses expérimenté.es a diminué encore plus, soit de plus de 40 000; en conséquence, la proportion de chômeur.euses inexpérimenté.es est passée de 47 % à 49 % des chômeur.euses; ce taux (49 %) est le deuxième plus élevé des 549 mois depuis janvier 1976, le sommet ayant été atteint en juin 2021 (55 %); notons que cette proportion était d’environ 30 % avant la pandémie; cette proportion hors norme de chômeur.euses n’ayant pas travaillé depuis au moins un an illustre à quel point la situation actuelle est particulière;
  • avec sa baisse de 23 800 en septembre, la population inactive a augmenté de 46 600 personnes entre février 2020 et septembre 2021, hausse beaucoup moins élevée que celle qui serait due à la croissance de la population adulte et à son vieillissement; en en tenant compte, cette hausse serait de 80 300 (24 800 en raison de la hausse de la population adulte et 55 500 en raison de son vieillissement);
  • avec sa hausse de 0,4 point en septembre 2021 par rapport à août (64,1 %), le taux d’activité est passé de 64,8 % à 64,5 % entre février 2020 et septembre 2021; cette baisse de 0,3 point de pourcentage est en fait une hausse de 0,5 point par rapport au taux qui aurait été atteint en raison du vieillissement de la population adulte (64,0 %);
  • l’emploi a baissé de 2,0 % en septembre chez les personnes âgé.es de 15 à 24 ans et de 0,7 % chez les 55 ans et plus, alors qu’il a augmenté de 1,8 % chez les 25 à 54 ans; entre février 2020 et septembre 2021, l’emploi a diminué beaucoup plus fortement chez les jeunes (-4,3 %) que chez les 25 à 54 ans (-0,5 %), alors qu’il a augmenté de 0,7 % chez les 55 ans et plus;
  • par contre, comme la population de ces trois groupes a évolué bien différemment depuis 19 mois, il faut souligner que le taux d’emploi des jeunes a moins reculé entre février 2020 et septembre 2021 que l’emploi, soit de 2,3 points de pourcentage ou de 3,5 % (de 66,3 % à 64,0 %), alors que celui des 25-54 ans baissait de 0,3 point ou de 0,4 % (de 85,7 % à 85,4 %) et celui des 55 ans et plus de 0,7 point ou de 2,3 % (de 32,8 % à 32,1 %), tranchant avec la hausse de 0,7 % de leur emploi;
  • le taux de chômage des 15 à 24 ans (8,8 % en septembre 2021 par rapport à 7,0 % en février 2020) était le plus élevé des trois groupes, suivi par celui des personnes âgées de 55 ans et plus (7,1 % par rapport à 4,9 %) et par celui des 25 à 54 ans (5,2 % par rapport à 3,8 %);

On pourrait penser que le fait que le taux d’activité ait été plus élevé dans le reste du Canada (65,8 %) qu’au Québec (64,5 %) en septembre 2021 montre une plus grande vitalité de leur marché du travail. En fait, c’est uniquement en raison des différences dans leur structure démographique que le taux d’activité était plus élevé dans le reste du Canada qu’au Québec, le Québec ayant une proportion beaucoup plus élevée d’adultes âgé.es de 65 ans et plus (23,7 % par rapport à 21,1 %). Ainsi, si le Québec avait eu la même structure démographique que le reste du Canada en septembre 2021, son taux d’activité aurait été plus élevé que celui du reste du Canada. En effet, avec les données non désaisonnalisées du tableau 14-10-0017-01, on peut calculer, en associant les taux d’activité par tranche d’âge de cinq ans (15-19 ans, 20-24 ans jusqu’à 65-69 ans et 70 ans et plus) au pourcentage de la population adulte dans ces tranches d’âges dans le reste du Canada, que le taux d’activité aurait en fait été en septembre 2021 de 66,3 % au Québec au lieu de 64,4 % par rapport à 65,6 % dans le reste du Canada, s’il avait eu la même structure démographique. On remarquera que les taux d’activité de septembre 2021 en données non désaisonnalisées étaient un peu moins élevés que les taux d’activité en données désaisonnalisées au Québec (64,4 % et 64,5 %) et dans le reste du Canada (65,6 % et 65,8 %).

En gardant en tête le fait que les marges d’erreur des estimations de l’emploi de l’EPA sont encore plus importantes avec des données désagrégées comme celles par industrie, je présente dans le tableau qui suit (tiré des données du tableau 14-10-0355-01) la variation de ces estimations par industrie entre août 2021 et septembre 2021, et entre février 2020 et septembre 2021. J’ai mis en caractère gras dans les quatre dernières colonnes du tableau les hausses et les baisses les plus importantes.

marché du travail septembre 2021 Canada et Québec et la COVID 19_2

Entre août 2021 et septembre 2021, il y a eu deux hausses de plus 5000 emplois, soit dans la fabrication (23 500 ou 5,0 %) et dans les services professionnels, scientifiques et techniques (13 000 ou 3,6 %). Il y a eu aussi deux baisses de plus 5000 emplois, soit dans le commerce de gros et de détail (-17 500 ou -2,6 %), dans les services d’hébergement et de restauration (-6800 ou -3,4 %), probablement en raison de la fin d’un été particulièrement achalandé dans le secteur touristique.

19 mois après le début de cette crise, le tableau nous montre encore quatre baisses de plus de 20 000 emplois, dont une de plus de 60 000 emplois :

  • les services d’hébergement et de restauration (baisse de 64 600 emplois, ou de 25,0 %);
  • l’information, culture et loisirs (25 100 ou 13,8 %);
  • le transport et l’entreposage (21 700 ou 8,8 %);
  • les autres services (20 300 ou 11,7 %).

Le tableau indique aussi que le même nombre d’industries, soit quatre, affichent des hausses de plus de 20 000 emplois :

  • finance, assurances, services immobiliers et de location (34 500 emplois ou 13,8 %);
  • services d’enseignement (32 700 emplois ou 10,3 %);
  • services professionnels, scientifiques et techniques (26 600 ou 7,6 %);
  • administrations publiques (26 100 ou 10,8 %).

Assez étrangement, les données beaucoup plus fiables de l’EERH montrent plutôt une stabilité de l’emploi salarié (écarts positif et négatif de moins de 1 %) dans les services d’enseignement et dans la finance, assurances, services immobiliers et de location entre février 2020 et juillet 2021, et une hausse deux fois moins importante dans les administrations publiques (5,2 %), ce qui rend ces trois hausses suspectes.

Et après?

Même si les mouvements de l’emploi semblent moins liés aux annonces gouvernementales depuis quelques mois, il faut souligner l’annonce du gouvernement du Québec permettant aux salles de spectacle d’être remplies au maximum de leur capacité à compter du 8 octobre, soit une semaine avant celle de référence d’octobre (cette semaine, soit du 10 au 16 octobre). Les limites de capacité de lieux publics intérieurs et de certains lieux d’événements extérieurs ont aussi été augmentées en Ontario à compter du 25 septembre. À l’inverse, d’autres provinces ont annoncé des restrictions entre les semaines de référence de septembre et d’octobre, dont le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan et l’Alberta.

Si le nombre de cas de COVID-19 et d’hospitalisations a diminué récemment en Ontario et au Québec, ce n’est pas le cas dans plusieurs autres provinces. Heureusement, le taux de vaccination progresse partout au pays, dont au Québec, ce qui permet d’espérer qu’il n’y aura plus de nouveaux confinements au cours des prochains mois, donc de périodes de baisses importantes de l’emploi.

Comment ces décisions et ce contexte traduiront-ils en termes d’emplois en octobre? C’est difficile à prévoir compte tenu de la forte croissance de l’emploi en septembre, du niveau moins élevé d’emplois à rattraper et de l’absence de nouvelles décisions dans les secteurs qui sont encore les plus touchés par la pandémie (sauf pour les salles de spectacles).

Et alors…

Si la baisse du nombre d’emplois au Québec en août m’a pris par surprise, l’ampleur de sa hausse en septembre m’a moins surpris, car elle corrige complètement la baisse du mois précédent. On peut d’ailleurs se demander si ces deux mouvements ne sont pas dus entre autres à la difficulté d’application de la désaisonnalisation au cours de cette pandémie, comme je l’ai expliqué de nombreuses fois depuis le début de la pandémie, notamment dans mon billet sur les données de l’emploi aux États-Unis plus tôt cette semaine. Par exemple, la forte hausse de l’emploi dans la fabrication ce mois-ci, basé sur aucun fait précis, laisse penser à un ajustement de données, car elle a annulé en un seul mois les deux tiers des baisses accumulées au cours des 18 mois précédents. De même, le fait que plus de 100 % de la hausse d’emploi de septembre (49 400 sur 31 200) ait été observée chez les personnes âgées de 25 à 54 ans (l’emploi a baissé dans les deux autres groupes d’âge) fait penser à un ajustement dû à la baisse de 25 000 emplois dans ce groupe entre mars et août, alors que l’emploi avait au contraire augmenté dans les deux autres groupes.

Le retour de l’emploi au Canada à son niveau de février 2020 fait ressortir l’importance de tenir davantage compte des données démographiques, aussi bien du côté de la hausse de la population adulte que du côté de son vieillissement. Même si l’emploi au Québec n’a pas rattrapé son niveau de février 2020, il s’en est approché grandement, se situant maintenant à moins de 1 % de ce niveau. En fait, compte tenu de la hausse plus faible de sa population adulte et de son vieillissement plus important que dans le reste du Canada, le rattrapage réel nécessaire au retour de la situation prépandémique au Québec est très semblable à celui du Canada, ce rattrapage étant de 25 000 emplois sur 4,3 millions au Québec (ou de 0,58 %) et de 92 000 emplois sur 19,2 millions au Canada (soit de 0,48 %).

Ce rapprochement du niveau de l’emploi prépandémique annonce aussi la fin probable de cette série de billets d’ici quelques mois. Il devient en effet de plus en plus ardu de trouver une signification logique aux mouvements mensuels de l’emploi, ces mouvements étant souvent davantage déterminés par des facteurs techniques comme la désaisonnalisation, la démographie et les marges d’erreur très importantes des variations d’un mois à l’autre et encore plus grandes d’un mois datant de plus d’un an (février 2020) avec le mois courant, que par des facteurs fondamentaux, des décisions gouvernementales et des changements de comportement de la population, ce que je voulais faire ressortir avec cette série. Je vais probablement persévérer jusqu’à la fin de l’année (d’autant plus que la situation aux États-Unis est loin d’être stabilisée), mais peut-être pas non plus… On verra!

No comments yet

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :