Aller au contenu principal

L’amour des gros chars en 2021

24 février 2022

gros chars_amour_2021Dans mes précédents billets sur les gros chars, j’ai soulevé le fait que la parution annuelle du document l’État de l’énergie au Québec de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal précède de peu la publication des données sur les ventes de véhicules automobiles neufs pour l’année précédente. La parution de la version de 2022 de ce document n’a pas fait exception, son lancement du 10 février n’ayant précédé que de quatre jours la publication du communiqué de Statistique Canada sur les ventes de véhicules automobiles neufs de décembre 2021. Ce document analyse entre autres l’évolution de la vente des camions légers par rapport aux voitures particulières jusqu’en 2020 (ce que j’ai fait il y a presque un an), alors que je peux, à peine quelques jours plus tard, analyser ces ventes jusqu’en 2021!

Les données du tableau 20-10-0001-01 de Statistique Canada me permettront d’examiner les tendances à moyen et long termes des ventes de voitures particulières et de camions, catégorie qui comprend les fourgonnettes, les véhicules utilitaires sport (VUS), les camionnettes, les camions lourds et les autobus. On notera toutefois que, selon les données du tableau 20-10-0002-01, 97,3 % des ventes de camions au Québec se sont réalisées en 2020 du côté des camions légers et le reste du côté des camions lourds (2,5 %) et des autobus (0,2 %). Je vérifierai ensuite à quel point les tendances des ventes de voitures particulières et de camions varient d’une province à l’autre, puis j’analyserai l’évolution de la part des camionnettes, VUS et fourgonnettes qui font partie des camions légers neufs, et finalement, je présenterai l’évolution de la part des camions dans le parc automobile du Québec et de ses régions.

Tendance annuelle à long terme

Le graphique qui suit montre l’évolution annuelle de 1981 à 2021 de la proportion de camions dans les ventes de véhicules neufs au Québec (ligne rouge) et dans le reste du Canada (ligne bleue).

gros chars_amour_2021_1

On voit que cette proportion a augmenté graduellement au cours de cette période, sauf à la fin des années 1980, de 1999 à 2008 et en 2012, et qu’elle a toujours été nettement plus élevée dans le reste du Canada qu’au Québec. Entre 1981 et 2015, cet écart a varié selon les années de neuf (en 1986) à 17 (en 2015) points de pourcentage, avant de diminuer graduellement pour se situer à son minimum historique en 2021 (4,2 points), l’écart ayant fondu de moitié entre 2020 et 2021. On peut d’ailleurs remarquer sur le graphique les fortes hausses des sept dernières années qui ont porté la courbe du Québec nettement au-dessus de sa ligne de tendance alors qu’elle lui était inférieure de 2001 à 2015. La courbe du Québec a même rejoint la ligne de tendance du reste du Canada en 2020 et l’a surpassée en 2021! D’ailleurs, cinq des six hausses annuelles les plus importantes depuis 40 ans au Québec ont eu lieu au cours de ces sept années, soit de 5,3 points en 2015, de 5,7 points en 2016, de 3,9 points en 2018, de 5,2 points en 2019 et de 5,0 points en 2020 (la plus élevée fut de 6,6 points en 2010). Si le volume des ventes de véhicules neufs a diminué au cours de la pandémie, avec des baisses de 14,5 % en 2021 par rapport à 2019 dans le reste du Canada et de 9,7 % au Québec, la proportion des ventes de camions a continué à augmenter au Québec (de 2,0 points) alors qu’elle a légèrement diminué (de 1,9 point) dans le reste du Canada, première baisse depuis 2012 (-1,7 point) et la plus forte depuis 2008 (-2,6 points).

Au bout du compte, cette proportion a augmenté de 52,8 points de pourcentage dans le reste du Canada et de 62,8 points au Québec entre 1981 et 2021, passant de 27,5 % à 80,3 % dans le reste du Canada (une hausse de près de 200 %) et de 13,2 % à 76,1 % au Québec (une hausse de 474 %!). On doit toutefois ajouter que cette proportion pour le reste du Canada était plus de deux fois plus élevée qu’au Québec en 1981, alors qu’elle ne lui était plus élevée que de 5,6 % en 2021. Bref, le comportement des Québécois.es à cet égard ressemble de plus en plus à celui des autres Canadien.nes. Et, ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’environnement, pour notre économie, pour nos routes et pour nos piétons, comme nous le verrons plus loin.

Tendance mensuelle à moyen terme

Le graphique qui suit montre les mêmes données, mais par mois entre janvier 2010 et décembre 2021.

gros chars_amour_2021_2

Ce graphique fait ressortir les tendances plus récentes et saisonnières. On peut d’ailleurs constater plus clairement que dans le graphique précédent que, mises à part les variations saisonnières, la proportion de camions dans les ventes de véhicules neufs n’a augmenté que très légèrement de 2010 à 2014 au Québec et un peu plus dans le reste du Canada, mais qu’elle est soudainement partie en forte hausse au Québec depuis la fin 2014. Cette proportion a même dépassé au Québec la barre des 80 % pour la première fois en décembre 2021 (81,7 %), alors qu’elle n’avait jamais atteint 55 % avant décembre 2015. Dans le reste du Canada, cette proportion est restée supérieure à celle du Québec tout au long de la période, mais l’écart entre les deux territoires qui se situaient presque toujours entre 15 et 20 points de pourcentage de 2010 à 2015 a grandement diminué par la suite pour se situer à seulement 1,1 point en décembre 2121 (à 82,8 %, en baisse d’un point par rapport au sommet de 83,8 % atteint en octobre et en décembre 2020). En fait, la tendance fut à la baisse dans le reste du Canada en 2021, alors que la tendance à la hausse au Québec n’a pas fléchi, 10 des 12 mois de 2021 ayant montré des proportions plus élevées que lors du mois correspondant de 2020, alors que les neuf derniers mois de 2021 on montré une baisse dans le reste du Canada.

Notons finalement que les ventes de voitures particulières baissent toujours plus que les ventes de camions en décembre de chaque année, ce qui explique les sommets de la part des ventes de camions ce mois-là. En effet, on observe au Québec en moyenne entre 2013 et 2021 une baisse de 40 % des ventes de voitures et de 34 % des ventes de camions entre août et décembre.

Tendances par province

On a vu que la proportion de camions dans les ventes de véhicules neufs a toujours été plus élevée dans le reste du Canada qu’au Québec, même si ce fut de très peu en décembre 2021. Mais qu’en est-il de chacune des provinces? Dans quelles provinces les gros chars sont-ils les plus et les moins populaires et dans lesquelles cette popularité a-t-elle le plus augmenté? Le graphique qui suit montre la part des camions dans les ventes de véhicules neufs lors des années de départ et d’arrivée de la période illustrée dans le premier graphique, soit 1981 et 2021.

gros chars_amour_2021_3

Ce graphique permet de constater que la tendance à la hausse de la part des ventes de camions des dernières décennies fut semblable dans toutes les provinces. Cela dit, on peut remarquer que c’est au Québec que la proportion de camions dans les ventes de véhicules neufs était la plus faible en 1981 et que cette proportion n’a été plus faible que celle du Québec en 2021 qu’en Colombie-Britannique (avec une proportion de 75,5 % par rapport à 76,1 % au Québec). En fait, c’était la première fois en 41 ans que le Québec ne se classait pas au dernier rang dans ce palmarès peu glorieux. Sans surprise, c’est en Saskatchewan et en Alberta que cette proportion était la plus élevée au cours de ces deux années, et en fait, au cours de chacune des 41 années de cette période, ces deux provinces s’échangeant toutefois le premier rang de temps en temps. Cela dit, la Saskatchewan trône au premier rang depuis 2007. Mais, avec leurs sommets de 90,4 % en Saskatchewan et de 88,9 % en Alberta en 2020, il est clair que ces proportions ne pourront plus augmenter autant à l’avenir! D’ailleurs, cette proportion a baissé dans ces deux provinces en 2021, avec 89,6 % en Saskatchewan (-0,8 point) et 88,1 % en Alberta (-0,8 point aussi). En plus, ces provinces se sont classées aux premier et deuxième rangs de celles où la hausse fut la plus basse entre 2015 et 2021 (8,1 points de pourcentage pour la Saskatchewan et 9,5 pour l’Alberta). À l’inverse, ce fut au Québec et à l’Île-du-Prince-Édouard que cette proportion a le plus augmenté (de 24,4 et 23,4 points), soit les provinces qui avaient les proportions les plus basses en 2015.

Part des genres de véhicules vendus

Grâce aux données du tableau 20-10-0021-01 de Statistique Canada, il est possible de préciser davantage l’évolution des genres de véhicules qui font partie des camions légers. Notons que les données de ce tableau portent sur les véhicules automobiles neufs immatriculés au Canada, et non sur tous les véhicules neufs vendus au Canada, comme le tableau utilisé précédemment. Autre différence, ce tableau ne fournit pas de données sur les autobus et sur les camions lourds. En outre, il ne contient des données que pour la période allant de 2011 à 2020.

gros chars_amour_2021_4Le graphique ci-contre montre que la part des :

  • voitures particulières (ligne bleue) est passée au Québec de plus de 50 % de 2011 à 2014 (ce qui correspond assez bien aux données des graphiques précédents) à 26,9 % en 2020;
  • camionnettes (ligne rouge) est passée d’entre 9 et 11 % de 2011 à 2014 à plus de 16 % en 2020;
  • véhicules à usages multiples (ligne jaune, VUS, et véhicules multisegments) est passée d’environ 30 % de 2011 à 2013 à 52 % en 2020, dépassant la part des voitures particulières pour la première fois en 2017 et de très peu, mais de 25 points de pourcentage en 2020, avec une proportion presque deux fois plus élevée (de 92 %, en fait);
  • fourgonnettes (ligne verte) est passée de 7,4 % en 2011 à 4,9 % en 2020.

gros chars_amour_2021_5Le graphique ci-contre montre que la part des :

  • voitures particulières est passée dans le reste du Canada d’un peu moins de 40 % de 2011 à 2013 à moins de 19 % en 2020;
  • camionnettes est demeurée à environ 20 % de 2011 à 2015, a augmenté ensuite graduellement pour atteindre 26 % en 2020; ces proportions étaient environ deux fois plus élevées qu’au Québec de 2011 à 2014, et plus élevées de 56 % en 2020; on notera aussi que la part des camionnettes a surpassé celle des voitures particulières en 2020;
  • véhicules à usages multiples est passée d’entre 33 et 34 % de 2011 à 2013 à 50 % en 2020, dépassant depuis 2014 la part des voitures particulières et la surpassant de 170 % en 2020; 2020 fut la première année où cette part fut plus élevée au Québec que dans le reste du Canada (de 1,4 point de pourcentage)
  • fourgonnettes est passée de 7,9 % en 2011 à 5,2 % en 2020.

Les deux plus grandes différences dans ces parts entre le Québec et le reste du Canada se sont manifestées en 2020 du côté des ventes de voitures particulières (+8,2 points) et de camionnettes (-9,2 points). Si la différence entre ces parts du côté des voitures particulières n’étonne pas, car on l’avait vue dans les graphiques précédents, celle des camionnettes pourrait étonner. La proportion des camionnettes dans l’immatriculation des véhicules automobiles neufs variait en 2020 de 16,5 % au Québec à 40,3 % en Saskatchewan, tandis que la proportion de VUS était assez semblable dans toutes les provinces (entre 45,8 % en Saskatchewan et 52,1 % en Ontario). Notons que le tableau utilisé ne fournit bizarrement pas de données pour Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse et l’Alberta.

Finalement, ce tableau de Statistique Canada contient aussi des données sur le type de carburant utilisé dans les véhicules automobiles neufs. Il nous montre notamment que la part de véhicules électriques à batterie (excluant les hybrides) est passée de 0,0 % en 2011 à 4,5 % en 2020 au Québec et de 0,0 % à 2,5 % dans le reste du Canada, mais de 0,0 % à 6,7 % en Colombie-Britannique, donc de 0,0 % à 1,0 % dans l’ensemble des autres provinces. En outre, même s’il s’immatriculait bien plus de VUS que de voitures particulières au Québec en 2020 (92 % de plus), les VUS ne représentaient que 31 % des véhicules électriques à batterie. Le tableau 20-10-0024-01 nous montre en plus que la part de véhicules électriques à batterie a continué à augmenter en 2021, atteignant au troisième trimestre (donnée la plus récente) 5,6 % au Québec et 2,9 % dans le reste du Canada, mais 8,9 % en Colombie-Britannique, donc 1,7 % dans l’ensemble des autres provinces.

Évolution du parc automobile québécois

gros chars_amour_2021_6Le graphique ci-contre, tiré des données d’un tableau de la Banque de données des statistiques officielles sur le Québec (BDSO) fournies par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), illustre l’évolution de la part des camions dans le parc automobile (ligne bleue) en la comparant à celle de la part des ventes de camions dans les ventes de véhicules neufs (ligne rouge) que j’ai présentée plus tôt.

En fait, les ventes représentent la majeure partie des flux entrants de ces camions (certains ont été achetés hors du Québec et une partie des ventes locales circule ailleurs) et leur part dans le parc automobile représente leur stock. Il manque toutefois les flux sortants (soit surtout les véhicules remisés non revendus). J’ai calculé que les flux entrants (les ventes) de 2001 représentaient 10,0 % du parc automobile de 2000 et que cette proportion a graduellement diminué pour atteindre 6,7 % du parc de 2019 en 2020. Cela voudrait dire que les véhicules vendus remplaçaient en moyenne un véhicule sur 10,0 en 2001 et un sur 14,7 en 2020. Dans ce contexte. Il n’est pas étonnant de constater que la part des automobiles et camions légers «âgés» de plus de 11 ans est passée de 22,2 % en 2000 à 25,5 % en 2019, puis à 26,7 % en 2020. La hausse plus élevée qu’habituellement en 2020 (la plus élevée depuis 2001) est due à la baisse de près de 18 % des véhicules vendus entre 2019 et 2020 en raison de la pandémie.

On peut voir que la part des camions dans le parc automobile fut tout au long de la période présentée moins élevée que leur part dans les ventes de véhicules neufs. Comme l’écart entre les deux courbes a été de moins de six points de pourcentage entre 2000 et 2009 (1,4 point seulement en 2008), la hausse de la part des camions dans le parc automobile fut assez lente en début de période, soit de moins de 0,5 point par année en moyenne. Cet écart s’est ensuite accentué pour se situer entre cinq et huit points de 2010 à 2014, puis est passé rapidement à 25 points en 2020. Cela dit, le rythme de la hausse de la part des camions dans le parc automobile s’est tout de même accéléré pour se situer en moyenne à 1,1 point entre 2010 et 2015, et finalement entre 1,6 et 1,8 point entre 2016 et 2020 (1,8 en 2019 et 1,7 en 2020). Au bout du compte, la part des camions dans le parc automobile est passée de 30,4 % en 2000 à 49,4 % en 2020, une augmentation de 63 %. La barre des 50 % a sûrement été franchie en 2021, ce que nous pourrons confirmer dans le billet de l’an prochain.

La part des camions dans le parc automobile variait passablement selon les régions du Québec. En 2020, la proportion la plus basse s’observait dans la région de Laval (44,8 %), suivie de celles de Montréal (45,6 %) et de l’Estrie (46,6 %). Les plus élevées étaient dans l’ordre dans le Nord-du-Québec (79,9 %), en Abitibi-Témiscamingue (64,9 %) et sur la Côte-Nord (64,8 %).

Et alors…

Ces résultats confirment que rien ne peut entamer l’amour des gros chars des Québécois.es, ni l’environnement ni les canicules ni les désastres climatiques toujours plus nombreux et plus violents. Si on déplore depuis des années que la part des ventes de camions augmente constamment au Québec, on devrait s’alarmer encore plus cette année en constatant que cette part a atteint 82 % en décembre dernier au Québec, un poil derrière les 83 % du reste du Canada.

Même si la consommation d’essence des camions légers est en baisse, le document État de l’énergie au Québec 2022, dont j’ai parlé en amorce de ce billet, nous apprend au tableau 8 de la page numérotée 36 que les voitures personnelles consommaient en 2019 en moyenne 8,3 litres au 100 km et les camions légers personnels 10,4 litres, soit 25 % de plus. En plus, cette consommation a diminué davantage pour les voitures (19 %) que pour les camions légers (15 %) entre 1990 et 2019.

La hausse des achats de VUS et de camionnettes n’est pas déplorable uniquement en raison de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), elle est aussi mauvaise pour l’économie du Québec. En effet, les camions de poids léger, fourgonnettes et véhicules utilitaires sport sont la catégorie de biens qui se classe au premier rang des importations du Québec, représentant en 2021 environ 13,2 % de la valeur des importations totales, valeur en hausse de 30,2 % par rapport à 2020, sans compter la hausse des importations de pétrole et d’essence (qui se classent aux deuxième et septième rangs des importations) que la plus forte présence de ces gros chars sur nos routes entraîne. Pire encore, la plus grande popularité de ces véhicules serait en partie responsable de la hausse du nombre de morts chez les piétons ces dernières années, car leur «profil surélevé atteint les gens au niveau des organes vitaux situés dans le thorax, plutôt qu’au niveau des jambes, comme le ferait une automobile». Une étude plus récente montre que «les décès de piétons augmentaient de 20 % lorsqu’un VUS circulant à une allure de 32 à 63 km/h était impliqué, comparativement à une plus petite voiture. Quand la vitesse dépasse 64 km/h, tous les piétons frappés par des VUS sont morts, contre 54 % de ceux qui avaient été heurtés par des véhicules de taille plus modeste». En outre, leur présence a grandement contribué à la hausse moyenne du poids des véhicules de promenade (de 18 % entre 2001 et 2020) et donc à l’usure plus rapide des routes, à la congestion (elles prennent plus de place) et au temps de déplacement, selon la Chaire de recherche du Canada sur la mobilité des personnes.

Seule une intervention musclée des gouvernements pourrait freiner ou même inverser la tendance à la hausse de la part de camions dans les ventes de véhicules neufs. Pourquoi ne pas adopter une Loi sur les mesures d’urgence environnementales? Mais, jamais les gouvernements qu’on a actuellement n’auront le courage de penser à la qualité de vie des générations suivantes (qui ne votent pas…) plutôt qu’à la satisfaction de la consommation ostentatoire et du biais pour le présent des adultes actuel.les. Il faudrait penser à les changer (les gouvernements, pas les adultes, quoique…). Malheureusement, les électeurs et électrices qui pourraient le faire sont les mêmes personnes qui sont en amour avec les gros chars, amour qui croît toujours même si près «de huit Québécois sur dix (78 %) se disent en faveur de «différentes mesures fiscales» pour encourager l’usage de véhicules moins polluants»! Nous ne sommes pas à un paradoxe près en la matière…

No comments yet

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :