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Les inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie (2)

18 août 2022

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie (2)Statistique Canada a publié deux communiqués le 3 août dernier sur les Comptes économiques du secteur des ménages canadiens, le premier sur le revenu, la consommation et l’épargne, l’autre sur le patrimoine. Ces communiqués étaient accompagnés de tableaux contenant entre autres des données sur la répartition des revenus et du patrimoine par quintile de revenus et par tranche d’âge. Les tableaux joints à ces communiqués me permettront de mettre à jour le billet que j’ai publié en novembre 2021 à ce sujet, et de savoir si la baisse des inégalités observée en 2020 s’est poursuivie en 2021 et surtout au début de 2022, alors que les programmes spéciaux de soutien étaient tous terminés.

Évolution du revenu disponible

– par quintile au Canada

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_revtri_quin_CanadaLe graphique ci-contre, tiré des données du tableau 36-10-0663-01, montre l’évolution du revenu disponible moyen des ménages du Canada du premier trimestre de 2020 (au deux tiers avant la pandémie) au premier trimestre de 2022. Malheureusement, ce tableau ne fournit pas de données antérieures qui auraient permis de vraiment isoler l’impact de la pandémie sur les revenus. On notera que le revenu indiqué est le revenu trimestriel, représentant environ le quart du revenu annuel.

Entre les premiers trimestres de 2020 et de 2022, le revenu disponible a augmenté en moyenne de 10,3 % au Canada, dont 10,1 points de pourcentage la première année et 0,2 point la deuxième. Notons que ces données ne sont pas désaisonnalisées et qu’il faut donc éviter les comparaisons avec des trimestres différents. Ces variations furent de :

  • 15,3 % chez les ménages du quintile inférieur, +24,7 points la première année et -9,4 points la deuxième;
  • 12,7 % chez ceux du deuxième, +13,6 points la première année et -0,9 points la deuxième;
  • 12,4 % chez ceux du troisième, +8,9 points la première année et +3,5 points la deuxième;
  • 10,2 % chez ceux du quatrième, +13,0 points la première année et -2,8 points la deuxième;
  • 8,0 % chez ceux du quintile supérieur, +5,9 points la première année et +2,1 points la deuxième.

Comme les revenus ont plus augmenté dans les quintiles inférieurs que supérieurs, on peut conclure que les inégalités ont diminué au cours de la pandémie. Le ratio entre les revenus des ménages du quintile supérieur et ceux du quintile inférieur est d’ailleurs passé de 7,33 à 6,86 en deux ans, mais a diminué de 1,11 la première année avant d’augmenter de 0,64 la deuxième pour une baisse nette de 0,47. En effet, si le revenu disponible des ménages est demeuré assez stable entre les premiers trimestres de 2021 et de 2022 (hausse de 0,16 %), celui des ménages du quintile inférieur a diminué de 7,5 % alors que celui des ménages du quintile supérieur a augmenté de 2,0 %. Ces écarts s’expliquent surtout par la baisse des transferts reçus (de 12 % en moyenne, mais de 18 % chez les ménages du quintile inférieur et de seulement 4 % chez ceux du quintile supérieur, baisses qui s’explique par la fin des programmes comme la prestation canadienne d’urgence ou PCU et la prestation canadienne de la relance économique ou PCRE), malgré la hausse de la rémunération des salarié.es (de 8 % en moyenne, mais de 21 % chez les ménages du quintile inférieur et de seulement 1 % chez ceux du quintile supérieur). Malgré la baisse de la dernière année, les transferts reçus était au premier trimestre de 2022 toujours plus élevés que lors du premier trimestre de 2020 (de 8 % en moyenne, mais de 20 % chez les ménages du quintile inférieur et de 10 % chez ceux du quintile supérieur). Du côté de la rémunération des salarié.es, ont a observé une hausse de 13 % en moyenne, mais une baisse de 1 % chez les ménages du quintile inférieur (malgré une hausse de 21 % la deuxième année) et une hausse de 12 % chez ceux du quintile supérieur (même si cette hausse ne fut que de 1 % la deuxième année).

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_revan_quin_CLe graphique ci-contre, tiré de données du tableau 36-10-0588-01, montre que le revenu disponible annuel des ménages du Canada a augmenté de 19,7 % en moyenne entre 2016 et 2021, dont 12,7 points de pourcentage entre 2019 et 2021, soit 64 % du total, et de :

  • 38,4 % chez les ménages du quintile inférieur, dont 30,0 points depuis 2019, soit 78 % du total;
  • 21,6 % chez ceux du deuxième quintile, dont 17,7 points depuis 2019, soit 82 % du total;
  • 17,8 % chez ceux du troisième quintile, dont 12,7 points depuis 2019, soit 72 % du total;
  • 18,9 % chez ceux du quatrième quintile, dont 11,1 points depuis 2019, soit 59 % du total;
  • 17,6 % chez ceux du quintile supérieur, dont 9,3 points depuis 2019, soit 53 % du total.

Ces données montrent aussi que les inégalités ont diminué au cours de la pandémie. Le ratio entre les revenus des ménages du quintile supérieur et ceux du quintile inférieur est d’ailleurs passé de 6,4 en 2016 et en 2019 à 5,5 en 2021, ratio tout de même en hausse par rapport à celui de 2020 (5,1).

– par quintile au Québec

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_revtri_quin_QLe graphique ci-contre est conçu comme le premier, mais pour le Québec. Notons ici que les quintiles utilisés par Statistique Canada sont ceux du Canada, ce qui signifie que les cinq quintiles pour le Québec ne comptent pas chacun 20 % des ménages (données non fournies). Entre les premiers trimestres de 2020 et de 2022, les revenus ont augmenté en moyenne de 6,7 % au Québec, dont 4,1 points de pourcentage la première année et 2, point la deuxième. Ces variations furent de :

  • 24,0 % chez les ménages du quintile inférieur, +35,4 points la première année et -11,5 points la deuxième;
  • 3,4 % chez ceux du deuxième, +14,0 points la première année et -10,6 points la deuxième;
  • 23,5 % chez ceux du troisième, + 14,0 points la première année et +9,5 points la deuxième;
  • 3,9 % chez ceux du quatrième, +4,9 points la première année et -1,0 points la deuxième;
  • -5,5 % chez ceux du quintile supérieur, -17,8 points la première année et +12,4 points la deuxième.

Surtout en raison de la baisse des revenus des ménages du quintile supérieur, les constats sont plus accentués qu’au Canada. Le ratio entre les revenus des ménages du quintile supérieur et ceux du quintile inférieur est d’ailleurs passé de 6,88 à 5,25 en deux ans, mais a diminué de 2,70 la première année avant d’augmenter de 1,07 la deuxième pour une baisse nette de 1,63. Malheureusement, les données sont plus limitées pour le Québec que pour le Canada, ne nous permettant pas de creuser la question, mais on peut quand même noter que la hausse des revenus entre les premiers trimestres de 2020 et de 2022 vient en premier lieu de celle de 10,3 % de la rémunération des salarié.es (hausse concentrée la deuxième année), mais aussi de celle de 6,7 % des transferts reçus (avec une hausse de 18,5 points la première année et une baisse de 11,8 la deuxième).

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_revan_quin_QLe graphique ci-contre montre que le revenu disponible des ménages du Québec a augmenté de 19,6 % en moyenne entre 2016 et 2021, dont 11,1 points de pourcentage entre 2019 et 2021, soit 57 % du total, et de :

  • 57,2 % chez les ménages du quintile inférieur, dont 51,0 points depuis 2019, soit 89 % du total;
  • 22,6 % chez ceux du deuxième quintile, dont 16,5 points depuis 2019, soit 73 % du total;
  • 20,7 % chez ceux du troisième quintile, dont 14,6 points depuis 2019, soit 80 % du total;
  • 16,7 % chez ceux du quatrième quintile, dont 7,6 points depuis 2019, soit 46 % du total;
  • -1,4 % chez ceux du quintile supérieur, avec une baisse de 3,4 points depuis 2019.

Encore une fois, les transferts au cours de la pandémie ont aussi de façon évidente contribué à faire diminuer les inégalités de revenus. Le ratio entre les revenus des ménages du quintile supérieur et ceux du quintile inférieur est d’ailleurs passé de 6,6 en 2016 à 6,4 en 2019, puis à 4,2 en 2021.

– par tranche d’âge au Canada

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_revtri_âge_CLe graphique ci-contre est conçu comme les deux premiers, mais par tranche d’âge pour le Canada. On voit que le revenu disponible augmente avec l’âge jusqu’au sommet atteint chez les 45-54 ans (il s’agit en fait de la tranche d’âge du soutien économique principal de ces ménages), puis qu’il diminue par la suite pour atteindre son niveau le plus bas chez les 65 ans et plus. Le revenu disponible a le plus augmenté entre les premiers trimestres de 2020 et de 2022 chez les moins de 35 ans (14,0 %), alors qu’il a augmenté d’entre 10,8 % et 12,4 % dans les trois groupes suivants, mais de seulement 4,7 % chez les 65 ans et plus, les personnes aux revenus les plus faibles. C’est d’ailleurs chez les moins de 35 ans que les transferts reçus ont le plus augmenté (17,3 %, plus du double que la moyenne de 7,8 %) et chez les 65 ans et plus qu’ils ont le moins augmenté (2,7 %), même si ces personnes sont celles qui en recevaient le plus, en fait plus du double que dans les quatre autres tranches d’âge (sûrement en raison de la sécurité de la vieillesse et du supplément de revenu garanti). Il faut dire que la PCU et la PCRE étaient conçues pour remplacer des revenus de travail et que ce sont les 65 ans et plus qui ont le taux d’emploi de loin le plus faible. Ce groupe était celui qui avait les revenus les plus faibles et qui a pourtant, et de loin, le moins bénéficié des mesures spéciales adoptées au cours de la pandémie.

– par tranche d’âge au Québec

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_revtri_âge_QComme pour le Canada, on voit dans le graphique ci-contre que le revenu disponible des ménages québécois augmente jusqu’au sommet atteint chez les 45-54 ans, puis qu’il diminue par la suite pour atteindre son niveau le plus bas chez les 65 ans et plus. À l’inverse de la situation au Canada, le revenu disponible a le plus augmenté entre les premiers trimestres de 2020 et de 2022 chez les 65 ans et plus (9,9 %) et le moins chez les 55 à 64 ans (2,4 %), alors qu’il a augmenté d’entre 6,1 % et 8,3 % dans les trois autres groupes. Comme mentionné auparavant, il est difficile de commenter ces mouvements, car les données sont beaucoup moins détaillées par province.

Évolution du patrimoine

– par quintile de revenus au Canada

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_pat_quin_CLe graphique ci-contre, tiré de données du tableau 36-10-0661-01, montre l’évolution du patrimoine des ménages du Canada du quatrième trimestre de 2019 (donc, avant la pandémie) au premier trimestre de 2022. Comme la saisonnalité n’influence pas ces données (le patrimoine est un stock) contrairement à celles sur les revenus (un flux), il n’y a pas de problème à comparer les données de trimestres différents. Au cours de cette période, le patrimoine a augmenté en moyenne de 28,1 %, mais de :

  • 49,3 % chez les ménages du quintile inférieur;
  • 49,0 % chez les ménages du deuxième quintile;
  • 40,9 % chez les ménages du troisième quintile;
  • 32,7 % chez les ménages du quatrième quintile;
  • 16,1 % chez les ménages du quintile supérieur.

S’il est clair que les contributions gouvernementales ont permis de faire augmenter davantage la valeur du patrimoine en 2020 que par après, il demeure que cette valeur a continué à augmenter en 2021. Alors qu’elle a augmenté de 17,3 % entre le quatrième trimestre de 2019 et le premier trimestre de 2021, cette hausse fut de 10,9 points de pourcentage entre les premiers trimestres de 2021 et de 2022. On note aussi que cette valeur a davantage augmenté chez les ménages des deux quintiles inférieurs que chez ceux des trois quintiles suivants et beaucoup moins chez ceux du quintile supérieur, permettant de réduire aussi les inégalités de richesse. Le ratio entre le patrimoine des ménages du quintile supérieur et celui du quintile inférieur est d’ailleurs passé de 7,7 à 6,0 en un peu plus de deux ans, 94 % de cette baisse de 1,7 (soit 1,6) ayant eu lieu entre le quatrième trimestre de 2019 et le premier de 2021. On voit donc qu’il serait étonnant que les inégalités de patrimoine (ou de richesse) continuent à baisser de façon notable au cours des prochaines années, à moins d’adopter des mesures allant dans ce sens.

La hausse de la valeur des actifs immobiliers explique 73 % de celle de la valeur du patrimoine, proportion semblable (72 %) chez les ménages du quintile inférieur. Notons que la hausse des passifs hypothécaires ne représentait que 11 % de celle de la valeur des actifs immobiliers (même proportion chez les ménages du quintile inférieur). On doit aussi souligner la contribution des autres actifs financiers (dépôts, actions, placements, etc.) qui ont contribué pour 26 % de la hausse de la valeur du patrimoine (27 % chez les ménages du quintile inférieur) et que la baisse des dettes autres qu’hypothécaires n’a représenté que 1 % de cette hausse.

– par quintile de revenus au Québec

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_pat_quin_QLe graphique ci-contre est semblable au précédent, mais pour le Québec. Au cours de cette période, le patrimoine a augmenté en moyenne de 24,5 %, mais de :

  • 36,1 % chez les ménages du quintile inférieur;
  • 48,6 % chez les ménages du deuxième quintile;
  • 34,5 % chez les ménages du troisième quintile;
  • 27,1 % chez les ménages du quatrième quintile;
  • 5,9 % chez les ménages du quintile supérieur.

Au Québec aussi, la valeur du patrimoine a augmenté davantage au cours des cinq premiers trimestres qu’au cours des quatre suivants, soit de 15,2 points entre le quatrième trimestre de 2019 et le premier trimestre de 2021, et de 9,3 points entre les premiers trimestres de 2021 et de 2022. On note aussi que cette valeur a davantage augmenté chez les ménages des deux quintiles inférieurs que chez ceux des trois quintiles suivants et beaucoup moins chez ceux du quintile supérieur, permettant de réduire aussi les inégalités de richesse. Le ratio entre le patrimoine des ménages du quintile supérieur et celui du quintile inférieur est d’ailleurs passé de 9,06 à 7,05 en un peu plus de deux ans, 95 % de cette baisse de 2,01 (soit 1,93) ayant eu lieu entre le quatrième trimestre de 2019 et le premier de 2021. Au Québec comme au Canada, il serait donc étonnant que les inégalités de richesse continuent à baisser de façon notable au cours des prochaines années, à moins de voter pour Québec solidaire à la prochaine élection.

La hausse de la valeur des actifs immobiliers explique 60 % de celle de la valeur du patrimoine et celle des autres actifs financiers 32 %. La hausse des passifs hypothécaires ne représentait que 13 % de celle de la valeur des actifs immobiliers Finalement, la baisse des dettes autres qu’hypothécaires n’a représenté que 0,7 % de cette hausse.

– par tranche d’âge au Canada

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_pat_âge_CCe sont les personnes âgées de 55 à 64 ans qui ont les patrimoines les plus élevés. Quant aux 65 ans et plus, selon leur âge et leur situation, ces ménages ont déjà commencé à dépenser leur épargne, ce qui fait diminuer la valeur de leur patrimoine. Entre le quatrième trimestre de 2019 et le premier de 2022, le patrimoine a augmenté de :

  • 45,0 % chez les ménages dont le principal soutien financier a moins de 35 ans;
  • 33,1 % chez les 34-44 ans;
  • 27,2 % chez les 45-54 ans;
  • 24,9 % chez les 55-64 ans;
  • 26,8 % chez les 65 ans et plus.

Comme la croissance du patrimoine au cours de cette période s’explique en premier lieu par la hausse de la valeur de l’immobilier, hausse près de neuf fois plus élevée que celle du passif hypothécaire, il n’est pas étonnant que ce soit les ménages les plus jeunes qui ont connu la plus forte augmentation de la valeur de leur patrimoine. D’ailleurs, la hausse de la valeur de leurs actifs immobiliers explique 91 % de la hausse de la valeur du patrimoine, soit bien plus que la moyenne de 72 %. Par contre, comme ils sont plus souvent des premier.ères acheteur.euses, la hausse du passif hypothécaire représentait 24 % de la hausse de la valeur de leurs actifs immobiliers, proportion plus de deux fois plus élevée que la moyenne de 11 %. Chez les 65 ans et plus, la hausse de la valeur de leurs actifs immobiliers explique «seulement» 62 % de la hausse de la valeur du patrimoine. Et comme ces ménages sont moins souvent des premier.ères acheteur.euses, la hausse du passif hypothécaire représentait seulement 2,3 % de la hausse de la valeur de leurs actifs immobiliers, proportion cinq fois moins élevée que la moyenne et plus de 10 fois moins élevée que chez les moins de 35 ans.

– par tranche d’âge au Québec

inégalités au Québec et au Canada au cours de la pandémie_pat_âge_QLe graphique ci-contre pour le Québec, malgré des niveaux bien moins élevés, est très semblable au précédent. Entre le quatrième trimestre de 2019 et le premier de 2022, le patrimoine a augmenté de :

  • 45,3 % chez les ménages dont le principal soutien financier a moins de 35 ans;
  • 27,9 % chez les 34-44 ans;
  • 23,1 % chez les 45-54 ans;
  • 21,1 % chez les 55-64 ans;
  • 24,7 % chez les 65 ans et plus.

Comme ces résultats sont semblables à ceux du Canada, je ne me répéterai pas…

Et alors…

On savait déjà au moins depuis que j’ai publié mon billet précédent sur le sujet que les inégalités ont diminué en 2020, constat confirmé par les résultats de l’Enquête canadienne sur le revenu, les plus utilisés sur la question, car cette enquête fournit des données sur le coefficient de GINI et permet de calculer l’indice de Palma (voir cet autre billet). Par contre, on pouvait craindre que cette baisse n’ait été que temporaire. Si les inégalités de revenus ont augmenté en 2021, elles sont tout de même demeurées inférieures à leur niveau d’avant la pandémie. Si les inégalités de richesse n’ont pas diminué autant en 2021 qu’en 2020, au moins elles semblent ne pas avoir augmenté avec la fin des programmes d’aide. Je suis prudent avec cette conclusion, parce que les données par quintiles sont des moyennes qui ne disent rien sur la répartition des revenus et de la richesse à l’intérieur des quintiles inférieur et supérieur. Et comme les inégalités se manifestent le plus aux extrémités, par exemple au sein des 1 % et même des 0,1 % les plus riches, je préfère attendre la publication de données plus complètes et plus précises, notamment celles de l’Enquête canadienne sur le revenu, avant de me prononcer. Cela dit, les données présentées ici sont encourageantes.

En fait, elles sont encourageantes dans l’optique de ne pas revenir à la situation d’avant la pandémie, mais pas dans l’objectif de continuer à les réduire. Comme je l’ai dit dans mon billet précédent, ces données ne veulent pas dire que la situation de tous les plus pauvres s’est améliorée et surtout pas que cette baisse se poursuivra. Pour cela, j’ai dit ce qu’il fallait faire dans ce billet : élire le parti qui adopterait les mesures les plus progressistes!

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