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Diafoirus ou Guillotin

5 juillet 2014

Par Richard Lépine

diafoirus ou GuillotinCertaines mauvaises langues prétendent que l’actuel gouvernement en est un de médecins étant donné la présence au Conseil des ministres de trois poids lourds issus de cette profession. Mais au lendemain du premier budget on aurait pu penser qu’un autre groupe de professionnels de la santé, vétérinaires ceux-là, s’était immiscé dans le groupe select des Diafoirus, étant donné la médecine de cheval que le ministre Leitao et son grand argentier du Trésor ont commencé à administrer aux finances comme aux services publics.

En effet, comme dans Le Malade Imaginaire de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière, ces sommités de la chose économique dissimulent sous un jargon incompréhensible leur abyssale incompétence à soigner le malade. Leurs gestes (leur pantomime) et leurs pantalonnades visant à faire peur au monde seraient risibles s’ils ne dissimulaient des buts aussi peu avouables.
Aveuglés par les dogmes de la religion néolibérale qu’ils professent, ces doctes personnages du burlesque politicien prétendent connaître et imposer les potions miraculeuses et incontournables qui permettraient de rétablir l’équilibre des finances publiques qu’eux et leurs amis d’un passé récent ont fortement mis à mal.

Le cocktail universel qu’ils proposent consiste à passer à la déchiqueteuse de l’austérité rebaptisée rigueur, pour la forme, l’ensemble des programmes sociaux qui permettent une meilleure redistribution de la richesse et de tarifer toujours plus les services à la population. Il n’est que de regarder comment se déroule la machinerie sans cœur de l’étude des crédits (preuves du charcutage en cours) pour s’en persuader.

Contre vents et marées, contre les avis des plus grands experts internationaux et malgré les avertissements d’économistes indépendants et de renom, concernant la dangerosité de leur médecine qui s’apparente à de la saignée sociale, ces personnages éminents s’acharnent à tenter d’achever le malade. On pourrait qualifier leur méthode d’acharnement thérapeutique à l’envers.
À l’image des doctes Diafoirus père et fils, ils prescrivent le clystère et la saignée pour satisfaire les fantasmes hypocondriaques de leur clientèle fortunée sans tenir aucun compte des conséquences directes et les dommages collatéraux qu’ils peuvent causer à l’édifice social de même qu’au monde ordinaire qui l’habite. Si tu es le patient (le peuple crédule) soit tu saignes à en mourir, soit tu chies jusqu’au même résultat.

La dot ici visée (souhaitée, un genou en terre et un pied sur la gorge du peuple) est une cote petit + ou moins gros + accordée par les augures (les entreprises de notation) qui sont, pour l’essentiel, les agences d’escorte des entreprises financières, celles-là même qui ont grassement profité, au cours des dernières décennies, des déréglementations gouvernementales tout azimut et de leurs libéralités fiscales.

Un job avec cela? Les portes tournantes ce n’est pas juste décoratif ni une image littéraire. On en a pour preuve le champion toutes catégories des allers et retours privé-public qui a aujourd’hui les deux mains sur le volant de l’ambulance.

diafoirus ou Guillotin1Tout cela, ce n’est que le réchauffement avant la course aux coupures. Le prochain budget sera plus « intense » mais toujours dans la lignée. Il Ne fait pas bon, par les temps qui courent, de n’avoir qu’une mémoire de poisson rouge. Il faut se souvenir des budgets de la révolution tarifaire à la Bachand, ensuite mimés par Marceau à la sauce de son prédécesseur, en gardant à l’esprit le premier Leitao précurseur avoué de celui de l’authentique guillotine.

Tiens, tiens, celui qui a inventé cet instrument dit sans douleur était aussi docteur, le docteur Guillotin, qui a réussi à diminuer, avec un réel souci d’humanité, l’espérance de vie de ses patients. T’as même plus le temps d’avoir froid dans le dos… la vie va trop vite.

 

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8 commentaires leave one →
  1. 5 juillet 2014 10 h 24 min

    Clysterium donare,
    Postea seignare,
    Ensuitta purgare.

    Cette citation devrait être obligatoirement en exergue de tout budget gouvernemental.

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  2. 5 juillet 2014 11 h 40 min

    Merci! Ça veut dire : «Utiliser le clystère, puis saigner et enfin purger»

    D’ailleurs, en cherchant le sens de cette citation, j’ai trouvé d’autres personnes qui font le lien entre les mesures d’austérité et Le malade imaginaire.

    «Le gouvernement français, à l’image de ses homologues européens, a décidé de taxer le petit peuple en lieu et place des « financiers » à l’origine de la énième crise du capitalisme. Allez savoir pourquoi cela me fait penser au 3ème intermède du Malade imaginaire de Molière.»

    http://blog.vintherine.org/post/2011/11/08/Clysterium-donare,-Postea-seignare,-Ensuita-purgare

    «Il est certain que nos Diafoirus modernes, tels les médecins de Molière* qui prétendaient soigner toutes les maladies par des clystères, des saignées et des purges, ne sont plus crédibles en proposant chaque jour la rigueur, l’austérité, les coupes dans les budgets sociaux, sans se rendre compte que le remède risque de tuer le malade.»

    http://paul.quiles.over-blog.com/article-les-diafoirus-50525477.html

    Les grands esprits se rejoignent!

    Aimé par 2 people

  3. Richard Langelier permalink
    5 juillet 2014 16 h 51 min

    Quelques heures par jour dans le sauna pour faire le poids avant la pesée officielle, 2 jours avant le combat, ce n’est pas toujours mauvais [1]. Pour rester dans la métaphore sportive, je rappellerai le «blod pudding» [2].

    J’avais toujours considéré que «La descente aux enfers» de Plume n’avait pas la poïesis de «Les pauvres».

    Y en a que c’est la fraude fiscale d’aut’ qui sont extorqueurs de fonds
    D’aut’ qui taquinent le code pénal en roulant su des chèque pas ronds
    Qui s’contentent bien que mal en fourrant l’bien-être-social
    C’pas donné à toute nature d’être un escroc d’envergure.

    Et on entendit une voix qui gueulait encore une fois
    Coupez! Coupez! Les budgets trop épais
    On accorde un break seul’ment aux fraudeurs intelligents
    Décidément la descente aux enfers c’est pas un documentaire.
    Il ne s’agit pas de mettre en doute
    La fainéantise organisée
    Les syndicats qui boivent au compte-gouttes
    S’raient plutôt priés d’s’faire remplacer
    Se mettre à huit à temps double pour charrier
    La moitié d’un escalier c’est peut-être exagéré
    C’est ben qu’trop d’trouble la descente aux enfers c’est pas un documentaire.
    Allô! Allô! On a coupé la communication le sous-marin a coulé
    Plus personne ne répond de toute facon
    La descente aux enfers c’tait pas un documentaire.
    Évidemment François Blais reprenant le flambeau d’Agnès Maltais ne m’aide pas à m’émerveiller devant le vers «Qui s’contentent bien que mal en fourrant l’bien-être-social». Pierre Moreau, à la suite des… [3] qui adhère à la démagogie des Labeaume et Coderre ne m’aide pas à m’émerveiller devant «Se mettre à huit à temps double pour charrier la moitié d’un escalier c’est peut-être exagéré». Je sais évidemment qu’il existe des pushers qui touchent un chèque d’Aide sociale, habitent un HLM, des bouncers payés au noir, touchant un chèque de la CSST pour un mal de dos, faisant immatriculer leur Corvette par leur blonde. Avant l’arthrose, je grimpais les escaliers du Mont-Royal 1500 fois (d’accord c’est une négociation à la Capitaine Bonhomme, disons 2 fois). Un col bleu (contremaître?) est arrivé en pick-up. «Il paraît qu’une marche est brisée, ce serait entre la 15e et la 25e. Peux-tu aller vérifier, je ne suis pas en forme comme toi?» Prosyndicaliste comme je le suis, j’ai acquiescé. [4]

    Lucien Bouchard nous l’avait dit le soir du référendum de 95 : «Un vent de droite glacial souffle du côté du…» oups c’était du côté du Canada anglais. Le «dossier» du Journal de Montréal sur la dette a bien labouré le terrain, mais je pense que la faiblesse du discours de la gauche sociale et de la gauche politique n’a pas aidé. Je vais faire des courses et je reviens. Un mâle intellectuel célibataire doit parfois prendre une pause pour acheter détergents et détersifs. 😳

    [1] Après avoir conquis le titre des 145 livres contre Leonard, Duran a fêté et est grimpé à 200 livres. Pour le combat revanche, il en a passé des heures dans le sauna. Quelques heures avant le combat, il a mangé un bon steak (qui prend 6 mois avant de se transformer en énergie, ce que ne savaient pas nos joueurs de hockey avant la Série du siècle). A-t-il dit : «No mas»
    http://ftw.usatoday.com/2013/10/roberto-duran-says-he-didnt-actually-say-no-mas ? Grave problème!

    [2] On retirait du sang de l’athlète, on le congelait (le sang), l’organisme fabriquait des globules rouges pour compenser, on dégelait le sang et on le transfusait à l’athlète. L’EPO synthétique est plus efficace puisqu’on peut s’entraîner pendant des mois avec ce sang full de globules rouges.
    Bernard Drainville demandait à Robert Froisy, auteur de «Dope Story» :
    – Comment ça va se terminer cette histoire-là?
    – Il faudra choisir : le sport-spectacle ou la pureté du sport.
    Je n’ai jamais considéré Bernard Drainville ni Christine St-Pierre 60e meilleur journaliste au monde. Je sais cependant qu’un athlète doit s’entraîner en chien pour être 60e au monde, même dans une discipline sans doping. (Je ne vois pas l’avantage qu’il y aurait en plongeon, par exemple).
    Au concours des politiciens fades, ils ont beaucoup d’opposition, du moins dans nos contrées. Bon, trêve de cynisme, je reste hégélo-marxien et je persiste à croire que, malgré ses bégaiements, la Raison progresse dans l’Histoire. Comme le terme «révolution» signifie : «revenir au même point» en géométrie et que la révolution a mangé ses petits, plus souvent qu’autrement en politique, je suis partisan du keynésianisme écologique, du moins pour le court terme, thèse qui a fait consensus ici, du moins entre Darwin et moi.

    [3] Je pourrais remonter jusqu’au conflit de 1982 alors que le gouvernement Lévesque laissait entendre que les employés de l’État étaient des pousseux de crayons.

    [4] Les fins finauds demanderont pourquoi je ne l’avais pas remarqué lors de la première montée. C’est que je combinais aérobie et musculation. Je marchais 2 marches à la fois en transférant le poids. Mathématicien comme je suis, j’ai su que c’était une marche impaire et je suis revenu dire au gars que c’était la 13e. L’année suivante, elles ont toutes été refaites et je les ai vues toutes sciées quelques semaines plus tard. Première hypothèse : un trip d’adolescent au canif, seconde il y a une certaine culture de vandalisme chez les cols bleus de Montréal dont le président était Jean Lapierre.

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  4. Richard Langelier permalink
    5 juillet 2014 21 h 00 min

    J’aurais dû parler des partis politiques de gauche et des mouvements sociaux de gauche. La question nationale a monopolisé les débats depuis mon adolescence (je suis né pendant le duplessisme, 1948, mais le souvenir que j’ai, ce sont les caricatures). La seule influence du Parti communiste pro-URSS [1] que j’ai subie, c’est d’avoir dû, à toutes les élections fédérales et provinciales, générales et partielles, signer la demande d’une amie pour qu’elle pût se présenter. Les mouvements trotskystes et surtout maoïstes ont fait des dégâts dans les garderies, mais surtout à la Fédération des affaires sociales de la CSN. La dérive gauchiste [2] de la CSN au cours des années 70 a fait fuir de nombreux membres.

    Le message de Chartrand devant des groupes de personnes assistées sociales affirmant qu’il est possible de distribuer des chèques de revenu de citoyenneté de l’ordre de 15 000$ à l’époque, sans proposition chiffrée a fait bien des dégâts. À Québec solidaire, nous nous sommes rabattus sur le Revenu minimum garanti dans le cadre du programme d’un Québec indépendant. Lors de l’avant-dernière campagne électorale, l’engagement électoral d’un RMG de 12 000$ était évalué à 3,9 G$ et 18 mois plus tard, il était chiffré à 1,7 G$ pour un RMG de 12 600 $. Personnellement, j’étais (partiellement) content, puisque je préfère améliorer les programmes sociaux existants à la tabula rasa. [3]

    Ce fameux revenu de citoyenneté est revenu à la mode dans l’ambiguïté récemment et j’y ai mis mon grain de sel sur http://www.ledevoir.com/politique/quebec/412272/le-revenu-garanti-est-la-voie-de-l-avenir-croit-blais . Il est maintenant fermé aux commentaires. Je ne suis pas responsable de ce blogue, mais si des lecteurs veulent commenter, je les invite à le faire sur https://jeanneemard.wordpress.com/2013/07/29/le-revenu-de-base-4-le-revenu-de-citoyennete-de-michel-chartrand/ . Par contre, si les commentaires portent sur des solutions de rechange au discours fort déprimant du gouvernement Couillard, je me permets, en simple lecteur, d’inviter à les faire pour ce billet-ci.

    [1] Il est maintenant un collectif à l’intérieur de Québec solidaire. Je ne sais pas si vous êtes le Richard Lépine qui a été candidat de Québec solidaire. J’imagine la situation lors du porte-à-porte : «nous avons un collectif qui s’appelle Parti, mais ce n’est pas un vrai parti. Il est inscrit chez le DGE pour faire jurisprudence pour aider le Parti communiste du Canada à être reconnu même s’il n’a pas présenté au moins 60 candidats. D’ailleurs la Cour suprême a jugé que le critère de 60 était trop élevé. Il porte le nom de communiste, mais ce ne sont pas de vrais communistes. À l’instar du Parti communiste français, après avoir fait leur autocritique, ils ont décidé de conserver le nom. Ils acceptent les principes fondamentaux de Québec solidaire.» (Je sais bien que lors des congrès, ils ont une table où ils présentent des publications avec faucille et marteau, mais qu’ils n’ont aucune influence lors des débats).

    [2] J’utilise ce terme de façon péjorative, mais je ne suis heureusement pas encore un «Immortel» de l’Académie française. Cela étant, je ne reproche rien à Dany Laferrière qui a accepté le titre.

    [3] Je préférerais 1,5 fois le RMG d’une personne seule, soit 18 900$. Dans le cadre de la plate-forme électorale réalisable pendant un mandat d’un gouvernement solidaire provincial, il me semble que ce serait permis de ne pas appliquer le programme à la lettre. Il y aurait de bonnes justifications. Pour moi, le programme ne pourra être appliqué que dans 150 ans, lorsque 50% + 1 des Québécois auront opté pour la souveraineté. Je sais qu’il ne faut pas le dire, mais c’est la plate-forme électorale réaliste d’un gouvernement provincial qui m’intéresse, puisque le PLQ, le PQ et la CAQ s’entendent à quelques virgules près. Avec ces 6 300$, il serait possible de rendre les critères d’accessibilité moins restrictifs. Comme simple membre, je suis obligé de conclure que les critères d’admissibilité au RMG sont ceux de l’Aide sociale actuelle, puisque nos porte-parole ont dit que seuls les plus pauvres le toucheraient.

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  5. 6 juillet 2014 0 h 18 min

    «du moins pour le court terme»

    C’est exactement ça, du moins durant notre vie! Mais après, attention!

    « Je pourrais remonter jusqu’au conflit de 1982 alors que le gouvernement Lévesque laissait entendre que les employés de l’État étaient des pousseux de crayons.»

    Je me souviens davantage qu’il avait dit que les profs n’avaient pas à se plaindre avec leurs trois mois de vacances (en fait deux). Mais, bon une citation n’exclut pas l’autre. Je demeure toujours émerveillé que cette période ne fasse jamais partie des souvenirs qu’on a de ce grand petit homme (terme pas du tout péjoratif, plutôt en lien avec le film «little big man» pour moi le meilleur film de Dustin Hoffman, mais je ne demande à personne d’être d’accord avec moi, ni sur Lévesque, ni sur Hoffman!).

    «Je ne sais pas si vous êtes le Richard Lépine qui a été candidat de Québec solidaire. »

    Je ne crois pas que Richard viendra commenter (quoique, j’aimerais bien), ni qu’il se soit présenté pour QS.

    «La dérive gauchiste [2] de la CSN »

    J’imagine que tu parles de «Ne moyennons que sur nos propres comptes» ou quelque chose du genre… 😉

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  6. Richard Langelier permalink
    6 juillet 2014 21 h 22 min

    «C’est exactement ça, du moins durant notre vie! Mais après, attention! »

    Tu oublies que je suis beaucoup plus vieux que toi et que je n’accepterai pas 18 greffes de poumons. Lorsque je fumais, c’était la marque des Canadiens-Français, l’Export’A. Les odds que tu connaisses cet après sont forts.

    Le souvenir qui me revient à l’esprit lorsque Joseph Facal reprend l’expression de René Lévesque, «quelque chose comme un grand peuple», ce sont les négociations des secteurs public et parapublic lors du premier gouvernement Lévesque. Je l’ai écrit au moins 100 000 fois sur Jeanne Émard : j’ai demandé à Lévesque s’il avait des commentaires à faire après avoir visité des grévistes à Victo, lors d’une conférence de presse lorsque je «travaillais» [1] à la Télévision communautaire des Bois-Francs. Il m’a répondu que la solution était du côté d’une hausse substantielle du salaire minimum, puisque l’employeur qui accorde de bonnes conditions de travail est défavorisé face à ses concurrents. Une fois au pouvoir, les péquistes ont demandé une étude à Pierre Fortin, très peu favorable à une hausse du salaire minimum. La science économique a parlé et il ne fallait pas faire de hausse. Lors des négociations des employés des secteurs public et parapublic (1978?), Lévesque est allé à Télé-Métropole. Il a utilisé le tableau et la craie, comme à l’époque de Point de mire et a «démontré» que ces employés étaient peinards en comparaison des travailleurs au salaire minimum. Le lendemain, Lysianne Gagnon saluait le grand pédagogue. Lors de la grève des infirmières en 1989, elle s’enfargeait : «les syndicats n’ont pas demandé une différence suffisamment importante entre le salaire des infirmières et celui des employés généraux, je ne veux pas dire que ces employés ont des salaires trop élevés». Inutile de dire qu’il y a eu nette recrudescence dans la cadence de mes jurons. Denise Bombardier aussi, critiquait Robert Rodrique à propos des revendications du Front commun. Par la suite, elle demandait à Réjean Tremblay par ses interrogatives indirectes dont elle avait le secret comme intervieweuse :
    – En que’part, est-ce qu’une société qui accorde des millions aux athlètes professionnels et de bas salaires aux infirmières n’est pas une société malade?
    – Ce sont les lois du capitalisme.

    Pendant le conflit étudiant, Réjean Tremblay défendait Jacques Villeneuve qui avait insulté les étudiants. «Il a le droit à son opinion». Une lectrice lui a répondu que ceux qu’il insultait avaient le droit de lui répondre. Dans La Presse, il avait aussi justifié la demande de subvention de Marcel Aubut pour l’agrandissement du Colisée pour éviter le départ des Nordiques : «avant de distribuer les richesses, il faut les produire!» Pourquoi ça marche, cette formule débile?

    Ce billet et les commentaires m’ont permis d’apprendre le terme «cythère». J’ai retenu de mon cours classique fait malgré les Frères du Sacré-Coeur le vers du Cid de Corneille : «Va je ne te hais point». Paresseux comme je suis, je me suis arrêté à http://fr.wikipedia.org/wiki/Litote sur un engin de recherche, pour reprendre l’expression de Sophie Durocher qui a sûrement étudié dans de meilleures écoles que moi. Je me câl… bien du salaire qu’elle reçoit pour avoir élevé la paresse intellectuelle au rang des Beaux-Arts lorsqu’elle se prononce sur l’administration de la Cité, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’elle aura une part de responsabilité lorsque le ministre Leitao administrera sa médecine de cheval. Il n’y a rien de mal à écrire dans Le Journal de Montréal lorsqu’il ne s’agit pas de travail de remplacement lors d’un lock-out. Le hic, c’est qu’elle l’a fait et qu’elle est capable d’écrire un jour que la Guignolée des médias, c’est bien, mais qu’il faudrait s’intéresser au sort des personnes en situation de pauvreté à longueur d’année et qu’elle prend pour du cash le dossier du Journal de Montréal sur l’endettement du gouvernement du Québec.

    Quoi qu’il en soit, nous entendrons sûrement des euphémismes, paraphrases et litotes lors de ce mandat. Si la CAQ devient le discours alternatif, les neurones des étudiants en âge du collégial n’apprendront pas à fonctionner puisque Legault veut abolir le niveau collégial.

    P.-S. Pour la dernière fois, Darwin, je te demande où mettre les espaces pour qu’un smiley wordpress passe. YouTube, je fais çà, les doigts dans l’nez en chantant du rock’n’roll.

    [1] Nous étions financés par un Projet d’initiatives locales : 100$/semaine pendant 30 semaines. Aux 66$ d’assurance-chômage, nous ajoutions 20$ provenant du budget pour l’équipement. Nous continuions à faire des tournages et montages avec l’équipement rudimentaire. Le concept de travail devrait être considéré ici au sens étymologique. Sur http://fr.wiktionary.org/wiki/travail , je choisirais la 8e définition : «(Médecine) Déroulement des opérations de la nature dans l’accouchement, les douleurs de l’enfantement. Elle était en travail d’enfant. – Le travail est commencé». à cause des nuits que nous passions sur la table de montage. La première définition n’est pas piquée des vers, non plus. D’autre part, je croyais faire la révolution à ce moment-là. Wiktionary devrait ajouter le sens : «oeuvre», même si j’espère que tout a été effacé, puisque j’ai honte d’avoir adhéré à cet anarcho-syndicalisme.

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  7. 7 juillet 2014 7 h 13 min

    «Pourquoi ça marche, cette formule débile»

    Parce que les gens l’ont tellement entendue qu’elle a pris un air de vérité…

    «Pour la dernière fois, Darwin, je te demande où mettre les espaces pour qu’un smiley wordpress passe. »

    Juste avant la séquence, jamais à l’intérieur.

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  1. L’austérité et l’emploi |

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